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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 18 mars 2025 26 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Jean-Philippe Tanguy : "L'Algérie ne respecte pas le droit international !" (Public Sénat)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous soutenez cette évacuation ?

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous au rejet de la liste d'expulsions par l'Algérie ?

  • 2:27RelanceRéponse directe

    Mais qu'est-ce qu'il aurait fallu faire si ce n'est transmettre une liste ?

  • 3:33OuverteRéponse partielle

    Dans le rapport avec l'Algérie, jusqu'où on peut pousser le bras de fer ?

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Non mais ce que commence à faire Bruno Retailleau, parce que vous dites Bruno Retailleau, il parle, il n'agit pas.

  • 5:36OuverteRéponse directe

    Mais Bruno Retailleau qui dit qu'il va suspendre l'accord de 2007 qui permet aux détenteurs de passeports diplomatiques algériens de venir en France sans visa, ça c'est ce que vous attendiez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22PrésentateurFait
    « Tous ceux qui sont clandestins doivent rentrer chez eux. »
  • 2:18PrésentateurFait
    « L'Algérie ne respecte pas le droit international et que la France court derrière le régime au lieu d'anticiper ce mauvais comportement. »
  • 2:50PrésentateurFait
    « C'est l'Algérie qui est en tort de manière indiscutable, puisque c'est le droit international de reprendre ses ressortissants quand un pays extérieur le demande, surtout quand ce sont des voyous. »
  • 3:00PrésentateurPromesse
    « Il faut suspendre tous les visas, suspendre ce qui a été fait hier, les visas pour les diplomates algériens, empêcher tout transfert d'argent de la diaspora, mais toute forme de transfert d'argent d'ailleurs, et évidemment, interdire aussi les transferts d'imams qu'on a eus encore pour le Ramadan. »
  • 4:39PrésentateurFait
    « Nos relations sont gâtées avec le régime algérien, les relations de la France sont gâtées avec le régime algérien, parce que M. Macron s'est mis dans la main du régime, en ayant des déclarations scandaleuses sur l'histoire de France, sur la responsabilité de la France, dans quand même des crimes contre l'humanité. »
  • 5:12PrésentateurFait
    « Ce n'est pas une démocratie. Les dirigeants algériens ne sont pas élus. »
  • 6:06PrésentateurFait
    « Tout l'argent qui va de la France vers l'Algérie. »
  • 10:09PrésentateurFait
    « La gauche a fait lire des députés qui se revendiquaient eux-mêmes dealers parce que je vous rappelle que Louis Boyard qui a essayé de prendre la ville de Villeneuve-Saint-Georges se revendiquait sur les plateaux télé comme un ancien dealer. »
  • 13:55PrésentateurFait
    « À partir du moment où de toute façon, on sait avant les négociations que c'est une ligne rouge des macronistes, ça veut dire que vous ne négociez pas. »
  • 15:32PrésentateurChiffre
    « Il y a 300 milliards d'euros que le gouvernement est en train de mettre sur le dos des Français. »
  • 17:53PrésentateurChiffre
    « Marine Le Pen, depuis 2012, donc quand même depuis deux élections présidentielles, demandait un réarmement à 3% du PIB. »
  • 20:37PrésentateurFait
    « Si l'Allemagne réarme plus que la France et devient la première puissance militaire de l'Europe, ça change la géopolitique de notre continent et ça change l'équilibre du continent. »
  • 22:35PrésentateurFait
    « Nous, on a toujours voulu que l'Ukraine arrive dans la meilleure position de négociation possible avec la Russie, qu'elle soit la plus forte possible ou en tout cas la moins affaiblie possible. »
  • 23:31PrésentateurFait
    « Les souverainistes sont d'accord pour ne pas être d'accord. »

Temps de parole

  • Présentateur81 %
  • Jean-Philippe Tanguy14 %
  • Auditeur4 %

3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Jean-Philippe Tanguy, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation,

0:03
Jean-Philippe Tanguy

député de la Somme, président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Lesserudon du groupe EBRAS, les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice. Bonjour Ariane, bonjour Jean-Philippe. Bonjour. On va commencer par l'actualité de cette nuit, un mot Jean-Philippe Tanguy, sur les forces de l'ordre qui sont en cours d'évacuation de la gaieté lyrique à Paris, ce centre culturel qui était occupé depuis plus de trois mois par des centaines de jeunes migrants. Est-ce que vous soutenez cette évacuation ?

0:34
Présentateur

Écoutez, nous l'avions demandé, donc écoutez, tout vient à un point qui s'est à tendre, mais c'était très long, trois mois. Moi, une fois de plus, comme beaucoup de nos compatriotes, beaucoup de peine à comprendre. Pourquoi dans un lieu qui n'est évidemment pas fait pour cela, on peut entasser des gens qui n'ont rien à y faire, avec aussi beaucoup de risques, beaucoup de risques pour les riverains, mais beaucoup de risques même pour les personnes qui y sont, risques incendies, risques sanitaires, risques de bagarres, voilà trois mois. Alors, heureusement, il n'y a pas eu de drame, tant mieux. Enfin, il y a quand même eu quelques incivilités, désagressions, il n'y a pas eu de drame humain.

Mais une fois plus, on a l'impression qu'il faut toujours attendre, comment dire, qu'un triste événement arrive, ou qu'on tire vraiment toutes les ficelles possibles, avant d'arriver à ce qui est une évidence, un théâtre parisien n'a pas à être occupé par des migrants.

1:16
Jean-Philippe Tanguy

Qu'est-ce qu'il faut faire de ces migrants ? Il faut leur proposer des solutions d'hébergement ?

1:19
Présentateur

Écoutez, je ne connais pas le statut de chacun, mais tous ceux qui sont clandestins doivent rentrer chez eux. Et ceux qui ont des titres réguliers, écoutez, la justice doit faire son œuvre. Enfin, occuper un bâtiment, c'est illégal. Donc, ils ont enfreint les règles de civilité et d'hospitalité. Donc, pour moi, ils devraient aussi partir. Mais ça, c'est la justice qui décidera.

1:39
Jean-Philippe Tanguy

On va parler de l'Algérie. Hier soir, l'Algérie qui a rejeté la liste des Algériens que la France voulait expulser, liste envoyée par le gouvernement. L'Algérie dénonce cette démarche sur le fond et sur la forme. Comment réagissez-vous ?

1:50
Présentateur

C'est-à-dire que le gouvernement s'est mis dans la mauvaise logique du gouvernement algérien. On sait que le gouvernement algérien a besoin de la France comme d'un épouvantail pour légitimer son action autoritaire et ses échecs. Depuis l'indépendance, ce régime n'a rien à offrir d'autre à sa jeunesse et à son peuple que la haine de la France. Et donc, en transmettant une liste, comment dire, publique, si je puis dire, évidemment, tombée dans ce qu'attendait le régime. Donc, en fait, le problème, c'est que l'Algérie ne respecte pas le droit international et que la France court derrière le régime au lieu d'anticiper ce mauvais comportement.

2:27
Jean-Philippe Tanguy

Mais qu'est-ce qu'il aurait fallu faire si ce n'est transmettre une liste ?

2:29
Présentateur

Toutes les sanctions que Marine Le Pen, Jordan Pabella, proposent depuis des années.

2:33
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais là, pour expulser ces Algériens, comme l'a fait Boulogne.

2:35
Présentateur

Ah, on sait que le gouvernement algérien ne les prendra pas. Donc, en fait, ça fait des années qu'ils ne les prennent pas. D'ailleurs, s'il y a une liste, entre guillemets, d'attente, c'est parce que le gouvernement ne remplit pas son rôle international. Je rappelle que c'est l'Algérie qui est en tort de manière indiscutable, puisque c'est le droit international de reprendre ses ressortissants quand un pays extérieur le demande, surtout quand ce sont des voyous.

Donc, il faut suspendre tous les visas, suspendre ce qui a été fait hier, les visas pour les diplomates algériens, empêcher tout transfert d'argent de la diaspora, mais toute forme de transfert d'argent d'ailleurs, et évidemment, interdire aussi les transferts d'imams qu'on a eus encore pour le Ramadan. Il faut tout faire d'un coup. Parce qu'en fait, ça fait des années qu'on fait dans la gradation, ça ne fonctionne pas. Et je pense aussi qu'il faudrait solliciter l'aide de nos partenaires européens, parce que si le régime algérien trouve porte-close, par exemple dans tous les pays méditerranéens, ça les calmera.

3:29
Auditeur

– Fabrice ? – C'est la graduation que vous dénoncez en fait. Mais jusqu'où on peut aller ? – En fait… – Dans le rapport avec l'Algérie, jusqu'où on peut pousser le bras de fer sans, soit dit en passant, mettre le feu aussi à une partie de la société française ?

3:44
Présentateur

– On en reviendra, si vous voulez bien, sur la deuxième partie de question, parce que c'est deux questions très différentes. La première question, c'est où est-ce qu'on va ? Dans le droit international. La France n'est pas un État voyou, nous on respecte le droit, mais c'est le droit de se défendre. Donc toutes les dispositions dont j'ai parlé sont légales, il faut les appliquer tout simplement.

4:02
Jean-Philippe Tanguy

– Non mais ce que commence à faire Bruno Retailleau, parce que vous dites Bruno Retailleau, il parle, il n'agit pas. Là il est en train d'agir.

4:07
Présentateur

– Non mais c'est qu'en fait il agit avec déjà les deux mains dans le dos, puisque M. Macron a déjà publiquement annoncé qu'il refusait la gradation dont vous parliez, à savoir la mise en cause d'un certain nombre d'accords, en particulier l'accord de 1968, mais il y en a d'autres, à partir du moment où le président de la République, qui est garant des traités, même si c'est le gouvernement qui peut les dénoncer, annonce publiquement qu'il n'y aura pas de gradation, puisqu'en fait il a éliminé les éléments les plus cruciaux de cette gradation, vous pouvez être sûr que le régime algérien va compter sur les divisions du gouvernement français.

4:35
Jean-Philippe Tanguy

– Donc c'est pas Bruno Retailleau, c'est Emmanuel Macron ?

4:37
Présentateur

– Bien sûr que c'est Emmanuel Macron, mais depuis le début, nos relations sont gâtées avec le régime algérien, les relations de la France sont gâtées avec le régime algérien, parce que M.

Macron s'est mis dans la main du régime, en ayant des déclarations scandaleuses sur l'histoire de France, sur la responsabilité de la France, dans quand même des crimes contre l'humanité, je reprends les mots du président de la République, en envoyant un certain nombre de ministres sur la tombe de terroristes du FLN pour se mettre à plat ventre du régime, donner en permanence au régime algérien les raisons de son récit, une fois plus sa propagande, parce que moi ce qui me choque beaucoup de la part d'un certain nombre de commentateurs français, c'est qu'on a l'impression que l'Algérie est une démocratie. Ce n'est pas une démocratie. Les dirigeants algériens ne sont pas élus.

Et quand la jeunesse algérienne, le Irak, est allé dans la rue, ils ont été persécutés. Donc il n'y a pas une relation d'égalité de nature du régime. Les Algériens binationaux français, les Français binationaux algériens, ils peuvent voter en France pour leur dirigeant français. Ce n'est pas le cas de leurs dirigeants et de leurs compatriotes algériens qui n'ont pas cette chance.

5:36
Jean-Philippe Tanguy

Mais Bruno Retailleau qui dit qu'il va suspendre l'accord de 2007 qui permet aux détenteurs de passeports diplomatiques algériens de venir en France sans visa, ça c'est ce que vous attendiez ?

5:44
Présentateur

Absolument, mais tant mieux. Mais je pense qu'il a tort de prendre une seule mesure et de ne pas prendre l'ensemble des mesures. Parce qu'on a déjà fait de la gradation avec M. Darmanin il y a quelques années, ça n'a pas marché. Donc il faut aller plus loin. On verra. Après si ça fonctionne, je ne suis pas pour la politique du pire, donc tant mieux. Mais je pense que ça nous faut.

6:00
Jean-Philippe Tanguy

Donc vous, vous êtes pour suspendre les transferts d'argent ?

6:02
Présentateur

Oui.

6:02
Jean-Philippe Tanguy

Notamment pour tout le monde ou pour les dignitaires ? Tout le monde.

6:06
Présentateur

Tout l'argent qui va de la France vers l'Algérie.

6:09
Jean-Philippe Tanguy

Donc ça punit les franco-algériens ?

6:10
Présentateur

Eh bien ça les punit, ça punit le régime. Je ne vois pas, eux, ils sont punis par quoi ?

6:15
Jean-Philippe Tanguy

Mais s'il n'y a plus de transfert d'argent ?

6:16
Présentateur

Ils ne peuvent pas à la fois, ils n'ont pas le don d'ubiguïté. Donc ils ne peuvent pas à la fois vivre en France et vivre en Algérie. Il faut choisir. Donc leur famille qui est en Algérie, ils seront pénalisées. Ils n'ont qu'à se retourner contre leur régime. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre toujours sur le dos des Français, des Français, y compris évidemment des binationaux qui ne comprennent pas cette situation et qui peuvent en pâtir. Ça je le comprends bien. mais ils peuvent désigner leur dirigeant français. Ils ne peuvent pas le faire en Algérie une fois plus.

Ce que vous avez dit tout à l'heure, monsieur, sur le fait que monsieur Macron craint la réaction d'une partie des Français, c'est scandaleux. Ça voudrait dire donc qu'on aurait une cinquième colonne dans notre pays.

6:54
Auditeur

Moi je ne le crois pas. Cette réaction, vous ne la craignez pas ?

6:56
Présentateur

Non, moi je ne le pense pas. Moi je ne le pense pas, contrairement à ce que pense monsieur Macron, visiblement, mais d'autres personnes du régime macronien, que les Français issus de l'immigration sont une communauté différente de la communauté nationale, propre à se rebeller contre les intérêts de la France. Ceux qui le feraient ou ceux qui seraient des agents de l'étranger en l'occurrence, devront être traités comme tels. Mais non, je ne pense pas qu'il y ait une cinquième colonne dans notre pays. C'est qui les agents de l'étranger ? Les influenceurs. C'est-à-dire des gens qui ont même, parce que le régime algérien n'est pas content, de mettre du bazar dans la société française.

On en connaît. Certains nombres d'ailleurs ont été identifiés. Et on voulait être envoyés par le régime. Vous savez, j'ai présidé une commission sur les ingérences étrangères. Malheureusement, les macronistes ne voulaient pas trop enquêter sur Alger. Mais oui, il y a des influenceurs dans notre pays, notamment via les réseaux sociaux, qui mettent la pagaille et qui d'ailleurs dérangent évidemment les franco-algériens qui veulent vivre tranquillement dans leur pays.

7:51
Jean-Philippe Tanguy

Est-ce qu'il faut rappeler notre ambassadeur, comme le dit ce matin, par exemple, Gérald Darmanin ?

7:55
Présentateur

Pourquoi pas ? On peut regarder. Mais je ne crois pas que la rupture des relations diplomatiques soit une sanction de la part parce que je ne crois pas que ça intéresse beaucoup le régime algérien. Je pense que ça nous a fait répliquer plus tôt. Mais pourquoi pas ? Il faut regarder.

8:08
Jean-Philippe Tanguy

Un mot, puisqu'on parle de Bruno Retailleau et de Gérald Darmanin sur un texte qu'ils portent que les députés ont commencé à examiner hier. C'est la loi pour lutter contre le narcotrafic. Est-ce que c'est une loi que vous allez voter au RN ?

8:18
Présentateur

Ça dépendra de son évolution. Parce qu'il faut que celles et ceux qui nous regardent comprennent bien qu'il y a tellement d'absentéisme aujourd'hui à l'Assemblée nationale, notamment du Bloc central. C'est la désertion des LR encore. Hier, il y avait un texte ici du Sénat venant des Républicains. Il y avait, je crois, trois députés LR pendant la séance. Il y avait même des amendements de M. Dive parce que c'était une loi d'inspiration du député Dive. M. Dive n'était pas là de la journée. Comment vous l'expliquez ? Excusez-moi, mais comment vous l'expliquez cet absentéisme ? Parce qu'il ne croit à rien.

C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous avez des députés qui ne croient pas au projet politique qu'ils portent au niveau national, que ce soit les Républicains de M. Vauquir Otaillot ou le Bloc central de M. Macron qui soit anticipé la défaite, souhaité de sauver leur peau sur le dos de la défaite de leurs congénères, il n'y a plus de mobilisation politique. Donc, ce qui fait que le Rassemblement national est très mobilisé. Hier, par exemple, nous avons transformé le texte agricole centriste en un texte Rassemblement national et nous avons voté pour. Peut-être qu'on y reviendra. Et la gauche peut aussi être très mobilisée.

Malheureusement, avec le soutien des macronistes, beaucoup de députés de gauche ont été élus. Donc, la gauche est plus nombreuse numériquement que le RN. Donc, il arrive que les textes soient transformés par la gauche malgré notre mobilisation parce que la droite, notamment M. Votre Taillot,

9:31
Jean-Philippe Tanguy

n'est pas là. Sur le narcotrafic, vous le votez ou vous ne le votez pas sexe ?

9:34
Présentateur

On le votera s'il en est pur dans son intention originelle. Il n'est pas parfait. Mais une fois de plus, nous ne sommes pas pour la politique du pire. Mais s'il est maltraité par la gauche et si ça devient un texte qui aide le narcotrafic plutôt qu'il l'empêche parce que la gauche a voulu aider les narcotrafic comme ils le font depuis 30 ans, évidemment, on ne va pas le voter. Mais écoutez, nous, on est très mobilisés. Hier, on l'était. On a mis en échec deux motions de rejet préalables de la gauche parce qu'il faut quand même savoir qu'hier, la gauche, par deux reprises, a essayé d'empêcher la discussion sur ce texte.

Ça prouve quand même le degré de compromission des parties de gauche avec maintenant les voyous du pays parce qu'ils considèrent que non, il ne faut pas, non seulement, il ne faut pas juste modifier le texte, il faut refuser le texte pour lutter contre la mafia du narcotrafic. Donc ce qui se passe dans notre pays est quand même très grave. En même temps, la gauche a fait lire des députés qui se revendiquaient eux-mêmes dealers parce que je vous rappelle que Louis Boyard qui a essayé de prendre la ville de Villeneuve-Saint-Georges se revendiquait sur les plateaux télé comme un ancien dealer.

10:31
Jean-Philippe Tanguy

Mais vous allez essayer de le modifier pour ce texte ? Bien sûr,

10:33
Présentateur

le durcir fortement. Certains dispositifs notamment portés par Mickaël Taverne qui était policier, qui connaît bien le terrain avec d'autres députés rassemblement nationales, soit issus de la magistrature, soit issus des forces de l'ordre qui connaissent bien ce texte. Il y a beaucoup d'amendements, je ne peux pas malheureusement tous les citer là. Mais évidemment, durcissement du texte.

10:54
Jean-Philippe Tanguy

Et si vos amendements ne sont pas retenus, vous le voterez quand même ? Oui. C'est le texte originel de Bruno Retaille et de la termine ?

11:01
Présentateur

Oui, voilà, absolument.

11:03
Jean-Philippe Tanguy

Puisque vous parlez de la gauche, un mot sur la manifestation de samedi, Jean-Luc Mélenchon et la fille qui appellent à démarche contre le fascisme, contre le racisme. Ce gouvernement permet le déferlement de la haine et de la violence d'extrême droite. C'est ce qu'il y a écrit dans l'appel à manifester. Que dites-vous ?

11:17
Présentateur

Vous savez, quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Donc quand on voit les affiches, le recyclage des affiches de Goebbels par les Insoumis, je pense que la méfédite, malheureusement. Ce que je regrette, parce que moi, je ne me félicite jamais qu'un parti, des forces politiques qui ont quand même eu un rôle dans notre pays, quoi qu'on en pense, sombre dans ce genre de dérive. Enfin, la scène à laquelle on assistait avec vos collègues de France 3, vos confrères, pardon, de France 3, à M. Mélenchon une fois de plus insultant un journaliste qui est réputé dans Paris pour être quelqu'un tout à fait urbain et pas du tout dans la polémique.

Bon, on est vraiment dans la dérive des Insoumis. J'insiste sur le mot dérive parce que ce n'était pas écrit d'avance que le parti de gauche fondé par M. Mélenchon à la base, sur une base assez proche de M. Chevènement il y a plus de 10 ans, sombre dans ses tristes penchants. C'est quand même très grave pour la société française. Ça agite toutes les passions tristes. Et je crois qu'on est aussi dans le refus du dialogue parce que quand vous désignez vos adversaires quels qu'ils soient par des excès fascisme, racisme, tout ça n'a aucun intérêt et la société française d'ailleurs n'achète pas ce genre de propos, on est dans le refus du dialogue et on ne peut plus dialoguer.

Je vais vous donner un exemple. Hier sur la loi agricole, il se trouve qu'un certain nombre de dispositions venant des rangs des socialistes sur la transparence des marges de la grande distribution et de l'industrie agroalimentaire pour défendre le pouvoir d'achat des Français et les revenus des agriculteurs coïncidaient avec ce que proposait la Rassemble Nationale. Puis à un moment, il y a une disposition défendue par M. Chassaigne, président du groupe communiste, qui était redondante avec les insoumis. Il fallait que les insoumis retirent leur amendement pour l'intérêt général du texte, on va dire, même pour ce qu'ils défendaient, eux. je leur indique qu'il faut le retirer.

Et ils hurlent « Ah, on n'obéit pas aux fachos ! » Quand on a ce niveau de stupidité, d'incapacité de dialoguer et d'être capable, si vous voulez, juste pour embêter la Rassemble Nationale de voter un amendement qui efface même les idées d'intérêt général défendues par la gauche, on est dans un niveau d'abrutissement qui est quand même très inquiétant pour le pays.

13:19
Jean-Philippe Tanguy

On va parler du financement de l'effort de défense. François Bayrou qui dit non à la retraite à 62 ans en raison du contexte international. Est-ce que vous préparez dans ces conditions une motion de censure contre le gouvernement Bayrou ?

13:31
Présentateur

Non, il faut écouter non parce qu'il faut voir ce qu'il propose concrètement, qu'est-ce qu'il y aura concrètement dans le texte. On voit bien...

13:38
Jean-Philippe Tanguy

Pour vous, non à la retraite à 62 ans, ce n'est pas un motif de censure ?

13:41
Présentateur

Non, ça ne l'a jamais été. Mais je vais vous dire pourquoi est-ce que la question est intéressante. Les Français ont voté et il n'y a pas de majorité. À partir du moment où vous mettez comme ligne rouge du maintien d'un gouvernement une disposition dont vous savez ils comptent, ce n'est pas une vraie négociation. Donc ça veut dire que vous voulez censurer tous les gouvernements. C'était la position des insoumis. Moi, je ne la partage pas mais au moins, elle est claire. Nous, on avait mis d'autres choses. La hausse des impôts, la perte de pouvoir d'achat. Il y a beaucoup de dispositions qui mériteraient la censure. Donc on ne va pas inventer une ligne rouge qui n'existait pas.

Après, on verra. On donne encore sa chance au dialogue avec les organisations syndicales. Est-ce qu'il y aura d'autres améliorations pour les femmes, pour les carrières longues, pour les métiers difficiles ? Ce n'est pas une ligne rouge

14:24
Jean-Philippe Tanguy

mais c'était aussi votre programme de mettre fin à la retraite à 64 ans. Absolument pas. Mais pour vous, ce n'est pas une ligne rouge qui vous censure ?

14:30
Présentateur

Non, la raison que je vous ai donnée c'est qu'à partir du moment où de toute façon, on sait avant les négociations que c'est une ligne rouge des macronistes, ça veut dire que vous ne négociez pas. C'est comme si, pour venir sur votre plateau, je vous disais je ne veux pas que vous me posiez des questions. Bon, vous me direz M. Tanguy, vous ne venez pas. C'est-à-dire que ce n'est pas une vraie négociation. C'est là où la gauche était de mauvaise foi et d'ailleurs à la fin, ils ont cédé et c'est pour ça qu'ils n'ont pas censuré. Donc tout ça est une manipulation des Français. Mais ça veut dire... Nous, on dit la vérité aujourd'hui.

Donc la vérité, c'est que malheureusement, les députés du Rassemblement National ne sont pas majoritaires. Donc on ne peut pas appliquer notre réforme pour remettre la retraite à 62 ans. Par contre, ce qu'on leur dit, c'est que dès qu'on sera majoritaire, nous, on fera la retraite à 62 ans.

15:05
Jean-Philippe Tanguy

Mais ça veut dire que si la gauche dépose une motion de censure sur ce sujet de la retraite à 62 ans, vous ne la voterez pas ?

15:10
Présentateur

Le groupe décidera. Mais pour le moment, ce n'était pas, nous, comment dire, votre question était précise, un motif de déposer une motion de censure.

15:17
Jean-Philippe Tanguy

Mais vous pourriez voter celle de la gauche ?

15:18
Présentateur

Parce qu'il peut y avoir d'autres choses. C'est-à-dire qu'au moment où on discuterait de cette motion de censure, par exemple, il y a la programmation énergétique pour les 10 prochaines années que le gouvernement veut imposer dans le dos du Parlement, donc dans le dos des Français, qui représente une nouvelle charge de 120 milliards d'euros, déjà connue avec 200 milliards précédents sur la modernisation du réseau. Donc là, on est en train d'imposer dans le dos des Français un texte qui va coûter 300 milliards d'euros sur les factures d'électricité et de gaz des Français. Marine Le Pen, lors de son déplacement à la centrale de Flamanville, a posé le sujet dans le débat public.

En dehors de certains médias courageux, on a beaucoup de mal à faire exister ce sujet. Donc j'en profite aujourd'hui pour vous le dire. Là, le sujet aujourd'hui, c'est qu'il y a 300 milliards d'euros que le gouvernement est en train de mettre sur le dos des Français.

16:01
Jean-Philippe Tanguy

Si on est sur cette parenthèse, le gouvernement qui veut faire passer par décret cette programmation pluriannelle de l'énergie, il y a 165 sénateurs qui ont écrit pour dire qu'il faut que ce sujet revienne au Parlement. Vous auriez pu signer ce courrier, vous aussi ?

16:10
Présentateur

Je le signe. D'ailleurs, au moment où les sénateurs ont fait une loi de programmation de l'énergie, on a soutenu non pas le fonds mais la démarche. Et j'avais demandé pour Marine Le Pen que l'Assemblée nationale s'en saisisse. Je constate que ni la gauche...

16:23
Jean-Philippe Tanguy

Vous demandez officiellement vous aussi à François Bayrou il faut que ce débat est lié au Parlement, ce n'est pas un décret.

16:27
Présentateur

Je le demande, mais c'est la loi. La loi de 2019, c'est une loi macroniste imposée cette discussion avant le 1er juillet 2023. Il ne respecte pas les lois qu'ils votent eux-mêmes. C'est quand même surréaliste.

16:40
Auditeur

On revient sur les retraites. Oui, absolument, parce que vous évoquiez le rôle des partenaires sociaux dans la question de la retraite à 62 ans. Beaucoup accusent François Bayrou d'avoir tué le conclave. Qu'est-ce que vous dites aux partenaires sociaux ? Vous leur dites allez-y, poursuivez, proposez, amendez ?

16:54
Présentateur

Moi, je leur conseille aussi en tant qu'homme politique de prendre M. Bayrou à son propre piège. Moi, depuis le début, j'ai dit que tout ça était un piège et que M. Bayrou voulait gagner du temps pour ne pas être censuré. Je n'ai jamais cru que M. Bayrou allait remettre en cause la seule réforme que M. Macron ait fait en 7 ans. Il y en a une seule. Forcément, M. Macron y tient comme la prunelle de ses yeux. Mais moi, je conseille aux partenaires sociaux de piéger M. Bayrou en faisant des propositions concrètes sur la vie des gens. Une fois plus, je l'ai dit, sur les familles, sur le droit des femmes, sur les carrières difficiles. Et là, à mon avis, ça piégera M.

Bayrou et les partenaires sociaux. Nous trouverons en soutien de tous les acquis sociaux qu'on peut donner aux Français.

17:34
Jean-Philippe Tanguy

Pour continuer sur l'augmentation de l'effort de dépense, est-ce que vous soutiendrez une augmentation de la loi de programmation militaire ? Sébastien Lecornu dit qu'il faudrait aller jusqu'à 100 milliards pour que les armées soient dans leur plateforme.

17:45
Présentateur

Oui, 100 milliards, c'est un peu ce genre de chiffres magiques qui font plus de la com que des programmes réels. Mais ça vient du Rassemblement national. Je rappelle que Marine Le Pen, depuis 2012, donc quand même depuis deux élections présidentielles, demandait un réarmement à 3% du PIB. Bon, ça correspond plus ou moins aux 100 milliards. Et que sous les huées et les critiques, qui est-ce qui a voulu réarmer ? Parce que nous, on n'a jamais cru à la fin de la tragédie de l'histoire. On n'a jamais cru au mythe de la mondialisation heureuse. On n'a jamais cru à la disparition des nations.

C'est Marine Le Pen qui a toujours prévenu les Français en disant attention, les socialistes, la droite, les macronistes, désarment la France, se mettent sous parapluie américain. Et du jour au lendemain, les Américains, quand ça leur chantera, pourront, comment dire, fermer ce parapluie américain. Et c'est le Rassemblement national qui a dit ça.

Donc on est aujourd'hui dans un paradoxe où nous sommes diffamés par nos adversaires sur soi-disant notre naïveté par rapport à la Russie ou aux États-Unis, alors que tous les Françaises et les Français peuvent vérifier dans les programmes, dans les archives, que c'est le Rassemblement national qui a toujours voulu une France autonome au sein de l'Europe, autonome évidemment de la Russie, mais aussi autonome des États-Unis, même si ça reste nos alliés de facto.

18:56
Jean-Philippe Tanguy

Juste pour finir sur l'effort de défense, est-ce que vous demandez un projet de loi de finances rectificatives dans les prochaines semaines ?

19:02
Présentateur

Oui, on le demandait avant, mais là, en particulier, s'il y a un effort de réarmement, il faut le programmer. Alors est-ce que le projet de loi de finances rectificatives est pertinent pour ça ? Je ne sais pas, mais de toute façon, ce qui est sûr, c'est que la loi de programmation est caduque, et si on avait adopté la loi de programmation que proposait Marine Le Pen à l'époque, elle ne serait pas caduque parce que c'était la bonne programmation. Elle est caduque, ça veut dire qu'il faut

19:21
Jean-Philippe Tanguy

une nouvelle loi de programmation militaire ? Quelle est échéance ?

19:24
Présentateur

Il faut mettre les actes en accord avec les paroles. Si effectivement, programmation, il y a des programmes militaires qui doivent être lancés.

19:33
Jean-Philippe Tanguy

Mais à quand avant l'été ?

19:35
Présentateur

Le plus tôt possible puisque visiblement, c'est une urgence. Donc soit c'est vraiment une urgence et il faut le faire, soit c'est du blabla pour faire peur aux Français et ils ne feront rien.

19:43
Auditeur

Je voudrais rebondir sur vos propos et notamment l'alerte de Marine Le Pen par rapport aux nations, par rapport au réarmement, au désarmement. L'Allemagne annonce son plan bazooka. Le nouveau chancelier allemand annonce non pas 100 milliards mais 500 milliards. Est-ce qu'au cœur de l'Europe, c'est une bonne nouvelle que l'Allemagne se réarme et en particulier à ce niveau ? Vous convoquiez l'histoire tout à l'heure.

20:07
Présentateur

Oui, oui, il faut voir comment les Allemands, il faut toujours, il faut voir comment les Allemands le font et quel est le projet derrière. Un réarmement massif de l'Allemagne, évidemment, doit quand même attirer l'attention de la France.

20:21
Jean-Philippe Tanguy

C'est-à-dire ? Pourquoi un réarmement massif de l'Allemagne doit être...

20:24
Présentateur

Mais parce que la France aujourd'hui est la première puissance militaire de l'Europe. Alors, il y a ceux qui dorment éveillés...

20:30
Jean-Philippe Tanguy

Donc ce n'est pas une bonne nouvelle pour vous que l'Allemagne se réarme ?

20:32
Présentateur

C'est un statut. Moi, je revendique le fait que la France soit la puissance d'équilibre et la puissance majeure militaire de l'Europe. Si l'Allemagne réarme plus que la France et devient la première puissance militaire de l'Europe, ça change la géopolitique de notre continent et ça change l'équilibre du continent. Le général de Gaulle, on parle souvent de la réconciliation avec M. Adenauer, évidemment, il fallait le faire et il a eu le courage de le faire, mais Charles de Gaulle le faisait en étant la première puissance militaire du continent, d'où aussi son refus l'Allemagne redevient la première puissance militaire du continent. Ça change cet équilibre sauté par le général de Gaulle.

Ça ne veut pas, évidemment, dire que l'on pense que l'Allemagne va faire la guerre en Europe. Ce n'est pas du tout ce que je sous-entends, mais c'est une réalité géopolitique. Or, ça fait longtemps qu'on ne dit pas aux Français la vérité. Si la France a voulu la bombe nucléaire de manière autonome, si le général de Gaulle a voulu une armée complète, c'est aussi qu'il voulait que la France soit la première puissance en Europe.

21:25
Auditeur

Il y a quand même un petit paradoxe dans ce que vous dites, enfin en tout cas le Rassemblement national. Vous êtes quand même opposé à un rapprochement militaire avec l'Allemagne, à la notion d'Europe de la défense. Et de l'autre côté, vous dites, attention, il ne faut pas que les Allemands aillent plus loin que nous. Est-ce que là, il n'y a pas une dichotomie quand même dans votre discours ?

21:41
Présentateur

Ah, mais on n'est pas forcément contre un rapprochement technologique avec l'Allemagne. C'est juste que si vous voulez, Chaudet craint l'eau froide, que ce soit sur Airbus, que ce soit sur Arianespace, que ce soit sur les satellites, que ce soit sur l'énergie, le nucléaire, ou je vous rappelle que les Allemands ont été condamnés par une cour arbitrale sur l'EPR où ils nous ont plantés, les Allemands nous prennent beaucoup de technologies, n'en donnent jamais. On a l'exemple du tank commun du rapprochement avec Nexter où les Allemands se sont bien servis de nous et ne nous ont rien donné en échange.

Airbus, la France a offert à l'Allemagne son avance technologique, l'Allemagne n'a jamais rien donné en échange à la France. Donc être ami, ce n'est pas être pigeon. Donc nous, on est les pigeons de l'Allemagne avec les partis qui dirigent la France depuis bien trop longtemps. Nous, on voudrait une relation équilibrée. Les Allemands prennent beaucoup, partagent rarement.

22:25
Jean-Philippe Tanguy

Il y a un conseil européen qui sient en fin de semaine. Est-ce que vous êtes favorable à ce que les États membres intensifient leur effort financier et matériel envers l'Ukraine ?

22:33
Présentateur

Si, c'est des armes défensives. Nous, on a toujours voulu que l'Ukraine arrive dans la meilleure position de négociation possible avec la Russie, qu'elle soit la plus forte possible ou en tout cas la moins affaiblie possible.

22:43
Jean-Philippe Tanguy

Donc il faut augmenter l'effort de défense.

22:45
Présentateur

À partir du moment où ces armes ne sont pas employables pour ouvrir un conflit ouvert de copéligérance avec la Russie. Mais vous voyez, à plusieurs reprises, le Rassemblement National quand même a eu raison parce qu'on nous dit toujours quand le Rassemblement National veut des armes défensives, c'est du blabla. Pas du tout. Quand les Russes sont capables de frapper les civils ukrainiens, les usines ukrainiennes, les centrales électriques ukrainiennes, les dépôts de carburant, ça affaiblit considérablement l'Ukraine.

Donc plutôt qu'une fois de faire de la communication comme si on était dans un jeu vidéo où on fait croire aux Français que la France peut être à l'offensive contre les Russes sur le front, ce qu'il faut, c'est assurer la défense des arrières ukrainiens parce que si un pays est frappé dans ses arrières, il s'effondre.

23:22
Jean-Philippe Tanguy

Et il y a quasi-unanimité en Europe sur cette ligne. Le seul qui s'y oppose, c'est Victor Orban avec qui vous siégez au Parlement européen. Vous êtes dans le même groupe, ce n'est pas un problème ?

23:30
Présentateur

Mais les souverainistes sont d'accord pour ne pas être d'accord. C'est la ligne souverainiste en Europe, c'est dire que chaque pays défend ses intérêts et donc la logique fédéraliste est absurde puisque ça oblige des pays à ne pas défendre leurs intérêts. M. Orban, il a été élu, largement élu par ses compatriotes, il n'a pas la ligne de Marine Le Pen sur le conflit ukrainien. C'est ainsi. Et ce n'est pas un problème ? Non, comme M. Macron, je ne pense pas qu'il était allié avec M. Ruteux qui est devenu secrétaire général de l'OTAN, qui est allé, comment dire, à plat ventre dans le bureau de M. Trump qui a dit oui à la remise en cause de la frontière avec le Canada.

Bon, je ne suis pas sûr que M. Macron soutienne la remise en cause de la frontière avec le Canada. M. Ruteux, il a trouvé ça parfaitement soutenable. En tout cas, il n'est pas intervenu comme M. Trump l'a dit devant lui. Donc, ce n'est pas parce que vous êtes allié avec des gens que vous êtes d'accord sur tout. Je remarque que les macronistes nous reprochent beaucoup de choses à travers nos alliés. Il ferait mieux regarder les leurs.

24:23
Jean-Philippe Tanguy

Un dernier mot, puisque dans deux semaines, on connaîtra l'issue du procès des assistants parlementaires européens. Marine Le Pen

24:31
Présentateur

Je ne pense pas au prépare à la candidature de Marine Le Pen. Ça, c'est certain.

24:36
Jean-Philippe Tanguy

Et ça lui déclarait une élégie ?

24:37
Présentateur

Elle se battra en appel pour prouver son innocence qui était évidente. Mais je ne pense pas qu'elle sera condamnée car je crois à la justice de mon pays et comme je sais que Marine Le Pen est innocente, je ne crois pas à toutes ses fadaises. Mais écoutez, le pire est toujours à prévoir. Donc, on prévoit que Marine Le Pen résiste à ses tentatives de déstabilisation.

24:57
Jean-Philippe Tanguy

Vous qui avez commencé avec Nicolas Dupont-Aignan, qu'est-ce que vous pensez de sa candidature à la présidentielle puisqu'il s'est déjà déclaré ?

25:04
Présentateur

C'est la raison pour laquelle nous sommes partis avec plus de la moitié de Debout la France en 2021. C'est qu'il nous a repartis sur une présidentielle alors qu'il nous avait promis de ne pas être la relais de la guillée du souverainisme. Je constate que M. Dupont-Aignan est devenu la relais de la guillée du souverainisme. C'est-à-dire se présenter sans cesse une candidature de témoignage, toujours excessive d'ailleurs sur un certain nombre de thèmes, plutôt que d'aider au rassemblement nécessaire autour de Marine Le Pen et Dernan Bardella. Vous pensez qu'il desserre la cause ? Bien sûr qu'il desserre la cause.

Si un jour, malheureusement, il faut s'adier, en politique, il ne faut plus imaginer le pire. L'autre fois, la dernière fois, M. Mélenchon a failli se qualifier au second tour à cause de M. Zemmour notamment et M. Dupont-Aignan qui déjà se présentait pour faire une candidature de témoignage. Donc, tout ça est très sympathique. Quand on soutenait M. Dupont-Aignan avec mes collègues Thomas Ménagé, Alexandre Loubet, Anne-Sophie Frigou, Miquel Taverne, on avait réussi à porter M. Dupont-Aignan à 5%. Bon, depuis que le parti s'est divisé, M. Dupont-Aignan est retombé à 1%. Il y a un moment, témoigner, ça peut être bien, là je ne crois pas, mais ça peut aussi faire perdre la cause.

Je pense que les sujets sont suffisamment graves pour qu'on ne cherche pas à faire un énième tour de cirque. Merci beaucoup, Jean-Philippe Tanguy. Sous-titrage MFP.

Jean-Philippe Tanguy : "L'Algérie ne respecte pas le droit international !" (Public Sénat) — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote