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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 26 septembre 2026 17 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesEurope & international

Robert Hue : comment le PCF a changé de ligne

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Bonjour et bienvenue dans C'était pas mieux avant, votre émission dans laquelle on revient sur des personnalités et des événements marquants de l'histoire politique de la France et du monde. Bon bah ça y est, la saucisse démocratie est de retour, Fabien Roussel est candidat à

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'élection présidentielle et il fera évidemment une incroyable campagne qui fera vivre les idéaux de la gauche radicale et l'emmènera au second tour. Plus sérieusement, l'évolution du parti communiste ces dernières années, elle est un peu bizarre. Depuis le début des années 2020, Fabien Roussel a mené le parti sur une ligne qui devait, en quelque sorte, conduire à son retour au premier plan après les années Pierre-Laurent qui avait été celle de l'effacement du parti. Et d'un côté, Fabien Roussel est médiatique, il est connu et identifié, mais de l'autre, les résultats électoraux n'ont pas été au rendez-vous.

Européenne, échec, présidentielle, échec, législative, échec aussi finalement, vu que depuis 2024, il n'y

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plus que 8 pauvres députés communistes, à peine plus que génération. Et accessoirement, pour un parti communiste, le parti communiste n'a jamais compté aussi peu d'ouvriers, que ce soit dans ses élus ou dans ses électeurs. L'électorat du parti communiste aujourd'hui, aussi petit soit-il, c'est surtout un électorat de retraités, de classe moyenne, éventuellement de cadres. Bref, pas du tout un vote ouvrier. Et ce n'est plus un parti d'ouvriers non plus. En fait, ça fait des décennies que le PCF n'a pas été dirigé par un ouvrier. Fabien Roussel, par exemple, il était journaliste à Luma avant. C'est un fils de cadre communiste.

Cette transformation du parti communiste, d'un parti ouvrier d'extrême-gauche en un parti d'élus et de cadres, à mi-chemin entre socialisme démocratique et social-démocratie, elle s'explique sociologiquement et historiquement. Et c'est ce qu'on va voir aujourd'hui en s'intéressant à celui qui a probablement été le plus grand visage de cette transition, Robert Rous. Robert Rous, donc, est un homme politique français qui est surtout connu pour avoir dirigé le parti communiste pendant 10 ans, de la seconde moitié des années 90 jusqu'à la première moitié des années 2000.

Il a été le visage du parti pendant la décennie de la victoire néolibérale et il a été celui qui a essayé de sortir son parti du marasme post-guerre froide et qui a échoué. Robert Rous, à la base, c'est un enfant d'ouvrier communiste. Il naît en 1946 et il adhère au parti dans les années 60. Remettons donc du contexte. Les années 60, c'est celle du début de la Vème République. Les premières années sont celles du pouvoir personnel du général de Gaulle, un pouvoir à tendance conservatrice et autoritaire. De Gaulle n'hésite pas à contourner sa propre constitution pour obtenir un référendum lui octroyant le droit d'être élu au suffrage universel direct en 1962.

Et le parti communiste, durant ces années-là, disons qu'il tergiverse. Il a été en première ligne en 1958 pour empêcher le général de Gaulle d'instaurer la Vème République, qu'il a d'ailleurs fait campagne pour le non dans le référendum. Sauf qu'il a perdu et largement diabolisé en dehors de ses rangs, il a été laminé par les élections législatives de 1958, et ce alors qu'il avait réussi à se maintenir parmi les premiers partis de France. Bien qu'ayant fait plus de 20% des voix au premier tour, il est victime du barrage anticommuniste au second et perd quasiment tous ses députés. Et par la suite, il entre dans une stratégie d'opposition aux institutions de la Vème République.

C'est pour ça que lors de l'élection présidentielle de 1965, il refuse de présenter un candidat. Pourtant, il aurait pu. C'était le premier parti de gauche, les socialistes étaient au fond du trou, où aucun parti de gauche n'existait réellement à côté de lui. Mais à l'époque, refuser de participer à la présidentielle, c'était aussi montrer qu'on n'approuve pas les institutions. Et participer à la présidentielle, bah ça signifie aussi qu'on accepte la Vème République et qu'on la pérennise d'une certaine manière. Ainsi, en 1965, le PCF soutient la candidature indépendante de François Mitterrand, qui n'est alors ni communiste, ni socialiste, et semble donc un bon compromis.

D'autant plus que Mitterrand parvient, contre toute attente, à mettre De Gaulle en difficulté, en obtenant 32% des voix au premier tour et 45% au second tour. Finalement, lors de l'élection suivante, en 1969, le Parti communiste décide de présenter une candidature autonome, celle de Jacques Duclos. Jacques Duclos qui, pour l'anecdote, a été le mentor de Pol Pot. Ouais, le Pol Pot, ouais. On peut pas tout réussir dans la vie. Jacques Duclos obtient 21% des voix au premier tour de cette élection, le plus haut score obtenu par un candidat de ce qu'on appellerait aujourd'hui la gauche de rupture, qui n'a été battu sur ce créneau que 53 ans plus tard, par Mélenchon.

Bon, un peu facile, parce que le programme de Mélenchon ressemble plus à celui de Mitterrand en 81, mais vous avez l'idée. Et si je fais cette digression, c'est bien pour montrer quelle est la situation politique que connaît Robert Rue lors de sa formation, puisqu'il devient cadre du Parti communiste dans ce contexte. Et par ce contexte, j'entends l'affaiblissement du Parti communiste français. On parle du premier parti de France en nombre de voix et d'adhérents pendant toute la période de la Quatrième République, puis du premier parti d'opposition pendant les 20 premières années de la Cinquième République où il arrivait toujours à obtenir au moins 20% des voix.

Dans les années 70, le Parti communiste français faisait partie de la mouvance eurocommuniste, qui se présentait comme une vision communiste, critique de la politique de l'URSS et de son orientation marxiste-léniniste ou stalinienne, plus simplement.

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'eurocommunisme avait pour objectif de dépasser le capitalisme dans le cadre des régimes parlementaires européens. Bref, c'était moins du communisme que du socialisme démocratique, donc plutôt du réformisme. Problème, le PCF se fait rapidement dépasser par l'EPS, qui est exactement sur le même créneau à ce moment-là. La direction choisie par le dirigeant du Parti communiste à partir du milieu des années 70, Georges Marchais, est donc le raidissement. La direction du Parti communiste se rapproche donc de nouveau un petit peu de l'URSS et du marxisme-léninisme, tout en prenant des positions plus conservatrices sur certains aspects du plan social, par exemple sur l'immigration. Et ça marche ?

Pas du tout. Le PCF fait un résultat mitigé lors de l'élection présidentielle de 1981 remportée par François Mitterrand, puis se casse complètement la gueule dans les années suivantes. Et comme un signe de son décalage croissant avec son époque, il commence à se faire concurrencer dans son propre courant, avec la progression de candidatures trotskistes et autogestionnaires comme celle d'Arlette Laguillet ou encore de Pierre Juquin. Ça nous amène au début des années 90 et à ce moment-là, pour le PCF, la question, elle est existentielle. Le parti est littéralement en voie de disparition électorale. Et c'est donc à ce moment que Robert Rue en prend la tête.

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au départ, Robert Rue, on peut difficilement parler de lui comme d'un réformateur. Au contraire, dans les années 80, c'est plutôt un fidèle de la ligne Marchais. C'est notamment en tant que maire de Montigny-les-Corneilles qu'il se fait remarquer en 1981 en accusant à tort une famille d'immigrés de trafic de drogue, les livrant à la vindicte populaire et appelant à manifester devant leur domicile. Aujourd'hui, c'est plutôt des fachos qui feraient une horreur pareille. Et bah à l'époque, c'était les communistes.

Et je dis les communistes parce que selon le géographe Philippe Subra, qui a analysé cette affaire dans un article, c'est probablement pas une initiative isolée du jeune Robert Rue, mais que ça s'inscrit au contraire dans la stratégie de raidissement du PCF à cette époque. Avec le succès que l'on connaît puisque cette instrumentalisation de l'immigration est l'une des grandes causes de l'émergence électorale du FN quelques années plus tard. Robert Rue est donc infidèle, mais ce n'est pas très étonnant dans le parti communiste de l'époque où l'alternance n'existe pas vraiment. La ligne léniniste imposant un certain centralisme démocratique.

Sous-entendu, on autorise dans une certaine mesure les débats en interne, mais une fois que les sujets ont été tranchés, on ne discute plus. Et dans les faits,

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'était assez fréquent que la direction prenne les décisions toute seule. Par exemple, le retrait de la mention « dictature du prolétariat des statuts du parti », les militants l'ont appris dans la presse. Robert Rue est en tout cas récompensé de sa fidélité puisqu'il entre au comité central du parti en 1987, puis au bureau politique en 1990, et finalement, il devient secrétaire national du parti communiste en 1994, nommé par Georges Marchais. Comme on l'a vu dans la première partie, quand Robert Rue prend la tête du PCF, il prend la tête d'un parti en plein effondrement. À ce moment-là, ça fait plus de 20 ans que le parti communiste n

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pas sorti gagnant d'une élection législative, puisque son nombre de députés est passé de plus de 80 au début des années 70 à moins de 30 au début des années 90. Dans les élections, il est désormais concurrencé à gauche par le parti socialiste, mais aussi à l'extrême droite par le Front National, qui, s'il n'a aucun député grâce au barrage républicain, est désormais passé devant en nombre d'électeurs. Et à ça vient s'ajouter un autre élément de contexte. Oui, je sais, encore un, mais celui-là, pour le coup, il est vraiment capital. L'URSS s'est effondré.

Le moteur du raidissement marxiste-léniniste du PCF dans les années 80, c'était qu'il existait encore une URSS puissante, incarnant un contre-modèle aux États-Unis capitalistes. Même si le régime soviétique faisait figure de repoussoir pour beaucoup de monde, il incarnait, malgré tout, l'idée qu'un autre chemin que le capitalisme était possible. Quand elle s'effondre, le PCF se retrouve orphelin de ce contre-modèle et surtout seul au milieu de la tornade néolibérale qui s'abat sur le monde entier. C'est à cette période qu'un grand nombre de partis communistes et socialistes dans le monde abandonnent définitivement le marxisme pour devenir au mieux sociodémocrates.

Ils acceptent l'économie de marché, ils acceptent le capitalisme et ils dépolitisent leurs lignes pour finir par devenir de simples supplétifs, une gauche d'accompagnement du néolibéralisme. Quand il prend la tête du PCF, Robert Rue décide donc de faire et bat à peu près la même chose. La rénovation du parti communiste passe par cette désidéologisation du PCF. En fait, la seule chose qui ne change pas, c'est le nom. Mais pour le reste, il cherche à se transformer en un parti entre guillemets classique et à ne plus être le parti de classe ouvrière qu'il a été. Alors, c'est pas pour autant devenu un parti néolibéral. Il continue de s'opposer au néolibéralisme.

Mais en revanche, ce n'est plus un parti qui prône un dépassement du capitalisme. Le nombre d'ouvriers en France baisse, la désindustrialisation progresse et les ouvriers restants y votent FN de toute façon. Alors autant s'y faire. Je caricature, évidemment, si vous vous demandiez. Et dans les premières années, cette méthode semble fonctionner. En 1995, face à la vague néolibérale, Robert Rue mène une campagne se voulant moderne et jeune. Et à défaut de vraiment faire progresser le PCF, il réussit à enrayer le déclin. Alors que le PCF était donné à 4% un an avant le scrutin, il parvient à faire pas loin de 9%. Et pour Robert Rue, c'est la preuve que sa stratégie est couronnée de succès.

D'autant plus qu'à ce moment-là, on connaît une certaine résurgence du communisme électoral en France, avec la candidature d'Arlette Laguillet qui obtient plus de 5% des voix. Du coup, réussir à faire 9% alors qu'il y avait une concurrence forte à côté, c'est plutôt pas mal. Sauf qu'en fait, vous vous en doutez, mais il y a eu une assez grosse différence entre Arlette Laguillet et Robert Rue. Arlette Laguillet fait ses 5% sur une ligne communiste, trotskiste même, alors que Robert Rue, lui, fait ses 9% sur une ligne beaucoup plus sociale-démocrate.

Et d'ailleurs, en 1997, Robert Rue accepte de participer à la fondation de la gauche plurielle avec Lionel Jospin, alors qu'Arlette Laguillet s'y oppose. Lors de ses législatives, d'ailleurs, le PCF obtient son meilleur résultat en 10 ans. Deux élections coup sur coup, les communistes sont de nouveau en progression. Puis bon, il arrive certes pas à décoller de son socle de 10% des voix, soit 2 à 3 millions d'électeurs, mais n'empêche que le chiffre ne baisse plus depuis les années 80. Les communistes entrent au gouvernement de Jospin, font les 35 heures, la couverture maladie universelle, le PAX. Robert Rue semble avoir réussi à enrayer la chute. Le tournant social-démocrate a fonctionné.

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fait, ce qui se passe, c'est qu'entre 1997 et 2002, le PCF se retrouve pris au piège de sa propre stratégie. D'un côté, sa stratégie sociale-démocrate plus à gauche que le PS le met en concurrence directe avec... Eh ben, avec le PS justement. Exactement comme dans les années 70 avec le socialisme démocratique, le PCF se retrouve en concurrence directe avec un autre parti pour la même ligne et il perd la guerre. Et de l'autre côté, le positionnement authentiquement communiste laissé orphelin par le PCF a été récupéré par les trotskistes avec Arlette Laguillet qui est désormais considérée comme une candidate crédible et qui attire le vote de plus en plus d'électeurs.

Rajouter à ça qu'être le partenaire minoritaire d'une coalition gouvernementale, c'est rarement une situation confortable. D'autant plus qu'en 2002, Robert Rue décide de faire une campagne présidentielle de type « un pied dedans, un pied dehors

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Il critique le gouvernement Jospin comme ayant été trop mou, n'ayant pas été assez loin, tout en louant son propre bilan au sein du gouvernement Jospin. Rajouter à ça l'émergence d'un candidat surprise dans les derniers jours de la campagne, Olivier Besancenot, qui prend des voix à la fois à Robert Rue et à Laguillet, et en fin de compte, les communistes obtiennent seulement 3% des suffrages. L'électorat du parti est donc, encore une fois, divisé par deux. Robert Rue le conduit une dernière fois lors des élections législatives de 2002, puis, actant son échec, il quitte la direction et la laisse à son ancien duo, Marie-Georges Buffet.

Une fois de plus, en fait, les dirigeants du PCF ont échoué à lire l'époque, à comprendre les attentes de la société et à s'y adapter. Pensant que l'anticapitalisme s'était terminé, ils ont laissé tomber ce créneau et se sont contentés de courir après le parti socialiste, devenant presque son aile gauche officieuse. Robert Rue voulait d'ailleurs aller encore plus loin dans cette direction en assumant complètement de se débarrasser des derniers symboles communistes en changeant le nom du parti pour assumer une orientation résolument sociale-démocrate. Ce qu'il n'avait sans doute pas prévu, c'était que l'anticapitalisme ne serait pas balayé par la décennie du triomphe néolibéral.

Cette ligne politique, abandonnée par le PCF, a été reprise par d'autres partis plus à gauche, particulièrement la Ligue communiste révolutionnaire et Lutte ouvrière qui obtiennent d'ailleurs plus de voix que le parti communiste lors de l'élection présidentielle de 2002. D'ailleurs, après 2002, celle qui a succédé à Robert Rue, Marie-Georges Buffet, a essayé de ramener le parti communiste sur une ligne plus radicale, démocrate-socialiste. En 2005, il s'oppose avec succès au traité constitutionnel européen. Il tente sans y parvenir de fédérer toute la gauche antilibérale derrière lui, puis il se rapproche de l'aile gauche du PS en rupture avec le parti et menée par Jean-Luc Mélenchon.

Le PCF s'inscrit dans une nouvelle coalition, le Front de Gauche, qui était plus ou moins censé devenir un véritable parti à part entière dont les adhérents et les élus du PCF auraient formé la majeure partie des rangs. Et Robert Rue, pendant ce temps-là, eh ben, il poursuit la trajectoire exactement inverse. Il quitte le parti dans les années 2000, le jugeant pas réformable, comprenez, pas droitisable, et part fonder un nouveau parti, le mouvement unitaire progressiste. Alors, oui, je sais, le logo en dirait un truc d'anarchiste, mais pas du tout. C'est un parti de centre-gauche, libéral et progressiste.

D'ailleurs, assez rapidement, il change de nom et de design pour ça, et là, ouais, ça devient tout de suite beaucoup plus clair.

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comme un symbole de cette volonté de centrisme, de progressisme vague, désidéologisé et surtout d'incompréhension de l'époque et de ce qui se joue dans la société, Robert Rue soutient Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2017. Et le parti qu'il a fondé aussi par la suite entre elle-gauche du macronisme et elle-droite des écologistes, en gros. Robert Rue, lui, prend sa retraite politique en 2017. Depuis le départ de Robert Rue, le parti communiste est resté dans un genre d'état d'entre-deux, celui d'une transition inachevée. Ayant refusé de se droitiser encore davantage après 2002 ou de se fondre dans le parti socialiste, il a continué d'être marginalisé ensuite.

Dans les années 2010, le parti semblait avoir accepté ça et il s'est effacé derrière le front de gauche puis derrière la France insoumise. Le destin du parti semblait donc être de devenir une simple boutique électorale. Mais une grosse boutique électorale parce qu'encore aujourd'hui, le PCF, ça reste le troisième parti de France en nombre d'élis locaux. Un réseau d'élus qu'on se contente d'entretenir en faisant des alliances dans toutes les élections nationales quand c'est possible. Néanmoins, en 2018, les militants communistes ont préféré la ligne prônée par Fabien Roussel avec une communication arc-boutée sur l'identité communiste au détriment du fond des idées.

Aujourd'hui encore, la candidature de Fabien Roussel interroge. Son positionnement politique est très difficile à différencier de celui d'un Jean-Luc Mélenchon et il semble encore une fois engagé dans une bataille qu'il ne peut pas gagner. La faute à un parti qui, au fil du temps, s'est coupé de sa base ouvrière, n'a pas vu venir assez vite l'alter-mondialisme, l'intersectionnalité ou encore le renouveau anticapitaliste et a été doublé par des mouvements plus frais, moins installés, pour qui il était sans doute plus facile de s'approprier ces thèmes.

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'est la fin de cet épisode de C'était pas mieux avant. J'espère qu'il vous a plu. Si c'est le cas, vous pouvez vous abonner aux différentes chaînes du Média et pourquoi pas nous soutenir financièrement. Vos dons sont la garantie de notre indépendance. À la prochaine !

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