Bonjour chez vous ! du 24 février 2026
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mardi 24 février pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Et elle est une de nos régions, ça y est, le drapeau olympique est sur le sol français. De retour hier à Albertville en Savoie avec nos champions, le tout dans une ambiance de folie qui laisse augurer un bel engouement pour les Alpes 2030. On va y revenir.
Il y a la fête et puis il y a les questions autour de l'organisation de ces Jeux 2030 avec des tensions au sein du comité d'organisation. Son patron Edgar Gros-Piron est auditionné. Demain au Sénat, peut-il se maintenir à la tête du comité d'organisation ? On pose la question au sénateur centriste des Hautes-Alpes, Jean-Michel Arnault. Bonjour. Bonjour, merci d'être avec nous. Votre territoire qui va d'ailleurs accueillir des épreuves olympiques, on va en parler. Et puis tout juste revenu d'Alberville, Sébastien Lecornu est ce matin dans les allées du salon de l'agriculture pour répondre à la colère des agriculteurs. Préparer le projet de loi d'urgence agricole.
Y a-t-il une rupture entre Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu et nos agriculteurs ? Dans une demi-heure, on reçoit François Patria, le patron des sénateurs Renaissance. Et puis à trois semaines des municipales, notre baromètre Doxa pour Public Sénat et la presse régionale qui montre que vous êtes 75% à vous intéresser à cette élection. Mais que le dégagisme pourrait bien toucher les mers. Analyse dans une heure avec Émile Leclerc d'Odoxa et notre éditorialiste de Ouest France, Stéphane Vernet. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Alexandre Toussard. Bonjour Ariane.
À la une de ce mardi 24 février, ça fait 4 ans que la Russie a envahi l'Ukraine. Et pour l'événement, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, seront à Kiev. Une réunion en visioconférence de la coalition des volontaires sera également organisée aujourd'hui. La coalition des volontaires réunit les pays alliés de l'Ukraine. On va écouter Emmanuel Macron, le président français, sur la nécessité de poursuivre le soutien aux Ukrainiens.
Nous continuerons d'augmenter la pression sur la Russie. Nous devons avancer sur le 20e paquet de sanctions de l'Union européenne. Et les discussions se tiendront dans les prochains jours. Nous devons travailler à une interdiction totale des services maritimes pour les exportations de pétrole russe. Intensifier nos efforts communs contre ce qu'on appelle la flotte fantôme russe. Et avec le plus haut niveau de coordination possible.
L'ambassadeur américain ne s'est pas rendu au cas d'Orsay. Charles Kuchner a été convoqué par le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrault. Après les commentaires de son ambassade sur la violence de l'extrême gauche en France à la suite de la mort de Quentin de Ranck. Mais l'ambassadeur ne s'est pas rendu à cette convocation. Et il ne pourra plus accéder aux membres du gouvernement français désormais, a fait savoir le quai d'Orsay. Et puis les droits de douane supplémentaires de 10% infligés par Donald Trump entre en vigueur aujourd'hui sur les importations venues du monde entier vers les Etats-Unis.
Une mesure qui fait suite à la décision de la Cour suprême américaine de retoquer les droits de douane précédents décidés l'an dernier par le locataire de la Maison-Blanche. Le Sénat se penche aujourd'hui sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Avec une réforme constitutionnelle qui vise à mettre en place les accords signés l'été dernier à Bougival dans les Yvelines par les acteurs néo-calédoniens et l'État. Cet accord prévoit la création au sein de la Constitution française d'un État néo-calédonien et du nationalité néo-calédonienne. Une réforme constitutionnelle qui a peu de chances d'obtenir les 3 de 5e des voix des parlementaires nécessaires pour être adoptés.
Et puis Albertville a donc prolongé hier la magie des JO. Ah oui, la cité Savoyarde a accueilli les athlètes français médaillés de retour des Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina. L'occasion de se projeter vers les Jeux 2030 qui seront organisés dans les Alpes françaises. Aurélien Romano. Le drapeau olympique aux cinq anneaux flotte à nouveau au-dessus d'Albertville, là où les précédents Jeux olympiques d'hiver français ont eu lieu en 1992. Hier, c'était jour de fête dans la commune Savoyarde. Les athlètes français des Jeux d'hiver de Milan-Cortina sont célébrés par 6000 personnes survoltées.
Avec un bilan record de 23 médailles, les champions se sont succédés sur l'estrade à l'image de Romane Miradoli en Super G, Mathis Desloges triple médaillé en ski de fond ou encore Léa Kesta qui se projette déjà sur 2030.
Mais je suis trop excitée pour 2030 et j'espère en ramener deux la prochaine fois.
Les présidents des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes et les autres personnalités politiques se projettent aussi sur 2030 et espèrent capitaliser sur cet engouement populaire pour faire oublier les polémiques récentes autour de l'organisation des Jeux dans les Alpes. Plus tôt dans la journée, Sébastien Lecornu avait rencontré les athlètes, notamment Quentin Fillon-Maillet et ses quatre médailles dont trois en or. Le Premier ministre se voulait être très optimiste au milieu des officiels et des athlètes à l'hôtel de ville d'Albertville. Si je suis venu cet après-midi, c'est qu'on y croit, que les équipes changent, elles changeront.
Il y aura d'autres gouvernements d'ici 2030, mais qu'il y a une continuité de l'État, une continuité de la parole donnée et tout simplement parce qu'il y a une continuité de l'envie de réussir. Les géo-italiens, sur plusieurs sites, ont été un test grandeur nature de ce que veut organiser la France dans quatre ans. Et on va y revenir avec vous, Jean-Michel Arnaud. Merci beaucoup d'être notre invité, sénateur unioncentrice des Hautes-Alpes. On va évidemment parler de CIGI, où votre territoire, le Briançonné, va d'ailleurs accueillir des épreuves, ski aquatique et snowboard. On va en parler et ça fait la une de la presse régionale. On va regarder trois titres.
Le Dauphiné, Albertville, fête ses héros, retour des champions tricolores du drapeau olympique. Calberville qui a donc retrouvé la magie olympique, 34 ans après les JO de 92. Elle a célébré hier les médailles de Milan-Cortina, le retour du drapeau olympique avant de passer le relais aux athlètes paralympiques. Ce sera à partir du 6 mars, les Jeux paralympiques. La deuxième une, c'est celle du Courrier de l'Ouest. Toujours frappée par les inondations, l'ouest de la France, il faudra s'armer de patience.
Titre le journal, coupure d'énergie, personnes isolées, assurance, la décrue s'annonce lente, les tâches encore nombreuses et même si les niveaux de la Loire et de la Maine baissent, la vigilance rouge est toujours active dans trois départements. Et puis la dernière une, c'est celle de la Voie du Nord, un conflit qui s'éternise en Ukraine. La guerre déclenchée par l'invasion russe du 24 février 2022 entre dans sa cinquième année. Les attaques russes frappent toujours le pays. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?
Je vais vous parler en fait de deux unes, mais une très rapidement parce que je ne peux pas laisser en deuxième rang la situation ukrainienne, qui est une situation horrible. L'Ukraine est en guerre depuis quatre ans, mais en fait elle l'est depuis l'annexion de la Crimée, donc ça fait plus d'une dizaine d'années. Et j'ai évidemment une grande pensée pour ces combattants ukrainiens, qui sont non seulement des combattants de leur liberté, mais également de la nôtre.
Et puis évidemment, les JO d'Alberville, plus exactement les JO qui viennent de nouveau à Albertville, avec cette perspective joyeuse portée par l'enthousiasme, l'enthousiasme des JO de Milan Cortina, l'enthousiasme des téléspectateurs très nombreux sur France Télévisions et toutes les chaînes associées.
Et puis cette envie d'avoir envie d'avoir de beaux jeux et de retrouver l'esprit olympique de Paris 2024, mais aussi de l'enthousiasme, je crois pouvoir le dire, que nous avons vécu au bord des pistes de ski, au bord des pistes bobsledges, même sur le curling pour les JO, et vraiment cette razia française sur des médailles, ce qui montre que malgré quelques esprits chagrins, il y a toujours un enthousiasme autour du sport, le sport fédère, le sport enthousiasme, et il peut aussi rassembler les territoires de la Haute-Savoie jusqu'à Nice pour pouvoir faire de beaux jeux lors des JO de 2030.
Oui, c'est ça, parce qu'on avait l'impression pendant 15 jours, en regardant les JO, qu'on était un peu dans une bulle, c'était un peu un monde à part avec des émotions particulières. Vous l'avez dit, il y a un record de médailles françaises, 23, c'était 15 le précédent record. Il y a eu des records d'audience aussi, plus de 6 millions de Français qui regardaient les épreuves de biathlon. Qu'est-ce que vous avez ressenti, vous, en regardant ça ?
Moi, j'ai ressenti d'abord beaucoup d'émotions, j'ai ressenti aussi un enthousiasme pour la montagne, de manière générale. Nous sommes en pleine vacances scolaires actuellement, notamment dans les Hautes-Alpes, que je représente ici à la Haute-Assemblée. Il y a un mont fou dans les montagnes, il y a un enthousiasme, il y a une envie d'oxygénation. Et on retrouve un peu ce que nous avions vécu dans les montagnes françaises après le Covid, une envie de montagne. Donc l'idée, c'est de pouvoir surfer, dans tous les sens du terme, sur cette envie, à travers un événement international, et faire en sorte que nous puissions aussi, et surtout, réfléchir à l'héritage, l'héritage de ces futurs JO.
Et l'héritage se construit aujourd'hui avec tous les sub-ressauts dont vous ne manquerez pas de m'interroger.
– Oui, on va en parler, mais les giants, au-delà de l'aspect sportif, les JO de Milan-Cortina, c'était aussi un peu une nouveauté sur le principe de JO éclatée. Il y avait plusieurs pôles en Italie, il y aura plusieurs pôles en France, vous l'avez dit, la Haute-Savoie, le Savoie, le Brianssonnet et le pôle Nice-Côte d'Azur. Est-ce que pour vous, ces JO de Milan-Cortina, c'est un exemple à suivre ?
– Dans tous les cas, c'est un exemple de dynamique territoriale, il y avait également deux régions, une capitale de la Lombardie, Milan, et puis des sites majestueux, enfin je ne sais pas vous, mais moi j'étais enthousiasmé, j'étais ébloui par la beauté de ces montagnes italiennes, et donc oui, c'est une expérimentation intéressante. D'ailleurs, le COJOP était présent en nombre, les régions étaient là, un certain nombre de délégations françaises, sportives, mais aussi administratives et des collectivités locales étaient là, pour observer. 500 kilomètres entre les deux points de distance sur ces JO italiens, nous aurons à peu près la même configuration en France, donc c'est évidemment…
– Est-ce que ça va de la Haute-Savoie jusqu'à Nice ?
– Jusqu'à Nice, en passant par Lyon aussi, donc on est dans une situation, évidemment, Brianssonnet, je ne peux pas l'oublier, on est évidemment dans une situation où ces JO ne se feront que s'il y a un enthousiasme, s'il y a une adhésion des populations, et si on est au rendez-vous, y compris en matière d'infrastructures et de recherche d'héritage, je crois qu'on est bien partis, parce qu'il y a eu beaucoup de pisse vinaigre, excusez-moi, je vous le dis avec mes mots, sur le fait que ça ne marche pas, etc., on n'y arrive pas, dans tous les cas, il y a l'enthousiasme populaire, et je pense que la population est derrière nous, la population est enthousiaste, la population pas simplement des Alpes, tous les sportifs, et je crois que cet esprit de Milan-Cortina, il va falloir le cultiver pour les JO des Alpes françaises, et nous sommes prêts pour pouvoir relever ce défi.
– Oui, et on a vu hier encore un véritable enthousiasme à Albertville, il y avait plus de 6 000 personnes pour accueillir les champions français, qu'est-ce qu'ils disent les habitants chez vous ? Ils attendent avec impatience ces JO 2030 ?
– Je pense franchement que c'est comme tous les grands projets, c'est par phase. Là, jusqu'à maintenant, on est dans une phase où c'est essentiellement la mécanique, l'arrière-boutique qui est mis en avant, les difficultés qu'il ne faut pas sous-estimer, de montage d'opérations, de montage des équipes, et donc encore une appropriation relative.
Et là, je pense que ce qui s'est passé avec Milan-Cortina, ce qui se passait hier soir à Albertville, et ce que nous allons mettre en place avec, par exemple, dans les Hautes-Alpes, à l'initiative du Conseil départemental, un nouveau schéma départemental des sports, une réflexion sur les mobilités, une réflexion sur l'habitat, comment ménager notre montagne tout en l'aménageant, je crois que c'est ces sujets-là qui vont maintenant être au cœur de l'enthousiasme et l'adhésion populaire.
C'est une responsabilité, c'est aussi une exigence que de mobiliser la population, mais je suis sûr que, comme pour les JO 2024, ou ceux d'Italie, ou à l'image de ce qui s'est passé hier soir, nous saurons mobiliser la population, parce que nous avons également besoin de bénévoles pour réaliser dans de bonnes conditions cet événement.
Et on va aller justement du côté d'Alberville, où se tenait hier la grande fête, le retour des champions olympiques, le retour du drapeau olympique également. À Albertville, on retrouve Laurent Defour, bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, fondateur de Savoie News. Le compte à rebours est donc lancé. Elles sont très très belles vos montagnes, mais on a envie d'y aller. Je suis venu juste à côté du mât rien que pour vous. Ah c'est bon, effectivement. Donc on était ravis. Le mât olympique. Il nous manquait la flamme hier soir, mais la flamme était dans nos cœurs. Mais surtout, elle ne va pas tarder à arriver.
Mais effectivement, derrière vous, le mât olympique, où a été hissé hier le drapeau olympique ? Par les chasseurs alpins d'ailleurs. Et il y avait le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui était également sur place. Vous avez bien évidemment suivi cette journée, Laurent Defour. Là, on peut dire qu'on y est. Il y a aussi des messages très positifs. On dit toujours qu'on n'y arrive jamais en France. Mais finalement, on n'a pas de pétrole, mais on a plein d'idées. On a surtout beaucoup de volonté, surtout en Savoie. La région a réalisé son coup hier soir. Parce que 6500 personnes étaient présentes devant ce mât et à la halle olympique.
Alors bien entendu, la symbolique de tous ces champions qui ont mis en effervescence cette halle olympique, qui a revécu ces grands moments de 92. Et je peux vous assurer que c'était exemplaire en termes d'organisation et en termes aussi d'enthousiasme. Et c'est important parce que ça a remis un peu d'âme à cette halle olympique. Et puis ce pic, qui est un pic métallique finalement, a été complètement transformé par l'historique des Jeux olympiques, de Chamonix, de Grenoble. Et à travers ce clou, parce que c'est un clou finalement, il y a eu un spectacle magnifique qui a été ovationné par l'ensemble du public.
Moi, je peux vous assurer qu'il y avait longtemps qu'à Albertville, on n'a pas vu un tel spectacle. Alors derrière ça, on pense un peu au job des entreprises, parce qu'on nous annonce, il y avait hier après-midi, au Bastron Pludge, un rendez-vous avec tous les chefs d'entreprise, avec Auvergne en Alpes Entreprises, pour parler des budgets. Et aujourd'hui, on a besoin de savoir, en tant qu'entreprise, il faut savoir qu'en Savoie, par exemple, 95% des entreprises ont environ moins de 20 salariés. Donc ces petites entreprises aimeraient bien aussi avoir leur part du gâteau.
Et j'ai envie de poser la question au sénateur, comment faire pour que tout le monde bénéficie des Jeux olympiques, même si Fabrice Pancouc l'a annoncé, même si la volonté des politiques, c'est d'ouvrir les vannes à tout le monde. Il y a quand même des trusts qui se font dans ce genre d'événements. Et j'aimerais savoir si le sénateur peut aujourd'hui porter parole pour ces entreprises et puis apporter des solutions pour que demain, les Jeux olympiques soient vraiment pour tous. Jean-Michel Lannot. Fabrice Pancouc, c'est le président de la région Auvergne en Alpes.
Oui, bien sûr. Merci d'abord de parler avec autant d'enthousiasme de la Savoie, que je parle, moi, des Hautes-Alpes et du Paul-Briansonnet. Et c'est bien cet esprit des Alpes françaises que nous cultivons ensemble. Pour répondre à votre question, oui, bien évidemment, on est mobilisés parce que vous imaginez bien que ce soit les filières industrielles, que ce soit les filières artisanales ou agricoles, il y a une volonté d'être dans l'esprit des Jeux et d'être dans le business des Jeux. Donc pour l'heure, on a encore quelques éléments d'organisation à finaliser, vous l'aurez noté, quelques budgets à boucler avec les partenaires principaux pour boucler le budget du COJOP.
Et nous aurons, notamment avec la Solideo, la société de livraison des équipements olympiques, la volonté d'accompagner la Solideo et de proposer à la Solideo des montages de marchés publics qui permettent d'accéder, notamment pour les TPE de proximité, à la sous-traitance ou à l'engagement physique sur un certain nombre d'opérations. Deuxièmement, nous avons l'obligation sur nos deux régions de porter nos filières agroalimentaires en particulier aux plus proches de ces JO. Là aussi, il y a du savoir-faire dans nos territoires, que ce soit du côté des conseils régionaux, que ce soit du côté des conseils départementaux.
Et oui, il faut que ces JO soient aussi l'occasion de pouvoir consolider nos entreprises en hyper-proximité. C'est aussi cet enjeu-là de valorisation, de promotion de nos activités. Et je pense qu'il y a une pleine conscience des parlementaires et plus encore des organisations de proximité de pouvoir atteindre ces objectifs.
– Mais qu'est-ce que ça apporte à un territoire comme le vôtre ? On le disait par exemple, le Briançonnet, c'est un des quatre pôles, ça va accueillir les épreuves de ski acrobatique, de snowboard. Au-delà des épreuves sportives, quel rayonnement attendu pour votre territoire ?
– D'abord, il y a la notion d'héritage pour la population au-delà des JO, avec un engagement pris par l'ensemble des partenaires de la mobilité de chemin de fer, que ce soit la région, que ce soit la SNCF, de moderniser la ligne des Alpes entre Marseille et Briançon pour gagner quasiment une heure et demie de temps de parcours. Aujourd'hui, il faut quasiment cinq heures pour faire Briançon-Marseille en chemin de fer. Nous aurons une amélioration des infrastructures.
Nous avons des améliorations d'infrastructures routières avec l'aménagement de la traversée de la Roche-de-Rame, avec un plan porté aussi par le département, de modernisation de tout le cheminement sur la Vallée-la-Durance jusqu'à Briançon à partir de Marseille, côté Haute-Alpes. Et puis, évidemment, nous aurons des aménagements de proximité liés au site, que ce soit une voie permettant de fluidifier la circulation sur la vallée de la Guizane, la vallée de Cerchevalier, ou l'emblématique projet de Village Olympique sur le Fort des Trois-Têtes, qui devrait, sur un site historique, un site classé sur le réseau Vauban, pouvoir moderniser ce site et surtout le conserver.
Et puis, il y a toute la dimension immatérielle, la mobilisation de nos populations, des jeunes qui, évidemment, à travers les JO que nous venons de vivre en Italie, ont les étoiles qui brillent dans les yeux et qui sont évidemment mobilisés avec leur club sportif, avec le CUDOS, le Comité départemental olympique et sportif, l'ensemble des acteurs de proximité, pour pouvoir porter, de manière citoyenne, avec les jeunes, avec la jeunesse de ce pays, une ambition pour notre département. Et le département des Hautes-Alpes est celui qui, probablement, a le plus d'intérêt sur ces JO, parce que c'est le seul qui n'a pas bénéficié de grands événements internationaux toutes ces années.
Chamonix, Albertville, Grenoble, ce ne sont pas des territoires hauts alpins. Et là, nous avons donc, évidemment, une chance de nous positionner, y compris en termes d'image et de promotion de notre territoire, sur ces JO comme étant un élément, un vecteur important de communication pour la destination touristique que nous sommes.
– Merci Laurent Defour, merci beaucoup. – Et venez en Savoie, et au zap, c'est bien, mais en Savoie, c'est mieux. – Je passerai par le Galilier,
qui est notre col commun. – Vous faites du vélo, alors ? – Absolument. – En vélo, j'espère ? – En vélo, oui, en vélo électrique, comme avantage.
– Merci Laurent, et merci d'avoir été devant ce mât olympique et devant ces belles montagnes savoyards. – Vous pouvez courir, vous pouvez courir.
– Belles montagnes savoyards, merci beaucoup. – On fait la fiche, les savoyards.
– On fait ça, avant les JO, on vous a fait un petit peu courir. Merci beaucoup Laurent d'avoir été avec nous. Alors, derrière l'enthousiasme savoyard, derrière la joie des médailles et du drapeau olympique, se cachent quand même de vives tensions au sein du comité d'organisation de ces JO des Alpes 2030. Edgar Gros-Piron, le président de ce comité d'organisation, sera auditionné demain par les sénateurs, avec beaucoup de questions, Alexandre, sur la crise. – C'est à ce moment-là que je casse l'ambiance.
– Oui, voilà, ça y est, là on était dans la joie, on était dans la bonne ambiance des JO, là ça y est, retour sur Terre, question sur la crise de gouvernance qui touche le comité d'organisation. – Oui, une audition au Sénat qui intervient deux semaines après le divorce entre le numéro 1 du comité d'organisation de ces JO 2030, Edgar Gros-Piron, et son numéro 2, Cyril Linette, directeur général du COJOP. Alors là, on voit à l'image Edgar Gros-Piron, donc le patron du comité d'organisation, et Cyril Linette, directeur général, qui est en train de claquer la porte, il va quitter son poste sur fond, je cite, « de désaccords profonds avec la gouvernance d'Edgar Gros-Piron ».
Le problème, c'est que ce départ s'inscrit dans une vague de démissions à la tête du comité d'organisation, et ça commence à faire beaucoup. Au début du mois de février, c'est le président du comité des rémunérations qui s'en est allé, craignant, je cite, « un dérapage financier de l'événement ». En janvier, c'est le directeur de la communication qui avait annoncé son départ, un mois après la démission de la directrice des opérations. Alors, face à ces départs en série, certains commencent à parler de crise de gouvernance. Dimanche, pour la clôture des Jeux de Milan, il y avait une réunion de crise du COJOP à Milan pour en parler.
On va écouter Edgar Gros-Piron, qui est pris dans cette polémique et qui essaye de rassurer.
On partage tous la même ambition, faire réussir ses Jeux. On partage tous l'idée que pour que ces Jeux réussissent, on a besoin de stabilité, de sérénité et de continuité.
On sent qu'il n'y a pas encore la sérénité à la tête de ce comité d'organisation. Et une crise de gouvernance qui interroge aussi le sommet de l'État. Oui, on dit qu'Emmanuel Macron commence à être agacé de ses démissions en série à la tête du COJOP et le gouvernement va lancer une nouvelle mission d'inspection du comité d'organisation, après avoir déjà lancé en janvier dernier une mission d'inspection pilotée par Étienne Taubois, ancien directeur des Jeux de Paris 2024. Écoutez la ministre des Sports, Marina Ferrari.
Oui, bien sûr, il y a une mission d'inspection qui a été lancée à l'initiative du gouvernement. Simplement, il faut voir dans cette mission le souhait de venir en appui du COJOP et en complément de la mission Taubois. C'est vraiment l'idée qui était celle du gouvernement aujourd'hui. Après la phase critique que nous avons connue, il faut dire les choses telles qu'elles sont, comment aujourd'hui on objective la situation et on repasse sur des bonnes bases. Cette mission d'inspection, elle a cette vocation.
Et puis hier, le Premier ministre Sébastien Lecornu, en ancien ministre des Armées, a essayé de mettre un petit peu d'ordre dans les troupes. On l'écoute. Laissons les dépressifs de côté, laissons les persifleurs de côté, laissons les mauvais coucheurs de côté et une bonne fois pour toutes, tout le monde a son poste de combat et tirons tous dans le bon sens et dans le même sens pour y arriver en 2030. Jean-Michel Arnault, est-ce que vous vous interrogez face à ces départs en série à la tête du comité d'organisation ?
On s'interroge forcément, on observe. Moi, j'essaie de regarder le verre à moitié plein. Le verre à moitié plein, c'est que la feuille de route, elle est installée. Nous avons une loi olympique qui a été votée. Nous avons une Solideo, une société de livraison des Jeux olympiques, des équipements olympiques, qui est au travail. Nous avons un délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques, M. Molina, préfère Molina, qui est en place. Nous travaillons.
Il y a une volonté très claire au plus haut sommet de l'État, présidence de la République, Premier ministre, ministre évidemment des Sports, mais aussi la présidente du CNOS, du comité national olympique et sportif, de dire maintenant, on est à l'après Milan, il faut tout remettre à l'endroit. Et donc, nous aurons le plaisir d'auditionner M. Gros-Piron et également le Dijop Molina demain matin au Sénat. Nous attendons des réponses claires, d'organisation et il faut rapidement passer à la première parce qu'on ne peut pas faire des surprises.
Quelles questions il faut lui poser selon vous, demain ? Edgar Gauve-Piron ?
Je pense qu'une question, c'est simple. Quelle est votre organisation pour que cesse l'étergiversation et que nous puissions rassurer l'ensemble des partenaires territoriaux, mais aussi les partenaires financiers parce qu'il s'agit maintenant d'aller chercher les principales sponsors, les principales signatures pour équilibrer en recettes le budget dépense du Cochop. Et ça passe principalement par des partenariats importants avec des grandes sociétés, des grands groupes comme pour tous les JO. On sait que les JO d'hiver sont des JO qui ne s'équilibrent pas financièrement et il n'y a que le cas de Vancouver où on a eu des JO d'hiver excédentaires.
Donc il faut maintenant retrousser les manches, avancer et puis ne plus laisser place aux doutes. M. Gauve-Piron a la confiance, semble-t-il, des deux présidents de région, de Michel Barnier qui est un acteur important compte tenu de son expérience y compris pour les JO d'Albertville. Maintenant, soit M. Gauve-Piron apporte les éléments qui rassurent, qui permettent de franchir une nouvelle étape, soit des décisions sont prises par celles et ceux qui doivent les prendre. Et moi, je souhaite que M. Gauve-Piron...
C'est-à-dire quitter la gouvernance du Cochop ?
C'est pas moi le dire. Je dis simplement que M. Gauve-Piron doit apporter des assurances en matière de gestion pour trouver les solutions de crise auxquelles il est confronté, auxquelles nous sommes confrontés et très rapidement remettre de la stabilité, de la détermination et de l'engagement parce que quand nous avons sur un site éclaté comme celui que nous avons sur les Alpes françaises des objectifs en matière de réalisation, de livraison d'équipements olympiques, de livraison et de réalisation d'équipements qui seront dans l'héritage pour nos régions, on ne peut pas perdre une journée de plus. Il faut être au travail.
Nous avions comme objectif après les JO de Cortina à Milan de pouvoir être au travail. Nous avons une carte des sites à mettre en place de manière définitive pour que chacun puisse décliner sa feuille de route. Maintenant, au travail...
Est-ce qu'il n'y a pas un problème de personne avec la gouvernance d'Edgar Gropiron quand on voit tous ses départs ?
Les départs sont liés, c'est assez fréquent dans des organisations complexes. La gouvernance de ces JO 2030 est complexe par essence de régions, plusieurs départements, des communes, des intercommunalités, des partenaires tiers, des financements à aller chercher dans le privé, des opérations ambitieuses autour d'un certain nombre de villages olympiques, sur Nice, autour de Christian Estrosi, une ambition aussi sur un parc de glace. Bref, ce n'est pas simple. Donc, regardez le travail déjà effectué. Regardons le parcours effectué. Et maintenant, comme l'a dit le Premier ministre, les grincheux, l'épice vinaigre, on passe derrière.
Et maintenant, on se concentre comme des chefs d'entreprise sur les objectifs et on décline ces objectifs avec des actions et on met de l'or dans la maison. Je pense que ces discussions apparaîtront comme étant un élément d'histoire de la mise en place de ces JO dans quelques semaines. Maintenant, il faut bosser, il faut se mettre en ordre de bataille et puis on bosse, on bosse, on bosse. C'est ça l'esprit montagnard et on avance.
Et Sébastien Lecornu tout juste rentré d'Alberville. On l'a vu, il y était hier, se rend ce matin dans les allées du Salon de l'agriculture. Objectif échanger avec les agriculteurs en pleine crise et en vue du projet de loi d'orientation d'urgence agricole qui sera examiné en juin au Sénat. On écoute ce qu'en dit la ministre de ce texte, Annie Gennevar, c'était hier au Salon. Je veux que ce texte aille au bout avant 2027. Je vous mentirais si je disais que nous pouvons mener la révolution copertitienne que l'agriculture demande depuis 40 ans alors qu'il ne reste que quelques semaines utiles au Parlement.
Entre les campagnes municipales et sénatoriales, il reste en tout et pour tout quatre mois au maximum disponibles pour faire prospérer des textes avant les élections. Qu'est-ce que vous attendez de ce texte, Jean-Michel Arnaud ?
Vous voulez une réponse très sincère ? Pas grand-chose. Pas grand-chose. Pas grand-chose parce que on est dans une situation où la réalité est que d'abord l'agriculture est une politique européenne. Or, quand on regarde la feuille de route des financements européens, c'est moins 20%. pour la PAC. Le principal combat, il est en Europe convaincre nos partenaires européens que la politique agricole commune doit rester une priorité agricole de souveraineté alimentaire européenne et d'aménagement également des territoires et de maintien des territoires.
Mais il a le poids pour le faire, Emmanuel Macron, quand on a vu sur le Mercosur, il n'a pas pu peser, le Mercosur a été signé par l'Union européenne. Sur la PAC, vous pensez qu'il va réussir à la négocier de manière favorable
pour la France ? Mais à travers votre question se pose la question du déclassement de la France en Europe. Oui, évidemment, on a perdu des parts de marché. Oui, on a une influence qui est fragilisée compte tenu aussi de la fragilité politique, de l'instabilité politique que nous avons. Oui, l'élection de 2027 va devoir clarifier d'une manière ou d'une autre notre politique à l'égard de l'Europe. Je suis pour une politique européenne dans laquelle la France joue pleinement sa place.
Je suis favorable à une Union européenne puissante en Europe à travers ses États membres mais aussi à l'extérieur parce que c'est la seule condition de garder un rayonnement, une puissance européenne dans un monde devenu de plus en plus illibéral, devenu de plus en plus chaotique où le plus fort est la règle. La règle plus forte prévaut partout et donc nous devons effectivement réagir là-dessus. Je reviens à votre question.
Nous avons des accompagnements aussi à faire dans les territoires pour le renouvellement des générations pour le monde agricole et puis il y a évidemment une question de revenus et de discussion à avoir avec la grande distribution pour que sur la chaîne de valeur nous ayons une part qui revienne plus aux producteurs qu'aux distributeurs et là-dessus je pense que le gouvernement peut agir plus que sur la politique agricole commune mais sur la politique agricole commune je reviens là-dessus parce que c'est l'alpha et l'oméga de l'avenir de l'agriculture française et européenne il faut que chacune et chacune nous remobilisions d'ici 2027 et que la France trouve des alliés pour que l'on ait un niveau d'engagement européen à la hauteur des besoins pour maintenir une agriculture française paysanne et une agriculture française aussi productive parce que nous sommes en concurrence avec nos collègues européens mais aussi à travers le monde et que la France doit retrouver également une dynamique européenne une dynamique de production agricole pour pouvoir conserver des parts de marché au niveau mondial c'est aussi la condition de garder une agriculture de qualité avec des produits qualité qui protègent la santé des consommateurs
et le texte il sera examiné en juin au Sénat le Sénat qui hier a provoqué un débat sur la programmation pluriannuelle de l'énergie publiée par décret la méthode n'a pas du tout plu au sénateur un texte qui acte la relance du nucléaire ce qui n'est pas du goût des écologistes à l'image de Yannick Jadot pourtant cette PPE il faut quand même le dire c'est d'abord un pari impossible celui d'une relance tous azimuts du nucléaire il faut remarquer que vous êtes quand même très fort vous êtes passé d'une loi de transition énergétique de 2015 où c'était moins 14 réacteurs à plus 14 réacteurs ça fait quand même une balance de 28 réacteurs je reconnais là la force de frappe du lobby nucléaire dans notre pays Qu'est-ce que vous lui dites à Yannick Jadot ?
Vous comprenez sa position ?
Je comprends la sienne elle est classique elle n'est pas surprenante venant d'un élu sénateur écologiste dont on connaît les arguments moi je pense d'abord une question de forme je regrette que ce soit fait par décret le Sénat a voté un texte il y a quelques mois nous aurions pu imaginer avoir une poursuite de ce texte à l'Assemblée nationale et que la représentation nationale je dis bien représentation nationale la représentent les citoyens puissent s'exprimer sur cette orientation le gouvernement pour des raisons qui lui appartiennent que je peux comprendre par ailleurs l'instabilité politique l'incapacité à faire voter un texte à l'Assemblée nationale a choisi le décret je le regrette parce que ce n'est pas la meilleure façon d'associer les citoyens à un enjeu majeur qui est l'énergie et donc un peu leur pouvoir d'achat ensuite je pense que les caricatures des uns et des autres ce n'est pas ma tasse de thé je pense qu'il faut un mix énergétique il faut à la fois le développement et la consolidation d'une filière nucléaire qui nous a quand même donné quelques services et quelques avantages compétitifs toutes ces années et notamment lorsqu'on a eu la crise énergétique de 2020-2021 avec des prix qui se sont enflammés on était heureux d'avoir un peu de nucléaire on était très malheureux d'avoir une partie des tranches nucléaires qui ne fonctionnaient pas parce que c'était un impact majeur pour l'économie française et il faut du renouvellement également énergétique dans un département comme le mien les Hauts-de-Zade dans la région Provence à Côte d'Azur il faut des règles claires durables stables pour par exemple la production de photovoltaïques parce que derrière on a toute une filière industrielle de professionnels en la matière et que nous avons une capacité aussi dans des pays du soleil comme le sont les territoires du sud de la France de pouvoir trouver un équilibre notamment pour les besoins d'urnes de journées en matière énergétique donc il faut ce mix il faut cet équilibre et donc pour répondre à votre question Yannick Jeannot n'est pas tout à fait dans l'équilibre il est dans l'idéologie mais bon on est habitué
Merci beaucoup Jean-Michel Arnaud merci d'avoir été notre invité Alexandre on se retrouve dans 20 minutes pour l'info dans nos régions la revue de presse régionale Oui la presse régionale qui revient largement sur les 4 ans de la guerre en Ukraine Et ce sera à suivre et on accueille notre prochain invité c'est le patron des sénateurs Renaissance François Patriar qui nous rejoint Bonjour François Patriar Bonjour Merci beaucoup d'être l'invité de cet entretien sénateur de Côte d'Or vous êtes le patron du groupe RDPI Renaissance les sénateurs macronistes on va revenir sur le salon de l'agriculture puisque vous êtes également ancien ministre de l'agriculture sur les municipales mais d'abord l'actualité c'est l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris convoqué au Quai d'Orsay hier pour ses propos après le meurtre de Quentin il ne s'est pas présenté est-ce que c'est une humiliation pour la France ?
Je pense que surtout c'est de sa part tout à fait inadmissible vous savez quand on se permet dans un pays de porter des jugements sur ce qui se passe à l'intérieur du pays alors que dans son pays lui-même savez-vous que le nombre d'homicides aux Etats-Unis est six fois supérieur à celui de la France donc venir donner ici des leçons dans un pays où on est l'autre me paraît tout à fait à la fois inadmissible inapproprié et pas correct
Et c'est pour ça qu'il avait été convoqué sauf qu'il n'est pas venu est-ce que la France se fait marcher dessus par l'administration Trump ?
Elle ne fait se marcher dessus il refuse de venir bon, d'ontact il n'empêche que le président de la République a dit ce qu'il avait à dire Mais d'ontact ça veut quand même dire
quelque chose de la France
J'entends bien mais il est dans la méthode de son mentor qui est M. Trump qui est par ailleurs de sa famille et aujourd'hui ce mépris pour l'Europe il le dit sur tous les tons il l'explique dans tous les interviews il le fait il se croit il se croit tout permis comme M. Trump la loi c'est lui l'ordre c'est lui il le fait comme tel ça méritera sans doute des suites de la part du gouvernement français compte tenu du fait qu'un ambassadeur qui ne répond pas à une invitation c'est non seulement une main adresse mais c'est une grossièreté
Pour le moment la suite la réponse de Paris c'est lui interdire tout contact avec le gouvernement ça c'est une réponse adéquate c'est pas trop timide ?
Écoutez c'est déjà un premier pas on va voir effectivement il a déjà été convoqué une fois c'est pas la première fois je trouve son attitude inadmissible à la fois blessante et contraire aux usages diplomatiques
Mais est-ce que ça ne dit pas quelque chose du fait que pour les Etats-Unis aujourd'hui la France n'est plus une puissance Emmanuel Macron c'est pas un président fort ?
c'est pas non on va pas toujours venir à Emmanuel Macron ici on peut pas parler de choses non je pense que c'est vis-à-vis de l'Europe aujourd'hui le président Trump pense que l'Europe ne compte pas le peuple pense qu'il est même un adversaire qu'il veut affaiblir l'Europe tous les moyens sont bons pour affaiblir l'Europe raison de plus pour que l'Europe soit unie pour faire répondre d'une seule voix et faire savoir à monsieur Trump qu'elle n'entend pas aujourd'hui se laisser dicter ses lois ses desiderata on l'a vu d'ailleurs sur les droits de douane
Justement les droits de douane de 10% qui entrent en vigueur ce matin comment répondre et est-ce que l'Europe sera suffisamment unie et ferme pour répéter à Donald Trump ?
Je crois que dans un premier temps même si c'était compliqué c'était difficile l'accord qu'elle avait obtenu était un accord qui permettait d'éviter le pire mais vous savez comment fonctionne monsieur Trump il fait le maximum pour revenir après et pour obtenir ce qu'il veut là je pense que monsieur Trump a été en grave difficulté mise en cause par une cour qui lui est théoriquement favorable ça veut dire que quand même les choses sont un peu dramatique et grave qu'il essaye de fonfaronner comme il l'a fait de façon totalement décousue dimanche soir donc ou samedi soir pardon et je crois que aujourd'hui il nous faut toujours répondre d'une seule voix qu'il est possible de tenir tête à monsieur Trump le président Macron l'a fait sur l'Ukraine il l'a fait avec beaucoup de détermination ça a été salué par tous les alliés tous nos partenaires et bien il faut qu'on fasse de même sur les droits de douane des droits de douane qui coûtent cher aujourd'hui parce que personne ne sait comment il va falloir rembourser ce qu'il a prélevé et des droits de douane en fin de compte qui lui coûtent cher à lui aussi puisqu'il coûte très cher aux américains et que l'inflation monte aux Etats-Unis que la vie chère et que la contestation monte chez lui moi je pense que dans un an monsieur Trump sera dans de graves difficultés
des droits de douane qui impactent certains secteurs agricoles Sébastien Lecornu est ce matin au salon de l'agriculture à la rencontre de nos agriculteurs qui connaissent de multiples crises Est-ce que les quinquennats d'Emmanuel Macron ont été un échec sur le plan agricole ?
Alors écoutez je vais vous dire je suis élu depuis maintenant presque un demi-siècle pendant ce demi-siècle j'ai fait les salons de l'agriculture tous les ans tous les ans j'ai connu des difficultés et tous les ans il y a eu des crises mais les crises comme celles-là il y en a eu peu je pense que dire que le quinquennat d'Emmanuel Macron n'aurait pas été favorable à l'agriculture c'est un contresens et un non-sens je pense que des grandes lois par exemple je vous prends trois sujets sur l'agriculture la retraite portée au SMIC personne ne l'avait faite tout le monde l'avait demandé depuis des années l'assurance récolte c'est une mesure aujourd'hui dans les conditions climatiques qu'on connaît de permettre de sauver les récoltes de sauver l'agriculteur c'est nous qui l'avons voté la loi Egalim elle n'a pas totalement réussi ce vote mais elle permet aujourd'hui aux éleveurs de viande de gagner beaucoup mieux leur vie et elle permet aujourd'hui à la viande de se tenir très bien jamais les cours de la viande n'ont été aussi dramatiques il y a la dermatose à côté il y a un problème sanitaire mais sur le plan économique découvert ça a été fait sur le plan fiscal il y a eu des mesures qui ont été faites pour des provisions pour des calés qui sont importantes sur le plan de l'environnement sur le plan des aides aux agriculteurs y compris pour s'améliorer pour les structures nous l'avons fait une loi agricole nous l'avons fait je ne suis pas sûr dernièrement encore 300 millions de décidés par le ministère de l'agriculture et le gouvernement pour pouvoir faire face aux crises immédiates que c'était dans les crises viticoles que c'était dans les crises diverses aujourd'hui il y a des filières qui se portent mieux il y a des filières qui ont des difficultés dans l'agriculture il y a toujours des crises toujours toujours c'est un ministère de crise
mais il y a aussi des réponses structurelles qui n'ont toujours pas des problèmes structurels qui n'ont toujours pas trouvé de réponse la question du revenu des agriculteurs qui reste encore un sujet les questions environnementales pas d'interdiction sans solution ça il n'y a toujours pas de réponse est-ce que Emmanuel Macron il a beaucoup promis il a eu beaucoup de mots mais finalement il n'y a pas eu beaucoup d'actes et de faits concrets derrière
il y a eu énormément d'actes et ceux qui veulent bien réfléchir aujourd'hui le conseil j'en ai parlé avec le président de la FMSUA j'en ai parlé avec des responsables agricoles de mon territoire que je rencontre chaque mois à côté d'abord honnêtement citez-moi un président de la République qui a eu autant d'égard avec l'agriculture et qui a pris autant de temps au salon de l'agriculture
mais c'est un peu ce que dit des agriculteurs qu'il a beaucoup parlé au début il y a eu les états généraux de l'alimentation et finalement derrière il n'y a pas eu beaucoup de faits concrets
il ne faut pas dire qu'il a parlé moi j'ai encore fait ce salon l'ouverture avec lui samedi filière par filière que c'était la filière volard la filière pêche la filière mouton les filières tout avec une des filières il a apporté des réponses positives de mesures qui ont été prises de mesures qui ont été prises regardez les syndicats sont très mécontents de le traitement de la dermatose heureusement heureusement qu'on a appliqué l'abattage systématique que contestent les syndicats agricoles aujourd'hui maintenant il n'y a plus de cas de dermatose à l'heure actuelle il y en aura peut-être au printemps mais là il n'y en a plus heureusement qu'il a été ferme je pense que d'abord il est très attaché au monde rural deuxièmement je ne connais pas un président qui connaisse les problèmes agricoles comme il les connaît et qui est tenté d'y répondre et qui est tenté d'y répondre nous l'avons répond par des lois importantes je vous assure par des lois importantes par des mesures à son prix mais il faut tenir compte du fait aussi que vous avez évoqué le problème des difficultés je crois que la complexité il y a un problème sur lequel effectivement on a échoué je crois qu'on n'est pas capable aujourd'hui de simplifier les procédures pour le monde agricole c'est de ça l'exaspération elle vient surtout parce que les problèmes des revenus ont toujours été redondants mais elle vient surtout des difficultés que rencontre l'agriculture face aux administrations et là là effectivement je pense que on n'a pas été assez ferme le chef de l'état n'a pas été assez ferme pour pouvoir simplifier penser qu'un viticulteur aujourd'hui bourguignon doit déclarer à 27 organismes les douanes la fiscalité l'agriculture l'environnement et que c'est très très compliqué et que les normes qu'on leur implique et qu'aujourd'hui les normes administratives sont vraiment trop exagérées et qu'il faut à tout prix revenir sur ce sujet
mais il n'y a pas que ça c'est d'ailleurs une partie du bien de l'agriculture si les problèmes avaient été résolus il n'y aurait pas besoin d'une nouvelle loi d'urgence agricole il y en a une qui est prévue qui serait examinée au Sénat en juin qu'est-ce que vous en attendez ?
on a fait beaucoup j'étais moi-même rapporteur d'une loi agricole sous monsieur le Passec des lois agricoles on a fait tous les ans mais justement pourquoi il y a besoin
d'une nouvelle loi si les problèmes avaient été résolus ?
parce que nous pensons aujourd'hui encore que dans la gestion de l'eau dans la gestion de l'énergie dans la gestion de la diversification il y a des moyens d'importer les revenus nouveaux et supérieurs au monde agricole et qu'il faut les faciliter
mais il y a aussi dans cette loi des choses prévues sur le revenu l'équilibre entre producteurs distributeurs les problèmes sont encore là François Patria
une partie des problèmes ont été résolus le revenu des agriculteurs qu'on le veuille ou non regardez la PAC tout le monde pensait que la PAC c'était sauvé Emmanuel Macron s'est battu comme la PAC comme personne mieux même que Jacques Chirac beaucoup mieux on a conservé les crédits de la PAC et on va les conserver mais vous pensez qu'il va y arriver là
à Bruxelles ? mais bien sûr il est en position il a assez de poids pour défendre la PAC française ?
mais bien sûr qu'aujourd'hui le président de la République saura défendre la PAC comme il l'a fait comme il a été ferme sur le Mercosur
avec le résultat qu'on connaît il a peut-être été ferme mais le Mercosur il va être appliqué est-ce que sur la PAC il prendra plus de résultats ? d'abord pour l'instant
il n'est pas encore appliqué aujourd'hui on pourrait parler du Mercosur si vous le souhaitez plus longuement mais je pense que lui en tout cas a été ferme il faut voter à plusieurs il ne peut pas voter pour les Roumains pour les Polonais ou pour les Italiens donc la France elle a été ferme l'appel a été fait contre cette décision aujourd'hui le Mercosur il faut en parler plus largement
mais vous pensez qu'il ne sera pas appliqué le Parlement européen a voté pour saisir la justice européenne est-ce que vous pensez que Ursula von der Leyen en tiendra compte ou que le Mercosur sera un débat ? je ne le vois pas
vous savez sur le Mercosur on est aussi dans l'irrationnel moi j'ai connu une époque de ma vie parlementaire où il y a eu des morts des manifestations dans le sud de la France dans le midi terrible lorsque l'Espagne et le Portugal sont entrés dans le marché commun les Français disaient que c'était la ruine qu'on allait tout perdre qu'on n'allait pas y arriver que ça ne pouvait pas marcher regardez aujourd'hui est-ce que maintenant quelqu'un penserait à sortir l'Espagne ou le Portugal du marché commun je crois qu'il faut garder un peu de raison un peu de hauteur à voir quels sont les avantages le problème du Mercosur c'est le problème de l'importation de la viande aujourd'hui et l'importation de la viande ne viendra pas beaucoup ce que craignent les agriculteurs c'est qu'on n'ait pas les moyens de contrôler ça je le comprends avec eux les moyens de contrôle si on importe des produits qui ne correspondent pas aux normes de notre pays donc c'est là-dessus qu'il faut insister aujourd'hui le jour où on aura les moyens de contrôle des clauses miroirs que le chef de l'État a obtenu alors on pourra avancer
un dernier mot sur le projet de loi agricole il est prévu au Sénat en juin pour le moment il n'est pas prévu à l'Assemblée est-ce que vous le regrettez est-ce que vous demandez au gouvernement de trouver une date rapidement
je n'attends pas tout du projet de loi agricole il y aura dedans des mesures qui j'espère qui j'espère simplifieront la vie du monde agricole dans toute la partie administrative qu'il a aujourd'hui pour remplir les contrôles je le souhaite est-ce qu'on souhaite qu'il soit voté avant l'été est-ce qu'il faut l'inscrire à l'Assemblée rapidement ?
le temps parlementaire est toujours celui-là d'abord on a un agenda parlementaire qui est chargé qui est nourri avec des textes importants que ce soit sur les transports que ce soit sur la fin de vie que ce soit sur la Nouvelle-Calédonie que ce soit on a dit important bon ce texte-là le Président et le Premier ministre ont voulu qu'il soit concerté pour qu'il soit efficace il faut qu'il réponde vraiment aux attentes pour qu'il réponde aux attentes il y a quand même un temps de concertation pour qu'il soit rédigé avec le monde agricole qu'on ne fasse pas une loi pour rien si on ne veut pas faire une loi pour rien prenons le temps il vaut mieux qu'elle soit votée six mois plus tard et qu'elle soit efficace que six mois plus tôt et qu'elle soit inefficace
avant la loi d'urgence agricole la majorité sénatoriale a déposé une loi du plomb 2 une partie de la première avait été censurée par le Conseil constitutionnel elle vise notamment à réintroduire un pesticide contesté controversé l'acétamipride est-ce que les sénateurs au naissance vont voter cette loi du plomb 2 ?
écoutez je peux vous dire qu'il y en a certains qui l'ont voté et je les comprends par ailleurs parce qu'ils pensent aujourd'hui qu'ils ont chez eux des productions qui vont mourir vous allez la voter ?
ceux qui produisent je verrai comment va se passer le débat sur l'acétamipride je pense que si du plomb fait son texte de loi sur l'acétamipride il peut passer il peut passer y compris à l'Assemblée il le fait par provocation aujourd'hui j'ai bien compris qu'on n'a pas réussi le challenge de dire pas de suppression sans solution et les solutions vont venir il est aujourd'hui moi je suis sur le monde agricole je suis un grand défasseur du monde rural j'en suis issu moi-même je pense qu'il y a des sujets sur lesquels aujourd'hui non seulement l'opinion publique mais surtout la santé des français est en jeu mais c'est un texte de provocation pour vous ?
dans la loi du plomb vous savez ce qu'il y a il y a permettre à l'acétamipride d'un temps donner le temps qu'on trouve une solution c'est-à-dire 6 ans je l'ai voté en première lecture vous avez vu la réaction des français 2 millions de personnes ont signé et les français ne comprennent plus il risque d'y avoir demain un désamour de l'agriculture alors qu'aujourd'hui les français soutiennent leurs agriculteurs si on continue à prendre des mesures qui vont les heurter je pense qu'il y a des molécules aujourd'hui il y a des solutions malgré tout qui permettent d'avancer alors on me dit que sur l'arboriculture il n'y en a pas je ne sais pas donc moi je comprends les sénateurs donc vous hésitez à le voter en raison de ces 2 millions de personnes je serais plutôt sur l'abstention sur le texte pour ce qui me concerne voilà je ne voterai pas contre parce qu'il y a dedans une exigence je vous l'ai dit de simplification sur le problème de l'eau aussi vous comprenez que sur le problème de l'eau regardez ce qui tombe comme eau en ce moment regardez il est tombé 200 millimètres d'eau chez moi au lieu de 100 millimètres pendant ces deux mois est-ce que cette eau de l'hiver n'est pas l'eau de l'été est-ce qu'on ne peut pas mieux la stocker est-ce qu'on ne peut pas faire mieux des bassines bien sûr je suis défenseur des bassines où il y a besoin des rétentions d'eau à côté là on est trop lent il faut accélérer c'est un sujet mais vous voyez vous parlez des choses
qui ont été promis et pas faites il y avait un Varenne de l'eau en 2021 conduit par Julien de Normandie qui a travaillé sur ces questions qui a abouti à la conclusion qu'il fallait mieux stocker l'eau qu'est-ce qui s'est passé ?
on a autorisé des grandes méga-bassines elles ont été autorisées la multiplication des retenues collinaires se fait il y a une plus grande facilitation aujourd'hui pour le faire nous avons avancé dans le domaine pas suffisamment mais nous avons avancé
autre sujet c'est Emmanuel Macron qui organise ce matin une réunion pour se pencher sur la lutte contre les groupes violents, ultra ou extrêmes après le meurtre de Quentin de Rank à Lyon qu'est-ce que vous attendez de cette réunion ?
d'abord j'entends dire le président s'occupe de l'international il est déserté il n'est plus audible etc en plus j'ai pu voir que l'accueil du président au salon de la culture n'était pas ce qu'on me dit tous les jours ça a été un salon qui s'est passé dans le calme une discussion qui a été franche des discussions qui étaient loyales des contestations mais ça s'est quand même bien passé contrairement à ce que j'entends tous les jours le président il est dans son rôle aujourd'hui quand on a des phénomènes de violence tels que ceux qu'on connaît aujourd'hui si jamais il ne disait rien on dirait voilà il est un international ce qui se passe en France il s'en fout or le président regardez il alterne chaque semaine un déplacement international et pas des moindres il y va quand même pour des sujets sur lesquels écouter entendu il vient d'aller en Inde pour vendre pour des milliards de rafales en particulier il va retourner avec la commission des volontaires à la coalition des volontaires pour parler de l'Ukraine et les leaders en la matière mais dans le même temps mais j'en ai parlé avec lui récemment il ne se désintéresse pas du tout de la vie intérieure il est allé chez ArcelorMittar la semaine dernière il est allé à Haute-Saône voir des agriculteurs il y a 15 jours aujourd'hui le problème de la violence dans ce pays tout le monde le sait il monte comme il monte ailleurs il y a des attentats aux Etats-Unis il y a des attentats en Allemagne il y a des attentats en Angleterre il y en a partout chez nous et le fait que dans notre société il y ait des groupuscules capables de monter des factions de monter des actes terroristes de monter des actes homicides à côté que le président de la République réunisse les ministres concernés pour savoir aujourd'hui comment on peut lutter contre cette violence politique je trouve que c'est une bonne chose mais du coup qu'est-ce que vous attendez comme mesure concrète il y aura sans doute des dissolutions dans l'année je pense qu'il y en aura il y aura des mises en garde il y aura des mises en demeure et j'espère qu'on supprimera certaines de ces lits qui aujourd'hui créent des drames et créent des ordres dans ce pays
est-ce que comme l'a dit François Hollande hier vous pointez la responsabilité morale de la France insoumise dans ce qui s'est passé à Lyon
bien sûr mais je pense je ne fais pas de part des choses je dis un jour je conteste je conteste totalement la position du Rassemblement National mais nul ne dira jamais assez ce que Jean Mélenchon a fait de mal à notre pays pardon Mélenchon Mélenchon a fait de mal à notre pays donc et je crois aujourd'hui qu'effectivement la France insoumise par les liens qu'elle a avec la jeune garde par la volonté qu'elle a de créer le chaos elle a la volonté de créer le chaos par tous les moyens de chaos et ce chaos elle entend l'établir pour mettre un sentiment révolutionnaire le schéma de Jean-Luc Mélenchon c'est que l'extrême droite arrive au pouvoir et que demain il y ait la guerre civile
Est-ce que ça aura des conséquences politiques notamment sur votre parti aux législatives il y a eu des désistements en faveur de candidats qui étaient aussi des candidats de la France insoumise pour faire barrage au RN est-ce qu'il en sera encore de même lors des prochaines élections ?
Pour ce qui me concerne les choses sont claires je n'étais pas favorable au Front Républicain je n'étais pas j'ai pensé que d'avoir fait aujourd'hui d'avoir fait là je vous le dis c'est parce que c'est très grave d'avoir fait voter des gens plutôt du centre ou de droite pour des gens d'extrême gauche ils s'en mordent beaucoup les doigts aujourd'hui et maintenant ils n'hésiteront plus on m'avait fait voter une fois pour des gens d'extrême gauche pour des gens qui aujourd'hui veulent le chaos la révolution l'islamo-gauchisme dans ce pays je préfère voter pour un RN Donc ça a été l'erreur de Gabriel Attal en 2024 ?
Moi je dis que je n'étais pas favorable je ne dis pas que c'est Gabriel Attal je dis que le choix qui a été fait je ne mets pas en cause les personnes en général et surtout pas le président de mon parti mais je pense que le fait d'avoir fait le choix je l'ai dit je l'ai dit que l'erreur qui avait été commise en 2024 ce n'était pas la dissolution c'était le Front républicain parce que là on a totalement brouillé totalement brouillé les cartes on a fait voter des gens qui m'ont dit qu'ils ne recommenceraient jamais on a fait voter des gens de droite pour des gens d'extrême gauche des ventes gauches pour des gens de droite certes on a sauvé quelques députés d'un parti auquel j'appartiens de Renaissance mais il n'empêche que le résultat a été celui qu'on a à l'Assemblée Nationale aujourd'hui
il y a un remaniement qui était annoncé avant dimanche au cours duquel notamment Rachida Dati devait quitter le gouvernement puisqu'elle est candidate au municipal à Paris or elle est encore là c'est Rachida Dati aujourd'hui la chef du gouvernement
elle n'est pas chef du gouvernement elle est ministre de la culture visiblement
elle décide du calendrier du remaniement
non d'abord parmi les candidats qui sont aujourd'hui maires aucune n'a démissionné pas plus Mme Lecoq que M. le ministre de la ruralité ou que la ministre des sports donc la campagne elle va commencer elle n'est pas commencé aujourd'hui officiellement
on est à trois semaines on peut être ministre et candidat
bien sûr bien sûr moi j'ai été les deux dans une époque je me souviens ça on peut faire tout à fait les deux et dans l'histoire de la république j'ai connu même des premiers ministres qui étaient candidats attendez donc des premiers ministres qui étaient candidats souvenez-vous vous avez le sentiment que M. Balladur était premier ministre qu'il était candidat donc on peut être ministre et candidat oui Rachida Dati a dit qu'elle quitterait le gouvernement elle le fera dans les heures qui viennent et ne poussons pas l'excès
Vous savez quand aura lieu le remaniement ?
Comment ? Vous savez quand aura lieu ce mini-remaniement ? Non mais je pense qu'il aura lieu dans la semaine ici il aura lieu cette semaine avant la fin de la semaine mais que c'est pas un remaniement déjà la ministre des Comptes Publics a été nommée Mme Lecoq a souhaité revenir au Parlement et je le comprends par ailleurs donc il y aura deux ou trois personnes et le fait que ça se fait d'ailleurs qu'un des ministres a déjà été remplacé fait que ce sera un non-événement
Des municipales découleront les résultats des élections sénatoriales ce sera en septembre prochain est-ce que Renaissance réussira à regarder un groupe au Sénat ?
Oui d'abord nous avons 10 qui ne sont pas rééligibles donc le groupe existe déjà pour le reste je regarde un peu c'est compliqué Vous allez perdre des sénateurs vous êtes inquiet ? Vous savez que la dernière fois j'ai fait campagne en me disant tout le monde j'allais perdre j'étais sénateur macroniste et je suis allé voir les maires je leur ai dit ça va être compliqué de voter pour moi monsieur le maire je suis plutôt âgé déjà je le reconnais et puis je suis macroniste on m'a dit mais non pas du tout ça ne me gêne pas
ça veut dire que vous serez encore candidat
on va attendre les élections municipales parce que c'est très mathématique c'est très mathématique si vous gagnez vous y allez si vous ne gardez vous n'y allez pas je regarderai quel est l'état des lieux d'une part j'ai encore en vie ensuite je me sens encore à la force de le faire d'un autre côté il y a de ma part une chose qui me tient à cœur c'est l'éthique et puis les choses bien quand on a mon âge aujourd'hui je suis présenté aux élections est-ce que c'est éthique est-ce que c'est noble donc j'hésite donc réponse début avril réponse avril mais en même temps j'ai jusqu'au j'ai jusqu'au 4 septembre
vous viendrez nous le dire on espère merci beaucoup merci François Patria d'avoir été notre invité on va voir ce qu'est à la une de nos régions et on va reparler des Jeux Olympiques on va aller à Albertville une de nos régions ce sont les Jeux Olympiques et c'était la fête hier à Albertville en Savoie la cité savoyarde qui a accueilli les champions olympiques médaillés des JO et également le drapeau olympique l'occasion de se projeter déjà vers les JO des Alpes 2030 on voit ça avec Aurélien Romano le drapeau olympique aux 5 anneaux flotte à nouveau de Sud-Albertville là où les précédents Jeux Olympiques d'hiver français ont eu lieu en 1992 hier c'était jour de fête dans la commune Savoyarde les athlètes français des Jeux d'hiver de Milan-Cortina sont célébrés par 6000 personnes survoltées avec un bilan record de 23 médailles les champions se sont succédés sur l'estrade à l'image de Roman Miradoli en Super G Mathis Déloge triple médaillé en ski de fond ou encore Léa Casta qui se projette déjà sur 2030
mais je suis trop excitée pour 2030 et j'espère en ramener deux la prochaine fois
les présidents des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes et les autres personnalités politiques se projettent aussi sur 2030 et espèrent capitaliser sur cet engouement populaire pour faire oublier les polémiques récentes autour de l'organisation des Jeux dans les Alpes plus tôt dans la journée Sébastien Lecornu avait rencontré les athlètes notamment Quentin Fillon-Maillet et ses 4 médailles dont 3 en or ça rigole plus c'est déjà lourd tout ensemble Le Premier ministre se voulait être très optimiste au milieu des officiels et des athlètes à l'hôtel de ville d'Alberville Si je suis venu cet après-midi c'est qu'on y croit que les équipes changent elles changeront il y aura d'autres gouvernements d'ici 2030 mais qu'il y a une continuité de l'Etat une continuité de la parole donnée et tout simplement parce qu'il y a une continuité de l'envie de réussir les géo-italiens sur plusieurs sites ont été un test grandeur nature de ce que veut organiser la France dans 4 ans Et on va aller à Albertville justement Bonjour Frédéric Bernier-Franboré merci beaucoup d'être avec nous vous êtes le maire d'Albertville on l'a vu sur ces images plus de 6000 personnes hier dans votre ville pour accueillir l'équipe de France Olympique et pour accueillir le drapeau c'était le retour de l'effervescence olympique que la ville n'avait pas connue depuis 1992
Exactement c'était un grand retour 34 ans jour pour jour après que le drapeau soit parti en 92 il est revenu à Albertville et forcément pour notre ville et pour le département c'était une grande joie et une grande occasion de faire la fête
Vous attendiez à une telle effervescence on l'a vu ces JO il y a eu énormément de téléspectateurs il y a eu énormément de médailles vous vous attendiez hier à ce que ce soit une telle effervescence dans votre ville
Oui oui oui dès le début on a été contacté par les régions et CNOSF pour envisager ce retour du drapeau je vous avais informé qu'à Albertville l'olympisme bat au quotidien c'est des choses dans les Jeux de 92 qui ne sont pas très très loin en fait tout le monde les a connues et il y avait fort à parier que ce soit effectivement une grande fête une grande ferveur populaire et ça a été le cas effectivement
Et avec le drapeau olympique qui est donc revenu à Albertville le lancement au coup d'envoi des JO des Alpes 2030 qu'est-ce que vous attendez vous de ces JO pour votre ville ?
Pour la ville on n'attend pas forcément beaucoup de choses puisque beaucoup de choses ont été faites en 92 ce qu'on souhaite juste c'est de pouvoir pérenniser les équipements structurants de la ville comme l'hôpital la caserne des pompiers améliorer les transports c'est ça qu'il faudra qu'il faudra que les Jeux puissent apporter pour notre territoire et au-delà de la ville de l'Alberville au département de la Savoie des meilleures liaisons ferrées par exemple des choses comme ça c'est ça qui est attendu le reste des équipements et des structures on a encore hérité de ça de 92 et c'est encore en bon état de fonctionnement puisque le département et les communes ont su entretenir à tout un chacun leur patrimoine
Et effectivement à Albertville la Savoie qui fera partie des quatre pôles qui accueilleront ces JO alors on sait que la cérémonie de clôture est prévue à Nice sur la promenade des Anglais on ne sait pas où aura lieu la cérémonie d'ouverture si vous espérez que ce soit chez vous
Tout le monde espère que ce soit chez soi alors j'imagine que ça sera passera peut-être comme ça s'est un petit peu passé en Italie sur plusieurs sites et puis on est quand même dans les Alpes avec trois secteurs olympiques trois villes olympiques Chamonix Grenoble et Albertville j'imagine que plusieurs tableaux pourraient être envisagés mais à l'heure actuelle je ne sais pas parce que je vous rappelle que c'est les régions qui organisent ça avec le CNESF et que nous on sera là si on est appelé et forcément on aimerait avoir une carte à jouer dans cette ouverture des Jeux
Merci beaucoup Merci beaucoup Frédéric Burnier-Franboré d'avoir été avec nous maire d'Alberville où c'était donc la fête hier soir et on le voit sur ces images les champions olympiques et le drapeau olympique français et le drapeau olympique de retour sur le sol français Merci beaucoup d'avoir été avec nous et Alexandre Albertville qui a donc fêté hier les héros des JO c'est ce que dit le Dauphiné Oui Albertville fête les héros titre le Dauphiné libéré Albertville qui a accueilli les médaillés des Jeux de Milan-Cortina de quoi réveiller une émotion et une fierté à Albertville écrit Frédéric Hailey dans son éditorial Albertville qui on le rappelle n'était que dans les années 80 qu'une petite ville de province une sous-préfecture de montagne un point sur la carte de France écrit-il mais après ces Jeux olympiques de 92 Albertville est devenu un point sur la carte du monde et cette fierté cette émotion il faut selon lui la garder pour organiser et réussir ces Jeux olympiques d'hiver 2030 Voilà pour les Jeux olympiques l'autre titre à la une de la presse régionale dans de nombreux quotidiens régionaux c'est la guerre en Ukraine Alexandre on commémore aujourd'hui les 4 ans du conflit Un conflit qui s'éternise titre La Voix du Nord et qui entre dans sa 5ème année après l'invasion russe de l'Ukraine du 24 février 2022 la guerre en Ukraine qui fait la une également de la Provence et les journalistes de la Provence sont allés à Odessa au bord de la mer Noire ville connue par le passé pour sa douceur de vivre mais qui tremble depuis 4 ans au rythme des coupures de courant du froid qui s'installe dans les appartements lorsque l'électricité disparaît des nuits entrecoupées d'alertes aériennes on ne vit plus vraiment on gère témoigne Yvan 38 ans le problème ce n'est pas la peur de mourir explique Andrei c'est la peur de vivre comme ça encore longtemps et puis pour les 4 ans de la guerre en Ukraine le journal Le Bien Public s'intéresse aux Ukrainiens exilés en France depuis 2022 c'est le cas de Nadia qui a décidé de s'installer dans le département de la Côte d'Or avec son frère Enadi atteint de trisomie 21 Nadia raconte son choix de quitter l'Ukraine en mars 2022 je la cite c'était compliqué de quitter toute sa vie ses proches juste pour avoir une meilleure vie mais pour mon frère c'est mieux d'être ici ce qui est bien en France c'est l'inclusion des personnes en situation de handicap ce n'est pas le même niveau qu'en Ukraine explique-t-elle Et c'est l'heure d'ouvrir notre page municipale dans quelques instants vous découvrirez le résultat de notre baromètre Odoxa vous êtes très nombreux à vous intéresser à cette campagne et il y a quand même un petit vent de dégagisme qui souffle mais d'abord on va regarder les dernières infos de la campagne On commence par la machine à trucs qui marche La machine à trucs c'est un site internet qui permet de trouver des trucs qui marchent pour votre commune Concrètement c'est raconté par Ouest France c'est un site qui recense des initiatives qui fonctionnent dans les territoires comme par exemple un cinéma rural en Dordogne ou un défi zéro déchet dans le département du Nord qui transforme les habitudes des habitants ou encore des voitures sans permis dans la Vienne qui permettent aux jeunes de trouver des jobs qui sont parfois éloignés de leur domicile Alors ce site internet il a été conçu par la Fédération Française des trucs qui marchent En gros vous tapez le nom de votre commune la thématique de votre choix par exemple la santé ou l'écologie et cette machine à trucs va vous proposer 5 initiatives qui pourraient fonctionner dans votre commune donc c'est www.machine-at-truc.fr C'est super intéressant Alors on reste chez vous du côté de Ouest France Alexandre Les histoires de famille et les candidats au municipal Ouest France qui s'est amusé à recenser les candidats au municipal qui ont des liens de famille avec d'autres personnalités politiques plus connues comme Laurence Ruffin 48 ans c'est la soeur du député de gauche François Ruffin et elle brigue la mairie de Grenoble et elle aimerait succéder à l'écologiste Éric Piolle Alors à droite dans la famille de Laurent Wauquiez je demande le fils Baptiste 22 ans il est candidat sur la liste du maire sortant UDI du Puy-en-Velay en Haute-Loire et puis je demande aussi le frère de Laurent Wauquiez Vladimir Wauquiez qui souhaite se présenter sur une liste de centre-droite à Rohan on pense aussi forcément à Louis Sarkozy le fils de Nicolas Sarkozy candidat à Menton et puis il y a les membres d'une même famille qui s'affrontent aux élections municipales c'est le cas à Beausoleil dans les Alpes-Maritimes où le maire sortant Gérard Spinelli 71 ans se représente mais face à son fils Nicolas 39 ans Sympa ce jeu de décès de famille allez on va parler sport et municipal à Bordeaux un ancien footballeur se lance dans la campagne Oui Johan Micou ancien numéro 10 des Girondins de Bordeaux et à l'époque à la grande époque des Bleus c'était un peu la doublure de Zinedine Zidane et il a décidé de rejoindre la liste de Philippe Dessertine l'économiste qui est candidat à la mairie de Bordeaux et puis autre candidat issu du monde du sport Max Guasini l'ancien président du club de rugby du stade français il s'est engagé sur la liste de Rachida Dati au municipal à Paris et puis on pourrait citer également Serge Blanco l'ancien rugbyman qui est candidat à Biarritz et justement on va y aller à Biarritz c'est magnifique cette transition Alexandre allez on va à Biarritz belle passe c'est beau très beau très bel essai transformé on va aller à Biarritz on rejoint Steve Jourdain bonjour Steve merci beaucoup Steve d'être avec nous vous allez animer aujourd'hui sur notre antenne le débat justement des municipales à Biarritz quelles sont les forces en présence ?
bah justement Alex parlait de Serge Blanco effectivement Serge Blanco force de la nature 1m83 83 kilos c'était à l'époque à l'époque où il était l'un des plus grands joueurs de la planète rugby c'est un gars du coin Auriane il est né ici il a grandi ici à Biarritz il s'est reconverti ici dans les affaires après sa carrière professionnelle et ici tout le monde ne parle que de son lancement en politique c'était en fin d'année dernière il est à la tête d'une liste sans étiquette il affronte au total 5 autres listes parmi elles celle de la maire sortante Maïder Arostegui 62 ans mère LR de la ville depuis 2020 elle est la première femme à diriger Biarritz et évidemment tout le monde veut prendre sa place aujourd'hui les macronistes d'abord on l'appelle personne de Jean-Baptiste Dussossois-Larrald un ex-horizon qui est soutenu aujourd'hui par Renaissance et puis il y a aussi la gauche la gauche en la personne d'Anna Escoura c'est une écologiste à la tête de la liste citoyenne les deux autres candidats Oriane sont marqués à droite Richard Tarditz et Guillaume Baru qu'ils ont tous les deux occupés par le passé des responsabilités à la mairie
Et parmi les enjeux de ce scrutin et du débat de ce soir Stif il y a la question du logement
Le logement c'est une problématique qui touche toutes les communes de France ici à Biarritz 25 000 habitants le sujet est tout simplement brûlant c'est une ville où on sait les touristes aiment venir peut-être aiment venir un peu trop Oriane un chiffre pour vous donner une idée le taux de résidence secondaire il dépasse ici les 40% la question est donc simple comment loger les biarros question qui se pose à chacun des six candidats on leur poserait bien évidemment la question tout à l'heure avec Jefferson Desport de Sud-Ouest on parlera aussi plage et palace 5 étoiles évidemment il sera aussi question de rugby vous l'aurez compris ici c'est difficile d'y échapper je vais devoir réviser un peu avant le débat quelle heure il est bon ça va j'ai le temps c'est à 17h le débat
vous avez un peu le temps on ne doute pas on ne doute pas que vous allez y arriver merci beaucoup merci Steve on suivra bien évidemment ça sur notre antenne débat que vous animez avec Jefferson Desport vous l'avez dit de Sud-Ouest débat des municipales à Biarritz 17h 18h sur notre antenne merci Steve bon débat et on diffusera également les débats de Brest ce sera encore avec vous Steve d'ailleurs Brest le mardi prochain Rennes mercredi 4 ainsi que Saint-Etienne jeudi 5 et Roubaix mercredi 11 mars et puis il y aura aussi des débats d'entre deux tours vous les voyez Bordeaux Strasbourg Montpellier ce sera le 18 mars on va en parler avec vous bonjour à tous les deux d'être là bonjour Stéphane Werner rédacteur en chef délégué de West France à Paris merci Stéphane d'être avec nous bonjour Emile Leclerc merci également d'être là directeur d'études chez Odoxa on va évidemment revenir sur le baromètre Odoxa Public Sénat à la presse régionale sur les municipales mais d'abord un mot sur Biarritz l'enjeu Steve en parlait Biarritz c'est évidemment Stéphane la figure de Serge Blanco c'est aussi un peu l'illustration des candidats sportifs des candidats de la société civile qui s'engagent en politique oui il y en a toujours eu surtout au niveau local en fait vous avez des figures locales qui marquent donc voilà il ne faut pas oublier que les municipales c'est avant tout et ça reste avant tout et on le voit dans le baromètre dans le résultat du baromètre ça reste d'abord une élection locale avec des candidats sont incarnés ils sont connus par les gens donc voilà ce sont des équipes ce sont donc oui des figures des grands sportifs ou des capitaines d'industrie mais ça peut être aussi des présidents d'associations enfin des gens qui sont présents et qui sont connus très identifiés dans le tissu local ont un avantage entre guillemets par rapport à d'autres candidats évidemment Emile Leclerc est-ce qu'on arrive à le mesurer est-ce que les figures de la société civile du monde sportif qui sont connus pour leurs exploits sportifs est-ce qu'ils transforment l'essai dans les urnes ?
Oui alors ça présente un avantage c'est ce que disait Stéphane Vernet c'est un bénéfice de notoriété qui est immédiat souvent pour des candidats localement la difficulté c'est de se faire connaître par la majorité des habitants et donc on le voit avec Serge Blanco on le voit avec Jean-Michel Aulas à Lyon des capitaines d'industrie vous le disiez comme par exemple à Montpellier avec Moët d'Altra ce sont des personnalités qui sont connues et donc tout de suite vous avez ce bénéfice de notoriété ce qui ne se transforme pas systématiquement en vote parce que vous pouvez être clivant parce que vous pouvez avoir des idées qui ne correspondent pas aux idées des habitants localement mais c'est forcément un bénéfice au démarrage et d'ailleurs on voit par ailleurs que certains s'engagent non pas en tête de liste mais vont s'engager au sein des listes et souvent les candidats cherchent à récupérer ces personnalités locales pour en bénéficier on va continuer à parler des municipales c'est le thème de notre baromètre mensuel Odoxa pour Public Sénat pour la presse régionale et on commence par l'intérêt des français pour cette élection alors on est à trois semaines maintenant du premier tour et l'intérêt il est énorme mais 1075% des français disent s'intéressent aux municipales dont 35% beaucoup oui exactement ça progresse enfin on a une vraie progression par rapport à il y a un an en fait la campagne des municipales démarre assez tardivement si vous comparez aux élections nationales comme l'élection présidentielle on a l'impression d'être déjà en 2027 souvent les élections plus locales vont démarrer un peu au dernier moment mais là on voit on constate que effectivement les français s'intéressent à cette élection dans le détail quand on creuse un petit peu vous avez traditionnellement des catégories de population qui sont un peu plus intéressées notamment les plus âgés par rapport aux plus jeunes mais aussi les CSP plus comme les cadres comparés aux ouvriers vous avez par exemple 78% des cadres qui disent s'y intéresser pour seulement 62% des ouvriers donc ça donne aussi une petite indication sur l'électorat qu'on aura le jour J et traditionnellement ce sont souvent les retraités les CSP plus qui votent davantage que les plus jeunes et les catégories Mais ça veut dire de la participation forcément est-ce que les gens qui s'y intéressent vont aux urnes ?
A priori c'est souvent assez corrélé mais ça ne l'anticipe on ne peut pas anticiper une participation qui serait crue par rapport à l'élection précédente Les municipales c'est toujours l'élection qui est la plus fréquentée à laquelle il y a le plus de participation et je vous rappelle qu'il y a eu un cas particulier c'est 2020 les municipales se sont tenues dans un contexte extrêmement spécifique on était en plein démarrage de l'épidémie de Covid et je vous rappelle qu'il y a eu un décalage de plusieurs mois entre le premier et le second tour c'était du jamais vu Premier tour en mars de second tour en juin Exactement à cause de la pandémie du confinement etc.
et il y a plein de gens qui ne sont pas allés voter aux municipales de 2020 parce qu'il y a aussi une surreprésentation des personnes des seniors en fait dans toutes les élections et c'était aussi ce public-là qui était très inquiet de la maladie donc voilà donc moi je pense qu'on aura forcément cette année évidemment un sursaut de participation par rapport à 2020 la question c'est est-ce qu'on retrouve les étiages habituels donc très forte participation aux municipales par rapport à tous les autres scrutins ou alors est-ce qu'on observe quand même une petite érosion qui pourrait être liée à une espèce de désabus et de désintérêt profond pour la politique en général la question qui se pose aujourd'hui c'est est-ce que le désamour des français et des françaises pour les hommes et les femmes politiques de ce pays au niveau national va avoir un effet aussi au niveau local et ça on le saura en mars et alors justement vous avez posé la question Emile dans ce baromètre est-ce qu'il y a une nationalisation des municipales est-ce que les français vont voter en fonction des enjeux politiques nationaux ou en fonction des enjeux locaux et alors c'est assez net 76% disent qu'ils vont voter en fonction des enjeux de leur commune Exactement et c'est assez traditionnel les municipales restent évidemment une élection locale avec des enjeux locaux en revanche on voit quand même une progression par rapport à il y a 3 mois de 5 points quand même des enjeux nationaux donc ce qui se passe au niveau national on pense évidemment à ce qui s'est passé la semaine dernière avec la mort de Quentin de Ranc tout ça peut avoir aussi des effets au niveau local et c'est particulièrement le cas auprès des électeurs les plus jeunes qui voient avant les enjeux nationaux mais il faut voilà il faut rassurer les gens ça reste une élection locale avant tout pour les français et c'est là-dessus qu'ils vont se prononcer on voit je reviens rapidement sur la potentielle participation on voit aussi qu'il y a beaucoup de villes où il y a des enjeux très importants où ça peut être extrêmement serré et donc ça ça peut pousser aussi à une forte participation parce qu'une élection qui est presque jouée d'avance forcément vous avez beaucoup de gens qui ne vont pas forcément se déplacer et puis il risque qu'il y avoir dans beaucoup de villes aussi des effets de vote barrage que ce soit contre le Rassemblement National qui peut être présent dans beaucoup de grandes villes ou contre la France Insoumise aussi pour un grand nombre d'électeurs on a mesuré la semaine passée dans un sondage quand même que les trois quarts des électeurs pourraient se déplacer pour voter pour un candidat qui n'est pas le leur a priori mais pour faire barrage à la France Insoumise qui est à un niveau extrêmement élevé et qui est même supérieur à ce qu'on mesure ce qu'on a mesuré récemment pour le Rassemblement National donc il y aura tous ces enjeux-là qui vont être différents d'une à l'autre évidemment mais qui peuvent motiver à la participation d'un grand nombre d'électeurs on verra si – Oui et c'est peut-être pas anodin en termes de partis politiques et de résultats Stéphane parce que depuis des années on constate une différence entre les votes nationaux et les votes locaux c'est pas du tout les mêmes partis qui gagnent selon le type de vote – Oui parce que ça reste en fait les municipales ça reste on l'a dit il faut le redire ça reste avant tout un scrutin de proximité un scrutin local vous votez pour quelqu'un que vous connaissez pour un projet pour une équipe un carnet des gens avec lesquels vous avez des relations enfin il faut rappeler quand même quelques vérités le problème des municipales c'est qu'on regarde toujours le soir des résultats on regarde toujours les résultats en fonction des très grandes villes en fait mais en réalité je vous rappelle 97% des communes de ce pays ont moins de 10 000 habitants donc voilà et dans quelles que soient les années quels que soient les scrutins en général les grandes masses sont toujours les mêmes vous avez les trois quarts des exécutifs en place qui sont reconduits les trois quarts 75% des équipes sortantes en fait ou municipales qui sont reconduites mais ce qu'on regarde à chaque fois le soir du premier tour ou du deuxième tour c'est qu'est-ce qui se passe à Lyon qu'est-ce qui se passe à Lille qu'est-ce qui se passe à Paris à Marseille à Strasbourg à Bordeaux à Rennes dans les métropoles dans les très grandes villes ou les villes moyennes mais en fait on ne descend pas on ne descend pas on ne descend pas jusqu'en bas donc en général il y a une grande stabilité de ce scrutin moi ce que je trouve très intéressant dans votre baromètre c'est l'autre chiffre c'est celui du c'est celui du nombre de français qui souhaitent que leur maire soit réélu alors là il y a toujours une très grande stabilité en la matière vous écrivez qu'en 2020 par exemple ou au mois de juin dernier c'était 52% des français souhaitaient que leur maire se représente et soit réélu et bien aujourd'hui on n'est plus qu'à 44% de gens parmi les sondés qui disent moi je souhaite que mon maire soit réélu et ça il me semble que c'est une nouveauté parce que ça traduit peut-être aussi une érosion une désaffection et peut-être le fait qu'effectivement il y a peut-être de plus en plus de gens qui vont aller aux urnes en se disant finalement le maire je l'aime bien mais il y a un enjeu national j'ai quelque chose à dire et il y a cette idée qu'on peut avoir des municipales cette année qui soient teintées d'une forme de dégagisme de rejet et il me semble que ça c'est quelque chose de nouveau oui effectivement les 55% des français qui disent désormais ne pas souhaiter que leur maire soit réélu Stéphane le disait le dégagisme ça ne touchait pas vraiment les maires c'est une nouveauté aujourd'hui ?
oui c'est une nouveauté je rappelle que les maires sont l'élu préféré des français très loin devant les députés très loin évidemment on le verra par ailleurs le président de la république le premier ministre etc le maire il y a une vraie affection pour le maire de la part des français ça reste le cas aujourd'hui les maires sont toujours extrêmement appréciés mais il y a cette tendance au dégagisme vous le disiez ou en tout cas peut-être à une idée de renouvellement et on le voit parce que notamment les français quand vous prenez les intentions de vote aux élections présidentielles les résultats des dernières européennes des dernières législatives vous avez des partis qui sont je pense notamment au rassemblement national qui sont extrêmement présents sur le plan national dans les votes des français et qui sont très peu présents au niveau local que ce soit dans les grandes villes mais même dans les villes moyennes le rassemblement national aujourd'hui a très peu de villes donc c'est ça peut-être ce genre de choses qu'on pourra observer au mois de mars c'est une progression du rassemblement national on verra quel sera l'effet du front républicain au niveau local ça va dépendre sans doute de beaucoup de régions dans le sud par exemple il y a un front républicain qui est quasiment inexistant et donc on verra ce que ça donne c'est ça qui va être intéressant au-delà effectivement des grandes villes qui pourront être conservées par les partis comme le parti socialiste les républicains et qui conserveront le maire existant justement vous parliez de ce front républicain est-ce qu'il est en train de changer ce matin on avait François Patria qui nous disait que lui il était contre le front républicain et on va écouter ce qu'en dit la présidente de l'Assemblée nationale Yael Brunpivet
je ne sais pas si j'ai bien compris ce qu'a dit madame Berger en tout cas moi je n'ai pas compris cela mais en tout cas pour moi il n'y a pas d'alliance avec ni l'extrême droite ni l'extrême gauche jamais jamais jamais
mais s'il y a un bulletin RN et un bulletin LFI sur la table d'une élection législative municipale vous allez à la pêche vous faites quoi ?
vous savez que j'ai la chance d'être une femme politique aujourd'hui et donc je ferai tout pour que ça n'arrive jamais alors en municipale moi je n'ai pas vu de cas où c'était
susceptible d'arriver il y a un changement sur cette question du front républicain Stéphane ?
en fait moi je pense qu'il y a le front républicain quelque part il y a la dissolution législative de 2024 en fait vous vous souvenez tous l'effet front républicain etc le barrage au rassemblement national le résultat le fait que ensuite si vous voulez il y a eu tout un match au niveau national sur qui doit être nommé premier ministre qui est la majorité pas de majorité comment on fait quel gouvernement etc vous avez toute une partie de l'électorat je pense qui s'est senti peut-être pas trahi mais déçu par rapport aux résultats tels qu'ils ont été présentés et ce qui s'est passé ensuite et avec l'idée que finalement et bien cette histoire de barrage républicain au front républicain peut conduire à une déception ou à une à la non tenue de promesse qui n'avait pas été formulée je ne sais pas comment le dire mais je pense que ça ça peut avoir un impact non pas pour les municipales parce que je ne pense pas que ça se je pense on est dans un autre type de scrutin en fait c'est ce que disait il y a le braune pivet je doute qu'il y ait beaucoup de villes où vous ayez au second tour une liste RN face à une liste LFI je pense que si ça existe ça va se compter sur les doigts d'une main il faut être pragmatique et raisonnable mais par contre pour d'autres la question se reposera pour d'autres élections on va continuer à dévoiler ce baromètre un palmarès de l'adhésion vous avez Émile testé plusieurs candidats au municipal des maires sortants des candidats qui se présentent et parmi tous ces maires ou candidats le plus populaire c'est Édouard Philippe Oui alors je rappelle rapidement que c'est un sondage national donc évidemment ce que je vais dire n'a aucune valeur au niveau local les personnalités sont beaucoup plus connues au niveau local mais effectivement parmi les personnalités connues sur le plan national et qui ont un enjeu dans ces municipales Édouard Philippe arrive de loin dans ce classement devant les autres il est à 28% de code d'adhésion ensuite on retrouve Éric Ciotti à 18% Jean-Michel Loras Rachida Dati Christian Estrosi à 15-14% et vous avez des candidats qui sont beaucoup moins connus que les personnalités dont je viens de parler qui ont un passé national notamment David Lissnard Emmanuel Grégoire Benoît Payan Pierre-Yves Mordazel qui ont une vraie notoriété au niveau local mais qui ne sont pas connus au niveau national maintenant quand on regarde la code du rejet ça ça vous dit un classement le rejet c'est important aussi parce que c'est ce qui va générer du vote contre vous au second tour notamment et on voit qu'Éric Ciotti et Rachida Dati sont les deux personnalités les plus rejetées de notre classement derrière Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron donc pour ces personnalités là l'enjeu ça va être d'éviter le barrage de second tour je pense notamment à Rachida Dati à Paris qui peut qui suscite un vrai rejet de la part de nombreux parisiens qui sont même parfois plus proches de ses idées que d'autres et dans ce baromètre on va le revoir c'est toujours Jordan Bardella Marine Le Pen qui sont en tête ça veut dire que les affaires judiciaires du RN puisqu'on est post-procès en appel de Marine Le Pen ça n'a pas d'impact ?
ça n'a eu aucun effet effectivement sur notre code d'adhésion et notre code du rejet alors cette affaire elle ne date pas d'hier elle remonte avec le temps mais effectivement le seul effet que ça a eu sur le temps long c'est que Jordan Bardella est passé devant Marine Le Pen mais sinon ça n'a pas eu d'effet particulier C'est une surprise ou pas que ça n'a eu aucun impact Stéphane ?
Non pour plein de raisons en fait il y a un socle électoral du RN qui ne cesse de progresser dans ce pays depuis des années et qui est extrêmement stable et donc voilà puis il y a une rhétorique qui fait que finalement que le RN soit un parti condamné pour des détournements d'argent etc bon c'est sûr que par rapport au narratif ma propre tête haute il y a quelques décennies qui était tenue par Jean-Marie Le Pen etc l'image du parti est cordée mais en fait on est face à un électorat qui pardonne tout qui pardonne tout en se disant oui en fait peut-être que nos dirigeants et notre parti peut-être que il y a de la corruption aussi chez nous mais les autres aussi et puis finalement prendre l'argent de l'Union Européenne c'est pas si grave en oubliant que c'est d'abord l'argent des Français en fait dont on parle mais non oui je pense que c'est un électorat qui pardonne tout donc voilà un commentaire moi je trouve très intéressant les codes de popularité des candidats des uns et des autres je voudrais juste attirer votre attention sur un point c'est que en fait la code de popularité n'a rien à voir avec les intentions de vote et en fait les gens qui sont testés ne sont pas forcément inscrits sur les listes électorales des villes qui correspondent aux candidats c'est-à-dire quand on voit Edouard Philippe qui monte très haut c'est super mais en fait il y a toujours un décalage entre la perception qui est au niveau national et ce que les gens vivent et comment ils les perçoivent au niveau local je vais vous donner un exemple très simple regardez Anne Hidalgo par exemple pendant des années quand vous discutiez avec des chauffeurs de taxi etc avant les municipales le 2020 vous aviez plein de gens qui vous disaient c'est scandaleux il y a plein de travaux c'est insupportable cette ville est mal gérée etc et en fait elle a été réélue en 2020 sans problème pourquoi ?
parce que les chauffeurs de taxi par exemple ou tous les gens qui viennent en voiture à Paris qui se plaignent sans arrêt des travaux et de l'état de la ville ils n'habitent pas à Paris en fait et ils ne votent pas à Paris donc il y a toujours un décalage entre cette perception au niveau national sur l'ensemble d'un échantillon et en fait la réalité de la proximité qui n'est pas forcément la même et la cote de popularité et bien c'est pas non plus elle vous donne peut-être une indication mais ça ne fait pas le vote oui il y a une bonne illustration à ça quand vous regardez les personnalités préférées de ce qu'on appelle le bloc central les sympathisants de droite et du centre on voit qu'il y a quasiment une parfaite égalité entre Gérald Darmanin Sébastien Lecornu Edouard Philippe et Gabriel Attal qui sont un peu les grandes têtes de proue en intention de vote aujourd'hui quand ces différents candidats sont testés pour la présidentielle et bien on voit qu'Edouard Philippe surperforme par rapport à ses concurrents donc la popularité n'est pas systématiquement synonyme d'intention de vote il y a un bon exemple à ça c'est de Villepin qui est assez populaire ces derniers temps mais quand vous le testez en intention de vote il fait des scores très bas et regardez Jean-Michel Olias 15% de l'adhésion au niveau national mais je suis sûr qu'à Lyon il est beaucoup beaucoup plus connu et sa cote d'adhésion est beaucoup plus forte que ça en fait On termine un mot par comme tous les mois la popularité de l'exécutif Emile alors c'est stable pour Emmanuel Macron toujours 23% de bonnes opinions c'est quasi stable Sébastien Lecornu il prend un point il lit lui à 34% Oui il y a un vrai écart entre les deux têtes de proue de l'exécutif quand vous regardez dans le détail puisqu'effectivement ils n'ont quasiment pas bougé malgré la séquence budgétaire malgré la séquence internationale pour Emmanuel Macron ils sont assez stables ce qui est intéressant à voir c'est l'écart qu'on peut constater entre les deux personnalités et en particulier quand vous creusez par proximité partisane Sébastien Lecornu est quand même plus apprécié auprès du socle électoral d'Emmanuel Macron les sympathisants renaissance il y a 10 points d'écart auprès des sympathisants PS il fait plus 27 points auprès des sympathisants LR plus 16 points donc il arrive à être plus apprécié de toutes les composantes politiques qui peuvent un jour voter pour un candidat macroniste à la prochaine présidentielle donc c'est un vrai avantage pour Sébastien Lecornu éventuellement en vue d'une présence en 2027 avantage Lecornu ?
alors Sébastien Lecornu quand vous lui posez la question moi je l'ai fait il n'y a pas longtemps en fait il vous répond non non non 2027 j'y pense même pas en me rasant et c'est pas mon sujet je suis à Matignon j'ai un job voilà Moinsalda c'est ce qu'il dit à un journaliste oui mais c'est sûr alors il le dit avec beaucoup de conviction et beaucoup de constance ça veut pas dire que les choses peuvent pas évoluer voilà plus l'échéance se rapproche avec un danger je vous rappelle c'est moi c'est ce que j'appelle faire une baladure je sais pas si vous vous souvenez mais à un moment vous aviez Édouard Baladure dans les années 90 qui était Premier ministre et qui s'est déclaré en disant le pays m'appelle les sondages les codes de popularité on me demande j'y vais et ça s'est mal terminé et je vous rappelle qu'aucun Premier ministre en exercice sous la Ve République n'a réussi à devenir président de la République tous ceux qui ont essayé se sont plantés il y a d'anciens Premier ministre qui ont fait une pause qui ont réussi à être élus président mais on n'a jamais eu un Premier ministre en exercice candidat à la présidentielle qui gagne voilà leçon à retenir merci beaucoup merci Emile merci Stéphane on termine avec une histoire insolite au-delà de nos frontières ça se passe en Irlande autre leçon à retenir mais tout autre sujet si jamais vous allez chez l'ophtalmo quand vous allez faire votre contrôle n'oubliez pas de prévenir si vous portez des lentilles sinon vous pourriez vous retrouver avec des yeux vert fluo c'est visiblement ce qui est arrivé quand on met le petit liquide teinté qui sert à contrôler la vue sur des lentilles de contact c'est ce qui est arrivé à cette Irlandaise alors c'est sans danger mais c'est quand même assez spectaculaire et c'est difficile visiblement à faire partir malgré le sérum physiologique donc vaut mieux ne pas essayer en Irlande c'est un avantage d'être vert fluo ça fait toujours serveur pour la Saint-Patrick c'est bientôt c'est en mars voilà chez nous ce sera un peu plus compliqué merci beaucoup merci Emile merci Stéphane d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis à 17h n'oubliez pas le débat des candidats au municipal à Biarritz et nous on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Public Sénat
Jean-michel Arnaud