Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Pourquoi le PS dit non au Conseil national de la refondation ?
- 0:49OuverteRéponse directe
Quels compromis auraient pu vous faire accepter l'invitation ?
- 3:29OuverteRéponse directe
Qu'aurait-il fallu pour que vous acceptiez l'invitation ?
- 4:43RelanceRéponse directe
En quoi ce conseil contourne-t-il le Parlement ?
- 7:36OuverteRéponse directe
La réforme de l'assurance chômage est-elle une bonne méthode ?
- 11:01OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron propose une contribution des entreprises de l'énergie à l'échelle européenne. Que pensez-vous de cette proposition ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:32Jérôme GuedjFait
« on considérait que l'augmentation des salaires sous forme de prime une prime on cotise pas sur la retraite sur une prime donc on préférait une augmentation de salaire donc vous voyez donc on s'oppose et on proposait l'augmentation du SMIC »
- 2:10Jérôme GuedjFait
« il manque il manque justement d'abord un discours de la méthode jusqu'à hier on ne sait même pas qui était invité on ne savait pas quel était l'objectif »
- 4:05Jérôme GuedjFait
« on nous dit au CNR qu'on va réfléchir aux questions vieillissement et dans le même temps on apprend à nouveau qu'on abandonne la fameuse loi grand âge et autonomie pour soutenir les personnes âgées »
- 6:11Jérôme GuedjFait
« il n'ose pas si j'ose dire mettre sur la table des textes dont ils ne sont pas certains de l'issue au moment du vote et donc on va peu légiférer »
- 11:01Jérôme GuedjFait
« Emmanuel Macron a entrouvert la porte à une contribution sur des entreprises de l'énergie à l'échelle européenne on ne parle pas de taxes »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
la matinale RCF le grand invité il promettait une nouvelle méthode et du dialogue force et de constater que l'invitation est d'Emmanuel Macron tombe un petit peu à l'eau le président inaugure aujourd'hui son conseil national de la refondation depuis Marcoussis en Essonne une instance censée rassembler élue de tout parti syndicat association avec sur la table des sujets aussi variés et important que la santé l'emploi l'environnement mais voilà les parties d'opposition à droite comme à gauche ont déjà dit ce sera sans nous bonjour Jérôme Guedj bonjour député socialiste de l'Essonne affilié à nupes merci d'avoir accepté notre invitation ce matin sur RCF vous ne participerez donc pas à ce conseil national de la refondation le PS dit NON MERCI comme tous les autres partis d'opposition pourquoi enterrer d'entrée de jeu cet instant c'est ne lui donner aucune chance froide je pourrais dire il faut toujours se fier aux adages populaires discuter négocier construire des compromis depuis le début on est prêt à le faire je vais même vous dire la politique c'est l'art du compromis simplement il faut qu'on fasse on est des acteurs qui est sincèrement envie d'essayer de converger or tout au long du mois de juillet pendant le premier mois de débat parlementaire le mot de compromis avait beaucoup été prononcé par Elizabeth borne dans son discours de politique générale sauf que sur les textes importants qui venaient derrière la loi sur le pouvoir d'achat les textes budgétaires pour justement financer et soutenir et accompagner les Français il y a pas eu cette volonté sincèrement de d'entendre les propositions très souvent constructives je devrais dire tout le temps constructive que nous avons que nous avons formulé on s'est opposé sur certaines mesures par exemple on considérait que l'augmentation des salaires sous forme de prime une prime on cotise pas sur la retraite sur une prime donc on préférait une augmentation de salaire donc vous voyez donc on s'oppose et on proposait l'augmentation du SMIC une conférence à l'arrière mais on n'a pas vu voilà cette logique de compromis et donc c'est pas une opposition pavlofène qui nous fait ne pas aller à Marcoussis moi j'aime beaucoup Marcoussis c'est dans les scènes j'aime beaucoup le rugby c'est au Centre national du rugby mais il manque il manque justement d'abord un discours de la méthode jusqu'à hier on ne sait même pas qui était invité on ne savait pas quel était l'objectif il n'y a pas d'ailleurs que les oppositions qui n'y vont pas beaucoup de centrales syndicales pour celles qui sont celles qui sont présentes même la CFDT disent écoutez on y croit pas trop à ce genre de grand-messe le président du Sénat qui n'est pas un affreux gauchiste à lui-même indiqué qu'il considérait que d'abord il y avait et on partage cette analyse de Gérard Larcher et d'autres élus qui est d'abord un il y a des parlements il faut se fier au Parlement il y a une structure qui s'appelle le Conseil économique social et environnemental bon bref tout ça ça ressemble un peu à une grand-messe et je termine dans le précédent quinquennat de d'Emmanuel Macron on a déjà eu des périodes comme ça un peu de politique spectacle vous avez dit après la crise des gilets jaunes le grand débat national vous allez voir ce que vous allez voir sur les questions climatiques la convention citoyenne sur le climat 150 propositions tout ça a fait pschit donc d'accord sur du compromis nous on propose une grande conférence nationale sur la question salariale et aussi sur la question de la transition énergétique mais dans lequel le Parlement a toute sa place voilà mais qu'aurait-il fallu pour que vous acceptiez l'invitation notre structure une autre forme c'est-à-dire d'abord parce côté un petit peu plan marketing faut dire les choses comme elles sont on va voir ce soir les images on a un discours du président de la République un discours du premier ministre de docs interventions voilà mais une feuille de route en disant voilà les sujets précis sur lesquels alors on a des grands thèmes il y en a un qui m'intéresse beaucoup c'est les questions du vieillissement et du grand âge tant mieux enfin que ce soit identifié comme un des sujets sur lesquels il faut travailler mais vous voyez un bon exemple on nous dit au CNR qu'on va réfléchir aux questions vieillissement et dans le même temps on apprend à nouveau qu'on abandonne la fameuse loi grand âge et autonomie pour soutenir les personnes âgées qui étaient promises durant tout le précédent quinquennat donc oui bien il y a un hiatus il y a des parlementaires de toute sensibilité moi oui la preuve que je suis prêt à travailler avec tout le monde moi j'ai à l'Assemblée nationale j'ai monté un groupe de travail transpartisan pour les questions de longévité transition démographique donc j'aurais préféré une feuille de route un calendrier et puis c'est quoi la nature des conclusions de ce Conseil national de la refondation est-ce que ça oblige les uns et les autres ou alors un cadre de négociation concertation avec les partenaires sociaux et justement Jérôme gaz l'urgence de des sujets qui seront abordés la santé l'emploi l'environnement également ne mérite-t-il pas qu'on dépasse un petit peu c'est clivage et c'est rancoeur je vous le dis moi je suis absolument j'ai aucun clivage et aucune rancœur je dis juste que si on veut construire des compromis alors on donne des signes et puis surtout on dit on a été invité il y a trois jours sur sur un ordre du jour qu'on ne connaissait pas jusque jusqu'à hier avec des participants dont on ignorait la liste précise et surtout avec une méthode qu'est-ce qui se passe c'est une assemblée délibérative les conclusions est-ce qu'elles s'impose au parlementaire est-ce qu'elle s'impose aux partenaires sociaux oui il y a quand même des choses très bizarres elle est dans le même temps le même qui nous dit il faut avoir de nouvelles méthodes pour prendre la décision la semaine dernière pour parler énergie il a réuni quoi un conseil de défense c'est-à-dire l'instance la plus secrète sur lequel il y a pas de délibération publique autour du président de la République il y a pas autour du Premier ministre donc il y a un décalage entre cette générosité affichée en disant on va travailler de manière très plane très transversale et puis la méthode qui reste disons-le très jupiterienne voilà parmi les arguments évoqués par les élus d'opposition vous le mentionnez d'ailleurs pour ne pas aller à ce conseil national de la refondation il y a la question d'un éventuel contournement du Parlement beaucoup de dénonces incontournement du Parlement en quoi est-ce un contournement du Parlement vous contourner d'abord il y a cette idée on a bien vu il y a pas de majorité absolue au Parlement il y a une minorité présidentielle qui est la plus importante et il y a d'autres il y a d'autres minorités donc on voit bien que c'est une situation d'abord on sait qu'elle est inédite et qui dérange à tel point voyez on est aujourd'hui le 8 septembre d'habitude le 8 septembre les parlementaires il siège à l'Assemblée nationale voilà là pour la première fois depuis 20 ans nous n'avons pas de session extraordinaire en septembre parce que il n'ose pas si j'ose dire mettre sur la table des textes dont ils ne sont pas certains de l'issue au moment du vote et donc on va peu légiférer j'ai l'impression sur des textes très très limités y compris en nombre d'articles et comme la politique a horreur du vide il faut déplacer le centre de gravité tout le monde a dit au lendemain des élections au législatives que le centre de gravité de la vie politique c'était déplacé vers le Parlement c'est une bonne nouvelle parce que les Français leur intelligence collective d'une certaine manière alors alors qu'on a un scrutin uni nominal ils ont produit quasiment le résultat d'une élection proportionnelle donc toutes les sensibilités de la vie politique sont représentées à l'Assemblée à l'Assemblée nationale et donc des mots que c'est vrai que il y a cette idée de d'essayer de d'occuper l'espace politique ailleurs qu'à l'Assemblée nationale d'où ce genre de grand-messe voilà et l'inquiétude que que c'est une Soignes de justifier et d'accompagner les décisions qui manifestement sont déjà prises sur beaucoup de sujets parce que on nous dit l'urgence sociale la question sociale bah arrive un texte de réforme de l'assurance chômage dont les syndicats eux-mêmes disent attendez la feuille de route que vous nous imposez c'est même pas la peine puisque vous nous faites négocier avec un pistolet sur la tempe puisque on dit au syndicat vous avez quatre points pour négocier si vous n'arrivez pas à atteindre ces objectifs là il y a une feuille de route c'est l'idée c'est de moduler les cotisations chômage en fonction de la situation économique et bien à ce moment-là le Parlement légiférer bon bah déjà les les c'est pas une bonne manière de dire aux gens négocier ils ont l'habitude les le patronat et les syndicats de négocier l'assurance chômage et ça c'est toujours globalement bien passé et là et là et là on leur dit et là on leur dit si vous n'y arrivez pas et d'ailleurs c'est pour ça que des déjà des syndicats et même le patronat a dit bah écoutez allez-y allez directement à la loi plutôt que de faire un simulacre de démocratie sociale justement effectivement le texte le projet de loi sur un chômage la réforme de l'assurance chômage vous le disiez qui dans un premier lieu garanti le versement les indemnités et prolonge les règles en vigueur jusqu'à fin 2023 avant de prévoir cette modulation dont vous parliez avec une assurance chômage plus ou moins généreuse en fonction de la situation du marché de l'emploi arrivera donc à l'Assemblée nationale dans les projets début octobre quand vous vous ferez votre rentrée pardon vous dites d'entrée de jeu votre appât non moi par principe je ne dis jamais je ne voterai pas je suis heureux d'être parlementaire de représenter les députés les les habitants de de l'Essonne de Massy-Palaiseau et des villes et des villes alentours donc je fais le job sincèrement simplement je le redis la méthode proposée bon le premier article qui consiste à prolonger les règles existantes évidemment sinon il y a une rupture de même si ces règles on les trouve nocives c'est celle qui avait été mis en place dans la précédente réforme de l'assurance chômage et qui avait durci les conditions de bénéfice de l'assurance chômage et pas et pas qu'un peu à un moment on se préoccupe du pouvoir d'achat lunédique elle-même avait estimé que c'est un million 150 000 chômeurs qui avaient vu leurs droits diminuer parce que c'est bon on a allongé la durée de cotisation pour avoir son droit de tirage à l'assurance à l'assurance chômage donc il y a eu notamment chez des jeunes chez des précaires une baisse des des allocations chômage qui était versées mais bon il faut quand même prolonger ce système là et là on nous propose d'une certaine manière de durcir davantage avec cette idée dont les mêmes les économistes discutent et débattent et les partenaires sociaux y compris certains acteurs du patronat vous savez moi la semaine dernière je suis allé discuter de ça où Medef oui c'est bien la preuve que je suis ouverte à discuter avec tout le monde et je pense que notre démocratie elle a besoin de cette dispute apaisée et même au sein du patronat j'ai certains acteurs qui disent mais cette espèce de de modulation enfin croire que la réforme de l'assurance chômage c'est ce qui permettra d'atteindre le plein d'emploi puisque c'est comme ça que c'est présenté en disant on a des secteurs en tension et on a des chômeurs qui en gros refusent de prendre des emplois c'est une version un peu on va dire manichéenne pour ne pas dire réductrice les secteurs en tension en question c'est pas la réforme de l'assurance chômage qui va faire qui vont trouver des candidats c'est aussi des questions de qualité de vie au travail de pénibilité de niveau de rémunération autant de sujets qu'il faut mettre sur la table concomitamment à l'évolution de l'assurance chômage moi je suis pas hostile mais on a toujours montrer les partenaires sociaux le faire jusqu'à présent et on leur a pas on les a pas comme dépouillés de leur prérogatives du dialogue social Jérôme Guedj lundi Emmanuel Macron a entrouvert la porte à une contribution sur des entreprises de l'énergie à l'échelle européenne on ne parle pas de taxes ce que vous dénoncez notamment à gauche et ce qu'il faut enfin oser franchir le pas aller plus loin sur cette question je vous disais le compromis on le recherche mais il faut jamais oublier que le compromis c'est toujours le fruit d'un rapport de force et c'est pas un gros mot rapport de force c'est pas la conflictualité systématique et donc pourquoi est-ce que Emmanuel Macron qui a un mois ou deux mois ne parlez pas balayer d'un revers de la main ces questions là ben c'est parce que on a mis le sujet sur la table par exemple nous au Parti socialiste Olivier Faure a fait la proposition d'un référendum d'initiative partagée pour dire aux citoyens si vous soutenez cette proposition si 10% du corps électoral soutient cette proposition alors elle doit être inscrite à l'ordre du jour des assemblées dans le même temps d'autres pays vont dans cette voie et donc le prix en la République il peut pas rester le dernier des Mohicans qui refusent ce principe allez on va dire un peu de bon sens à situation exceptionnelle en terme de pouvoir d'achat et de conséquences énergétiques moments on va demander c'est un peu botté en touche je je préférerais qu'ils prennent une voilà typiquement si le Conseil national de la refondation si demain les débats à l'Assemblée nationale permettent de d'aller dans cette voie ben je serai le premier applaudir merci beaucoup Jérôme Guedj député socialiste de l'Essonne merci d'être passé dans le studio de la matinale RCF et donc vous ne serez donc pas au conseil de national de l'information mais dans l'Essonne qui s'ouvrent tout à l'heure à Marcoussis merci beaucoup