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interviewLCP (sur YouTube)· 27 mai 2025 17 min

Harold Huwart : conférence de presse du groupe LIOT - 27/05/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bien, bonjour à tous. Une fois par an, on décide de commencer à l'heure. Donc c'est le cas aujourd'hui.

Alors avec un timing assez marqué puisque on va d'abord vous proposer de d'examiner les deux questions gouvernement. La première présentée par Laurent Mazori sur la question palestinienne et la seconde par David Topiac sur la situation de la psychiatrie en France. Merci.

Bonjour à toutes et à tous. Merci d'être là si nombreux. Oui, en effet, nous au sein du groupe, nous pensons qu'une question s'impose aujourd'hui compte tenu de la situation à Gaza, entre autres avec le retour d'une nouvelle offensive israélienne.

Il s'agit pas bien entendu de remettre en cause le droit légitime d'Israël à à récupérer les otages. Ce que nous souhaitons dénoncer, en tout cas, nous posons cette question au ministre des affaires étrangères, c'est de connaître la politique de la France en matière de de volonté de régler le conflit tel qu'il se situe aujourd'hui à Gaza sur les bombardements menés par l'armée israélienne qui touche essentiellement les habitations, qui touchent, on l'a vu encore dans les 24 48 he écoulé des hôpitaux, même si nous ne méconnaissons pas bien entendu l'utilisation parfois de ces hôpitaux de manière militaire par l'activité terroriste du Hamas. Il n'en demande pas moins que la situation n'est plus acceptable.

Il en est de même sur les freins qui sont apportés à l'aide humanitaire où le la façon dont cette aide arrive dans les territoire aujourd'hui n'est pas conforme au droit international et par conséquent au droit humanitaire international. Nous appellerons le ministre des affaires étrangères nous donner un certain nombre de compléments d'informations sur la position définitive de la France. Nous avons il y a quelques semaines ou quelques jours entendu, y compris le gouvernement de la notre président de la République évoquer la reconnaissance d'un état palestinien.

Et bien, nous souhaitons avoir un point précis sur cette reconnaissance puisque il serait lourd de sens pour participer au règlement du conflit et renforcer le poids international de nos alliés de la France dans une forme de condamnation de la politique telle qu'elle est menée aujourd'hui depuis trop longtemps sous couvert du président Netaniaou en Israël. Voilà. Merci.

Merci à vous sur la psychiatrie. Oui. Bonjour à toutes et à tous.

Donc j'interviendrai demain en QG en dernière position pour évoquer l'état de la psychiatrie en France en prenant exemple sur l'hôpital spécialisé d'Oche dans mon département du G qui connaît les mêmes difficultés que de nombreux établissements du rural avec des difficultés recrutement de recrutement de de psychiatre notamment ce qui peut entraîner les fermetures de lit le fait que les urgences psychiatriques ne sont plus assumées et voilà alors que évidemment les besoins sont criants notamment chez les ados. Donc, j'alerai le le ministre de la santé et j'attends aussi des engagements forts à la fois sur un plan national puisqu'on devait être sur une année qui prenait en compte le sujet de la psychiatrie et qu'il mettait ça comme cause nationale, mais aussi de de trouver des solutions pour le territoire gros. Donc ça ça vient aussi en complémentarité de la de la proposition de loi sur lequelle j'étais intervenu sur les déserts médicaux.

On retrouve les sujets defication médicale au sein du sujet de la psychiatrie. Merci. Alors, s'il y a des questions, on y reviendra.

Il y a par ailleurs plusieurs points à l'ordre du jour sur lequel on pourra revenir. Le premier, c'est la loi du plomb et le le débat d'hier où on souhaite réaffirmer la position du groupe, c'est-à-dire que une la quasi totalité des députés ont voté la motion de rejet, mais la charge aujourd'hui revient aux rapporteurs et aux forces politiques en commission mixe paritaire dans laquelle nous siégerons, en tant que suppléant de parvenir à à un texte d'équilibre, faute de quoi le texte s'expose à un retour conflictuel et voir périlleux à l'Assemblée nationale. Ça c'est le premier point puis qu'il y a un travail important qui a été fait notamment en commission des affaires économiques et c'est la condition même de du vote et du succès du texte.

Euh le deuxième c'est sur la situation des finances publiques. Nous avons ici alerté suffisamment de fois sur la fragilité du budget 2025 pour saluer bah le constat l'opération vérité qui a été faite par le premier ministre euh à la fois sur le fait que les comptes dérapent et aussi le rapport de la Cour des comptes qui signale que la trésorerie de la sécurité sociale est le maillon le plus fragile de notre système de financement. Mais là aussi et on souhaite collectivement appeler le gouvernement à prendre ses responsabilités.

On pointe depuis le début le fait que ce gouvernement ce budget est défectueux et risque de déraper. Il faut en tirer des conclusions et reporter à 2026 et dans le budget 2026 l'ensemble des mesures qui seraient nécessaires et les annoncer en juillet ne suffit pas. Il y a un point d'alerte aussi sur l'exécution de l'année 2025.

S'il n'y a pas des mesures correctrices fortes et qui vont au-delà des simples mesure de gel et d'annulation de crédit, le dérapage continuera à se marquer et d'autant plus que le ralentissement de la croissance qu'on avait annoncé est aujourd'hui à l'ordre du jour. Ça c'est le deuxième point. S'il y a des questions, on pourra y répondre.

Et le troisème c'est le sujet sur la fin de vie où je passerai la parole à à notre président euh Laurent Panifous qui est par ailleurs un des rapporteurs du texte. Je vous dis quelques mots et je répondre aux questions s'il y en a. Bah vous savez donc dans quelques heures maintenant nous allons voter cette en première lecture ce enfin j'ai envie de dire ce texte sur l'aide à mourir en particulier euh la fin de vie globalement parce qu'il y a aussi le vote sur le texte des soins palliatifs qui obtiendra l'unanimité. j'en doute pas une seule seconde sur la question l'aide à mourir est plus sensible, elle est plus intime.

Moi, j'ai mets le vœu aujourd'hui que ce texte sera largement voté, qu'il soit largement voté pour que pour lui donner la force d'aller au Sénat. On sait une chambre plus forcément euh qui sera peut-être comment dire plus conservatrice et regardera avec beaucoup plus de de fragilité ce texte. En tout cas, moi je j'aiaimis le vœux aujourd'hui que l'Assemblée donnera un signal très fort.

Euh les débats en commission et en sciences ont été longs. Euh ils ont permis à chacun de s'exprimer très largement, très librement euh queles que soient les convictions des uns et des autres. Euh moi, je suis euh à titre personnel, mais aussi en tant qu'apporteur convaincu que ce texte porte un réel équilibre.

Ça a été beaucoup dit, mais je crois vraiment qu'il le porte. le la commission a légèrement ouvert sur certains sujets, ça a pu crisprit par ailleurs et et en séance ces sujets ont été refermés pour ramener le texte à ce qu'il était au début. Euh donc c'est la création, l'ouverture d'un nouveau droit que nous proposons aujourd'hui.

C'est la première lecture, c'est cette ultime liberté. Euh on verra bien ce que ce que les députés vont en faire, mais le moment est important. Beaucoup disent "Oui, mais le chemin sera long, c'est vrai, mais la dynamique qu'on va lancer tout à l'heure, la force qu'on va donner à ce texte dépend du vote des députés et du fait qu'il soit adopté largement ou pas." Donc c'est un moment important pour notre République et je crois que ce texte sera un grand texte républicain à nos députés de lui donner la force dont il a besoin.

Vous savez quel sera le vote de votre groupe ? À peu près ? Oui, à peu près.

Le le groupe va voter majoritairement pour et pour l'autre partie essentiellement va s'abstenir avec euh à deux exception pré pardon, des votes contre. Ce qui est euh ce qui est pour moi une satisfaction parce que initialement euh euh la position du groupe était extrêmement prudente vis-à-vis de ce texte. Mais justement le travail qui a eu lieu de longs jours, de longues heures avec des écoutes, des évolutions ont fait qu'aujourd'hui beaucoup de personnes se positionnent sur l'abstention, ce qui pour moi est plutôt favorable.

C'est-à-dire que ils ils attendent de voir ce qui va se passer au sein de cette navette, mais je trouve que à mes yeux, c'est un signal positif. Donc je suis assez satisfait de la positionnement groupe. C'était pas gagné d'avance.

Merci. Est-ce qu'il y a d'autres questions ? Tout va bien.

Rien du spécial à l'horizon de la vie politique française du premier ministre ce matin. Oui. Est-ce qu'il selon vous a parlé des sur budget par euh possible ?

C'est ce que vous en pensez ? Bah, c'était une une intervention euh qui c'est un commentaire euh qui laissait entrevoir de possibles annonces. Donc à ce stade, il est évident que euh la TVA sociale pourrait être sur la table des discussions mais qu'elle suscite des réserves, que enfin tout toute ce qui domine l'intervention, c'est une forme de tout est ouvert et tout pose question.

Donc je pense que notre position c'est plutôt de dire que l'urgence est à l'action, y compris sur l'exécution des comptes 2025. La croissance aujourd'hui, le budget a été voté avec une croissance à 0,9. On a toujours dit que c'était trop.

Aujourd'hui, on tombe vers 0,6 et je suis sûr qu'on atterrira vers 0,5 ou 04 parce que le ralentissement, il est très très fort. Euh, ça va avoir un impact sur l'ensemble des des rentrées fiscales qui sont nettement en ena de ce qui était prévu. Et comme toujours, le point faible, ça reste la trésorerie, de la sécurité sociale, de la Cosse et donc là aussi, il y a des mesures de redressement immédiates à avoir.

Donc là aussi le je le le risque aujourd'hui c'est toujours trop peu trop tard comme comme disent les anglais. C'est-à-dire que le gouvernement a toujours un train de retard sur la situation économique et la dégradation des comptes publics. Sur ce sujet, pardon, vous disiez qu'il fallait agir dès 2025 au-delà du gel si j'ai bien compris.

Qu'est-ce à quelle mesure vous pensiez ? Et l'autre question que vous vous posez c'était est-ce que ce matin en conférence des président si vous y étiez la mise de relation avec le parlement a évoqué une session extraordinaire jusqu'au 11 juillet ou pas ? Alors euh sur la la question de la section extraordinaire, le le président du groupe pourra compléter on est favorable à ce que euh le parlement siège en juillet parce que le euh la nécessité euh de réformer, de légiférer est là sur la question des comptes publics, bah notre position, elle est invariable.

Le budget, tel qu'il a été voté pour 2025 ne n'est pas un une garantie face au dérapage des comptes publics. Au contraire, il les rend possible. les mesures réglementaires de correction ne seront pas suffisantes, on le dit depuis toujours.

Et donc un budget rectificatif ou des mesures législatives correctrices seront nécessaires. Et si on ne le fait pas euh si on ne le fait pas en juin ou en juillet, il faudra de toute façon le faire au plus tard en septembre. Et si ce type de mesure n'a pas lieu en septembre, c'est la garantie et la certitude que le déficit restera extrêmement élevé et dépassera ce qui est prévu, ce qui aujourd'hui n'est pas acceptable.

On ne peut pas dire qu'on va faire de très gros efforts en 2026 si on en fait pas le si on en fait pas en 2025. Mais quand même les mesures que vous préconisez, c'est sur les recettes, sur la dépense. Bah, les mesures, elles sont toujours euh euh ce sont des mesures qui sont principalement axées sur euh le contrôle des dépenses où euh les euh euh les les euh enfin on pourrait on va pas redévelopper ici la l'ensemble du de l'équilibre budgétaire, mais lors de la discussion sur le budget primitif, on a signalé quand même que à la fois alors sur les dépenses fiscales qui sont en réalité des des impôts, il y avait un certain nombre de dérapages Et sur les dépenses, il y en a sur lequel on pointe et on attire l'attention depuis le début.

Je vais vous donner deux exemples. Euh à la fois en dépenses fiscales et en dépenses tout court, c'est les les aides directes aux entreprises et si vous les totalisez qui qui aujourd'hui totalise plusieurs dizaines de milliards d'euros et de de la même façon sur les dépenses fiscales, vous avez des points qui ont largement dérapé au-delà de tout de toute motif structurel. Vous avez le crédit d'impôt recherche, vous avez des financements euh sur sur l'apprentissage qui sont devenus exorbitants.

Enfin, en comparant les budgets d' 10 ans avec ceux d'aujourd'hui, on voit très bien là où euh les dépenses n'ont pas été contenues. Et par ailleurs, on a je redis une chose, c'est que le discours dans lequel le Premier ministre s'est enfermé sur l'Himalaya budgétaire est extrêmement dangereux parce que il donne le sentiment qu'il n'y a pas d'issue politique à la situation budgétaire. Il donne le sentiment que c'est inatteignable de de rétablir l'équilibre des comptes.

En réalité, on est face à une situation qui est un dérapage qui a été accentué d'année en année sur lequel il n'y a eu aucune décision et on est face à un problème très simple. il y a des mesures à prendre et il faut simplement les faire accepter politiquement par ce parlement. Mais donc tout ce qui relève de la métaphore de l'Himalaya euh c'est en réalité un Himalaya d'inconséquence et d'irresponsabilité.

Et s'il y avait une chose à retenir de de l'interview de ce matin du Premier ministre, c'est la prise de conscience partielle et tardive d'une situation d'urgence qui appelle à l'action. Juste je réponds peut-être la question de mon camarade sur la session extraordinaire. sur la session et par ailleurs, est-ce que vous avez parlé ce matin du projet de loi simplification qui reviendra pour quelques heures aujourd'hui et demain dans l'hémicycle ?

Oui. Savoir ce que vous attendez de la suite des débats notamment sur certains points chaud sur l'environnement. Alors le à la question est-ce qu'il y aura une session extraordinaire ?

La réponse est quasiment assurément oui pour de semaines en juillet. Donc ça terminerait le 11 ou le 12 juillet. euh serait serait traité pendant cette session extraordinaire, notamment un texte sur le statut des élus.

Euh le gouvernement sans vouloir travailler au cours de cette session puisque c'est à la main du gouvernement du président plus précisément le un texte qui n'est pas étudié actuellement donc des nouveaux textes donc une session qui ne serait pas ouverte pour finir des textes commencés mais pour étudier de nouveaux textes et notamment su des statut du statut des élus avant l'échéance municipale. Voilà ce qui s'est dit sur cette session extraordinaire. L'autre question c'était sur la simplification.

Oui, on redémarre donc aujourd'hui puisque la loi du plomb a été traitée plus rapidement que prévu et euh et il y aurait le 13 et le 14 juillet juin pardon une ouverture pour pouvoir terminer ce texte s'il n'était pas terminé demain mais il reste il me semble prédissant maman donc je pense que on aura besoin de ces deux jours supplémentaires. Madame bonjour Stéphanie Despierres pour LCP vous l'avez dit c'est des embryons d'annonces que fait le premier ministre mais sur l'idée d'une TVA sociale quelle est votre position ? Moi je je vais pas répondre sur une mesure parmi d'utre parce qu'en fait ce que j'ai notre porte-parole l'a bien dit en fait le premier ministre a lancé beaucoup d'idées sur moi j'en ai retenu qu'une il faut faire 40 milliards d'économies sur le budget.

Alors moi je je veux bien proposer et commencer à lister certaines mesures déjà sur ce qui est de la protection sociale qui est le sujet qui me tient particulièrement à cœur. Je veux dire si vous si on parle beaucoup du déficit des comptes sociaux si demain on est en capacité d'améliorer ne serait-ce qu'éliorer l'emploi des seigneurs et des plus jeunes la question de les équilibres des comptes sociaux elle est traité. Donc on ne traite pas forcément une question comptable par des réponses purement techniques qui seraient des baisses de dépenses ou des hausses de recettes.

Ça peut être aussi des politique dynamique sur l'emploi qui, je le rappelle encore à ce jour notre système de protection sociale qui est la grande part des comptes publics hein. C'est pas le budget d'état la principale, c'est ce sont nos comptes sociaux. Si nous étions capables de faire en sorte que nos les plus âgés d'entre nous puissent travailler l'empigur soit effectif dans ce pays au niveau par exemple de nos de nos voisins européens.

Alors, il y aurait un équilibre parfait de nos comptes sociaux. Donc, faut moi, je vais pas me laisser entraîner par le Premier ministre ou par quiconque sur une logique purement comptable. Il faut aller chercher un 40 milliards.

Euh moi je je suis ici pour faire de la politique et pas de la comptabilité. Je suis je vous affirme une chose en revanche, c'est que l'équilibre des comptes publics, elle est indispensable. Parfait.

Ok.