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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 13 avril 2026 14 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieTransportsSolidarités & famille

Jean-Philippe Tanguy : "Les annonces de Sébastien Lecornu sont hors sol !" (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06FerméeÉludée

    Ça vous a satisfait finalement les premières annonces de Sébastien Lecornu, le Premier ministre ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Vous nous rappelez les solutions proposées par le Rassemblement National pour résoudre la crise du carburant ?

  • 3:47RelanceRéponse directe

    L'affaire de la TVA sur le carburant, comment faites-vous pour affronter la directive européenne qui l'interdit ?

  • 5:50RelanceRéponse directe

    Pourquoi une mesure générale qui profite aussi aux plus aisés plutôt que des mesures ciblées ?

  • 8:25OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes capable de porter une taxe Zuckman sur les super-profits des compagnies pétrolières ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14Invité politiqueFait
    « J'ai retrouvé que ces annonces avaient été déjà faites systématiquement. »
  • 0:24Invité politiqueFait
    « Un million de pompes à chaleur, ça avait été annoncé par M. Le Maire pour 2027. »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « Pour les 100 000 leasing électriques, M. Macron les avait annoncés pour 2022. »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « Pour le million de voitures électriques, le gouvernement avait annoncé auparavant 2 millions pour 2030. »
  • 2:26Invité politiqueFait
    « Nous considérons que les énergies sont un produit de première nécessité. Le taux de TVA de la première nécessité, c'est 5,5%. »
  • 2:37Invité politiqueChiffre
    « Ça coûte environ 12 milliards d'euros. »
  • 3:01Invité politiqueChiffre
    « On voulait utiliser les certificats d'économie d'énergie qui sont de 8 milliards d'euros. »
  • 8:51Invité politiqueFait
    « Oui, il a repris une proposition qu'avait faite Marine Le Pen comme d'autres. »
  • 9:22Invité politiqueFait
    « On prend les profits sur 10 ans, on fait une moyenne, et puis, si ça en sort des tâches trop, effectivement, on récupère ces sur-profits. »
  • 11:37Invité politiqueFait
    « On a publié un plan sur le long terme qui s'appelle le plan Marie Curie en 2022. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy63 %
  • Présentateur32 %
  • Présentateur 25 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Bonsoir monsieur, vous êtes député Rassemblement National de la Somme, membre de la Commission des Finances. Ça vous a satisfait finalement les premières annonces de Sébastien Lecornu, le Premier ministre ? Ça va aider les Français ?

0:12
Jean-Philippe Tanguy

Pas du tout, mais c'est pas pour faire du mauvais esprit. J'ai fait mes petits devoirs avant de venir vous voir et j'ai retrouvé que ces annonces avaient été déjà faites systématiquement. Donc en fait, M. Lecornu a juste annoncé que le gouvernement est en retard. Un million de pompes à chaleur, ça avait été annoncé par M. Le Maire pour 2027. Donc là, ce sera le cas en 2030. Entre-temps, et je pense que M. Montebourg, Bonsoir, le connaît bien, le champion français des pompes à chaleur a été vendu à un consortium étranger avec le soutien du gouvernement. Pour les 100 000 leasing électriques, M. Macron les avait annoncés pour 2022. Et ils n'ont réalisé que 50 000 par an.

Et pour le million de voitures électriques, le gouvernement avait annoncé auparavant 2 millions pour 2030. Donc en fait, ils divisent par deux leurs propres objectifs. Donc si vous voulez, cette manière de toujours recycler les mêmes mesures de com, sans aucune vision de long terme, sans aucune vision industrielle, laborieuse, peut-être un peu ennuyeuse pour ces macronistes qui sont toujours dans la com, qui consistent effectivement à s'intéresser à la formation professionnelle, à l'outil industriel, à la souveraineté. Ça ne fait pas des grands plans de com. Voilà, ça fait...

C'est du travail un peu obscur, peut-être un peu ingrat pour certains politiciens qui ont une vision de la politique qui n'est pas la mienne et qui n'est pas digne. Bref, il n'y a aucune vision derrière. Et puis, quand est-ce qu'ils comprendront qu'avant de s'acheter une nouvelle voiture, avant de refaire son logement, les gens n'arrivent pas à vivre ? Nous sommes dans une crise de la déconsommation. Nous sommes dans une crise de la dignité du travail. Et donc quand les gens, ils entendent ça, de se dire on va recevoir un chèque par ailleurs avec l'argent qu'ils paient par la fiscalité, on n'en peut plus. Parce que c'est hors sol, quoi. C'est hors sol et c'est jamais suivi des faits.

Mais j'aimerais que ce soit vrai. Parce que moi, je suis pour que mon pays aille bien.

1:49
Présentateur

Des annonces hors sol, Ardo Mondebou, vous rejoignez les propos de Jean-François Tanguy. Alors, dans cette émission, on cherche des solutions. Donc on discute avec tout le monde. Voilà, je le dis. Et on est content de vous avoir, M. Tanguy. Vous êtes député Rassemblement National. Le Rassemblement National a proposé dans la crise des solutions. Je voudrais que vous nous les rappeliez, que vous nous disiez quelle est la position du Rassemblement National pour résoudre aujourd'hui la crise du carburant, qui est une crise de pouvoir d'achat des ménages, et des entreprises. Comment vous contre-proposer ? Et puis après, on va discuter de ça très tranquillement.

2:22
Jean-Philippe Tanguy

Bien sûr. Sur le court terme, il s'agit d'une baisse massive de taxes. Nous considérons que les énergies sont un produit de première nécessité. Le taux de TVA de la première nécessité, c'est 5,5%. Ce n'est pas 20%. Donc on ramène le taux de toutes les énergies, dont le carburant, à 5,5. Donc ça, ça coûte environ 12 milliards d'euros. Mais on le fait aussi pour l'électricité, le gaz et même le fuel. Parce que les gens qui le trouvent au fuel ont peu de moyens et sont prisonniers souvent de cette énergie. Ce n'est pas de leur faute. Pour faire face à la crise, on voulait aussi baisser temporairement la TICPE, donc une taxe, une assise sur le carburant, pour 16 centimes par litre.

Parallèlement, on voulait utiliser les certificats d'économie d'énergie qui sont de 8 milliards d'euros, 17 centimes par litre, qui aujourd'hui sont massivement détournés par une espèce de mafia, comme l'a prouvé la Cour des comptes, qui détourne cet argent et n'a pas de résultat. Donc on voulait utiliser ces 8 milliards d'euros pour financer ces mesures. Ça, c'est à court terme. Et à long terme, évidemment, il y a un plan d'électrification. Mais c'est un plan d'électrification, de décarbonation, qui fonctionne sur des technologies éprouvées, sur un plan de réindustrialisation, sur un plan de formation des compétences et sur du protectionnisme.

Parce que j'ai écouté un peu les débats qui se sont soutenus. Aujourd'hui, les Chinois ont pris beaucoup d'avance. Et si on peut faire la baguette magique, on peut s'agiter sur les plateaux. Si on ne fait pas de protectionnisme massif, frontal, pas des petites mesurettes pour faire plaisir, on n'y arrivera pas. Et c'est les Chinois qui prendront l'avantage, parce qu'on aura laissé le faire.

3:46
Présentateur

Alors, une question. L'affaire de la TVA sur le carburant, qui est un impôt qui, effectivement, augmente dans ses recettes avec l'augmentation des prix, je crois qu'un certain nombre de responsables publics ont dit que l'État est en train de gagner beaucoup d'argent grâce à la crise. Je ne sais pas s'il en gagne beaucoup, mais en tout cas, il en gagne. Vous avez proposé de diminuer cette TVA, de la neutraliser, ce qui était d'ailleurs une proposition qui avait été faite par Jospin dans une crise précédente du carburant, après l'affaire dite de la cagnotte. C'est-à-dire ce qu'on appelait les surplus fiscaux.

Ça ne veut pas dire qu'il y a une cagnotte, ça veut dire qu'on a une meilleure value des rentrées fiscales et qu'on décide de l'employer de façon inattendue d'une autre manière que prévu. Alors, vous, vous avez dit, on va baisser la TVA sur le carburant. Qu'est-ce que vous répondez à l'argument qui consiste à dire, et il est tout à fait juste, il y a une directive de 2006 qui interdit la baisse de la TVA en dessous de 15% sur tous les carburants de l'Union européenne pour éviter la compétition par la baisse des prix. Et comment faites-vous pour affronter cette directive ?

4:52
Jean-Philippe Tanguy

On assume d'aller au contentieux, d'aller au contentieux avec Bruxelles sur ce sujet-là, en disant que c'est un produit de première nécessité, l'énergie. Il n'y a aucune raison que le taux de TVA communautaire soit 20% ou le taux normal, effectivement, c'est entre 18 et 22% selon les États, et pas 5,5 à 10 comme le taux de première nécessité. Parce que, d'ailleurs, cela, ce n'est pas juste une vision, comment dire, électoraliste. Ce n'est pas juste pour faire un cadeau. C'est une vraie vision de la société. On considère que les énergies, une fois plus, c'est un produit indispensable à la vie des gens.

Et aujourd'hui, sur les territoires ruraux, sur les territoires périurbains, mais aussi sur un certain nombre de communes urbaines paupérisées, de quartiers paupérisés, même les classes moyennes, l'énergie s'est vécue comme la gabelle. Vous savez, l'ancienne gabelle, c'était une taxe sur le sel. Le sel, à l'époque, était un produit de première nécessité pour conserver les aliments, et c'était très cruellement vécu par la population, parce qu'on prenait les gens au coût. Vous n'avez pas le choix de consommer du carburant, vous n'avez pas le choix d'avoir une facture d'électricité, et taxez cela parce que c'est facile, de la TVA, faire rentrer par la TVA, c'est facile.

5:50
Présentateur

– Deuxième objection, vous avez très bien déroulé votre câble, mais deuxième objection, c'est une mesure générale qui profite à des gens qui n'en ont pas besoin. Que les classes moyennes, que les classes populaires souffrent aujourd'hui, certes, c'est une vérité très juste. Néanmoins, les autres, est-ce qu'on a besoin que le propriétaire de 4x4 voit un petit cadeau de TVA arriver tous les mois ou toutes les semaines quand il fait son plein ? Comment avez-vous préféré une mesure ou des mesures générales, qui coûtent très cher au budget de l'État, plutôt que des mesures qui sont ciblées ?

Par exemple, les grands rouleurs, les flottes d'entreprises, les artisans, les infirmières, tous ceux qui se déplacent, et qui sont obligés, y compris pour aller à leur travail, dans les zones rurales, que je connais bien, comme d'ailleurs je crois que vous connaissez, c'est-à-dire qu'ils sont obligés de dépenser de l'argent pour rien que pour vivre et travailler. Donc pourquoi ne pas avoir ciblé, vu l'état de nos finances publiques ?

6:45
Jean-Philippe Tanguy

Tout simplement parce que c'est sincèrement l'usine à gaz, ça ne marche jamais. Nous, on assume un signal, on a conscience que les plus privilégiés vont un peu en profiter, mais vous le savez que la TVA, d'ailleurs pendant longtemps, c'était un combat de la gauche, de lutter contre la TVA, est un impôt régressif, c'est-à-dire que plus vous êtes riche, moins vous payez de TVA.

Donc en fait, on assume effectivement une mesure générale, et en fait, vous savez très bien que dans notre programme, enfin peut-être que vous ne le savez pas d'ailleurs, on a des mesures de justice fiscale qui sont bien plus importantes pour établir une forme d'impôt sur la fortune, pour taxer les surprofits, les surrachats d'actions. On a beaucoup de mesures pour les plus privilégiés qui permettent en fait de récupérer bien plus que ce petit cadeau qu'on pourrait faire évidemment aux plus privilégiés.

7:22
Présentateur

Donc vous prenez le risque, M. Tanguy, finalement, d'être le parti des riches, parce que les chèques carburants, ça marchait pas mal.

7:28
Jean-Philippe Tanguy

Non, ça marchait pas bien. Vous avez par exemple Jordan Bardella, qui lui-même le dit, n'a pas besoin de ses sous, a reçu le chèque énergie. Ça marchait pas ce système. Et en plus, il y a un système, comment dire, pervers. C'est qu'en fait, comme les acteurs de l'énergie savent qu'il va y avoir un chèque, ils se disent, on peut en fait augmenter nos marges parce qu'il y a un chèque qui arrive. Donc en fait, les politiques de chèque, c'est inflationniste. C'est pour ça aussi que ça ne fonctionne pas.

Alors qu'une mesure générale de baisse sur des produits très compétitifs comme le carburant, c'est très facilement analysable et on peut surveiller qu'ils ne se mettent pas de l'argent dans la poche. C'est pour ça, d'ailleurs, ça a bien fonctionné au Portugal, en particulier quand ils ont baissé la TVA au moment de la crise de l'hyperinflation. Il y a un rapport de la Banque centrale du Portugal qui est en anglais, qui est très intéressant parce que ça a marché. Parce que dire que ça ne marche pas la TVA, c'est un peu un argument de l'Union européenne et parfois de quelques hauts fonctionnaires de Bercy, pas tous, parce qu'une fois plus, ils aiment bien la TVA.

Parce que c'est un impôt qui rentre très facilement et qui taxe tout le monde. Donc ils n'aiment pas trop qu'on s'attaque à...

8:23
Présentateur

Alors, puisqu'on parle de justice fiscale, Zuckman Gabriel, qui a une grande créativité, professeur à Berkeley, je crois. Économiste. Grand talent, professeur émérite. M. Zuckman a fait une proposition, il a dit pourquoi on ne va pas chercher les super-profits des compagnies pétrolières en en confisquant une partie pour la restituer à ceux qui en ont besoin. Ça, ça devrait vous plaire, je pense. Est-ce que vous êtes capable de porter une taxe Zuckman, M. Tanguy ?

8:51
Jean-Philippe Tanguy

Oui, il a repris une proposition qu'avait faite Marine Le Pen comme d'autres, parce que c'est une proposition assez consensuelle sur les sur-profits. Alors, qu'est-ce que ça veut dire les sur-profits ? Parce que souvent, on confond à les gros profits. Une entreprise a le droit de faire des grands profits si elle a innové, si elle a conquis un marché, si elle a fait des opérations commerciales qui ont fonctionné. Le problème, ce n'est pas de faire de gros profits, c'est de faire des sur-profits, c'est-à-dire des profits qui sont basés en profitant d'une crise, en profitant d'une guerre.

Et donc, on a proposé une mesure avec Marine Le Pen qui peut être améliorée, dont on est ouvert au débat, qui consiste à dire qu'on prend les profits sur 10 ans, on fait une moyenne, et puis, si ça en sort des tâches trop, effectivement, on récupère ces sur-profits. Alors, la particularité, parce qu'il ne faut pas mentir aux gens, des profits pétroliers, c'est qu'ils sont assez durs à récupérer, parce que, par l'organisation de la chaîne de valeur, les pétroliers font les profits souvent ailleurs qu'en France.

Et donc, dans ce cas-là, c'est pour ça qu'on avait proposé de taxer ce qu'on appelle les rachats d'actions, parce que les pétroliers ont cette particularité de redistribuer beaucoup de leurs bénéfices et de leurs bénéfices excessifs par des rachats d'actions.

9:49
Présentateur

Alors, Sébastien Lecornu n'a pas fait ses annonces de baisse de la TAVA, et néanmoins, il a annoncé un grand plan pour électrifier le pays. Arnaud Montebourg, effectivement, est-ce que vous pensez que le Rassemblement national est dans la bonne ligne ? Est-ce qu'il planifie bien l'indépendance énergétique de la France ? On a un problème de moyen et long terme dans ce pays. Personne ne pense à 10 ans. Or, l'indépendance énergétique, elle se construit sur des décennies. C'est ce qu'a fait le plan Messmer, alors qu'on a construit les 56 réacteurs. Ça a pris d'ailleurs une vingtaine d'années. Et aujourd'hui, on est bien content de les avoir.

Je vois qu'on a distribué, pendant la période du Covid, des boucliers tarifaires. On a distribué de l'argent à fonds perdus à des gens qui, en effet, étaient en difficulté, des entreprises qui ne pouvaient pas survivre. Mais on n'a pas du tout fait ce que la fourmi doit faire. On a fait plutôt la cigale, c'est-à-dire se détacher de la dépendance énergétique, gaz. On est toujours au même niveau de dépendance. Pétrole n'a pas bougé. Je vois le bilan quand même du leasing. On est à 50 000 véhicules par an. Il y en a eu 100 000. Il nous en faut quand même 8 millions sur... Il y a aujourd'hui 1 million de véhicules électriques, 39 millions de véhicules thermiques.

Il nous faudrait 8 millions de véhicules électriques pour arriver à diminuer d'un quart la consommation à la pompe. Les Chinois l'ont fait en 10 ans. Ils se sont affranchis de l'Arabie saoudite par les véhicules électriques, comme ça. Alors là, il n'y a pas. Donc, je n'ai pas vu ça dans le... Alors, je ne connais pas votre programme parce que je ne l'ai pas encore vu publié. J'espère qu'il le sera un jour. Et en tout cas, je n'ai pas vu de mesures de long terme dans le programme du Front National. Mais sincèrement, je...

11:32
Jean-Philippe Tanguy

Rassemblement National. Oui, je vous en prie. Non, mais c'est intéressant comme remarque parce que c'est vrai que nous, on a publié un plan sur le long terme qui s'appelle le plan Marie Curie en 2022 qui organise la décarbonation de l'économie mais avec des technologies éprouvées. Donc, un développement d'ailleurs massif du nucléaire et de l'hydroélectricité et ensuite, une décarbonation progressive commençant par les secteurs les plus faciles à décarboner. Vous savez que c'est plus facile de décarboner d'abord l'industrie, ensuite le logement et à la fin, le transport.

Mais vous voyez, le transport, il y avait une voie médiane qui consistait, avant de faire le tout électrique, de beaucoup favoriser l'hybride, par exemple. Mais aussi, et M. Montebourg, je ne le dis pas parce qu'il est là, je l'ai déjà dit publiquement plusieurs fois, avait lancé, quand il était ministre de l'industrie, de mémoire, le véhicule à le moteur à 1 litre. 1 litre au 100. 2 litres au 100. 2 litres au 100. Vous voyez, je suis trop optimiste. Que Tanguy, vous conflez les chiffres en moins. Non, mais c'était intéressant parce qu'en fait, c'était un plan de transition. L'Europe et la France en particulier avaient une maîtrise du moteur thermique extrêmement avantageuse.

Et on pouvait, avec la particularité de la France, qui est un pays quand même rural, où on n'est pas le Pays-Bas, on n'est pas la Norvège, qui a pris un certain avantage aussi sur l'électrification, permettre de faire la soudure, comme on dit dans les territoires ruraux, c'est-à-dire entre deux récoltes, la soudure. Et bien, ce moteur à 2 litres au 100, il aurait permis de faire la soudure avec notre industrie et de faire cette transition. Donc maintenant, ça n'a pas été fait, on ne va pas pleurer sur le lait renversé. Il faut avancer avec des technologies solides. Et on en revient à ce que disait M. Montebourg sur le long terme.

Ce point, je pense, on le partage, c'est-à-dire, sans vouloir parler à sa place, c'est-à-dire, effectivement, que les hommes politiques prévoient le long terme, c'est moins glamour, ça impose de faire des annonces moins régulières, de moins faire de plateau télé, mais de suivre une continuité. Voilà, M. Messmer, pour son plan nucléaire et ceux qui lui ont succédé, il ne passait pas toutes les six semaines à la télé, pour changer un plan, pour changer une virgule, une page, ou faire des nouvelles annonces. Voilà, il avait une vision dans la durée, malheureusement, ça a complètement disparu. Et, il faut plus, moi, pour mon pays, si les annonces de M.

Lecornu, par exemple, sur les pompes à chaleur étaient suivies des faits, je serais ravi. Mais comment pouvez-vous expliquer, madame, que ce gouvernement ait vendu le champion industriel français des pompes à chaleur, alors qu'on va en construire, enfin, on va en financer, sans doute, un million ? Ça n'a aucun sens. Voilà, pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas protégé cette entreprise d'un consortium étranger ? Ce n'est pas logique, voilà, je suis désolé.

13:48
Présentateur

Le mot d'après Ardo ?

13:49
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada