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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 11 mai 2017 64 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Macron : fini les pros de la politique ? #cdanslair 11-05-2017

Source d'origine 6 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 42 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:11OuverteRéponse directe

    Vanessa Schneider, est-ce qu'au fond, l'histoire se termine bien ?

  • 5:48OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que vous le lisez ?

  • 8:09ComplaisanteRéponse directe

    Karl Mellus, vous vouliez intervenir.

  • 13:28OuverteRéponse partielle

    Les nouveaux candidats de la République En Marche sont-ils vraiment préparés à ce qui les attend ?

  • 25:19OuverteRéponse directe

    N'allons-nous pas vers une majorité introuvable ou à défaut vers une majorité instable ?

  • 38:24OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous imaginez une majorité d'équilibre, équilibrée, autour du projet d'Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:57PrésentateurChiffre
    « 52% de candidats issus de la société civile, 50% de femmes, étudiants, actifs, chômeurs, retraités, personnalités »
  • 1:02PrésentateurFait
    « Macron finit les pros de la politique. »
  • 3:07InvitéFait
    « Emmanuel Macron a tranché en faveur d'Emmanuel Valls, puisqu'il le sauve, contre les cadres de son mouvement. »
  • 4:24PrésentateurFait
    « Il n'a pas l'investiture en marche. Et ça aussi, c'est symbolique et c'est important, à double titre. »
  • 9:03PrésentateurChiffre
    « La moitié n'a jamais exercé de responsabilité politique. »
  • 10:22PrésentateurFait
    « Plus de 19 000 dossiers, un formulaire en ligne à remplir, où les faits et gestes des prétendants à l'investiture sont passés au peigne fin. »
  • 17:40PrésentateurChiffre
    « La moyenne d'âge des députés sortants était de 60 ans. Là, visiblement, dans les profils qui sont présentés aujourd'hui, c'est 49 ans. »
  • 29:55PrésentateurPromesse
    « Tous les ménages verront leurs impôts baisser de 10%. »
  • 36:17PrésentateurChiffre
    « Une voix, c'est 1,42 €. Et un élu, c'est 37 280 €. »
  • 39:07InvitéFait
    « qu'ils n'auront pas la majorité absolue »
  • 41:54InvitéFait
    « Emmanuel Macron a entraîné quelque chose, il a réussi un pari formidable »
  • 42:51InvitéChiffre
    « 24% au premier tour »
  • 43:55InvitéChiffre
    « Le chiffre que vous rappeliez du sondage Elab des 52% »
  • 47:00InvitéFait
    « il y a un adversaire de taille en la personne de Jean-Christophe Cambadélis »
  • 48:37PrésentateurFait
    « il porte un projet qui est la continuité dans la continuité totale des politiques menées par Hollande »
  • 52:40InvitéFait
    « avec talent, avec talent, Jean-Christophe Cambadélis »
  • 53:15InvitéFait
    « sauver le Parti Socialiste »
  • 53:44InvitéFait
    « l'homme du plus grand crash politique du Parti Socialiste depuis 1969 »
  • 56:07InvitéFait
    « Bien sûr, si ça va jusqu'au bout, c'est une investiture déguisée »
  • 58:01InvitéChiffre
    « lui il espère un groupe parlementaire de 250, 280 »
  • 58:27InvitéFait
    « la majorité absolue c'est 289 »
  • 1:00:30InvitéFait
    « le président a des pouvoirs propres dans la constitution »

Temps de parole

  • Présentateur41 %
  • Invité18 %
  • Invité 215 %
  • Invité 315 %
  • ?4 %
  • Invité 43 %

≈ 27,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:13
Présentateur

A toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. C'est l'acte 2 du pari d'Emmanuel Macron. Après l'élection, la construction d'une majorité, ce n'est pas l'étape la plus aisée. Le secrétaire général d'En Marche a présenté aujourd'hui une liste de 428 candidats. Les 149 restants seront connus mercredi prochain. Le temps de boucler peut-être un accord politique avec, cette fois, des ténors de la droite. Le cas Valls est enfin tranché. L'ancien Premier ministre n'aura pas l'étiquette En Marche, mais pas de candidat macroniste face à lui. Un entre-deux, histoire de faire retomber la pression.

À part cette exception, le cap est tenu pour l'instant. 52% de candidats issus de la société civile, 50% de femmes, étudiants, actifs, chômeurs, retraités, personnalités et la promesse d'un renouvellement complet de l'Assemblée nationale. Macron finit les pros de la politique. C'est une question et c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Karl Meus, vous êtes rédacteur en chef au Figaro Magazine. En une du numéro à paraître, Emmanuel Macron avec ce titre. Et maintenant, les difficultés. Comment ? Citons votre ouvrage sur François Hollande, le président du temps perdu, publié aux éditions Stock.

Vanessa Schneider, vous êtes grand reporter au journal Le Monde, ainsi que pour M Le Mag. Aujourd'hui, à la une du journal Macron, les coulisses des investitures pour les élections législatives. Pascal Perrineau, vous êtes politologue, professeur à Sciences Po, spécialisé dans la sociologie électorale. Et vous êtes également l'auteur de La France au front, essai sur l'avenir du FN, publié chez Fayard. Enfin, Maurice Safran, vous êtes éditorialiste à Chalange, en une de votre magazine. Ce avec qui il va gouverner, votre dernier édito sur le site de votre journal, est intitulé L'énigme du Premier ministre du président Macron. Bonsoir à tous les quatre.

Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct. Alors, on va évacuer le sujet dont on a quand même beaucoup parlé ces derniers jours, à savoir le cas. Manuel Valls

2:01
Locuteur

s

2:02
Présentateur

'est tranché sans être tranché, Carmuse.

2:04
Locuteur

Oui,

2:05
Invité

mais non, c'est tranché. C'est tranché ? Ces derniers jours, on se posait la question de savoir si César baisserait le pouce ou lèverait le pouce. Emmanuel Macron, César, a maintenu le pouce levé. Et en cela, finalement, a retenu peut-être la leçon de ses prédécesseurs qui, dans des cas

2:23
Locuteur

semblables

2:25
Invité

et pas semblables, avaient raté le début de leur quinquennat. Je pense à Jacques Chirac, 95. Il est élu face à Édouard Balladur. Son premier geste, c'est d'envoyer tous les Balladuriens dans les mines de sel. Aucune pitié pour eux.

2:36
Locuteur

Ils

2:36
Invité

ne sont pas au gouvernement. Résultat, il a un début de quinquennat catastrophique. Les Balladuriens lui mènent la vie dure. Il est obligé de dissoudre. La gauche revient au pouvoir. François Hollande, dans un autre registre, lui, pour le coup, ce n

2:46
Locuteur

'est

2:46
Invité

pas un opposant. Mais c'est qu'il peut tendre la main à François Bayrou.

2:50
Locuteur

Il

2:50
Invité

ne le fait pas. François Bayrou est battu. Sauf que deux ans après, quand il change sa politique et qu'il aura besoin des centristes,

2:55
Locuteur

il

2:56
Invité

manquera à l'Assemblée nationale. Donc au fond, là, Emmanuel Macron a tranché

3:01
Locuteur

en

3:02
Invité

faveur d'Emmanuel Valls, puisqu'il le sauve, contre les cadres de son mouvement. Parce que ce qui était intéressant, c'était d'entendre à la fois des élus et des gens qui sont en marche, des cadres qui ont travaillé pour le candidat Macron, dire « Ah non, mais Valls, on n'en veut pas. Il en faut pas. » On se souvient de tout ce qu'il a fait subir à Emmanuel Macron. Parce que la violence qu'a subie Emmanuel Valls ces deux derniers jours n'est que le retour de ce que lui a fait subir à Emmanuel Macron pendant un an et demi. Non, mais c'est tout ça qu'il faut mesurer.

3:32
Locuteur

Il

3:33
Invité

y a un point qui est intéressant pour compléter ce que dit Karl.

3:37
Locuteur

C

3:37
Invité

'est que celui depuis hier qui est beaucoup intervenu

3:41
Locuteur

auprès

3:42
Invité

d'Emmanuel Macron, c'est François Bayrou,

3:46
Locuteur

qui

3:46
Invité

l'a appelé à plusieurs reprises pour lui expliquer. Il ne fait surtout pas

3:50
Locuteur

l

3:51
Invité

'erreur que François Hollande a commise à mon égard

3:54
Locuteur

en

3:54
Invité

2012. Et je crois que ça a été effectivement... Parce qu'effectivement, c'est l'entourage

4:00
Locuteur

du

4:00
Invité

président de la République qui était absolument déchaîné contre Valls et qui disait clairement vouloir lui faire la peau. Et ce qui est intéressant, c'est que c'est François Bayrou qui a joué un rôle dans cette affaire.

4:11
Présentateur

Vanessa Schneider, est-ce qu'au fond, l'histoire se termine bien ? Ça a été très crispé ces derniers jours avec quand même un ancien Premier ministre qui se retrouvait sans investiture. Alors sans doute qu'il va d'ailleurs se présenter sans investiture en marche, mais sans investiture du Parti Socialiste non plus. Oui,

4:25
Locuteur

c

4:25
Présentateur

'est pour ça que moi, je pense que tout n'est pas aussi rose que ça. Et c'est très habilement mené de la part d'Emmanuel Macron. Parce qu'il y a deux messages qui sont envoyés. Il

4:36
Locuteur

y

4:36
Présentateur

a à la fois, en effet, nous ne sommes pas revanchards, rancuniers, donc on ne va pas humilier un ancien Premier ministre. Mais en même temps, il n'a pas l'investiture en marche. Et ça aussi, c'est symbolique et c'est important, à double titre. Parce qu'il aurait eu l'investiture en marche, la droite, les Républicains auraient dit, vous voyez, c'est la continuité du gouvernement précédent. Et déjà, Emmanuel Macron a du mal de se débarrasser des débordements d'affection de François Hollande à son égard ces derniers jours. Donc investir Emmanuel Valls, la droite, évidemment, lui serait tombée dessus.

Et puis Emmanuel Valls n'est pas populaire au sein des socialistes, d'une grande partie des socialistes. Des socialistes, évidemment, des frondeurs. Mais ça s'est vérifié au moment des primaires, qu'il était assez peu soutenu. Donc finalement, ne pas mettre quelqu'un en face de lui sans vraiment le soutenir, c'est quelque chose d'assez habile, qui risque de ne pas lui coûter du tout politiquement. C'est intéressant, Pascal Pénault. Ce n

5:33
Locuteur

'est

5:33
Présentateur

pas juste une question d'égo, de personne. C'est aussi ça, entre ces deux hommes-là, entre Emmanuel Valls et Emmanuel Macron. Et ce n

5:39
Locuteur

'est

5:39
Présentateur

pas grave, ça se passe souvent comme ça en politique. Mais c'est aussi ce que dit Vanessa Schneider, un symbole assez fort de refuser de donner l'investiture, malgré tout, à l'ancien Premier ministre.

5:48
Locuteur

Comment est-ce que vous le lisez,

5:49
Présentateur

vous

5:49
Invité

? Mais Emmanuel Macron découvre aussi que la politique, c'est un métier. Et que de temps en temps, il faut avoir recours à des professionnels. L'intervention de François Bayrou, c'est l'intervention du professionnel qui dit aux jeunes cadets, « Attention, n'insulte pas l'avenir. On aura peut-être besoin de ces gens-là demain ou après-demain. »

6:10
Locuteur

Et

6:10
Invité

d'autre part, si vous voulez, Emmanuel Macron et les cadres du Mouvement En Marche auraient pu tenir la dragée très haute à tous ces ralliés de la dernière heure s'ils étaient sûrs d'avoir une majorité absolue. Mais ils ne sont pas sûrs d'avoir une majorité absolue. Donc il faut bien construire dès aujourd'hui ce que pourrait être une majorité de coalition. Et on voit bien qu'au-delà du seul cas de Manuel Valls, il y a, allez, une centaine de circonscriptions dans lesquelles, pour l'instant, il n'y a pas de candidat En Marche investi.

Parce que, voilà, après avoir affirmé les principes, les avoir largement appliqués, il faut préparer tout de même une majorité qui peut être une majorité de coalition. Parce que des majorités absolues, mais attendez, c'est rare. La majorité absolue, c'était en 1968, il y

7:00
Locuteur

a

7:00
Invité

eu les événements de 1968. En 1980, un seul parti avait la majorité absolue, mais il y avait un engouement qu'il n'y a pas. Toutes les enquêtes montrent tout de même. Oui, il y

7:11
Locuteur

a

7:11
Invité

une majorité confortable, mais il n'y a pas un engouement qui fait qu'il y aura mécaniquement une majorité législative qui suivra la majorité présidentielle.

7:19
Présentateur

Donc il est obligé d'apprendre à

7:20
Invité

composer. À composer, bien sûr, c'est le début de l'art politique. Oui, moi, je ne suis pas tout à fait d'accord avec Pascal Perrineau. Je crois qu'il est temps d'entendre et d'intégrer qu'Emmanuel Macron est un très grand professionnel de l'art politique, au contraire. Tout ce qu'il nous montre, pour l'instant, il n'y a aucune erreur tactique du début de la campagne jusqu'à aujourd'hui. Alors peut-être qu'il y

7:45
Locuteur

en

7:45
Invité

aura demain. Mais cette façon que nous avons en boucle d'expliquer que le jeune Macron va finir par faire une erreur, pour l'instant, il n

7:54
Locuteur

'y a

7:54
Invité

pas d'erreur. La façon dont ce qui s'est passé cet après-midi, par exemple, est absolument sans erreur aussi sur le plan tactique. Alors on va voir si

8:01
Locuteur

c'est sans erreur. Qu'on le prenne sur le

8:02
Invité

plan politique au sérieux, qu'on le prenne au sérieux sur le plan politique.

8:06
Présentateur

Oui,

8:06
Locuteur

oui,

8:06
Présentateur

je pense que c

8:07
Locuteur

'est

8:07
Présentateur

ce que disait Pascal Perrineau. Malgré tout, il montre qu'il est un habile politique parce qu'il prend le temps et qu'il se laisse un espace de négociation. Évidemment. Karl Mellus, vous vouliez intervenir.

8:19
Invité

Oui, au fond, c'est un bon politique comme Talleyrand. Il a retenu la leçon. Le moment difficile, ce n

8:24
Locuteur

'est

8:24
Invité

pas celui de la lutte, c'est celui du succès. C'est à ce moment-là qu'il faut composer. Il faut être magnanime avec ceux qui ont perdu. Il a gagné la bataille contre Manuel Valls. Pas besoin de l'humilier. Et on rajoute, on médiatise beaucoup Manuel Valls. Mais dans les circonscriptions dans lesquelles il n

8:37
Locuteur

'y

8:37
Invité

a pas de candidat, il y a aussi Marisol Touraine.

8:39
Locuteur

Il

8:39
Invité

y a aussi Stéphane Le Foll.

8:41
Locuteur

Qu

8:41
Présentateur

'est

8:41
Locuteur

-ce

8:41
Présentateur

que ça veut dire ?

8:42
Invité

Ça veut dire qu'il

8:42
Locuteur

y a

8:42
Invité

un certain nombre, comme le disait Pascal Perrineau, de gens qui sont quand même professionnels de la politique, qui ont été ministres, dont Emmanuel Macron sait que peut-être demain il en aura besoin. Un quinquennat, ça dure cinq ans.

8:53
Locuteur

Ils sont

8:53
Invité

proches de François Hollande.

8:55
Locuteur

Comme député à l'Assemblée.

8:56
Présentateur

Il y a aussi toutes les circonscriptions qui ont été laissées à la droite. 428 candidats ont donc été dévoilés cet après-midi. La moitié n'a jamais exercé de responsabilité politique. 50% de femmes, des profils atypiques de 24 à 72 ans. Parmi les anciens députés qui ont réussi à passer la sélection, il n'y a, vous l'avez dit pour l'instant, que des socialistes, des anciens socialistes. Mais En Marche assure qu'il reste de la place pour des accords. Avec la droite d'ici à la nomination du Premier ministre et du gouvernement, l'équilibre politique de la nouvelle majorité reste un casse-tête.

Car en réalité, pour l'instant, de ce qu'on a vu, les investitures du mouvement du président penchent plutôt à gauche.

9:37
Locuteur

Une

9:38
Présentateur

heure et demie de retard pour une liste visiblement compliquée à établir qu'on attendait déjà fin mars.

9:44
Locuteur

Le

9:44
Présentateur

résultat de subtiles négociations. Et encore sur les 577 candidats aux législatives, pour l'instant, il n'y

9:52
Locuteur

en

9:52
Présentateur

a que 428.

9:53
Locuteur

Eh

9:53
Locuteur 4

oui, il en manque.

9:54
Locuteur

Et

9:55
Locuteur 4

pourquoi est-ce qu'il en manque

9:56
Locuteur

? Parce

9:57
Locuteur 4

que nous souhaitons

9:57
Locuteur

que

9:58
Locuteur 4

d'ici mercredi prochain,

10:01
Locuteur

puisse

10:01
Locuteur 4

être maintenu vivant

10:03
Locuteur

un

10:04
Locuteur 4

espace permettant

10:05
Locuteur

à

10:06
Locuteur 4

la recomposition

10:07
Locuteur

du

10:08
Locuteur 4

paysage politique français de se concrétiser encore.

10:13
Locuteur

Plusieurs

10:14
Présentateur

députés socialistes ont été retoqués. Aucun candidat Les Républicains n'a été investi.

10:19
Locuteur

La

10:20
Présentateur

sélection est minutieuse et longue.

10:22
Locuteur

Plus

10:23
Présentateur

de 19 000 dossiers, un formulaire en ligne à remplir, où les faits et gestes des prétendants à l'investiture sont passés au peigne fin.

10:31
Locuteur

Parmi

10:32
Présentateur

les candidats, la

10:33
Locuteur

moitié est issue de la société civile,

10:36
Présentateur

à

10:36
Locuteur

l'image des 14 premiers officiellement

10:39
Présentateur

désignés.

10:40
Locuteur

Je

10:40
Invité

suis agriculteur,

10:41
Présentateur

directrice des ressources humaines,

10:43
Invité

sociologue,

10:44
Présentateur

professeur des écoles. Une sélection drastique et aucune exception. Pas même pour l'ancien Premier ministre, Manuel Valls. Lui aussi souhaitait être investi par le mouvement d'Emmanuel Macron. Cet après-midi, la commission d'investiture a rendu son verdict.

11:00
Locuteur 4

Nous n'investissons pas

11:01
Locuteur

l

11:02
Locuteur 4

'intéressé, mais nous ne lui opposons pas a priori de candidate et de candidats.

11:08
Présentateur

Une réponse qui doit laisser songeur à Manuel Valls, qui s'affichait serein, quelques minutes plus tôt, dans son fief d'Evry.

11:15
Locuteur 9

Avez-vous des nouvelles de la République En Marche ? On verra. Il ne

11:19
Locuteur

faut

11:19
Locuteur 9

pas être inquiet. Moi, je suis déterminé à porter les couleurs qui sont celles du progrès, ici, et de la République.

11:27
Locuteur

Le

11:27
Présentateur

« je t'aime moi non plus » peut continuer. Manuel Valls, persona non gratta chez En Marche.

11:33
Locuteur

Et

11:34
Présentateur

l'accueil n'est pas meilleur rue de Solferino,

11:36
Locuteur

chez

11:37
Présentateur

ses anciens amis du PS.

11:38
Invité

Il va être confronté à un problème très simple, c'est qu'il veut aller dans la République En Marche, et que

11:44
Locuteur

la

11:44
Invité

République En Marche ne le veut pas. Donc à la fin, il va se retrouver sans soutien.

11:49
Locuteur

Et

11:50
Présentateur

des cas Valls, il y en a d'autres.

11:52
Locuteur

Le

11:52
Présentateur

député PS de l'Essonne, Malek Bouti, a lui aussi fait savoir qu'il aimerait se présenter aux élections, sous l'étiquette En Marche.

12:00
Locuteur

Des

12:01
Présentateur

socialistes qui quittent le navire, quand d'autres restent à bord de la galère,

12:05
Locuteur

mais

12:06
Présentateur

lancent leur propre mouvement citoyen,

12:08
Locuteur

comme

12:09
Présentateur

Benoît Hamon.

12:09
Locuteur

C

12:10
Locuteur 4

'est un mouvement qui est un mouvement transpartisan, le 1er juillet, que je lancerai, et qui se nourrira du travail des intellectuels, de cette innovation citoyenne et démocratique que nous avons mis en œuvre pendant la campagne présidentielle. Je pense qu'il faut que la gauche se régénère, qu'il y ait des lieux dans lesquels elle travaille, elle vive, au-delà des partis politiques.

12:28
Locuteur

Et

12:29
Présentateur

il n'est pas le seul.

12:30
Locuteur

Dans

12:31
Présentateur

une tribune au monde, l'ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira, la maire de Lille, Martine Aubry, et Anne Hidalgo, la maire de Paris, tente aussi l'aventure avec, dès demain, un mouvement d'innovation, comme elle l'appelle, pour une démocratie européenne, écologique et sociale.

12:49
Locuteur

C

12:50
Présentateur

'est quand même normal que des femmes et des hommes qui croient, qui ont des idées, qui ont des convictions, qui se sont investies pour certains dans des mouvements politiques, pour d'autres dans des mouvements associatifs, se posent des questions au moment où nous sommes. Ce qui serait très étrange, c'est qu

13:02
Locuteur

'on

13:02
Présentateur

ne se pose aucune question et qu'on se dise, allez hop, on continue comme avant, avec des figures nouvelles, sans se poser des questions sur ce que l'on peut faire pour être utile dans cette société.

13:14
Locuteur

Une

13:14
Présentateur

gauche déboussolée, mise KO par la victoire d'En Marche,

13:19
Locuteur

et

13:19
Présentateur

qui s'interroge, cherche à se réinventer,

13:21
Locuteur

à

13:22
Présentateur

cinq semaines des élections législatives.

13:26
Locuteur

Et

13:26
Présentateur

nous reprenons notre discussion avec cette question. Les nouveaux candidats de la République En Marche sont-ils vraiment préparés à ce qui les attend ? Vanessa Schleder

13:32
Locuteur

? Alors,

13:33
Présentateur

il y a plein de sortes de candidats En Marche, parce qu'il y a beaucoup de personnalités qui ont des expériences de la vie politique, qui ont eu des mandats, qui savent ce que c'est. Et en effet, la présentation qui a été faite par Richard Ferrand du mode de sélection peut laisser par moment à douter. Et quand il dit 19 000 candidats, donc il fallait postuler sur Internet, 1700 entretiens téléphoniques ou de visu, donc on se dit, bon, si certains ont été recrutés uniquement par téléphone, ça peut être un petit peu aléatoire. Emmanuel Macron veut des candidats à juste titre, qui n'ont pas de casier judiciaire, mais visiblement c'est sur simple déclaratif, il n

14:18
Locuteur

'y a

14:18
Présentateur

pas eu de vérification de faits. Donc tout ça, autant, on l'a dit tout à l'heure, il est pragmatique, il n'y

14:27
Locuteur

a

14:27
Présentateur

pas d'erreur de stratégie, autant ça sent un petit peu le manque de moyens et la précipitation. Et tout ça semble avoir été fait de façon un petit peu chaotique, parce qu'on a pré-investi des candidats, puis finalement on en a enlevé, puis investi d'autres. Il y avait beaucoup plus d'hommes qui postulaient 70% par rapport aux femmes, donc pour arriver au 50-50, il a fallu aussi au dernier moment investir des femmes qui ne l'étaient pas il y a encore quelques heures.

Donc on peut s'attendre à des surprises sur le terrain, à des parachutages, il y a déjà écho de plusieurs parachutages, de gens qui ne sont pas du tout de la région concernée, ce qui peut rendre difficile leur acceptation par les populations, parce

15:13
Locuteur

qu

15:13
Présentateur

'il ne suffit pas forcément d'avoir un badge en marche pour être adoubé, il faut aussi être peut-être un peu reconnu par les électeurs ou un peu connu. Donc oui, ça va être compliqué. Je pense qu'on va avoir de nombreuses surprises, et certains qui vont aller forcément au casse-pipe. Ça c'est la première étape, c'est-à-dire qu

15:33
Locuteur

'ils

15:33
Présentateur

ne sont pas préparés à la campagne. Mais il

15:36
Locuteur

y

15:36
Présentateur

a la deuxième étape que suggère aussi cette question, c'est l'exercice des responsabilités et le mandat de parlementaire.

15:43
Invité

Oui,

15:43
Locuteur

c

15:43
Invité

'est ça, ça ne s'improvise pas.

15:45
Locuteur

C

15:45
Invité

'est d'ailleurs pour ça, à mon sens, qu'ils gardent un certain nombre de députés sortants et de professionnels de la politique, parce qu'il va falloir les encadrer, tous ces nouveaux élus, il faut, on sait très bien comment ça marche. Il y

15:56
Locuteur

a

15:56
Invité

les présidences de commissions, il y

15:57
Locuteur

a

15:57
Invité

les présidences de groupes, tout ça c

15:59
Locuteur

'est

16:00
Invité

quand même un métier, le métier de parlementaire, quand on l'exerce à l'Assemblée, quand on veut l'exercer correctement. Après, tout ça c'est quand même du marketing, il ne

16:10
Locuteur

faut

16:10
Invité

quand même pas se leurrer. Les 15 000 candidats, tout ça, quand on voit qu'il

16:15
Locuteur

y

16:15
Invité

a 140 circonscriptions, 148 qui sont gardées pour éventuellement des gens à la droite ou du centre, j'imagine qu'il y avait des gens dans les 15 000 qui postulaient pour ces candidatures-là, pour ces circonscriptions-là. Donc vous voyez, il y a quand même beaucoup de circonscriptions qui ont été conservées pour des professionnels.

16:34
Locuteur

C

16:34
Invité

'est-à-dire qu'on nous présente une belle vitrine, 15 000 candidats, 52% issus de la société civile. Je pense que derrière, l'arrière-boutique, c'est comme dans tous les partis. On négocie avec le Modem,

16:48
Locuteur

on

16:48
Invité

négocie avec Jean-Louis Borloo, qu'on a vu ce matin avec sa liste de candidats, et qu'il faut voir ce

16:52
Locuteur

qu

16:53
Invité

'on appelle société civile. Gaspard Ganser, quelqu'un qui n'a jamais été...

16:58
Locuteur

Alors,

16:59
Présentateur

Gaspard Ganser, il faut que vous nous fassiez les présentations, c'est le conseiller en communication de François Hollande.

17:03
Invité

Voilà. Alors lui, c'est société civile ou c'est professionnel de la politique ? Certes, il n

17:06
Locuteur

'a

17:06
Invité

jamais été élu, il n

17:07
Locuteur

'a

17:07
Invité

pas de mandat. Mais il a passé 5 ans, pas 5 ans, il est arrivé encore 3 ans à l'Elysée. Voilà, il y a des gens comme ça, on sait qu'il

17:15
Locuteur

y

17:15
Invité

a des gens, ils cherchaient des élus locaux, des conseillers municipaux. C'est des professionnels de la politique ou c'est des

17:21
Locuteur

gens de la société civile ?

17:21
Présentateur

On a intitulé cette émission « Fini les pros de la politique ». Sur le papier, depuis le début, c'est ce que dit Emmanuel Macron. Et pardon, il répond aussi à une attente des Français de renouvellement, de changer les pratiques, de changer les têtes. On rappelle que la moyenne d'âge des députés sortants était de 60 ans. Là, visiblement, dans les profils qui sont présentés aujourd'hui, c'est 49 ans. Pascal Perrineau, il y a quand même une volonté

17:47
Locuteur

de

17:48
Présentateur

mettre un petit coup, d'ouvrir un peu les portes et les fenêtres et de faire entrer quelque chose qui ressemble à la France,

17:53
Locuteur

à l

17:53
Présentateur

'Assemblée nationale.

17:54
Locuteur

Évidemment,

17:54
Invité

c'est d'autant plus facile que c'est un mouvement qui est né ex nihilo. Il y a un an, ce mouvement n'existait pas, ou venait juste d'exister. Donc c'est plus facile pour eux que pour des partis qui sont dans le paysage politique depuis des décennies. Mais vous savez, ce renouvellement qui est sensible, apparemment, dans les 428 noms qui viennent d'être annoncés, ce renouvellement, il va toucher toutes les forces politiques. Bien au-delà d'ailleurs d'En Marche. La loi sur le non-cumul des mandats organise déjà, de facto, un renouvellement relativement profond, puisque, en effet, des tas d'élus ont été obligés de choisir entre un exécutif local leur fonction de député.

Très souvent, ils ont choisi l'exécutif local. Je crois que c'était François Baroin qui disait ce matin que parmi les candidats des Républicains, il y avait 60% de renouvellement. Vous voyez aussi, donc même dans les anciennes forces, il y a du renouvellement. Mais, en effet, Richard Ferrand vient de nous dire qu'il n'y avait qu'une minorité, apparemment 5%, de professionnels de la politique. Oui, mais on voit, pour l'instant, vous allez voir que dans les jours qui viennent, d'ici mercredi prochain, ça va beaucoup croître, parce que dans les 100 qui restent, c'est fait pour accueillir des professionnels de la politique, de droite, du centre et peut-être encore un peu de gauche.

Mais même parmi les autres qui viennent de la société civile, vous avez des gens qui ont des enracinements locaux, qui sont conseillers municipaux, qui ont fait de la politique dans le passé, même parfois à un niveau non négligeable, puis qui sont ensuite revenus à la société civile. Donc le paysage, mais c'est normal, le paysage est beaucoup plus en demi-teinte.

19:39
Locuteur

Alors,

19:39
Présentateur

il y

19:39
Locuteur

a

19:39
Présentateur

des personnalités aussi dans ce qu'on a découvert cet après-midi. Alors, il y a Marie-Sara, je ne

19:45
Locuteur

sais

19:45
Présentateur

pas si vous vous souvenez, Torera Hacheval, qui sera face à Gilbert Collard. Dans le Gard, il y a Cédric Villani, le mathématicien, Éric Alphen, Laurence Wyshnevski, qui sont des anciens magistrats. Ça, ça apporte quelque chose. Bon, pareil,

19:58
Locuteur

c

19:58
Présentateur

'est... Oui, dites

19:59
Locuteur

-vous. Un exemple.

20:00
Invité

Laurence

20:00
Locuteur

Wyshnevski, Éric

20:01
Invité

Alphen, ils ont fait déjà de la politique. Alors, est-ce qu'on les prend comme magistrats ou est-ce qu'on les prend comme

20:08
Locuteur

société

20:08
Invité

civile

20:08
Locuteur

? Et Laurence Wyshnevski, elle est passée

20:10
Invité

d'Europe Écologie Les

20:11
Locuteur

Verts à

20:11
Invité

Vauquiez

20:12
Locuteur

pour les

20:12
Invité

Régionales et maintenant elle est en marche.

20:13
Locuteur

Ce

20:13
Invité

qui est curieux, c'est que ça fait 40 ans que je fais du journalisme politique, ça fait 40 ans qu'on appelle au renouvellement année par année. Vous

20:23
Locuteur

voyez,

20:25
Invité

j'ai lu la liste de noms dans le moins de détails, les 85% de ces gens-là, nous les journalistes politiques, nous ne les

20:32
Locuteur

connaissons pas.

20:33
Invité

Il y a un incontestable. Je ne sais pas ce qui nous empêche de dire qu'il y a un renouvellement incontestable. C'est peut-être dangereux, peut-être qu

20:42
Locuteur

'ils

20:42
Invité

ne seront pas bons. Ça, c'est un autre débat. Mais sur ce point auquel je crois, moi je pense que ce n

20:49
Locuteur

'est

20:49
Invité

pas si utile que ça d'ailleurs, pour dire toute la vérité. Mais sur ce point, Emmanuel Macron tient la promesse qu'il a faite aux Français. Cette liste-là est une liste totalement nouvelle. Ça, c'est le premier point. Deuxièmement, bien entendu qu'il fait de la politique et que les 100 places qu'il a gardées, c'est pour des responsables politiques de droite, de gauche, du Parti Socialiste, des Républicains. Parce qu'il doit construire sa majorité. Et que c'est effectivement la question la plus importante pour lui aujourd'hui. Donc il y a à la fois du renouvellement pour de vrai et quelqu'un qui fait de la politique. Donc vous lui

21:24
Locuteur

donnez

21:24
Invité

100% de 20 sur 20. Non, pas du tout. Je dis simplement qu'on peut reconnaître qu'il y a renouvellement. C'est tout. Avec tous les dangers que ça fait courir. Vanessa Schneider.

21:36
Présentateur

Je pense que son enjeu, il n

21:37
Locuteur

'est

21:37
Présentateur

pas tellement là dans cette présentation de son enjeu. Maintenant, c'est de se construire une majorité pour après. Alors il prendra qui sera élu. Il sera très content. Et c'est un enjeu qui n'est pas évident à gagner puisqu'on est dans un paysage totalement nouveau et totalement éclaté. On n'est pas du tout avec Emmanuel Macron dans le monde des bisounours. Emmanuel Macron a explosé le Parti Socialiste dans lequel là il a fait son marché. Ce qu'on a vu dans le reportage, les lancements de mouvements des uns et des autres. On voit bien qu'il n'y a plus de Parti Socialiste. Et maintenant, il va s'attaquer à faire exploser la droite.

Et quand on regarde en détail cette liste d'investiture, il y a des choses qui sont extrêmement intéressantes. En Marche ne met pas de candidats. En face de députés, en tout cas de candidats, de tous les jupéistes. Tous les jupéistes sont épargnés par un candidat En Marche. Gilles Boyer, proche de Juppé. Voilà l'ensemble des jupéistes qui se présentent. On peut citer les noms de Franck Riester. Les proches de Bruno Le Maire, Bruno Le Maire lui-même, n'ont pas de candidats en face d'eux. Donc il y a un certain nombre de personnalités de droite prêtes à être Macron compatibles qui sont aussi épargnées. On peut penser qu'il y

22:58
Locuteur

en

22:58
Présentateur

aura d'autres. Pourquoi je dis ça ? Parce que c'est un signal très important qui peut nous donner, je pense, une indication sur le choix du gouvernement. En tout cas du Premier ministre d'Emmanuel Macron. Quand on voit ça, on peut en effet penser que sa décision est prise de nommer un chef de gouvernement de droite.

23:15
Locuteur

C

23:16
Présentateur

'est ça que vous lisez avec la présentation de la liste telle qu'elle est aujourd'hui.

23:19
Locuteur

Ça donne

23:19
Présentateur

une indication sur ce choix qui pourrait être, donc on a cité le nom d'Edouard Philippe,

23:26
Locuteur

qui

23:27
Présentateur

en effet trouve sa logique quand on regarde toute cette génération-là qui est épargnée par des candidats Macron. Ça, c'est des gages qu'il donne à cette partie de la droite qui est prête à basculer. Et après, avec un effet, un deuxième effet, c'est-à-dire si en effet il nomme dimanche ou lundi un Premier ministre de la droite modéré, il peut faire exploser les Républicains

23:53
Locuteur

et

23:53
Présentateur

récupérer.

23:54
Locuteur

Et

23:54
Présentateur

les fameux sangs qui nous restent vont comme par hasard être remplis par des députés qui jusque-là avaient l'investiture, les Républicains. Il

24:03
Invité

va y avoir deux hommes clés dans le prochain dispositif politique. C'est le président du groupe

24:09
Locuteur

de

24:09
Invité

La République En Marche, à l'Assemblée, parce qu'il va falloir tenir tous ces gens et les faire voter dans un seul sens,

24:15
Locuteur

et

24:15
Invité

le ministre des Relations avec le Parlement. Généralement, on s'en occupe peu parce que quand il y a une majorité absolue, là, le ministre des Relations avec le Parlement, si jamais il n

24:23
Locuteur

'y a

24:23
Invité

pas de majorité absolue et qu

24:24
Locuteur

'il

24:24
Invité

faudra négocier, ces deux hommes-là, ou femmes, seront des postes clés.

24:29
Locuteur

Si

24:29
Invité

apparemment,

24:30
Locuteur

en

24:30
Invité

tout cas c'est quelques informations qu'on a, si apparemment le futur président est autant attaché à essayer de nommer Xavier Bertrand

24:39
Locuteur

au

24:40
Invité

poste de Premier ministre, parce qu'il semblerait que ce soit toujours le cas, c'est justement parce qu'il est celui qui peut faire exploser le plus la droite républicaine, c'est celui qui a le plus de surface et qui peut entraîner le plus de députés.

24:56
Locuteur

Et

24:56
Invité

c'est effectivement aujourd'hui la stratégie d'Emmanuel Macron qui veut absolument casser la droite. Et comme il a cassé la gauche, c'est la seconde étape. Et donc, est -ce qu 'il réussira ? Il

25:08
Locuteur

ne

25:08
Invité

se présente

25:09
Locuteur

pas.

25:09
Invité

Est-ce qu'il réussira ? Il a jusqu'à mercredi prochain. Ce n

25:12
Locuteur

'est

25:12
Invité

pas si loin que ça. C'est vraiment quelques heures et quelques jours.

25:15
Locuteur

Ni dans celle de

25:16
Présentateur

Nathalie Kosciusko-Moriz et Nibon. Vous voyez, il

25:18
Locuteur

y a

25:18
Présentateur

plein de signes qui ont été donnés comme ça sur des personnalités qui pourraient basculer soit sur un gouvernement, soit dans une majorité.

25:25
Locuteur

Et pour l

25:26
Présentateur

'instant, la droite tient encore. On va le voir dans le reportage qui

25:28
Locuteur

suit.

25:29
Invité

Et puis,

25:29
Locuteur

il

25:29
Invité

faut qu'il fasse attention. C'est un fin politique, dit-on Emmanuel Macron. Il est dans une phase, tout de même, depuis sa victoire, où l'actuel président de la République tente d'en faire son quasi-héritier, ce qui est gênant pour lui. Et les signaux sont des signaux quotidiens. Et d'autre part, il n

25:47
Locuteur

'y a

25:47
Invité

plus que trois jours à tenir pour lui. Et d'autre part, quand vous regardez aujourd'hui, en attendant la prochaine liste de candidats mercredi prochain, le curseur et le centre de gravité est à gauche. Et donc, il y a nécessité pour lui, afin d'être le candidat du rassemblement, plus le candidat maintenant, le président du rassemblement, il y a nécessité pour lui de donner un coup de barre et un coup de barre à droite.

26:11
Présentateur

Alors, à droite, l'urgence était d'abord de reconstruire un projet. Le résultat, c'est un texte qui adoucit les propositions de François Fillon et qui met l'accent sur les baisses d'impôts, comme message adressé à la classe moyenne et à l'électorat traditionnel de la droite. La tentation de jouer la partie avec Macron a quand même traversé les esprits, certains esprits. Mais pour l'instant, le parti résiste sur le terrain. On serre les rangs. Reportage Gladys Lafique, Mickaël Spietberg.

26:39
Locuteur

Pour

26:39
Présentateur

Jérôme Chartier, tout aurait pu s'arrêter le soir du premier tour. Mais une fois la défaite digérée, l'ex-conseiller spécial de François Fillon choisit de repartir en campagne.

26:53
Invité

Énormément d'amis sont là. Comme chacun sait, je me suis beaucoup investi dans cette campagne présidentielle. J'y suis allé à fond, comme on dit. Et au fond, tout le monde aujourd'hui vient me témoigner beaucoup d'amitié, beaucoup de chaleur.

27:07
Locuteur

Et

27:08
Invité

oui,

27:08
Locuteur

en

27:08
Invité

quelque sorte, vous savez, dans une campagne, il faut toujours se sentir apporté. Et c'est vrai que je reconnais que cette espèce de chaleur collective, c'est toujours un moment agréable.

27:20
Locuteur

Il

27:20
Présentateur

demande à ses administrés de l'élire une quatrième fois député du Val d'Oise. Le filloniste repart au combat, mais pas seul.

27:29
Invité

Ça va, messieurs, vous allez bien

27:30
Locuteur

?

27:31
Présentateur

Venu prêter main forte, le premier vice-président du parti, Laurent Wauquiez,

27:37
Locuteur

Sarkozyste, et

27:38
Présentateur

Virginie Calmels, compagne de Jérôme Chartier à la ville, mais surtout jupéiste convaincue.

27:44
Invité

Virginie, c'est le vrai renouvellement de la politique française.

27:47
Locuteur

L

27:47
Présentateur

'image rêvée d'une droite unie.

27:49
Invité

Ce que je vous demande, c'est d'être fier, d'être de droite.

27:53
Présentateur

Rassemblée pour être la première force d'opposition du pays face à Emmanuel Macron.

28:00
Locuteur

Ma

28:00
Invité

conviction, c'est que quand on a été battu au présidentiel, on se tait et on met le cap sur les législatives. Parce qu'il y aura une seule chose qui corrigera ce qui s'est passé au présidentiel, c'est d'arracher une majorité aux législatives pour éviter de confier à nouveau, pendant cinq ans, les clés du pouvoir en France exactement le même, pour avoir exactement le même résultat.

28:22
Locuteur

Comme

28:22
Présentateur

un air de thérapie de groupe, où l'on règle ses comptes en interne. Dans le viseur, les Macron compatibles de droite, susceptibles d'entrer au gouvernement avant le résultat des législatives.

28:36
Locuteur

Vous savez,

28:36
Invité

dans la vie politique,

28:38
Locuteur

il

28:38
Invité

y a tellement de girouettes.

28:39
Locuteur

C

28:40
Invité

'est pas eux qui changent, c'est le vent qui tourne.

28:42
Locuteur

Il

28:43
Invité

y a tellement de traîtres,

28:44
Locuteur

de

28:45
Invité

gens qui,

28:46
Locuteur

quand

28:46
Invité

on est sûr de gagner, sont collés au candidat.

28:49
Locuteur

Et

28:49
Invité

puis dès que

28:50
Locuteur

la

28:50
Invité

tempête est venue aux abonnés absents. Et encore, les abonnés absents, c'est le meilleur de ce qu

28:54
Locuteur

'on

28:54
Invité

peut avoir. Parce que sinon, ce qu'ils préfèrent quand même, c'est mettre des coups de poignard, de préférence dans le dos.

29:00
Présentateur

Expulsés donc les traîtres, les autres doivent prendre exemple. C'est en unissant les différentes sensibilités que le parti pourra peser.

29:12
Locuteur 7

Laurent Wauquiez était fidèle à Nicolas Sarkozy. Jérôme Chartier était fidèle à François Fillon. Moi-même fidèle à Alain Juppé. Ça ne nous empêche pas de nous entendre. Ça ne nous empêche pas de pouvoir dialoguer. Ça ne nous empêche pas d'avoir envie de construire. Et je crois que c'est ça le plus important.

29:27
Présentateur

Construire sur les bases d'un nouveau projet remis à plat.

29:31
Locuteur

Le

29:32
Locuteur 1

même esprit de synthèse nous a animés pour proposer justement de garder la vélocité, l'énergie du projet de notre candidat et en même temps d'avoir un projet de rassemblement et qui aura entendu clairement le message des Français.

29:44
Locuteur

Dans

29:45
Présentateur

ce nouveau projet, le retour des heures supplémentaires défiscalisées voulues par Nicolas Sarkozy.

29:51
Locuteur

Plus

29:51
Présentateur

de hausse de la TVA et pas de hausse de la CSG.

29:55
Locuteur

Tous

29:55
Présentateur

les ménages verront leurs impôts baisser de 10%. Enfin, ce ne sont plus 500 000 postes de fonctionnaires supprimés sur 5 ans comme le voulait François Fillon, mais 300 000 sur le quinquennat.

30:07
Locuteur

Un

30:08
Présentateur

projet plus modéré que celui du candidat battu.

30:13
Invité

Il avait aussi une

30:14
Locuteur 9

certaine forme

30:14
Locuteur

de

30:14
Locuteur 9

brutalité.

30:16
Invité

Et c'est la raison pour laquelle nous avons voulu avoir un projet qui réponde plus aux attentes, notamment des classes moyennes qui ont été matraquées fiscalement pendant 5 ans. Et donc il fallait renvoyer quelques signes forts.

30:30
Présentateur

Objectif de la droite et du centre, améliorer leur offre politique. Eux aussi veulent se renouveler. A l'image de leur candidat aux législatives, 60% d'entre eux seront de nouveaux visages.

30:44
Locuteur

Et

30:45
Présentateur

nous reprenons notre discussion avec cette question. N'allons-nous pas vers une majorité introuvable ou à défaut vers une majorité instable ? Alors la droite dit non, on va vers la cohabitation.

30:54
Invité

Oui, la droite essaye d'avoir la majorité absolue, mais ça ne

30:56
Locuteur

va

30:56
Invité

pas forcément marcher. Ce qui va se passer, en fait, possiblement, si Emmanuel Macron n'arrive pas à avoir une majorité absolue en marche, c'est qu'il aura des majorités. C'est qu'au fond, c'est pour ça que je disais que les deux pôles importants, ça va être ministre des Relations avec le Parlement et président de groupe, parce qu'il va falloir négocier.

31:12
Locuteur

On

31:13
Invité

sait que François Bayrou a négocié de pouvoir avoir un groupe modem.

31:17
Locuteur

On

31:17
Invité

ne les voit pas là dans les 428 candidats, mais normalement, il veut pouvoir constituer son groupe. Jean-Louis Borloo négocie aussi de pouvoir avoir un groupe radical UDI, indépendant. Il y aura potentiellement, possiblement, un groupe socialiste,

31:33
Locuteur

s

31:33
Invité

'il revient à une cinquantaine de députés, sur lesquels, là aussi, Emmanuel Macron pourra s'appuyer sur certains textes. Et puis, il y a

31:40
Locuteur

ce

31:41
Invité

qui peut se passer, ce que décrivait Vanessa Schneider tout à l'heure, c'est-à-dire qu'un certain nombre

31:45
Locuteur

de

31:46
Invité

républicains, satisfaits par la nomination d'un Premier ministre,

31:50
Locuteur

qui

31:50
Invité

pourrait être, alors, Xavier Bertrand, Édouard Philippe, ou quelqu'un...

31:54
Locuteur

Un

31:54
Présentateur

profil de droite.

31:55
Invité

Mais un profil de droite,

31:56
Locuteur

de

31:56
Invité

centre-droite, peut-être. Et à ce moment-là, ce que veut Emmanuel Macron, ce n

31:59
Locuteur

'est

31:59
Invité

pas qu'il y

31:59
Locuteur

ait

31:59
Invité

des débauchages individuels, parce qu'au fond, ça n'a pas marché. Quand Mitterrand l'a fait en 88, c'était individuel, ça n'a pas marché. Quand Sarkozy l'a fait, c'était... Alors, c'était des jolis coups. Il y avait Jean-Pierre Jouillet, on s'en souvient. Ça a été un coup de poignard pour François Hollande. C'était Bernard Kouchner, mais ça ne faisait pas basculer les voix et ça ne faisait pas basculer un groupe à l'Assemblée. Là, ce qu'il veut, c'est que

32:21
Locuteur

les

32:23
Invité

élus, les candidats qui sont prêts à basculer, basculent dans une sorte de pôle, de môle, et qu'ils créent un groupe indépendant des républicains après, et ensuite un parti. Donc,

32:33
Locuteur

c

32:33
Invité

'est... Voilà. On est dans la reconfiguration totale de l'espace politique sur la Ve République. Mais, pour les téléspectateurs, il ne

32:43
Locuteur

faut

32:43
Invité

pas croire que tout ça est radicalement nouveau si on va vers ces majorités. Au début de la Ve République, ça se passait comme ça. De 1958 à 1962, le général de Gaulle, avec Michel Debray, gouvernait, avec des socialistes, des démocrates chrétiens, le CNIP, qui était le grand parti de la droite classique, et puis le groupe des députés gaullistes qui représentait 35% des députés dans l'Assemblée de 58. Et puis, en 1988, François Mitterrand, en effet, on vient de l'évoquer, il fonctionnait comme ça. De temps en temps,

33:12
Locuteur

c

33:12
Invité

'était des majorités avec les communistes. De temps en temps, c'était des majorités avec les centristes. Donc, on peut très bien avoir une Ve République macronienne qui fonctionne avec des majorités qui ne seront pas des majorités qui voteront comme un seul homme. Parce que même les majorités qui votent comme un seul homme... Regardez ce qui s'est passé en 2012. En 2012, il avait une majorité absolue, François Hollande. Vous avez vu ce que ça a donné ?

33:37
Locuteur

À

33:37
Invité

la fin, voilà, l'effrondeur. Donc, parfois, il vaut mieux des majorités qui fonctionnent tout en souplesse, à condition d'avoir des hommes et des femmes

33:45
Locuteur

capables

33:45
Invité

de faire fonctionner en souplesse. Guy Carcasson,

33:47
Locuteur

la

33:47
Invité

matinée.

33:47
Locuteur

Parce

33:47
Invité

que, comme le disait Karl tout à l'heure, ce n'est pas

33:50
Locuteur

ce

33:51
Invité

que cherche Emmanuel Macron. Emmanuel Macron cherche à créer, à faire créer un groupe parlementaire de droite

33:59
Locuteur

avec

34:00
Invité

20, 30, 40 députés qui fassent une alliance

34:03
Locuteur

qui

34:04
Invité

appartienne officiellement à la majorité. Ce n'est pas aller chercher tantôt à gauche, tantôt au centre, tantôt à droite. C'est créer un groupe parlementaire de droite

34:14
Locuteur

qui

34:14
Invité

fasse une vraie alliance parlementaire avec En Marche. Donc, c'est encore un autre système. Si ensuite, ce groupe parlementaire pouvait créer un petit parti ou un moyen parti ou un grand parti de droite, ça serait absolument formidable pour lui. Mais le but, c'est de créer ce groupe parlementaire. C'est pour ça, c'est pour cette raison précise

34:33
Locuteur

qu

34:34
Invité

'aujourd'hui, il est plus que probable que le Premier ministre vienne non pas du centre-droit, non pas du centre-droit, vienne de la droite, précisément, pour obtenir ce groupe parlementaire. Et il y a aujourd'hui des gens dans l'entourage d'Emmanuel Macron qui doutent

34:48
Locuteur

de

34:49
Invité

la possibilité qu'un Premier ministre de droite, aujourd'hui, puisse fabriquer, aider à fabriquer ce nouveau groupe parlementaire. Donc, il y a de nouveau

34:58
Locuteur

des

34:58
Invité

proches d'Emmanuel Macron qui pensent qu'il vaut mieux aller prendre un Premier ministre de gauche. Mais c'est bien cette question-là qui est au cœur

35:06
Locuteur

de

35:06
Invité

leur discussion, aujourd'hui. Vanessa Schnader.

35:08
Locuteur

Sur

35:08
Présentateur

la question des groupes, en effet, si un Premier ministre de droite est nommé, il y aura probablement deux groupes LR. LR se cindra en deux groupes. Ce qui pose une difficulté pour ceux qui partiront du groupe officiel. Alors, selon les règles de financement, il y a une partie du financement que tout le monde reçoit, chaque député reçoit, en fonction des voix qu'il a obtenues. Et il y a également une partie qui est dépendante de l'inscription en préfecture.

C'est-à-dire que, pour être clair, un candidat, là, républicain, les Républicains, qui s'est inscrit sous l'étiquette les Républicains en préfecture, il a le droit de créer son propre groupe qui s'appellera, je ne sais pas quoi, les Républicains bis. François Fillon avait, au moment de la bataille avec Jean-François Copé, avait envisagé de créer un groupe. Ça avait duré quelques jours, un groupe à part. Mais ces députés-là perdront la moitié de leur financement public. Ce n'est pas rien. C'est quelque chose qui se réfléchit en termes d'organisation. Ce n

36:15
Locuteur

'est

36:15
Présentateur

pas rien. Et vous avez raison de le rappeler. Une voix,

36:18
Locuteur

c'est

36:18
Présentateur

1,42 €. Et un élu, c'est 37 280 €. Donc, évidemment, ça peut permettre à En Marche de devenir vraiment un parti avec des moyens. L'enjeu, il est d'abord financier, quand même. Bien

36:34
Invité

sûr.

36:35
Locuteur

Il est politique, bien

36:36
Présentateur

sûr, pour pouvoir mener à bien la politique,

36:37
Locuteur

mais il est

36:38
Présentateur

financier.

36:38
Invité

L'argent, c'est fondamental. Le Parti Socialiste reçoit à peu près 24,8 millions en 2015 de l'État. Comme le décrivait Vanessa Schneider, il touchait 10 millions au titre des voix qu'il a obtenues en 2012. Ça va baisser.

36:52
Locuteur

Il

36:53
Invité

touchait 14,8 millions au titre des élus. 398 élus, 286 à l'Assemblée nationale. 14,8 millions, c'est énorme. Ça peut faire fonctionner un parti, ça peut faire fonctionner un groupe, ou ça peut le ruiner. Si vous revenez, le Parti communiste, ils ont 25 élus, ils touchent 900 000 €. Par rapport à 14,8

37:12
Locuteur

millions,

37:12
Invité

on voit la différence.

37:13
Présentateur

En tout cas, ce que je retiens de notre discussion, c'est que vous nous expliquez qu'il ne

37:17
Locuteur

faut

37:17
Présentateur

pas se fier aux apparences. À cette droite qui donne le sentiment de faire bloc, de tenir face à Emmanuel Macron, le vrai match, c'est à partir de lundi.

37:28
Invité

Et ce sont les électeurs qui décideront. Ce sont les électeurs qui décident toujours, qui ont les cartes en main aujourd'hui. Donc on verra ce que les électeurs feront lors des deux tours de ces élections législatives.

37:42
Locuteur

Et

37:42
Invité

tout de même, la situation à droite n'est pas bonne, mais elle n'est pas catastrophique au point de la situation à gauche. À gauche, l'électorat socialiste a complètement éclaté. Pas simplement parce qu'il y a l'aimant Macron, mais parce qu'il y a l'aimant Mélenchon. À droite, il n'y a pas l'aimant Front National. Vous avez vu, on le voyait bien, l'électorat de droite a bien tenu dans la concurrence avec le Front National. Alors il y a l'aimant Macron et on verra la capacité d'Emmanuel Macron à défaire en partie la droite. Mais la situation n'est pas tout à fait la même. Il faut tout de même rappeler qu'au premier tour. L'électorat socialiste,

38:20
Locuteur

c

38:20
Invité

'est 6%. L'électorat des Républicains, c'est 20%. Ce n

38:23
Locuteur

'est

38:23
Invité

pas tout à fait la même chose.

38:24
Présentateur

Je vais vous poser une question toute simple. Est-ce que vous imaginez les uns et les autres, alors c'est difficile de faire des projections, évidemment, ce sont les Français qui vont décider et ce sont à chaque fois 577 élections ? Emmanuel Macron a fait campagne en disant ce sera droite

38:37
Locuteur

et

38:37
Présentateur

gauche. Est-ce qu'on peut imaginer une majorité d'équilibre, équilibrée, autour du projet d'Emmanuel Macron ? Parce que qu'est-ce qu'on va faire les uns et les autres après mercredi ? On va faire des comptes et on va se dire combien y a-t-il de circonscriptions gagnables à gauche, combien y

38:53
Locuteur

a

38:53
Présentateur

-t-il de circonscriptions gagnables à droite ? Est-ce que le pari d'une recomposition, d'un équilibre politique est tenu ?

38:58
Locuteur

Il peut

38:59
Invité

y parvenir. Ce qui est intéressant, c'est que les responsables de droite, quand vous les interrogez, ils reconnaissent tous qu'ils n'auront pas la majorité absolue. Que s'ils ont 150, 180, 200 sièges,

39:13
Locuteur

c

39:14
Invité

'est une force politique qui compte dans le pays, on ne peut plus. Mais ils savent qu'ils n'auront pas la majorité absolue donc qu

39:20
Locuteur

'il

39:20
Invité

n'y aura pas de cohabitation,

39:22
Locuteur

il

39:22
Invité

n'y aura pas de vraie cohabitation. Bon,

39:24
Locuteur

ça

39:24
Invité

c'est le premier point. Le second point, en effet, c'est comment Emmanuel Macron, dans ce contexte-là, avec une droite qui sera forte, un parti socialiste qui sera ultra faible, comment va-t-il construire ça ou ces majorités ? C'est toute la question. S'il doit travailler avec des majorités,

39:42
Locuteur

je

39:42
Invité

crois qu'il entre dans une vie extrêmement compliquée pour lui. Même s'il trouve le meilleur ministre du Parlement possible, même s'il trouve le meilleur président de groupe possible, ça va être un enfer s'il doit construire des majorités sur chaque grand projet. Par contre, s'il arrive à construire une majorité de coalition, ce qui n'est pas pareil, s'il arrive à construire une majorité de coalition et là c'est plus en marche, plus ce nouveau groupe parlementaire de droite, plus quelques socialistes, ça peut faire la majorité. Donc c'est deux cas de figure qui ne sont pas tout à fait les mêmes. Est

40:15
Présentateur

-ce que vous croyez sincèrement qu'il sait où il va ? Qu'il sait comment ça se termine ? Mais nous on ne le sait pas non plus.

40:20
Locuteur

Non mais

40:20
Présentateur

que

40:21
Locuteur

nous on ne sache

40:21
Présentateur

pas, à la

40:21
Locuteur

limite. Non, moi je pense que

40:23
Présentateur

c'est extrêmement difficile de le savoir,

40:25
Locuteur

c

40:25
Présentateur

'est extrêmement

40:25
Locuteur

difficile

40:26
Présentateur

parce qu'on a une offre politique nouvelle avec des candidats nouveaux que les électeurs ne connaissent pas, donc on ne sait pas du tout si l'électeur qui a voté Emmanuel Macron à la présidentielle votera forcément pour le candidat En Marche. C'est vrai que dans les grandes villes on n'identifie pas forcément son député, mais dans un grand nombre d'endroits les députés sont souvent incarnés dans un territoire connu, apprécié qu'ils soient de gauche ou de droite donc il

40:55
Locuteur

y

40:55
Présentateur

a une fidélité électorale à des personnalités donc

40:58
Locuteur

c

40:59
Présentateur

'est un mode de scrutin aussi qui est complètement différent de celui des présidentielles avec, on peut avoir des triangulaires, des quadrangulaires avec des candidats Front National qui vont se maintenir donc c'est très difficile de savoir ce qui peut sortir de tout ça. Et vous appuyez sur un point très délicat et très sensible pour Emmanuel Macron c'est qu'on ne connaît pas puisqu'on est en train de rebattre les cartes on ne sait pas comment les électeurs vont se comporter vis-à-vis de l'étiquette En Marche. Il y avait un sondage ce matin à Elab qui disait qu'il y

41:25
Locuteur

avait

41:25
Présentateur

52% des Français qui souhaitaient donner une majorité à Emmanuel Macron mais est-ce que comme le disait Vanessa dans des circonscriptions où le député sortant est installé connu a fait plusieurs mandats est-ce qu'il arrivera à défendre sa circonscription ou est-ce que l'envie de renouvellement

41:42
Locuteur

au

41:43
Présentateur

final peut-être plus forte

41:45
Locuteur

? Réponse le 18 juin On n'a pas la réponse

41:47
Invité

On s'est dans l'air du 19 juin Non mais comme disait un ministre il n'y a pas 577 petits Macron Emmanuel Macron a entraîné quelque chose il a réussi un pari formidable parfait La logique des institutions de la 5ème République c'est que les Français donnent la majorité au président de la République sauf en 88 mais le président de la République lui-même avait dit ce n'est pas sain qu'un seul parti ait la majorité Les Français avaient très bien entendu le message il ne

42:09
Locuteur

lui

42:09
Invité

avait pas donné la majorité

42:10
Locuteur

En

42:11
Invité

revanche une fois que l'Assemblée sera en place on va pouvoir regarder un certain nombre de choses

42:15
Locuteur

Moi

42:16
Invité

je suggère que localement chaque citoyen regarde le nombre de nouveaux ronds-points qui vont se construire dans la circonscription

42:22
Locuteur

Et

42:23
Invité

bien là on verra que selon les ronds-points qui se construisent ou les dotations aux associations et bien on saura que peut-être le député a été d'accord pour voter un certain nombre de projets de loi C'est comme ça que ça fonctionnait en 88 Bon alors si vous votez ces textes d'accord On

42:40
Locuteur

va changer d

42:41
Présentateur

'époque

42:43
Invité

la politique c'est que tout change pour que rien ne change La base d'Emmanuel Macron elle est forte mais elle n'est pas énorme 24% au premier tour François Mitterrand avait beaucoup plus en 1988 au premier tour Alors on sait très bien qu'une fois élu il améliore toujours le président et les forces qui le soutiennent améliorent toujours le score du premier tour Il y a une prime aux gagnants

43:07
Locuteur

Tout

43:08
Invité

est dans l'ampleur de cette prime aux gagnants afin d'asseoir cette majorité de rassemblements ou de coalitions qu'Emmanuel Macron appelle de ses voeux Mais il va falloir faire campagne Il va falloir faire campagne

43:25
Présentateur

Est

43:25
Locuteur

-ce

43:25
Présentateur

qu'il ne prend pas un vrai risque quand même peut-être calculé vous allez me le dire en mettant des candidats qui ne sont pas connus qui n'ont pas de réseau Comme vous dites il va falloir aller les chercher il n

43:39
Locuteur

'y

43:39
Présentateur

a pas 577 petits Macron Ça c

43:42
Invité

'est la promesse qu'il a faite donc il ne pouvait pas sortir de cette promesse là c'était un des piliers essentiels il a dit répéter répéter répéter donc de toute façon c

43:51
Locuteur

'était

43:51
Invité

injouable d'une autre façon Le chiffre que vous rappeliez du sondage Elab des 52% il faut être extrêmement prudent sur ce chiffre parce que 52% des français disent qu'ils souhaitent que le président ait une majorité Ça ne veut pas dire que 100% de ces 52% vont voter pour le candidat d'En Marche Il

44:11
Locuteur

y

44:11
Invité

a des gens qui peuvent considérer qu'il faut qu'il ait sa majorité pour que le pays fonctionne Ça ne veut absolument pas dire aujourd'hui qu'ils vont tous voter pour le candidat d'En Marche Donc il faut être et 52% en plus Ce n

44:24
Locuteur

'est

44:24
Invité

pas si fort que ça Donc il faut être extrêmement prudent C'est une partie ultra compliquée Je pense qu'il joue en partie sur sa bonne étoile Pour l'instant c'est lui qui a eu raison dans les différentes étapes et il pense

44:36
Locuteur

qu

44:37
Invité

'in fine qu'il n'aura peut-être pas la majorité absolue mais que le groupe En Marche sera très largement en tête à l'Assemblée

44:43
Locuteur

nationale

44:44
Présentateur

Et il joue sur cette promesse-là et sur ce pari que les français sont d'accord avec l'idée que c'est fini les pros de la politique et qu'on veut également tourner une page Alors en tout cas ce sera un combat parmi d'autres parce qu'il y

44:55
Locuteur

en

44:55
Présentateur

aura des combats qui seront suivis pendant ces législatives Mais celui-ci le sera à Paris dans le 19ème arrondissement Le premier secrétaire du PS trouvera sur sa route un proche d'Emmanuel Macron Mounir Matjoubi Il est le responsable numérique de la campagne En Marche Ce nouveau venu sur la scène politique compte profiter de la curiosité et de la dynamique En Marche pour sortir le député en place un certain Jean-Christophe Camadalice Julien Lonnais Thomas Beillet

45:25
Locuteur

C

45:25
Invité

'est comme une start-up une petite équipe et de grandes ambitions Mounir Matjoubi jeune entrepreneur de 33 ans se présente aux législatives dans l'Est parisien

45:36
Locuteur

L

45:37
Invité

'un des nouveaux visages mis en avant par Emmanuel Macron Il a surtout été l'un des premiers à avoir eu l'investiture

45:43
Locuteur

L

45:44
Invité

'équipe 1 il a identifié Rosa Park alors Rosa Park il

45:47
Locuteur

y

45:47
Invité

a deux rues l'avenue de Flandre Inconnu du grand public Mounir Matjoubi se consacrait au numérique dans sa vie d'avant au monde des start-up Aujourd'hui sa priorité c'est la politique

45:56
Locuteur

Ça

45:57
Invité

veut dire qu'à la fin à vendredi il doit y avoir 500 commerçants visités Dans trois jours

46:04
Locuteur

avec

46:04
Invité

chacun la carte chacun a entendu parler de moi et après je retourne me voir

46:08
Locuteur

Ce

46:09
Invité

matin-là il part à la rencontre des commerçants Cet ancien militant socialiste et ex-syndicaliste ne s'est jamais présenté à une élection Pour convaincre Mounir Matjoubi mise sur la dynamique de la victoire d'Emmanuel Macron Bonjour Pas toujours évident C

46:24
Locuteur

'est

46:24
Invité

moi Mounir Matjoubi

46:26
Locuteur

C

46:26
Invité

'est possible de laisser un paquet ici

46:29
Locuteur

?

46:30
Invité

Non mais dites-le Non c'est bien Novice en matière de campagne Mounir Matjoubi découvre le terrain

46:38
Locuteur

mais

46:39
Invité

il n'oublie pas l'essentiel défendre Emmanuel Macron en toutes circonstances

46:44
Locuteur

Vous

46:45
Invité

je vous vois toujours ouvert

46:46
Locuteur

C'est ça

46:46
Invité

qu'il dit Que

46:47
Locuteur

campagne ? On est toujours ouvert

46:49
Présentateur

On

46:49
Locuteur

a

46:49
Présentateur

la

46:50
Locuteur

chance

46:50
Présentateur

On

46:51
Locuteur

tient

46:51
Présentateur

encore mais on n

46:51
Locuteur

'est

46:51
Présentateur

pas ouvert le dimanche

46:54
Locuteur

On

46:54
Locuteur 9

ne vous obligera jamais

46:55
Locuteur

On ne vous obligera jamais Si vous avez envie vous pourrez

46:58
Invité

Dans cette circonscription il y a un adversaire de taille en la personne de Jean-Christophe Cambadélis Le député sortant patron d'un PS Moribond ne l'impressionne pas manifestement

47:10
Locuteur

Je

47:10
Invité

ne

47:10
Locuteur

fais

47:10
Invité

pas ma campagne en fonction de lui Je fais ma campagne en fonction des habitants du 19ème et

47:14
Locuteur

ce

47:16
Invité

monsieur dont vous parlez aujourd'hui je n

47:17
Locuteur

'ai

47:17
Invité

pas l'impression qu'il soit au top de sa notoriété ou de sa forme ou de l'envie des français ou de

47:22
Locuteur

l

47:22
Invité

'envie des habitants du 19ème Les gens il va falloir qu

47:24
Locuteur

'ils

47:24
Invité

s'habituent à avoir des nouveaux visages à rassembler il

47:26
Locuteur

va

47:26
Invité

falloir qu

47:26
Locuteur

'ils

47:26
Invité

s'habituent à des nouvelles méthodes en politique il

47:29
Locuteur

va

47:29
Invité

falloir qu

47:29
Locuteur

'ils

47:29
Invité

s'habituent à un nouveau langage et on est là pour ça

47:32
Présentateur

Bonjour,

47:33
Locuteur

je

47:33
Présentateur

suis Sarah Legrin la candidate de la France Insoumise dans l'arrondissement soutenue par Jean-Luc Mélenchon

47:38
Invité

Mounir Majoubi n'est pas le seul à avoir un déficit de notoriété face à Jean-Christophe Cambadélis La candidate de la France Insoumise cherche aussi à se faire un nom Sarah Legrin 31 ans a déjà été sur une liste régionale mais jamais en tant que tête d'affiche Là encore pas toujours évident surtout après le positionnement de Jean-Luc Mélenchon durant l'entre-deux-tours

47:58
Locuteur

Face à l'extrémisme et

48:00
Présentateur

face au fascisme Non mais il n

48:02
Locuteur

'y

48:02
Présentateur

avait aucun doute

48:03
Locuteur

Je me suis

48:03
Présentateur

beaucoup posé de questions mais je ne comprends pas qu'il n

48:07
Locuteur

'y ait

48:07
Présentateur

pas une position ferme par rapport à ça

48:09
Locuteur

Sarah

48:10
Invité

Legrin et Mounir Majoubi deux profils neufs dans cette bataille du mois de juin

48:15
Locuteur

On

48:15
Présentateur

a comme point commun le fait qu'on n'est pas déjà élu on n

48:21
Locuteur

'est

48:21
Présentateur

pas en train de cumuler des mandats on incarne

48:23
Locuteur

une

48:23
Présentateur

certaine diversité de profils qu'on veut voir présente à l'Assemblée nationale Après il y

48:29
Locuteur

a

48:29
Présentateur

quand même une vraie différence c'est que moi je pense que M. Majoubi va avoir une difficulté à se faire totalement passer pour le candidat du Renouveau quand

48:36
Locuteur

finalement

48:37
Présentateur

il porte un projet qui est la continuité dans la continuité totale des politiques menées par Hollande

48:42
Invité

Ici au premier tour de la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a devancé Emmanuel Macron un point d'écart seulement ce qui laisse entrevoir un duel serré entre les deux jeunes candidats aux législatives

48:55
Locuteur

Et

48:55
Présentateur

nous reprenons nos discussions avec cette question Les candidats élus issus de la société civile vont-ils devoir quitter leur travail afin d'être parlementaires à plein temps ? Ils sont actifs pour la plupart

49:04
Locuteur

Ils

49:05
Présentateur

ont

49:05
Locuteur

un métier Oui je

49:07
Présentateur

crois qu'il y a un retraité et un étudiant en tout cas dans la liste qui a été présentée Non Il y a certaines fonctions qui sont incompatibles mais on peut Alors évidemment c'est un risque de mettre sa carrière entre parenthèses de pouvoir la reprendre mais ça peut être possible dans un certain nombre de cas Après il faudrait voir vraiment les différents On a déjà eu beaucoup de médecins à l'Assemblée nationale beaucoup de...

49:34
Locuteur

Bon

49:34
Présentateur

alors c'est plus facile pour les fonctionnaires il faudra avoir le pourcentage de fonctionnaires parce que c'est

49:38
Locuteur

vrai

49:38
Présentateur

que

49:38
Locuteur

c

49:38
Présentateur

'est toujours plus facile pour les fonctionnaires que par exemple pour un chef d'entreprise qui va devoir laisser sa boîte de côté et pas forcément la récupérer dans les mêmes conditions derrière Pascal Perrineau

49:48
Invité

C'est là aussi où on redécouvre que la politique c'est un métier Député vous savez il faut y consacrer tout de même de nombreuses heures de la journée et on sait très bien sauf pour les fonctionnaires qui peuvent être détachés que par exemple pour un chef d'entreprise pour un salarié pour un cadre c'est quasi impossible de continuer à mener une activité une activité en parallèle donc là en effet cette nouvelle génération va découvrir tout de même les contraintes du métier le métier de parlementaire a ses contraintes comme tous les métiers et c'est ce que tous ces jeunes candidats et candidates vont découvrir

50:22
Locuteur

Alors

50:22
Présentateur

là il est courageux ce candidat qu'on vient de voir parce qu'il vient défier Jean-Christophe Cambadélis très implanté dans le 19e arrondissement de Paris Oui

50:30
Invité

ce n

50:31
Locuteur

'est

50:31
Invité

pas une petite affaire Premier

50:32
Présentateur

secrétaire du parti socialiste Premier

50:33
Invité

secrétaire du parti socialiste un des éléphants du PS qui doit être là de toi à mon avis l'élection de

50:40
Locuteur

l

50:40
Invité

'initiative la première fois ça doit être 88 ça vous donne l'idée de sa longévité toute la question c'est d'abord est-ce que les électeurs parisiens qui ont donné au secondeur 90% à Emmanuel Macron vont pousser la logique jusqu'au bout pour lui donner une majorité et renvoyer des gens comme Jean-Christophe Cambadélis j'allais dire à leurs études vont le faire battre je

51:03
Présentateur

vais vous poser une question vous êtes au contact des politiques les uns et les autres comment est-ce qu'ils le prennent on entendait donc ces jeunes candidats qui nous expliquent que voilà que maintenant tout va être différent qu'il faut faire la politique autrement qu'il faut en parler différemment est-ce qu'il y a une espèce de blouse du personnel politique du monde d'avant je dirais deux choses déjà il y a quand même des exemples comme rarement il y a beaucoup de personnages politiques de premier plan qui ont annoncé qu

51:30
Locuteur

'ils

51:30
Présentateur

ne se représentaient pas voire qu'ils abandonnaient la politique je pense à Luc Châtel là j'entendais Mariton ce matin qui disait qu'ils ne se représentaient pas donc il y a un certain nombre de députés sortants de personnalités politiques de premier ou de second plan qui ont déjà tiré les enseignements qui se disent maintenant on n'a plus notre place dans cette ère de renouvellement où les français aspirent à un renouvellement moi je pense que le pari du candidat En Marche dans le 19ème arrondissement n

52:02
Locuteur

'est

52:02
Présentateur

pas du tout perdu d'avance parce que Jean-Christophe Cambadélis en effet est très bien implanté mais quelque part il incarne tout ce qu'une partie de l'opinion ne supporte plus c'est-à-dire la parade chic qui a fait toute sa carrière au Parti Socialiste qui était connu pour monter des montées des groupes des clans les négociations oui mais le politique à l'ancienne qui négociait avec les Verts qui pendant 20 ans avec les différentes composantes de la gauche donc quelque part il incarne cette politique à l'ancienne dont de nombreux français ne veulent plus

52:38
Invité

Avec talent avec talent Jean-Christophe Cambadélis c'est tout ce que nous avons cru nous pendant de longues années ça a

52:45
Locuteur

marché quand même oui ça a marché mais là

52:48
Invité

on est quand même dans une situation très extraordinaire c'est un combat entre l'homme d'en marche et Jean-Christophe Cambadélis c'est très symbolique comme combat Jean-Christophe Cambadélis avait un objectif

53:00
Locuteur

avant

53:01
Invité

et pendant cette présidentielle non pas du tout que François Hollande se représente que le candidat socialiste gagne il savait très bien que c'était perdu la présidentielle il avait un objectif il nous l'expliquait dans le moins de détails sauver le Parti Socialiste le Parti Socialiste est en ruine

53:19
Locuteur

il

53:19
Invité

n'en tire aucune conclusion personnelle c'est un échec politique gigantesque que ce soit de sa faute ou pas de sa faute il est le patron du Parti Socialiste qui aujourd'hui est en ruine ce que les français ne supportent pas droite et gauche confondus ça n

53:33
Locuteur

'a

53:33
Invité

aucune importance c'est qu'il n'y a aucune sanction il continue d'être candidat comme si de rien n'était il

53:39
Locuteur

y a des législatives derrière le timing n'est pas bon pour des missions c'est

53:42
Invité

quand même l'homme du plus grand crash politique du Parti Socialiste depuis 1969 ce n'est pas rien oui mais le

53:50
Locuteur

véritable

53:51
Invité

responsable à démissionner François Hollande il va être dans 3 jours il ne sera plus là c'est lui le véritable responsable

53:56
Locuteur

de l'état dans lequel est le

53:57
Invité

Parti Socialiste

53:59
Locuteur

la question

53:59
Présentateur

sur la classe cette classe politique un peu à l

54:02
Locuteur

'ancienne le

54:02
Invité

renouveau

54:03
Locuteur

par

54:03
Invité

rapport à une classe politique par rapport à l'ancienne ça n'est pas si nouveau que cela vous m'excuserez toujours d'essayer de modérer

54:11
Locuteur

les arguments c'est pour ça que vous m'invitez

54:13
Invité

le scepticisme nonchalant mais tout de même le thème de la politique autrement on l'a entendu beaucoup après mai 68 on a vu ce que ça a donné dans un premier temps ça a renouvelé et puis après voilà

54:27
Locuteur

on

54:27
Invité

l'a beaucoup entendu au moment où l'écologie politique apparaît l'écologie politique était porteuse de manière très forte de ce message nous allons gouverner autrement nous sommes jeunes etc on a vu ce que ça a donné le parti écologiste a eu toutes les terpitudes des partis classiques qu'il condamnait donc je ne sais pas peut-être en effet que le mouvement la république en marche arrivera enfin à faire de la politique autrement mais vous voyez bien que dès aujourd'hui on est dans des négociations négociations avec monsieur Bourleau négociations avec le modem négociations avec les jupéistes c'est à dire on fait de la politique donc il ne faut pas tomber si vous voulez dans un péché mignon qui est le nôtre je me souviens de Jacques Lang en 1981 qui opposait le jour à la nuit vous voyez bon voilà non ce n'est ni le jour ni la nuit les teintes sont des teintes grises

55:20
Locuteur

nous

55:20
Présentateur

passons maintenant à vos questions certains candidats du renouvellement pourraient-ils céder leur place à des ténors des républicains

55:34
Invité

oui parce qu'il y a un certain nombre de candidats dans ces circonscriptions là qui n'ont pas été investis par En Marche justement pour laisser la place à des candidats républicains si jamais il y a un premier ministre qui allait être nommé qui correspond à cette ligne politique là et qu'à ce moment là il

55:50
Locuteur

y

55:50
Invité

a le bloc dont on parlait tout à l'heure

55:51
Locuteur

de

55:52
Invité

républicains alors ce sont des proches de Bruno Le Maire et Bruno Le Maire et des jupéistes essentiellement

55:57
Présentateur

La non-représentation de candidats En Marche contre Valls est-elle une investiture déguisée ? La non-présentation de candidats En Marche contre Valls est-elle une investiture déguisée ?

56:07
Invité

Bien sûr si ça va jusqu'au bout c'est une investiture déguisée voilà ils préfèrent certainement que ce soit le Valls qui soit élu dans cette circonscription plutôt que le candidat de la France insoumise ou des républicains La question par rapport à ce que montrait Vanessa Schener c'est où ira l'argent des voix et une fois qu'il sera élu député est-ce que ça sera vers le PS qui cherche à l'exclure ou vers En Marche qui ne l'investit pas ? Peut-être qu'il sera récupéré par le Modem si François

56:38
Locuteur

Bayrou l'a sauvé après tout

56:42
Invité

On peut dire sans risque que ce ne sera pas le PS pour le reste on n'en sait rien mais ce ne sera pas le PS

56:46
Présentateur

Le premier succès politique de Macron président n'est-il pas d'avoir fait exploser le paysage politique traditionnel ?

Si et puis il est en train de continuer à le faire on parlait tout à l'heure d'une stabilisation des républicains qui à mon avis risque de ne pas perdurer au-delà de dimanche ou lundi c'est-à-dire de la composition du gouvernement ou en tout cas après les législatives on voit bien qu'on a des républicains qui sont coupés en deux avec une partie qui milite pour une opposition traditionnelle frontale au gouvernement qui sera en place et une autre qui envisage des accords de majorité ça sera sur des textes soit sur des certains éléments de programme donc pour l'instant tout le monde tient jusqu'à jusqu

57:36
Locuteur

'à lundi voilà

57:37
Présentateur

et après on verra bien s'il

57:40
Locuteur

y a

57:40
Présentateur

un premier ministre de droite oui je pense que la totalité des députés LR-1 je crois qu'il n

57:47
Locuteur

'y

57:47
Présentateur

en a qu'un seul qui a pour l'instant dit qu'il rejoignait en marche le nombre risque de

57:52
Locuteur

grimper sérieusement on

57:53
Présentateur

avance sur les questions pardonnez-moi Maurice Safran il y

57:55
Locuteur

a

57:55
Présentateur

beaucoup de questions ce soir combien de députés Emmanuel Macron peut-il espérer pour soutenir sa politique

58:01
Invité

lui il espère un groupe parlementaire de 250 280 et puis prendre des gens à droite le vrai changement qu'il essaye de mener c'est pas je suis d'accord avec Pascal Perrineau c'est pas sur le renouvellement qui est une idée fausse le vrai changement c'est qu'il a pris le pouvoir au parti socialiste et à la droite républicaine c'est ça le changement inouï qui est en train de se passer

58:24
Locuteur

alors

58:25
Invité

pour notre téléspectateur la majorité absolue c'est 289 donc s'il veut avoir un parti du président qui gouverne il faut qu'il ait 290 députés pour l'instant les projections mais qui sont très fragiles montent en tout cas qu'il est au-dessus de la barre des 200

58:40
Présentateur

la moralisation de la vie politique ne devrait-elle pas interdire les parachutages et favoriser les candidatures locales c'est toujours

58:46
Locuteur

très mal vu les parachutages c'est un problème très

58:47
Invité

compliqué c'est un problème très compliqué parce qu'on n'est pas député le professeur l'expliquera mieux que moi on n'est pas député d'une circonscription on est député de la république française donc quand Jean-Luc Mélenchon dit je suis partout chez moi

59:02
Locuteur

on

59:03
Invité

comprend bien la tactique qui est en dessous mais c'est pas non plus complètement faux c'est pas non plus complètement faux le professeur

59:08
Locuteur

il

59:09
Invité

faut habiter

59:10
Locuteur

dans la circonscription

59:11
Invité

si vous voulez en effet on est député de la nation on n'est pas député de la troisième circonscription et

59:16
Locuteur

pourtant

59:17
Présentateur

c'est mal vu mais

59:18
Invité

on le comprend d'ailleurs il faut à mon avis qu'il y ait là aussi un mélange on comprend très bien que certains hommes et certaines femmes qui ont une dimension nationale trouvent ensuite une terre d'accueil mais aussi qu'il y

59:32
Locuteur

ait

59:32
Invité

le mouvement d'en bas il faut comme disait jadis le président Mahou que le mouvement d'en bas rencontre le mouvement d'en haut bah

59:37
Présentateur

décidément c'est un petit mal de cette façon allez est-ce que Macron n'a pas intérêt pour remporter les législatives à proposer un gouvernement d'union nationale Karl Meus

59:45
Locuteur

bah

59:46
Invité

c'est un peu ce qu'il est en

59:47
Locuteur

train de

59:47
Invité

faire puisque s'il y a un premier ministre de droite et qu'il y

59:51
Locuteur

aura

59:51
Invité

des gens d'en marche et des gens

59:53
Locuteur

qui

59:54
Invité

sont en marche mais qui sont d'anciens socialistes on n'en est pas loin ça sera pas présenté comme ça oui mais il n

59:59
Locuteur

'y aura

59:59
Invité

pas les députés du Front National une véritable union nationale en effet ça prend de la gauche de la gauche à la droite de la droite c'est pas l'union nationale qui propose c'est l'union alors on peut contester parfaitement c'est l'union des progressistes contre les conservateurs alors ça clive la droite ça clive la gauche mais c'est cette union là il n'a jamais parlé d'union nationale c'est cette union là qu'il propose

1:00:20
Locuteur

quelle

1:00:20
Présentateur

mesure le gouvernement peut-il prendre concrètement avant la mise en route de la législature

1:00:27
Locuteur

il

1:00:27
Invité

peut prendre d'abord le président a des pouvoirs propres dans la constitution il n'en a pas énormément mais qu'il peut exercer sans la législature sauf dans les pouvoirs propres où il a besoin de consulter le gouvernement et puis par la voie des décrets il y a un pouvoir réglementaire en effet qui peut fonctionner avant que la législature se mette en marche et apporte aux côtés du pouvoir réglementaire le pouvoir législatif

1:00:52
Présentateur

décret et nomination la commission d'investiture de la république en marche a-t-elle tous les moyens pour vérifier la probité et l'intégrité de ces postulants c'est ce que vous disiez tout à l'heure visiblement pas tout à fait Richard Ferrand parle d'une dizaine de bénévoles qui auraient étudié les candidatures donc on peut supposer qu'il y ait des petites surprises qui soient découvertes après coup sur des candidats qui n'auraient pas été tout à fait honnêtes dans leur présentation d'eux-mêmes combien d'entre nous iront voter pour un candidat même sympathique capable peut-être mais inconnu du corps électoral

1:01:31
Locuteur

c

1:01:32
Invité

'est une grande question après en campagne électorale c'est assez facile de mettre sur ses affiches la république en marche avec sa

1:01:41
Locuteur

photo

1:01:41
Présentateur

une grande photo et une

1:01:43
Invité

grande photo d'Emmanuel Macron il y a quand même pas mal de techniques pour flécher les candidats et ils ont beau être inconnus on sait qu'ils seront en marche ils seront de la république en marche et donc les électeurs pourront suivre

1:01:54
Locuteur

vous

1:01:54
Invité

savez en 1981 on disait de manière un peu méchante un âne avec une rose dans la bouche on l'élit je crois si vous voulez que là aussi les français ont changé on le voit dans toutes les enquêtes l'opinion est partagée attentiste mitigée et donc ça ne suffira pas en effet d'agiter uniquement le drapeau en marche il faudra dans les quelques semaines de campagne aller comme le faisait ce candidat d'en marche dans le 19ème arrondissement de Paris aller rencontrer les gens comme on dit aujourd'hui

1:02:24
Locuteur

on

1:02:24
Présentateur

l

1:02:24
Locuteur

'a

1:02:24
Présentateur

vu avec les candidats du Front National il y avait le même type de problématiques qui se posaient pour les candidats du Front National à de nombreuses élections des candidats totalement inconnus souvent parachutés que les électeurs ne connaissaient pas et qui quand même enregistraient de très bons scores sauf

1:02:37
Invité

si Macron réussit on peut trouver la question à focaliser la campagne sur donner une majorité au président si c'est le thème central de la campagne s'il impose cette idée il a une petite chance d'avoir la majorité absolue mais c

1:02:53
Locuteur

'est

1:02:53
Invité

la seule façon pour lui je pense

1:02:54
Locuteur

les

1:02:55
Présentateur

candidats issus de la société civile ou inconnus des électeurs ne sont-ils pas tous investis dans les circonscriptions ingagnables

1:03:02
Locuteur

? non

1:03:03
Invité

? non cette fois-ci non cette

1:03:05
Présentateur

fois

1:03:05
Locuteur

-ci non j'ai

1:03:06
Invité

regardé il faudra avoir le temps de regarder les 428 mais j'en ai regardé un peu au hasard certaines non on ne peut pas dire ça on

1:03:13
Locuteur

ne

1:03:13
Invité

les envoie pas ou casse-pipe systématiquement

1:03:16
Présentateur

certains élus PS ne confondent-ils pas république en marche et course à la gamelle

1:03:21
Locuteur

? oui

1:03:24
Invité

c'est sûr mais

1:03:25
Locuteur

c

1:03:26
Présentateur

'est

1:03:26
Locuteur

humain c'est

1:03:27
Présentateur

humain oui et puis pas que les PS on n

1:03:29
Locuteur

'est

1:03:29
Présentateur

pas au bout de nos surprises il reste encore son

1:03:31
Locuteur

candidat on

1:03:32
Présentateur

attend lundi merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25 demain vous retrouvez Bruce Toussaint pour un nouveau C'est dans l'air tout de suite c'est à vous belle soirée sur 35 Sous-titrage

1:03:41
Locuteur

Société Radio-Canada