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interviewLCP - Assemblée nationale· 22 juin 2026 59 min

Mai-Juin 1940 : les 30 jours qui ont conduit à la défaite de la France | Documentaire complet LCP

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Très émouvant de revenir là où tant d'homme sans tomber pour rien quoi. J'ai tellement envie de copains à mourir que ça me bouleverse, ça me bouleverse. Là, on a là vraiment j'ai eu peur, vous savez hein.

J'ai eu très très peur parce que en officiellement ça hurle, ça hurle hein. J'ai eu très peur en Belgique. Allô Souette je parle plus on s'y fait vous savez on s'y fait.

On nous eu très peur et à la fin on a eu tellement tellement [musique] peur qu'à la fin on a plus peur de rien. Nous vivons en paix depuis 50 ans. La guerre n'existe plus qu'à la télé avec des images qui viennent de chez les autres.

Et pourtant, un jour, elle est passée [musique] devant nos portes. Un tourbillon d'une violence inouie des villes rasées en quelques minutes, des landau dans les fossées, des chevaux et ventrés. Cette [musique] barbarie, nos grands-parents, nos parents l'ont connu.

Mais 40, le printemps le plus beau du siècle. Ce printemps là a été un enfer. Un enfer dont on n pas idée.

Un enfer dont on a perdu l'idée. En mai la France a connu la raclée la plus terrible de son histoire. L'enchaînement des faits sur les terrains est mal connu.

Les vraies raisons de l'effondrement ont été masquées par des images d'épinales, des colonnes de pansers traversant les champs de blé, doublant la coue des charrettes et des vélos, des soldats blonds et souriants, en face desquels des soldats français fuyent comme des lapins, des colonnes de prisonniers goard et soulagé. Bref, une guerre propre et rapide. Ces images ont été répandues dans la mémoire collective par la propagande nazi et par le régime de Vichi.

Ensuite, elles ont été reproduites au cinéma par des comédies bouffonnes. La réalité, au contraire, est [musique] effrayante de brutalité. On s'est beaucoup battu et elle était farante d'absurdité.

Tant les erreurs du commandement français ont été nombreuses. Nos chefs affirmaient que l'armée française ne pouvait pas être vaincue. Elle est bousculée, balayée, anéantie en un mois.

En quelques semaines, en quelques jours dans le nord de la France, tout est joué. Comment cela ? Pourquoi ?

Lorsque Hitler a envahi la Pologne en septembre 39, la France et l'Angleterre ont déclaré la guerre à l'Allemagne. Mais notre armée ne bouge pas. De septembre 39 à mai 40, elle vit cross au pied, 8 mois d'une drôle de guerre, 8 mois de routine et d'ennui à l'abri de la ligne Magino.

La fameuse ligne Magino, qu'est-ce que c'est ? Ce n'est pas une fortification continue, mais une ligne de gros ouvrages espacé entre lesquels court des barrages antichar et stationnent des troupes d'intervalle. La lille Magino fixe ainsi un million d'hommes et la moitié de nos chars, c'est beaucoup.

C'est d'autant plus qu'il faut protéger notre frontière du nord car la ligne est trop courte. Elle s'arrête au pied du massif des Ardenes, considéré comme un obstacle infranchissable. Des troupes allemandes sont pourtant passées par là en 1914.

La ligne s'arrête là aussi parce que à partir des Ardenes, notre frontière n'est plus commune avec l'Allemagne mais avec la Belgique, pays neutre. Nos dirigeants estiment que c'est une protection suffisante. La Belgique était neutre en 1914.

Cela n'a pas empêché les Allemands de l'envahir pour envahir la France. Enfin, en 39, notre stratégie est encore celle de la Grande Guerre, une guerre de position purement défensive. Les Français sont encore traumatisés par la saignée de 141.

Seulement 20 ans plus tôt, des hommes vont à la guerre pour la deuxième fois. Les fils partent avec la mémoire du carnage que leur père leuront transmises. Ils acceptent la mobilisation avec une sorte de courage résigné.

Et ce ne sont pas les longs mois d'attente de la drôle de guerre qui leur ont donné du ressort. Le 3 septembre 39, pourquoi qu'on a pas attaqué à ce moment-là ? Il y avait pas d'allemand dans les aux frontières tous étaient en Pologne.

On avait on avait une chance disons de d'envahir la la rure ou la ça je pas hein l'Allemagne. Et pourquoi on l'a pas fait à votre avis ? Ah nous n'avions pas de romel. dans notre état major et les nos généraux avaient 70 ans hein, il y avait des généraux de 50 ans en Allemagne.

Soudain, la guerre cesse d'être drôle. Tragédie en 5 actes. Cela commence avant l'aube dans le silence. par un exploit, la prise du fort de Ebenmal qui défend la ville de Liège et de deux ponts sur le canal Albert par des planeur.

Ce fort enterré, considéré comme le plus puissant du monde est réduit à l'impuissance en un quart d'heure par une poignée de soldats. Le millier de soldats belges enfuis en dessous sont enfumés par des conduits d'aération et devront se rendre. Les nazis avaient le sens de la propagande.

Leurs caméraman ont filmé voire mise en scène leur guerre. Les Français avaient interdit les caméras sur le front et n'ont rien filmé. D'ailleurs, filme-on une défaite ?

La quasi totalité des images de ce mois de guerre est allemande. Les Allemands ont massé sur les frontières belges hollandaises 1 million de combattants et 3000 chars. Ce sont à peu près les mêmes chiffres de notre côté, mais tandis que nos troupes sont alignées en cordon sur 1000 km, les troupes allemandes sont concentrées sur quelques axes en fer de lance pour une guerre de mouvement.

Les troupes belges et hollandaises connaissent un réveil brutal. Elles reflut presque aussitôt pour ne pas être écrasé. Ensuite, elles ne cesseront de reculer.

En plusieurs vagues de 1000 appareils, la loup vafeu cloue au sol les aviations belges et hollandaise. Elle déverse ses bombes sur les aérodromes et sur les nœuds ferroviaires français. Des parachutistes, une nouveauté, sont lâchés au-dessus des points stratégique.

L'attaque surprise est d'autant plus malvenue que la France sort d'une crise gouvernementale et l'Angleterre change de premier ministre. Un homme fort arrive au pouvoir, Witston Churchill. On ne peut pas en dire autant du chef du gouvernement français, Paul Renault.

Renault songeait à limoger le commandant en chef Gamelin. L'attaque allemande sauve Gamelin. Le généralissime applique le plan prévu de longue date : entrer en Belgique et créer une ligne de front au milieu de son territoire.

Ce plan permettait de faire la guerre chez les Belges au lieu de la faire chez nous. Il prévoyait donc que les Allemands attaqueraient par la Belgique. Les Allemands attaquent là où ils sont attendus.

Parfait. [musique] Gamelin se frotte les mains. Dès 6h30, il donne l'ordre à quatre armées d'entrer en Belgique.

Le grand état majeur allemand se frotte les mains encore plus. Ses adversaires font exactement ce qu'il voulait qu'ils fassent, se jeter dans le piège qui leur tend. En effet, quel est le plan allemand ?

Il propose de commencer par une attaque en Belgique justement parce qu'elle va y entraîner l'entrée des troupes alliées. Mais la grande masse des penseurs serait concentré dans le sud. Traverserait le massif des Ardenes [musique] là où on ne les attend pas.

Perscerait la ligne de défense française là où s'arrête la ligne Magino puis foncer vers la mer. Abille est l'objectif de ce coup de faux. Une fois la ville atteinte, les armées françaises, belges et anglaises seraient prises au piège.

Il [musique] n'y aurait plus qu'à fermer le filet. C'est quasiment un coup de poker. Son as des chars, le général Guderian, est dans le coup.

Alors Hitler fait si ce plan. Le piège peut marcher d'autant mieux que notre plan de défense néglige les Ardaines et envoie nos meilleures unités au nord jusqu'en Hollande, donc très loin du point d'impact principal de l'attaque allemande. Les Allemands laissent monter ces unités.

Pas une bombe de la Lou va feu qui se déchaîne partout ailleurs ce jour-là. Pas une seule bombe ne leur coupe la route. Nous étions survolés par les souscasses.

Les souscass qui faisaient un bruit d'enfer en piquant sur nous. Jamais que nous avons été mitraillés par les ils auraient pu tirer sur nous. Non, on a jamais tiré sur nous.

C'était des amis. Gamelin [musique] ne voit pas le danger. Il est ravi que ces troupes s'approchent en bon ordre des positions prévues. [musique] Au sud, les troupes belges ont reçu l'ordre étrange de se retirer des Ardenes pour laisser la place aux Français qui n'y sont pas encore arrivés.

Les avant-gardes allemandes peuvent occuper le terrain vide en toute tranquillité. Les troupes de la 9e armée française tardent en effet à arriver dans les Ardenes car les véhicules manquent. Et puis il y a au-dessus l'aviation allemande.

Les STUA font leur entrée en scène, jettent les hommes dans les fossées. Pour des raisons incompréhensibles, nous n'avons quasiment pas de batterie antiaérienne et notre aviation dispersée sur tout le front est quasiment absente. Nous n'avions presque pas d'avion.

La prononya pas avion allemand mais on pas français. Jamais vu la chasse française. Jamais même jamais vu d'avion français.

Mais parce qu'il y avait pas d'avion. Les Allemands avaient trois ou quatre fois plus d'avion que nous. On nous a interdit de tirer.

Fallait plus tirer sur les avions parce que fallait pas attirer l'attention des avions comme s'il nous voyait pas. Au début, l'aviation franco-britannique est dirigée en priorité contre les ponts qui n'ont pas été détruits ou les pontons flottants des Allemands comme à mest strict. Ce baptême du feu est tragique.

Un appareil sur TR ne revient pas. Nous ne savions pas que les Allemands avaient une artillerie antiaérienne aussi importante et efficace. La flaque a fait du baltrap.

D'autant plus que le principal appareil d'attaque français était conçu pour le vol rasant. La DCA allemande l'a chassé du ciel dès la première rencontre. L'armée hollandaise est laminée.

Elle va bientôt capituler. À Bredda. Certains de nos soldats sont face aux Allemands qui viennent les observer d'assez près.

Personne ne tient. Mais les Allemands n'avaient certainement ils n'avaient pas l'ordre d'attaquer. Il nous il nous surveillaiit avec les sitc à tel point que je disais au capitaine nous avons des fusils mitrailleurs qui sont vraiment au point à 200 m.

On peut les [ __ ] en l'air les sites carellement. Ah non surtout pas. Il fallait pas tirer.

On se demandait même si il y aurait eu une guerre. C'était la guerre. Pourtant vos officiers n'avaient pas l'ordre du quartier général de tirer.

Ah non. Pendant ce temps, la Vermarthe pénètre dans Liège. Sur la place de Breda, il y avait un camion français avec toutes les musiques dedans parce qu'on devait faire concert à Bredo pour les habitants et peu pour nous.

Imaginez les Allemands quand ils ont ils ont ouvert les portes, qu'ils ont vu des musique. La situation en Belgique est si mauvaise que le commandement français stoppe ses opérations dans le sud de la Hollande. À peine sont-elles arrivées que nos troupes sont sommet de se replier en Belgique.

Cette fois, elles repartent sous le pilonnage de l'aviation allemande. C'était la pagaille complète. On se dirigeait vers le sud hein et on rencontrait des régiments ceci, des régiments cela.

Ah toi tu es mon régiment, on on va faire le recul ensemble et cetera. Tout ça à pied. Tout ça à pied.

Mais alors en abandonnant du matériel, tout c'est-à-dire c'est-à-dire nos nos camions nos à con 25 avec la chenillette. C'est là au centre de la Belgique que nos fantassins se trouvent face à une force mécanisée comme le monde n'en avait alors jamais vu. Quand on avait arrivé les chars, c'est très très impressionnant.

Là les copains, il ont essayé de tirer sur ses chars avec nos fusil, c'était pas la peine. Ou alors faudrait avoir eu des bazookas ou quelque chose comme ça pour lui tirer dessus qu'on en avait pasin. On avait des grenades, c'était pas suffisant.

Et les chars sont arrêtés à 25 m. Ils ont commencé à nous tirer dessus. Dans les Ardaines, le retard dans la mise en place des unités s'aggrave.

Les fans de parcours se font à pied. L'arrivée du matériel tarde à cause de l'exode qui obstrue les routes. Dès le premier jour de la guerre, en effet, les civils belges se sont mis à fuir.

Le 12 mai 1940, les populations des petits villages des environs est pris littéralement de panique en souvenir des faits qui se sont déroulés en 1914-1. On chauve. On sau parce qu'on a peur des Allemands en 14 ils avaient brûlé les maisons et tu les bêtes hein.

Ah oui tu les bêtes pour manger. Il fallait qu'il mange. Il fallait qu'il boivent il vidait les cavin hein.

On a fait comme tout le monde sans regret. Les vaches étaient on sou le chien était là. Les cochons étaient enfermés on est parti tout à l'abandon monsieur.

Comme ça maman a simplement pris la clé la mis dans son tablier c'est tout. Tout rester comme ça, fenêtre ouverte pour l'enlever tout et tout possesseur d'un moyen quelconque de locomotion, une charrette, une brouette, n'importe quoi se sauve et il passe la frontière en même temps que les Français qui refluent. Il y avait des colonnes entières de soldats français qui étaient montés pour prendre, disons certaines positions dans le sud de la Belgique et ils n'ont pas eu le temps de se mettre en place.

Ils ont été débordés par les colonnes de blindé allemands. Ils ont reçu l'ordre de repartir. Ils ont reçu l'ordre de repartir.

Dans les Ardenes le 12 mai au soir, sept divisions Paners s'approchent de la Meuse, quasiment incognito. Et pourtant, depuis le 10 mai, les colonnes allemandes, 40000 véhicules, char automrailleuse, camions, ont traversé le Luxembourg et les Ardenes belges en suivant un réseau de quatre petites routes. C'est un des plus fantastiques embouteillages de l'histoire.

Les convois sont bloqués sur 250 km. La nuit, ils avancent tout feu allumé. Nos avions d'observation n'ont pas pu ne pas remarquer ces longues tentacules.

Quelle cible ! Et pourtant, pas une seule attaque aérienne alliée n'est venu prendre ses colonnes enfilade. C'est que notre grand commandement vivait avec l'idée [musique] que le massifestier des Ardenes ne pouvait être traversé par une armée mécanisée.

Notre étatmajor souffrait d'une maladie grave, le mépris du renseignement. Il aurait pourtant suffi d'aller sur place et de voir. Les Français avaient fait sauter le pont ici.

Ils ont traversé le village. Il y avait une pâture qui était libre à quelques à 100 m d'ici. Ils ont traversé, ils ont pratiquement fait deux voies de roulement.

Ils ont traversé la rivière qui était peu profonde et ils sont montés à travers ce champ. Il y avait un flot donc ininterrompu de canon. et de militaire.

Après avoir passé la rivière ce mois, l'avant-garde des chars est passé par ici et a continué par ce chemin forestier que vous voyez ici de côté. Notre grand état-major ignorait que les forêts des Ardenes sont exploitées, que de ce fait elles sont striées de chemin, certains empirés, que les arbres forment une couverture parfaite et que par beau temps les traversées pouvaient être une simple promenade militaire. Nos chefs pensaient que si par extraordinaire les blindés allemands franchissaient les Ardenes, comme le disait Pétin, il sera toujours temps de les coffrer à la sortie.

Mais face à cette division Panur, face à des professionnels aguérri menés par des chefs comme Romel et Gudrian qu'on voit ici à Bouillon diriger la construction d'un ponton, nous avions aligné la 9e armée, la moins bien équipée, composée de réservistes âgés, d'appelés sans expérience d'autant plus sans expérience que pendant la drôle de guerre. Beaucoup n'avaient même pas reçu d'entraînement. En 39, vous le savez comment que ça s'est passé la DGre.

On a resté 6 mois sans aucun entraînement et on n jamais tiré au fusil pendant les 6 mois. On attendait que les Allemands reviennent de Pologne pour faire la guerre. Les Allemands ne revenaient pas.

Alors on attendait nous. Pourquoi ? Qu'est-ce que vous faisiez pendant un drôle de guerre ?

On s'amusait au football où on dansait avec les filles dans les bistros. On était jeune hein ou on nous demandait si vous vou vous ne voulez pas aller en en congé et je vous donne 10 jours de permission. On ne savait pas quoi faire de nous.

Le 12 mai au soir, les fantassins de la 9e armée arrivent au bord de la Meuse à travers bois pour échapper au bombardement des chouas. Ils sont épuisés, affamés. Pire que tout, ils sont sans liaison, sans instruction.

Deux secteurs sont dégarn de troupe alors que les Allemands sont en face. La meuse est un obstacle antichard naturel à condition que tous les ponts aient été détruits. Ce qui a été fait, mais pas les écluses.

Or, certaines de ces écluses sont surmontées d'une passerelle et franchissable à pied. Les fantassins allemands ne s'en privent pas. Il passe la nuit sur la rive gauche dans un secteur où il n'y a personne.

En d'autres endroits, les Allemands traversent la Meuse tout simplement en canaux pneumatique. [musique] À l'aube, les Allemands tiennent trois têtes de pont. Le génie assemble des [musique] pontons flottants pour permettre au véhicules de passer.

Ces poches sont vulnérables, on tente de les reprendre. Les Allemands s'accrochent comme des forces nées et tiennent grâce au soutien de la lve. Lesoukas sont utilisées comme une artillerie aérienne au service des troupes au sol.

Quand elle rencontre un obstacle, les stoua viennent à la rescousse et bombardent en piqué. Ces frappes affectent le moral des troupes, provoquent les premières débandade. Ça rend fou le le piquet des stoua avec leur sirène.

C'était terrible, terrible, terrible, terrible. Un hurlement inimaginable. Bah, je devais trembler.

Pas la peine que je raconte d'histoire. Tous les gens, il y avait des civils avec nous av des militaires se sauvé dans les dans les prairies dans les fossées et puis puis des morts hein. Moi j'ai vu des des morceaux de cadavres dans les arbres, des bombes qui tombaient nous.

Je suis là donc j'ai eu de la chance. Et puis là à ce dent sur trois autres petits kilomètres se joue le sort de la guerre. Malgré nos défaites dans cette ville en 1870, en 1914 face au même ennemi, ce dent n'est quasiment pas protégé.

Pas de ligne magino, pas de blocos sérieux, pas de DCA. 800 bombardiers se déchaînent. Les pansers sortent déjà de la forêt et foncent vers le fleuve.

Les chouas pilonnent nos soldats sur l'autre rive. Protégé par la fumée des explosions, les fantassins allemands franchissent le fleuve en masse et s'installent dans une poche de 20 km carr. Notre commandement devrait tout faire pour la reprendre, mais Gamelin, qui n'est jamais sur le terrain pour se rendre compte ordonne de colmater d'abord avant de contre-attaquer.

C'est la règle. Gudérien profite de ce répi pour faire passer ses chars exactement au même endroit qu'en août 14 devant cette même usine dont les murs cachent le lieu de passage auquel le commandement français n'a pas jugé bon d'accorder une [musique] défense particulière. La situation à dent fait mijoter une panique dans les États-majors français.

On devient incapable de réfléchir. L'affollement des officiers se propage aux troupes à Bullson. Bien en arrière des premières lignes, des fuyards qui viennent de la Meuse annoncent que des chars ont franchi le fleuve.

Pour le moment, c'est faux. Mais abandonnant leur canon, des artilleurs prennent la poudre d'escampettes. Bientôt des milliers de fantassins se sauvent, sèment le désorrois jusque dans le poste de commandement tapis dans la forêt, loin de la réalité du front.

Son chef appelle le général de division. Celui-ci aggrave la situation en lui donnant l'ordre de déménager de quelques kilomètres seulement dans une maison abandonnée sans téléphone ni électricité. Ce qui est dramatique, c'est qu'il quitte ici un PC parfaitement aménagé avec des arrivées téléphoniques souterraines donc préservé des bombardements aériens et quittent donc un lieu parfaitement aménagé pour aller dans un lieu où il y a rien en terme d'aménagement.

C'est un ordre curieux en plein milieu d'une bataille qui a pour but d'enrayer l'avance allemande. Nos chefs sont sourds et aveugles. Ils n'utilisent pas le téléphone radio interdit mais le téléphone avec fil.

Le fil est rompu, ils deviennent muet. Les chefs allemands, eux sont informés de tout ce qui se passe grâce au téléphones radio. Sur le terrain, à la tête de leur troupe, ils sont en liaison directe avec l'artillerie, les blindés et les avions d'observation.

Il donne des ordres qui sont immédiatement perçus. Face à un obstacle, il convoque l'aviation en un tour de manivelle. Tandis qu'à ce dent Gudrian fait franchir la meuse à ses chars un peu plus au nord, Romel a choisi cet endroit pour traverser.

Une falaise cache la meuse aux observateurs français juchés au-dessus. À l'aube, une brume complice monte du fleuve. Et pour l'aviation, ce 14 mai a été la journée la plus noire.

L'aviation franco-britannique s'acharne au-dessus de Sedan. C'est la plus grande bataille aérienne de ce mois de guerre, juste pour détruire trois ou quatre pontons. Nos pilotes n'y parviennent pas.

La chasse allemande les surclasse dans les combats aériens. Les artilleurs allemands ont eu le temps d'installer une rampe de feu de 300 pièces. Enfin, les bombardiers alliés ont attaqué par petit paquet.

Au lieu de risquer le tout pour le tout dans une seule vague d'assaut, plus de la moitié des centaines de bombardiers engagés sont abatttu ou endommagés pour rien. Le petit ponton derrière [musique] l'usine est toujours là. Pendant le cyclone, les panzers ont continué à déferler.

Au soir, ils seront plus de 500 de l'autre côté qui vont se ruer dans les campagnes françaises [musique] comme dans du beurre. Pendant ce temps en Belgique, la ligne de défense envers Namur tient toujours. Nos chars ont bien résisté.

Ce jour-là, les Allemands perdent 160 blindés en une seule journée. Mais est-ce vraiment un échec ? L'offensive allemande en Belgique n'avait pour but que de fixer nos troupes tandis que l'essentiel se passait au sud en France.

Le commandement français a fini par s'en rendre compte. Il donne l'ordre de quitter ces positions si chèement défendues pour reculer sur nos frontières. Trop tard au sud, le fond de la Meuse a Cédé.

Les divisions allemandes se ruent dans le ventre mou du dispositif français. entrer en scène des divisions de char français pour tenter de stopper les pseers. Quand les penseurs se mettent en mouvement, c'est par centaines.

Quand ils attaquent, c'est en meut. Les Allemands ont 3000 chars, ils les utilisent en trois paquets de 1000. Nous avons aussi 3000 chars, mais nous les utilisons en 1000 paquets de trois.

Le résultat de ce saupoudrage est catastrophique. À ce genou, perdons tous nos chars. Les pansers sont moins épaisés et moins bien armés que les meilleurs des nôtres, mais de ce fait, ils sont plus légers et rapides.

Nos chars sont le résultat d'une doctrine militaire dépassée. Le blindage du meilleur est plus épais, mais il est lourd et gourmand en essence. Il tombe souvent en panne d'essence.

Il est lent et peu maniable. Il ne convient pas à la manœuvre. Pour les stratèges foncés, la mission principale du combat revenait à l'infanterie.

Comme en 14, les chars n'ont pas de valeur offensive. Ils n'ont que des missions d'appui au service de l'infanterie. Il a fallu attendre la démonstration de l'efficacité des paners en Pologne pour qu'enfin, sous l'impulsion d'esprit clairvoyant comme le colonel de Gaulle, soit constitué trois divisions blindées à vocation offensive.

Ce sont ces trois divisions blindées rassemblées au dernier moment qui reçoivent des chars tout juste sortis d'usine servis par des chauffeurs et des canonniers qui souvent les utilisent pour la première fois. Ce sont ces trois malheureuses divisions que nous jetons dans la gueule du loup. L'expérience et l'habileté des tanquistes allemands nous coûtent deux ou trois chars pour un panzer mis hors de combat.

Résultat, le soir du 15 mai, en tête de sa colonne, Gudrian croise ou dépasse des colonnes en fuite, des États-majeurs qui se sauvent, des hommes qui pleurent de rage ou de désespoir, des officiers qui veulent se suicider. Les colonnes motorisé allemandes foncent lâchant l'infanterie qui les suit. Souvent quittant la route afin d'éviter d'éventuels champs de mine pour rouler à travers champ en versant les clôtures.

Romel se heurte ici à la petite ligne de Casmat tendue pendant la drôle de guerre. entre la ligne Magino et la mer, on l'appelait la ligne [raclement de gorge] maginette. C'est le bruit des ferroilles qui les a réveillé, disons.

Oui, d'accord. Mais les chars arrivent, les soldats là-bas du 84 réagissent. Il voit la deux premières char arriver, il pointe paf qui flampe deè qui flampe avec un canon de 25 là c'était un canon de 25 non 37 rien c'est pas grave et alors et alors Roma est passé par les pâures et mon potager il a arrêté sa colonne suite au de cher incendiers et ils sont grimpés sur le bloc sans que les soldats ne se rendent compte ils étaient conçus pour tirer dans la tranchée face à l'autre bloc Il les voyait arriver dans la tranchée et là on les canardait comme on voulait parce qu'il pouvait pas remonter, c'était à brut.

Alors on s'imaginait pas qu'il pouvait uniquement passer sur la route mais c'était tellement plus facile. Il pouvait pas tirer sur la route du côté de de la maison de monsieurgar, n'est-ce pas ? Donc il pouvait tirer que dans un angle très étroit.

Très étroit. Donc donc le blocos ne servait à rien ensemble. Non puisque les allemands arrivaient de derrière.

Et puis ils sont arrivés par la route et c'est partout c'était partout comme ça. Mais il prévoyait pas que les les chars allemands allaient prendre la route. Ah l'expliquer ça gamelin hein.

Ouais. Donc on a fait l'équivalent de centaines de kilomètres de fausse antichard pour rien. Pour rien.

Pour rien. C'est vrai. Romel atteint un vein le soir.

Il contourne la ville où des blindés français l'attendaient. Il décide de foncer à la tête de ses chars pendant la nuit dans l'inconnu, tirant au hasard sur les côtés de la route jusqu'à la ville suivante Landre car il veut s'emparer du pont sur la cambre avant qu'il ne soit détruit et il y parvient à l'aube. Parallèlement, Guderian a fait une percée fulgurante vers l'oise.

C'est ainsi que les chars du colonel de Gaul sont dirigés vers Montcorné pour tenter de couper ce doigt. Les équipages n'ont pas de cartes. Ils demandent aux paysans des calendriers des poste qui contiennent une carte succinte de la région.

Ils se perdent dans des marécages. Ils se trompent de cibles, attaquent le mauvais village. Pendant le combat, faute de liaison, des estafettes courent entre les chars.

Gudrian écrira qu'il a vu des chars arriver à 2 km de lui et qu'en fin de journée, ils ont fait demi-tour. Pour lui, l'équipé du colonel de Gaulle n'a été qu'une gesticulation. Elle a été coûteuse puisqu'on y perd 90 blindés.

Surpris par l'avance foudroyante de ces colonnes blindées, Hitler veut marquer une pause. Il craint que les deux lèvres de la plée française ne se referment. Il trouve sa victoire trop facile, surestimant les Français, il redoutent un piège mortel, une nouvelle bataille de la Marne.

Pour la troisème fois, Guderian est sommet de s'arrêter, cette fois sous peine d'être relevé de son commandement. Pour la troisième fois, Gudrian passe outre et il continue. Les colonnes de Gudrian et de Romel déboulent sur des axes parallèles.

Elles atteignent Cambré, Saint-Quentin, péronne. L'infanterie suit comme elle peut. ivre de fatigue mais avec le sourire de la foi conquérante et souvent elle ne prend même pas la peine de faire de prisonnier.

La clé du succès de la Vermart est là, la vitesse de déplacement de ces unités d'attaque. On est parti faire la guerre de 40 comme à la guerre de 141 exactement. presque avec la même tenue, presque avec le même armement, avec la guerre de tranchée, avec le ravitaillement qui viendrait par bouteillon, avec tout ça, alors que c'était pas ça à la guerre.

Quand on avait arrivé les Allemands derrière les chars, quand on les avait arrivé avec une petite chemisette, une petite musette sur le dos et la mitraillette et voilà, c'était ça l'armée allemande. Eux, ils avaient appris leur boulot. Et vous ?

Ben nous on nous on avait rien. On était encore vêtu comme je vous dis comme en plein hiver avec la vareuse avec le gros sac avec la couverture et les godasses et la gamelle et tout ça. Voilà et on était non on éétait vraiment pas parti pour faire cette guerre-là.

Face à ces hordes qui suivent à marche forcée des capitaines ardents et admirés. Que vaut l'idée de végan d'attaquer les flancs de l'avance allemande ? Rien.

Les mouvements de nos unités sont trop lents. Les Allemands ne sont jamais là où ils croient les trouver. Ils sont toujours plus loin, plus avant.

Plus ils approchent de la mer, plus les bas côtés des routes sont un cafarnaum, plus la coulée des réfugiés s'épéit. L'exode a commencé par le départ des mieux informés, des riches, des notables [musique] en voiture. Puis il y a eu, tantôt sous ordre, tantôt sans ordre, la fuite des fonctionnaires, la désertion des préfets, des maires, des gardiens de prison.

Pire que tout est l'instruction donnée aux gendarmes de partir. Les commerçants qui avaient des voitures étaient déjà partis depuis quelques jours. Que va-t-on manger ? pas de boulanger, pas d'épicier, pas de bouché.

Il fallait donc partir et puis ensuite il y avait eu le bombardement le 18, on allait il laissait sa peau. Donc il fallait partir et nous sommes partis le 19 mai au matin avec le vélo, une valise sur le porte-bagage, une valise dans le cadre, les musettes, les avres saac laissant de chien, ce qui était un crèvecœur pour moi étant donné que il m'avait naître, on voulait prendre la somme pour traverser la somme avant qu'il n'arrive. manque de chance, ils étaient avant nous sur la Somme.

Donc il a fallu repartir vers l'ouest pour dépasser les Allemands et c'est à ce moment là qu'ils arrivent devant nous. Donc on refait un demi-tour et on remonte sur Bune. Alors j'ai vécu moi ce que c'est qu'un mitraillage par les stou.

Le convoi est arrêté. Bon, tout le monde se précipite dans les fossées. C'est la c'est la panique générale.

Les chevaux restent attachés ou étant donné que eux aussi sont pris, ils cassent leur leur trait, ils s'en vont, ils passent sur les corps, les personnes impotantes sont en haut des chars et tombent par terre. Enfin, c'est le disons c'est l'apocalypse. Les avions repassent une fois, deux fois, trois fois, quatre fois.

C'est un mitraillage systématique des civils et militaires bien ordonné pour tuer. C'est l'apocalypse total. Ce n'est qu'en arrivant à Terine 50 km après que nous sommes néon avec je ne sais plus quel est le la Pzer qui est là.

Nous décidons de revenir au point de départ. Nous arrivons dans notre maison ou ce qui reste de la maison puisque c'est une maison complètement pillée où nous ne retrouvons ni immeuble ni euh ni chez soi. Euh euh les rideaux arrachés, les fenêtres cassées, les par terre, tout est par terre.

Et la ce que font mes parents en arrivant, bah ils se mettent à pleurer parce qu'ils sont complètement ruinés. Donc nous avons fait 300 km à pied pour rien. Les populations ont eu le sentiment que les pouvoirs publics les avaient abandonnés.

Le gouvernement qui n'avait jamais imaginé possible un tel écroulement est incapable d'organiser l'évacuation. Pas de camp, pas de vivre, pas d'infirmerie. Les effets d'une propagande mensongère et de l'absence d'information vraie ont fait que les gens ne savaient plus s'il fallait rester ou partir.

Les tanquistes de Guderian atteignent Abville après avoir parcouru la distance record dans l'histoire des conquêtes militaires de 110 km en une journée. Auparavant, l'aviation allemande avait commis l'assassinat d'Abville gratuit, inutile du point de vue stratégique, n'a servi qu'à répandre la terreur. Les penseurs ont dû contourner la ville brûlante.

Le soir même, trois auto mitrailleuses atteignent la baie de Somm. La manche est atteinte. Le plan a été appliqué comme prévu.

Les armées alliées sont prises au piège. Les Allemands resserrent leur mâchoir sur la poche où sont enfermés un million et demi de soldats alliés. Replis les anglais sur Dkerk.

Les Purs remontent vers les ports du nord. Il bouscule les troupes françaises prises à revers. Boulogne tombe le 25 mai après des combats acharnés.

Calé le lendemain. Le repli des britanniques est favorisé par une résistance de plus en plus déterminée à la poussée allemande. À Mobeug par exemple, la ville des forts bien mal préparé à se défendre.

On y a commis exactement la même erreur d'installation des canons qu'en 1914. Les canons étaient enterrés enterrés dans des excavations de 6 m de profondeur et avec les tubes qui dépassaient et était orienté vers la Belgique. On n jamais pu les retourner étant donné que les Allemands hein sont arrivés derrière nous par là par le sud.

Ma batterie n'a pas tiré du tout. Pas un coup de canon. On pouvait pas la tourner pouvait pas tirer.

On avait pas prévu que les Allemands pouvaient avancer et prendre le fort par le sud. Moi, c'est pas moi qui commandé hein. Parus le marché.

Notre état-major qui se trouvait à 9 Minil, notre état major est parti à la longue ville sans nous prévenir et comme nous savions pas d'ordre d'ailleurs, nous n'avions pas d'ordre d'ailleurs du tout. J'ai dit au capitaine Bayard mais mon capitaine il y a des obus des ob mais nous n'avons pas de grenade. Il m'a répondu ça.

Je vous jure qu'il m'a répondu ça. Il m'a répondu pourquoi pas des bayonnettes le clair ? Ailleurs, des hommes se font effectivement tuer en chargeant à la bayonnette plutôt que de se rendre.

Des unités isolées de soldats nord-africains font preuve d'un courage exemplaire. Abouch, par exemple, habitué à avancer dans du mou, les Allemands ne supportent plus qu'on leur résiste. Il confi à DSS le soin de nettoyer les poches de résistance à leur manière.

Les massacres de Wani sont un des grains d'un chapelet d'atrocité commis sur leur route. On a entendu un allemand descendre. On a vu une lampe torche mais nous étions dans dans une petite cavette.

Alors l'allemand a descendu, descendu, descendu. Aucun bruit. Nous étions 14 15 personnes peut-être.

Un enfant avait pleuré la veille, il ne pleurait plus. Un chien avait aboyé, il n'aboyait plus. Silence total.

Brutalement un cri. Raos, le soldat est remonté. Si était descendu deux ou trois marches plus, peut-être que je serais pas là aujourd'hui pour raconter mon histoire.

On était nombreux dans la cave hein. Alors, ils ont rentré puis un grand coup de pied dans le derrière. Moi, j'en ai eu un, mon père aussi.

Et ils nous ont fait sortir. Et puis là, c'est là en route, on a vu des cadavres juste dans la cour de l'école. On a passé à fin sur la sur la rue là sur le trottoir tout le long de la route le feu et des cadavres à droite à gauche des chevaux.

Ah oui v gonflé une famille entière des parents et les enfants. Oui il ont des fusi remontant de la cave vous savez ils les ont vu remonter l'un après l'autre. Oui.

Il nous aligné dans la cour. La mitrailleuse qui était en batterie. Elle était prêt à faire feu sans aucun doute et euh euh mon père m'a toujours dit qu'il y avait un officier qui avait donné de l'ordre euh bon d'arrêter le massacre.

Quand on est rentré sur le coup de midi, je me souviens même que ma mère a fait des frites. Je sais pas pourquoi elle a fait des frites et puis on a salé les frites avec du sucre. Hitler juge que ces divisions blindées sont trop exposées.

Il leur donne l'ordre express. de s'immobiliser sur une ligne qui longe les canaux d'Aras du Nord. Pour les Britanniques, c'est un répi inespéré.

Ils ont le temps de protéger leur repli sur Derkquk. La Vermart a mis 13 jours pour parcourir 500 km. Elle en mettra autant pour faire les derniers kilomètres jusqu'à Dingerque.

Le terrain est prêt pour un grand coup de théâtre. L'aviation allemande a rasé la ville et coulé tout ce qu'elle pouvait dans le port pour empêcher le réembarquement des troupes anglaises. Des batailles de retardement ont fortement contribué au succès de l'évacuation de Dunkerk, à l'île surtout où sept divisions sont encerclées.

Elles tentent en vain de sortir de ce chaudron de sorcière. Des affrontements ont lieu dans les faubourgs, rue par rue. Après avoir épuisé leur munition, les Français se rendent. [grognement] La grande place de l'île est le théâtre d'un spectacle désué dans une guerre sauvage.

L'Étatmajor allemand rend à des compagnies françaises les honneurs de la guerre parce qu'elles se sont [musique] bien battues. Elles défilent avant de prendre le chemin de la captivité. Dans les Flandres, les arrières-gardes britanniques se battent jusqu'au bout.

Des SS fou de rage abattent froidement dans cet abri des dizaines de soldats britanniques et ils jettent les survivants dans une mare. Au fur et à mesure qu'on approche de Dunkerk, les routes qui traversent l'épaule d'air qui ont été inondées pour gêner l'avance allemande offre le spectacle hallucinant du matériel abandonné et saboté. Quand les Allemands donnent l'assaut finale le 1er juin contre la poche de Linkerque, les soldats français tiennent ferme.

Leur héroïsme permet à l'évacuation miracle de se produire et d'entrer dans la légende. Il y a un bateau qui s'est amené et il s'est amené vers nous. Alors on est on a compris qu'on était à moitié sauvé.

Alors le bateau a costé à 6h30 et à moins de 6h45, il y a eu 2500 d'embarquer au pas de gymnastique 4 par 4 et le bâton est parti tout de suite. Vous avez été bombardé ou mitraillé par l'aviation ? Oui.

Ah si sorti du du port. Tout le long de la route, si on peut appeler ça une route, il y avait des petits bateaux de pêche à la queue leel leu chargé de 10 12 casses passagers. Et alors entre deux, il y avait des bateaux qui étaient coulés.

Il n'avait que le M qui dépassait quand on est arrivé en Argent là, on a crié ouf. Le port est vite devenu [musique] impraticable. Les soldats camp d'une attendant le bateau providentiel.

Hervé Isidor a vécu un drôle [musique] de weekend devant le sanatorium de Z côte. On était un groupe de 5 et on avait perdu tous nos copains quand nous sommes arrivés ici, il y avait déjà des milliers et des milliers de soldats et on nous a dit "Ben, vous allez attendre, il y a des bars qui vont venir vous rechercher pour conduire au bateau." On a attendu, les barques sont arrivées et quand on a essayé de monter dans les barques, c'était d'abord les anglais qui avaient la priorité et quand on essaya à notre tour de monter, ben ils nous ont tapé sur les doigts avec les crosses pour nous éviter de monter dans les barques en nous disant "Go home, go home, go homme".

Dernière de dire fou-moi le camp. Vous en avez voulu aux anglais ? Ben non, parce que on en ait peut-être fait autant hein quand euh hein trois ou quatre fois on a essayé de monter et à chaque fois Ah ouais, à chaque fois il y avait rien à faire.

Il nous tapait dessus euh on a tout essayé pour monter dans les barques, il y a rien eu à faire. Ils voulaient d'abord sauver leur troupes, les Français après. Et on s'est renseigné, nous ont dit "Vous pouvez pas, vous êtes qu'à 5, il faut chercher un officier ou un sous-officier qui puisse au moins vous tenir compagnie et prouver que vous êtes bien des soldats français, pas des Allemands.

On a donc cherché sur la plage pour trouver un officier. On n jamais trouvé personne du 110e régiment d'infanterie. On est donc revenu dans les lunes et là on a attendu.

On est resté là 3 jours. Les sucas arrivé par groupe, il mitraillé ou alors il jetait des bombes et il a fallu se mettre à l'abri et on avait creusé chacun de notre tour individuel pour se mettre à l'abri. Bien sûr, j'avais un copain qui s'appelait Nbert et qui m'a dit "Viens avec moi dans mon trou, si on doit être tué, on sera tué tous les deux." et la la bague d'avion est passée, les bombes sont tombées, on a entendu un chifflement terrible.

On a dit "Ça y est, c'est pour nous cette fois-là." Et puis quand les avions sont partis, quand on est sorti du trou du compain, dans mon trou était tombé des bombes. J'ai pu rien retrouver de mes papiers, de ma vise, rien du tout.

Tout était pulvérisé. Les Allemands entrent danserc le 4 juin. Ils font 35000 prisonniers mais 340000 soldats, 10 fois plus que prévu, dont 130000 Français ont pu s'échapper.

La plupart des Français rescapés en Angleterre sont aussi torés expédiés en France pour y continuer le combat. En fait, la plupart finiront leur incroyable périple prisonnier des Allemands. Des soldats de la Vermart peuvent souffler pour la première fois. sur des plages qui présentent un visage d'épouvante.

Au soir de Dunker, nous avons perdu le meilleur de nos armées, les trériel. Après d'un kerkque, les Allemands jettent toutes leurs forces sur notre ligne de défense. Elle s'étire de la ligne Magino à la baie de Som.

C'est la ligne de la dernière chance. Pour contrer l'assaut allemand prévisible, le commandement français avait lancé son unique contreoffensive de toute la guerre. Elle s'est déroulé au sud d'Abville.

Il s'agissait de résorber une grosse poche allemande. Pendant 5 jours, la plus grosse concentration d'artillerie est de blindé franco-britannique. 500 chars, tout ce qui nous reste a tenté de déloger les Allemands et un colonel qui vient d'être promu général a tenté de s'y illustrer.

Charles de Gaulle. Il faut prendre le Montcobert qui n'est défendu que par quelques poignets de batterie antichar allemande. Contrairement à ce qu'il recommandait dans ses ouvrage, Dog lance ses chars sans manœuvrer en ordre dispersé à découvert un peu comme ses tracteurs.

Le résultat est une écatombe. Nous n'avons plus que des miettes face à l'assaut allemand qui se déclenche le 5 juin. Ces combats frontaux sont parmi les plus durs, les plus sanglants de la guerre.

Le rapport des forces est très défavorable aux Français. Deux contre un pour les hommes, quatre contre un pour les blindés. Des régiments entiers disparaissent dans des combats désespérés.

Au bout de 3 jours, les Allemands enfoncent notre ligne de défense. Romel avait personnellement choisi ce pont de chemin de fer pour franchir la somme avec ses blindés et il avait repéré ce vallon pour les mettre à l'abri. [musique] [musique] [musique] Le 8 juin, le front vole en éclat.

Les Panzers foncent à travers champ vers la Normandie, vers l'Île-de-Fance. L'armée française s'effondre définitivement. La panique gagne [musique] tout le pays.

Elle jette 5 millions de civils sur les routes. La suite est connue. Le gouvernement s'est enfui pour se réfugier à Bordeaux.

Renault c sa place à Pétin qui demande aussitôt [musique] l'armistice. C'est le plus beau jour dans la vie d'Adolphe Hitler. Pétin dit aux Français qu'ils doivent expire leur faute passé avant d'espérer une rédemption.

De Gaul affirme depuis Londres que la guerre n'est pas finie. En France, en tout cas, on ne se bat plus puisque Pétin a dit qu'il fallait cesser les combats. Quand les Allemands apparaissent, des unités entières se constituent prisonnière d'elles-même.

Ils seront bientôt 1600000 captifs à se laisser docilement diriger par des gardiens peu nombreux vers les stalac [musique] d'Allemagne. Les combats ont fait 75000 morts dans les rangs français. Ce sont des pertes comparables au pire moment de la Grande Guerre.

C'est dire que contrairement à une légende indigne de leur mémoire, beaucoup de nos soldats se sont vraiment battus. Mais le tragique est là. Ils se sont battus dans de très [musique] mauvaises conditions, souvent pour rien.

Nos chefs n'ont pas su penser cette guerre, mais les États-majors ont travaillé avec les instructions du gouvernement, lui-même issu d'un parlement représentant la collectivité [musique] toute entière. Au lieu de nous préparer à contrer la menace nazie, nous avons cultivé la mésente entre classe sociale, la haine d'une République indifférente aux compétences qui s'est épuisé dans la succession de 17 gouvernements [musique] en 7 ans. Le traumatisme dû aux pertes du conflit précédent.

Le pacifisme général, l'esprit défensif, le béton de la ligne maginau remplaçant les poitrines ont précipité la faillite de la nation. Il a fallu l'effondrement pour que se lève un nouvel espoir. Contrairement au rêves des poilus de Verdin, la der des der n'a pas été 141.

La vraie der des der a été mai 40. Il a fallu cette guerre de plus, la troisième avec l'Allemagne, pour qu'on se dise enfin plus jamais ça, plus jamais une telle violence tant de haine. Et nous nous sommes réconciliés avec les Allemands.

Nous avons fait l'Europe ensemble et enfin nous pouvons goûter au plaisir d'une vie paisible sans crainte du lendemain. Plus tard dans l'allée. Voilà.

Plus tard dans l'allée. Allez allez. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]