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interviewRMC (sur YouTube)· 24 août 2026 22 min

EN DIRECT - Roland Lescure est l'invité du Face à Face d'Apolline de Malherbe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Et oui, mon invité c'est le ministre de l'économie parce que Lan elle sera politique mais elle sera surtout économique et puis je vais rebondir sur ce que disait l'or à l'instant. Est-ce qu'il faut tout simplement brûler, déchirer les titres de la dette ? Je lui pose la question. Découvrez la magie du lien devant votre programme avec Shiva, [musique] ménage et repassage à domicile. BFM première avec qui nous garde, spécialiste de la garde d'enfants après l'école et la crèche. Qui nous garde ? Garde les enfants, détend les parents.

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Vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Roland l'escure. Merci d'être à mon micro ce matin. Vous êtes le ministre de l'économie et la rentrée, elle est politique mais elle sera surtout économique. 3536 milliards d'euros de dette, un revenu par habitant sous la moyenne des autres pays européens, un budget menacé avant même d'avoir été discuté et 28 milliards d'euros au minimum à trouver. Vous allez d'ailleurs ce matin sans doute nous dire où et avec quelles économies. Mais j'ai une question toute simple. Pourquoi vous brûlez pas la dette ? Fausse bonne idée évidemment. Ça paraî simple quand on ou exactement vous faites référence au discours de Jean-Luc Mélenchon hier, ça fait des années qu'il le dit et qu'il le répète. Alors il le fait avec Briot mais il raconte n'importe quoi. Absolument

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n'importe quoi. Bon d'abord je sais qu'ils s'en moque mais c'est illégal. Donc on forme autré européen. C'est-à-dire que demander à la Banque de France indépendante au fond de racheter une partie de la dette 20 % de la dette de l'État français. Il dit cette phrase Jean-Luc Mélenchon. dit, il suffit d'y aller, de les prendre et de les au feu. Mais bien sûr. Et vous faites un gigantesque bras d'honneur aux autres membres de la zone euro. De fait, vous sortez de l'euro puisque vous dites "Je ne respecte plus les règles de la maison commune." Deux, c'est dangereux parce que ça veut dire une fin qu'on va avoir des taux d'intérêt qui vont augmenter pour tout le monde, pour la France, pour les mais les créanciers qui nous prêtent qui disent "Ah bah l'État français vient de dire

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merde à 20 % de sa dette." Ils vont dire [raclement de gorge] quoi ? Moi je vous prête plus à 4. Je vous prête à 4 et demi. Je vous prête à 5. On est à 4 aujourd'hui c'est quasiment du jama 4. Alors c'est pas du jamais vu mais ça fait longtemps qu'on hê plus de 20 ans qu'on avait pas vu. Et donc je vois qu'il est vous parlez de mauvais banquier qu'il est conseillé par Mathieu Pigas. Mathieu Pigas il a fait sa fortune en renégociant des dettes d'État failli. Il a renégocié la dette de la Grèce aujourd'hui. Il renégocie la dette du Venézuela. C'est pas ce que je veux pour la France et les Français. Moi, Mathieu Pigas, effectivement euh banquier et qui était euh aux universités euh d'été de la France insoumise ce weekend et qui a eu cette expression : "La dette publique

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peut-être annulée" comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon, sans aucun impact économique ni financier. Merci Hugo Chavez. Non mais vous vous rendez compte de ce qu'il dit, c'est quelqu'un, je le répète, qui depuis 20 ans a fait sa fortune en renégociant des dettes d'État. Il dit "Le mur de la dette n'existe pas." Mais bien sûr, il existait en Libye, il existait. Est-ce que vous êtes en train de faire des efforts ? Mais pour rien. Est-ce que vous êtes pas en train de demander au français des efforts ? Alors en fait, d'un clin d'œil d'un d'un coup de d'allumette, on pourrait la faire brûlé Grec, ils ont vu on parla tout à l'heure peut-être d'une moindre hausse des retraites l'année prochaine que prévu. Les retraités Grecs, ils ont perdu plus de 10 % de pouvoir d'achat. Les

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infirmières grecs, elles ont vu leur salaire baisser. C'est ça renégocier la dette. C'est ça dire merde, je le répète à des créanciers, même si c'est la banque centrale accessoirement indépendante dont la mission principale, c'est de lutter contre l'inflation, c'est se moquer du monde. C'est prendre les Français pour des lanternes. mettre en danger la signature de la France en donnant l'impression, moi j'ai eu l'impression d'écouter Raymond Devos parce que je l'ai écouté hier, de raconter absolument n'importe quoi, de le faire, je le répète, avec un certain briot et de donner l'impression qu'il y a une formule magique face à un défi majeur, vous l'avez dit, croissance difficile, taux d'intérêt en hausse, dette à faire réduire, qu'on pouvait le

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faire par un baguette magique. le serpentin qui nous raconte n'importe quoi mais il ne faut pas et qui et qui nous illusionne avec ses yeux comme dans le livre de la jungle. Mais endormir les Français aujourd'hui sur ce sujet, c'est les préparer à un cauchemar. Mais bien sûr que c'est confortable, vous inquiétez pas, je m'occupe de tout, j'annule 20 % et tout va bien se passer. La réalité, c'est que Jean-Luc Mélenchon, s'il fait ce qu'il dit avec monsieur Pigas à ma place, c'est la crise financière. C'est ça qui joue, vous le sentez ? Évidemment. Évidemment. Évidemment. Euh Roland l'escure. Concrètement euh indépendamment de ce qu'on dise Jean-Luc Mélenchon ou Mathieu Pigas, on emprunte quand même nous la France aujourd'hui plus cher que l'Espagne ou l'Italie.

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Qu'est-ce qu'est-ce qui a pu se passer pour qu'on en soit là ? Ben, on se retrouve dans une situation financière difficile et on va y revenir un budget difficile. J'ai bien noté que vous aviez glissé entre deux phrases. On va parler des hausses de retraite qui vont monter moins ça fait partie des sujets qu'il faut qu'on discute. Mais avant ça, avant ça, la raison essentielle pour laquelle aujourd'hui on est au-dessus de l'Italie, l'Espagne ça va mieux. L'Italie, ils ont des défis budgétaires, elle est simila au nôtre. C'est la situation politique. Quand le premier ministre écrit au groupes parlementaires en leur disant "Franchement la présidentielle elle est importante, elle a lieu dans 8 mois. En attendant, soyons responsables, votons ensemble un budget

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qui sera pas parfait et celui ou celle qui sera élu pourra le modifier." Et qu'on lui répond Jean-Luc Mélenchon, le premier en disant "Non, on va vous censurer quoi qu'il arrive." J'espère que les autres sont plus responsables. Ça crée de l'incertitude. Si les marchés aujourd'hui se disent "On a un ét un état qui est très endetté et en plus il y a un risque qui est pas de budget." Ah, je vous le confirme, on va payer plus cher notre dette. Alors, posons le décor. OK ? Vous avez encore un peu plus d'un mois pour rendre la copie du budget. Vous êtes en train de décider les recettes, les économies et dans un moment où vous gardez l'objectif de passer sous les 5 % de déficit. Alors, je veux surtout pas don l'impression que je ça donne l'horizon. Non, mais exactement. Alors, je ne veux

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pas donner l'impression que je pote en touche, mais le mois qui vient, il est important, parce que on va avoir des informations sur l'année 2026 pour savoir où on atterrit en 26 de manière à pouvoir mieux projeter. Alors là, je j'explique à tous ceux qui nous écoutent et qui nous regardent de quoi on parle. En 2025, on était à 5,1 % de déficit. Vous espérez qu'en 2026, on soit à 5 %. Et c'est difficile. C'est pas gagné. Je veux pas raconter de de on sera vraisemblablement au même niveau que 2025 voir pire. On verra. Franchement, il est possible que ce soit pire. Non mais on va tout faire pour être C'est ce que j'ai dit et je le répète, on va faire tout ce qu'on peut pour être le plus près possible de 5 %. Mais on a cette semaine des chiffres importants de l'INC sur la croissance.

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On a des rentrées fiscales. Ça sent pas très bon du côté de la croissance. Bah on a révisé à la baisse à 07 juste avant l'été. Vous étiez à 0 au départ. Voilà. J'espère qu'on y restera. Et vous espérez que ce sera par en dessous de 07 quoi ? Mais oui, parce que on a eu un été difficile, les canicules, les incendies, ça a un impact sur la production agricole, l'économie, c'est la réalité. Ce matin sur RMC BFM TV, vous nous préparez ? Non, non, non, parce que vraiment je veux on a besoin de l'information dont on va qu'on va avoir dans les jours, les semaines qui viennent pour affiner notre copie. Fin septembre, début octobre, je vous le promets, je vous dirai tout. À la fois loup, là où on compte atterrir en 2026. Puis ce qu'on va faire pour s'assurer qu'en 2027, on rassure tout le

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monde et en premier les Français sur le fait qu'on tient la baraque. Alors, il y a un point que vous avez commencé à évoquer et vous l'avez d'ailleurs glissé de vous-même. Ce sont ces 20, d'abord, on est d'accord sur le chiffre, c'est 28 milliards d'euros d'économie à faire. Alors, en tout cas, c'est des milliards d'euros d'économie d'affaires. Ça dépend de la cible. C'est dizaines de milliards. Mais oui, on est dans les ordres de grandeur que vous donnez. Après, ça dépendra de la cible qu'on se donne collectivement pour 2027. Et donc je peux pas là encore, désolé, vous donner le chiffre exact, mais les efforts doivent être importants. Les efforts doivent être importants. Où allez-vous les trouver ? L'une des pistes évoqué, c'est la désindexation des retraites. C'est une piste sérieuse.

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Oui, ça fait partie des pistes avant ça. Un, je pense que tout le monde va devoir faire des efforts, les entreprises, les ménages, l'État qui va comme on le dit, se serrer la ceinture, les dépenses de santé plutôt que de trouver un coupable idéal surtout. Non, c'est pas forcément raboté. Ce qu'on souhaite faire, le premier ministre l'a dit, c'est mettre en place des réformes structurelles. Quand on dit on va augmenter un peu les franchises médicales pour ceux qui consomment beaucoup de médicaments de manière à les inciter à consommer un peu moins, c'est une réforme structurelle. C'est pas un coup de rabot. Quand on dit on va pas baisser les retraites, hein, j'ai vu depuis que je suis intervenu sur les faire augmenter. On va pas forcément les augmenter autant

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que l'inflation qui est aujourd'hui est assez faible. Donc on ne compte pas baisser les retraites des Françaises et les Français qui baissez pas les retraites mais vous ne les augmentez pas au niveau de l'inflation. Ce qui veut dire que techniquement le pouvoir d'achat des retraités baisse. Non mais aujourd'hui l'inflation s'il y a un décalage entre l'inflation et l'indexation une petite baisse. Un retraité qui gagne aujourd'hui euh 2000 € par mois. L'inflation elle est à 2 % c'est 40 € en plus. La question c'est est-ce qu'on met en place tous ces 40 € ou moins ? Il y a pas un salarié en France à part ceux qui sont au SMIC qui sont automatiquement indexés. C'est important les gens qui travaillent aujourd'hui, ils sont pas indexés automatiquement. Ça

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dépend de la situation de l'entreprise. Aujourd'hui, j'allais dire l'entreprise de retraités, c'est nous tous et nous toutes. Regardons la situation et voyons ensemble si on peut demander au retraités un effort, un effort réel mais qui consiste à ne peut-être pas augmenter autant que l'inflation. Moi, je veux comprendre très précisément. Il y a deux il y a deux options en gros, trois, allons-y. Une qui serait de désindexer tout le monde. Ça, j'ai l'impression qu'on l'évacue. Les petites retraites, les minimats sociaux, évidemment, on souhaite que ceux qui sont en première ligne puissent être protégés. Donc, ça veut dire que ce sera plutôt la deuxième option, c'est-à-dire l'idée que les plus petites retraites seront épargnées et les plus grosses seront

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participeront à CF. Alors, moi, j'ai une question très claire. C'est qui un retraité aisé ? Exactement. Et je vois bien ce débat à poindre un la décision n'est pas prise. Il y a d'autres options aujourd'hui. Ça fait partie du catalogue et j'ai souhaité le mettre, c'est le cas de le dire dans l'atmosphère de manière à ce qu'on ait ce débat et on l'a aujourd'hui tous les deux et ça va faire partie des questions. À partir de quel niveau ? Si on va sur cette piste, il y en a d'autres. Non mais vous-même Roland Roland l'escure. La semaine dernière vous avez dit seront concernés les ménages aisés ? Je vous repose la question qui est les qui sont les ménages aisés ? Qui sont les retraités aisés ? Je suis désolé là encore mais vous pouvez pas dire cette expression et ne pas dire c'est quoi

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c'est 2000 € c'est 3000 € c'est parti des débats politiques qu'on doit avoir et c'est pour ça que vous vous estimez qu'unité est aisée à partir de combien par mois non mais quand le premier ministre dit aux parlementaires nous souhaitons débattre ça fait partie des sujets dont on doit débattre donc soit on dit débattons ce matin vous dites quoi vous dites c'est c'est c'est une ego où vous allez partir de je sais pas de de 2000 et vous allez atterrir à 4000 ou alors est-ce que vous savez déjà précisément qu'à partir Non voilà. Non, c'est pas 2812. La réalité c'est qu'on va rentrer en négociation, vous l'avez dit et excusez-moi pas avec Aboline de Malè mais avec l'ensemble des groupes parlementaires qui infinés devront choisir ou pas. Mais j'imagine que les parlementaires, ils

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ont tous une vision différente. Je me souviens de François Hollande à qui on demandait qui est un riche. Il me semble que autour de 4000 € par foyer, il considérait qu'on était riche. Vous vous considérez qu'on est riche à partir de combien ? Non, je moi je je suis désolé, je n'entre pas dans ce débat là parce que je souhaite pouvoir débattre avec les parlementaires de tous ces paramètres. Vous allez en parler avec tout le monde, RN et LFI compris ? B le débat parlementaire, il a lieu avec toutes celles et ceux qui sont élus. Effectivement, ils vont tous déposer des amendements ce débat. Il doit avoir lieu avec l'Assemblée nationale qui représente la France telle qu'elle est. C'est pas la France dont je rêve forcément hein. Le premier groupe parlementaire de l'Assemblée

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aujourd'hui, c'est la nationale. Je me suis engagé en politique pour lutter contre eux. Et la réalité, c'est qu'ils sont élus et qu'évidemment je négocierai avec eux, on discutera avec eux leurs amendements. Jeerai mon avis sur leurs amendements. J'ai bien vu que la France insoumise avait décidé de nous censurer et quoi qu'il arrive. On verra ce que font les autres. Moi ce que j'espère c'est qu'on va réussir au fond à dégager un peu la piste de décollage pour celles et ceux qui quoi qu'il arrive il se voi tous élus hériteront de ce budget. Parce que moment où on se parle Roland l'escur vous vous dites que ce budget en toute sincérité a des chances d'être adopté. On va tout faire pour. Je veux pas là encore on va tout faire pour mais il faut être deux pour danser le tango et

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en l'occurrence il faut être 11. Il y a 11 groupes parlementaires pour qui parle d'un chantage mais non mais il dit vous les prenez dans une forme de chantage autour de ce budget. C'est comme ça que la France insoumise qui se voit gouverner la France qualifie le débat parlementaire. Qu'un gouvernement dise "Je vais présenter un projet de loi de finance, je souhaite qu'il soit discuté et j'espère qu'il va être voté." Ça c'est du chantage. Là encore, on se moque du monde. La réalité c'est que c'est comme ça que ça marche. La démocratie ne le rendez plaise. Est-ce que la solution pourrait être cette fameuse année blanche ? Non, mais ça a désindexé de l'inflation tout, les prestations sociales, euh les retraites, tout.

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Ça a été essayé et malheureusement ça a pas été euh couronné succès. Vous le regrettez que vous dites çait être une une ça fait partie, vous savez qu'il y a des économistes qui nous ont dit, on les avait ils sont indépendants, un ancien patroné, deux économistes je dirais d'obédience, trois économistes d'obédience un peu différentes. Il nous disent si on fait rien l'année prochaine, on sera à 5,7 % de déficit près de 6 et si on fait rien d'ici 2030, on sera à 7 % de déficit. Il faut faire quelque chose. Ça fait partie des pistes. Évidemment, le sujet c'est ce qui Mais est-ce que l'idée d'une année blanche est toujours sur la table ? Non. Pour cette année, question côté recette, la surtaxe sur les grandes entreprises pérénisées. On verra. Moi, j'espère pouvoir la

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baisser mais c'est pas acquis, c'est pas gagné parce que enfin au départ, elle était censée être exceptionnelle, vous souvenez ? Et la situation, elle était euh pas autant que ça. On est dans une situation qui malheureusement a tendance à durer la crise en Iran, le détroit d'Ormous, la canicule, la hausse des tonnes d'intérêt. Donc voilà, on va intégrer priverez pas de ces 7 milliards de la sur la baisser, on le fera. Mais aujourd'hui, c'est pas facile. Ce sera prêt pour le 6 octobre. 6 octobre, on est prêt pour fin septembre, début octobre. C'est le calendrier habituel évidemment de ce point de vue-là. Vous avez sans doute vu que votre prédécesseur Bruno Lemire dit, je cite que la France est au pied du mur. Il dit qu'il y a urgence, qu'une crise globale des dettes souveraines est donc

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possible. Est-ce que vous vous dites que la France en effet pourrait à un moment se retrouver ben sous le coût d'une autorité de la BCE ou du FMI ? Est-ce que ce risque plane ? Non, le sujet est pas là aujourd'hui. Il y a d'autres États qui ont fait face à ça. On parlait de la Grèce tout à l'heure. Donc l'homme jeu, c'est évidemment d'éviter que dans quelques années, on en arrive là. Le vrai risque aujourd'hui, c'est le ministre de l'économie et des finances qui vous parle euh qui sera au G20 des ministres des finances en Caroline du Nord lundi prochain. Je vais en profiter pour tenir une réunion du G7 des ministres des finances. C'est l'environnement international. Parce que vous parliez des taux d'intérêt français aujourd'hui. Les taux d'intérêt américains sont en

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hausse. On est dans une logique où le marché obligataire parce que l'endettement est élevé partout, il a tendance à être tendu. Donc évidemment, il faut renforcer notre capacité collective à redresser nos finances publiques. À court terme, c'est mon job et à moyen terme, ce sera ceux qui aujourd'hui veulent nous faire rêver et vont devoir dit il dit Bruno Le mesures d'urgence, la désindexation donc des pensions de retraite mais alors de toutes. qui dit des pensions de retraite, des aides sociales et du barême de l'impôt sur le revenu. Ça revient à cette fameuse année blanche. Oui. Avec une question réelle sur Non, mais il faut faire attention quand même aux petites retraites, aux minimas sociaux. Donc euh je dirais la la taille unique ne fonctionne sans doute pas mais

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ça fait partie des pistes. En tout cas, je vois que Bruno Lemire s'invite dans le débat pour les années qui viennent. Bah ça fait partie des pistes qui Vous l'avez pris comment d'ailleurs ça ? Non mais bien au sens où j'ai beaucoup travaillé avec lui et je sais qu'il me manque pas d'idée et que sa volonté de participer au débat reste pleine et entière. Bon moi je suis au boulot, je suis ministre des finances, je m'occupe du budget de l'année. Que d'autres se projettent évidemment cette bonne guerre. Ça montre que malgré le recul qu'il a pris, il aime toujours autant ça la politique. L'âge de départ à 65 ans, lui il dit il faut vraiment 65 ans et une bonne dose de capitalisation. Alors la capitalisation, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, c'est indispensable pour

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compléter le système actuel. Ça nous permettra aussi de financer l'intelligence artificielle au fond de financer une France qui se projette vers l'avant et qui est pas seulement dans le retrait. Mais cette question justement de se projeter vers l'avant, j'ai une phrase à vous soumettre. Elle est signé économiste, le magazine anglais qui parle de nos retraites comme d'une véritable pyramide de Ponzi. Il dit qu'on est vraiment les les champions du monde d'une pyramide de Ponzi. Pier en fait c'est cette espèce de subterfuge c'est madov c'est ce subterfuge économique où en fait on fait semblant euh que l'argent euh grossit et en réalité on ne fait que prendre l'argent d'avant pour le donner aux autres. C'est une vaste fumisterie économique. The économiste dit si l'État providence

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européen ressemble à une pyramide de Ponzi, ces pharaons sont les baby boomers. Les baby boomers en France nous expliquons comment cette génération a réalisé un vol intergénérationnel. Bon, c'est économistes donc évidemment exagérer sont libéraux, ils sont pas surtout que la réalité c'est qu'on a aujourd'hui de plus en plus de retraités et de moins en moins d'actifs. Ça c'est la démographie, ça ne ment pas. Donc effectivement, il faut rééquilibrer tout ça. C'est pas Mais ils disent aujourd'hui l'inégalité n'est plus horizontale, elle est verticale. C'est-à-dire les vieux sont riches, les jeunes sont pauvres. Il y a deux défis majeurs. L'équilibre du régime des retraites et le fait qu'on vieillit, on meurt de plus en plus tard, tant mieux. Les dépenses de santé

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augmente de plus en plus. Il faut à la fois qu'on traite le déséquilibre des régimes de retraite du fait de la démographie et les enjeux de dépenses de santé qui ont tendance à augmenter beaucoup trop. La cyberattaque, c'est derrière nous. Franchement là-dessus, d'abord je réitère les excuses que David Amiel a prononcé au nom du gouvernement parce que ce qui s'est passé le ministre compte public est grave et et ceux qui sont concernés à qui on a tous écrit sont en colère et je le comprends de dire qu'on n pas encore au niveau là-dessus. Franchement, il y a des investissements à faire pas seulement dans l'État. On a vu que les entreprises étaient aussi concernées. On est face à des attaques de dimension

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d'échelle nouvelles. On a eu l'Ukraine, on a eu l'Iran, on a eu la COVID. Cette épidémie parce que on peut en parler je pense qui s'accumule depuis des semaines, c'est un nouveau chaque majeur auquel on doit faire face ensemble. Est-ce que vous n'allez pas exposer les entreprises avec la facturation électronique qui entre en vigueur, qui s'impose désormais à toutes les les entreprises ? Vous êtes sûr ? Absolument sûr parce que on se dit franchement si Bercy se fait pirater est-ce que vous êtes pas en train de de mettre le loup dans la bergerie ? Non mais j'entends bien bon la facturation électronique d'abord c'est pour simplifier la vie des entreprises pas pour leur compliquer de c'est ça coûte très peu d'argent j'ai entendu les débats sur ça a coûté une fortune. Il y

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a même des logiciels gratuits pour les micro-entrepreneurs qui permettent de le faire gratuitement. Tr ce sont des outils nouveaux. Le problème auquel on fait face avec nos cyberattaques, c'est qu'on a des outils assez anciens dans l'administration qui ont été construits à travers le temps et qui sont pas forcément adapté à ce monde d'aujourd'hui. Donc je pense que Mais mettre ces données sur internet, est-ce que ça n'est pas risqué aujourd'hui ? Mais vous savez qu'aujourd'hui ces données elles le sont déjà. Vous imaginez pas qu'à Bery on a des coffres avec toutes les factures papier qui s'accumulent. On les met dans nos bases de données, elles existent déjà. La seule différence, c'est que ça va être plus simple, plus efficace, moins coûteux pour tout le monde et en passant

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qu'on va lutter contre les fraudes. Alors, j'ai bien entendu monsieur Lissenard, madame Knafo, monsieur Mélenchon dans une alliance improbable qui trouve ce nouveau dada pour nous attaquer. Ils étaient contre le prélèvement à la source ces gens-là. Ils sont contre la modernité. La modernité aujourd' fait face à des défis énormes. Il faut qu'on les traite. On n'est pas au niveau, faut qu'on investisse mais on a besoin. Une question carburant Roland l'escur. Dans une semaine tout pile, c'est officiellement la fin de l'aide carburant au gros rouleur. Entre-temps, malheureusement le prix de l'essence est resté extrêmement élevé. Il n'a pas baissé. Allez-vous prolonger ces aides ? Ben ce que je peux vous dire, c'est qu'on y travaille. Vous l'avez dit, on a encore une semaine pour atterrir, mais

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évidemment, on a noté que le prix du pétrole a pas baissé, que le prix du gaz a pas baissé, que le prix de l'essence à la pompe, malgré le plafonnement d'un certain nombre de stations que tous les Français ont vu sur les autoroutes, n'a pas baissé. Et donc, on regarde de très près s'il faut prolonger ses aides et comment va le faire. Je rappelle que le guichet gros rouleur est toujours ouvert. On a 1369000 ménages qui l'ont demandé. Mais au moment où on parle, vous vous dites il serait logique, puisque ça n'a pas baissé, de le prolonger. On le regarde, on regarde vraiment. On on vous dira euh donc certains qui nous écoutent et qui s'oissent et qui se disent on va pas y arriver. Déjà si vous avez pas demandé votre aide, demandezla. Vous avez jusqu'au 31

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août pour la période actuelle. Ensuite, on va voir comment on prolong s'il faut le faire. Mais on est évidemment conscient de ce qu'on fait quand on va faire le pont. Le point le plein pardon. Ça coûte cher. Une dernière question Randcure. Le premier ministre a dit qu'il y aurait pas d'augmentation d'impôts. Vous le dites fermement, pleinement. Enfin, pas d'impôts direct quoi. Oui, il y a des niches qu'il faut qu'on regarde, il faut qu'on optimise mais c'est la solution magique en France depuis 40 ans. On a un problème, on augmente les impôts. J'espère que les futurs candidats, potentiellement président ne n'accumuleront pas les impôts nouveaux. J'en C'est ce que vous leur lancez comme appel ce matin. C'est la formule qui ne fonctionne plus. Je pense qu'il faut penser à autre

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chose. Ça veut pas dire qu'il faille pas les adapter. Ça fait partie de la politique publique mais dire on va augmenter les impôts et tout va [musique] bien se passer ça ne marche plus. Roland l'escur ministre de l'économie merci d'avoir répondu à mes questions. Il est 8h50 sur RMC BFM TV et sur BFM TV dans un instant on se retrouve pour Apoline de 9 à 10. Je retrouve mes camarades avec un immense bonheur. Il reste Stéphane Bureau, on doit le dire, notre canadien, le temps qu'il atterrisse mais il sera là demain. Et puis il y a la la place de de Manu le Chypre qui est dans les couloirs mais mais qui arrive dans un instant. Nous serons en direct dans les Landes parce que c'est l'alerte les pauvres. On se dit vraiment dans les landes, ils auront tout vu, tout connu.