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InterviewRadio France (sur Site radio)· 20 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJustice

Violences du 17 octobre : 11 personnes en gardes à vue selon Éric Serfass, procureur de la République Clermont-Ferrand

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    combien de personnes ont été interpellées au niveau national ?

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Les profils, vous parlez d'hommes, le profil de ces casseurs présumés, qui sont-ils, d'où viennent-ils ?

  • 0:45OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on peut parler d'extrême-gauche par exemple, ou de black blocs ?

  • 1:24OuverteRéponse directe

    on est sur des gens qui étaient clairement venus pour un acte anticapitaliste, ou un acte de pillage simple ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    On est sur des personnes, on garde à vue, déjà connues des services de justice, pour certains d'entre eux ?

  • 2:27OuverteRéponse directe

    Quelle réponse pénale ? Quelles sont les peines encourues par ces personnes majeures et aussi mineures ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueChiffre
    « sur le parquet de Clermont-Ferrand, il y a 11 personnes qui ont été placées en garde à vue »
  • 0:34Invité politiqueFait
    « principalement des hommes »
  • 0:36Invité politiqueFait
    « plutôt des très jeunes majeurs »
  • 2:22Invité politiqueFait
    « la majorité des personnes n'ont pas d'antécédent de justice »
  • 2:45Invité politiqueFait
    « le parquet, si l'enquête le permet, les fait déférer à l'issue de la garde à vue, au tribunal, pour pouvoir apporter une réponse pénale immédiate »
  • 3:04Invité politiqueChiffre
    « si ce sont des faits de violence, de violence sur personnes dépositaires d'autorité publique, des policiers, ça peut dépendre de l'incapacité, de la gravité des blessures, mais c'est 3 à 5 ans également encourus »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « parmi les personnes interpellées, il y a des personnes qui ont été interpellées en flagrant délit »
  • 4:21Invité politiqueFait
    « la justice agit sur des faits, et donc avec des preuves, et des faits établis »
  • 4:52Invité politiqueFait
    « il y a toujours un magistrat qui est de permanence, 24 heures sur 24, 365 jours sur les parents »
  • 5:36Invité politiqueChiffre
    « tous les jours des gardes à vue qui peuvent être en moyenne, sur les jours de la semaine, entre 10 et 20 »

Temps de parole

  • Invité politique65 %
  • Présentateur32 %
  • ?3 %

≈ 6,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

... jusqu'à 9h.

0:02
Locuteur

Bon

0:03
Présentateur

mardi avec nous, ce matin on va évoquer les violences de ce week-end chez nous avec l'invité d'ici Pays d'Auvergne, Delphine Marion. Les images d'une place de jaude dans les gaz lacrymogènes, ces commerces pillés, saccagés. Nous sommes avec le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Eric Serfas, bonjour. Bonjour. Après ce samedi de violences inédites au cœur de Clermont-Ferrand, combien de personnes ont été interpellées au niveau national ?

0:25
Locuteur

Le

0:25
Présentateur

ministre de la Justice parle de 2500 gardes à vue.

0:28
Locuteur

Alors

0:28
Invité politique

sur le parquet de Clermont-Ferrand, il y a 11 personnes qui ont été placées en garde à vue, à la fois des majeurs et des mineurs,

0:33
Locuteur

principalement

0:34
Invité politique

des hommes. Et voilà, parmi les majeurs, plutôt des très jeunes majeurs.

0:38
Présentateur

Les profils, vous parlez d'hommes, le profil de ces casseurs présumés, qui sont-ils, d'où viennent-ils ? Est-ce qu'on peut parler d'extrême-gauche par exemple, ou de black blocs, comme on l'a entendu dans d'autres communes, notamment je pense à Limoges

0:51
Locuteur

? Alors

0:52
Invité politique

attention, la justice veille à ne pas mettre d'étiquette sur les personnes, parce que la justice veut établir des faits, tient compte d'une personnalité et tient compte d'un contexte aussi. Mais à travers le processus de justice,

1:10
Locuteur

c

1:10
Invité politique

'est-à-dire la décision de poursuite devant une juridiction pénale, et ensuite la décision du juge, les magistrats veillent surtout à ne pas mettre d'étiquette. Ça,

1:18
Présentateur

on l'entend, mais est

1:19
Locuteur

-ce

1:19
Présentateur

qu'on est sur des gens, par exemple, qui ont été pris dans la folie de l'événement, ou est-ce qu'on est sur des gens qui étaient clairement venus pour un acte, on va dire, anticapitaliste, par exemple, ou un acte vraiment de pillage simple, profiter d'une manifestation pour casser et voler au passage

1:35
Locuteur

?

1:35
Invité politique

Alors si on s'en remet à ce que déclarent les personnes,

1:38
Locuteur

les

1:39
Invité politique

personnes étaient là presque par hasard, ou simplement par un effet d'aubaine, et ne faisaient que passer, et puis finalement se sont servis dans un magasin qu'ils ont trouvé ouvert. Donc la déclaration des personnes, en fait, est très en dessous de ce qu'on pourrait éventuellement supposer, mais encore une fois, nous sommes très prudents.

Sur Clermont-Ferrand, c'est difficile, par exemple, par rapport à la région parisienne, ou des très grandes villes, de parler, à mon sens, de phénomène de black box, même si nous avons pu constater qu'il y avait des personnes extrêmement violentes, extrêmement déterminées aussi, pour s'en prendre au commerce, et pour détruire également tout ce qui était symbole de richesse.

2:16
Présentateur

On est sur des personnes, on garde à vue, déjà connues des services de justice, pour certains d'entre eux ?

2:21
Invité politique

De façon minoritaire, c'est-à-dire que la majorité des personnes n'ont pas d'antécédent de justice.

2:27
Présentateur

Quelle réponse pénale ? Quelles sont les peines encourues par ces personnes majeures et aussi mineures ? Parce que là, ça varie.

2:35
Invité politique

Alors, ce qui a été décidé au niveau du parquet de Clermont-Ferrand, au niveau de la procédure, c'est de faire ce qu'on appelle des déferments. C'est-à

2:42
Locuteur

-dire

2:42
Invité politique

que lorsque la personne a été interpellée, placée en garde à vue, le parquet, si l'enquête le permet, les fait déférer à l'issue de la garde à vue, au tribunal, pour pouvoir apporter une réponse pénale immédiate. Soit par une comparution immédiate, et ça c'est valable pour les majeurs, et donc si c'est des faits

2:57
Locuteur

de

2:57
Invité politique

vols aggravés, par exemple un vol en Réunion, voire avec dégradation, la peine encourue est de 7 ans. Si ce sont des faits de violence, de violence sur personnes dépositaires d'autorité publique, des policiers, ça peut dépendre de l'incapacité, de la gravité des blessures, mais c'est 3 à 5 ans également encourus. Pour les mineurs, c'est différent, non pas tellement la peine, parce que ce sont les mêmes infractions, même si selon l'âge des mineurs, il peut y avoir une réduction de peine. Par contre, la procédure est différente, nous ne pouvons pas juger immédiatement des personnes mineures, c'est-à-dire qui sont en dessous de 18 ans.

Par contre, nous pouvons les déférer, c'est ce que nous avons fait, pour les présenter au juge des enfants, qui va tout de suite ordonner éventuellement des investigations de personnalité pour pouvoir se prononcer très rapidement sur la culpabilité, puis ensuite la peine.

3:42
Locuteur

Vous

3:43
Présentateur

parliez des enquêtes, c'est le point clé. Hier, deux comparutions immédiates, des personnes qui ont été identifiées grâce à la vidéosurveillance, qui n'étaient pas masquées, on imagine quand même que ce n

3:53
Locuteur

'est

3:53
Présentateur

pas l'immense majorité. Beaucoup de gens étaient, et j'étais de passage sur la place de Jode, je l'ai vu masqué, on imagine que ça complexifie le travail d'enquête.

4:01
Invité politique

Alors parmi les personnes interpellées, il

4:03
Locuteur

y a

4:03
Invité politique

des personnes qui ont été interpellées en flagrant délit,

4:05
Locuteur

c

4:05
Invité politique

'est-à-dire non pas à partir de l'exploitation des vidéos,

4:08
Locuteur

ce

4:08
Invité politique

que nous allons faire, ce que la police va faire, mais directement sur le lieu des faits. Et donc là, effectivement, les constatations sont plus faciles. Mais effectivement, encore une fois, la justice agit sur des faits, et donc avec des preuves, et des faits établis, et donc dès lors que les preuves sont difficiles, et sont rendues difficiles, par le fait que les personnes sont masquées, cagoulées, la preuve sera plus difficile à établir. Et donc, dès lors que les personnes sont cagoulées, effectivement, l'identification des auteurs d'infractions est beaucoup plus difficile.

4:37
Présentateur

Comment vous vous préparez ? Parce que, d'ores et déjà, on annonce un acte 2 pour samedi prochain. Est-ce que ça veut dire que la justice s'adapte, mobilise des effectifs supplémentaires pour les prochains épisodes de violences prévisibles, en tout cas attendus

4:52
Locuteur

?

4:52
Invité politique

Alors concernant le parquet, il y a toujours un magistrat qui est de permanence, 24 heures sur 24, 365 jours sur les parents.

4:59
Locuteur

Pour une activité

4:59
Présentateur

normale,

5:00
Locuteur

on

5:00
Présentateur

va

5:00
Locuteur

dire. Pour une activité normale, mais là,

5:01
Invité politique

il y a effectivement un magistrat qui est de permanence, il y

5:05
Locuteur

a

5:05
Invité politique

également un second magistrat qui est de permanence hiérarchique, qui peut venir en appoint, et puis nous pouvons prévoir effectivement qu'il puisse y avoir un autre magistrat qui est rappelé en cas de nécessité, c'est-à-dire en cas de garde à vue massive. Pour ce qui est du week-end dernier, ça n'a pas été le cas, il y

5:20
Locuteur

a

5:20
Invité politique

eu 11 gardes à vue, ce qui est quelque chose qui est peut-être un peu plus fort que la moyenne, mais pas forcément... Vous

5:25
Présentateur

n'attendez pas nécessairement à ces violences-là et à cette importance, entre guillemets, de garde à vue derrière

5:30
Locuteur

? Pas

5:31
Invité politique

du point de vue de ce phénomène, mais il y a tous les week-ends et toute la semaine et tous les jours des gardes à vue qui peuvent être en moyenne, sur les jours de la semaine, entre 10 et 20. Donc c'est un cours qui est habituel. Ensuite, effectivement, comme nous privilégions le déferment, c'est un travail pour le parquet de déferment des personnes qui sont à l'issue de leur garde à vue.

5:50
Locuteur

Merci

5:51
Présentateur

beaucoup Eric Serfaz, procureur de

5:53
Locuteur

la

5:53
Présentateur

République de Clermont-Ferrand. Merci d'avoir été avec nous ce matin.

5:56
Locuteur

Il

5:56
Invité politique

est bientôt 8h05.