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interviewLCI· 22 décembre 2021 19 min

"Je suis pour la vaccination massive de tout le monde" - Delphine Batho

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Bonjour Delphine Bateau. Merci beaucoup d'être ce matin sur LCI. Vous êtes député, ancienne ministre de François Hollande, arrivé troisième à la primaire d'Europe Écologie Les Verts et aujourd'hui porte-parole de Yannick Jadot. Difficile pour lui de se faire entendre franchement, manifestement. Comment faire mieux ? Du coup, conséquence directe ou pas, il baisse dans les sondages. L'union est un combat, est un combat perdu semble-t-il à gauche. De tout cela, on va parler dans quelques instants avec vous, Delphine Bateau. Mais les Français ont la tête dans le Covid, si vous me permettez l'expression. À quelques jours de Noël, Omicron perturbe nos vies.

Le gouvernement a décidé hier d'accélérer la cadence en ce qui concerne l'examen du texte sur le pass vaccinal. D'abord sur le rythme, est-ce qu'il a raison d'aller plus vite que prévu ?

0:50
Delphine Batho

Oui, on peut même se poser la question depuis quelques jours, depuis qu'on a vu la situation avec Omicron au Royaume-Uni. Et il est clair que la France suit à peu près le même chemin avec 15 jours, 3 semaines d'écart. C'est ce que dit le Conseil scientifique, dont je veux relayer les messages. Vaccinez-vous, vaccinez-vous, testez-vous. C'est sérieux, c'est un tsunami. On est dans une situation critique du point de vue des hôpitaux. On a sur le terrain moins de personnel qu'au moment de la première vague parce que les soignantes et les soignants sont épuisés.

1:30
Présentateur

Est-ce que vous pouvez nous raconter comment ça se passe dans votre circonscription ? Par exemple, comment vous faites ? Parce qu'il y a moins de personnel ici à peu près partout. Personne ne déborde.

1:37
Delphine Batho

On a eu des départs de personnel des hôpitaux. On a des situations de burn-out. Donc on a potentiellement moins de lits en réanimation que ce qu'on pouvait avoir au moment de la première vague et au moment où on avait armé des lits supplémentaires. Ce n'est pas un problème de place, c'est un problème de personnel. On a une situation aujourd'hui critique dans des EHPAD de ma circonscription où on n'a plus d'infirmières. Zéro infirmière ? On fait avec des bouts de briques et de brocs de l'intérim. On envoie les pompiers intervenir dans les EHPAD pour faire par exemple à des personnes des piqûres d'insuline, enfin des soins, j'allais dire, habituels.

On a du personnel qui est mobilisé sur les centres de vaccination. Et je remercie tous les bénévoles en France qui travaillent en ce moment même dans les centres de vaccination. Il n'y a pas que des personnels soignants volontaires. Il y a aussi plein de personnes qui sont bénévoles. Et bravo à elles. Voilà ce qui montre ce qu'est aussi l'engagement dans notre pays. Mais en fait, on passe notre temps, si vous voulez, à prendre du monde sur les centres de vaccination qui du coup n'est pas dans les EHPAD.

2:46
Présentateur

Par exemple, les pompiers, vous en parlez. Les pompiers, heureusement qu'ils sont là. Mais quand ils vont faire la piqûre d'insuline, ils ne sont pas en train de vacciner.

2:52
Delphine Batho

Les pompiers, heureusement qu'ils sont là. Et heureusement qu'en France, il y a ce que l'Europe veut remettre en cause, vous savez, c'est-à-dire le volontariat. Et des milliers de pompiers volontaires dans notre pays qui sont mobilisés dans la situation sanitaire.

3:07
Présentateur

Donc évidemment, il faut protéger l'hôpital par la vaccination. Est-ce que vous voterez en tant que députée le texte sur le pass vaccinal ?

3:14
Delphine Batho

J'attends de connaître le texte du projet de loi lundi prochain en Conseil des ministres. Et ce que je constate, c'est que ce pass vaccinal n'est pas dans les recommandations du Conseil scientifique ni dans les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé. Les écologistes, depuis le début de la pandémie, ont un principe extrêmement simple, qui est que les décisions soient basées sur les recommandations des scientifiques. Et en fait, il y a un débat entre scientifiques sur ce pass vaccinal. Pourquoi ? Parce qu'il y a la crainte que la nature de ce dispositif soit contre-productive. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, en fait, on doit convaincre des personnes qui sont récalcitrantes.

On voit que quand les gens, par exemple, ont un entretien de 20 minutes avec un médecin, eh bien, ils changent d'avis sur la vaccination. Celles et ceux qui, jusqu'ici, n'ont pas voulu se faire vacciner. On a un enjeu aussi à déployer la vaccination auprès des personnes, dans les petits villages, dans un certain nombre de quartiers.

4:09
Présentateur

Le premier ministre a dit qu'il ouvrait 2 millions de rendez-vous de vaccination d'ici à la fin de l'année. Je reviens au pass vaccinal. Le but, c'est peut-être de convaincre, mais c'est surtout de protéger ceux qui sont vaccinés. C'est ça le but du pass vaccinal. C'est de mettre effectivement la pression sur les non-vaccinés, mais de protéger aussi ceux qui sont vaccinés, qui ont fait cet effort massivement. Les Français sont allés se faire vacciner massivement. Alors, j'entends ce raisonnement. Vous êtes d'accord ?

4:34
Delphine Batho

Je suis pour la vaccination massive de tout le monde.

4:38
Présentateur

Dans cette logique, le pass vaccinal, qu'est-ce qui vous gêne ?

4:41
Delphine Batho

Ce qui me gêne, c'est qu'il n'est pas dans les recommandations du Conseil scientifique. Et qu'il est... On a un enjeu, en fait, d'adhésion des citoyennes et des citoyens aux mesures qui sont prises.

4:52
Présentateur

Mais parfois, le gouvernement s'est affranchi des décisions du Conseil scientifique. On l'a vu quand il y a eu... Ce ne sont pas des décisions du Conseil scientifique, ce sont des recommandations. Le gouvernement, Emmanuel Macron, parfois s'est affranchi, en effet.

5:02
Delphine Batho

Moi, je crois qu'on est plus fort dans la pandémie si on est dans une logique de mobilisation générale qui suit les recommandations du Conseil scientifique et qui organise une concorde nationale démocratique autour de ce que préconise la communauté scientifique.

5:21
Présentateur

Mais pour être claire, Delphine Bateau, si le Conseil scientifique, d'ici le vote en janvier, n'a pas dit « OK, pour ce pass vaccinal, vous ne voterez pas ».

5:30
Delphine Batho

J'attends de voir le projet de loi. Je suis députée, j'ai un mandat parlementaire et j'ai une règle dans les débats. Je veux vous prendre un exemple. Hier, il était question de mettre le pass vaccinal ou le pass sanitaire dans les entreprises. Ce matin, il n'en est plus question. Donc, j'attends de voir le texte. Et moi, je ne préjuge pas, je me prononce sur la base d'un projet de loi. Pour l'instant, vous dites « joker ». Non, pas de joker. Je constate que ce n'est pas les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé et j'attends de voir le projet de loi.

6:04
Présentateur

On sent bien que d'autres mesures peuvent aussi intervenir avant le 31. Il va y avoir un conseil des ministres extraordinaire pour le pass vaccinal, mais peut-être aussi pour resserrer encore la vis. Est-ce que vous seriez favorable à, par exemple, un couvre-feu le 31 décembre ?

6:18
Delphine Batho

Bien, en tout cas, il est pour le coup dans les recommandations du Conseil scientifique. En tout cas, cette notion de faire très attention au réveillon et au 31 décembre. Et surtout, il y a aujourd'hui dans notre pays un problème immédiat. Le problème immédiat, c'est la pénurie d'autotests. C'est le fait qu'on n'a pas organisé dans notre pays un stock stratégique d'autotests. Il y a beaucoup d'ruptures de stocks dans les pharmacies. Partout. Vous pouvez prendre mail dans les Decev où, dès lundi, il n'y avait plus d'autotests et où il n'y en aura pas avant demain, jeudi.

Donc, ce n'est pas normal qu'on ait encore cette problématique des ruptures de chaînes d'approvisionnement sur des produits qui sont essentiels. Donc là, vous alertez le gouvernement. Oui, il doit prendre des mesures pour mettre fin à la pénurie de tests. Et les tests doivent être gratuits. Regardez ce que fait Biden aux États-Unis. qui vient de déployer 500 millions de tests pour les Américains. Et vraiment, j'insiste sur ce message, c'est et le vaccin et les tests. Le vaccin protège...

7:16
Présentateur

Les autotests doivent être gratuits à la formation.

7:18
Delphine Batho

Les autotests doivent être gratuits parce que c'est eux et le vaccin et le test. Le vaccin protège des formes graves et donc aide à la situation du système de santé, du système hospitalier, évite des morts. Les tests évitent de transmettre parce qu'on peut, dès lors qu'on voit qu'on est positif, s'auto-confiner.

7:39
Présentateur

Quand vous entendez des responsables politiques, présents ou passés, qui disent le vaccin, ça ne marche pas ?

7:46
Delphine Batho

Qui a dit ça ? Philippe De Villiers. Moi, ce qui me choque, c'est qu'on fasse de la politique politicienne. Ce qui me choque, c'est que l'on fasse de la politique politicienne avec la pandémie. Ce qui me choque, c'est de voir effectivement des candidats à l'élection présidentielle courir après les anti-vax. Nous, nous avons, les écologistes, un principe, si vous voulez, sur la bataille du climat. Nous passons notre temps à dire écoutez les scientifiques, écoutons les scientifiques. Eh bien, pour la pandémie, c'est pareil. Écoutons les scientifiques et heureusement qu'on a un vaccin.

8:18
Présentateur

Pas facile de se projeter. Est-ce que vous craignez des conséquences sur l'élection présidentielle ? Le porte-parole, Gabriel Attal, hier, l'a complètement écarté. Alors, sur la tenue, d'abord, du scrutin. Il a dit que ce n'est pas sous la table, ce n'est pas dans le placard à balai à côté de la table.

8:34
Delphine Batho

On n'y touchera pas. Vous ne craignez rien là-dessus. La démocratie ne peut pas être mise entre parenthèses. Et au contraire, en fait, ce qui doit être un des enjeux de cette élection présidentielle, c'est les leçons que la France doit tirer de cette pandémie. pour ses services publics, pour sa dépendance à l'échelle et sa vulnérabilité dans sa dépendance, sa délocalisation de l'économie et des chaînes de production, par rapport à d'autres menaces, notamment celle du réchauffement climatique et de l'effondrement du vivant. Voilà ce qui doit être au centre du débat démocratique.

9:04
Présentateur

Mais les Français vont peut-être être retardés, si je puis dire, dans leur implication, dans leur intérêt à cause de la gestion du Covid. Par exemple, parler du réchauffement climatique, ce n'est pas du tout dans les préoccupations immédiates.

9:15
Delphine Batho

Alors ça, je suis en total désaccord. Dans l'esprit des Français. Vous n'avez pas peur ? Vous n'avez pas peur que ça passe à là ? C'est totalement présent dans l'esprit des Français. Vous avez aujourd'hui, y compris dans les sondages, vous avez aujourd'hui deux tiers des jeunes qui sont en situation d'éco-anxiété. L'été qui s'est passé avec les inondations en Allemagne, en Belgique, les dômes de chaleur au Canada, le fait qu'on ait mis des humains dans des salles de refroidissement, les incendies qu'il y a eu tout autour de la Méditerranée, par exemple en Grèce, en Algérie, en Turquie, c'est totalement présent à l'esprit des Françaises et des Français.

Ce n'est pas incompatible avec le fait que... Même si c'est occulté dans la campagne présidentielle. La vraie anomalie, c'est que ce soit occulté dans la campagne présidentielle. C'est que le président de la République ait fait deux heures d'émission la semaine dernière où il n'a pas une fois prononcé le mot « climat ». L'anomalie, elle est là. Elle n'est pas dans les préoccupations des gens.

10:11
Présentateur

Delphine Bateau, Yannick Jadot, est très faible dans les sondages. Il est encore baissé dans un sondage Elabe. Alors là aussi, je... Il a perdu deux points. Il est à 5%. Donc, depuis la première, il ne décolle pas et maintenant, il semble baisser. C'est de la faute des autres ?

10:27
Delphine Batho

D'abord, nous sommes extrêmement sereins. Les sondages... Donc, on voit bien qu'il y a de plus en plus de sondages qui visent à dicter le tempo médiatique. Les sondages, de façon récurrente, sous-estiment le vote écologiste. Moi, ce que je constate, je n'ai pas du tout la même lecture de vous, c'est qu'il y a une force politique nouvelle qui est en train de s'installer dans le paysage en France qui s'appelle l'écologie. Parce que même les chiffres que vous avez donnés ou les sondages qui nous mettent à 8 ou 10% comme une autre enquête qui a été publiée ce matin, jamais l'écologie en France n'a eu un socle aussi stable et aussi important.

Oui, mais elle ne profite pas au candidat Yannick Jadot. Attendez, la campagne n'a pas... Elle n'a pas commencé la campagne ? Non. Vous venez dire vous-même que les Françaises et Français n'ont pas encore l'esprit à la campagne présidentielle ?

11:15
Présentateur

Ils l'auront très tardivement peut-être, c'est ça que vous voulez.

11:17
Delphine Batho

Ils l'auront probablement tardivement. Et ce qui compte, c'est le résultat le 10 avril, ce ne sont pas les sondages.

11:21
Présentateur

Donc pour vous, il n'y a pas de faiblesse du candidat Yannick Jadot ? Il y a la nécessité. Il y a une déception. Il y a quand même déception par rapport à vos ambitions initiales. Vous pensiez être plus haut, pardon, avant la reprise de...

11:34
Delphine Batho

Non, ce qui se passe, Elisabeth Martichoux, c'est qu'il y a dans le débat tel qu'il se structure depuis quelques semaines, une occultation totale des enjeux écologiques. Par le président de la République, par les autres candidats qui essayent d'emmener le débat sur des préoccupations qui ne sont pas celles des Françaises et des Français.

11:56
Présentateur

Mais pourquoi votre candidat n'arrive pas à se faire entendre ? Vous dites que ce sont les candidats qui imposent leur thème.

11:59
Delphine Batho

Eh bien, posez-moi des questions sur son... Pourquoi il n'impose pas son thème ? Je vous ai répondu et j'aimerais que la candidature de Yannick Jadot soit traitée sur le fond. Parce que vous voyez, quand on est invité, par exemple, dans des émissions de télévision, on passe notre temps à nous faire commenter soit les autres candidats, soit les sondages, et à ne pas parler de nos propositions.

12:18
Présentateur

Tout le monde est à la même enseigne. Il y en a qui percent le mur du son et d'autres moins. Alors, je réponds non pas à votre injonction, mais parce que ça nous intéresse. Parmi vos propositions qui sont peu audibles, il y en a une qui est que Yannick Jadot promet la création d'un million et demi d'emplois après avoir investi 25 milliards d'euros dans la reconstruction, logement, etc., rénovation, et 25 milliards dans la rénovation des services publics, ou en tout cas l'amélioration des services publics. Un million et demi d'emplois sur cinq ans ? Oui. Comment ? Financer comment ?

12:53
Delphine Batho

Je ne comprends pas ce qui vous permet de dire, parce que, pardon, que les propositions d'Yannick Jadot ne sont pas audibles. Ah, peut-être. Non, mais excusez-moi, ce n'est pas acceptable. Ce n'est pas acceptable la façon...

13:05
Présentateur

Elles ne sont pas dans le débat.

13:06
Delphine Batho

Eh bien, parce que vous avez décidé de ne pas en parler, mais par exemple, la semaine dernière, il a fait des propositions sur la santé au travail, qu'il est les seuls à faire. Il a proposé le revenu citoyen pour les jeunes à partir de 18 ans pour mettre fin au scandale qui est le fait que les étudiants dans notre pays fassent la queue devant l'aide alimentaire. Nous sommes la seule force politique qui va présenter un projet qui respecte le seuil de 1,5 degré maximal de réchauffement climatique et donc avec une volonté de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre.

Et nous sommes la seule force politique qui porte des propositions à même de protéger les Françaises et les Français de l'explosion des prix de l'énergie qui est un sujet d'actualité.

13:49
Présentateur

Alors, pas audibles, ce n'est pas qualitatif, c'est factuel. Parlons de 1 million d'emplois créés. Comment ? Où ? Comment vous recrutez ?

13:57
Delphine Batho

En manque de main d'oeuvre dans le bâtiment ? Comment ça se passe ? Par un plan d'investissement dans les économies d'énergie, dans le secteur du bâtiment, par la transformation de notre modèle agricole pour donner à toutes les Françaises et tous les Français accès à une alimentation saine. L'agriculture biologique, comme vous le savez, crée beaucoup plus d'emplois que l'agriculture industrielle.

14:19
Présentateur

Voilà des exemples très précis. Comment ? Par exemple, dans le bâtiment, dans la rénovation, c'est vrai qu'aujourd'hui, on manque de main d'oeuvre. Mais surtout, il y a un scandale. Vous le savez. Vous le savez. Non, non, non.

14:30
Delphine Batho

Alors, comment on fait ? Pardon, mais sur la rénovation des bâtiments, il y a un scandale. Puisqu'en fait, aujourd'hui, nos concitoyennes et nos concitoyens, avec l'explosion du prix du gaz, l'explosion du prix de l'électricité, payent les conséquences de l'imprévoyance et de l'inaction des gouvernements successifs qui n'ont jamais mis le paquet sur les travaux d'isolation, les travaux d'efficacité énergétique dans les logements. Et aujourd'hui, on en paye les conséquences cash, avec des conséquences sociales, graves, puisqu'en fait, aujourd'hui, il fait froid, il y a des gens qui ne se chauffent pas. Et c'est un scandale. La prime rénov', un grand succès ? Pas du tout.

400 000 depuis des années, pas du tout ? Non, c'est une fake news, le succès de la prime rénov', puisqu'en fait, la prime rénov' ne porte pas sur ce qu'on appelle une isolation performante, c'est-à-dire le fait, dans une maison, de ne pas faire juste changer une fenêtre. L'enveloppe n'est pas assez levée, c'est ce que vous dites. Changer toutes les fenêtres, faire l'isolation de la toiture, etc. Donc non, c'est une politique publique qui est inefficace du point de vue de son résultat en termes, à la fois d'économie d'énergie et de factures pour les ménages, et donc de pouvoir de vivre pour les ménages.

15:40
Présentateur

Parce que l'enveloppe de 3 000 euros est trop peu élevée ?

15:44
Delphine Batho

Non, parce que le choix qui a été fait, c'est un choix de greenwashing, c'est-à-dire de faire semblant qu'on agit, ce qui est souvent la politique du gouvernement dans ce domaine, donc de pouvoir dire, il y a beaucoup de ma prime rénov', mais ma prime rénov', ce ne sont pas des travaux d'efficacité énergétique qui protègent les ménages de l'explosion des factures. Christiane Tobira propose de faire l'union à gauche, trop tard. C'est une question qui concerne, en fait, c'est un débat qui est dans la famille sociale-démocrate, qui est en difficulté et qui ne concerne pas les écologistes.

Nous, nous considérons que les grands enjeux du climat, du vivant, doivent être au centre de cette élection présidentielle. Nous sommes là pour les porter. Nous pensons que c'est autour de ce qu'est l'affaire du siècle, qui est le plus grand défi dans l'histoire de l'humanité, que doivent se rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent. Mais les écologistes s'adressent à tout le monde, à toutes et à tous.

16:35
Présentateur

Sa présence permet de remettre au cœur du débat la question du nombre de candidats. « J'ai toujours été pour l'union, dit Sandrine Rousseau ». Ça brouille le message. D'un côté, vous dites non. Nous, on n'est pas concernés par cet appel à l'union. Sandrine Rousseau, qui est arrivée en tête du premier tour de votre primaire. Pas du tout, non. Sandrine Rousseau n'est pas arrivée en tête du premier tour. Pardon. Seconde, seconde, pardon. Seconde, seconde. Qualifiée pour le second tour.

17:02
Delphine Batho

Elle dit « Je suis pour l'union ». On n'est plus dans le temps du débat entre les écologistes. Nous avons une belle primaire. Nous avons un candidat, Yannick Jadot. Il a reçu de la primaire citoyenne des écologistes, qui a eu lieu au mois de septembre, le mandat d'être le candidat des écologistes à l'élection présidentielle. La maison de l'écologie est ouverte. Nous sommes ouverts au rassemblement, autour d'un objectif et d'un projet de société très clair, qui est qu'aujourd'hui, il faut apporter des réponses nouvelles et l'émancipation des gens, la lutte contre les inégalités ne passe plus par le productivisme.

17:38
Présentateur

Delphine Bateau, pour finir, Olivier Véran confirme ce qui était prévu, c'est-à-dire que la vaccination des enfants, après le feu vert de toutes les institutions médicales, débute aujourd'hui, mercredi, 5-11 ans.

17:54
Delphine Batho

Quelle est votre position sur ce sujet ? D'abord, moi, en tant que maire de famille, je l'attendais. Ensuite, c'est sur la base du volontariat. Et enfin, j'attire l'attention sur une chose dans le déploiement de la politique vaccinale, c'est que l'avis du Conseil scientifique dit la priorité absolue, puisqu'il n'y a pas un nombre extensible, malheureusement, de rendez-vous. La priorité absolue, ce sont les 20% de personnes qui ont plus de 65 ans ou qui ont des facteurs de comorbidité.

Et il disait, attention, d'accord, pour permettre aux enfants d'accéder au vaccin, mais la priorité, dans le temps, c'est d'abord de vacciner les plus fragiles et ceux qui risquent le plus de faire des formes sévères de la maladie. Vous avez des enfants concernés ? J'ai un enfant concerné. Et donc, il va se faire vacciner ? Oui, il le souhaite.

18:42
Présentateur

Il le souhaite lui-même ?

18:43
Delphine Batho

Oui, oui.

18:44
Présentateur

Et sinon, évidemment, vous lui auriez peut-être posé la question avant de décider pour lui ou pour elle. Oui, évidemment. Merci Delphine Vatteau d'avoir été ce matin sur le plateau de LCI. Merci Delphine Vatteau d'avoir regardé cette vidéo !