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DébatNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 9 mai 2019 42 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan débat sur CNews

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 47 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:17OuverteRéponse directe

    Nicolas Dupont-Rignon, vous êtes surpris par le fait que le Président s'engage très fortement dans la campagne contre le Rassemblement National ?

  • 4:09OuverteRéponse directe

    Julien Maillot, sur la transition avec l'énergie.

  • 5:24OuverteRéponse partielle

    Alors, pesticides, on en est où ?

  • 9:54RelanceRéponse directe

    Alors, comment on fait concrètement ?

  • 11:34RelanceRéponse directe

    Il dit le contraire, il propose d'ailleurs une constituante et notamment sur la question fiscale, sortons de l'unanimité.

  • 16:25OuverteRéponse directe

    Une question pour vous, Julien Bayot. Vous êtes pour une Europe qui avance, une Europe puissante, fédérale. Cette notion d'unanimité, elle est centrale en réalité, quand on veut faire une Europe fédérale.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Locuteur non identifiéChiffre
    « 80% de mon projet dépend de la sortie de l'euro. »
  • 4:04Invité politiqueChiffre
    « C'est 9 milliers. »
  • 5:30Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, on a réussi sur le glyphosate à prendre l'engagement à 3 ans. »
  • 5:37Invité politiqueFait
    « L'Union européenne voulait 15 ans. »
  • 14:41Invité politiqueChiffre
    « 30 000 lobbyistes à Bruxelles. »
  • 18:39Invité politiqueFait
    « Les Allemands ont envoyé balader M. Macron. »
  • 21:56PrésentateurChiffre
    « Il faut baisser le seuil de 4 millions à 1 million. »
  • 28:53InvitéChiffre
    « Les dépenses publiques en France en 2019, c'est 338 milliards d'euros. »
  • 29:09Invité politiqueFait
    « c'est de dire que vous êtes propriétaire d'un studio qui a un bon loyer. Est-ce que vous le vendez pour placer l'argent sur un compte d'assurance-vie qui rapporte deux fois moins ? »
  • 29:37Invité politiqueFait
    « il y a quelques années, que vous fallait privatiser tout un compte de ce qui est... »
  • 30:54Invité politiqueFait
    « la loi, justement, prévoit que les collectivités locales peuvent rentrer à hauteur de 20% du capital. »
  • 32:12Invité politiqueFait
    « Elles n'ont jamais été respectées. L'État devait valider les tarifs. Il a toujours cédé. »
  • 35:38Invité politiqueChiffre
    « Il faut mettre 10 000 nouvelles personnelles à la frontière. »
  • 36:29Invité politiqueFait
    « M. Dangean, troisième de liste, a voté les crédits de préadhésion de la Turquie en commission le 4 février 2019 »
  • 36:43Invité politiquePromesse
    « nos députés voteront exactement comme on a toujours voté, c'est-à-dire contre ces traités. »
  • 39:43Invité politiqueChiffre
    « 80% des Français y sont favorables. »
  • 40:22Invité politiqueChiffre
    « en 2015, il y avait plus d'un million six cent mille immigrés en Europe. Aujourd'hui, on est à moins de 200 000. »
  • 40:42Invité politiqueChiffre
    « On est sur 200 000 immigrations illégales. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan29 %
  • ?17 %
  • Julien Bayou17 %
  • Bruno Fuchs15 %
  • Invité9 %
  • Invité 26 %
  • Présentateur4 %

59,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On se retrouve dans Punchline avec nos débatteurs,

0:02
Locuteur

on

0:02
Présentateur

est toujours avec Jean-Claude Dacier et David Ducamp d'Europe 1. On va saluer l'arrivée de Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir,

0:07
Locuteur

président de

0:07
Présentateur

Debout la France. Bruno Fuchs, député modem de La République en Marche. Oui, enfin non, député modem, ça suffira, il

0:13
Locuteur

n'y a

0:13
Présentateur

pas besoin de rajouter La République en Marche. Bonsoir, et Julien Bayou, bonsoir, porte-parole d'Europe Ecologie Les Verts. On va vous faire réagir, si vous le voulez bien, au propos d'Emmanuel Macron.

0:21
Locuteur

C

0:21
Présentateur

'était il y a quelques instants en direct sur CNews. Il est à Sibion, en Roumanie, et il entre officiellement en campagne européenne.

0:28
Locuteur

Il

0:29
Locuteur non identifié

y a deux ans, le Rassemblement National, alors Front National, nous disait 80% de mon projet dépend de la sortie de l'euro.

0:36
Locuteur

N

0:37
Locuteur non identifié

'ayant pas su expliquer comment on sortait de l'euro, il a finalement décidé qu'il pouvait y rester. Mais son projet n'a pas changé,

0:42
Locuteur

c

0:43
Locuteur non identifié

'est le même.

0:45
Locuteur

Il

0:45
Locuteur non identifié

faut quand même... Moi, je n

0:46
Locuteur

'ai

0:46
Locuteur non identifié

toujours pas compris.

0:47
Locuteur

C

0:47
Locuteur non identifié

'est un projet

0:48
Locuteur

de

0:49
Locuteur non identifié

fait, gravitairement, de sortie de l'euro. Donc c'est un projet de désunion.

0:55
Locuteur

Eh

0:55
Locuteur non identifié

bien, la désunion fait rarement la force.

0:58
Locuteur

Et

0:59
Locuteur non identifié

alors même qu'on voit une Chine de plus en plus forte,

1:01
Locuteur

qu

1:01
Locuteur non identifié

'on voit des Etats-Unis qui essaient d'imposer au reste du monde leur vue, et que nous, nous nous battons pour avoir une France plus forte, qui se fasse entendre en Europe, et une Europe plus forte,

1:10
Locuteur

je

1:10
Locuteur non identifié

crois que nous avons besoin de tout,

1:12
Locuteur

sauf

1:12
Locuteur non identifié

d'avoir le Rassemblement National en tête.

1:14
Présentateur

Nicolas Dupont-Rignon, vous êtes surpris par le fait que le Président s'engage très fortement dans la campagne contre le Rassemblement National ?

1:21
Nicolas Dupont-Aignan

Je ne

1:21
Locuteur

suis

1:21
Nicolas Dupont-Aignan

pas surpris, depuis le début de cette campagne européenne,

1:25
Locuteur

le

1:25
Nicolas Dupont-Aignan

Président Macron, qui est à bout de souffle, qui est contesté par les trois quarts des Français, veut réitérer le duel du second tour qui lui a si bien réussi.

1:34
Locuteur

Et

1:34
Nicolas Dupont-Aignan

donc, il veut faire croire que l'élection européenne

1:37
Locuteur

est

1:38
Nicolas Dupont-Aignan

un duel avec le Front National. Pas du tout. L'élection européenne, c'est au premier tour...

1:43
Locuteur

Pour

1:43
Nicolas Dupont-Aignan

les intentions de vote, tout qui est peu, quand même. Et c'est pour ça qu'il y

1:46
Locuteur

a

1:46
Nicolas Dupont-Aignan

tant de gens qui s'abstiennent.

1:47
Locuteur

S

1:48
Nicolas Dupont-Aignan

'il y a autant d'abstentions,

1:49
Locuteur

c

1:49
Nicolas Dupont-Aignan

'est parce qu'on résume tout à Macron, Rassemblement National. Il y

1:52
Locuteur

a

1:52
Nicolas Dupont-Aignan

un premier tour, il y a plusieurs projets, c'est pour élire des députés européens, et de grâce,

1:58
Locuteur

si

1:59
Nicolas Dupont-Aignan

vous voulez que les gens aillent voter, que les Français aillent voter, eh bien, ne limitez pas la vie politique à ce seul duel, parce que ça, c'est un duel de second tour, que d'ailleurs, les Français ne veulent pas revoir en 2022. Donc, de grâce, qu'on ait un peu de diversité politique, qu'on aille au fond des choses. Et le deuxième point, le vieux truc, la vieille ficelle, en gros, soit on est pour la paix, soit on est pour la guerre, soit on est désunis, mais c'est n'importe quoi, parce que l'Union européenne qu'il a créée, qu'il a confortée, qu'il conforte, qu'il suit, elle a été incapable de mener un grand projet face aux États-Unis et la Chine.

Donc, moi, ce que je propose avec Debout la France, c'est au contraire, qu'on ait une Europe des nations, et que l'Europe se concentre sur les projets à géométrie variable, comme Airbus, mais pour affronter la Chine et les États-Unis. Donc, il faut arrêter avec la bande dessinée et prendre les gens pour des imbéciles. Ils ne sont pas idiots, les Français.

2:47
Locuteur

Bruno

2:47
Présentateur

Fox, pour le

2:49
Julien Bayou

modèle.

2:49
Locuteur

Ce n'est pas

2:49
Julien Bayou

un duel au sens du combat entre la majorité présidentielle et le Front national, ou le Rassemblement national. Derrière ces deux parties, il y a un projet. On voit bien que le projet que vous défendez quasiment intégralement avec celui du Rassemblement national est un projet qui va diviser les nations et qui va affaiblir les Français. Prenez par exemple la question de la transition énergétique. Comment voulez-vous que cette question-là soit résolue uniquement par les Français ? On ne fait même pas 1% des

3:21
Locuteur

émissions de carbone dans le monde. Il faut que l'ensemble de l'Europe se mobilise. Mais pourquoi pour

3:26
Nicolas Dupont-Aignan

exister avez-vous besoin ? Pour exister, vous n'arrivez pas à exister par vous-même. Vous avez besoin

3:31
Locuteur

de la transition énergétique. Et après, je passerai la parole à

3:34
Julien Bayou

Julien Bayou. Terminez, monsieur. Donc, il y

3:35
Locuteur

a

3:35
Julien Bayou

des grands sujets que nous portons. On n

3:38
Locuteur

'est

3:38
Julien Bayou

pas les seuls, bien évidemment, qui sont la question de la défense, par exemple. Vous voulez que les Français seuls arrivent à se défendre face aux États-Unis, face aux Chinois, face aux Iraniens. La question de l'agriculture, par exemple. C

3:49
Locuteur

'est vrai que vous avez beaucoup

3:50
Julien Bayou

réussi depuis 2 ans. Eh bien, sans la... Mais pas nous. La PAC, en général, a permis à un certain nombre d'agriculteurs de se développer, d'exporter, et puis d'éviter un désastre plus grand que ce qu'il n

4:00
Locuteur

'est

4:00
Julien Bayou

aujourd

4:00
Locuteur

'hui.

4:00
Julien Bayou

Que

4:00
Locuteur

ce qu'ils vivent en ce moment avec un agriculteur qui se suscite tous les 2

4:03
Julien Bayou

jours en France ? C'est 9 milliers. Vous trouvez que ça marche bien ? Je ne dis pas que ça marche bien, mais ce serait bien pire. Ce serait

4:08
Locuteur

bien pire si ça marche pas. Alors, on ne fait

4:08
Julien Bayou

rien,

4:09
Locuteur

on

4:09
Julien Bayou

laisse

4:09
Locuteur

faire.

4:09
Présentateur

Alors, Julien Maillot, sur la transition avec l'énergie. L

4:12
Bruno Fuchs

'option que défend le Rassemblement National ou M. Dupont-Aignan, voilà, ça mène au Brexit. On voit bien que ça ne fonctionne pas. Mais le statu quo de l'Europe, on ne

4:20
Locuteur

peut

4:20
Bruno Fuchs

pas dire que c'est satisfaisant. Donc, ces politiques, qu'il faut bien qualifier de néolibérales, n'apportent pas la prospérité, ce qui est vraiment l'essence du projet européen, une paix et une prospérité partagée. Et donc, nous, on est férocement, j'ai envie de dire, écologistes, mais férocement, pour se réapproprier l'Europe et la mettre au service des Européennes et des Européens. Et donc, c'est vrai que c'est l'échelon pertinent pour accueillir des réfugiés, pour organiser la lutte contre l'évasion fiscale et bien sûr, pour la transition écologique. C'est au niveau européen que ça peut se jouer. Ce n'est pas ce qu'a fait Emmanuel Macron depuis deux ans.

Et donc, c'est heureux qu'enfin, ils se rendent compte qu'il

4:57
Locuteur

y a

4:57
Bruno Fuchs

une élection européenne. Apparemment, En Marche, on est rendu compte hier, puisqu'ils ont inventé un projet de nulle part. Ça ne fait jamais que...

5:03
Présentateur

Très vert, alors.

5:04
Locuteur

Vous avez

5:05
Présentateur

noté que tout est très, très vert sur

5:06
Locuteur

le programme. Je dirais

5:07
Bruno Fuchs

exactement, vous savez, comme Jacques Chirac en 2002, la maison brûle et nous regardons ailleurs. Ça fait 20 ans et ça fait deux ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir et qu

5:15
Locuteur

'il

5:15
Bruno Fuchs

ne fait rien, littéralement, sur l'écologie, voire

5:17
Locuteur

des

5:17
Bruno Fuchs

mesures anti-écologistes. Et

5:19
Locuteur

là, maintenant, il nous promet qu'il va faire le contraire.

5:21
Bruno Fuchs

Il nous promet

5:21
Locuteur

qu'il va faire... Vous êtes en

5:22
Julien Bayou

campagne, mais vous

5:22
Locuteur

êtes

5:22
Julien Bayou

en campagne, ne

5:23
Locuteur

pouvez

5:23
Julien Bayou

pas dire n'importe quoi

5:24
Locuteur

non plus. Alors,

5:24
Julien Bayou

pesticides, on en est où ? Pesticides, eh bien, regardez dans le programme. Glyphosate,

5:28
Locuteur

on a réussi... Aujourd'hui, on

5:29
Julien Bayou

en est où en France ? Aujourd'hui, on a réussi sur le glyphosate à prendre l'engagement à 3 ans.

5:33
Locuteur

L'Union européenne voulait 15 ans.

5:35
Julien Bayou

Non,

5:35
Locuteur

c

5:35
Julien Bayou

'était... L'Union européenne voulait 15 ans. Après 10 ans, et on a ramené, grâce à la négation française, à 5 ans. La commission qui est chargée du suivi n'est toujours pas nommée.

5:43
Locuteur

Les... S

5:44
Bruno Fuchs

'il vous plaît.

5:45
Locuteur

Personne ne vous croit. Sur les centrales à charbon. Sur l'isolation. Les centrales à charbon. Nicolas

5:49
Bruno Fuchs

Hulot est parti précisément parce que ça n'avançait pas. Pourtant, c'est la meilleure manière de faire le lien entre l'écologie

5:55
Locuteur

et la société sociale. Sur les néonicotinoïdes,

5:57
Julien Bayou

on l

5:57
Locuteur

'a voté. C'était la mesure de François Hollande. Oui, mais ça a été

6:00
Bruno Fuchs

porté jusqu

6:00
Locuteur

'au bout. Ça n'a pas été voté.

6:01
Bruno Fuchs

Non, c'est un décret qui était censé

6:03
Locuteur

entrer en vigueur au 1er en mai. Ça a été voté dans la loi

6:04
Julien Bayou

EGalim.

6:05
Bruno Fuchs

Non.

6:06
Locuteur

On peut faire toute la liste. Dans la loi EGalim. Mais on ne va pas avancer. Mais il

6:11
Julien Bayou

est en campagne très bien.

6:13
Locuteur

Mais

6:13
Julien Bayou

vous

6:14
Locuteur

aussi.

6:15
Nicolas Dupont-Aignan

Alors,

6:15
Locuteur

ce qui est

6:15
Nicolas Dupont-Aignan

quand

6:15
Locuteur

même fascinant,

6:17
Nicolas Dupont-Aignan

c'est qu'avant chaque élection européenne, on entend les mêmes promesses. Comme si d'ailleurs les Français étaient les seuls à diriger l'Europe. Personne ne dit la réalité. C'est que ce système à 28 ne marche pas.

6:32
Locuteur

Que

6:33
Nicolas Dupont-Aignan

cela n'a rien à voir avec la belle idée européenne. Et n'en déplaise à vos caricatures. Moi, je reste convaincu. Et c'est pourquoi je mène une liste. Qu'il est possible de redonner aux nations de leur liberté. C'est-à-dire de leur démocratie. On contrôle nos frontières. On sera mieux gardés. Notre budget. Nos lois. Mais en revanche... Et c'est la différence... Si je peux finir. Mais si vous n'écoutez pas la suite. Excusez-nous. Moi, je ne vous ai pas interrompu. Alors, soyez

6:58
Locuteur

respectueux au moins. Justement, vous l'avez dit tout à l'heure.

7:00
Nicolas Dupont-Aignan

Le deuxième axe, c'est qu'une fois que chaque nation retrouve sa liberté, il faut que l'Europe permette des coopérations à 3 ou 4 pays seulement, scientifiques, technologiques, pour nous armer face à la Chine et les Etats-Unis. Car le grand paradoxe des 20 dernières années, c'est qu'on a transféré plein de pouvoirs à la Commission, à la Banque centrale, à la Cour de justice, et qu

7:21
Locuteur

'il

7:21
Nicolas Dupont-Aignan

n

7:21
Locuteur

'y a

7:21
Nicolas Dupont-Aignan

pas eu un projet qui est sorti face à la Chine et aux Etats-Unis. Parce qu'à 28 pays,

7:25
Locuteur

ça

7:25
Nicolas Dupont-Aignan

ne sortira pas. Et c'est pourquoi l'Europe des projets que je défends n'a rien à voir avec la sortie du Brexit. Rien à voir. Et vous avez besoin toujours de caricaturer pour vous faire entendre. Je suis désolé. Au moins respectez les projets des autres. Je crois que l'Europe gaullienne des nations est la seule qui a fait des projets communs. Airbus, on vit toujours sur Airbus. C'est le seul projet avec Ariane qui a marché.

7:48
Locuteur

Pourquoi on ne fait pas la même chose en numérique ? Pour être très précis. Pas tous en même temps.

7:53
Julien Bayou

Pour être très précis. Juste un point. Tout ça, c'est de

7:55
Locuteur

l

7:55
Julien Bayou

'enfumage

7:55
Locuteur

total.

7:56
Julien Bayou

Pourquoi de l'enfumage ? Parce

7:58
Locuteur

que vous vous êtes

7:58
Julien Bayou

spécialiste d'enfumage, en revanche. Je prends deux de mauvaise mesure, par exemple.

8:03
Locuteur

Vous

8:03
Julien Bayou

dites supprimer la Commission européenne. Comment vous la supprimez sans sortir des traités ? Qui va vous permettre de la supprimer ? Ensuite, vous dites affirmer

8:09
Locuteur

la supériorité

8:10
Julien Bayou

des lois et de la justice nationale sur la technocratie européenne. Ça, ça veut dire clairement que je sors de

8:16
Locuteur

l'Union européenne.

8:17
Julien Bayou

Mais

8:18
Locuteur

c'est pas sortir,

8:18
Julien Bayou

c'est renégocier. Mais avec qui va

8:21
Locuteur

supprimer la Commission européenne ?

8:23
Julien Bayou

C'est de l'enfumage

8:24
Locuteur

total. Quand le général

8:24
Nicolas Dupont-Aignan

de Gaulle était au pouvoir,

8:25
Locuteur

c

8:25
Nicolas Dupont-Aignan

'était autre chose que Macron.

8:26
Locuteur

Il a fait la politique de la chaise vide. Il a construit l

8:29
Nicolas Dupont-Aignan

'Europe, au contraire. Et alors la France ? Non,

8:30
Locuteur

au

8:30
Nicolas Dupont-Aignan

contraire, il a construit

8:31
Locuteur

l'Europe. La France, c'est un petit pays. Tout ça, c'est flou. Mais ce que vous dites, vous jouez sur l'Europe.

8:35
Julien Bayou

Mais pas du tout. C'est que...

8:36
Locuteur

Comment

8:37
Julien Bayou

vous renégociez la

8:39
Locuteur

fin de la Commission européenne ? Alors voilà.

8:40
Julien Bayou

Avec qui

8:41
Locuteur

? Sur ce point très précis, après on avance un peu. Et ça, c'est point précis. Comment on renégocie ? Il va falloir

8:45
Julien Bayou

sortir de

8:46
Locuteur

l'Union.

8:46
Julien Bayou

La chaise vide,

8:46
Nicolas Dupont-Aignan

si je

8:47
Locuteur

peux...

8:47
Nicolas Dupont-Aignan

Allez

8:48
Locuteur

-y, Nicolas

8:48
Présentateur

Dupont-Aignan.

8:49
Nicolas Dupont-Aignan

C'est pas guignol, le général de... Je peux finir ? Le général de Gaulle a obtenu la politique agricole

8:56
Locuteur

commune,

8:57
Nicolas Dupont-Aignan

suite à la politique de la chaise vide. C'est la seule politique intégrée qu'il y a eu, parce qu'il a eu le courage à un moment de dire, je ne joue plus à ce jeu. Et si Helmut Kohl a obtenu la réunification allemande, vous croyez que c'est en consultant ses partenaires ? Et si Margaret Thatcher a obtenu son chèque, vous croyez que c'est en jouant collectif ? Ce que je dis,

9:14
Locuteur

c'est que si on veut...

9:15
Nicolas Dupont-Aignan

Et en 2019, la France n'est pas capable à un moment de dire, je défends mes intérêts et je défends une idée d'une Europe qui fonctionne, car si on continue

9:23
Locuteur

avec eux, si on continue avec

9:25
Nicolas Dupont-Aignan

eux, de toute façon,

9:26
Locuteur

ils

9:26
Nicolas Dupont-Aignan

sont couchés.

9:27
Locuteur

Donc la réalité, c'est que ça fait 20

9:29
Julien Bayou

ans... Il ne

9:29
Locuteur

veut

9:29
Julien Bayou

pas le dire,

9:30
Locuteur

mais évidemment... Non, ça

9:31
Nicolas Dupont-Aignan

fait 20 ans que vous nous dites à chaque élection une Europe plus sociale, une Europe plus verte. Et comme vous n'assumez pas une France puissance, vous vous couchez à chaque négociation et vous n'aboutissez pas. Mais je comprends pourquoi, parce que vous considérez qu'aujourd'hui, la France ne peut pas obtenir quoi que ce soit.

9:46
Locuteur

Moi, je considère au contraire que la France peut

9:49
Nicolas Dupont-Aignan

obtenir si elle sait

9:51
Locuteur

où elle

9:51
Bruno Fuchs

va. Attendez, on doit se battre au niveau européen. Alors

9:54
Locuteur

comment on fait concrètement ? À chaque

9:55
Bruno Fuchs

fois qu'on dit que

9:56
Locuteur

c'est

9:56
Bruno Fuchs

la faute de l'Europe, en fait, ce sont des ministres, et notamment les Français, qui ne se battent pas. À chaque fois qu'on dit non, mais ce n

10:02
Locuteur

'est

10:02
Bruno Fuchs

pas possible, vous voyez le

10:03
Locuteur

traité... Alors vous êtes comme

10:03
Nicolas Dupont-Aignan

moi, vous voulez qu

10:04
Locuteur

'on

10:04
Nicolas Dupont-Aignan

se batte au niveau européen ?

10:05
Locuteur

Dans l'Europe, en restant

10:06
Nicolas Dupont-Aignan

dans l'Europe,

10:07
Locuteur

vous, votre projet, c'est de

10:08
Bruno Fuchs

sortir...

10:08
Locuteur

Non, mais

10:09
Bruno Fuchs

si... Vous le caricaturez ? Mais sortir de... supprimer

10:12
Locuteur

la Commission européenne. Mais si on ne menace pas...

10:13
Bruno Fuchs

Attendez, s'il vous plaît, supprimer la Commission européenne, concrètement. Vous entendez ce que ça veut dire

10:17
Locuteur

? Oui, pour la

10:17
Invité

rendre peut-être plus démocratique. Je veux que... Ça commence par sortir des traités. La

10:21
Locuteur

Commission européenne, moi,

10:22
Invité

je ne

10:22
Locuteur

suis pas sur la ligne de

10:23
Invité

M. Dupont-Aignan, mais elle m'interroge. Quand elle supprime de son fait, en appliquant d'ailleurs, le droit à la concurrence, bâti en effet par les États, quand elle empêche la fusion Alstom-Simmons, ça me gratte quelque part. Je me dis que ça ne fonctionne pas comme ça devrait.

10:36
Locuteur

Mais que ça ne fonctionne pas. Me semble

10:38
Bruno Fuchs

-t-il. On est d'accord,

10:39
Locuteur

c'est pour ça qu'on se propose de se battre au niveau européen pour se réapproprier l'Europe. On ne peut pas

10:42
Invité

à la fois constater que l'Europe,

10:45
Locuteur

le

10:45
Invité

moins qu'on puisse dire, c'est que ça fonctionne sur trois pattes, que ça fonctionne mal sur l'économie, sur

10:50
Locuteur

l'immigration.

10:51
Invité

C'est trop facile. Vous êtes d'accord

10:52
Locuteur

avec ça ? C'est trop facile parce que ce sont les politiques menées qui ne fonctionnent pas. Mais attendez une seconde ! Ce

10:58
Bruno Fuchs

sont

10:58
Locuteur

les

10:58
Invité

politiques que vous soutenez depuis bien

10:59
Locuteur

trop longtemps.

11:01
Invité

Je dis qu'on ne peut pas constater l'échec d'une certaine façon de pratiquer l'Union européenne

11:08
Locuteur

et

11:09
Invité

de dire qu

11:09
Locuteur

'il

11:09
Invité

n

11:09
Locuteur

'y

11:09
Invité

a rien à réformer. Moi je vous avoue, je suis européen, mais quand je vois à Bruxelles ces salles immenses

11:17
Locuteur

11:18
Invité

chacun a deux minutes pour s'exprimer et que la règle de l'unanimité s'applique sur 85% des domaines qui nous occupent et que je vois que l'Europe s'occupe de tout et parfois un peu de n'importe quoi, je me dis que quand même il y a des choses à réformer.

11:34
Locuteur

Il dit le contraire, il propose

11:36
Bruno Fuchs

d'ailleurs une constituante et notamment sur la question fiscale, sortons de l'unanimité.

11:40
Locuteur

Mais

11:40
Bruno Fuchs

ça veut dire assumer que la France perd un peu de sa souveraineté pour qu

11:45
Locuteur

'on

11:45
Bruno Fuchs

puisse aller vers une harmonisation

11:46
Locuteur

fiscale.

11:47
Invité

Est-ce que vous nous suivez ? Oui, là où je ne suis pas d'accord avec ce que vous avez dit tout à l'heure, c'est que l'idée de l'Union européenne, de l'Europe, ce n

11:55
Locuteur

'est

11:55
Invité

pas seulement l'Europe des entreprises, ce n

11:58
Locuteur

'est

11:58
Invité

pas seulement Airbus, un peu quand même quand vous dites l'Europe des projets. C'était autre chose, peut-être que ce n

12:04
Locuteur

'est

12:04
Invité

pas possible, peut-être qu'on n'y arrivera pas et que c'est foutu. Mais l'Europe, sans aller jusqu'aux États-nations ou aux États-Unis d'Europe, c'était une autre idée que de faire simplement, parce qu'entre nous, pour faire Airbus, il n

12:18
Locuteur

'y a

12:18
Invité

pas besoin de l'Union européenne, pardonnez

12:20
Locuteur

-moi. Les entreprises

12:21
Invité

s'entendent elles-mêmes et

12:22
Locuteur

font le

12:23
Invité

business. Donc, où

12:24
Locuteur

on va

12:25
Invité

un peu plus

12:26
Locuteur

loin, où on n'arrive pas. Allez, M.

12:28
Présentateur

Fuchs,

12:29
Locuteur

après

12:30
Présentateur

je vous passe la parole, M. Dupont-Hiné.

12:31
Julien Bayou

Le constat, je pense qu'on le fait tous. On voit très bien comment ça se

12:35
Locuteur

passe.

12:35
Julien Bayou

Ça ne marche pas très bien. Ça ne marche pas très bien, mais ça marche aussi, d'un certain point. Par

12:38
Locuteur

exemple, quand on prend la directive...

12:39
Julien Bayou

C'est en marche, c'est mieux en même temps, ça. En marche, l'Europe, l'idée, c'est de dire qu'est-ce qui ne marche pas suffisamment bien et comment on le fait marcher mieux.

12:49
Locuteur

Sur la Commission européenne, il

12:50
Julien Bayou

faut un Parlement souverain. Sur la fiscalité, il faut une convergence fiscale et sociale. Il faut changer la règle du jeu, et c'est les propositions que l'on fait qui ne le fait pas à l'unanimité. Parce que sinon, effectivement, il y a toujours quelqu'un qui va bloquer. Donc voilà, il y a des tas de choses concrètes. Il

13:08
Locuteur

faut donc

13:08
Julien Bayou

améliorer le système. On voit bien que depuis... Moi,

13:11
Locuteur

je

13:11
Julien Bayou

suis bien placé pour le dire. Je suis dans la région où je pense qu

13:14
Locuteur

'elle

13:14
Julien Bayou

a

13:14
Locuteur

le

13:14
Julien Bayou

plus souffert en termes de don de vie de la guerre. Et je vois très bien qu'à partir du moment où on commence à se dire, tiens, le voisin, on a une préférence nationale, donc on doute du voisin, on crée des frontières, on crée des doigts de droite, on commence à douter, et bien ça devient très vite après la concurrence, la haine, la violence

13:31
Locuteur

et la guerre.

13:32
Julien Bayou

Donc forcément, ce n

13:33
Locuteur

'est

13:33
Julien Bayou

pas comme ça qu'on va s'en sortir. Et je suis bien placé pour le... Pas tout seul, bien sûr, mais les Asaciens sont bien placés pour le savoir. Donc il y

13:39
Locuteur

a

13:39
Julien Bayou

un système qui a apporté de la prospérité, qui a apporté de la paix. Un, la prospérité, bien sûr

13:44
Locuteur

que si, mais elle n'est pas... Voilà, elle est mal

13:47
Julien Bayou

répartie, elle

13:48
Locuteur

est

13:48
Julien Bayou

mal répartie. Il faut donc proposer un système de meilleure répartition de la richesse, car il n'y a pas de justice sociale suffisante en Europe. Et de l'autre, il faut améliorer ce qui peut l'être. Et il y a beaucoup de points qui peuvent l'être.

13:59
Locuteur

Il

13:59
Julien Bayou

suffit de lire le

14:00
Locuteur

programme de très

14:01
Julien Bayou

nombreuses...

14:02
Locuteur

Il faut que les autres soient d'accord. Je voudrais

14:05
Nicolas Dupont-Aignan

revenir quand même.

14:07
Locuteur

On

14:07
Nicolas Dupont-Aignan

doit faire au niveau européen ce que les nations ne peuvent pas faire seules.

14:11
Locuteur

A

14:12
Nicolas Dupont-Aignan

quoi ça sert d'avoir empilé des milliers de normes ? A quoi ça sert d'avoir multiplié une bureaucratie à Bruxelles ? Et au même moment, d'avoir désarmé complètement le continent européen dans les grandes batailles scientifiques, technologiques qui feront la hiérarchie des continents au XXIe siècle ? La Chine et les Etats-Unis se sont emparés de la faiblesse des technocrates, souvent corrompus à Bruxelles, qui ont pris

14:36
Locuteur

la main, corrompus avec les lobbies. D'ailleurs, vous les connaissez.

14:40
Nicolas Dupont-Aignan

Donnez-moi des exemples. 30 000 lobbyistes à Bruxelles. La fin de la démocratie. Moi, je pense que plutôt que d'avoir ces masses de normes, cette commission de Bruxelles, resteront nos frontières nationales pour être sûrs de contrôler qu'ils rentrent chez nous. Arrêtons de donner des milliards pour financer les délocalisations polonaises ou les travailleurs détachés roumains, parce que nous subventionnons nos concurrents. Et en revanche, mettons-nous sur l'intelligence artificielle, souveraineté numérique, voiture propre, panneau solaire de demain, programme méditerranéen. Et là, vous verrez que l'Europe sera aimée des peuples. Si elle ajoute quelque chose, pas si elle retranche.

Les Français seraient beaucoup plus heureux en donnant beaucoup moins d'argent et en contrôlant leurs frontières nationales. Et en revanche, en ayant une coopération avec l'Allemagne, avec l'Italie, avec les vrais pays, les pays qui comptent. Mais vous avez donné du pouvoir extravagant à 28 pays qui paralysent tout. Donc,

15:32
Locuteur

moi, je pense

15:33
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il y

15:34
Locuteur

a

15:34
Nicolas Dupont-Aignan

une vraie solution en ayant des nations plus démocratiques et des projets européens à la carte, une vingtaine, pour compter dans le monde de demain. Et il n

15:43
Locuteur

'y a

15:43
Nicolas Dupont-Aignan

pas besoin de plus. C'est une Europe light. Ce n

15:45
Locuteur

'est

15:45
Nicolas Dupont-Aignan

pas le monstre que vous avez créé qui ne marche pas. D'ailleurs, tous les peuples veulent s'en aller.

15:49
Locuteur

C'est curieux

15:50
Nicolas Dupont-Aignan

? Alors,

15:50
Présentateur

David Decau. Bah

15:51
Locuteur

si, c'est quand même curieux. Le Brexit, les

15:53
Nicolas Dupont-Aignan

Italiens, les Hongrois,

15:54
Locuteur

les Polonais, ça fait beaucoup. Je ne peux pas réfléchir un petit peu, à mon avis. Je ne peux pas réfléchir un petit peu. Je ne peux réfléchir un petit peu. Il n'y aurait pas eu de Brexit

15:59
Nicolas Dupont-Aignan

si on avait écouté les Français en 2005. Et si on avait réformé la

16:02
Locuteur

structure. C'est un sujet. C'est un vrai sujet. D'abord,

16:05
Invité

et on le voit sur votre plateau,

16:06
Locuteur

et

16:07
Invité

on peut s'en réjouir,

16:08
Locuteur

on

16:09
Invité

n'a jamais autant parlé d'Europe avant les élections européennes. On voit bien les trois positions ici sur le plateau. Les responsables politiques ne sont pas en train de dire est-ce que Macron a réussi, échoué face aux Gilets jaunes, je sais quoi. Ils parlent d'Europe. Donc ça, c'est quelque chose dont je pense qu'on peut se réjouir. Ensuite, une question pour vous, Julien Bayot.

16:28
Locuteur

Je

16:29
Invité

vous ai bien écouté dans vos échanges. Il y

16:31
Locuteur

a

16:31
Invité

un sujet majeur qui est celui de l'unanimité, notamment sur les questions fiscales. Vous êtes pour une Europe qui avance, une Europe puissante, fédérale. Vous êtes pour une Europe fédérale. Et la question est la suivante. Cette notion d'unanimité, elle est centrale en réalité, quand on veut faire une Europe fédérale.

16:47
Locuteur

Elle

16:47
Invité

est aussi dans votre programme, dans le programme de la liste Renaissance. C'est l'idée. Aujourd'hui, Julien Bayot, un électeur français qui souhaiterait cette Europe fédérale, qui souhaiterait par exemple qu'on puisse taxer les GAFAM au niveau européen. Et ça passe par un vote à l'unanimité. Quel est son intérêt ? Voter pour la

17:05
Locuteur

liste

17:06
Invité

d'Emmanuel Macron ou voter pour Yannick Jadot ? Aujourd'hui, je finis juste. Aujourd'hui, ce sont les États

17:11
Locuteur

qui

17:12
Invité

peuvent décider, certainement pas les députés européens, qui peuvent décider, oui ou non, de passer à l'unanimité sur des questions aussi majeures que celles de la fiscalité.

17:19
Bruno Fuchs

Il y

17:19
Locuteur

a

17:19
Bruno Fuchs

une réponse assez simple. C'est qu'Emmanuel Macron est au pouvoir depuis deux ans et n'a rien changé, malgré vraiment des très beaux discours sur la démocratie en Europe. C'était vraiment inspirant. Sur l'écologie, n'en parlons pas. Et rien. Alors que nos députés écologistes, je pense, si on parle d'évasion fiscale, je pense à Eva Joly. Je peux vous dire qu'elle a, elle, à la travailler. Et elle est l'architecte d'une proposition qui, justement, va travailler sur la même assiette. On rentre un peu dans le détail technique. La même assiette d'impôt pour pouvoir justement avoir une taxation européenne. Allons plus loin.

Bien sûr qu'il faut une constituante, un nouveau traité, on va dire, pour l'Europe. Mais on peut faire de la politique dans les traités actuels. Attendez, vous gagnez la présidentielle. On peut faire de la politique dans les traités actuels. Et par exemple, sur l'évasion fiscale, on peut aller très loin. Par exemple, les traités disent que les pays entre eux se doivent loyauter. Eh bien, nous, on considère que le Luxembourg, quand il abrite chez lui des multinationales qui, en fait, siphonnent les impôts à côté, n'est pas loyal. Et donc, on pourrait lui retirer ses droits de vote en vertu des traités actuels.

18:20
Locuteur

Vous voyez qu'on peut faire de la politique. C'est exactement ce que vous

18:22
Julien Bayou

voyez dans le programme Renaissance.

18:23
Locuteur

Que vous

18:23
Bruno Fuchs

n

18:24
Locuteur

'avez pas. Mais c'est ce que vous ne faites pas. Parce

18:24
Nicolas Dupont-Aignan

que ce qui est fascinant, là-dessus...

18:26
Locuteur

On

18:27
Présentateur

a un mot parce qu'il y

18:27
Locuteur

a

18:27
Présentateur

une petite pause qui arrive.

18:28
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, juste, c'est ce qui n'est pas fait. Parce qu'il y

18:30
Locuteur

a

18:30
Nicolas Dupont-Aignan

un petit problème avec votre système. C'est que la majorité des 28 ne veulent surtout pas de votre position française. Et que si vous rentrez la main dans la majorité, vous n'aurez jamais votre taxe. D'ailleurs, les Allemands ont envoyé balader M. Macron. Non,

18:42
Locuteur

c'est pas vrai.

18:42
Nicolas Dupont-Aignan

Ah, si, ils ont refusé la taxe. Après le traité de la

18:45
Locuteur

Stachapel, ils ont refusé la

18:46
Nicolas Dupont-Aignan

taxe.

18:46
Locuteur

Mais

18:46
Nicolas Dupont-Aignan

pas sur le principe.

18:46
Locuteur

Ce

18:46
Nicolas Dupont-Aignan

qui prouve

18:47
Locuteur

bien que votre

18:48
Nicolas Dupont-Aignan

logique... Non, c'est que seul rapport de force de dire...

18:52
Locuteur

Mais les Français l'ont fait. On n'accepte plus qu'il ait accès à notre marché. Sans les

18:56
Julien Bayou

Européens ?

18:56
Locuteur

Le Luxembourg, l'Europe a accès. Je ne veux pas

18:59
Nicolas Dupont-Aignan

quitter l'Europe.

19:00
Locuteur

Je suis

19:00
Nicolas Dupont-Aignan

copropriétaire de l'Europe, non. Je veux qu'on maîtrise le syndic de copropriété, que les copropriétaires reprennent le pouvoir. Ce n

19:06
Locuteur

'est

19:06
Nicolas Dupont-Aignan

pas du tout la même chose. Et on n'a pas à donner

19:08
Locuteur

au Luxembourg le droit d'entrer sur le marché français

19:10
Nicolas Dupont-Aignan

quand ils trichent avec les règles du jeu.

19:12
Présentateur

Allez, on fait une toute petite pause. On se retrouve dans Punchline. On parlera de la privatisation de

19:16
Locuteur

l

19:16
Présentateur

'aéroport de Paris. Est-elle enterrée par la décision du Conseil constitutionnel ? On en débat dans un instant.

19:21
Nicolas Dupont-Aignan

Non, personne n'en veut l'Europe fédérale.

19:23
Invité

On va

19:23
Présentateur

revenir à ça. Mais d'abord, un petit point RIP avec vous, David Ducan. Qu'est-ce que c'est ce référendum d'initiative partagée

19:28
Locuteur

?

19:28
Invité

C'est une procédure qui a été mise en place avec la réforme constitutionnelle de 2008 portée par Nicolas Sarkozy. Alors, c'est un référendum qui peut être déclenché par des parlementaires, un grand nombre de parlementaires, qui ont été réunis il y a quelques semaines maintenant par une union des oppositions anti-Macron. Il faut effectivement que le Conseil constitutionnel donne son feu vert. C'est ce qui s'est passé aujourd'hui. On peut dire que le gouvernement s'en serait bien passé parce que cette décision du Conseil constitutionnel déclenche la procédure, ouvre la voie à la procédure.

Elle dure neuf mois pendant lesquels Bercy a annoncé, et c'est logique, qu'il n'y aurait aucune décision prise pendant cette procédure. Alors, quelle était cette procédure ? Parce que vous allez me dire, est-ce qu'il va y avoir un référendum demain sur Aéroport de Paris ? Ce n'est pas aussi facile, parce qu'il faudrait maintenant que 4,5 millions de Français... 4,7 millions d'électeurs,

20:19
Locuteur

en

20:19
Invité

tout cas, 10% du corps électoral... Signe ? Tu dis 4,7 millions...

20:23
Locuteur

Je crois, oui, il me semble.

20:25
Invité

Signe une pétition en faveur de

20:27
Locuteur

ce référendum. Vote

20:28
Invité

électronique,

20:29
Locuteur

organisé par vote électronique. Donc ça, on y arrivera. Alors,

20:31
Invité

est-ce qu'on y arrivera ? J'en sais rien. Je

20:33
Locuteur

pense que c'est possible. Ça

20:35
Invité

n'a jamais été fait.

20:36
Locuteur

Mais même

20:36
Invité

là, il n'y

20:37
Locuteur

a

20:37
Invité

pas la garantie du référendum. Termine.

20:39
Locuteur

Même là, il n'y a pas la

20:39
Invité

garantie du référendum, puisqu'il ne faut pas que le texte soit dans le processus parlementaire. Pour résumer.

20:46
Locuteur

4,7 millions.

20:47
Invité

Si le gouvernement se saisit du truc, même avec les 4,7

20:50
Locuteur

millions,

20:51
Invité

et fait voter l'Assemblée, il n

20:52
Locuteur

'y

20:52
Invité

a pas

20:53
Locuteur

forcément de référendum. Vous avez des coignants.

20:54
Invité

Attendez, c'est

20:55
Locuteur

quand même...

20:55
Présentateur

Vous êtes d'accord avec cette

20:56
Locuteur

décision ? C'est quand même

20:57
Nicolas Dupont-Aignan

un grand jour. On

20:58
Locuteur

a

20:58
Nicolas Dupont-Aignan

combattu à l

20:59
Locuteur

'Assemblée nationale ce

20:59
Nicolas Dupont-Aignan

projet de loi. Moi, j'ai combattu la privatisation des autoroutes, vous le savez bien, qui était un scandale financier absolu, une spoliation des Français, et là, rebolote. C'était un scandale absolu. Et on a vraiment... Je pense que c'est extraordinaire ce qui vient de se passer. Maintenant, il faut se mobiliser pour qu'il

21:19
Locuteur

y

21:19
Nicolas Dupont-Aignan

ait 4,7 millions de

21:20
Locuteur

signatures,

21:21
Nicolas Dupont-Aignan

et bloquer cette folie qui consiste à vendre un bien qui rapporte,

21:26
Locuteur

pour

21:27
Nicolas Dupont-Aignan

placer l'argent sur on ne sait où, pour avoir des recettes éventuelles pour l'innovation. Il fallait... Moi, j'ai vraiment participé à tout le débat à l'Assemblée nationale. C'était surréaliste ce qui se passait. Et cette procédure du référendum d'initiative partagée est trop restrictive. Je pense qu'il faut la remplacer à terme par le référendum...

21:48
Locuteur

Il sera assoupli, comme l'a

21:49
Présentateur

annoncé Emmanuel

21:50
Locuteur

Macron. Le RIC, mais un vrai RIC. Non, il n'a pas dit le RIC.

21:53
Nicolas Dupont-Aignan

Non, lui,

21:54
Locuteur

il

21:54
Nicolas Dupont-Aignan

ne veut pas le RIC, mais un

21:55
Locuteur

vrai RIC. Il faut baisser le

21:56
Présentateur

seuil de 4 millions à 1

21:57
Locuteur

million. Il faut

21:57
Nicolas Dupont-Aignan

baisser le seuil, mais à terme, je pense qu'il faudra un vrai RIC sans verrou parlementaire, car c'est une preuve de maturité politique. La Suisse est très bien gouvernée, n'a pas de chômage, pas de déficit,

22:08
Locuteur

et bien qu'on... Elle n'est pas dans l'Union européenne. Non, parce que les

22:13
Nicolas Dupont-Aignan

Suisses votent régulièrement, et je suis convaincu que les Français sont tout à fait capables de voter sur l'immigration, de voter sur une privatisation,

22:22
Locuteur

de voter sur une réforme des retraites. Les députés sont en

22:24
Invité

vacances, alors les députés...

22:25
Locuteur

C'est complémentaire, c'est complémentaire. Mais non,

22:28
Invité

ce n

22:28
Locuteur

'est

22:28
Invité

pas

22:29
Locuteur

complémentaire. Écoutez, vous

22:30
Nicolas Dupont-Aignan

savez combien il

22:30
Locuteur

y a

22:30
Nicolas Dupont-Aignan

de lois votées

22:31
Locuteur

chaque année ? C'est 40. Allez, Julien Bayon et Bruno Couss. Une

22:33
Nicolas Dupont-Aignan

à référendum.

22:34
Présentateur

Julien Bayon,

22:35
Locuteur

allez-y. Nous, les écologistes, on croit... Allez-y,

22:38
Présentateur

allez-y, Julien

22:38
Locuteur

Bayon. Nous, on

22:39
Bruno Fuchs

croit à cette démocratie en continu. Ça ne s'oppose pas avec la démocratie représentative. Vous votez pour un cadre, bien sûr, pour 5 ou 6 ans. Et puis, on prend la température sur les grandes questions. Et donc, la

22:51
Locuteur

privatisation de l

22:52
Bruno Fuchs

'aéroport de Paris, qui n

22:53
Locuteur

'est

22:53
Bruno Fuchs

pas d'ailleurs que l'aéroport de Paris, c'est des dizaines d'aéroports, c'est vraiment structurant pour l'aménagement du territoire, ça n'a pas été au cœur de l'élection présidentielle. Donc, on ne

23:00
Locuteur

peut

23:00
Bruno Fuchs

pas dire que ça a été tranché par l'élection d'Emmanuel Macron. Et donc, on aurait un problème démocratique si, parce qu'il a été élu en 2017, il pouvait faire passer tout ce qu

23:09
Locuteur

'il

23:09
Bruno Fuchs

voulait sans qu

23:09
Locuteur

'il

23:09
Bruno Fuchs

n

23:10
Locuteur

'y ait

23:10
Bruno Fuchs

aucune consultation. Et donc, c'est remettre de la démocratie participative dans la démocratie représentative. C'est en continu, comme le disait David.

23:18
Locuteur

C'est complémentaire, je suis tout à fait d'accord avec lui.

23:20
Bruno Fuchs

Par contre, on a un problème, c'est que 4,10

23:23
Locuteur

millions

23:23
Bruno Fuchs

du

23:24
Locuteur

seuil noir, en

23:25
Bruno Fuchs

fait, c'est fait pour que ça ne marche pas. En tout cas, pour

23:28
Locuteur

qu'on ne puisse pas faire un référendum, je dirais oui, c'est un... Mais on ne

23:30
Bruno Fuchs

devrait pas avoir peur de voter, d'engager un vrai débat.

23:33
Locuteur

Ça sera un million quand la réforme sera passée. C'est un million,

23:36
Julien Bayou

donc ça sera beaucoup plus facile.

23:38
Locuteur

Ce

23:38
Julien Bayou

sera un million. Moi,

23:39
Locuteur

je

23:39
Julien Bayou

suis... Il

23:40
Locuteur

y a

23:40
Julien Bayou

une constitution, elle va être améliorée, puisque ça, il va passer à un million. Moi, je serais très, très bien qu'on puisse utiliser cette constitution pour que les citoyens puissent s'exprimer. Mais en revanche, je suis beaucoup plus dubitatif sur le sujet qu'on fasse des référendums sur les politiques. Est-ce qu'il faut privatiser ou pas privatiser ? Mais si on prend ADP, on va aller apprendre... Il va y

23:59
Locuteur

avoir

23:59
Julien Bayou

des référendums tous les deux jours. Et sur ADP, c'est particulièrement cocasse. On voit très bien l'opération de communication politique. Parce que qui est-ce qui a privatisé ADP le premier ? C'est Jacques Chirac et Villepin qui ont privatisé plus de 40% d'ADP. Et François Hollande a fait 9,5% de privatisation d'ADP. Donc on voit bien l'hypocrisie totale. Attendez, c'est pas

24:19
Locuteur

parce que les décisions ont été faites qu'il faut les poursuivre. Je pense que le public est toujours

24:24
Invité

mieux que le public. Et on en a la démonstration tous les jours. Il

24:27
Locuteur

suffit de

24:27
Invité

regarder l'état du pays.

24:28
Locuteur

ADP, on garde l'état de remarque. Allez-y, non,

24:33
Présentateur

pas tous en même temps.

24:34
Locuteur

S

24:34
Présentateur

'il vous plaît, Jean-Claude, terminez pour nos fûts.

24:36
Julien Bayou

Sur les autoroutes, le gouvernement a tiré l'enseignement des erreurs faites sur les autoroutes. Et la convention tarifaire qui est passée avec ADP est revue tous les 5 ans. Et si entre l'opérateur ADP et le gouvernement, il n'y a pas d'accord, c'est le gouvernement qui décide des tarifs. Donc on voit très bien... On voit bien

24:54
Locuteur

sur les

24:54
Présentateur

autoroutes.

24:54
Locuteur

Non,

24:54
Julien Bayou

mais

24:55
Locuteur

ça n'a pas été le cas sur les autoroutes. Justement, c'était une erreur. Excusez-moi, sur les

24:58
Julien Bayou

autoroutes, excusez-moi. C'est bien de

25:00
Locuteur

voir quelles

25:01
Julien Bayou

sont

25:01
Locuteur

les erreurs

25:01
Julien Bayou

du passé. Et moi, je n'étais pas élu à ce moment-là. Et de voir

25:04
Locuteur

comment... Allez, une petite

25:05
Julien Bayou

précision. Donc

25:06
Locuteur

franchement, une opération de

25:07
Julien Bayou

communication politique et qui va desservir le pays parce qu'on va faire des référendums sur tout. Mais

25:12
Locuteur

écoutez, sur les autoroutes, stop. Pas tous en même temps, sérieusement. C'est quand même

25:16
Nicolas Dupont-Aignan

incroyable que le seul fait qu'il

25:19
Locuteur

y ait

25:19
Nicolas Dupont-Aignan

une question posée,

25:20
Locuteur

tout

25:20
Nicolas Dupont-Aignan

de suite la peur des référendums sur tout. Mais c

25:22
Locuteur

'est très bien,

25:23
Nicolas Dupont-Aignan

je vous dis. Il y a 40 lois votées au Parlement chaque année. S'il y a une ou deux lois qui peuvent être ratifiées par le peuple et si on

25:32
Locuteur

peut

25:32
Nicolas Dupont-Aignan

avoir une initiative populaire sans le verrou parlementaire, car la prochaine étape, et nous ce qu'on propose à Debout la France, c'est qu'on puisse, un million de signatures ou 500 000, puisse exiger, comme en Suisse, un référendum sans que les parlementaires puissent verrouiller. Car là, il y a eu

25:50
Locuteur

l

25:52
Nicolas Dupont-Aignan

'action des parlementaires. Et ce serait une vraie étape de démocratie participative.

25:56
Locuteur

Les Suisses ont une nouvelle vision de l'intérêt général. Je ne suis pas sûr, il faut faire un grand pas à la démocratie.

26:00
Nicolas Dupont-Aignan

Excusez-moi, les Français... Non, mais c'est important. En représentant de la nation, vous osez dire que les Français ne sont pas soucieux de l'intérêt général ? Je n

26:06
Locuteur

'ai

26:06
Nicolas Dupont-Aignan

pas dit ça. Si, vous dites que les Suisses sont soucieux

26:08
Locuteur

de l'intérêt général. Et les Français aussi. Je ne l'étais pas. Et croyez-moi, les Français aussi. Les Français aussi. Je ne prends qu'un exemple sur l

26:14
Nicolas Dupont-Aignan

'immigration. Eh bien,

26:16
Locuteur

si les Français avaient été consultés... Quelle question vous posez ? Dites-moi d'abord, très bien. Quelle question vous posez ?

26:20
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce qu'on continue avec

26:21
Locuteur

le flux

26:21
Nicolas Dupont-Aignan

migratoire actuel ou on réduit de moitié ? Par exemple, moi je le suis, pour qu

26:26
Locuteur

'il

26:26
Nicolas Dupont-Aignan

n

26:26
Locuteur

'y ait

26:26
Nicolas Dupont-Aignan

pas plus de 100 000 étrangers en France par an, on est à 400 000 cette année, ça ferait quand même 4 fois moins.

26:31
Locuteur

Et

26:31
Nicolas Dupont-Aignan

les Français... 400

26:33
Locuteur

000, vous comptez l'immigration illégale ? Je compte. Vous comptez l'immigration... Jean

26:37
Présentateur

-Claude, s'il vous plaît.

26:38
Locuteur

Est-ce qu'il peut répondre à

26:40
Présentateur

ma question ?

26:40
Nicolas Dupont-Aignan

Les 280 000 des migrations légales de cette année, 270 000,

26:45
Locuteur

plus les demandeurs d'asile,

26:46
Nicolas Dupont-Aignan

plus les demandeurs d'asile, qui sont arrivés. Je n'invente

26:51
Locuteur

rien, vous

26:52
Nicolas Dupont-Aignan

regardez les chiffres de 2018. Non, ils sont vrais. 120 000

26:55
Julien Bayou

demandeurs d'asile...

26:56
Locuteur

Vous avez

26:56
Julien Bayou

dit en avril qu'il y avait 18 millions

26:58
Locuteur

d'immigrés. Oui, ils sont vrais sur 6 ans. Mais vous,

27:00
Julien Bayou

ils comptent les Espagnols qui sont en France

27:01
Locuteur

et

27:01
Julien Bayou

les

27:02
Locuteur

Français qui sont en Espagne, c'est ça ? Non, mais on ne

27:04
Présentateur

passe

27:04
Locuteur

pas de polémique en polémique. Non, mais je tiens à répondre. Sur les 400 000 dont vous parlez... Je tiens à répondre,

27:09
Nicolas Dupont-Aignan

parce que j'ai vérifié

27:09
Locuteur

tous les chiffres. Vous avez

27:10
Nicolas Dupont-Aignan

inventé des chiffres ? Non. Sur les 18 millions, je me suis trompé sur un point.

27:13
Locuteur

Oui.

27:14
Nicolas Dupont-Aignan

C'était 18 millions en 6 ans et pas en 5 ans. Et c'est sans compter les mouvements internes. Et j'ai pris les statistiques Eurostat.

27:21
Locuteur

Et

27:21
Nicolas Dupont-Aignan

si

27:22
Locuteur

vous ne

27:22
Nicolas Dupont-Aignan

trouvez

27:22
Locuteur

pas grave qu'il y ait 18 millions... Non,

27:24
Nicolas Dupont-Aignan

Eurostat,

27:25
Locuteur

reprenez

27:25
Nicolas Dupont-Aignan

les chiffres. 18 millions. La population des Pays-Bas en 6 ans. Ah, j'ai dit 5 ans. Et on m

27:30
Locuteur

'a crucifié. C

27:31
Présentateur

'est une

27:31
Locuteur

polémique qui est un peu ancienne. Non, on n'était pas là-dessus. Si les Français avaient

27:37
Nicolas Dupont-Aignan

été consultés sur l'immigration depuis 40 ans, on n'aurait pas ce niveau d

27:40
Invité

'immigration en France.

27:41
Locuteur

Ok,

27:42
Présentateur

sur l'immigration. David Ducamp

27:43
Locuteur

et après Julien Bayon.

27:44
Invité

Je vous ramène à l'aéroport de Paris, qui était notre point de départ. Il y a deux sujets. Finalement, là, vous débattiez de l'opportunité ou non de déclencher un référendum. Très franchement. Comment, aujourd'hui, avec ce qui s'est passé depuis 6 mois, expliquer que donner la parole au peuple n'est pas une bonne idée ?

28:00
Locuteur

C

28:00
Invité

'est difficile à défendre, très franchement. Si les Français peuvent s'exprimer sur des questions majeures, qu'ils le fassent. Ça, ce n

28:06
Locuteur

'est

28:06
Invité

pas une

28:06
Locuteur

question majeure. Et

28:07
Invité

le suffrage universel. Et le suffrage universel doit être le juge de paix dans une démocratie en bonne santé. Donc cet aspect-là, je dirais, de forme, bon, peut-être peut-on le mettre de côté. Sur le fond, sur le fond de cette question d'aéroport de Paris, il y a un argument des oppositions qui ont voulu déclencher ce référendum d'initiative partagée qui n'est pas honnête sur le plan intellectuel. L'argument qu'on a pu entendre, je ne

28:30
Locuteur

sais

28:30
Invité

pas si vous l'avez dit, vous, M. Dupont-Aignan, je l'ai entendu plutôt dans la boule des socialistes, qui est de dire

28:34
Locuteur

que

28:35
Invité

c'est une machine à cash. On l

28:36
Locuteur

'a

28:36
Invité

beaucoup entendu. L'aéroport de Paris gagne beaucoup d'argent, ses bénéficiaires, donc c'est idiot de la part de l'État que de s'en débarrasser, ça rapporte 340 millions d'euros

28:46
Locuteur

de

28:47
Invité

bénéfices chaque année. Ce n

28:48
Locuteur

'est

28:48
Invité

pas honnête sur le plan intellectuel. Les dépenses publiques

28:50
Locuteur

en

28:51
Invité

France en 2019, c'est 338 milliards d'euros, les dépenses publiques déficitaires, le budget de

28:58
Locuteur

l'année

28:58
Invité

2019 déficitaire, bien sûr. Donc cet argument n'est pas honnête. 340 millions, bon, oui, c'est bien, c'est mieux de les récupérer, mais ce n

29:06
Locuteur

'est

29:06
Invité

pas ça, excusez

29:07
Locuteur

-moi.

29:07
Invité

L

29:07
Nicolas Dupont-Aignan

'argument n'est pas celui-là, c'est de dire que vous êtes propriétaire d'un studio qui a un bon loyer. Est-ce que vous le vendez pour placer l'argent sur un compte d'assurance-vie qui rapporte deux fois moins ? Excusez-moi, ce que l'on reproche au gouvernement... Mais les volumes, M. le Président...

29:22
Locuteur

Non, mais

29:22
Nicolas Dupont-Aignan

ce n

29:22
Locuteur

'est

29:22
Nicolas Dupont-Aignan

pas la question des volumes, mais la bonne gestion publique, ce n

29:26
Locuteur

'est

29:26
Nicolas Dupont-Aignan

pas de vendre quelque chose

29:26
Locuteur

qui rapporte beaucoup pour

29:29
Nicolas Dupont-Aignan

le placer dans quelque chose qui ne rapporte pas. Ce qui nous choquait beaucoup, les parlementaires, et qu

29:33
Locuteur

'on

29:33
Nicolas Dupont-Aignan

soit socialiste, républicain, debout la France...

29:36
Julien Bayou

Ce n

29:36
Locuteur

'était

29:36
Julien Bayou

pas le cas il y

29:37
Locuteur

a

29:37
Julien Bayou

quelques années, que vous fallait privatiser

29:38
Locuteur

tout un compte de ce qui est... Mais j'ai toujours été hostile, moi.

29:41
Nicolas Dupont-Aignan

C'est que l'on vende un bien public qui rapporte beaucoup d'argent...

29:44
Locuteur

C'est pas beaucoup, alors...

29:45
Nicolas Dupont-Aignan

Il a beaucoup d'argent en pourcentage pour le placer sur un compte qui rapporte très peu. C'est une mauvaise gestion

29:51
Locuteur

du jet de... Alors, Julien Bayou... Les gens de développement de

29:53
Invité

Paris sont supérieurs que

29:55
Locuteur

le

29:55
Invité

privé de Paris,

29:56
Locuteur

plutôt

29:56
Invité

que le public. C'est une évidence. M. Dacier,

29:59
Bruno Fuchs

ça va ?

29:59
Locuteur

Allez-y, Julien Bayou.

30:00
Bruno Fuchs

Le problème,

30:01
Locuteur

c

30:01
Bruno Fuchs

'est de s'enfermer dans une vision idéologique. Que le public, ça serait parfaitement, toujours bien ou toujours mauvais. Et le privé, ça serait toujours bien ou toujours mauvais. Il faut faire du cas par cas. Et là, c'est une question d'aménagement du territoire. Et donc, on doit avoir la main sur les leviers d'aménagement du territoire. Je vous dis ça en tant qu'élu régional. On a le 93, la Seine-Saint-Denis avec Roissy. On a des problèmes de bruit. On a des problèmes d'accès à l'emploi. On a des problèmes d'enclavement.

Et si, déjà que l'État s'en occupe mal, si c'est délégué au privé, et vous pourrez dire ce que vous voulez, avec une perte de contrôle, eh bien, on perd un levier fondamental. Et en particulier, si on veut s'attaquer vraiment au dérèglement climatique, vous ne pourrez pas vous y attaquer si vous laissez les compagnies aériennes faire ce qu'elles veulent.

30:44
Présentateur

Notamment quoi ? Sur le kérosène ?

30:45
Bruno Fuchs

Sur le kérosène,

30:46
Locuteur

sur la réduction, sur le nombre

30:48
Bruno Fuchs

de vols, parce

30:49
Locuteur

qu'il y a des horaires, par exemple. Mais non, vous n'y arrivez pas aujourd'hui. Pour répondre

30:54
Julien Bayou

à votre question, la loi, justement, prévoit que les collectivités locales peuvent rentrer à hauteur de 20% du capital. Donc ça répond à votre interrogation. Mais

31:02
Locuteur

on

31:02
Bruno Fuchs

n

31:03
Julien Bayou

'a pas les sous.

31:03
Locuteur

Qu'est-ce que vous pouvez raconter ?

31:04
Julien Bayou

Mais

31:04
Locuteur

qu

31:04
Julien Bayou

'est

31:04
Locuteur

-ce

31:04
Julien Bayou

que vous voulez ? Et donc,

31:05
Présentateur

ensuite... Mais quelle logique ? Est-ce que l'État se désengage ? Et

31:07
Locuteur

les

31:07
Présentateur

collectivités sont...

31:07
Locuteur

Et oui, parce que l'État doit se désengager d'opérations. Mais pourquoi l'État se

31:10
Julien Bayou

désengage d'opérations commerciales ? C'est les boutiques, etc.

31:13
Locuteur

Alors pourquoi les collectivités devraient être impliquées ? Les

31:15
Julien Bayou

opérations

31:16
Locuteur

régaliennes. Mais c'est curieux parce qu'aux États-Unis... Vous

31:19
Bruno Fuchs

allez privatiser Toulouse.

31:21
Locuteur

Aux États-Unis. Aux États-Unis, c'est les villes. Aux

31:24
Bruno Fuchs

États

31:25
Locuteur

-Unis, ensuite... On va juste

31:27
Bruno Fuchs

le

31:27
Présentateur

laisser terminer une

31:28
Locuteur

phrase.

31:29
Bruno Fuchs

Merci. C

31:29
Locuteur

'est

31:29
Bruno Fuchs

vraiment... Il ne faut pas rentrer dans l'idéologie. Moi, je n

31:31
Locuteur

'ai

31:31
Bruno Fuchs

rien contre le fait de privatiser des éléments qui sont plus essentiels.

31:35
Locuteur

Mais quand vous faites Aéroport de Paris,

31:37
Bruno Fuchs

c'est une question d'aménagement des territoires. Et quand vous faites La Française des Jeux, moi j

31:41
Locuteur

'ai

31:41
Bruno Fuchs

un problème. Parce que le jeu, c'est addictif. Et aujourd'hui, heureusement, c'est interdit aux mineurs. Je ne vois pas comment vous pourrez faire respecter ça, tôt ou tard, à l'entreprise à qui vous allez dire... Tout

31:51
Locuteur

à fait

31:51
Bruno Fuchs

d'accord. Fais-toi du fric avec La Française des Jeux. Mais surtout, tu ne vas pas chercher à rendre les gens addicts et drogués au jeu.

32:00
Locuteur

Il y a des

32:00
Bruno Fuchs

conventions. Non. Si

32:01
Locuteur

vous

32:01
Bruno Fuchs

êtes allé en Angleterre, vous verrez que

32:03
Locuteur

ce n'est pas fait pareil. Et donc, on a besoin

32:05
Bruno Fuchs

de conserver un contrôle de l'État sur certaines opérations.

32:09
Locuteur

Sur les

32:10
Nicolas Dupont-Aignan

autoroutes, il y

32:11
Locuteur

a

32:11
Nicolas Dupont-Aignan

eu des conventions. Elles n'ont jamais été respectées. L'État devait valider les tarifs. Il a toujours cédé. Et une fois que vous avez mis la main dans l'engrenage pour 70 ans, vous ne retrouvez pas cette infrastructurelle. Deuxième point, moi je suis pour des privatisations quand il y a concurrence. Mais il

32:27
Locuteur

n

32:27
Nicolas Dupont-Aignan

'y

32:27
Locuteur

a

32:27
Nicolas Dupont-Aignan

pas de concurrence pour Aéroport de Paris. Et c'est le premier propriétaire

32:30
Locuteur

foncier,

32:30
Nicolas Dupont-Aignan

M. Bayou

32:31
Locuteur

a

32:31
Nicolas Dupont-Aignan

raison.

32:31
Locuteur

Et l

32:31
Nicolas Dupont-Aignan

'Europe

32:32
Locuteur

est le

32:32
Nicolas Dupont-Aignan

premier propriétaire foncier d

32:34
Locuteur

'Île-de-France. On ne peut pas

32:35
Nicolas Dupont-Aignan

laisser le privé s'emparer d'un trésor. Ok. Allez, un

32:38
Locuteur

dernier mot

32:38
Nicolas Dupont-Aignan

sur

32:38
Locuteur

ce sujet, après on avance. On est à une

32:40
Julien Bayou

phase où on a un leader mondial. Et j'entends les gens qui s'opposent à la privatisation dire, on récupère des dividendes. C'est justement ce qu'il ne faut pas faire, puisque cette entreprise a besoin de se développer.

32:53
Locuteur

Ils ont donc trouvé des

32:54
Julien Bayou

capitaux nouveaux

32:55
Locuteur

pour

32:55
Julien Bayou

permettre à

32:56
Locuteur

cette entreprise de se développer. Mais les a-t-il à

32:57
Nicolas Dupont-Aignan

Aéroport de Paris

32:57
Locuteur

se développent très bien en auto-délancement. Ils n'ont pas récupéré des dividendes. Quand Google s'est créé, Amazon, ils ne sont pas vers ces dividendes pendant cinq ans. L'aéroport de Toulouse n'a pas récupéré. C'est un mauvais exemple. Les Chinois ont pompé la trésorerie. C'est ce que vous avez dit. Vous l'avez privatisé

33:09
Nicolas Dupont-Aignan

et ils ont pompé

33:09
Locuteur

la trésorerie.

33:10
Nicolas Dupont-Aignan

Alors

33:11
Locuteur

c'est fort de café ce que vous dites. Pourquoi vous ne nous laissez pas parler ? Parce que c'est quand même à une

33:14
Nicolas Dupont-Aignan

licence ce que vous dites. Vous me coupez sans arrêt.

33:16
Locuteur

Les Chinois, vous avez

33:17
Nicolas Dupont-Aignan

privatisé Toulouse. M. Macron, quand il était ministre des

33:19
Locuteur

Finances, ça a été

33:20
Nicolas Dupont-Aignan

annulé. Et

33:21
Locuteur

ils ont piqué

33:22
Julien Bayou

la trésorerie et les dividendes. Est-ce que vous pouvez me laisser juste exprimer une idée qui est que cette entreprise a besoin pour conforter sa place et se développer de capitaux nouveaux. Et si l'objectif de l'État, c'est de prendre des dividendes, elle ne laissera pas... Mais pour

33:36
Présentateur

se faire quoi des capitaux

33:37
Julien Bayou

nouveaux ? Mais pour acheter de nouveaux, pour se moderniser. Vous savez

33:40
Locuteur

bien que

33:40
Julien Bayou

Roissy et Orly sont parmi les

33:42
Locuteur

derniers aéroports en termes de services. Vous plaisantez,

33:43
Nicolas Dupont-Aignan

ils se sont énormément modernisés. Et l'État a beaucoup investi.

33:46
Locuteur

C'est

33:46
Nicolas Dupont-Aignan

pas du tout.

33:47
Locuteur

En

33:47
Nicolas Dupont-Aignan

autofinancement,

33:47
Locuteur

ils sont parmi les aéroports les plus

33:50
Invité

détestés par les voyageurs.

33:51
Locuteur

Mais bien sûr. Pour

33:51
Invité

conclure ce chapitre, il

33:53
Locuteur

y a

33:54
Invité

peu de chances que les 4,7 millions de signatures soient obtenues. Nous verrons.

33:58
Locuteur

Mais en tout cas, on voit. On nous verra. C'est un sujet qui intéresse beaucoup les Français parce qu'il est symbolique. Et qui a une répercussion des autoroutes. Qui a été faite dans un temps par les autoroutes. Mais en tout cas, si un

34:09
Invité

référendum devait avoir lieu sur ce sujet, on voit que les arguments sont là. Ils sont intéressants. Ils sont passionnants. Ça peut être un sujet qui intéresse. Vous connaissez d'avance le

34:19
Nicolas Dupont-Aignan

résultat. Je suis convaincu que les Français en ont assez de voir leur bien public. Partir en fumée,

34:25
Locuteur

comme ça a été le cas. On va revenir

34:32
Présentateur

à

34:34
Locuteur

la campagne des

34:35
Présentateur

Européennes qui accélère. On est à 17 jours du scrutin. On va écouter Laurent Wauquiez qui était en déplacement aujourd'hui avec son candidat François-Xavier Bellamy. La question c'est est-ce que l'adversaire c'est Macron ou Nathalie Loiseau ?

34:48
Locuteur

Aujourd

34:49
Locuteur 1

'hui, dans la présentation du programme qui a été fait par La République En Marche, il y a des oublis qui sont saisissants.

34:56
Locuteur

Le

34:57
Locuteur 1

terme de civilisation n'est jamais employé.

34:59
Locuteur

Nous,

34:59
Locuteur 1

on se bat pour que nos racines, nos racines chrétiennes soient inscrites dans les traités de

35:04
Locuteur

l

35:04
Locuteur 1

'Union Européenne.

35:05
Locuteur

On

35:05
Locuteur 1

se bat pour faire en sorte, et c'est un des grands souhaits de François-Xavier, que notre patrimoine puisse être préservé avec un 1% culture européen.

35:12
Locuteur

Pas

35:12
Locuteur 1

un mot dans le programme d'En Marche sur la question de l'islamisme intégriste. Pas un mot. Alors que pour nous, c'est une des questions essentielles, avec la question d'un pacte européen contre l'islamisme.

35:22
Présentateur

Alors, il n

35:22
Locuteur

'y a

35:22
Présentateur

pas un mot sur le terrorisme islamique ?

35:25
Julien Bayou

Si, on a parlé de

35:26
Locuteur

l

35:26
Julien Bayou

'espace Schengen. Il faut reconfigurer l'espace Schengen. Il faut renforcer...

35:30
Locuteur

Ou sauvegarder.

35:31
Julien Bayou

Bien sûr. Il y

35:32
Locuteur

a

35:32
Julien Bayou

un

35:33
Locuteur

petit recul

35:33
Julien Bayou

par

35:33
Invité

rapport à l'écriture précédente.

35:35
Locuteur

On est d'accord. Il faut

35:36
Julien Bayou

revoir l'espace et revoir son fonctionnement. Il faut mettre 10 000 nouvelles personnelles à la frontière. Personne ne peut douter de l'engagement et du combat contre l'islamisme. Personne ne peut en douter, notamment

35:50
Locuteur

à l'échelle européenne. On parle de l'éligation aussi, là. Bien sûr. On fait

35:52
Julien Bayou

un paquet cadeau, si j'ose

35:53
Locuteur

dire.

35:53
Julien Bayou

Là, bon, chacun cherche son front de commerce. Et on voit très bien la position, les éléments de langage, justement, de M. Wauquiez. Mais personne ne peut douter de l'engagement contre l'islamisme. Enfin, je veux dire, c'est une

36:06
Locuteur

élégance. Ok.

36:06
Présentateur

Nicolas Dépongnan ?

36:07
Julien Bayou

Écoutez, moi, je suis partagé parce

36:08
Nicolas Dupont-Aignan

que quand j'écoute ça, je dis bravo.

36:10
Locuteur

Mais

36:11
Nicolas Dupont-Aignan

le problème, c

36:12
Locuteur

'est que quand je

36:12
Nicolas Dupont-Aignan

regarde les votes

36:13
Locuteur

de

36:14
Nicolas Dupont-Aignan

Laurent Wauquiez et des députés républicains pendant 5 ans, ils ont adopté Marrakech en avril 2018. Le pacte

36:23
Locuteur

de Marrakech. Le pacte de Marrakech au Parlement européen.

36:25
Nicolas Dupont-Aignan

Ils ont signé tous les traités d'élargissement. Ils ont tout récemment, M. Dangean, troisième de liste, a voté les crédits de préadhésion de la Turquie en commission le 4 février 2019, après une conférence de presse, le lendemain d'une conférence de presse de M. Wauquiez et de M. Bellamy contre l'adhésion de la Turquie. Donc, nous, avec Debout la France, les Français au moins savent qu'on ne change pas d'avis et que nos députés voteront exactement comme on a toujours voté, c'est-à-dire contre ces traités. Car le problème, c'est le double langage, comme les socialistes d'ailleurs. Europe sociale, ils votent tout ce qui est contre l'Europe sociale. Donc, il

37:01
Locuteur

y a

37:01
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, il faut de la cohérence. Au moins, En Marche est cohérent. Ils sont pour une Europe fédérale. Les verts sont pour les verts. C'est cohérent. On n'est pas d'accord, mais c'est cohérent. Ce qui me déplaît, c'est la manière dont M. Bellamy parle de civilisation tous les jours et a voté tous les textes, ou du moins ses troupes, tous les textes qui ont abouti à ce qu'ils dénoncent. Donc, il y

37:20
Locuteur

a

37:20
Nicolas Dupont-Aignan

un moment,

37:21
Locuteur

j'avoue

37:21
Nicolas Dupont-Aignan

que les bras m'en tombent.

37:22
Locuteur

Junia

37:22
Bruno Fuchs

Mailloux. Effectivement, les verts sont cohérents. Ce qu'on propose dans le projet, on le travaille déjà à Bruxelles et à Strasbourg. Ce qui n

37:28
Locuteur

'est

37:28
Bruno Fuchs

pas le cas, c'est vrai. Et

37:29
Locuteur

qu'est-ce que vous proposez alors ? De beaucoup

37:30
Bruno Fuchs

de listes, notamment la transition écologique, le fait de réellement sortir des pesticides, par exemple. Parce que c'est une question de santé, mais c'est aussi une question de protection des agriculteurs.

37:40
Locuteur

Mais là, sur Schengen, ce qu'on

37:41
Présentateur

évoquait,

37:42
Locuteur

sur la question des frontières. Ce sont des combats qu'on

37:43
Bruno Fuchs

mène à Bruxelles, qu'en face de nous, on se retrouve face aux partis socialistes, et aujourd'hui, face à En Marche, qui bloquent, en fait. Donc, on a besoin d'envoyer des députés combatifs pour engager la transition écologique à Bruxelles. Parce que c'est comme ça qu'en France... Et Schengen,

37:59
Locuteur

vous

37:59
Présentateur

réformez, vous gardez, vous reformatez, qu'est

38:02
Locuteur

-ce

38:02
Présentateur

que vous faites ?

38:02
Locuteur

Eh bien,

38:02
Bruno Fuchs

nous,

38:03
Locuteur

on

38:03
Bruno Fuchs

est pour la libre circulation, bien sûr, des Européennes et des Européens dans nos frontières.

38:07
Présentateur

Accru ?

38:07
Locuteur

Oui, bien sûr, c'est très

38:08
Bruno Fuchs

important pour nous. C'est un pilier de l'Europe, s'il vous

38:11
Locuteur

plaît.

38:11
Bruno Fuchs

On ne

38:11
Locuteur

peut

38:11
Bruno Fuchs

pas juste dire que c'est un échange commercial. Pour nous, c'est un projet politique, un projet de civilisation, où on ne considère plus l'autre comme un étranger au motif de frontières. Il y a vraiment un aspect de premier pas vers un humanisme. Jean

38:24
Locuteur

-Claude Bessier,

38:25
Présentateur

vous pensez toujours que la question migratoire, c'est la question centrale de ces élections européennes ? Ou ça

38:28
Locuteur

s'est un peu déplacé ? Je ne dis pas que c'est

38:29
Invité

la question centrale, mais je pense que les Français, ce qui se passe ailleurs dans les autres pays européens, je l'ignore, mais ont constaté que l'Europe n'y arrivait pas sur le problème de l'immigration sauvage qui nous...

38:43
Locuteur

Sauvage, mais

38:43
Invité

elle n

38:44
Locuteur

'est

38:44
Invité

pas sauvage.

38:44
Locuteur

Oui, enfin, ceux qui arrivent sur les bateaux, ils arrivent sur les

38:47
Bruno Fuchs

bateaux,

38:47
Locuteur

ils ont illégal. Elles ont

38:48
Bruno Fuchs

réduit depuis 4 ans. Et par

38:50
Locuteur

ailleurs, quand vous dites frontières, n'oubliez pas qu'il y a beaucoup

38:54
Bruno Fuchs

de frontaliers, que ce soit en Alsace, en Belgique, enfin pardon, à Lille ou au bord de l'Espagne, qui utilisent cet

39:03
Locuteur

aller-retour tous

39:04
Bruno Fuchs

les jours. Et donc, le fait de rétablir des frontières, comme vous le proposez, qui est en gros un quasi-frexit, c'est menacer leur situation économique.

39:10
Locuteur

C'est curieux, c'est ça la vérité.

39:12
Nicolas Dupont-Aignan

Tous les pays du monde qui fonctionnent, contrôlent leurs frontières. Je ne dis pas que ça résoudra tous les problèmes. Il faut contrôler nos frontières nationales, détruire les passeurs qui exploitent la misère humaine et développer l'Afrique. Il faut les 3. Mais il est évident

39:26
Locuteur

qu'on a supprimé les frontières nationales, on

39:29
Nicolas Dupont-Aignan

a supprimé les frontières nationales, sans bâtir de frontières européennes, qui sont impossibles à bâtir, car vous ne pouvez pas contrôler la frontière européenne. C'est impossible. Dans l

39:39
Locuteur

'urgence, il faut contrôler nos frontières nationales. Et je remarque

39:43
Nicolas Dupont-Aignan

que 80

39:43
Locuteur

% des

39:43
Nicolas Dupont-Aignan

Français y sont favorables.

39:44
Locuteur

Et

39:45
Nicolas Dupont-Aignan

malheureusement, on a des gouvernements qui laissent entrer une

39:49
Locuteur

immigration folle. On ne peut pas

39:51
Julien Bayou

laisser des bateaux au gré de dire au gouvernement,

39:54
Locuteur

je

39:54
Julien Bayou

le prends, je ne

39:55
Locuteur

le

39:55
Julien Bayou

prends pas, toi tu le prends.

39:55
Locuteur

C'est ce que vous faites actuellement. Il faut respecter les règles. Il faut

39:57
Julien Bayou

accueillir. Mais parce qu'aujourd'hui, l'espace Schenken doit être revu.

40:00
Locuteur

Vous avez fermé les forts à l'Aquarius.

40:02
Julien Bayou

Comment vous pouvez faire retenir ce

40:03
Locuteur

double discours ? Nous, on est pour l'accueil, on l'inscute, mais c'est ce qu'on fait.

40:05
Julien Bayou

On a accueilli un certain nombre de... Mais

40:07
Locuteur

vous avez fermé l'Italie, ça passe par l'Espagne. Et les Français, ça ne peut pas être

40:11
Julien Bayou

différent. Il faut des frontières à l'échelle européenne. Et ensuite, sur l'immigration, il

40:18
Locuteur

faut

40:18
Julien Bayou

quand même revenir à la réalité, parce que je comprends que ça vous arrange de changer les chiffres, mais en 2015, il y avait plus d'un million six cent mille immigrés en Europe. Aujourd'hui, on est à moins de 200 000. Ou bien que le niveau d'échelle

40:31
Locuteur

n'est pas du tout le même. Ils sont tous

40:32
Julien Bayou

repartis, alors

40:33
Locuteur

? Mais non, mais il y a moins d'immigration. Vous

40:36
Julien Bayou

restez avec une photo d'il y a 4 ans. Aujourd'hui, il y a beaucoup moins d'immigration. Mais non,

40:39
Locuteur

mais on est sur

40:40
Julien Bayou

combien, alors ?

40:41
Locuteur

Regardez

40:41
Julien Bayou

les chiffres. On est sur 200 000

40:43
Locuteur

immigrations illégales. Après, avec

40:46
Bruno Fuchs

200 000 personnes qui passent, il faut

40:48
Locuteur

toujours compter. Il y a une émigration. Mais vous,

40:50
Julien Bayou

vous intégrer dedans.

40:53
Locuteur

Les étudiants qui s'en vont.

40:54
Julien Bayou

On est d'accord sur les

40:55
Locuteur

étudiants. On ne va pas mettre les étudiants.

40:56
Julien Bayou

On ne

40:57
Locuteur

va

40:57
Julien Bayou

pas mettre... C'est pas... Donc

40:58
Locuteur

il n'y a pas, aujourd'hui, je ne dis pas que la cité à regarder les choses en face. Essayez

41:02
Invité

de convaincre les Français. Moi, je ne sais pas. Allez dans

41:04
Locuteur

la rue, je le dis. À la

41:05
Invité

question qui m'était posée, je pense que vous êtes sur ce problème-là, dans le texte que vous proposez, sur le reculoir, parce que vous faites un petit clin d'œil à gauche. Mais que je pense, je pense que ça reste une préoccupation importante

41:20
Locuteur

des

41:21
Invité

Français.

41:21
Locuteur

Aujourd'hui, le sujet n'est plus

41:23
Invité

le même qu'à 5

41:23
Locuteur

ans. Malheureusement, le gouvernement... Vous allez essayer de

41:25
Invité

les convaincre. Tout va

41:26
Locuteur

bien. Vous n'êtes pas d'accord

41:27
Présentateur

sur ces sujets-là ? C'est bien normal. La campagne des Européennes continue.