Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de l’Essonne, président de Debout la France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:51OuverteRéponse directe
Votre réaction ? Est-ce que c'est une bonne chose d'avoir démissionné ?
- 1:06OuverteRéponse partielle
Votre première proposition est de supprimer les privilèges et avantages indus des élus. Donc, ce dont a bénéficié M. Fillon et M. Leroux, vous supprimez ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Comment vous considérez un privilège ?
- 4:39OuverteRéponse directe
Comment on arrive enfin à moraliser la vie politique ?
- 5:07OuverteRéponse directe
On passe à vous, à vos coups de gueule, parce que vous avez quitté le journal de TF1 il y a quelques jours, parce que vous protestiez contre le temps de parole.
- 5:37OuverteRéponse directe
Vous avez une minute. Quel président vous voulez être ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15PrésentateurFait
« supprimer les privilèges et les avantages indus des anciens présidents, premiers ministres et des élus en général. »
- 2:49Invité politiquePromesse
« le statut des retraites des élus soit les mêmes que pour les salariés, pour les députés. »
- 2:53Invité politiqueFait
« l'indemnité représentative des frais de mandat soit comme pour tout salarié dans une entreprise. »
- 3:55Invité politiqueFait
« j'ai été élu dans une ville en faillite, il y a bien longtemps, que j'ai redressée. »
- 4:00Invité politiqueFait
« j'ai pris la décision de renvoyer systématiquement tous les cadeaux. »
- 5:41Invité politiqueFait
« Le président qui relève le pays, qui le sauve, qui lui redonne sa liberté. »
- 5:55Invité politiqueFait
« la renégociation des traités européens. »
- 7:07AuditeurPromesse
« Je veux arrêter l'immigration légale et illégale. Solde de 10 000 pour l'immigration légale. »
- 12:56Invité politiquePromesse
« supprimer les aides sociales aux étrangers pendant 5 ans quand ils sont en France. Ils devront charger leurs droits pour en bénéficier au bout de 5 ans. »
- 16:17Invité politiqueFait
« ils n'en peuvent plus du système où des travailleurs détachés viennent sans payer de charges sociales et leur volent leur emploi. »
- 16:24Invité politiqueChiffre
« on donne 35 000 euros à une famille d'étrangers, d'immigrés, de clandestins, alors qu'ils payent les études de leurs enfants. »
- 16:34Invité politiquePromesse
« Je veux augmenter les retraites de 100 euros par mois pour 6 millions de retraités. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan63 %
- Présentateur18 %
- ?11 %
- Invité6 %
- Auditeur2 %
≈ 63,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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dans Mardi Politique sur France 24 et RFI avec Véronique Rigolet, notre deuxième invité, Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir.
Bonsoir, madame. Vous
êtes
président de Debout la France, candidat à
l
'élection présidentielle et député de l'Essonne. Donc merci d'être avec nous.
On
va parler de vous, de votre programme, de vos coups de gueule. Mais tout d'abord, l'actualité, bien sûr, c'est la démission du ministre de l'Intérieur, Bruno Leroux, après l'ouverture d'une enquête du parquet financier qui a été ouverte cet après-midi sur une nouvelle affaire d'emploi suspecté, fictif, pour ces deux filles de 15 et 16 ans. Peut-être d'abord avant d'entrer sur ce problème moral qui infecte, on va dire,
un
peu la vie politique en ce moment et cette campagne présidentielle. Votre réaction ? Est-ce que c'est une bonne chose d'avoir démissionné ?
Il a bien fait. Il a bien fait.
Voilà. Oui, point barre. Point barre. Alors, il
n
'avait pas le choix, non
? Ce
que vous voulez que je raconte. Oui, c'est vrai, vous n'avez pas tort. Mais ce qui est intéressant, c'est que dans votre proposition numéro 1, je cite,
c
'est votre première proposition, si je ne m'abuse, vous me dites si je me trompe, supprimer les privilèges et les avantages indus des anciens présidents, premiers ministres et des élus en général. Donc, ce dont a bénéficié M. Fillon et M. Leroux, vous supprimez
?
Alors, position délicate, je vais être très franc avec vous. Parce que moi, je
ne
l
'ai
jamais cachée. Ma femme travaille avec moi depuis 20 ans.
Elle
était avocate. Elle travaille vraiment ? Eh bien oui, c'est ça. Et personne ne me l'a jamais reproché parce que,
d
'abord, elle n'est pas toute seule. Il y a trois personnes. Elle est en circonscription. On lui reproche même de travailler très très
présente.
Et
puis,
on la voit travailler, surtout. Et puis, elle bosse. Et il n'y a que dans le monde politique, d'ailleurs, dans un certain monde politique, où on cherche à expliquer ce qu'on fait.
Si
vous interviewez quelqu'un dans la rue, n'importe qui, il sait ce qu'il fait dans son boulot. Donc, la question, ce n
'est
même pas les emplois familiaux. La question, c'est les emplois fictifs. Parce qu'on peut interdire les emplois familiaux. Et puis, après, que tel député ou sénateur recrute quelqu'un pour ne pas travailler. Et moi, je crois qu'il faut
un vrai coup de balai. Non, mais on peut les
supprimer.
Je
pense qu'il faut les supprimer.
Mais ça ne va
pas régler le problème pour autant.
Les privilèges, c'est autre chose. Est-ce que c'est un privilège, ça ? Est-ce que c'est un
privilège ? Non, parce que normalement, on travaille quand on est payé par faire quelque chose.
Même quand on a
15 ans, par exemple
? Non, mais là, c'est n
'importe quoi. C'est pour ça que c'est aberrant.
Mais les
privilèges, c'est quoi ? C'est que j'estime, quand on est élu, c'est un honneur. Et j'estime qu'il n
'y a
pas à avoir de privilège. Mais ça fait des
années que j'ai réclame. Comment vous considérez un
privilège ?
Je vais vous donner un
exemple. Ça fait des années que je réclame que le statut des retraites
des
élus soit les mêmes que pour les salariés,
pour
les députés. Je réclame depuis des années que la fameuse IRFM, vous savez, l'indemnité représentative des frais de mandat, soit comme pour tout salarié dans une entreprise, chez vous, j'imagine, des frais de taxi, vous allez au comptable, ils vous remboursent.
Pourquoi
les députés, les présidents, les anciens premiers ministres ont-ils besoin d'inventer des statuts sur mesure qui nous décrédibilisent vis-à-vis de l'opinion, alors
qu
'il y a plein d'élus honnêtes ? Parce que je ne voudrais pas,
à
l'inverse... C'est pas vos frais de fonctionnement qui
vous décrédibilisent.
C'est le sentiment des
Français.
Le manque de moralité qu
'on a pu observer ces dernières semaines, ces derniers mois. C'est le
sentiment des Français
que
les hommes politiques se sont taillés des privilèges sur mesure.
Comme des
costumes. Voilà. Je pense qu'il est temps de faire l'abolition des privilèges. Mais il n
'y a
pas que les hommes politiques, d'ailleurs. Et je pense que le pays ira mieux quand on enlèvera toutes ces espèces d'histoires absurdes. Et puis, parallèlement, il y
a
la question de l'exemplarité, la moralité.
La moralisation,
oui.
Vous savez, moi, j'ai été élu dans une ville en faillite, il y a bien longtemps, que j'ai redressée.
Et
quand je suis arrivé, j'ai pris la décision de renvoyer systématiquement tous les cadeaux.
On
m'a pris pour un dingue. Eh bien, très vite, ça s'est calmé.
Et
l'exemplarité, elle s'est très vite répandue. On m'a pu embêter. Au sens, on a pu essayer de m'acheter. Et je pense que si les élus étaient beaucoup plus carrés... Il
y
a beaucoup de tentations ? Non, je ne pense pas tant que ça. En revanche, j'estime inacceptable
de
recevoir des cadeaux, inacceptables, alors que c
'est autorisé.
Donc, ce n
'est
pas simplement
une question de loi. Là, ça ne joue pas sur les cadeaux. C'est une question d'exemplarité.
Oui. L'exemplarité, aujourd'hui, elle se pratique dans les emplois d'assistants parlementaires. Comment on arrive enfin à moraliser la vie politique ? Parce qu'à chaque fois, on nous dit...
Comme l'a dit François Fillon hier, on va faire une
commission. A chaque fois, on
fait
une commission, quoi. Je vais vous dire. Par le fait que les partis politiques
devraient
faire le ménage. Moi, dans mon parti politique, on a pris une décision. Dès que quelqu'un a le moindre ennui, hop, on l'écarte. On fait le ménage tout de suite. Eh bien, il n
'y a
jamais de problème. Donc, j'aimerais que les hommes politiques, les dirigeants politiques aient le courage de faire le ménage.
Alors,
on passe à vous, à vos coups de gueule, parce que vous avez quitté, il y
a
quelques jours, le journal de TF1, parce que vous protestiez contre le temps de parole. Mais hier, vous avez reçu la compassion de la part de trois gros candidats qui regrettaient que les petits ne soient pas invités. Ceux qui se sont dit petits candidats. Donc, eux aussi à débattre. Alors, vous avez raté le coche. Donc, nous,
on
va être sympa. On va vous poser cette même question. Vous avez une minute. Quel président vous voulez être
? Le
président de tous les Français. Le président qui relève le pays, qui le sauve,
qui
lui redonne sa liberté,
parce
que la démocratie,
c
'est le droit du peuple français à disposer de lui-même. Ça veut dire la renégociation des traités européens. Le président qui rétablit l'ordre, parce que chaque Français a le droit de pouvoir circuler librement.
Et
le président qui redonne une dignité par le travail en relocalisant un million d'emplois. Je suis convaincu qu'on peut offrir aux Français un patriotisme de bon sens. C'est-à-dire réconcilier les Français avec la politique, avoir une vision pour le pays, et lui redonner toute sa place dans le monde avec une politique étrangère indépendante. Voilà. Alors, moi, la grande différence avec hier, c'est que je n'ai pas préparé que c'est totalement improvisé.
Voilà. Vous voyez, on vous
a fait une surprise.
Alors, c'est étrange, parce que dans votre improvisation, dans cette alternative que vous pourriez être, que vous souhaiteriez être entre Marine Le Pen et François Fillon, très, très, très surprenamment, on entend
dans
tous les exemples le programme du Front National, que ce soit sur le protectionnisme économique, que ce soit sur la renégociation des traités européens, ou même sur la question de l'immigration. On va écouter ce qu'on disait d'ailleurs hier dans ce débat où vous n'étiez pas Marine Le Pen.
Je
veux
arrêter l'immigration. C'est clair.
Et
j'assume totalement mon propos. Je veux arrêter l'immigration légale et illégale. Solde de 10 000 pour l'immigration légale. Ça fait 10 ans, je ne dis que 10 ans, parce que je ne
veux
pas inquiéter les Français. Que 200 000 étrangers légaux entrent en France chaque année. Et je ne compte pas les illégaux, qui doivent probablement être à peu près autant. Je suis très surpris, madame.
Vous-même, dans votre programme, il y a fermeture de Schengen et il y
a
un gros coup de frein sur l'immigration.
Oui,
mais
pas
le même
chiffre que madame Le Pen. Et je suis très surpris. Non, mais je suis très surpris.
En
fait, si on veut que la France ait des frontières,
que
les ouvriers français travaillent et qu
'il
n
'y ait
pas trop d'immigrés dans notre pays parce qu'on n
'est
pas capable de les assimiler, immédiatement, on est Front National. Alors, en
disant ça, elle
dit ce qu'elle veut. Excusez-moi. Mais si, dire qu'il y a du soleil et dire ce que pensent 95% des Français, c'est être Front National, on peut arrêter les élections et vous donner le pouvoir à madame Le Pen. Moi, je suis différent. Tout le monde le sait. Et bien, je vais vous répondre. Je suis gaulliste, républicain, social. Je ne viens pas du parti de madame Le Pen et je ne ferai pas le ménage. C'est une évidence de la même façon qu'elle. D'autre part, je n'ai pas du tout, si vous lisez mon livre, Agenda de la Président, le même programme.
Attendez, si je peux finir, parce que
madame m
'a
posé une question très importante.
Je
n'ai pas le même programme. Quand
je parle
de la liberté des PME, quand je parle de la participation dans l'entreprise, quand je parle de la recherche scientifique, quand je parle de la renégociation européenne, par exemple, je n'ai pas du tout la même politique
que madame Le Pen. Vous ne voulez pas sortir de l'euro, vous. Vous dites qu'on
veut sortir du carcan supranational.
Je voudrais qu'on cesse,
dès qu'on a un peu de bon sens, à dire que vous êtes comme madame Le Pen. Quand je
dis
relocalisation d'entreprise,
pourquoi
vous ne dites pas comme monsieur Montebourg
? C
'est curieux. En fait, on veut enfermer les Français. Vous voulez enfermer les Français. Toute personne qui aime la France, qui a un drapeau, serait Front National. Eh bien non. Je suis convaincu
qu
'il y
a
des millions de Français qui volent un patriotisme plus sérieux que celui de madame Le Pen, avec des
solutions
beaucoup
plus raisonnables.
Non, non. Qu'est-ce qui vous dit ? Non. Vous n'avez pas
dit ce qui vous
différenciait sur les valeurs ? Non, mais qu'est
-ce qui vous
empêcherait
? Je vous ai dit. Mais je n'ai pas
parlé
de ça.
Qu'est-ce qui vous empêcherait ? Si vous voulez, je peux dire les points qui vous rapprocheraient de Marine Le Pen. Supprimer
les
accords de Schengen.
Renégocier les traités, sortir de
l
'OTAN,
supprimer la
directive. Mais il n'y a pas que madame Le Pen qui le dit.
J'entends bien, mais il y a quand même beaucoup de... Mais non, mais c'est extravagant ce que vous dites. Non, ce n
'est
pas extravagant. Si, je peux
permettre. J'ai
juste envie de savoir...
Comme monsieur Mélenchon.
Non, mais je vais au bout des choses.
Pourquoi vous n'allez pas au Front National ? Qu'est-ce
qui vous
empêcherait
?
Mais parce qu'un gaulliste républicain comme moi n'a rien à voir avec le Front National. Regardez ceux qui m
'entourent. Ah pourquoi ? Je veux savoir
pourquoi. Si je peux vous répondre.
Allez-y.
Je
vais vous répondre. Un,
deux,
trois. Allez-y. Je vais y.
On peut
attendre.
Quand... Regardez le parti Debout la France. Est-ce qu'il y
a
une arrière-boutique avec les gens qu'il y a au Front National ? Jamais. Regardez mon parcours politique.
Est
-ce que vous croyez que j'aurais été élu à 80% maire d'une ville de banlieue parisienne ? À trois reprises, le mieux élu de France. Sur le projet, mon programme économique est beaucoup plus raisonnable et beaucoup moins socialisant que madame Le Pen. Je veux libérer les entreprises, les PME. Sur l'avenir du pays,
la prospective... Il y a la préférence nationale... Si je ne peux pas finir.
Non mais... Si
je
ne
peux
pas finir. C'est
incomplément. Il y a des points
communs. Mais quand M. Mélenchon dit au premier jour, j'arrêterai la directive travailleur détaché,
je
dis la même chose,
comme
madame Le Pen. En vérité, il y a trois
personnalités... Mais il y a aussi des choses entre M. Le Pen et Mélenchon qui
sont... La vraie question,
c
'est qu'il y a deux candidats pareils, M. Macron et M. Fillon. L'un veut faire souffrir doucement le peuple sans le dire. L'autre veut faire la purge. Parce que tous les deux obéissent à madame Merkel. Et puis, il y a trois candidats
qui
veulent redonner leur liberté à la France, mais qui le feront différemment. M. Mélenchon, beaucoup plus à gauche, Mme Le Pen qui vient de la droite extrême, et M. Dupont-Aignan, désolé de me citer, qui a un programme gaulliste républicain avec des gens très raisonnables, qui sont élus dans toute la France à plus de 70% des voix, des gens bien, parce que je crois que l
'alternative...
Ils ne sont pas bien alors, mais...
L'alternative...
Mais je n
'ai
pas à parler du Front National. Vous
avez dit, voilà, des gens
bien. Moi, je défends un projet. Et je peux répondre vos questions sur mon projet. Vous savez, le Front National, c'est le Front National. Moi, je présente un autre projet patriotique. Et ce qui gêne le petit système au pouvoir, en ce moment, et une certaine presse,
c
'est qu'enfin, enfin, le patriotisme n'est plus celui obligatoirement du Front National. Les Français vont choisir un beau patriotisme irréprochable. C'est quoi un
bon patriotisme ? C'est
celui qui, d'abord, va gagner. C'est-à-dire que le Front National est l'assurance-vie du système à cause de ses excès. Et moi, je suis convaincu
que,
par exemple, sur l'immigration, parlons de l'immigration, j'ai toujours dit que c'était absurde de dire 10 000 immigrés par an,
parce
qu'il y a 70 000 étudiants qui viennent étudier dans notre pays. Eh bien, je dis comme Mme Le Pen, stop à l'immigration massive. En revanche, je dis comme M. Dupont-Aignan,
il faut du bon sens.
Oui,
bien sûr, je vais
supprimer les aides sociales aux étrangers pendant 5 ans quand ils sont en France. Ils devront charger leurs droits
pour
en bénéficier au bout de 5 ans. Ce n
'est
pas la préférence nationale. La préférence nationale, ce serait qu
'on
ne donne rien à vie. Non, je ne suis pas d'accord là-dessus avec Mme Le Pen. Je suis beaucoup plus modéré, si vous voulez tout savoir. Je veux que les Français soient respectés. Et je veux le faire avec douceur et avec rassemblement.
Vous êtes prêt à rouvrir un bagne aux îles Kerguelen
pour les djihadistes ? Oui, parce que j'estime qu'un djihadiste...
J'espère qu'un djihadiste... La modération de tuer les Bataclan et de tuer...
Vous entendez
bien, mais la réouverture du bagne, on n'est pas nécessairement dans une modération extrême.
Non, on n'est que des
djihadistes qui ont égorgé des gens, doivent payer. Ceux qui n'étaient pas Français,
ils
partent. Ils
partent très loin, là.
Non, je parle d'échéance de nationalité. Ceux qui étaient Français, eh bien, ils vont prendre au vert pendant quelques années et se rappeler ce qu'ils ont fait. Car égorger des gens, massacrer des Français, ça se paye.
Imaginons qu'elle remporte les élections présidentielles. Est-ce qu'on sait qu'elle aura du mal à avoir une majorité aux prochaines législatives ? Est-ce que si elle faisait appel à vous, en tant que ministre, vous
pourriez
entrer dans son gouvernement
?
Je suis candidat à la présidentielle, car
je considère... Vous faites
3% là
? Non,
les sondages augmentent et puis en plus, ils ne valent pas grand-chose. Et vous verrez, je
suis
candidat à la présidentielle pour la gagner. Parce que justement, je suis absolument certain
que
les Français, notamment les 20 millions de Français qui s'étaient abstenus au régional, n'en peuvent plus
de
ce dilemme terrible. Soit on a M. Macron, M. Fillon au service de la pire régression sociale qui soit, et régression économique, soit on part avec les excès du Front National.
Donc c'est vous qui seraient président ? Je suis convaincu, vous n'en savez rien ?
Non, mais je vous demande...
Eh bien, je fais
tout pour, et je parle aux Français, et je leur dis, vous avez la chance inouïe
de
bouleverser le système, de reprendre le pouvoir. Ne croyez pas les sondages, ne croyez pas ceux qui vous intoxiquent. Vous savez, 13 millions de vues
de
mon départ de TF1, 13 ce soir.
13,
et
26 millions de
personnes touchées. Enfin, les réseaux sociaux font que le peuple français va enfin reprendre le pouvoir. Arrêtez la manipulation médiatique.
Mais vous, vous n'avez pas fait la
manipulation médiatique
en quittant
ce plateau ? Vous faites un coup médiatique,
vous savez. Non, je dis aux Français... Vous dites,
j'ai fait 11 millions de clics.
Je
dis aux Français... Bon, je ne savais pas qu
'il
y aurait tant de succès. Je dis
aux Français une chose.
Oui, je l
'ai
fait exprès,
pour dire quoi ? Arrêtons, parce
que
tout le monde manipule tout le monde.
Non, non, non. L'égalité républicaine,
sous
un régime de liberté et de démocratie, c'est quand on entre dans une campagne officielle, on ne fait pas un débat à cinq.
Il
n'y a pas des grands candidats et des petits candidats. Il n'y
a
pas de petits et de grands Français. Il y a l'égalité républicaine. Et moi, je ne veux pas vivre dans une république bananière. Je ne veux pas vivre dans un pays où un directeur de chaîne choisit ceux qui ont le droit de parler. Et s'il y a autant de Français qui me soutiennent depuis que j'ai dit la vérité, cette vérité, c'est que les Français, vous savez, ils n'en peuvent plus du système où des travailleurs détachés viennent sans payer de charges sociales et leur volent leur emploi. Ils n'en peuvent plus de ce système où on donne 35 000 euros à une famille d'étrangers, d'immigrés, de clandestins, alors qu'ils payent les études de leurs enfants. Ils n'en peuvent plus de ce système où il y
a
une injustice partout dans la société. Ils veulent retrouver du boulot. Ils veulent retrouver des beaux salaires. Je veux augmenter les retraites de 100 euros par mois pour 6 millions de retraités. Je prendrai l'argent sur l'Union européenne. Il est temps de reprendre notre liberté. Et je dis aux Français arrêtez de subir. Voilà ce que j'ai dit en partant de TF1. Et je vais vous dire
que ça va changer. Mais vous y êtes allé quand
même. J
'y suis allé pour le dire ça aux Français. Vous dénonchez le système et vous
y allez quand même. Et heureusement, parce que je n'accepte pas qu'une chaîne de télévision fasse la loi.
Il
y a une loi constitutionnelle. Mais le Conseil d'État
vous a donné tort.
En référé.
Oui. Ce n
'est
pas le jument au fond.
Ah d'accord. Vous pensez que...
Le référé,
oui. In fine. Oui, la Cour européenne des droits de l'homme sanctionnera sans doute cet abus de position.
En tout cas, on peut souligner votre ténacité. Parce qu'en 2012, vous aviez fait 1,7. Aujourd'hui,
vous
êtes... Alors vous allez encore me contredire, mais je lis le dernier Opinion Way. Vous êtes à 3%. Ce n
'est
pas folichon. Mais vous croyez
en
vos idées. Et vous me dites, je vais gagner cette élection présidentielle.
Je crois aux Français.
Et je suis candidat pour les réveiller.
Et
les sondages se sont toujours trompés. Trompés de toujours.
Monsieur Trump, il avait
2%. Oui. De 3
% à 27%. Vous verrez. Et d'ailleurs, ce soir,
l'IFOP m'appelait en disant, on n'a jamais vu une telle augmentation en quelques jours. Vous savez,
en
plus, ces sondages se trompent, sont manipulés. Tout le monde le sait. Parce qu'il y a la moitié des Français
qui
n'ont pas tranché.
Et
qui attendent un beau projet. Moi, je crois à un projet républicain, social et patriotique. Et ce projet n'existait pas. Il commence à exister. Il commence à être connu.
Et
je dis aux Français, vous avez tout pour réussir. Alors après, on verra, c'est eux qui tranchent. Mais la moindre des choses, c'est qu'on ait le choix.
Il
reste 33
jours
avant le premier tour.
On verra si cette remontée,
cette remontada se confirme.
Un sprint final.
Voilà, ce sprint final. Si vous n'êtes pas qualifié pour le second tour, est-ce que vous donnerez une consigne de vote ? Ou
après, comme la dernière fois, pas de consigne de vote ? Je ne crois pas. Je prendrai mes responsabilités. C'est-à-dire ? Eh bien, je prendrai mes responsabilités pour la France.
Et à votre avis, là, puisque vous dites que vous êtes à 3%, vous dites que dans un autre link,
vous
êtes à 5%. Mais qu'importe,
est-ce que ça ne vaut pas grand-chose. Non, non, mais à
qui vous piquez des voix ? Marine Le Pen ou au Fillon,
à
votre avis
?
Je ne cherche pas à piquer des voix aux uns aux autres.
Vous savez, il y a une chose que vous ne
savez pas, je crois. En tout cas, j'en ai l
'incentivement. Oui, je veux le savoir.
C'est qu'il y a 20 millions, 25 millions de
Français qui ne votent
plus. Mais on est tous, on échange d'ailleurs. On apprend chacun de l'un de l'autre. Il y a 25 millions de Français qui ne veulent plus entendre parler de ce jeu politique. Moi, je m'adresse à ces gens-là. Et je leur dis, si vous allez voter, vous pouvez tout bouleverser. Vous avez un bulletin de vote. Et le bulletin de vote,
il
n
'y
a pas un petit bulletin de vote,
il
y
a
un grand bulletin de vote. Il n'y
a
pas les sachants et les autres. Et vous avez 33 jours pour exercer votre vote.
Merci. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan