🔴 Raisons de la perte de souveraineté alimentaire de la France : audition du président de la FNSEA
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importante puisque nous recevons la FNSEA qui est donc le syndicat agricole majoritaire et principal qui conclut d'ailleurs les différentes auditions de syndicat que nous avons eu puisque nous avons déjà vu passer ici enfin dans la commission d'enquête le MODEF la Coordination rurale et la la Confédération paysane et les jeunes agriculteurs il ne manquait plus donc que la FNSEA qui sera représenté cet après-midi par quatre personnes Monsieur Arnaud Rousseau son président Monsieur Lux messert vice-président Monsieur Antoine suot directeur du département économie environnement et Monsieur Xavier jamais responsable des affaires publ sans plus attendre je vais tout de suite passer à la prestation de serment euh je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter le serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité je vous demanderai tous les 4 de bien vouloir lever la main droite et de dire je le jure je j merci beaucoup monsieur le Président je vous laisse la parole pour un propos introductif de 15 minutes maximum et ensuite on vous posera des questions bien monsieur le Président Monsieur le Rapporteur merci de l'invitation qui nous a été faite de venir nous exprimer concernant cette commission d'enquête sur la perte de souveraineté alimentaire et donc je voudrais commencer mon propos par peut-être définir ce qu'est cette souveraineté alimentaire nous concernant elle est évidemment cette notion d'indépendance et de puissance d'un pays nous concernant sur le sujet alimentaire de la France alors je je je précise bien qu'on nous parlons de souveraineté alimentaire puisque le mot de souverain ta peut-être connoté he sur le plan politique en fonction des des partis ça n'est pas notre propos nous on lit bien la souveraineté et l'alimentation pour ce qui nous concerne à l' FNSEA puisque notre syndicat vous l'avez indiqué Monsieur le Président s'inscrit dans le sujet de la production agricole l'ensemble de nos mandants étant des producteurs du territoire français et ultramarin ayant pour objectif la production dans dans le cadre de notre pays donc je le dis parce que il existe aujourd'hui une définition de la souveraineté alimentaire euh qui a été euh porté euh dans le cadre international à l'ONU et repris par un certain nombre de de mouvements nous nous inscrivons dans une définition de la souveraineté plus large je voudrais commencer par le premier mot qui est celui de la production et je le dis parce que le gouvernement a déposé euh un une loi sur euh l'agriculture alors jeis pas si une loi d'orientation ou si c'est une loi euh d'installation mais dans lequel l'article 1er définit la souveraineté alimentaire pour nous euh elle elle commence par l'acte de production et on ne le retrouve pas dans cet article premier évidemment ce qui nous intéresse c'est comment on continue à produire dans ce pays des productions végétales des productions animales des productions spécialisées et comment on le fait de sorte de ne pas perdre de souveraineté encore une fois de cette capacité à à nourrir nos compatriotes mais aussi et je l'ajoute immédiatement dans un milieu ouvert donc production en premier deuxièmement création de valeur parce que la production doit avoir une valeur et c'est tout le sujet des filières et donc pour pour pouvoir nourrir les Français dans bien des denrées agricoles on a besoin de de filièr le le litre de lait le litre d'huile le kilo de farine le kilo de viande bovine la bouteille de de vin nécessite une transformation à l'exception peut-être d'un certain nombre de fruits et légumes et du miel mais pour le reste nous avons besoin d'une transformation et donc pour la FNSEA on parle évidemment de production mais on parle aussi de filière et de création de valeur qui permettent Infiné aussi de pouvoir continuer à exercer ce métier enfin le périmètre alors évidemment le périmètre national pour les questions alimentaires et les questions agricoles le périmètre dans notre pays est bien souvent le périmètre européen pour tout ce qui concerne les politiques publiques et ensuite notre définition de la souveraineté alimentaire à la FNSEA n'est pas une vision d'autarcie ou d'autonomie mais bien une vision dans lequel s'inscrit une dimension plus large évidemment une dimension nationale cela va sen dire mais aussi une dimension d'échange puisque et et je le projette à l'échelle de la planète entre 12 et 15 pays seulement sur la planète sont capables de produire de l'alimentation au-delà de leur périmètre pour pouvoir alimenter un certain nombre de choses si je le dis c'est parce que dans la souveraineté alimentaire il y a aussi l'idée d'une approche peut-être un peu défensive trop souvent portée c'est-à-dire qu'est-ce qu'on produit et puis finalement qu'est-ce qu'on se contente de produire parfois même à l'échelle du canton ou ou du département pour nous il y a aussi un in offensif parce que la souveraineté de notre pays doit aussi prendre en compte ce qu'est la réalité de ce qui l'entoure et je pense notamment au au pourtours méditerranéen dans lesquels un grand nombre de pays sont aujourd'hui importateurs de denrées alimentaires et quand on parle de question de souverineté on voit bien que dans les récents sujets de tension géopolitique la question alimentaire est redevenue centrale dans le dispositif et que notamment les Russes avec une politique très volontariste ont depuis 2014 réinvesti champ de la souveraineté pour diminuer leur niveau d'importation mais aussi très clairement pris une option d'un d'une approche offensive qui permet dans leur zon immédiate de pouvoir avoir une influence je prends comme exemple ces récents échanges de bateau de blé à titre gratuit qui n'est pas réellement gratuit vous l'imaginez bien mais qui en tous les cas est un outil de de de de soft power dirait les géopoliticiens pour pouvoir quelque part porter l'influence du pays au-delà donc ça c'était le le le premier élément donc production filière et périmètrre ensuite j'en viens aux conditions de la protection de cette souveraineté alimentaire pour nous il y a évidemment la capacité à produire donc ce sont les moyens de production comment on garde un haut niveau de de production avec à la fois des hommes et des femmes formés des territoires dynamique le goût d'entreprendre la capacité à garder des moyens de production évidemment la question l'eau la question du foncier la question des intrants que ce soit des produits phytosanitaires que ce soit des engrais dans lequel pour un certain nombre de sujet notre pays n'est pas n'est pas en tous les cas autouffisant je parle notamment des engrais on a besoin évidemment de continuer à porter l'ambition des règles et des normes puisque dans un certain nombre de cas nous avons au regard de nos concurrents ou voisins un certain nombre de surtranspos qui qui grève notre compétitivité puis enfin puisque j'ai parlé de périmètrre international la condition de réciprocité des échanges qui est évidemment un sujet central on ne peut pas être dans un pays avec des standards de production parmi les plus élevés de la planète et par ailleurs mis être mis en compétition avec des pays qui ne respectent aucun de ces standards et dont les produits rentrent tous les jours sur sur le sur les pays européens ça se traduit et pour pas pas être dans le paradoxe ça se traduit par une vision qui consiste à dire que un on doit continuer à commercer à échanger et la France a des atouts elle a des atouts quand il s'agit d'exporter des vin spiritueux il a des atouts quand il s'agit d'exporter des céréales des produits laitiers transformés même de la viande bevine dans lequel on est par ailleurs importateur mais on a besoin de continuer à échanger mais on a le faire dans dans dans un un cadre de réciprocité je je mets de côté les accord de libre échange puisque indépendamment des accords de libre échange on a aujourd'hui des échanges qui se font dans des cadres qui ne sont pas respectueux du cadre européen et singulièrement du cadre français donc nous ce qu'on souhaite c'est qu'on a un niveau de contrôle et d'exigen qui soit renforcé on ne souhaite pas une forme de protectionnisme parce que il nous semble qu'elle n'est pas tenable dans le cadre dans lequel on est et je le redis si les Français veulent continuer à boire du café on aura besoin de continuer à commercer au même titre qu'un certain nombre de pays ont besoin de nos produits je le dis parce que par exemple quand on parle du Maroc quand on parle de l'Algérie quand on parle de l'Éthiopie quand on parle de la Libye qui sont des pays qui nous sont assez proches sur le plan géographique l'exportation de blé pour eux est un incontournable et donc si on n'est pas capable de le faire évidemment d'autres le font à notre place et créent une des conditions en tous les cas de de de tension beaucoup plus fortte donc le sujet des surtransposition des réglementations le sujet du commerce extérieur de la compétitivité de la recherche et du développement et puis enfin pour ne pas dépasser le temps qui m'a été imparti évidemment tous les conditions ayant trait au au au il vous reste 7 minutes vous très bien je vais utiliser mon temps alors les sujets ayant très au aux rémunération et à la compétitivité donc ça c'est important c'est même central dans un moment où notre pays va renouveler euh une part importante de ces générations agricoles puisque vous savez c'est près de la moitié des exploitants agricoles qui vont partir en retraite dans les dans les années qui viennent 5 à 7 ans donc on aura besoin d'attirer des talents on ne le fera qu'à la condition de pouvoir offrir des conditions de revenus dignes dans des métiers dans lesquels la les capitaux immobilisés sont importants et des rentabilités de capitaux faibles des revenus faibles des temps de travail élevé donc on a besoin de pouvoir garantir tout ce sujet de rémunération c'est tout l'objet des récents événements agricoles qui nous ont occupé et qui continuent à nous occuper et dans lequel on a besoin de trouver des perspectives pour la production agricole française je rappelle que aujourd'hui on peut considérer que le secteur agricole est un secteur d'ajustement au regarde des 30 dernières années si on observe à la fois le nombre exploitation le nombre de producteurs les valeurs ajoutées créées la richesse créée pour le pays et qu'aujourd'hui c'est près d'un/ers de notre alimentation alors comment on le regarde mais on va dire entre 25 et 30 % de notre alimentation qui est importée y compris sur des productions territorial je pense notamment à l'agriculture biologique he qui importe aujourd'hui à peu près un/3 de ce qui est consommé en France on a besoin de se poser la question de de cette de ce modèle de ces modèles agricoles puce qu'il n'y a pas une agriculture des agricultures corrélées à leur territoire le renouvellement des générations j'en ai parlé donc les sujets de rémunération B c'est évidemment tous les sujets y enraai à la réciprocité à la concurrence au marché c'est évidemment la question de la production et des volumes c'est la question de la maîtrise des charges qui est un élément important notamment dans les trois dernières années c'est la question des politiques publiques et de leur répartition alors politique publique européenne avec la PAC qui est la première politique qui nous concerne et dans lequel le sujet de la souveraineté est peu ou pas abordé c'est le sujet des politiques nationales notamment la politique de de France 2030 quelle est la place demain de l'agriculture et de la production agralementaire dans ces politiques publiques c'est évidemment toutes les politiques autour de l'installation et la transmission mais ça fait partie du cadre de de la loi telle qu'elle est aujourd'hui devant votre assemblée et puis c'est Infiné l'ambition ou la vision qui est redonnée à l'agriculture il y avait une vision initiale portée par le Président de la République lors de son premier mandat qui consistait à a jouer la montée en gamme euh voilà on voit que cette politique a a trouvé ses limites euh et que aujourd'hui on a besoin de se reposer euh la question de la production sur tous les créneaux de marché euh l'entrée de gamme qui n'est pas du bas de gamme en France hein l'entrée de gamme reste une une alimentation euh euh de qualité euh mais on a besoin de de de de le faire d'abord parce que on a aujourd'hui beaucoup d'injonctions paradoxale on a une des consommateurs français qui nous demandent une production euh de proximité de qualité de naturalité mais dont l'acte d'achat ne traduit pas toujours cette volonté on a par ailleurs des demandes notamment européenne de contrainte de production qu'elle soit environnementale sociétale économique parmi les plus élevés de la planète et pour autant des niveaux d'échange qui ne qui ne traduisent pas la réciprocité j'en veux pour preuve un certain nombre d'accords commerciaux qui ont été signés récemment et puis le Mercosur qui défrait la chronique je le dis parce que au-delà du Mercosur c'est déjà près de 300000 tonnes de viande bovine d'Argentine et du Brésil en tous les cas du continent sud-américain qui rentre aujourd'hui sur notre continent dans des conditions de réciprocité de production qui n'ont rien à voir je vous invite à aller voir ce que sont des feedlots de production au Brésil ou en Argentine et vous verrez qu'on est loin de nos modèles or si on veut demain encore une fois conserver de la production de la vie des territoire et de la de la de la projection pour pour pouvoir vivre de ce métier il faudra qu'on ait une vision beaucoup plus claire de ce qu'est cette ambition voilà ce que je voulais dire alors pour conclure peut-être sur la souveraineté alimentaire elle est pour nous évidemment essentielle c'est un sujet sur lequel la FNS s'est engagé elle ne se départi pas des autres défis que l'agriculture à relever je pense j'ai parlé du défi générationnel mais il y a aussi le défi du changement climatique le défi de la décarbonation de l'activité et donc je n'oppose pas la vision de production avec les visions évidemment adjacentes qui sont celles de continuer la production je le dis parce que tous les producteurs agricoles ont constaté qu'il soit dans le végétal dans l'animal ou dans les productions spécialisées des évolutions importantes de la saisonnalité aujourd'hui la moisson la vendange les fenaisons se font avec 15 jours à 3 semaines d'avance par rapport aux 20 dernières années donc personne n'ignore les réalités du climat euh que la décarbonation est un sujet important de l'avenir même si aujourd'hui l'agriculture française représente un peu moins de 20 % des 08 à 09 % d'émissions de notre pays à l'échelle mondiale mais pour autant elle a un rôle central à jouer et donc nous considérons que demain la souveraineté alimentaire qui fera nous l'espérons en tous les cas qui continuera à faire vivre les producteurs s'appua évidemment sur la production alimentaire mais demain sur d'autres aménités la production d'énergie peut-être des services environnementaux rendus à la nation et que tout ça constituera un revenu pour le producteur je voulais évidemment finir par le revenu parce que la souveraineté alimentaire n'a de sens que si elle permet à ceux qui la portent et qui la soutiennent de pouvoir encore une fois vivre de leur métier vous savez ce que sont aujourd'hui les revenus agricole et donc on a besoin de le faire de le faire dans un marché ouvert nous avons dit aussi très clairement ce que nous pensions des prix planchés voilà on a besoin de construire des prix qui permettent au producteurs de vivre évidemment dans l'élevage avec les lois égalim qui sont sur la table avec les sujets de compétitivité dont on n pas vu trace dans la loi telle qu'elle est portée devant vous aujourd'hui mais tout ça doit restaurer la confiance dans la place que doivent jouer les agriculteurs et les agricultrice de ce pays dans les 30 prochaines années voilà ce que je souhaitais vous dire Monsieur le Président merci monsieur le Président pour ce propos introductif alors j'ai quelques questions à vous poser pour commencer je vais revenir au au sujet de la définition la souveraineté alimentaire donc vous avez insisté sur le fait que dans votre vision la production est clé pour définir la souveraineté alimentaire et alors j'ai eu le sentiment que vous sous-entendiez que dans la définition internationale alors je ne sais pas si vous renvoyez là à via campessina donc il avait fait émerger ce concept dans les années 90 cette notion de production n'existe pas vraiment alors je suis pas le porte-parole de via campessina et ça surprendrait beaucoup de gens que je le sois mais est-ce que c'est vous n'exagérez pas un peu le trait vous forcez pas un peu le trait en sous-entendant que la la notion production n'est pas présente dans leur vision parce que si je me réfère à leurs écrits on bon la notion a un peu aussi la définition a aussi un peu évolué he chez via campessina on nous l'a d'ailleurs expliqué dans d'autres audition mais par exemple si on est sur ce qu'ils écrivent en 2007 lors du Forum de N lenni qui a lieu au Mali bon ils disent que la souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine et culturellement approprié produite donc il y a bien le mot de production qui arrive très vite par des méthodes écologiquement saines et durables et cetera et cetera elle place celles et ceux qui produisent distribuent et cetera et cetera au cœur des systèmes et des politiques alimentaires plus loin on nous parle de producteurs et de productrices locaux et puis après cette définition qui est très longue he et très complète la souveraineté alimentaire donne la priorité aux économies aux marchés locaux et nationaux et donne du pouvoir à l'agriculture à la pêche artisanale et au pâturage dirigé par les paysans et les paysanes et à leurs familles ainsi qu'à la production la distribution la consommation d'aliments de base et cetera et cetera donc est-ce que considérer que la notion produ ne fait pas partie de la vision de la Via campessina et des milieux alteres qui ont fait émerger la notion de souverineté alimentaire est-ce qu'on peut vraiment le le dire comme ça ça peut-être que vous vous explicitez un peu ce que ce que vous pensiez alors je je je ne pensais pas à Via Campesina en disant ça je je prenais l'article 1 de la loi qui est sur la table aujourd'hui qui parle de la souveraineté alimentaire à l'échelle européenne sans faire référence à la production notamment sur le territoire national c'était ça ma référence plutôt que via campessina expque les raisons pour lesquelles votre comparaison est juste mais que j'insistais sur la production parce que dans l'article 1er de la loi qui est aujourd'hui sur la table des députés il n'est pas fait mention de la production en France voilà pour la référence ensuite sur ce qui nous distingue sur ce qui nous distingue de la définition de de Via Campesina c'est évidemment le périmètre c'est évidemment le périmètre et aujourd'hui au regard encore une fois de ce que sont les interfaces du climat et et et pour pour avoir participé très récemment à un collocque de ministre de l'Agriculture Africaine lors du Salon international de l'agriculture marocaine qui se déroulait la semaine dernière je les ai tous entendu dire que la forte pression exercée par le climat sur la production était un un un sujet de préoccupation majeure dans bien des États africains et que par conséquent la question de des échanges et des interface était pour eux absolument centrale au-delà d'autres problématiques évidemment euh cette question n'étant pas unique mais je le dis parce que typiquement prenons l'Égypte qui est aujourd'hui le premier consommateur de blé et qui a un besoin dans sa ration alimentaire de blé ça n'est pas faire offense aux Égyptiens que de dire qu'ils ont besoin d'importation puisqu'ils ne savent pas le faire et donc je je le dis parce que il y a toujours cette analyse qui consiste à dire oui mais finalement on ne leur permet pas de produire parce qu'à force d'importer on ne le pas les moyens de le faire alors qui de la poule ou de l'œuf je ne sais pas mais je dis qu'il y a ce sujet de périmètre je le dis aussi parce que dans ce qu'est la géopolitique du moment et la pression forte que subit le continent européen notamment avec ce conflit russo-ukrainien bien que la question du périmètre elle se pose des facto puisque l'Europe elle-même a fait le choix pour soutenir le peuple ukrainien de laisser entrer des denrées de manière très importante dans un premier temps pour ensuite constater que la dérégulation des marchés et les impacts sur les producteur était tel qu'il fallait qu'ell prennent des mesures vous voyez bien que ces sujets de périmètre on peut les écarter en disant mais finalement la souveraineté alimentaire on prend la définition de l'ONU reprise par vien Campesina mais que elle ne résiste pas à la réalité des faits tels qu'il se passe sous nos yeux et donc la question de la régulation la question des échanges est une question centrale et on voit bien que sur un certain nombre de sujets on est obligé aujourd'hui de regarder à des gchelles qui sont des échelles un peu plus grandes par ailleurs pour équilibrer mon propos il y a pas question non plus de dire qu'il a une forme de néocolonialisme qui consisterait à dire on va massifier de de telle sorte que plus aucun péri ne pourra produire ou en tous les cas ne se donner les moyen de se produire mais un certain nombre de pays aujourd'hui ont des telles conséquences climatiques que la question du périmètre est nécessairement énergie mais n'allons pas en Afrique regardons ce que sont aujourd'hui les productions en Espagne sur le continent européen à l'intérieur de la même politique agricole commune même si elle est de moins en moins commune la production d'huile d'olive par exemple a été diminué par près de 2 depuis 2 ans en Espagne pour des conditions essentiellement duoclimat prenons la France les Pyrénées Orientales département voilà bien connu a depuis 2 ans des conditions de pluviométrie alors je me réjouis parce que hier et avant-hier il a plus de manière assez importante dans ces territoires et et je m'en réjouis pour eux c'était nécessaire mais on parle de entre 100 et 150 mm ce qui est tr à quat fois moins que ce qui est les plusuétrés habituels et bien vous voyez bien qu'aujourd'hui dans ces territoires il faut avoir une vision qui va au-delà de la production de l'échelle du canton ou du bon il faudra donc qu'on réfléchisse à la bonne échelle et donc quand je disais le mot production je ne faisais pas référence à Via Campesina vous l'avez compris ce qui nous différencie Via Campesina c'est la vision de l'échelle pourquoi parce qu'en France nous avons cette chance d'être dans un pays avec des producteurs globalement formés des technologies parmi les plus élevés de la planète ouvert sur quatre océans avec un bassin de consommation et de consommateur quels que soient les les les sujets de de coût de la vie et coût d'accès à l'alimentation et de pouvoir d'achat mais globalement avec un marché de consommateur à pouvoir d'achat comparé à d'autres pays de la planète avec une administration qui fonctionne quoi qu'on en dise mais avec des niveaux en tous les cas de fonctionnement bien plus satisfaisant que dans d'autres pays avec des niveaux de corruption bien plus faibles donc on a énormément de qualité et une capacité climatique puisque la production agricole par définition dépend beaucoup des conditions climatiques qui nous donne un avantage compétitif bon doit-on l'utiliser la réponse vous l'avez compris c'est oui est-ce que pour autant ça doit se départir des autres défis tels que je les ai rappelé défis envirental défi décarbonation défi climatique la réponse est non mais soyons conscients qu'aujourd'hui la France sur ces sujets-là est attendue et vis-à-vis de ça il y a deux approches soit on a une approche offensive et offensive veut pas dire qu'on fait n'importe quoi mais offensive qui consiste à dire qu'on a des compétiteurs qui aujourd'hui veulent prendre des parts de marché je pense que là ce que fait la Russie en ce moment en terme politique expansionniste est assez clair enfin en tous les cas pour ceux qui veulent le regarder on a un autre continent qui est le continent sud-américain dans lesquels on a des compétiteurs de première importance on a des sujets d'alimentation on sait que sur le continent africain la population sur le plan démographique va atteindre 2,5 milliards d'habitants avec des pays qui aujourd'hui le Nigéria va pas dépasser 200 millions d'habitants qui auront des problèmes alimentaires ce qui veut pas dire qu'il savent pas produire mais ils vont avoir des problèmes alimentaires comment on fait pour trouver le bon équilibre je trouve que ça ça vaut le coup d'être posé ce qui nous semble c'est que la vision européenne et vous avez compris que j'ai pris ça sous l'angle national je suis ici devant la représentation nationale et il y a toujours cette discussion souveraineté française versus souveraineté européenne je rentre pas dans ce débat puisque j'ai parlé de souveraineté alimentaire que les politiques publiques alimentaires en tous les cas agricoles sont essentiellement européennes aujourd'hui et vous voyez bien que l'Europe dans sa vision du pacte vert et notamment dans son volet agricole était clairement une vision décroissante ce qui a d'ailleurs mis le feu à plusieurs pays européens et a conduit la Commission en quelques semaines ou quelques mois à revenir sur l'ensemble du paquet qu'elle avait mis sur la table donc ce sujet il est un sujet aujourd'hui euh posé sur lequel j'imagine la nouvelle Commission fruit de la prochaine élection au mois de juin aura à se positionner pour redéfinir quelle est l'ambition encore une fois sans se départir des sujets d'enjeux climatiqu que la France connaît des sujets de décarbonation avec je le dis ici un corelire qui sera qui va payer la décarbonation parce que concernant la question de la souveraineté alimentaire la décarbonation se trouve essentiellement dans nos fermes ce qu'on appelle le scope 3 et que l'industrie agroalimentaire et la grande distribution aujourd'hui demande de la décarbonation pour le faire il faudra des moyens et si le consommateur n'est pas prêt à payer ce prix de la décarbonation nous poserons très clairement la question de qui la paye ce qui est sûr c'est que si personne ne veut la financer le monde Agri ne pourra pas la faire sur ses fonds propres c'est c'est tout à fait clair et donc on a besoin de regarder ça aussi dans cette question de la souveraineté alimentaire parce que derrière il y a un mot que je n'ai pas utilisé mais qui est bien présent c'est la question de la durabilité du modèle des modèles dire comment on continue à avoir des modèles qui sur le plan économique je l'ai dit permettent au producteurs de vivre comment face aux grands enjeux environnementaux on est capable de répondre présent restauration de la biodiversité impact sur les milieux qualité de l'eau question qui qui sont essentiells qu'on n'ignore pas et sur lequel nous savons que l'agriculture a un impact et pour autant comment qu'on répond aussi à la question sociétale le sujet finalement est assez simple nous avons nous appartenons tous à des générations qui avons toujours eu le ventre plein je suis pas un marchand de peur je souhaite que cela dure longtemps mais la réalité c'est qu'à l'échelle de l'histoire on voit bien que les tensions sont fortes et que le nombre de population dans le monde qui souffr à nouveau de la faim est en train de repartir alors qu'on il avait plutôt diminué on était plutôt descendu à 800 millions de personnes sur la planète on est plutôt en train de repasser au-dessus du milliard donc cette question de la production agricole elle est posée de manière très importante ce que nous ne voulons pas c'est qu'on fasse le constat pour l'agriculture dans 30 ans du constat que nous faisons aujourd'hui pour l'industrie voilà assez simple donc on veut pas faire le constat que finalement ayant abandonné une forme de carte maîtresse dans le jeu de notre pays on se rend compte qu'on est délégué et et je le dis parce que dans cet article 1 de la loi telle qu' est posée aujourd'hui on pourrait imaginer qu'on délègue à certain nombre de pays européens le fait de nous ir de l'alimentation qui serait de qualité par ailleurs mais qu'on ait abandonné notre outil productif or tout le monde sait dans notre métier que quand les vaches quitte l'exploitation que quand les vignes sont arrachées que quand les terres ne sont plus cultivées et bien ça n'est pas comme une machine auti qu'on arrête et qu'on redémarre il y a un moment on a perdu la capacité à faire et ça c'est évidemment ce que nous ne voulons pas et c'est le message aussi que je voulais vous passer ça fait une bonne transition avec la deuxème question que je voulais vous poser bon sur le la vision plus globale euh de l'état de la souveraineté alimentaire j'ai posé à plusieurs reprises la question dans beaucoup d'auditions depuis le début des travaux c'est que si on se réfère au rapport de France agrimaèire de 2023 sur la souveraineté alimentaire bon qui fait un peu autorité on a des données qui parfois tempèrent un petit peu les les discours euh ce qu'on peut entendre ou ce qu'on peut penser de l'état de l'agriculture française et notamment à la page 14 de de ce rapport hein on a un tableau qui est extrêmement bien fait et qui présente les taux d'auto-approvisionnement sur les principale production agricole c'est effectivement ce tableau et on voit bien que nous avons une agriculture française qui reste encore extrêmement performante sur des productions alimentaires fondamental je pense par exemple au secteur des céréales bon que vous connaissez vous très bien euh mais il y a aussi bien sûr le secteur des produits laitiers oou à l'exception du beurre nous avons des taux d'autoapprovisionnement qui sont largement auudessus de 100 % dans les céréales aussi et d'ailleurs on ne le dit pas assez sur la question sur sur le sucre également nous sommes à 169 % de taux d'autapprovisionnement et puis sur un certain nombre de production de viande à l'exception de la la production ovine mais sur la production bovine nous sommes pas très loin des 100 % euh sur le poulet où on dit beaucoup de choses nous sommes néanmoins à 81 % de taux d'autoapprovisionnement et sur la filière des fruits et légumes je mets de côté la question des fruits tropicaux parisqueon tout le monde comprendra qu'on pourra jamais être là complètement autosuffisant en France filière qui qui n'est pas la filière qui va le mieux dans l'agriculture française mais ù néanmoins sur les fruits tempérés les légumes frais nous sommes à des à des taux d'autoapprovisionnement qui sont au-delà des 80 % je le répète à chaque fois parce que ce sont des données qui ne sont pas forcément toujours partagées dans le débat public et qui permettent peut-être d'avoir une vision un peu plus un peu plus comment dire avec un peu plus de prudence sur les les constats qui sont qui sont parfois faits et donc moi ce qui m'intéresserait de d'entendre de la part de la FNSEA c'est bon déjà vous la lecture que vous faites des travaux de France agrimaèire et pourquoi est-ce que nous avons un débat public sur l'agriculture qui oublie très souvent de rappeler aussi les points de force et les productions où nous avons fait des des efforts considérables sur le blé nous avons eu une audition extrêmement intéressante avec Monsieur habis qui bien connu et qui nous a d'ailleurs rappelé enfin je lui demandé plutôt de rappeler parce qu'il écrivait dans ses livres que ce n'est que depuis 50 ans que nous sommes souverains euh en matière de blé et où nous importions de l'étranger encore jusqu'au jusqu'aux années 70 voilà vous quel est votre quel est votre lecture et pourquoi est-ce qu'on on a ce débat où on a parfois un peu de mal en France à faire la la part des choses sur nos production et sur nos forces dis un mot puis jeond ou je bien dire un mot ouais déjà faut voir les chiffres sur 10 ans et après quand on regarde sur les trois dernières années on voit que les chiffres s'accélèent NOTAM en pourcentage et c'est là qu'il faut et on est une l'agriculture est une machine voilà à moyen long terme et qu'aujourd'hui on voit bien que les chiffres se dégradent et s'accélère et donc la courbe devient exponentielle quand les chiffres se dégradent il est urgent d'agir on le voit on le voit bien aujourd'hui vous parlez quand même de la volaille ou certains certains types de de produit on est devenu importateur fort et notamment tout ce qu'on consomme en produits transformés hein sur lequel voilà des fois il y a un peu moins de visibilité consommateur le citoyen se rend moins compte parce que justement c'est transformé euh par contre la difficulté c'est que derrière c'est l'outil de production qui et notamment tout ce que disait Arna c'est tout ce qui est filière qui est en train aussi de de perdre en volaille quand on prend la les les bâtiments qui ont aujourd'hui plutôt 20 à 25 ans d'âge euh bah forcément c'est des en terme de compétitivité c'est les bâtiments qui aujourd'hui ont besoin de justement nécessiteraiit d'avoir des gros efforts pour remettre à jour en terme de normes ne serait-ce qu'en terme de production d'énergie pour tout ce qui est lié aussi à l'environnement donc c'est aussi cette compétitivité qui est la performance qui est perdue et puis par exemple aujourd'hui voyz en lait on est encore aujourd'hui autosuffisant mais on s'aperçoit aussi que si on regarde les chiffres et la décitalisation qui est en route notamment dans les grands bassins laitiers que sont la Normandie que sont la Bretagne mais que sont aussi d'aut d'autres secteurs on voit qu'on on pourrait être impimportateur importateur on commence à être importateur en 2027 mais pour changer ces chos là ça se fait pas du jour au lendemain une vache elle a besoin pour faire un dire un veau je dire on met 9 mois pour avoir et et derrière c'est tous ces éléments là qui sont importants c'est aussi en élevage vous savez très bien aussi la capacité aussi de tout le trava sur la génétique ou c'est la même chose aussi en végétal hein quand on a aujourd'hui quand on veut mettre en place un plan protéine on voit bien aujourd'hui que si on met pas des éléments sur la recherche sur l'innovation sur tous ces éléments là à chaque fois on recule et ce qui est vrai en végétal ou en animal c'est la même chose quand on a aujourd'hui on Excel et qu'on a la chance on a la chance d'avoir tout cette diversité des races euh justement d'exporter euh ces produits qui nous sont plutôt demandés bah c'est aussi ça profite aussi à la production locale et c'est c'est indispensable ça ça maintient aussi cette diversité cette richesse que nous avons et quand aujourd'hui qu'on dégrade dans les différentes productions c'est pas lié qu'and quand qu'en animal on l'a aussi en arbriculture par exemple en légumes euh et que aujourd'hui les moyens de production qui nous sont retirés des fois euh font que les agriculteurs font des choix justement des fois de simplification et comme le disait Arnaud je terminerai là-dessus aussi c'est que la souveraineté elle est quand même liée aussi à ce que à la capacité de dégager un revenu et qu'on voit bien aussi qu'il y a des choix il y a des qui sont faits aujourd'hui euh il y a moins d'installation en policulture élevage aujourd'hui qui était à peu près la la la typologie d'une exploitation française plus pour aller juste pas parce que derrière les gens veulent un métier que soit bien sur viable mais qu' soit aussi vivable c'est aussi cette capacité et que quand aujourd'hui on a plus l'environnement autour euh qui est lié aux filières mais pas que euh qui est lié un peu à la dynamique euh dire si vous avez plus de vétérinaire si vous avez plus euh les éléments pour accompagner le distributeur euh voilà c'est aussi des éléments qui ont des enjeux qui impactent sur la souveraineté donc à moyen long terme c'est pour ça que la ce qu'on avait lancé nous sur la justement dire la souveraineté est en danger euh et c'est c'est important de le le voir justement sur une échelle de temps euh et c'est par ces moyens-là que aujourd'hui il est important de remettre ces ces notions de production euh de filière euh et de mettre aussi le renouvellement des générations qui est un enjeu important pour la pour aussi euh la la dynamique de nos territoires sur l'ensemble de nos territoires cette diversité cette richesse la durabilité est un enjeu qui est lié fortement à tous ces enjeux là peut-être un petit complément vous faisiez référence à ces travaux de de France agrimè moi je trouve que ce qui est intéressant quand on analyse un secteur c'est d'abord de regarder les tendances plutôt que la photo à l'instant et vous avez raison de dire que si on regarde la photo les choses ne sont pas peut-être aussi noires que parfois elles sont décrites moi ce qui m'intéresse c'est la tendance d'abord je suis assez d'accord avec vous pour dire que l'agriculture française a encore des atouts dans sa manche et que si on est devant vous aujourd'hui et si on mène ce qui est notre engagement d'agriculteur au niveau national c'est parce que on a la conviction qu'il y a encore des choses à faire et que il y a de la lumière au bout du tunnel mais regardons les choses en tendance d'abord quand vous regardez le secteur ce que sont les forces vives du secteur force de constater que les forces vives ça menuise si je puis dire on pourra se dire c'est pas très grave finalement tout ça fait que mais en tendance quand vous attirez de moins en moins de talent dans un secteur même si on peut parler de restructuration en tendance c'est un sujet et je vais prendre un exemple concret il nous reste aujourd'hui moins de 50000 éleveurs laitiers dans ce pays et que l'attractivité du secteur laitier dans le renouvellement des générations une question sociologique importante parce que dire à un jeune aujourd'hui même quand il aime ce métier tu vas bosser tous les jours de ta vie pour la traite même avec un robot tu auras des investissements lourds et tu auras une rentabilité hypothétique c'est pas complètement une équation simple pour aturer des gens aujourd'hui voilà je je continue la deuxième chose c'est le niveau d'investissement dans le secteur ça tous les secteurs d'activité économique vous regardez quel est aujourd'hui le niveau d'investissement et quel est l'intérêt dans la tech s'investit dans tout un tas de secteurs s'investit le niveau d'investissement dans l'agriculture est en RET trit sensible quand vous regardez l'âge moyen d'un bâtiment d'élevage que ce soit en poule pondeuse que ce soit en volail de chair que ce soit voilà en dehors des politiques publiques parce qu'il y a parfois eu des plans bâtiments dans certaines politiques publiques ou dans certains territoires je pense à la montagne qui ont permis d'avancer mais globalement aujourd'hui vous regardz en port alors que le secteur du port se porte sur le plan du prix bien en ce moment et tant mieux les questions qui se posent autour du renouvellement des bâtiments des maternités collectives est un sujet qui anime beaucoup cette ce secteur d'activité parce que les investissements sont des investissements très lourds et que les gens hésitent que la visibilité est réduite donc la niveau de l'investissement est à regarder de près au-delà des chiffres que vous avez sous les yeux monsieur le Président ensuite il y a le sujet des volumes bah les volumes ils sont ceux que vous décrivez à l'instanté mais quand on regarde en tendance et pour prendre l'élevage on a perdu un nombre de vaches important VI bovine c'est près de 10 % des vaches qui ont disparu on peut dire on est encore à peu prèsm ba ça n'est pas exact pardonnez-moi puisque j'ai prêté serment je je je vous dis qu' en viande bovine en viande rouge mais vous vérifierez ce chiffre je cherche pas de polémique monsieur le Président mais on est sur des des des peut-être de l'ordre du pour à peine plus il se consomme environ 1 million 00000 tonnes de viande bovine dans ce pays et ce chiffre est relativement stable je parle de la viande bovine pour pour être précis voilà et la baisse n'est pas significative alors je comprends que dans l'inconscient collective on dit la consommation baisse c'est pas ce qu'on constate voilà et mais je laisserai évidemment votre commission vérifier ses chiffres et et et et donc on importe en revanche beaucoup plus qu'auparavant et c'est 10 % de vache c'est de l'ordre de 400000 tonnes 400 450000 tonnes de viande bovine qui sont importé ces chiffres sont à vérifier voilà donc le niveau ne baisse pas mais comme le chptel français baisse c'est de l'importation en plus voilà donc je je suis au regret de de vous dire que la tendance le monte mais prenons un autre chiffre qui pour le coup là est assez c'est la question de la balance commerciale ce chiffre est important pour la nation puisque c'est vecteur de création de richesse écoutez que ce soit la balance commerciale agricole la balance commerciale loin terre je vous invite à regarder ce que les la tendance hein depuis plusieurs années c'est un sujet qui nous préoccupe alors on peut dire aussi c'est pas grave puisque finalement on est autosuffisant dans tout un tas de productions mais je suis désolé de vous dire que vous ayant parlé du périmètre en introduction de mon propos nous avons une autre ambition que de dire finalement on est autosuffisant parce que le jour où vous êtes autosuffisant vous vous réveillez un beau matin en étant déficitaire voilà et que dans la gestion de ce qu'est encore une fois le le système nous avons besoin de de regarder ça de de près donc moi la balance commerciale agricole me préoccupe oui absolument et je me réjouis qu'on soit encore exportateur quand on parle de vin et spiritueux même si les choses ont tendance à à s'amenuiser je pense notamment au Cognac qui subit en ce moment des difficultés je je parle pas de de Bordeaux puisque monsie le rapporteur serait plus compétent que moi mais enfin il y a quand même quelques sujets et puis on a un plan d'arrachage je rappelle que dans les quatre dernières années on a eu deux plans on a eu deux plans pour mettre du vin français à la distillation voilà donc on voit bien que les sujets sont malgré tout sur la table je continue en disant que en tendance quand on regarde la recherche et le développement et les investissements qui sont faits dans l'agriculture d'une manière générale bien on peut quand même s'interroger voilà donc je je je ne suis pas pessimiste monsieur le Président je vous dis juste qu'un certain nombre de de feux sont allumés de de de warning de de clignotants sont allumés et qui nécessite qu'on s'empare de ce sujet et je le dis d'autant plus vigoureusement que je me désole de constater que notre pays a une chance formidable que bien des pays européens ou que bien des pays de la planète lui envirit je le redis climat tempéré gens formé quatre océan des consommateurs qui peuvent payer une une administration qui fonctionne enfin on a des atouts et il me semble qu'ils ne sont pas totalement exploité je le dis aussi parce que je n'oublie pas le volet environnemental mais dans la décarbonation la capacité à produire est un élément décisif parce que vous aurez un bilan carbone d'autant meilleur que vous arriverez à produire donc il faut le regarder en tendance je comprends votre questionnement et ce tableau de France agriè je vous invite à le regarder en tendance et et si on extrapolait ce travail aujourd'hui il me semble qu'on aurait encore un peu moins de vache laitière encore un peu moins de viande bevine en in on importe à peu près 60 % de notre production en fruits et légumes parce que vous avez pris les secteurs o on était plutôt performant et vous avez bien fait je je voudrais indiquer qu'il y en a un certain nombre d'autres sur lequel on est un peu plus en D ça de la main les ovins on importe près de 60 % euh en fruits et légumes alors en fruits ça varie mais c'est de l'ordre de 60 % légumes de l'ordre de 40 % d'importation hein et dans tous les secteurs de l'élevage en en port on est à peu près autosuffisant on flirte avec les 100 % mais on était à 110 il y a une dizaine d'années euh en lait on est encore au au-delà de de l'autosuffisance voilà donc je je je je ne discute pas les chiffres je j'essaie de vous donner la tendance et surtout derrière ce qui est le corréire de la capacité à se projeté c'est-à-dire la confiance qu' a le milieu agricole dans la capacité à investir demain pour renouveler les générations les outils et voilà et donc cette question de la souveraineté alimentaire nous paraît être centrale dieu soit loué on a encore quand même un certain nombre d'avantages compétitifs je dis un mot parce que l'agriculteur je suis se préoccupe aussi des filières et donc de la question agroalimentaire j'ai compris que votre commission allait recevoir rapidement des gens de la volaille j'ai vu vous aviez LDC et et le groupe teréos ils vous indiqueront respectivement quelle est aujourd'hui la contrainte qu'ils subissent des niveaux d'importation fort et typiquement pour prendre la betterave les moyens de production qui sont aujourd'hui alloués au producteurs imposent une baisse de la production mécanique je parle notamment de la jaunice de la betterave dont le niveau de risque est très élevé cette année et qui a conduit à une structuration du paysage industriel alors c'est pas le seul fait de la jaunice mais la confiance des producteurs dans la production quand vous avez un niveau d'incertitude de cette nature est absolument dramatique dans la confiance à produire donc je ne souhaite pas qu'on ait de drame cette année on nous dit juste qu'on a un niveau très élevé un des plus élevés des 5 dernières années et évidemment quand vous avez des outils industriels dont je rappelle pour teréos qui sont des outils coopératifs donc ils appartiennent au producteurs que évidemment le le questionnement la préoccupation est grande et que si on a de la jaunice majeure cette année tout porte à croire qu'un grand nombre de producteurs vont se déporter de la production ou en tous les cas vont renoncer à une partie de la production et que ça veut dire que c'est des outils industriels qui baissent ça veut dire voilà et que c'est de la richesse créée en moins c'est des problèmes sur les territoire voilà et que quand on ferme un outil industriel de cette nature on ne rouvre pas de sucrerie en France on n rouvrira pas personne n'y croire donc on a besoin aussi de veiller à ça mais je vous laisse préciser ça avec le président Teros qui je n'en doute pas vous dira à peu près la même chose que moi faut juste couper votre micro merci monsieur le Président je vais bon on n'est pas là pour faire un débat de chiffres quoi que c'est quand même aussi l'objet d'une commission d'enquête je sais pas répondre point par point à toutes les productions que vous avez mentionné mais je je moi j'ai quelques petites nuances quand même avec ce que vous avez dit moi je je me base encore une fois sur rapport de France agrimaire sur la viande bovine le rapport montre clairement que entre 2009- 2011 et 2019 21 alors je vous accorde qu'il manque les de trois dernières années mais vu qu'on parle de tendance la production de viande bovine en France a baissé de 6 % et conjointement la consommation de viande bovvine a baissé de 7 % alors il y a je crois la dernière année une petite hausse de la consommation de viande bovine mais la tendance néanmoins depuis une dizaine d'années c'est que nous avons une baisse qui est qui est légère hein qui est pas massive de la consommation de viande bovine en France et qui a été suivi en fait aussi par une baisse par une baisse de la production euh sur la viande auovin euh là aussi euh dire que bon c'est c'est un secteur d'ailleurs on les a auditionné c'est une audition très intéressante le le problème c'est situé en fait dans les années 90 c'est pas un problème récent et que ils nous ont dit qu'ils sont plutôt maintenant en train de faire repartir cette filière alors c'est très compliqué parce qu'il part de très très loin mais sur la la viande auovine nous avons une petite baisse de la production de viande auovine depuis une dizaine d'années mais il y a surtout eu un effondrement de la consommation donc c'est ça c'est ça le sujet et sur les importations moi je retrouve pas les 60 % que vous mentionné sur la viande ovine voilà on nous dit que bon les importations de viande ine elles sont de l'auteur à hauteur de attendez autant pour moi dépendance aux importations on est d'ailleurs elle est en baisse on était à 60 % les années 2009-211 et on est maintenant à 53 % donc on a une dépendance aux importations qui reste très forte mais qui est en baisse qui est en baisse tendantielle et sur la photo par exemple la production sucre elle elle est en hausse en France voilà et il y a des productions sur l'orge où on est à peu près stable donc c'est vrai que c'est pas facile d'avoir une vision d'ensemble sur sur l'agriculture parce que c'est un un agrégat de production ma ma trisème et dernière question et je m'en tiendrai là pour le moment parce que je crois qu'il y a beaucoup de collègues qui ont des questions puisura rapporteur alors j'ai été étonné que au point où on en est dans la dans la discussion on nit pas évoqué la le sujet de la la grande distribution voilà ce que je moi je discute beaucoup avec les agriculteurs et qui bon sont en général plutôt les agriculteurs qui sont affiliés à votre syndicat puisque vous êtes majoritaire et quand on discute avec des agriculteurs la question de la grande distribution notamment les les derniers temps émerge très très vite dans les discussions donc grande distribu tion beaucoup pointé du doigt sur la difficulté des négociations sur des pratiques commerciales qui seraient parfois extrêmement agressive pour ne pas dire plus donc voilà je pense ça serait aussi intéressant qu'on commence un peu la discussion là-dessus est-ce que vous partagez le ressenti des agriculteurs français sur le fait que on a une grande distribution qui on va dire participe aussi du malaise agricole étant entendu que nous allons auditionner les principaux patrons de la grande distribution prochainement aussi bon je n'ai pas abordé ce sujet parce que je considère que dans le sujet de la souveraineté alimentaire la distribution j'aurais pu vous parler de l'industrie aussi agroalimentaire j'ai juste mentionné le le rôle dans les filières mais c'est création de valeur c'est pas souveraineté dire demain il y a d'autres modèles de grande distribution et puis vous savez que la grande distribution représente 45 % hein pour ce qui est de l'alimentation et que le reste c'est de la restauration hors foyer donc c'est un élément important mais je veux dire la restructuration de la grande distribution de ces derniers mois ne change pas le problème en soi de de la souveraineté en revanche ce qu'il change c'est la création de valeur c'est la richesse créée et de ce point de vue-là nous on a un discours qui a toujours été clair qui est celui des lois égalimes que nous avons porté alors essentiellement dans les productions d'élevage puisque vous savez qu'un certain nombre de productions ne sont pas concernées par les LO Galim notamment les productions végétales qui sont au marché mondial pour une partie d'entre elles même si le sucre euh a évolué dans son jugement et que le 20 aujourd'hui se pose la question de réintégrer le cadre des Galim mais ce qui est sûr en tous les cas pour nous c'est que ce qui est important c'est de regarder ce que sont les coûts de production et comment on ne détruit pas de valeur depuis que nous avons été élu on a évité les clichés sur C'est pas moi c'est les autres parce que le sujet qui consiste à dire c'est la grande distribution ùou c'est l'industrie alimentaire qui s'en met plein les poches ne nous paraît pas de nature à essayer d'avancer pour s'assurer que nous continuons à produire en France et que nos produits sont vendus au juste prix dans les grandes surfaces françaises quel que soit l'enseigne le tout a des coûts abordables pour des consommateurs qui nous disent aussi avoir des sujets pouvoir d'achat mais que on ne peut pas par ailleurs nous expliquer que on va trouver moins cher c'est-à-dire souvent en dehors du territoire national une alimentation qui ne respecte pas grandchose de nos coup qui est très peu vérifié sur le plan des contrôles puisqueon considère que c'est de l'ordre de 3 % des denrées agroalimentaires qui sont contrôlé en Europe et qu'un certain nombre d'entre elles ne sont pas conformes à la législation européenne donc ce qu'on a demandé nous dans les discussions notamment qu'on a avec la grande distribution c'est de faire en sorte qu'on puisse respecter ce que sont les coûts de production corréé au marché parce que laisser penser que on pourrait se décorrélé du marché ne nous paraît pas raisonable mais que les coûts de production soient majoritairement pris en compte coûts de production interprofessionnel pas coût de production individuelle soyons sérieux mais coût de production interprofessionnelle pour faire en sorte que comme n'importe quelle entreprise pour vivre on puisse retirer ce que sont ces coups de production et prendre une marge jusque- là c'est le babas et que trop souvent dans la manière de son orienter les choses avant que les lois égalim se mettent en place lois égalim par ailleurs qui ont un certain nbre d'imperfection je vais y revenir mais on avait de la déflation en agriculture ce qui n'est pas supportable personne n'imagine conduire une entreprise en expliquant que malgré la hausse des salaires malgré la hausse des charges on puisse tous les ans vous demander de vendre un peu moins cher ça ne tient pas bon donc ces travaux ont été menés première loi deuxème loi loi descroosailles ce qu'on a demandé nous c'est que d'abord on puisse contrôler l'exercice de la loi je le dis d'ailleurs d'avant des parlementairire puisque il s'agit de vos prérogatives de faire en sorte que vous contrôliez que la loi que vous avez voté ou que vos prédécesseurs ont voté se mettent bien en application et pour nous c'est essentiel or jusqu'à maintenant il y avait peu ou pas de contrôle ce mouvement agricole a eu au moins la vertu de faire qu'un certain nombre de contrôle soit diligenté et qu'on observe un certain nombre deevenants y compris dans la grande distribution avec je reprends les propos du ministre de l'économie Monsieur le Maire un certain nombre d'amendes potentielles puisque au moment où je vous parle nous n avons pas confirmation de plusieurs dizaines de millions d'euros nous dit-il voilà donc on n'est pas dans le avec le sujet de la dép ortation des négociations commerciales dans le cadre européen nous on est assez clair un on dit nos produits ont de la valeur donc il faut arrêter de considérer que l'alimentation est un minerai quelque chose de pas cher qui doit valoir pas cher ça c'est peut-être notre premier combat et nous on pense que tout le monde n doit nous aider l'industrie agroalimentaire la grande distribution pour valoriser ce savoir-faire et cette qualité française qui encore une fois à l'échelle de la sécurité alimentaire est une des plus élevées de la planète bon donc nous considère que ça a un coout ensuite faire en sorte qu'on puisse construire ce prix en marcheavant pour protéger le coup de revient et une marge et ensuite que il AER une négociation dans un cadre de concurrence ça je pense que ça reviendra voilà voilà quelle est notre position donc pour ça je le dis parce que les Français font leur course à entre 80 et 90 % j'ai plus le chiffre exact dans les enseignes de grande distribution ce qui les distingue d'ailleurs de par exemple leurs homologues italiens qui ont un souci du commerce de proximité plus élevé mais enfin les Français consomment essentiellement pour ce qui est de l'achat en grande distribution et que par conséquent ils sont pour nous des interlocuteurs naturels le sujet étant après à quel prix se passent les négociations et l'idée selon laquelle on pourrait avoir une négociation entre le distributeur et l'industrie agroalimentaire a ensuite à l'agriculteur qui soit éleveur viticulteur producteur de de grande culture voilà ce qu'il reste et débrouillez-vous avec ça et n'est évidemment pas tenable micro merci beaucoup eu alors je je voudrais commencer non pas par une question mais par peut-être une précision parce que nous avons un débat avec le rapporteur depuis le le début de cette commission d'enquête sur la pardon j'ai non j'ai pas un débat avec moimême j'ai mis un débat avec vous monsieur le Président sur sur euh ce fameux tableau de fensagrimaèire Don l'interprétation qui qui est faite par le par le président reviendrait peut-être à remettre en question le euh l'intérêt et l'opportunité de cette cette commission d'enquête puisque le titre euh est les raisons de la perte de souveraineté comme il y a une remise en cause de de l'effectivité de la perte de souveraineté peut-être que la conclusion serait serait éventuellement que cette commission d'enquête n'est pas euh opportune alors je je rappelle ce que j'ai eu l'occasion de peut-être d'expliquer à plusieurs reprises mais je ne me lasserai pas de de cet effort de de pédagogie c'est que le la première colonne de ce de ce tableau de fonça guimè qui qui est assez simple en fait c'est la production par par rapport à la consommation ne fait pas le détail d'un certain nombre de principes le premier c'est peut-être une défaillance dans le système dans dans le l'outil agroalimentaire notamment pour la pomme de terre ou pour le ou pour le blé dur nous n'avons plus aujourd'hui ou en tout cas nous n'avons plus assez la capacité de pouvoir faire la transformation de de pommes de terre de pouvoir faire la transform formation du blé dur ce qui explique que cette ce que cette comment dire surproduction se retrouve exporté mais en réalité elle est elle est réimportée c'est c'est quand même un fait important mais surtout que dans la production qui estant là en tonnage brut production brut il n'y a pas la la ventilation de ce qui est adapté à la consommation française et de ce qui ne l'est pas quand je prends l'exemple du du du porc par exemple la volaille vous avez des des parties de la volaille qui ne sont pas consommé par les Français qui sont exporté pas très cher d'ailleurs à d'autres pays qui qui les consomment mais donc ce n'est pas une on ne peut pas considérer que cette production soit intégralement adaptée à la consommation française et je je je précise peut-être monsieur le Président votre vos propos sur la viande porcine ça ça nous a été expliqué par inaport c'est qu'aujourd'hui nous avons en tout cas quand quand le le rapport a été fait nous avons 103 % de taux de de tauxapovisionnement mais si nous importons 26 % de la la production de porc c'est que nous avons besoin notamment de de parties du port qui sont consommé majoritairement par les Français en l'occurrence ce jambon et qui n'est pas suffisamment produit sur notre sur notre sol et et le et si nous exportons 23 % ça correspond donc aux parties qui ne sont pas consommé par les consommateurs français et le Président d'aport nous expliquait qu'il faudrait en réalité avoir un taux de d'autoapprovisionnement de 125 % pour pouvoir considérer que que que que nous pourrions considérer comme une une certaine forme de souveraineté sur le sur le port voilà donc c'est je pense que c'est important qu'il a cette cette peut-être cette précision parce qu'il y a et vous l'avez rappelé monsieur le Président sur un certain nombre de productions mis à part quelques-unes dans dans une dans une évolution de spécialisation de l'agriculture française don on reparlera mais il y a sur un très grand nombre de production une incapacité de l'agriculture française avec une évolution négative vous l'avez rappelé de pouvoir satisfaire les les besoins de la la consommation nationale je voudrais revenir sur la la définition de la la alimentaire euh vous vous vous nous avez expliqué c'est intéressant votre échange avec monsieur le Président parce que finalement la définition enétat actuel elle est actuellement à l'étude en commission des affaires économiques mais de la loi d'ation agricole et finalement moins productiviste que la la définition de yampesina c'est c'est c'est un peu ça quand même qu'on qu'on en retient ce qui est quand même assez qui nous interpelle un peu mais dans cette définition de Via Campesina que vous n' prouvez pas parce qu'il y a peut-être ce ce défaut de de d'ouverture mais elle rappelle quand même alors je parle peut-être de la définition de 96 parce que moi je comprends pas très bien l'évolution de la définition qui a eu cette cette organisation par la suite mais quand elle dit que le la souveraineté alimentaire le droit de chaque pays de maintenir de développer sa propre capacité de produir pardon la souveraineté alimentaire le droit de chaque pays de maintenir et de développer sa propre capacité de produire son alimentation de base en respectant la diversité culturelle agricole il y a quand même cette notion que vous avez rappelé monsieur le Président c'est-à-dire la nécessité pour chaque pays de pouvoir si possible c'est peut-être ça qui manque dans cette définition si possible produire soi-même son son alimentation alors vous avez cité un certain nombre de pays qui n'ont pas cette faculté la France qui ne peut pas produire le le café l'Éthiopie qui ne peut pas produire le blé mais est-ce qu'il y a pas quand même cette notion qui doit être importante que que chaque pays euh puisse être en capacité dans les mesures de ses facultés climatiques notamment pouvoir produire son alimentation plutôt que de tomber dans une vision très marchande finalement de de de l'agriculture dont on voit aujourd'hui les limites parce que cette marchandisation aujourd'hui nous en sommes nous sommes perdants est-ce que cette cette cette vision finalement elle est pas en train de se retourner contre nous bon d'abord je je crois que la souveraineté des États fait que il ne demande pas l'autorisation ni à la FNSEA ni à l'Assemblée nationale française de savoir ce qu'ils ont à produire chez eux il y a des réalités de terrain il y a des réalités climatiques voilà et et partout et il y a des réalités d'organisation parce qu'il y a des endroits où on pourrait produire mais je pense notamment au continent africain où il y a une capacité de production mais où les les filières derrière n'existant pas pas de cité de transformation de stockage voilà donc personne n'imagine que en tous les cas pour ce qui nous concerne on empêche de de de produire voilà et et encore une fois je redis que la France appartient à cette douzaine de pays qui ont cette capacité à pouvoir intervenir au-delà de leur propre production et que nous trouvons dommage que nous ne nous posions pas la question de ce qui se passe dans notre périmètre immédiat et je le dis parce que la question migratoire pour une partie est très liée à la question alimentaire très lié à la question alimentaes c'est pas uniquement des questions alimentaires mais c'est très lié à des questions alimentaires et donc et d'ailleurs les premières victimes des des problématiques alimentaires dans le monde sont bien souvent des des gens du monde agricole bon donc moi je je je encore une fois je je me méfie vous voyez je je trouve que l'intérêt de cette commission est plutôt de poser un une question politique d'envergure plutôt que un tableau d'analyse ou une définition de de tel ou tel organisme international nous ce qui nous intéresse c'est quelle est la vision portée à travers la capacité à produire le périmètre dans lequel ça s'opère et les filières parce qu'encore une fois nous avons parlé de grand distribution mais la filière c'est la chaîne qui va du producteur jusqu'au consommateur final bon avec des éléments nouveaux qui changent qui qui sont les les impacts climatiques ces impacts climatiques vont créer sur la question alimentaire qu'on le veuille ou pas des tensions que nous ne connaissons pas aujourd'hui et donc les pays qui sont en capacité de produire vont être de plus en plus sollicité pour pouvoir venir en aide à ceux qui n'ont pas cette capacité à produire alors qui l'ont pas pour encore une fois panel de raison qui peent des questions ayant tras au climat aant trèit au la situation politique un certain nombre de pays africains aujourd'hui dans lequels il y avait eu des investissements majeurs plutôt en retrait parce que les situations politiqu ont évolué je pense au Mali je pense au Burkina Faso voilà qui sont des pays qui ont des capacités de production mais qui sont aujourd'hui très en difficulté en tous les cas y compris parce que les outils de transform qui sont d'ailleurs je le dis demandeurs d'investissement de grandes entreprises européennes de gens ayant la technicité y compris en terme de recherche de développement et la France sur ce plan a quelques atouts le CAD notamment qui est un institut de recherche l'inrae lafd qui fait de la coopération donc voilà je je je le dis est-ce qu'ensuite cette vision très mondialiste des échanges agricoles est un défaut ce que je sais c'est que les gens qui ont faim chercheront à trouver de l'alimentation et que les cartes se redistribuer et donc quelques pays ont fait le choix politique avéré d'investir massivement je rappelle que la Russie en 2014 avant son envahissement de la Crimée importait du blé et qu'elle a fait un choix stratégique qui consiste à dire que en 10 ans non seulement elle autoproduit sa consommation blé mais qu'en plus elle a aujourd'hui une capacité exportatrice massive sur lequel elle est capable d'influer dans ce qu'elle appelle le soft power autour du du continent africain et et et plus largement de la mer Noire c'est un enjeu pour nous aussi qui dépasse le cadre alimentaire qui est un enjeu de de de tous les cas de compréhension notre environnement voilà je je je ne dis pas autre chose donc moi quel est le bon périmètre je je je je je ne m'aventurerai pas sur ce domaine ce que je sais c'est que nombre de pays demandent aujourd'hui au monde agricole français de leur venir en aide non pas directement sur le plan de la production mais sur le plan de la connaissance voilà je le dis le Maroc qui par ailleurs produit et pose un certain nombre de de questions quand on il s'agit de tomate ou voilà a développé un programme avec le soutien de l'État qui s'appelle génération green dans lequel notamment sur ses productions déficitaires je pense aux oléagineux elle demande de l'expertise à la France et à d'autres pays européens parce queelle veut réduire ses potentiels d'importation notamment d'huile de soja brésilienne voilà donc tous les pays réfléchissent à la manière dont ils peuvent interagir tous les pays sont soucieux de la manière dont ils continuent à nourrir leur peuple la Tunisie par exemple ne sait pas acheter un bateau de blé sans le soutien du FMI pour des questions de couverture bien c'est un vrai enjeu politique dans ce pays et on se rappelle que dans les années 2010 les émeutes de la fin dans ces pays ont renversé des régimes politiques y compris des régimes politiques extrêmement solides ou en tous les cas longuement de installé de de longue date donc moi je je ne discute pas le périmètre monsieur le député je je dis dis juste que en tous les cas pour ce qui nous concerne il il faut aussi qu'on comprenne ce que sont les enjeux géopolitiques autour de la question alimentaire qui dépasse le strict cadre national merci beauoup merci je vais essayer d'avancer vite parce que nos collègues ont sûrement des questions je je sur l'évolution de la PAC on en a beaucoup parlé dans dans cette commission d'enquête quel regard vous avez alors peut-être faire un rappel de de du la position qui était à l'époque celle de la FNS et aujourd'hui surtout le l'analyse que vous en faites sur le sur le ce tournant de la PAC de 1982 ce ces différents différentes phases de de dérégulation avec les suppression de de certains quotas de production le découplage des aides au début des années 2000 alors sur le verdissement on a on a compris je je vais pas vous interroger je vais pas insister sur cette question parce que vous êtes largement exprimé sur le sur le sujet nous nous avons parfaitement compris votre position mais mais sur ces phases de dérégulation aujourd'hui quel quel bilan vous tirez un peu de de l'évolution de la PAC d'abord les les agriculteurs européens ont besoin de politique publique comme le font tous les grands blocs mondiaux les Américains soutiennent leur agriculture les Russes le font les Chinois le font les Indiens le font d'abord premier élément on a besoin de politique publique qui accompagne la production et et ne pas le faire c'est se condamner à très court terme premier élément deuxième élément nous avons toujours été porteurs nous d'une vision la plus commune possible or forceé de constater qu'aujourd'hui la PAC est de moins en moins commune et que essayer de comparer d'un état-membre à l'autre ce que sont les choix politiques des États-membres rend les choses extrêmement difficiles je le dis parce que l'engagement du ministre de l'Agriculture monsieur de Normandie au moment de la conclusion de la dernière pâack était de dire chaque pays va rendre un projet stratégique national mais il y a l'engagement de la commission avec le Conseil de l'Europe de donc les chefs d'État et de gouvernement d'avoir un contrôle politique pour s'assurer une forme de cohérence politique et une forme de parti commune or ce contrôle n'a jamais eu lieu parce que les PSN ont été rendus au fil de l'eau avec des retards parfois conséquents dû à des rendez-vous électoraux je pense notamment à l'Allemagne qui avait des élections et qui donc a reporté l'apparution de son projet stratégique nationaleal et donc aujourd'hui on a à peu près autant de politiqu euh que de pays membres de l'Union avec quelques points communs qui concernent les corégimes qui concerne voilà mais pour le reste d'un état à l'autre donc c'est de moins en moins commun et du coup c'est de moins en moins compréhensible pour le consommateur européen pour le contributeur européen si je puis dire et donc notre préoccupation c'est de continuer à avoir quelque chose qui sert la production le volet environnemental soyons lucid ne changera pas mais pour autant il faut quand même qu'il ait du sens et qu'il soit pas contreindicatif à l'acte de production mais il y a pas de problème pour qu'on ait un certain nombre de de choses et puis ensuite il y a la capacité à comparer entre état-membbres parce qu'il faut pas non plus que ça crée des distorsions de concurrence trop importantes en état-membbrre donc aujourd'hui il y a un dialogue stratégique qui a été ouvert par la commission par la présidente de la commission madame vonder deryen en disant préparons dès aujourd'hui dans le cadre d'un dialogue stratégique avec les États-membres dont les représentants que nous sommes mais aussi avec les chefs d'État et de gouvernement pour préparer le coup suivant pourquoi par parce que le constat qui est fait au terme de cette période est un constat d'échec à peu près tous les pays européens on fait le constat et les agriculteur en premier que c'est que que c'était pas lisible que ça ne tenait pas la route et la Commission a manœuvré dans une période très courte pour remettre les choses à plat ce qui crée beaucoup de frustration quel que soient les obédiences politiques avec un constat c'est que nous avions nous avons pardon nous avons un commissaire européen dont le poids était d'une très grande modestie je vais le dire portoisement dont l'interface avec le collège des commissaires était faible et qui finalement n'a pas pesé c'est une question pour nous comment se fait-il que dans cette union auquel je rappelle notre attachement dans la vision pas dans le fonctionnement parce que là je pense qu'on a été assez clair sur la manière dont ça fonctionne mais en tous les cas l'idée qu'on puisse agir en européen face à des grands blocs mondiaux mais comment est-il possible que on a eu un tel délitement un tel délitement de la question agricole quand vous savez que le budget de l'agriculture représente 27 à 28 % du budget de l'Union européenne c'estàdire que vous avez 1/4 du budget qui est là qui est peut ou pas géré je rappelle que la présidente de la commission a fait trois discours consécutifs sur l'état de l'Union sans citer une fois le mot agriculture quand ça représente 28 % du budget qui imagine demain un portefeuille représentant 28 % d'un budget qui ne fait même pas l'objet de la citation du budget dans le discours annuel du chef d'entreprise du chef d'État de qui vous voulez c'est c'est incompréhensible donc cette question elle est pourtant fondamentale elle reste une des dernières politiques colonne vertébrale de l'Union elle nous paraît essentielle à un moment ou en plus entre un agriculteur roumain un agriculteur français un agriculteur suédois il peut y avoir des écarts ou de Malte il peut y avoir des écarts extrêmement importants qu'est-ce qui fait un moment qu'on a une vision commune et partagée dans un contexte où malgré tout si les faet générateur des revendications et de ce qui s'est passé pouvait être différent il y avait un Tron commun qui était quand même l'incompréhension de l'endroit où on voulait aller et surtout la vision décroissante qui consistait à dire vous allez moins produire parce que ça permettra décarboner et on importera de l'étranger et comme ça tout le monde se voilà donc ça ça n'était pas acceptable et donc là on a un très fort challenge d'où l'intérêt qu'on porte aux prochaines élections du mois de juin non pas sur le plan politique ça on laisse les partis faire le rôle mais sur la réaffirmation de la vision de l'agriculture qui est la nôtre de dire face aux grands enjeux de la planète on a besoin d'agir collectivement parce que même si l'agriculture française est une agriculture que j'espère encore performante à l'échelle des enjeux elle est pas assez costaud toute seule donc elle a besoin de regarder ça globalement mais pour autant encore faut-il avoir une vision qui n'est pas décroissante qui n'est pas de la baisse de production et qui ne laisse pas les clés de notre souveraineté alimentaire à d'autres pays avec des conséquences qu'on pourrait payer extrêmement cher il me semble que ce qu'on a vécu sur l'énergie devrait être une alarme suffisamment importante vre micro alors je je me permets d'insister sur cette question parce que vous AES pas je vous remercie pour votre réponse mais elle répondait pas tellement à cette question de de sur la PAC à la fois dans dans sa dans sa nature c'est le le le tournant de 92 on est plus dans un une vision de de finalement de souveraineté alimentaire de de de reconstruction des filières d'être capacité d'être en capacité de de de produire son alimentation mais il y a a il y a eu des étapes de dérégulation pour s'adapter au marché mondial c'est c'est vraiment votre regard qui m'intéresse là-dessus et vous avez plusieurs fois cité le la dimension européenne à laquelle vous étiez très attaché très attaché pardon nous voyons que dans la balance commerciale agricole finalement c'est pas tellement les paystiers qui posent problème puisque nous sommes positifs c'est plutôt au sein du marché unique que que nous sommes concurrencés est-ce que avant d'aller affronter les les grands blocs il y a pas alors vous avez commencé y répondre mais ça m'intéresserait de de comprendre parce qu'en réalité il il y a quand même et on est tiré pouche qui l'occasion de de de le dire c'estàd qu'on nous sommes en face d'une d'un choix à faire nous sommes au milieu du gay et il y a des y a des choix qui ne sont pas faits c'estàdire que soit nous acceptons le principe du marché unique avec des élargissements qui ont fait quand même que comme vous l'avez dit nous avons intégré des pays qui ne sont plus du tout au même niveau comme c'était le cas au début de de la PAC au niveau notamment sociales des normes sociales est-ce que euh comment comment envisager vous la suite de ce marché unique avec ces distorsions de normes sociales alors madame Christian Lambert que nous avonsitionné il y a une quinzaine de jours nous expliquer qu'il fallait lisser le les comment dire le niveau social des pays européen ce qui est quand même c'est le SPIC européen ce qui est quand même un vaste chantier surtout pour les au niveau politique pour expliquer ça et faire accepter ça pour les pour les Français mais comment vraiment sur ces de questions évolution de de la PAC avec les dérégulations et et Avenir du marché unique vous voyez les choses bon je je redis que quand j'expliquais que il y avait des écarts majeurs entre pays je faisais allusion à ce que vous décrivez c'està-dire que l'harmonisation beaucoup de gens parle mais elle n'existe pas au moment où on se parle je je vais prendre un exemple sur la production porsine les différences normative et environnementale entre un élevage catalan espagnol et un élevage breton sont sur le strict plan des contraintes environnementales absolument sans comparaison voilà mais un certain nombre d'États membres acceptons de le dire ont jouit des cartes compétitives dans un certain nombre de domaines vous parliez du 20 ce que la France a fait pour sa production viticole depuis les 5 dernières années questionne un certain nombre de nos collègues espagnols italiens considérant que nous avons bénéficié à ToR ou à raison davantage la réalité de ce que nous vivons aujourd'hui c'est qu'on est dans un marché unique avec des règles et une harmonisation qui n'existe pas sur le plan fiscal social environnemental c'est une réalité pour les agriculteurs que nous sommes voilà le sujet moi je pour dire c'est bien c'est pas bien on le regrette voilà on est des pragmatiques la question et vous avez raison de rappeler que la plus grande compétition se passe en intracommunautaire aujourd'hui d'où la nécessité dans la PAC de redonner un caractère commun en veillant malgré tout à un certain nombre de curseurs je le dis aussi parce que je pense que c'est bien d'être lucide parfois ce caractère peu commun était le fruit de la demande du monde agricole qui expliquait que il avait une spécificité qui voulait aussi parfois quelques aménagements que les autres n'avaient pas donc je je je le dis ce qui est sûr c'est que pour que cette ce cadre soit durable et compris notamment par ce qu'il finance c'està-dire les consommateurs on a besoin de redonner la ligne politique et le caractère commun nous paraît absolument essentiel donc voilà après le choix d'un étatmembre par exemple de ne pas mettre de contrainte environnemental sur telle ou telle production bah c'est quelque chose sur lequel nous n'avons pas la main et il reste un critère sur lequel on le fera pas ce qu'on veut réaffirmer dans la prochaine pack et dans le rôle stratégique c'est encore une fois la place de la production l'environnement mais lié à des critères qui permettent de ne pas encore une fois ouvrir notre espace de manière inconsidérée se fixer des objectifs communs je prend un deuxième exemple sur le caractère Environnmental parce qu'après tout il questionne aussi certain nombre de parlementaires sur la décarbonation par exemple entre la France et l'Allemagne nous avons des approches radicalement différentes il nous paraît important avant même qu'on se fixe des objectifs tels que la planification écologique à la française les fixes à l'agriculture c'est-à-dire 13 million de tonnes d'équivalent CO2 d'ici 2030 parce qu'on se mette d'accord dans le cadre européen parce que le carbone pas qu'un carbone français c'est un carbone à minima européen voire mondialisé bien vous voyez dans la PAC nous on aimerait bien qu'on discute de ces sujetsl est-ce qu'on prend en compte le stockage la réduction nous n'étions pas d'accord avec les amants les Français ont ce qu'on appelle un label bacarbone qui n'est aujourd'hui peu ou pas reconnu à Bruxelles voilà des objectifs qui nous paraissent importants quant à l'harmonisation complète et totale je pense qu'on est pas suffisamment naïf pour penser qu'elle arrivera rapidement donc ce qui nous paraît important là c'est les objectifs stratégiques les conditions d'application le caractère le plus commun possible et ça c'est le fruit de la décision du trilogue c'est-à-dire le Parlement qui sera élu la nouvelle Commission et donc nous on aimerait beaucoup que le nouveau commissaire à l'agriculture est un statut de vice-président et qu'on veille à ce qu'il occupe euh voilà on demande pas à ce qu'il soit français par ailleurs mais qu'il occupe une place importante dans le collège des commissaires et puis ensuite il faut que les chefs d'État et de gouvernement réaffirment leur volonté de faire en commun et là forcé de constater que ce n'est pas toujours le cas merci euh merci beaucoup euh je je voudrais peut-être je je passe à un autre sujet j'ai j'ai j'ai lu le communiqué que vous avez publié très récemment suite aux dernières annonces céit même je crois que samedi dernier sur le à propos des dernières annonces qui ont été faites par le gouvernement sur le sur l'agriculture ou vous me direz si je si j'ai bien compris mais vous vous actiez le fait que les réponses étaient maintenant à la hauteur de des attentes de la mobilisation agricole des mois de janvier et février et que vous étiez maintenant dans une phase de travail pour mettre en application ces ces ces annonces dans le dans dans les revendications qu'on a pu entendre et quand on les compare avec les les annonces sur la question de la concurrence étrangère déloyale on voit que le gouvernement avec cette majorité on pendant la la la crise agricole ont voté deux traités de libre échange avec le Kenya et le Chili on on a vu autrees demandes de la des agriculteurs pendant la la mobilisation agricole que les sur surtransposition n'était pas abordé c'est-à-dire que on on ne compte pas revenir sur un très grand nombre de surtransposition qui comme vous l'avez dit tout à l'heure dégrade la compétitivité de la France par rapport au au marché unique et puis à grave se dit en passant le le coû de l'alimentation euh je pense je pense à la la C mipride évidemment qui est un qui est un sujet que nous avons abordé dans cette commission d'enquête je pense au plan ecofito qui à partir du moment où il il maintient l'objectif de réduction de 50 % des produits phitos d'ici 2030 alors que le règlement sûr est pour l'instant abandonné ça en l'état actuel c'est une surtransposition qui qui qui relativement importante nous voyons que dans le projet de de loi d'orientation agricole il y a pas finalement il y a quand même une difficulté à définir clairement ce ce qu'est la souveraineté alimentaire ce qui quand même pose une une un vrai un vrai problème et enfin sur la question de la rémunération alors peut-être que vous aurez l'occasion de N dire n réexprimer votre vision sur les les prix ch il faudrait encore y passer une demi-heure de plus mais M même si le les prix planchés sont sont rappelés ont été rappelés samedi on a quand même du mal à comprendre quelle est la définition précise dans dans l'esprit de de de du président de la République et du gouvernement et je je vous pose cette question à partir du moment où toutes ces tous ces sujets non n'ont pas on n pas eu de réponse et on voit même que le gouvernement n c'est s fixé certaines certaines barrières infranchissable notamment sur le sur les néonicotinoïdes comment comment expliquer peut-être à un certain nombre d'agriculteurs qui qui sont allés se mobiliser en janvier en février que que finalement il y a un peu un sentiment de de de de renoncement à ce qui était quand même une part importante des revendications qui qui étaient les leurs au moment de cette mobilisation non pas du tout alors je je je vais faire court d'abord dans le communiqué que nous avons écrit samedi nous n'avons pas dit que nous étions satisfaits nous avions dit que nous n'avions pas obtenu tout ce que nous souhaitions mais que le principe d'une négociation c'est qu'elle a un début et qu'elle a une fin et que cette fin nous aurions souhaité l'avoir plus tôt au moment du Salon de l'Agriculture que ça n'avait pas été possible pour tout un tas de raisons que que vous connaissez et que s'ouvre maintenant la trème phase et nous l'avions dit d le début il y avait une phase sur le terrain il y avait une phase de parce que je considère que le rôle d'un corps intermédiaire et c'est ce qu'est la FNSEA c'est d'être l'interface avec les pouvoirs publics de représentation nous ne sommes pas les seuls mais en tous les cas nous nous avons fait des propositions et travailler et fait en sorte que on obtienne un certain nombre de choses pour le monde agricole il y a deux types de de sujet il y a ce qui relève du législatif et je m'adresse à des parlementaires donc c'est à vous qu'il revient un moment de faire en sorte que les choses change ou pas premier élément et que la deuxième chose c'est le règlementaire sur lequel là on attend un certain nombre de décisions rapides euh aujourd'hui ce qu'attendent les agriculteurs c'est la concrétisation des annonces qui ont été faites les agriculteurs sont défiants de la parole publique la parole politique considérant qu'on leur a fait trop de promesses depuis tant d'années qui ne se sont pas toujours vérifié dans leur ferme et que par conséquent les annonces faites à la fois par le Premier ministre le président de la République par rapport à ce qui est aujourd'hui sur la table dans le projet de loi dans la proposition de loi pardon nécessite que les choses deviennent concrètes et donc nous avons dit très clairement que c cette deuxème phase se terminait qu'encore une fois tout n'y était pas mais que on pouvait pas à la fois négocier avec le gouvernement en même temps que les parlementaires faisaient la loi parce que ça je il y a un moment il y a un sujet de de lisibilité qui qui qui qui ne nous paraissait pas être au rendez-vous je le dis il y a des choses qui vont dans le bon sens on a considéré que ce qui était mis par exemple sur la table sur une exonération supplémentaire de TFNB all est dans le bon sens enfin il y a tout un tas de mesure que nous assumons avoir négocié je je je veux le dire ici sans sans détour donc c'est pas le fruit du hasard en tous les cas pour ce qui nous concerne maintenant le sujet de la crédibilité c'est est-ce que oui ou non ça finira par percollé dans les cours de ferme et donc j'en viens à la loi 1 cette loi on l'a dit il y a un certain nombre de choses qu'on voulait voir dedans qui sont ou qui ne sont pas complètes donc tout ce qui concerne l'installation et transmission nous paraissait important que sur la définition de la souveraineté j'en ai fait mention tout à l'heure il nous paraissait nécessaire de la redéfinir et d'aller plus loin en tous les cas que ce qu'il y avait dedans et et que sur la compétitivité on ne voyait rien ensuite que il y avait rien sur les moyens de production notamment sur les phyos donc on nous a indiqué que ce serait plus tard que tout ce qui concerne le volet compétitivité fiscalité serait renvoyé au PLF moi je je ne maîtrise pas le calendrier parlementaire simplement ce que je dis c'est que si les annonces qui ont été faits par le Premier ministre par le Président de la République lui-même et complété par le Premier ministre ne devaiit pas se traduire par des réalités concrètes dans les cours de ferme agriculteurs on tirait les conclusions les conclusions c'est que une fois de plus ils auraient le sentiment de se faire berner le dire avant même qu'on soit arrivé au terme de cet épisode ne nous paraît pas sérieux donc beaucoup de gens n'y croient pas beaucoup de gens disent voilà vous allez vous faire voir je ne sais pas je joue le rôle qui est celui d'un corps intermédiaire d'être l'interface et puis ensuite nous mesurons ce qui est sûr c'est qu'au terme de l'automne puisque c'est l'échéance qu'on nous donne pour que l'ensemble des textes soient passés alors on nous dit que ce texte là sera avant l'été mais qu'un certain nombre de textes ne seront pas forcément étudié par les parlementaires avant l'été nous on a demandé en commission des affaires économiques de cette assemblée qu'on puisse avoir la complétude des textes pour qu'on puisse avoir l'ensemble et non pas silo par silo pour voir l'ensemble et puis qu'est-ce que je voulais ensuite vous ferez votre travail nous avons fait un certain nombre d'amendements d'ailleurs on a eu la désagréable surprise de constater ce matin que plus de la moitié d'entre eux n'étaient pas retenus ce qui nous interroge voilà et si cette loi finalement devait être la montagne qui a ca une souris bien écoutez n nous le dirion mais au moment où on est on va laisser les parlementaires faire leur travail on va laisser les sénateurs après autre le faire voilà donc nous l'avons dit nous sommes ni défiants ni complaisants nous sommes des agriculteurs engagés nous savons quel est l'état de la nation et des finances de la nation nous sommes responsables on est aussi dans un climat où un certain nombre de gens font évidemment de laassurencher c'est normal moi je ne sais pas ce que les autres syndicats ont négocié avec le gouvernement en tous les cas je sais ce que nous on a fait et ce qu'on assume et puis maintenant on ira au bout et que tout le monde soit très convaincu que au terme de ce travail si les choses ne nous stisfont pas ou si on considère que le compte n'y est pas on le dira tout aussi librement que le travail qu'on a fait mais il nous il nous semble important que depuis le début ça soit toujours l'esprit de responsabilité qui prévale je le dis quel que soit le gouvernement nous avons pris la responsabilité d'aller continuer le mouvement sur le terrain alors que le premier ministre avait fait des annonces dans en haut de Garon nous avons pris la responsabilité de suspendre le mouvement parce qu'on considérait que dans le moment dans lequel on était il fallait passer à la séance de travail parce que c'est bien de bloquer le pays et je le redis sans un gendarme bléché sans un policier blessé et avec le soutien de l'opinion publique ensuite il faut travailler parce que ça suffit pas de faire du déclaratif c'est ce que nous avons fait avec le gouvernement nous avons des exigences elles n'ont pas toutes été remplies mais dans une négociation pour en avoir un peu l'habitude il est rare qu'on ait la totalité de ce qu'on demande s'il faut revenir on reviendra et maintenant le sujet c'est la concrétisation et donc je vous renverrai bien la question monsieur le rapporteur sur qu'est-ce qui sortira de ces deux assemblées pour permettre au monde agricole de se projeter et le monde agricole aujourd'hui est dans le doute très fort et considère que au moment où on est la réalité n'est pas encore tangible nous on lui explique que la loi ça prend quelques semaines ou quelques mois et au terme de ce travail et bien tout le monde en tirera les conclusions très bien on va passer aux questions des collègues députés chers collègues ce que je vous propose c'est que on fasse si vous avez plusieurs questions on fait une question après l'autre hein donc voilà Jean-René casenu monsieur rapporteur général vous aviez levz la main en premier donc si vous avez plusieurs questions on fait une après l'autre première question vous répondez deuxème question et ce d'accord j'ai trois questions qui sont très liées mais je vais essayer de de revenir sur le monsieur le Président merci beaucoup pour vos vos réponses je voudrais revenir sur ces sujets il y a des tas de produits sur lesquels on importe et on exporte en même temps on a parlé des pororts je pense au soja en particulier est-ce que pour vous alors je sais pas très bien sur le calcul de du taux de d'autoapprovisionnement comment comment c'est calculé mais ça c'est une parenthèse mais pour vous est-ce que c'est normal autrement dit il peut y avoir des spécificités de tel ou tel produit qui font que c'est mieux que ce soit produit ailleurs où est-ce que c'est un dysfonctionnement et comment on peut réduire si vous voulez cet écart entre les exportations et importation pour avoir plus de produits produits en France qui approvisionne le marché français une seule question je vais vous répondre sur le soja puisque c'est l'exemple que vous preniez enfin où les protéine pris d'une manière générale notre continent est très déficitaire en production de protéines alors protéin je vais essayer d'être précis protéine consommable puisque si on prend le blé on peut considérer qu'on est autosuffisant en protéine mais enfin en tous les cas en protéine consommé on importe beaucoup dans le cadre des plans de filière réalisé en 2017-28 nous av on la volonté de réduire de l'ordre de 10 % la dépendance de la France on est légèrement mieux que nos collègues européens la réalité aujourd'hui c'est que même avec ses efforts même avec le Pr protéine déployé par le gouvernement je rappelle que le premier plan protéine date de 1974 donc avec les plans de protéin successivement déployé nous restons très largement importateur alors même que par ailleurs je l'ai dit notre cheptel notre élevage a tendance à se réduire demain on ne saurait pas sauf à diminuer drastiquement notre production on ne saurait pas se passer là comme ça en quelques semaines de soja d'où la nécessité de se poser les questions de comment on réduit notre dépendance et comment avec des plantes qui pour un certain nombre d'entre elles ont des avantages importants parce que en terme agronomique elles ne nécessit pas d'engrais minéraux puisquelles ont des nodosités qui cape l'azote de l'air jeux pas être trop technique mais en tous les cas elles ont des intérêts agronomiques avérés mais mais on se heurte aujourd'hui notamment en poids protéagineux notamment en férol notamment en Lupin à des impasses techniques et à une absence d'équilibre économique dans la production donc c'est ça qu'il faut régler comment le fait-on on le fait avec la recherche et l'innovation donc ce que je veux vous dire Monsieur monsieur le député c'est que on est conscient que dans toutes les filières point par point on a des améliorations à faire ces plans de filière ils existent ils ont été commis par les filières dans le cadre de la première loi égalim et donc on continue à travailler il y a des plans de filière qui existent il y a de l'accompagnement public he sur le plan protéine l'état investi de manière importante pour trouver des solutions y compris en recherche et développement puisque c'est une enveloppe de près de 5 millions d'euros qui va être mis pour trouver des nouvelles semence qui nous permettront de le faire je le dis aussi parce que ça fait le lien avec la recherche et les éléments de recherche et notamment dans le cadre européen je parle des nouvelles technique de sélection génomique qui nous permettrait peut-être d'aller plus vite et de permettre à notre continent de baisser mais aujourd'hui on a un certain nombre de dépendance qu'on ne pourra pas comme ça en quelques semaines abandonner merci deuxème point l'agriculture est historiquement basé quand même sur la spécialisation des territoires en fonction du climat de la Terre des terres et cetera et cetera ce qui est pas illogique ce qui permet probablement d'avoir une multitude de produits à des prix des prix accessibles si on veut augmenter notre souveraineté donc si on veut augmenter notre taux de d'autoapprovisionnement qu'il faut détourner un certain nombre de terres qui aujourd'hui servent à exporter pour produire ces produits chez nous prends votre exemple je pousse au limite évidemment on le fera pas mais on pourrait faire du café on pourrait imaginer desess des conditions qui n permettrai de faire du café en France qui serait absolument idiot mais on pourrait l'imaginer pour cet objectif d'auto approvisionnement donc par rapport à ça est-ce que est-ce que vous pensez qu'on peut encore pousser significativement le curseur ou pas c'est-à-dire réinterner réinternaliser un certain nombre de production pour notre propre marché au détriment de nos exploortations ou alors on est dans un point d'équilibre qui est lié à nos terres à à nos climats et qui fait que c'est l'équilibre sur lequel on est aujourd'hui est pas est pas idiot non non alors sur la question de la spécialisation il y a une limite à la spécialisation C c'est évident notamment sur des terres à faible potentiel qui historiquement pouvaient être dédié à de l'élevage et qui avait fait le choix il y a quelques dizaines d'années de s'orienter plutôt vers les grandes cultures je pense notamment à votre département monsieur le député mais mais d'autres euh et et on voit la limite de l'exercice c'est-à-dire que le réchauffement climatique dans des terres à faible potentiel induit des impacts qui sont bien supérieurs au modèle économique quel qu'il soit et je rappelle que faire du café sous serre ça serait peut-être une bonne idée je suis pas sûr qu'économique ce serait complètement projetable mais c'était pour le la boutade et vous l'avez fait également ce qui nous intéresse nous c'est comment on crée de la valeur et on développe des filières je donne un exemple le changement climatique va amener un certain nombre de territoires à se poser la question de changement d'un certain nombre de production je le dis parce que nous avons été à l'initiative d'une demande d'un grand plan pour l'agriculture méditerranéenne parce que quand vous avez des impacts importants aujourd'hui autour notamment du en production viticole vous avez des endroits où c'est une catastrophe totale bon est-ce que demain produire par exemple des oliviers et d'huile d'olive dans un dans un marché extrêmement déficitaire puisque la France importe une quantité astronomique d'huile d'olive elle en produit 6000 tonnes la France de l'ordre de pendant que les Espagnols en produisent en année normale 1500000 tonnes donc vous voyez il y a il y a des sujets sur lequels on pourrait avoir un relet croissance pour ça il faut des filières faut des modèles économiques faut de la transformation enfin c'est c'est pas simplement de l'incantatoire mais il faut qu'on le regarde un certain nombre de producteurs regardent par exemple l'amende mais qui est plus consommatrice d'eau alors que l'olivier est à peu près autant consommateur d'eau que la vigne c'est-à-dire assez faiblement mais tout ça nécessite de se regarder à l'échelle des territoires et donc oui on a des endroits où probablement on fera évoluer les choses on sait aussi qu' un certain nombre de production ont des facteurs euh de de d'implantation qui évoluent je pense par exemple au tournesol qui n'existait pas au nord de la Loire il y a encore une dizaine d'années et qui aujourd'hui se déploie de manière assez importante parce que elle s'implante à une période de l'année où il y a un peu plus de facilité au printemps parce qu'elle est peu consommatrice d'eau parce que elle répond à des marchés de production d'huile de production de tourteau voilà donc oui on aura des changements de de modèle non la spécialisation n'est pas une fin en soi en revanche il y a des écosystèmes je pense notamment à l'élevage dans des endroits on parlait notamment de l'élevage laitier dans le Sud-Ouest l'élévation des température est un problème de production parce que l'animal au-delà de certaines températures a plus de mal à produire et puis quand je parle d'écosystème il y a évidemment la laitterie mais il y a le vétérinaire il y a le GDS il y a tout ça donc aujourd'hui on sait encore faire mais si on se projette on voit que par exemple on aura dans certains territoires plus de difficultés et si on regarde ce qu est la réalité de l'élevage laitier euh dans le sud-ouest depuis une quinzaine d'années il est quand même en attrition donc on a des sujets tu peux dire un mot moi je voulais justeouter comment on fait euh surtout pour maintenir les productions qui sont en perte euh aujourd'hui on parle des fruits et légumes par vous êtes dans le Nord les endives on mangera toujours autant d'endives hein je vous en faites Pasin mais on va les si on les plus capable de les produire chez nous on les on a on l' vu avec la cerise he prenez l'exemple type on mange toujours autant de cerise et aujourd'hui on est plus capable de la produire chez nous parce que on on a mis des on n a mis des interdictions on a mis et et donc c'est aussi comment on fait parce que derrière ça c'est tout le savoir-faire c'est tout l'accompagnement tout le tu l'as dit c'est c'est c'est c'est la dynamique qui peut y avoir autour de de certains secteurs et je crois que c'est là que c'est important le jour où on aura arrêté l'élevage dans certaines zones difficiles euh vous le vous vous remettrez pas euh de main de la production et d'ailleurs on y verra aussi tous les les intérêts les avantages que ça apporter donc on a intérêt aujourd'hui à soutenir euh énormément déjà ce qui marche et puis surtout de soutenir fortement euh et d'éviter euh cette décroissance qu'on peut avoir dans toutes ces filières qui sont en train de décrocher sur lequel il y a aussi besoin de garder en en compétences parce que c'est ça aussi qui fera qu'on sera compétitif parce que le problème dans la souveraineté alimentaire hein c'est que le on a perdu vous le disiez tout à l'heure mais l'alimentation a un pris c'est que aujourd'hui quand les gens font leur courses ce qui a marché ce qui a derrière ce qui fait notre soutien ces dernières années c'est quand même ce les gens ont bien vu que derrière la la production en France il y avait des hommes des femmes et il y avait surtout aussi un vrai respect de l'environnement il y avait un un vrai et ça aujourd'hui ça il faut garder il faut le cultiver merci si vous permettez une dernière question monsieur le Président euh c'est intéressant dans la définition que vous avez donné tout à l'heure de la souveré vous avez mis sur le même plan à la fois la production mais aussi la dimension d'échange comme ça vous vous l'appelez je suis absolument en phase en phase avec ça vous avez pris l'exemple aussi du du Brésil aujourd'hui pas d'accord et et des importations extrêmement extrêmement importante est-ce que derrière vous ce que vous présentez est-ce qu'on qu'on pe dire que mieux vaut un accord que pas d'accord en matière d'échange avec un certain nombre de pays non mais nous on a clairement dit que ce qui nous paraissait important c'est la réciprocité donc moi je on l'a dit clairement d'ailleurs ne tournons pas autour du pot il y avait la question du CA qui est sur le plan agricole plutôt un accord qui était favorable à à la à à l'exportation agricole avec un certain d'intérêt offensif mais qui nétait qui était très contradictoire avec ce qu'est la la la doctrine de la commission je je le dis qu'on peut pas quand on est en commission Agri ou en commission environnement de la Commission enfin de Bruxelles nous dire du Parlement nous dire en permanence voilà teles sont les règles quelles sont les contraintes et et quand vous êtes en commission trade commerce nous expliquz que c'est pas un problème d'avoir un pays dans lequel on utilise des farines animales pour l'élevage voilà donc le sujet n'est pas de cibler tel ou tel pays et la France a besoin de continuer à avoir des relations internationales avec tout un tas de grands pays et le Canada est un grand pays et et voilà le sujet ne visait d'ailleurs pas dans notre position le Canada le sujet visait l'aspect très contradictoire de la Commission dans ces politiques voilà ce qu'on dit donc pour vous répondre il vaut mieux pas d'accord qu'un mauvais accord le sujet c'est il vaut mieux de la cohérence politique dans la manière dont on parle et nous ce sujet on va s'en emparer dans le cadre des élections européennes c'est une question qu'on posera à l'ensemble des des des des des gens qui concourent à cette élection pour leur dire finalement nous avons besoin de commercer et de ce point de vue-là on continue à être correct ce qu'on dit mais est-ce qu'on est capable à un moment de dire il y a une forme de réciprocité c'est-à-dire moi commission moi législateur europé EUR moi chef d'État et de gouvernement dans le cadre des trilogues voilà ce que je demande à mes producteurs européens je l'exige en contrepartie de ceux qui sur la planète produisent des produits par ailleurs de qualité parce qu'il y a pas que les Européens qui font bien mais ça je crois que tout le monde le comprend je crois que c'est très cohérent ça n'est pas ce qui se passe en ce moment c'est ce que nous dénonçons Nicolas foruisser merci monsieur le Président deux deux petites questions très très liées la première c'est qu'au fond vous l'avez dit euh il faut raisonner non pas en photo mais en tendance il y a des incertitudes liées notamment à l'évolution du climat qui vont transformer beaucoup de choses et vous avez beaucoup évoqué le le la nécessité de d'avoir un périmètre élargi et et donc de comprendre que le commerce euh il a toujours existé et qu'il est nécessaire et que le commerce des biens euh et même des services en matière agricole euh est un atout pour la France je va pas revenir sur sur ce sujet même si on voit la la dégradation qu'on connaitt est-ce qu'au fond la définition de au regarde de tout cela de de la souveraineté alimentaire la meilleure définition c'est pas le niveau de not notre excédent commercial agricole en bien transformé en bien brut est-ce que c'est pas ça la question qu'il faut qu'on seose écoutez en tous les cas c'est un élément certain de de la réponse est-ce que c'est le seul je voudrais pas laisser parce que vous savez que la FNSEA est régulièrement taxé d'être un syndicat productif e ce qu'elle n'est pas au regard de la réalité de la production puisque sinon nous serions pas en train de parler devant cette commission de de la réalité de la production qui en France globalement en tous les cas en tendance questionne donc oui c'est un élément important mais pas seulement pour l'agriculture pour la nation dirais-je euh voilà on et et je le redis nous avons dans notre manche un un atout je je trouve que de se poser la question de comment on utilise cet atout c'est intéressant je je vois bien que les questions se sentent autour de l'autoconsommation voilà ou de l'autoproduction c'estàd on a besoin de ça on produit ça enfin je je redis que nous avons une responsabilité sur la planète avec beaucoup de pays qui eux ne savent pas produire et donc l'idée c'est pas de dire encore une fois on va faire une forme de néocolonialisme ou de d'impérialisme autour de la question alimentaire mais ne soyons pas naïfs nos compétiteurs aujourd'hui mais la Russie en tête est en train sur le continent africain d'aller prendre un certain nombre de pays avec l'arme alimentaire moyen en contrepartie parce que le bateau gratuit évidemment personne n'y croit enfin tout le monde est voilà le bateau est gratuit mais en face il y a une contrepartie minière il y a une contrepartie d'exploitation de de terre voilà et donc je je trouve que l'Europe est particulièrement naïve et encore une fois le sujet c'est que il faut qu'il y ait de la durabilité économique environnementale et sociétale mais il faut aussi qu'à un moment on ait une vraie vision de ce qu'est l'arme dont on dispose ou l'atou dont on dispose voilà et tout le monde a oublié un peu ce qui le sujet alimentaire parce qu'encore une fois dans les grands pays euh industrialisé cette question est finalement assez peu un sujet sensible encore une fois tout le monde considère que c'est c'est une commodité se nourrir puis faut pas que ça coûte cher oui mais enfin les les cartes sont en train de changer les sujets je l'ai dit de malnutrition remonte de manière assez forte la question climatique est une question nouvelle à l'échelle des enjeux va quand même impacter enfin on voit des accoups sur les marchés de manière très importante je parlais de l'huile d'olive l'huile d'olive valait il y a 3 ans 2500 € la tonne producteur elle vaut aujourd'hui 9000 € la tonne alors certes on peut vivre sans huile d'olive pas un sujet de fond on prendra l'huile de soja on prendra de l'huile de palme mais voilà les réalités de tension sur les marchés le blé nous avons vu du blé en France au début du conflit en Ukraine monter à 400 €. mais aucun trader digne de ce nom en Europe ne vous aurait dit que ce marché aurait pu être atteint nous voyons des choses qu'aucune génération avant nous n'avit n'a vu soit on considère que c'est un acoup soit on se dit que l'incertitude va grandir devant nous et que du coup on se donne les conditions de la réussite puis après ce sera toujours plus facile de lever le pied que de courir après une perte de compétitivité mais je partage moi personnellement ce que vous dites quand je dis est-ce que le le solde positif de la balance des biens agricoles Bruté transformé n'est pas la meilleure mesure de la souiné alimentaire c'est parce qu'effectivement on a besoin d'échanger des choses qu'on produit pas on a des choses qu'on ne consomme pas ou moins par par exemple en Viion de bovine on consomme plus les arrières que les avants et cetera et cetera bon donc c'est pour ça que je posais cette question là je voudrais l'aller à un autre élément vous l'avez un peu évoqué tout à l'heure à propos de l'Afrique mais moi je suis très frappé de ce qu'au fond dans tous ces débats où on parle de souveraineté alimentaire avec un peu un sentiment parfois qu'on qu'on essaie de se protéger et de se recroqueviller au fond on ne tient absolument pas compte de quelque chose qui va se passer qui est en train de se passer qui est annoncé par tous les démographes et qui est simplement qu'on va gagner 2 milliards de bouche supplémentaire à nourrir à quelques C millions près d'ici les années 2050 et que c'est pas simplement une augmentation quantitative mais aussi une augmentation qualitative je le dis à chaque fois c'estàdire que le consommateur dans les pays émergents quand il se met à à consommer comme nous à notre manière avec des biens transformés suivis sur sur le plan sanitaire et cetera et cetera et ben il va nécessité qu'on produise encore plus que simplement 2000 milliards 2 milliards pardon de de rations jour journalière donc euh la dimension de la demande alimentaire et de sa croissance exponentielle telle que les les démographes nous l'explique depuis le début moi je trouve qu'elle n'est pas suffisamment présente dans le débat on on en a déjà parlé d'ailleurs du Salon de l'Agriculture et que ça pourrait contribuer à expliquer que notre souveraineté alimentaire elle est elle se traduit dans not capacité à à faire de l'agriculture et d'agroalimentaire français une priorité absolue un axe stratégique parce que nous avons le savoir-faire parce que vous l'avez rappelé tout à l'heure nous avons tout ce qui représente la technicité de notre recherche et cetera et cetera et que sans être trop long ça devrait rentrer dans les chapitres du roman national qui nous faut écrire sur ces questions dans dans les 30 ans qui viennent or ça n'apparaît pas et y compris dans ce que vous disait tout à l'heure au fond juste de façon un peu pas pas elliptique mais mais mais presque et alors que c'est central et que au fond ça commande même d'une certaine façon la réponse au défi climatiqu parce qu'avant de répondre au défis climatique il faut d'abord nourrir les 2 milliards de d'habitants qui arrivent enfin donc donc ma question elle est est-ce que vous vous allez faire évoluer votre discours est-ce que c'est pas une façon aussi d'écrire un vrai projet pour le monde agricole comme vous vous le demandiez tout à l'heure j'ai j'ai pas l'impression que dans notre discours on est éludé cette question mais je vous remercie de de cette remarque nous on a toujours dit que le marché intérieur était une priorité avec d'ailleurs des entreprises qui peuvent être très différent d'être certaines fermes très axées sur la proximité sur le local sur l'agriculture biologique qui pu par ailleurs connaît des problèmes majeurs en ce moment d'autres plutôt tournés vers des marchés nationaux d'autres avec des obligations internationales vous parliez de l'export en port par exemple les Français ne consomment pas de museau d'oreilles de choses comme ça et bien dans l'équilibre matière vous êtes obligé de trouver des marchés de de de de d'exportation de de de ces produits donc c'est pas un problème et et je le dirait enfin on a parlé de ce qui s'exporte évidemment vin et spirititueux blé produits laitiers transformés mais mais même en viande bovine une partie de nos broutards partent en Italie on essaie de gérer aujourd'hui un problématique avec l'Algérie qui a fermé pour cause de de MHE enfin de de maladie sanitaire l'accès de de de bovin les les Africains sont demandeurs de génétique en élevage française notamment enfin voilà donc on aura besoin de continuer à commercer vous parliez tout à l'heure des des pommes de terre qui sont produites en France transformées en Belgique et qui reviennent en France donc on est sur l'intracommunautaire on est voilà nous dans notre récit on essaie d'être cohérent c'est-à-dire que l'agriculture elle est multiple et il faut pas essayer de la la la réduire à un modèle puisque elle est pas la même partout mais encore une fois alimentons marché intérieur et à chaque fois qu'on qu'on perd des marchés parce que on a des problématiques d'autres nous les prennent ce qui s'est passé sur la grippe aviare en volaille aujourd'hui nous a fait perdre des marchés y compris euh sur la France avec des export des gens qui ont continué à produire au moment où notamment dans le Sud-Ouest on avait des sujets très importants de de grippe avière et et T ceux qui aujourd'hui mettent en marché nos produits coopératives ou privés vous dirait que une fois que le marché est perdu reconquérir le marché essayer de retourner c'est extrêmement difficile donc veillons à conserver nos positions et derrière ne soyons pas naïfs il y a des combats extrêmement fort je je je prends un dernier exemple il y a en ce moment une entreprise qui est à am mien qui fabrique des acides aminés pour l'élevage qui est la dernière entreprise française européenne face à des concurrents chinois si nous perdons cette capacité de production en France ça veut dire que demain on dépend des Chinois et le jour où les Chinois font le marché où vous priv de voilà vous êtes vous êtes collé donc et ce sujet pourrait se poser pour les engrais pour tout un tas de sujets sur lequels on a besoin d'agir la décarbonation nécessitera que demain on ait accès à des engrais décarbonés est-ce qu'on les fait en France ou est-ce que on dépend de l'importation voilà des sujets qui sont des vrais sujets stratégiques sur quels sont nos points faibles quels sont nos points forts et comment travaille nos points forts et comment on réduit nos points faibles donc sur le récit on continue à porter ça et ça n'est nu une forme de productivisme débridé c'est la réalité des marchés et il faut qu'on veille à ce que sur nos marchés on continue à être des acteurs prépondérants ou alors on sera des acteurs de seconde zone et un jour on se fera dicter la réalité c'est dommage encore une fois parce que nous avons les atouts pour réussir c'est bon monsieur fuiciier Rodrigo Arenas merci monsieur le Président beaucoup de réponses ont été apportées nombreuses questions beaucoup de réponse officielle et aussi de non dit mais que je pense qu'on a tous compris dans dans cette commission et et c'est heureux je député parisien et on a tous en mémoire en tout cas les anciens ont toujours la mémoire le fait que Paris était dans une Inter maréchère qui était non pas autosuffisante mais qui permettait en tout cas de de répondre à un certain nombre de de besoins la réalité n'est plus celle-là aujourd'hui d'ailleurs un certain nombre de plans se mett en en place où il compris des champs cultivés en en zone urbaine aujourd'hui vont disparaître au profit de de politique gouvernemental qui qui tendent à urbaniser encore plus d'avantage puisque l'objectif du logement vient à s'opposer aujourd'hui à à la question de la production alimentaire notamment agricole donc ma question sous-jacente et quelle vision à la FNSEA pour le coup du processus d'artificiation artificialisation des terres pardon qui met clairement en concurrence les les besoins des Français et des Français je je pense notamment aux exemples que je vous ai donné mais aussi plus dernièrement je pense dans la région de nerque par exemple où le fait de faire des batteries électriques parce que Shanghai n'a pas assez d'eau pour les produire pour les voitures électriques mais à mal finalement des terr qui était auparavant destiné à la production alimentaire donc quelle vision vous avez vu un peu de cette mise en concurrence finalement des terres de de mettre en tension les les obligations industrielles qui elles sont dans un contexte mondialisé puisque je viens de d'évoquer une des industries étrangères euh face à à des terres qui sont résolument nécessaires pour continuer à produire de façon qualitative ce dont nous avons besoin nous mais aussi vous l'avez rappelé monsieur le Président des pays avec qui nous sommes en parfaite entente commerciale et et alimentaire la deuxième question qui est qui est un peu sous-jacante c'est quel regard avez-vous du recul des normes environnemental est-ce que vous pensez que c'est un atout ou au contraire un obstacle à le plus long terme sur la souveraineté alimentaire de notre pays en sachant que dans mon esprit la souveraineté n'est pas un problème d'alimenter les Françaises et les Français et encore moins des Européens avec qui nous avons des relations mais un la question de lutter contre l'appauvrissement des sols qui est une réalité européenne je pense que vous avez raison de mettre la discussion à cette échelle-l deuxièmement la dépendance aux intrans notamment les fertilisants dont les matières premières ne sont pas disponibles dans l'Hexagone mais qui dépendent inévitablement de relations internationales et pas seulement intra-européenne mais aussi extraeuropéenne troisièmement la question qui est intrinsèquement liée c'est est-ce que vous pensez que une agriculture intensive en main d'œuvre en être humain finalement serait plus intéressante pour l'avenir étant donné que nous avons connaissance ici d'un certain nombre d'études sur l'enchérissement des de l'énergie vous en avez parlé mais en particulier je fixe le pétrole qui à horizon 2050 va poser un vrai problème dans des arbitrages entre le transport je pense à l'aérien par exemple et ce dont nous avons besoin pour pouvoir produire aujourd'hui à l'échelle française enfin ma troisème question consisterait à savoir un peu quel avis vous portez sur le fait qu'elle échelle à l' eururopéenne même si la France fait beaucoup mieux en la matière l'essentiel C des aides de la politique agricole commune se concentre sur des grandes exploitations au dépend des petites et des moyennes qui elles rentrent dans des logiques vous l'avez dit un peu de façon sous-jacente de de d'invention et de productivité qui sont liés justement au fait que les surfaces sont moins moins important du coup se pose la question de l'intensivité de la production je dis ça avec une inquiétude évidemment dans dans dans ma question non pas une angoisse je suis pas de celles et ceux qui pensent que nous soyons dans le déclin mais on avons l'occasion de visiter notamment une une une entreprise au Pays-Bas qui comme vous savez l'enjeu de la terre est intrinsèquement développant de ce pays et qui arrivait à être finalement plus avec un rendement plus intensif notamment sur tout ce qui est légumes type concombre salade tomate qui sont des cultures hors sol donc qui pensez que quelle est votre vision en fait sur cette sur cette tension qui va exister à vite peut-être trop rapidement peut-être très rapidement sur la cette rentabilité qui va vous l'avez vous avez rappelé les consommateurs remplir les étates des des magasins mais qui finalement ne sera pas lié au travail du monde agricole mais plutôt de la recherche et de la science que vous avez évoqué et qui sera dans dans des industries finalement qui sont bien éloigné du monde que vous que vous représentez et que à titre personnel et pour mon groupe je aussi nous nous respectons et soutenons sur le foncier oui déjà vous dire que la terre agricole est précieuse et que on a forcément consommé par facilité hein donc avait besoin de de penser l'urbanisation autrement et ça je pense que c'est quand même le combat qu'on a mené hein CDP NAF c'est quand même la F qui qui les a mis en place et qui aujourd'hui apporté ce sujetlà on n' jamais été contre le développement économique parlez de dunkererc tant mieux si demain à ner on peut faire des choses chez nous notamment au développement économique et c'est une bonne chose par contre faut pas que ce soit fait au détriment de la production agricole notamment ce qui est lié aux compensations environnementales et aujourd'hui ce qu'on demande notamment c'est que c'est compensation soit fait davantage sur des prestations pour services environnementaux qui peuvent être fait sur des voilà sur différents des plantations de ha bien placées des des des des des des prestations aussi sur des prairies qui qui ont un intérêt voilà dans la veinois ou dans d'autres secteurs de ce territoire voir plus si c'est l'intérêt général donc ça c'est des éléments importants pour qu'on arrête aussi de de de de de capter aussi de la TER rcole pour les compensation environnementale dans les grands travaux parce que ça c'est c'est quelque chose qui est pas possible euh par contre quand on fait des des travaux par emple comme le Canal C Nord Europe qui va permettre demain de voilà de de diminuer en terme de carbone qui est ramené aussi rapproché ça c'est des choses intéressantes mais encore une fois il faut pas que ça se fasse au détriment et qu'on garde la valeur ça c'est c'est un élément après par rapport au recul environnemental je crois que vous l'avez compris c'est que les agriculteurs sont plutôt Ferrus d'agronomie et que quand on leur les accompagne quand on les soutient je peux vous dire que c'est des gens et aujourd'hui avec des cultures intermédiaires euh cultures qu'on a appelé à l'époque pièg anitrate qui sont aujourd'hui euh des des des vraies cultures pour alimenter justement enrichir le sol et pour améliorer la matière organique et demain capter le carbone c'est des enjeux dans la dans la looa on parle de de production de biomasse on sait faire on saura faire en complément demain mais je pense queà chaque fois ça doit être fait justement avec justement quand on parle d'agronomie aux agriculteurs quand on parle de développement d'innovation de recherche je peux dire que ça c'est les éléments on a la même chose en élevage qu vous savez c'est sont plutôt Ferrus des fois il faudrait même les les aider aussi à accompagner aussi côté technico économique parce que c'est c'est aussi ces enjeux là mais ça ça c'est des enjeux qui sont plutôt rassurants j'espère pour vous en tout cas pour moi j'en suis persuadé tous ces éléments là peuvent se se faire sans être au détriment d'eux et que tout ce qu'on a apporté ces 6 derniers mois c'est surtout pas du recul environnemental quand vous savez quand vous remtez du bon sens quand vous remtez les choses faire confiance déjà aussi à ces gens qui sont aujourd'hui des professionnels ça ça c'est aussi des choses qui vont leur permettre demain plutôt d'investir et si on investit les agriculteurs sont plutôt des des gens qui sont prêts à investir mais ils sont prêts à on leur donne une visibilité et ça c'est c'est les éléments qui vont sur C donc ça permet de répondre à ces enjeux là et Arnaud va continuer euh sur les sujets d'abord du sol on partage l'intérêt aujourd'hui de de se pencher sur les sols d'ailleurs on le fait de manière régulière c'est un vrai sujet de souveraineté la qualité des sols et et leur capacité productive et donc ça c'est un sujet sur lequel on on se penche de plus en plus d'ailleurs l'agronomie ça a été dit hein l'agronomie aujourd'hui fait que un certain nombre de techniques notamment de culture de conservation des sols de ceidir sous couvert enfin de choses qui permettent de de d'augmenter en tous les cas le la possibilité des sol c'est tout le 4 pour 1000 porté l'époque et comment on rendre nos sol plus plus fertile donc ce sujet est un sujet qui est euh aujourd'hui euh très regardé par les agriculteurs avec des évolutions techniques importantes moins de labour depuis quelques années notamment avec les sujets de de de de carbone hein dans lesquels il y a une incitation à à essayer de regarder donc ça c'est c'est regarder très près sur la dépendance aux intrant j'en ai dit un mot tout à l'heure sur les engrais et sur la décarbonation c'est exact de dire qu'aujourd'hui sur un certain nombre de de d'engrais de bas je pense l' acide phosphorique une partie de la enfin la potasse et pour les engrais on est dépendant c'est aussi toutes les raisons pour lesquelles on regarde ce qu'est la production en France parce qu'il se produit aussi des engrais en France notamment des amonytrates dont aujourd'hui on a sur lequel aujourd'hui on a des leviers importants de décarbonation pour pe qu'on trouve des énergies renouvelable soit du biogaz soit demain d'hydrogène donc on a aussi des efforts à faire on aura un sujet d'accessibilité je vous le dis une unité d'azote aujourd'hui des carboné vaut de l'ordre de 2 € alors qu'elle vaut en minéral de l'ordre de 80 centimes pour la solution liquide donc il y a aussi des sujets d'accès à à ces sujets là il y a évidemment tout le rôle de l'élevage parce que tout ce qui est de l'organique pour le coup contribue à réduire notre dépendance c'est aussi les sujets de méthanisation qui aujourd'hui pose des digestat qui permettent de de répondre mais globalement on reste on reste dépendant d'où la question de comment on règle ces ces sujets là et comment on entretient une qualité des sols importante sur les produits phytosanitairesah écoutez nous on a une vision très claire qu'on ne cesse de de de de répéter partout c'est qu'on ne veut pas d'interdiction sans solution et que les solutions de main de biocontrôle de biostimulant ou d'autres natures peuvent nous permettre de réduire notre dépendance je vous rappeler ici que les produits phytosanitaires pour les adulteurs dans une entreprise sont une charge et que tout ce qui concourt à réduire les charges et regarder de près pour peu qu'elle n'obère pas la capacité à délivrer du produit enfin et je le dis parce que on a un vrai sujet de préoccupation pour l'agriculture biologique au moment où je vous parle et de corrélation au marché l'ensemble des producteur en agriculture biologique dans ce pays traverse une crise difficile plus ou moins marquée en fonction des secteurs de production mais extrêmement difficile en grande culture difficile en lait difficile en production animale un peu moins en en production maréchère en que parce que le consentement au paiement du consommateur n'est pas toujours au rendez-vous et que la réalité d'adéquation entre le marché entre l'offre et la demande aujourd'hui questionne donc on on est en tous les cas conscient qu'il faut qu'on fasse mieux demain et je le dis les entreprises agricoles françaises étant essentiellement aujourd'hui des entreprise patrimoniale même si aujourd'hui les nonissus du milieu agricole vont devenir de plus en plus importants témoigne aussi de la volonté de transmettre un outil et de faire en sorte de l'améliorer de continuer à l'améliorer je fais référence notamment à la ceinture vê parce que si vous êtes élu de Paris je suis su moi agriculteur francilien donc je connais bien ces sujets là il nous en reste un peu à moness son la plaine de perte en gaâtinet mais c'est vrai que c'est plus la même chose et ça se réduit beaucoup mais que pour autant il y aura peut-être demain des alternatives je sais que la mairie de Paris avait regardé les questions d'agriculture urbaine dont on peut pas dire que le niveau de production aujourd'hui soit très ambitieux mais il y aura peut-être demain des alternatives il y a eu quelques ambitions aussi de production dans des containers tout ce qui a été mené jusqu'à maintenant n'a pas de modèle économique qui permet de de de rester viable mais ces questions elles sont posées et tout le monde les les regarde ce qui compte pour nous c'est de continuer je le dis à équilibrer les choses entre les réalités de terrain qualité des sols un Tron et puis la réalité économique c'est évidemment c'est évidemment le nerf de la guerre enfin est-ce que les aides agricoles sont bien répartis alors vaste sujet je voudrais juste vous rappeler que le 8020 ou le 2080 est vrai au niveau européen n'est pas vrai au niveau françaisà les Français font font mieux euh et je vous remercie et je vous remercie d' l'avoir souligné euh avec la question de l'emploi alors ça c'est un débat récurrent le sujet c'est qu'aujourd'hui puisque je vous ai dit qu'on voulait une agriculture on voulait une politique publique européenne la plus européenne possible hein la plus commune possible bah la réalité de l'emploi c'est qu'aujourd'hui il est plutôt dans les pays de l'Est il est plutôt en Bulgarie il est plutôt en Roumanie un peu moins en Pologne et que nous finalement on est assez on est assez court sur ce sujet enfin je rappelle que il y a 70000 emplois non pourvus dans l'agriculture donc l'idée qui consisterait à penser comme le porte un certain nombre de syndicats concurrents qu'on pourrait remettre 1 million d'agriculteurs à la terre me paraît une idée assez loin de la réalité de ce qu'on vit puisque je le pardon ben indépendamment des lieux pour les former je je rappelle que la terre est basse et et que en fait la réalité aujourd'hui c'est que on cherche des collaborateurs dans nos fermes 70000 des collaborateurs d'ailleurs qui peuvent être des chefs d'entreprise en devevenir c'estàdire qu'il pourrait venir se former et puis comme il va y avoir je l'ai dit un mouvement générationnel important voilà la réalité c'est que on a des problèmes d'attractivité alors on les a une journée 2 jours 5 jours puis rapidement les gens découvrent que le nombre d'heur de travail les conditions économiques la la dureté du métier he la pénibilité du métier font que le niveau d'attractivité est pas si important de que que que ce qu'on voudrait bien dire mais nous tous ceux qui de près ou de loin s'intéressent à nos métiers et envie de venir les essayer sont les bienvenus he il y a pas de problème mais j'observe aujourd'hui pour être très clair un mouvement plutôt contraire qui consiste à dire plutôt plus de mécanisation plus d'automatisation pour pour finalement sursoir à ce manque de main d'œuvre chroniqueou trouver aujourd'hui quelqu'un pour travailler dans une porcherie dans un vacher trouver quelqu'un pour travailler parfois dans le froid voilà c'est pas si évident et pourtant on a beaucoup évolué sur la pénibilité on a fait de gros effort sur l'attractivité mais force de constater que on n'est pas encore du tout à l'épur qu'on souhaiterait atteindre allez question de relance oui relance en fait mon propos sur la question d'intensivité en travail déjà parce qu'il y a des modèles agricoles qui qui le font il s'agit pas de de reprendre ici des des propos d'un autre syndicat sinon on leur ferait directement et on sait le faire en tant que parlementaire la la question c'est que vous on a consulté comme vous j'imagine des rapports et des études qui indiquent que le reven générationnel des exploitants actuels n'est pas assuré à horizon de 20 à 30 ans et peut-être en amont donc la la question sous-jacente dans dans l'intensivité au travail c'était pas de de remettre 100000 personnes dans les champs à ramasser les fraises comme ça peut être le cas en Espagne par exemple et d'ailleurs les les exploitants ne sont pas des des ressortissants pour l'avoir constaté même européen donc la main d'œuvre existe mais elle n'est pas intracommunautaire la question qui se pose pour moi dans dans mon propos pour être plus précis c'est comment est-ce que vous envisagez que ce travail reste un travail d'être humain et éviter une automatisation qui du coup rentre aussi avec l'exemple hollandais que je vous donnais dans une autre logique de production aliment et qui finalement ceux qui nous nourriront ne seront pas les paysans les éleveurs et y compris dans mon esprit ceux qui sont les pêcheurs et aussi les éleveurs de coquillage parce que ça fait aussi partie de de l'alimentation je sais que le président est est très sur ces questions là aussi mais c'est comment est-ce que vous envisager finalement que ça reste un travail de des gens qui aujourd'hui ont les mains dans la terre même si parfois ils sont derrière un tracteur mais ça n'empêche que ça aussi c'est avoir les mains dans la terre et on n'est pas très haut du sol assis sur un tracteur donc c'est plutôt ça ma question comment vous envisagez le rement générationnel avec en étant membre de la commission éducation de façon sous-jacente la la question des écoles de formation et inévitablement le retour dans un exode rural à l'envers finalement de tous ces urbains qui avant étaient des ruraux et qui d'une façon ou d'une autre peut quel qu'est-ce que nous pouvons mettre en œuvre en fait pour pour qu'il retourne euh non pas dans quelque chose qui a été méprisé dans notre pays mais au contraire de quelque chose de très noble puisque ce sont eux qui nous nourrissent d'abord merci pour votre question parce que elle est aussi une préoccupation pour nous hein euh d'abord une bonne nouvelle la bonne nouvelle c'est que nos nos lycées d'enseignement professionnels nos écoles d'ingénieurs nos voilà beaucoup mieux qu'il y a 5 ou 10 ans donc il y a une forme de regain d'intérêt euh qui pour ce qui nous concerne nous nous nous nous réjouit euh et donc le goulet d'étranglement ne se situe pas forcément là ensuite il y a l'accès au métiers donc il y a les sujets d'accès au fonciers les sujets de reprise d'exploitation les sujets de choix aussi personnel parce que derrière il y a un projet individuel et qu'un projet n'est pas le même en fonction du territoire de la personne qu'il porte voilà il y a des réalités c'est-à-dire qu'il y a des entreprises aujourd'hui à à à céder élevage des vignes que sais-je voilà qui ont un cût comme comme n'importe quelle entreprise de l'artisanat ou du commerce et donc il y a aussi toute la question de l'accompagnement ensuite il y a le sujet qui va être dans la loi comment on facilite le départ des cédants avec des conditions qui permettent que les gens se disent j'ai plutôt intérêt à partir que de rester qu'il y a beaucp d'agriculteurs qui aujourd'hui au regard de la faiblesse des retraites font le choix de continuer parfois longtemps euh leur travail comment on les incite à céder à des jeunes et donc comment on favorise fiscalement leur départ et comment on accompagne les jeunes donc ça c'est un vrai sujet aussi et donc sur tous ces sujetsl nous on est très très allent parce que je ne sais pas si on remplacera un pour un pour répondre à votre question euh mais en tous les cas on est convaincu que il y a un moment il y a a une limite humaine et que la machine ne peut pas tout et puis il y a quelque chose qui nous rassure c'est qu'en agriculture il y a quand même un facteur qui s'appelle le climat sur lequel même l'intelligence artificielle trouve ses limites vous voyez donc on aura quand même besoin à un moment de quelqu'un qui un peu le sens du métier y compris en animal vous voyez la machine qui va vous faire le vlage qui se passe pas bien à 2h du matin elle est pas tout tout à fait arrivée maintenant en revanche on peut avoir de la technologie qui nous aide à nous alerter qui nous aide à voilà mais a il y a le geste le savoir-faire l'expérience reste en agriculture quand même des choses importantes Jean-Philippe t merci monsieur le Président merci monsieur Rousseau plusieurs questions très courtes je vais essayer d'être très court pour pouvoir les poser vous avez parlé de stratégie de filière ancienne stratégie notamment protéin premier plan 74 si j'ai bien noté et vous avez dit après juste après ce que je enfin je comprends mais jeis relevé la contradiction que on va pas remplacer les protéines ortées en quelques semaines soit mais donc là ça fait donc 50 ans qu'il a eu le premier plan et donc ma question est sur d'autres filières c'est pourquoi l'échec en fait de tous ces plans en tout cas ça ne dis pas que c'est un échec total mais en tout cas on naboutit pas aux objectifs en tout cas mentionnés dans le débat public et promis au français surtout quand même deux grandes périodes une première période on peut la critiquer de pqu intensive mais bon les ob objectif quand même fixé euh de comment dire de de pas d'autarci mais enfin de de satisfaction du marché européen à l'époque bon il est rempli euh la qualité de l'alimentation elle est remplie les les grands axes de modernisation de l'agriculture entre la libération et la fin 70 elles sont rempl bon tous ces objectifs sont remplis je parle même pas du niveau de vie des agriculteurs moi bon récemment je l' rentré aveun de ma famille on a retrouvé le testament don derè grand oncle où il fait le recensement en Normandie d'une vache et de poules enfin vraiment littéralement bon les gens vivaient dans on l'oublie hein c'était il y a même pas un siècle vivait dans un dénuement parfois dans la région agricole riche extrême donc bon niveau de VI d'agriculteur euh rempli en tout casctif qui s'est donné et depuis on a l'impression que l'ensemble des stratégies de filièr qui se succèdent ne réussissent pas donc je voulais avoir le votre avis dans l'objectif de souveraineté alors quel que quelle que soit la manière dont on l'entend strict large bref voilà que que ces plans ne réussissent pas est-ce que c'est parce que il y a pas de suivi il y a pas de pilotage euh est-ce que c'est parce qu'on a objectifs contradictoires trop nombreux voilà j'ai pas bien compris précisément et si possible manière courte parce que pour poser autres questions quelles sont pour vous pour comment on pourrait que ces plans réussissent alors je vais rester sur le plan protéine parce que chaque filière a ses spécificités sur le plan protéine c'est assez simple l'Europe avait abandonné au continent américain le la production de la protéine donc on va dire que de 70 enfin l'embargo 70 jusquau dans les années 80 enfin jusqu'aux accords de la fin des années 90 finalement on avait abandonné la protéine au continent américain et les plans étaient assez peu dotés et assez peu efficace pour autant il y avait de la production ce qu'on a connu depuis le début des années 2000 c'est agronomiquement une incapacité à produire avec des résultats économiques qui étaient pas au rendez-vous ce qui a fait que grosso modo la production a échoué ensuite on a voulu accompagner alors accompagner à travers les politiques publiques la PAC notamment avec des aides aux protéines et puis des plans nationaux aujourd'hui ce qu'il nous manque c'est la génétique et la capacité à trouver des semences qui répondent aux principales difficultés de production qui sont des sujets d'attaque de champignons d'attaque d'insectes je vous fais cours voilà et que tant qu'on n pas résolu le problème de la production on n'est même pas sur le marché le marché existe il est demandé simplement on n pas les volumes on n'a pas la taille critique donc sur ce point très précis tant qu'on a pas une réponse génétique qui nous permet de répondre en poids protégineux en févol et en Lupin on Nura pas de résultat il se fait un de soja en Europe avec des variétés qui sont assez peu adapté on pourra aller plus loin mais pour être efficace il faut de l'eau et pour le moment on n pas ce qu'il faut en face donc on sait qu'on peut faire beaucoup mieux on sait sur quelle leve agir et on pense que dans un temps raisonnable on arrivera à le faire mais le temps raisonnable de la recherche notamment sur la génétique c'est 5 à 7 ans à minima donc avant 10 ans quelque chose qui permet d'avoir un levier formidable paraît voilà alors après il y a autre chose qui existe on peut faire de la Luserne on peut faire tout un tas de de sujets mais mais les plantes riches en protéines voilà pour la dans d'autres filières ça peut-être d'autres problématiques qui tiennent au marché qui tiennent à la chaîne de valeur on parlait de la grande distribution tout à l'heure voilà donc chaque filière a des problématiques qui peuvent être très différentes je ne crois pas qu'on a eu que des échecs par ailleurs il y a quand même des choses dans lequel on a plutôt aidé on parlait tout à l'heure de la production ovin en ovin par exemple on a réussi grâce à des politiques publiques qui primaient la prolificité et l'accompagnement de la production à à à ralentir la chute ou même à la boucher voilà mais on a d'autres problèmes par exemple en Nov aujourd'hui un des problèmes les plus importants c'est la prédation du loup voilà qui sont des sujetsz des sujets adjacents qui sont venus s'ajouter donc donner une cause et une règle qui serait le fait de tout ne me paraît pas juste mais filière par filière voilà il y a la volonté de faire et puis après il a les sujets d'investissement vous voyez il y a eu des plans qui ont été fait concernant les abattoirs par exemple mise auorme des abattoirs les plans qui ont été faits sur les infras on parlait du canal se Nord ça c'est de la compétitivité deain dans les filières les camions qui sont passés il y a quelques années de 40 à 44 tonnes voyez alors ça peut être des sujets de débat mais voilà il y a des sujets qui ont permis à certaines filières de le faire et puis après il y a les accords internationaux c'estàdire que dans quelles conditions on met nos filières vis-à-vis de la compétitivité externe un mot sur laass ài Pride puisque vous avez employé le mot tout à l'heure nous ce qu'on dit c'est assez simple c'est que il y a des règles européennes de mise en marché des produits bah si un produit est homologué en Europe Europe on comprend pas pourquoi il il a pas une autorisation de mise en marché sur le en France c'estàd si ce produit a un problème toxicologique de santé publique c'est vrai pour un Allemand pour un Belge ou pour un espagnol voilà et donc ces sujetsl ils peuvent aussi être des freins à la compétitivité des filières quand on parle de pomme quand on parle de noisette quand on parle de betterave la C à miipride c'est un sujet et si demain on peut trouver des alternatives on est très fan il y a un pnri qui a été mis en place avec des financements publics pour trouver des alternatives mais au moment où je vous parle ces alternatives elles existe pas et expliquer un Français qui va avoir de la jaunie sur ses betteraves quand il est producteur en Alsace et que son voisin de l'autre côté du RIN va pouvoir faire le traitement qui pose pas de problème ça n'est pas compréhensible sur le plan de la compétitivité des figures merci juste revenir rapidement sur le le plan protéine parce que sincèrement il y a 10 ans campagne européenne euh c'était exactement le même argument il déjà moi j'étais dans la région Nord-Ouest donc très intéressé par cette question de la protéine animal donc Picardie nor pas de calé grandenormandie exactement la même question exactement le même promesse on parle pas d'un marché annexe bon je pourrais parler du du du problème de du lin bon c'est très important on peut considérer que ça un marché annexe sans leur porter préjudice sans leur manquer de respect à niveau mondial bon la protéine anim protéine végétale pour le le le le bétail en Europe c'est c'est considérable donc en fait je précise ma question sil était imprécise j'en excuse c'est comment expliquer en dehors de ce que vous avez dit des années jusqu'aux années 70 que moi ça fait 10 ans moi j'ai les publications de la FNSA sur ce sujet il y a des expérimentations sympathiques à petite échelle j'en voie régulièrement en Picardie bon mais je comprends pas le c'est le même argument qu'on m'a dit on m'a dit il y a 10 ans je vous jure on m'a dit la génétique tout ça dans 5 7 ans on y arrive donc moi j'ai une vraie interrogation là-dessus comme contenu l'immensité de de de l'enjeu pour nos agriculteurs pour la France pour l'Europe de de de du d'un plan ou d'une volonté d'être indépendant ou en tout cas un peu plus moins moins dépendant sur ce sujet que j'ai l'impression qui n'avance pas du tout sans faire de mauvais esprit Mo je je je je vais essayer de préciser le propos d'abord ce qui a changé depuis 5 à 7 ans j'ai j'ai présidé avant d'être président de l' fnsoa la filière des huiles et des protéines non je je connais bien ce sujet ce qui a changé en disant c'est qu'aujourd'hui pour que ça fonctionne il faut mettre en réseau les différents opérateurs parce que le le pour être très concret le sujet est essentiel économique hein le poids étant une petite filière en terme de surface aujourd'hui les chercheurs n'ont pas forcément envie d'investir en RD des sommes importantes avec la perspective d'avoir finalement un modèle économique peu rentable et donc on a été voir l'ensemble des protagonistes leur disant arrêtez d'être des concurrents entre vous puisqueà l'échelle des enjeux de la production notamment de poids protagineux on va se faire laminer partager vos compétences on a é allé voir l'état pour lui dire sur les plans protéin arrêtez de donner quelques euros de l'hectare même s'il faut le faire c'est pas ça qui va permettre de relancer la production et donc là il y a un programme donc je vous invite à si vous le souhaitez on pourra le le faire avec vous qui s'appelle P Forever et qui permet de mettre les créatif qui permet de mettre ensemble les industriels de la semence spécialiste les financements d'État l'inrae notre recherche notre institut de recherche publique pour faire en sorte qu'il ait une synergie qui s'opère entre les acteurs parce que vous avez raison si on n pas l'assemence qui permet d'avoir le modèle économique derrière on peut raconter l'histoire qu'on veut à la fin il y a pas de production parce qu'il y a pas de modèle économique voilà et que les producteurs même avec de la meilleure volonté du monde se détournent de la production parce qu'il y a pas d'équilibre économique donc il faut commencer par là il faudra aussi qu'il y ait un modèle économique pour ceux qui font la recherche et l'innovation avec le paiement de royalties le temps que ça finance la recherche et ensuite si on a des variétés qui permettent de le faire on sait qu'on l'a déjà réussi poids protégineux on a pu faire des rendements de 60 70 75 quinau il y a 30 ans 25 ans aujourd'hui pour des raisons de climatique et de maladiie notamment la phenomics on ne sait plus le faire voilà donc vous avez peut-être le sentiment que ça va passer vite nous on a clairement le sentiment que ça va passer vite mais au moment où je vous parle la réalité est celle-là et tout porte à croire qu'on aura pas de solution avant 5 à 7 ans et si dans 10 ans on a rien trouvé parce que la recherche n'a rien donné on sera de nouveau sur ce sujet collé ça c'est pour les protagineux en revanche pour le bétail on a quelque chose qui marche Mar bien c'est les olineux tourau de cols tourau de tournesol avec l'augmentation de la surface de tournesol en France notamment maintenant au nord de Paris pas complètement encore dans la Somme mais il y a quand même des départements dans lequel on s'y met et sur lequel on est capable de fournir beaucoup plus qu'avant les fameux tourau qui remplacent les tourau de soja importé il y en a pas assez pour tout le monde mais ça ça continue être produit et c'est produit en France Merci monsieur président tout à l'heure vous vous avez mentionné vous avez donné le le l'exemple pardon de de pays de subafricain subsaharien pardon en disant ils savent produire ils savent faire des produits agricoles mais il y a pas de filière alors moi ça m'a inquiété parce que beaucoup de filières en France où j'ai l'impression qu'on va vers ce ce cette voisà je donne plusieurs exemples la laine vous avez parlé de la redressement de la filière auovine mais enfin moi je vois la laine euh moi j'ai plusieurs éleveurs sur ma circonscription la laine est dans il y a un tas de laine qui traîne qu'elle n'est peut pas être vendue parce qu'elle peut pas être achetée il y a plus personne qui achète de cette laine plus personne pour la laver plus personne pour la transformer en France et visiblement pas qu'en France j'ai découvert ça fait l'objet d' alors j'ai vu que ça veut un peu percer dans la presse depuis quelques semaines mais je découvre ça alors que c'est c'est un scandale ça devrait faire l'objet d'un scandale national on ne sait même plus transform enfin laver transformer la laine en France et donc on va la brûler et on parle d'écologie toute la journée et en plus on de cette laine on pourrait d'ailleurs en faire des usages écologiques pas de filière donc exactement l'exemple enfin ce que vous avez déploré pour ces pays en voie de développement j'ai parlé du lin produit 50 à 70 % du lin mondial tout ça part en Chine avec des machines que nos aïux ont d'ailleurs inventé puisque la Chine n'a pas de tradition linaire et tout ça revient en France pas de filière pareil ça fait 15 ans qu'on en parle ça n'a pas avancé pour le coup il y a quelques trucs sympathiques financés par les haut de France moi je suis pas dans la politique du pire mais vous enlevez la vous enlevez la plaquette et les quelques exemples qu'on met dans la plaquette chaque année depuis 15 ans il y a rien voilà on produit si mais il y a pas de filière ça avance pas euh la betterave qui est en train de se péter la gueule dans l'indifférence que quand il y a un scandale momentanné mais général produit le plus écologique potentiellement de tout ce qu'on produit on peut faire plein de trucs avec la betterrave pour la transition énergétique la transition écologique on ferme des des des des on a fermé des des raffineries on sait très bien que la filière va s'effondrer on laisse faire et on se plaint qu'il y a pas assez d'éthanol on se parle de biocarburant et on laisse tomber cette filière c'est c'est surréaliste bon les exemples sont nombreux donc je reviens pas à ma question comment se fait-il qu'alors que vous avez la compétence pour faire des filières de toute évidence qu'on sait le faire dans un certain nombre de domaine une fois encore sur la moyenne durée ça va pas dans le bon [Musique] sens oui je va répondre en partie vous partez là notamment si parler de la laine mais si à l'article 16 qu'on apporté mais quand voyez les contraintes qu'on a mis à la tonne celui qui est détenteur de l'article 16 de de la loi et loi vous allez bientôt à partir du 14 mai prochain s'il y a cet article là c'est parce qu'on a mis telle norme i CPE sur ces détenteurs de quelques tonnes de de laine qui fait que ils peuvent on leur a mis voilà des des normes telles que c'est c'est aujourd'hui pas possible de développer en France donc c'est pour ça que on on demande absolument à à ce que la norme soit celle européenne et pas celle française et qu'on puisse donner assouplir ces élémentsl vous faites par partie c'est le du lin euh si aujourd'hui il y a une filature vous l'avez dit en haute-france mais il y en a une qui est en train de se mettre en place aussi en Bretagne et en Normandie c'est parce que notre syndicat aorter qu'il y avait besoin de ces organisations de filière c'est indispensable c'est-à-dire que moi je produis du lin euh si j'ai pas derrière la première transformation que soit une coopérative et puis derrière la la la filature ou les et et puis toute la recherche sur la sur la semence aujourd'hui on met en place des du lundiv ver pour qu'il s'adapte mieux au changement climatique et qui permet justement de de répondre mieux euh parce que derrière le lin bien sûr il y a on pense à la fil mais il y a aussi tout justement la graine et tout ce qui peut y apporter autour mais vous pouvez le faire sur sur l'ensemble des productions on peut faire les lentillle j'allais dire dans la Haute Loire qui aujourd'hui quand si on demain on lui enlève quelques moyens de production sur le déssherbage qui fait que benah on importera la protéin du CAN du Canada ou d'autres et donc c'est c'est là c'est là que c'est important et donc vous donnez de loi à notre moulin sur le fait que il y a besoin quand on parle de souveraineté alimentaire de production et Arnaud a mis tout de suite derrière aussi c'est l'organisation de filière parce que ce que vous disiez tout à l'heure sur la protéine s'il y a l'organisation de filière telle qu'on peut l'avoir ené aupréaginé aujourd'hui euh moi mes vaches elles sont bien contentes de manger aujourd'hui euh du tourteau de colza français ou européen alors queil y a il y a 20 ans il mangeait 100 % de soja qui venait euh de de l'Amérique du Sud donc aujourd'hui pour ça que c'est important quand on porte ces éléments là c'est que c'est bien un tout c'est bien une globalité et qui a besoin d'investir dans ces filières et que c'est pas que justement à la l'agriculteur mais il y a besoin aussi de soutenir sur l'ensemble de nos territoires c'est bien pour ça que on a bien donné la définition un tout j'avis le rapport vous avez encore une question allez-y merci Monsieur président non je voudrais revenir sur le pas compris tout votre réponse sincèrement sur les prix planchés quelle est vraiment la vie alors sur ce qui a été exposé sur ce qui a été encore présenté par ministre panier runaché sur les autres options qui existent sur la table j'ai n'ai pas compris tout à l'heure votre réponse euh et puisqu'on est dans les concepts aussi votre avis sur le concept d'exception agriculturelle alors je vais essayer d'être précis sur les prix planchés nous avons dit très clairement que si les prix planchés c'était la convocation trimestrielle d'une commission de fixation des prix ça ne nous paraissait pas crédible dans le monde ouvert dans lequel nous sommes voilà donc parce que le prix plancher deviendrait rapidement un prix plafond considérant que si on fixe un prix qui est supérieur à la réalité du marché les acheteurs vont s'empresser d'aller acheter le produit ailleurs voilà et que si en revanche le produit était fixé à des niveaux moins chers on aurait forme d'appel d'air qui ferait que les gens viendrai s'emparer du produit à un prix qui serait bas et qu'on bénéficiera pas de la hausse donc sur ce plan là on est réservé c'est un sujet de sémantique nous la traduction qu'on en fait du prix plancher c'est de dire qu'on ne peut pas vendre un produit agricole à perte et que par conséquent ce qui nous intéresse pour faire un plancher c'est qu'on regarde quel est le coût de production interprofessionnel corollé au marché et comment on construit le prix de telle sorte que on ne soit pas comme il y a 10 ans à négocier entre industriel et grande distribution et dire au producteur voilà ce qui me reste bon donc comme on a compris que le sujet de prix plan un sujet d'interprétation on préfère dire construction du prix en marche avant qui consiste à dire qu'à partir des indicateurs de coûp de production et du marché principalement des indicateurs de coût de production on est capable de définir ce qu'est le coûtun kil de viande et qu'ensuite on est une négociation en marche avant qui fasse que on négocie entre organisation de producteur et industrielle et ensuite entre industrielle et grande distribution pour s'assurer que le producteur il est son coout de production alors sur la base interprofessionnelle pas individuelle et une marge voilà ce qu'on dit voilà quelle est notre définition de ce que pourrait être des prix planchés mais je je le dis parce que il y a d'autres analyses qui consistent à dire soit c'est des conférences trimestriel de fixation des prix on pense que ça marche pas pour tout vous dire en fait le prix plancher il existe déjà aujourd'hui en viande bovine par exemple il est d' 1,50 € en blé il doit être autour de 150 € inutile de vous dire qu'à ces prix-là ça fait longtemps qu'il y a plus personne qui existe hein bon donc le sujet pour nous c'est pas de tirer vers le bas c'est de dire un producteur ne peut pas durablement faire vivre son entreprise quelle que soit la taille et les fermes sont souvent des petites entreprises si vend en dessous de son coup de revient jusque là tout le monde arrive à comprendre et que du coup l'idée de dire respectons ce qu'est le prix de revient alors de manière interprofessionnelle encore une fois pas individuellement et faisons en sorte que ça soit à partir de ce prix-là qu'on négocie avec des indicateurs de marché parce qu'on pourra pas complètement se départir de la réalité du marché mais en tous les cas pour la partie qui permet de vivre de son métier on s'en affranchit et ensuite on construit un March avant voilà ce qu'on dit et ça concerne notamment la viande bovine ça concerne le lait euh voilà ça concerne peu de production finalement essentiellement production d'élevage c'est pas le cas du tout dans des marchés notamment euh de céréales où c'est le prix mondial qui prime quand on parle de colzaac quand on parle de sucre quand on parle de blé quand on parle de maïs on n'est pas sur ce schéma-là mais en tous les cas pour les productions qui nécessitent qu' a un construction prix en March avant voilà la terminologie qu'on utilise ah pardon sur la deuxième chose alors ça c'est pareil donc c'est un un syndicat concurrent qui utilise cette terminologie je sais pas ce qu'on met derrière ce qu'on dit nous c'est que le libéralisme plein et entier ne fonctionne pas en agriculture qu'on a besoin de régulation au même titre qu'on dit que l'administration complète du secteur ne fonctionne pas donc moi je sais pas ce que ça veut dire exception agriculturelle et quel est le niveau de l'exception et on le met nous ce qu'on porte c'est un je l'ai dit un monde ouvert avec de la réciprocité c'està-dire qu'on peut pas mettre l'agriculture en concurrence avec des agricultures qui ne respectent aucun de nos standards de production donc si c'est ça l'exception agriculturelle bah très bien si l'exception agriculturelle c'est dire on sort l'agriculture du marché et on en fait un marché administré je ça correspond pas à la définition qu'on qu'on se fait voilà mais je ne sais pas par ailleurs ce qu'on met derrière nous ce qu'on dit c'est que on a une production la plupart du temps annualisé euh voilà une vache elle va pas vous sortir un vaau toutes les semaines bon donc on a besoin d'avoir une vision de long terme on peut pas être sur un marché complètement libéralisé parce qu'on sait que ça ça ne marche pas parce qu'on a des accoup de climat on a des accoup de marché et voilà qu'il faut un cadre et pour autant on veut pas de de de choses administré je je l parce que la question notamment des niveaux d'intervention est une question qui revient dans le débat public en disant est-ce que notamment dans le contexte géopolitique dans lequel on est d'avoir des stocks stratégiques c'est quelque chose qui a du sens on l'a complètement abandonné sur le sujet agricole on voit bien que les tensions qui s'exercent et les àoups de prix qui sont extrêmement difficiles à gérer que ce soit pour le consommateur en terme d'inflation pour les entreprises parce que vous pouvez avoir des variations de prix qui sont très élevées et qui créent des difficultés soit d'approvisionnement soit de de stock important sont des sujets qui revi vienent dans le débat public est-ce que ça ça correspond aussi à ce qui est l'exception agriculturelle je ne sais pas mais en tous les cas l'idée de dire il faut se donner un peu de perspective de long terme et pas simplement être soumis aux allés du quotidien nous paraît important merci beaucoup j'avais trois petites questions pour pour terminer je vrais rebondir sur la sur la la question des prix planché vous avez dit que il fallait pas qu'il de prix plafond j'avoue que je ne comprends pas cet argument je crois que c'est la filière porsing qui nous expliquait que le le cours du marché était largement enfin largement était au-dessus des des indicateurs de fixés par interprofession et donc ben le marché faisait que le le prix était payé plus cher donc j'arrive pas à comprendre cette cette cette argument du du du du risque de transformer le prix planché en prix plafond la la seconde c'est la question de prendre en compte les indicateurs de marché ce qui est ce qui nous a été répondu par l'UNEL que nous avons auditionné et la difficulté c'est que ça revient quand même à accepter le fait que que au prétexte notamment du marché à l'export qui serait moins valorisé que le marché intérieur que que les que les les agriculteurs produisent produisent en dessous des coûps de production est-ce que c'est indicateur de PR de c'est cette prise en compte des indicateurs de de marché il y a pas quandême des limites quand même dans le dans dans dans cette dans cette prise en compte sur un un autre sujet vous avez dit tout à l'heure nous ne voulons pas d'interduction sans solution est-ce qu'il y a pas aussi on le voit pour le la betterave ou la c'est c'est c'est très clair mais est- ce qu'il y a pas aussi moi je comme vous l'avaveais dit tout à l'heure je suis viticulteur et la la diminution du glyphosate ça entraîne des de l'augmentation de des coûts de production il faut plus de mécanique il faut plus de de de main d'œuvre est-ce qu'il y a pas aussi une notion quand même de perdre de compétitivité c'estd que c'est un peu ce qu'on nous répond c'est pas d'interdiction sur solution certes mais il y a des alternatives sauf que les alternatives elles coûtent plus cher est-ce que vous êtes d'accord avec cette cette notion et tout à l'heure vous vous nous avez dit que lors du premier mandat du Président de la République il y avait une stratégie de monter en gamme comment vous analysez aujourd'hui la d'abord C peut-être cette monter en gamme vous en avez un peu parlé mais est-ce que vous avez le sentiment qu'il y a une une inflexion de cette politique puisque vous sembliez dire que c'était c'était limité au premier mandat de d'Emmanuel Macron alors sur prix plancher prix plafond enfin c'est c'est juste un mécanique économique he c'est-à-dire que le risque de fixer des prix planchers administrés c'est qu'une fois que vous avez fixé le prix plancher et que le prix mon monte bah soit le prix monte et en fait comme vous avez fixé des prix bah on vient vous acheter et vous bénéficiez pas de la hausse soit vous êtes au-dessus du marché et les gens vont acheter ailleurs voilà assez simple je pas inventer le voilà c'est le risque bon donc je sais pas si c'est un risque avéré je je dis simplement que l'administration des prix aujourd'hui est quand même quelque chose qui qui qui qui qui questionne et la crainte c'est c'est de dire finalement ce prix planché qui a une forme de de de d'éco dans le monde agricole c'estàdire de dire enfin on va nous protéger d'une concurrence déloyale aurait comme corollaire le fait de dire une fois qu'on a fixé le prix ben le marché il vit bon et une fois que vous avez mis votre prix planché bah soit votre prix planché il est au-dessus du marché international et les gens vont ailleurs soit votre prix il est en dessous et en fait vous ne bénéficiez pas de la hausse parce qu'en fait les gens viennent vous acheter au prix au prix que vous avez fini vous avez défini et c'est ça le le risque et dire bah finalement on bénéficie de la hausse mais jamais de la baisse ça c'est c'est c'est c'est pareil c'est c'est c'est assez assez équivoque en tous les cas c'est c'est moi on est très interrogatif et puis alors les conférences je demande à voir parce que fixer tous les prix et en plus à l'intérieur même d'un produit vous pouvez avoir des catégories très différentes voyez en viande bovine si c'est une vache pas la même chose que si c'est un veau si c'est pas voilà en viticulture je vous dis pas premier élément 2è élément euh sur les indicateurs de prix de marché j'ai j'ai bien précisé et j'ai bien dit que on gardait des indicateurs donc c'est c'est coût de production interprofessionnel donc c'est bien reconnu dans le cadre de l'interprofession c'est pas un tel ou un tel qui vient et qui dit voilà c'est interprofessionnel et d'ailleurs depuis qu'on réaffirme ce sujet là il y a des commentaires ou des critiques qui se font jour sur le calcul de cet indicateur de coût de production interprofessionnelle je bien indicateur et ensuite on dit bien qu'il y a des réalités marché vous parliez du lait évidemment en fonction du mix produit de l'entreprise qui achète pour avir des écarts de prix important si vous êtes sur des produits grande consommation France vous êtes pas positionné pareil que si vous avez une part importante de vot mix produit qui est du bere poudre sur le marché international donc on ignore pas les réalités de marché on dit que majoritairement on prend cet indicateur pour faire en sorte qu'au moins on colle à la réalité du coût de production de du producteur voilà je sais que ça fait débat je je n'ignore pas mais ce qui fait débat c'est aussi la durabilité des modèles c'est-à-dire que je l'ai dit on a moins de 50000 laitiers aujourd'hui on perd des vache laitière si on n'est pas capable à un moment de donner une perspectiv on risque quand même d'avoir une attrition importante de la production c'est ça le risque he et donc le sujet c'est de donner un peu de perspective après on se départit pas du marché il y a des réalités de marché donc on peut pas dire on se départi du marché c'est pas ce qu'on dit on dit simplement il faut qu'on veille à côté des indicateurs de marché à avoir des indicateurs qui prennent en compte les cous de production parce que sinon on risque de détruire la production et c'est ce qu'on observe en France au moment où on se parle sur compétitivité et puis vous preneiez l'exemple du glyphosate voilà nous quand on dit pas d'interdiction sans solution on dit d'abord est-ce qu' existe des solutions et ensuite est-ce que ces solutions sont à la maille à l'échelle et puis est-ce qu'elles sont abordables acceptons de dire que peut-être demain avec des différentiels de cûp de quelques c'est des choses qui se regardent j'ai dit quand je parlais tout à l'heure de l'amonytrate des carbonés que il valait deux fois plus que l'amonyrate standard évidemment le produit existe mais le le le consentement et l'accessibilité d'abord il y a pas les volumes et ensuite le consentement à payer deux fois plus cher n'existe pas donc là aussi on rêve pas les yeux ouverts le glyphosate on s'est battu pour avoir la réhomologation bon qui s'est fait dans un cadre européen qu'est-ce qu'on dit aujourd'hui si demain il existe c'est un produit alternatif qui permet d'obtenir les mêmes effets sans euh sans impact ou avec moins d'impact ben à des coûts abordables posons-nous la question si le produit est trois fois plus cher bah le problème va vite être réglé parce que encore une fois ne traitons pas de manière séparée les réalités de ce que sont la vie de ceux qui produisent dans ce pays il y a des réalités économiques et donc dire on a une super solution mais personne peut se la payer bah on peut se faire plaisir mais on n'est pas capable de le faire et donc la question c'est quels sont les moyens mis sur la recherche pour ça que on a des investissements qui sont faits aujourd'hui et on veut trouver des solutions mais on ne se départira pas de la réalité de ce qu'est le fait de de produire et de la réalité économique de la production ça c'est ça nous paraît pas pas réaliste et penseer qu'on va administrer toutes les productions on peut se faire plaisir mais c'est pas la réalité et on le voit ce qui se passe en ce moment en agriculture biologique est un vrai révélateur c'estàdire qu'on a dit on va produire pas on va faire de la conversion sur X % des terres françaises sauf que le marché ne s'est pas absorbé aujourd'hui plus de 10 % est-ce qu'on continue à envoyer des gens à la conversion alors que on ne pourra pas durablement acheter du lait en agriculture biologique qui vaut plus cher que du lait conventionnel et le vendre au prix de l'agriculture biologique de au prix du conventionnel ça n'est pas réaliste que de le penser il y a des stocks importants de de blé bio en ce moment dans le gerse mais ailleurs des stocks très très important qu'on ne sait pas vendre à des prix 280 300 € qui ne rémunèent pas la production est-ce qu'on continue à dire à des gens on on on convertit voilà les questions qu'on pose et c'est pas à parti prix idéologique c'est une réalité de marché je le dis aussi parce qu'à chaque fois qu'on réduit à chaque fois qu'on réduit de 1 % les surfaces en agriculture biologique c'est près de 280 millions d'argent public qui sont brûlé que une conversion c'est 5 ans quand au bout de 5 ans la personne qui a été accompagnée qui a un projet de vie qui a investi de sa sueur de ses économies et qui est obligé de renoncer les 5 ans d'investissement d'argent public c'est c'est une croix dessus donc posons-nous les questions aussi des taillees de marché et voilà et et si demain il y a des secteurs dans lequels on peut dé faire du développement pourquoi pas mais on ne peut pas décorréler le prix de la réalité du marché ça ne nous paraît pas raisonnable en revanche laissz penser qu'on pourrait être sur une dérégulation totale et que le prix mondial pourrait simplement interagir ne nous paraît pas non plus responsable je l'ai dit tous les grands blocs mondiaux accompagnent leur agriculture avec des paiements différents les Américains font de l'aide alimentaire dans des proportions de plusieurs dizaines de milliards de dollars voilà et l'OMC auquel on fait référence en Europe est un outil qui est mort aujourd'hui donc voilà voilà les questions qu'on pose pas jeudi soir et ben très bien bon les Américains ne nomment pas les gens qui doivent nommer l'outil ne fonctionne pas voilà nous c'est ce qu'on observe mais Pascal ami est probablement plus compétent que moi sur le sur le sujet ensuite euh pour terminer la montée en gamme euh ben la montée en gamme c'était un c'était un Paris politique qui considérait euh comme prérequis que on ne serait pas compétitif face à certains blocs mondiaux sur les produits d'entrée de gamme considérant qu'ils auraient ils avaient des des coûts sociaux environnementaux voilà plus faibl que les nôtres et que du coup il fallait qu'on se concentre sur ce qu'on savait faire qui était plutôt la montée en gamme ce sujet a été tenté mais là aussi on est arrivé au bout de l'exercice notamment parce que le consentement des consommateurs français à financer le haut de gamme n'est pas au rendez-vous voilà et que je redis que l'entrée de gamme en France n'est pas du bas de gamme l'entrée de gamme en France reste avec un standard qualitatif parmi les plus élevés en Europe et qu'on sait nourrir et et je je le précise on sait nourrir les Français à des coûts abordables parce que l'idée que se nourrir avec de l'alimentation française serait nécessairement plus cher même en agriculture biologique que le reste de la planète est faux après il y a des sujets de saisonalité il y a des sujets de de de de de plan Nutrition Santé enfin il y a des sujets voilà d'éducation à l'alimentation il y a tout un tas de sujets environnants mais en revanche un peu comme dans un magasin quand vous avez des clients être capable de leur proposer l'ensemble de la gamme c'est important d'avoir de l'entrée de gamme d'avoir du milieu de gamme et d'avoir du haut de gamme et donc ce retour c'est pas un renon ement à la montée en gamme gardons une gamme élevée mais ne renonçons pas à des prix d'entrée de gamme qui ne sont encore une fois pas du bas de gamme parce que sur le plan du commerce si on veut peser face à nos compétiteurs c'est dommage d'abandonner l'entrée de gamme et sur les 20 notamment monsieur le député les 20 espagnols qui viennent nous prendre des pars de marché importantes sur l'entrée de gamme alors que non non mais c'est c'est encore une fois c'est c'est pas un partiprix idéologique c'est une réalité factuelle de marché c'est dommage de renoncer alors que par ailleurs on va agir pour arracher une partie du vignoble français probablement nécessaire dans le moment dans lequel on est il faut quand même se poser la question demain des segments de marché et la France a cet atout que dans bien des productions elle sait fournir différentses segments de marché ne perdons pas cet avantage compétitif voilà donc il y a pas de remise en cause il y a un réajustement et très clairement dans ce qu'on attend de la redéfinition de la vision portée par le Président de la République que nous aurons euh qui a a son invitation à qui nous nous nous rendrons visite jeudi matin à son invitation euh nous attendons que il redéfinissent la vision dans lequel à la fois ce sujet de la souveraineté alimentaire je l'espère sera central mais aussi le fait que il y a des agricultures dans ce pays il y a des gammes différentes et que les agriculteurs français les agricultristes françaises doivent être sur tous ces segments de gamme parce qu'elles ont des parts de marché à les conquérir pour peu queiller encore une fois de la marge et que ça permett d'assurer du revenu pour les producteurs bon nous avons terminé je crois sauf si encore un collègue qui a vraiment une ultime allez j'en étais sûr c'est pour ça je commence à vous connaître chers collègues maintenant allez vraiment dernière une question monsieur Tang merci j'ai essayé d'être très rapide non mais je vou l'IS poser avant mais je rebondis quand même sur ce que vous venez de dire sur le bio moi j'ai entendu aussi alors il est plus là donc je lu dirais croisant j'aime pas parler des gens en leur absence mais tu parler de l'agriculture urbaine des cultiver des fraises dans des contenur soit la réponse que vous avez donné est quelque chose qui m'interroge sur les syndicats tous depuis longtemps moi je comprends pas le bio c'estàdire soit le bio a une valeur ajoutée réelle pour la santé et donc on dit aux gens bah il faut du bio pour tout le monde parce que c'est pour la santé soit le conventionnel n'est pas est aussi bon pour la santé et ce que je comprend pas ça me fait penser au secteur que je connais l'énergie ou pendant des années le secteur du nucléaire à à cautionné des des fausses informations sur un certain nombre d'énergie renouvelable pour faire bonne figure moi moi ça me fait penser à ça on fait croire que le bio est meilleur pour la santé que le conventionnel vous venez dire l'inverse que je pense et donc après on s'étonne que les Français au bout d'un certain nombre d'années finalement se rendre compte que ça vaut pas le coup de payer plus cher du bio puisque soit effectivement il faudrait tous s'aligner sur le bio pense à certain nombre de personnees ils ont droit de le penser hein chacun est libre mais ça ne correspond pas à la vérité scientifique et médicale euh et donc on peut pas à la fois s'étonner qu'on rémunère pas le bio s'il y a pas de d'ajout de de de comment dire de de de valeur ajoutée merci sanitaire et en même temps après dire mais je vous jure que le conventionnel est bon pour la santé après s'étonné qu'on critique les phyos les machins et qu'on entende de la désinformation en permanence donc et de la même façon que là on dit oui on peut on peut réfléchir aux fraises dans des dans des dans dans des conteners comme si CIT une solution pour nourrir 9 milliards de personnes et en particulier les Français je je comprends pas vous voyez C espèce d'injonction contradictoire dans lequel vous et d'autres c'est pas spécifiquement contre vous ce soir c'est pas une attaque personnelle loin de là et on a connu dans d'autres secteurs en plus que j'apprécie personnellement donc d'injonction contradictoire on l'impression que vous devez céder idéologiquement à des trucs et j'ai pas l'impression que vous y croyez vraiment quoi et donc pour le législateur et pour le débat public il y a pas de clarté parce que moi j'estime aussi que le rôle des expert ENF des experts et des professionnels c'est si il y a des fausses informations et il y a des choses pour lequell le législateur croit qui ne correspond pas à la réalité bah il est urgent de ne pas se fourvoyer voyz c'est pas queun question de comment dire de de pour se faire plaisir idéologiquement c'est que nous aussi on a des choix à faire donc s'il y a des choix qui correspondent à des fausses informations voir autre chose faut le dire or dire on peut tout faire tout son contraire et tout est dans tout ça nous aide pas quoi alors Monsieur le c'est parce que vous devez pas suffisamment lire les productions de la fnso et on n pas par ailleurs le parti-prix ou de problème de cette nature je vais essayer de vous éclairer en étant précis puisque vous AZ l' de de vouloir l'être d'abord nous n'avons jamais dit qu'il y avait de gain sur la santé concernant l'agriculture biologique puisque ça n'a jamais été démontré scientifiquement donc voyez c'est précis ce que je dis vous l'avez entendu c'est filmé bien en revanche considérons qu'il peut y avoir un certain nombre d' aménité positive en agriculture biologique notamment concernant un certain nombre d'impact environnemental je pense notamment à des secteurs où on a des problématiques sur les zones d'alimentation de captage dans des secteurs où on peut avoir des problématique spécifique de production ou d'environnement je pense au Riverin dans des secteurs un peu compliqués donc nous n'opposons pas pour être précis à la FNSA les différents types d'agriculture pour deux raisons d'abord parce qu'on est très attaché à la liberté d'entreprendre et que si quelqu'un souhaite s'installer en agriculture biologique on trouve que c'est normal qu'il a la liberté de le faire et je vais même vous dire il y a aujourd'hui près d'un tiers des agriculteurs et agricultrices de ce pays qui s'installent et qui font ce choix en revanche comme je l'ai indiqué tout à l'heure il y a un sujet de marché un sujet de taille de marché bon ça c'est assez précis donc sur la santé qu'on est claire et après il peut y avoir des choix ensuite au même titre que je suis attaché à la liberté du projet de l'agriculteur je suis attaché à la liberté de consommer ou du repas de chacun de nos concitoyens et si certains souhaitent parce que c'est leur choix pouvoir acheter un produit en agriculture biologique tant mieux après et je reviens à ce que je disais il y a des réalités de marché ce qui nous heurte nous c'est qu'aujourd'hui on a un marché dont on sent bien qu'il est très challengé attaqué et que par on importe à peu près un/ers le chiffre est à vérifier de notre alimentation d'ure biologique voilà ce qui nous heurte maintenant y a pas de partiprix idéologique je nous à la FNSEA s'il y a bien une chose à laquelle on tient c'est la science y compris pour reconnaître parfois qu'on a des problématiques à traiter je vous parlais de qualité de l'eau il y a une réalité sur un certain nombre d'air d'alimentation de captage on ne le ni pas et donc on voit bien qu'on retrouve un certain nombre de produits d'ailleurs pour un certain nombre qu'on utilise plus depuis des années parler de la trasine qu'on utilise plus en France depuis 2003 que par exemple la néozélande utilise encore parler d'accords commerciaux tout à l'heure bon donc on est conscient un certain nombre de métabolite donc c'est notre responsabilité collective de regarder comment dans un certain nombre d'endroits on peut faire en sorte d'améliorer avec les aménités positives que représentent l'agriculture biologique sur un certain nombre de leviers qui nous sont là devant les yeux maintenant je fais bien le distingo entre ça et dire que sur le plan de la santé il y aurait un avantage puisque scientifiquement aujourd'hui il n'est pas avéré après s'il y a des gens qui pensent que c'est mieux pour eux mais ça ne pose aucun problème donc nous on n'oppose pas je dire si les gens veulent vivre avec ça voilà je mais je veux dire le législateur est est avertive d'ailleurs vous pouvez auditionner tout un tas de gens qui sont des experts et pour nous on n'oppose pas les production et surtout on est attaché au projet individuel on reste attaché au projet individuel nous ce qu'on dit simplement c'est qu'il faut bien faire attention que les politiques publiques soient corrélées à la rité des marchés et que dire on va continuer à faire de la conversion en agriculture biologique dans un certain nombre de secteurs dans lequel le marché est embouteillé ça conduit à de la déconversion pour une partie qui n'est ni plus ni moins que de l'argent public qui est gaspillé et ça ne règle pas le problème d'où notre position de dire aujourd'hui pour les nouvelles conversions il faut qu'on contractualise il faut qu'on s'assure qu'il y ait de la place sur le marché voilà donc il y a pas d'opposition voilà il y a pas de d'espèce de faux semblant ou de jeu caché je pense que ce que je viens de vous répondre est assez précis et en l'occurrence pour le reste il appartient à chaque agriculteur qui un projet de le conduire et à chaque consommateur de faire son choix d'où aussi notre combat sur l'origine des produits et l'origination l'origine des produits de la production et le fait que tout ça nous permettre donc entre ceux qui dénoncent l'agriculture biologique de manière diologique et ceux qui pensent qu'elle est l'alpha et l'oméga de l'avenir de la production vous voyez nous on tient une position qui est plutôt équilibrée merci beaucoup et sur ce débat là je vous signale que il est prévu dans les auditions que nous avons encore devant nous d'auditionner l'aness je pense que ça pourra notamment être une des structures vers laquelle des questions de ce type pourront être posées voilà mais on va pas ouvrir le débat là sur sur l'agriculture biologique en tout cas cas je vous remercie pour votre présence pour cette longue audition mais je pense qu'on avait prévu que ça ça dure un peu avec la FNSEA c'est l'inverse qui aurait été un peu étonnant nous nous retrouvons nous jeudi puisque demain est jour férier et pour une longue journée d'audition et avec des auditions très diverses qui je pense sonont amené à à des débats là aussi très intéressants merci à vous monsieur le Président et merci personnes qui vous ont accompagné
Sandrine Rousseau