SMART JOB - Les entreprises d’insertion par le travail indépendant en danger
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:32OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ce dispositif EITI et est-il vraiment en danger ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Vous allez porter des chiffres : 54% des sorties vers un emploi durable et 87% de recommandation, comment l'expliquez-vous ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Si ce n'est qu'il faut faire des économies et qu'on touche à ce dispositif, c'est ça le sujet, non ?
- 3:14OuverteRéponse directe
Comment les personnes accédaient à cet accompagnement EITI ?
- 3:50OuverteRéponse directe
Avez-vous le sentiment d'être entendu ? Avez-vous pu exprimer le sujet à des interlocuteurs gouvernementaux ?
- 4:40OuverteRéponse directe
Concrètement, les accompagnements faits à ces personnes, c'était de l'accompagnement sur quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00InvitéFait
« l'objectif était de se dire le travail indépendant, donc ce qu'on appelle l'auto-entrepreneuriat classiquement, c'est un moyen pour un certain nombre de personnes qui ne peuvent pas aller vers un salariat classique de se remettre le pied à l'étrier »
- 1:55PrésentateurChiffre
« 54% des sorties vont vers un emploi durable »
- 2:03PrésentateurChiffre
« 87% des bénéficiaires recommandent le dispositif »
- 2:19InvitéFait
« 'est exactement ça le sujet, c'est de se dire, en fait, dans le cadre du PLF 2027, l'État se dit qu'il faut couper et donc il coupe un peu tout azimut »
- 2:37InvitéFait
« Il est démontré, et c'est un cabinet indépendant mandaté par le gouvernement, qui a démontré l'efficacité de ce système »
- 3:09InvitéChiffre
« Au total, c'est 10 000 personnes qui ont été accompagnées »
- 3:28InvitéFait
« C'est le réseau pour l'emploi qui nous les prescrivait, et justement qui nous les prescrivait de plus en plus »
- 4:08InvitéChiffre
« Au niveau des parlementaires, on a un énorme soutien de plus de 100, actuellement plus de 100 parlementaires se sont prononcés en soutien et en faveur du maintien des EITI »
- 4:57InvitéFait
« on adapte en fonction du projet »
- 5:18InvitéChiffre
« Et à l'issue du programme, il y a 72% qui se disent, je sais que je peux être auto-entrepreneur, je peux y arriver »
- 5:59InvitéFait
« Actuellement, c'est une petite expérimentation en nombre de bénéficiaires »
- 6:04InvitéChiffre
« les travailleurs indépendants, c'est 13% de la population active »
Temps de parole
- Présentateur49 %
- Invité48 %
- ?3 %
≈ 16,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bien
dans son job pour s'intéresser à un dispositif alors peut-être morné puisqu'il a existé et risque de disparaître en tout cas c'est un projet dans le cadre du projet de loi de finances il peut disparaître et un dispositif qui accompagnait des personnes en précarité ou en grande précarité. On en parle avec vous chère Anne-Laure Asbott, ravie de vous accueillir.
Merci beaucoup.
Directrice générale pour l'économie circulaire, entrepreneuriat et conseil au sein du groupe SOS. Vous êtes venue pousser un coup de gueule, disons-le simplement à travers un dispositif, un acronyme un peu complexe EITI qui ne sont pas des ETI mais des EITI. D'abord qu'est-ce que c'est que ce dispositif
et
est-il vraiment en danger ?
C
'est une double question. Oui.
Alors les EITI,
ça
a été créé, c'est une expérimentation menée avec l'État depuis 2018
dont
l'objectif était de se dire le travail indépendant, donc ce qu'on appelle l'auto-entrepreneuriat classiquement, c'est un moyen
pour
un certain nombre de personnes qui ne peuvent pas aller vers un salariat classique de se remettre le pied à l'étrier et de retrouver une dynamique soit entrepreneuriale soit ensuite de retourner vers le salariat. En fait, on a des personnes, et je pourrais vous parler des types de publics, qui ne peuvent pas aller sur un emploi classique,
un emploi
salarié. Des salariés, alors des mamans seules ?
Exactement, des mamans
solos qui parfois ont des enfants en situation de handicap et donc dont les horaires sont incompatibles avec un travail classique. Des seniors épuisés par des années de salariat, des personnes en situation de handicap qui ne peuvent pas trouver de salariat classique. Et donc, c'est des personnes qui se disent potentiellement, puisque le monde du travail classique ne veut pas de moi, je vais moi-même essayer de créer ma propre activité.
Alors, il y a quelques chiffres quand même qui sont intéressants et que vous allez porter, j'imagine,
et
vous allez, j'imagine, faire du lobbying, en tout cas exprimer, et sur ce plateau et ailleurs, 54% des sorties
vont
vers un emploi durable.
Exactement.
Et 87%, et c'est intéressant parce que beaucoup d'allocataires ou de chercheurs d'emploi se plaignent de la qualité des formations, 87% des bénéficiaires recommandent le dispositif. Exactement. Comment vous l'expliquez, si ce n'est qu'il faut faire des économies et qu
'on
touche à ce dispositif ? C'est ça le sujet, non ?
C
'est exactement ça le sujet, c'est de se dire, en fait, dans le cadre du PLF 2027, l'État se dit qu'il faut couper et donc il coupe
un
peu tout azimut. Nous,
ce
qu'on dit, c'est évidemment qu'il y
a
des économies à faire, mais ne coupons pas les dispositifs qui, en fait, produisent leurs fruits. Il est démontré, et c'est un cabinet indépendant mandaté par le gouvernement, qui a démontré l'efficacité de ce système et qui le dit bien, on vient combler un angle mort des politiques publiques. C'est-à
-dire
que les gens qu'on accompagne ne seront accompagnés par personne d'autre de la même façon, parce qu'on a créé cet accompagnement spécifiquement pour eux. Et donc, du coup, c'est une perte d'expertise et c'est aussi un investissement du gouvernement depuis 2018 qui part à la poubelle.
On parle de... Alors, par ailleurs, c'est une niche, entre guillemets, c'est une expérimentation qui a porté sur 4000 bénéficiaires.
Alors, au total, c'est 10 000 personnes qui ont été accompagnées. Chaque année,
on en accompagne 4000,
exactement. Là,
ça
veut dire concrètement que les personnes étaient fléchées comment ? Comment elles accédaient à cet accompagnement EITI ? Est-ce que c'est vous qui alliez les chercher, je dirais, en sourçant ? Ou est-ce que France Travail ou d'autres institutions, l'émission locale, je ne sais
pas ? Exactement. C'est le
réseau pour l'emploi qui nous les prescrivait, et justement qui nous les prescrivait de plus en plus, en voyant bien qu'on était le dispositif le plus adapté pour nous les fléchir. Donc, France Travail, Cap Emploi, le réseau d'émission locale.
Alors, vous avez fait une tribune avec plusieurs signataires, l'inclusion, l'UBU dans ma rue, l'accélérateur, Germinal, groupe SOS.
Est
-ce que vous avez le sentiment d'être entendu ? Est-ce que vous avez pu exprimer le sujet à des interlocuteurs gouvernementaux ? Comment ça se passe, là ? Vous en êtes où
? Alors,
on a clairement l'adhésion et le soutien de tous les acteurs de l'emploi,
parce
qu'eux voient en tant qu'acteurs terrain l'utilité. Et ça, c'est unanime. Au niveau des parlementaires, on a un énorme soutien de plus de 100, actuellement plus de 100 parlementaires se sont prononcés en soutien et en faveur du maintien des EITI. Maintenant, ce qu'il faut qu
'on
réussisse à faire infléchir,
c
'est la position du ministère du Travail et des Solidarités qui a dans son portefeuille cette expérimentation. Et qui lui-même devra convaincre
Bercy. Exactement. Très concrètement, les accompagnements faits à ces personnes dont vous parliez, qui étaient un petit peu comme ça dans des angles morts, c'est de
l
'accompagnement sur quoi ? Créer une entreprise, trouver, constituer son entreprise, savoir s'exprimer pour aller chercher des clients. C'était quoi le programme ?
Alors déjà,
c
'est travailler sur mesure, et c'est tout l'intérêt du 87% de satisfaction, c'est qu'en fait on part vraiment des problématiques de la personne.
Et on adapte en fonction du
projet.
Exactement, et on adapte en fonction du projet. Mais les grandes thématiques qu'on va retrouver, c'est l'accompagnement socio-professionnel, des personnes qui ont des problèmes de logement, de mobilité, tout ce qui n'est pas
directement lié au projet. Traiter les
sujets en amont. Exactement. Et ensuite, tout ce qui va être vraiment lié à l'entrepreneuriat, effectivement, il y
a
la confiance et la posture de chef d'entreprise, se sentir légitime. Souvent, c
'est
des gens qui partent en ne se sentant pas légitimes. Et à l'issue du programme, il
y a
72% qui se disent, je sais que je peux être auto-entrepreneur, je peux y arriver. Et par ailleurs, on traille le projet entrepreneurial classiquement.
Comme on accompagne un jeune dirigeant qui crée sa boîte. Exactement. Résultat, bientôt, puisque le projet de la finance est en création, en gestation, on en apprend petit à petit. Vous reviendrez peut-être nous en parler pour nous dire ce qu'a tranché le ministère ? Avec plaisir, j'espère que j'aurai une bonne nouvelle. Je vous le souhaite et puis je pense aussi évidemment à tous ceux qui ont été des bénéficiaires et tous ceux peut-être qui attendent de bénéficier de ce dispositif qu'on appelle l'EITI. Ça passe par l'émission locale et tout le réseau, évidemment.
Exactement. Et si je me
permets un dernier mot
sage.
Actuellement, c'est une petite expérimentation en nombre de bénéficiaires. Mais aujourd'hui, les travailleurs indépendants, c'est 13% de la population active. Donc, ce n
'est
pas du tout un petit sujet. En fait, c'est une expérimentation qui mériterait d'être passée à l'échelle.
Et convertie non plus en expérimentation, mais en dispositif pérenne. Merci Anne-Laure Asbott d'être venue nous rendre visite. C'était un coup de gueule. On suivra ce dossier, évidemment, en directrice générale du Pôle Économie Circulaire Entrepreneuriat au sein du groupe SOS. Merci d'être venu justement pousser ce cri d'alarme. On tourne une page. C'est le débat d'actu. C'est un autre sujet d'une très grande sensibilité qui est la question des carburants, avec l'inquiétude de voir passer le diesel à 3 euros le litre, qui, évidemment, serait à la fois un record et craindrait, évidemment, et créerait peut-être des tensions sociales très fortes et des inquiétudes pour les salariés.
On en parle, c'est le débat d'actu. Et j'accueille mes invités.
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