"Grands projets inutiles" Clémentine Autain à l'Institut La Boétie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:44Invité politiqueFait
« le capital se sert des besoins qu'il sert en vue de son propre accroissement lequel demande en retour la croissance des besoins »
- 7:28Invité politiqueChiffre
« chaque jour 1200 à 2000 messages publicitaires nous arrivent »
Temps de parole
- Clémentine Autain100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
euh je vais droite au but sur ce sujet comme je disais qui qui qui m'anime depuis longtemps de fa façon assez obsessionnelle et qu'au fond la question est celle de la folie des grandeurs commerciales et cette folie de la grandeur commerciale c'est la suite logique d'un mouvement qui est un mouvement au long court qui correspond non pas à nos besoins mais à un besoin ce besoin c'est celui du capital de s'accroître et c'est ce besoin du capital de s'accroître qui dicte la fuite en avant productiviste suite en avant productiviste qui détruit l'écosystème qui met à sac aussi nos désirs et qui fait perdre le sens du travail et empêche de soustraire le travail l'emploi à la marchandisation et voilà donc où nous mène le capitalisme aujourd'hui c'est-à-dire qu'il faut produire toujours plus pour une consommation qui est toujours davantage sollicitée et la société n'est pas organisée autour de nos besoins c'est-à-dire ceux de la population mais autour autour de la la recherche infinie de profit profit qui a deux leviers pour s'accroître le premier levier vous le savez c'est les salaires pour qu'il ait plus de profit il faut comprimer les salaires et le deuxième levier c'est vous faire consommer toujours plus toujours plus de choses à l'obsolescence toujours plus grande pour que vous ayez un appétit sans fin et c'est donc le règne de la marchandise et non seulement de la marchandise mais aussi des grands espace qui euh permettent que nous accédions à ces marchandises pour qu'elles nous étourdissent alors pour prendre un exemple d'emblé très concret je pense à celui qui qui mchè parce que je me suis beaucoup engagé dans cette bataille qui vient de cette famille muliaise que vous connaissez sans doute propriétaire du groupe auchamp et qui a illustré avec le triangle de gonès en île-de-fance la volonté de passer après le supermarché après l'hypermarché avec ses centres commerciaux on est maintenant à l'aire du giga hein c'estàdire que toujours plus plus gros comme si euh comme si au fond euh le plus c'était le mieux et je j'ajoute d'emblé queil y a probablement aussi une dimission viriliste dans cette espèce d'obsession du plus gros et j'en veux pour preuve un mare il y a il y a quelques années qui m'avait dit il était il était sur un grand projet inutile et il m'avait je discutais avec lui de l'opportunité de ce projet j'étais contre et il me dit il faut bien que je trouve encore quelque chose qui me fasse bander et je me suis dit que oui mais est assez symptomatique parce que je crois aussi que on a là une forme d'intersectionnalité entre cette folie du capitalisme et donc du productivisme avec mais aussi une certaine forme de virilisme dans ses grands projets bref la famille muliaise allié pour l'occasion un groupe chinois évidemment a imaginé en 2011 avec le projet Europa City de transformer 640 hectares de terre agricole en l'île- defance à CH fois que je je relis quand j'en reparle je relis à chaque fois je je saute comme ça là je dis c'est quand même hallucinant alors pour y faire croire imag assayyez-vous bien 230000 m² de surface commerciale je vous assure que dans le coin c'est tout près de ma circonscription on a beaucoup de sent de commerciaux on est très très bien doté on a vraiment de quoi faire donc là 230000 m² de surface commerciale des salles de cinéma des hôtels un parc aquatique et assayyez-vous bien pour ceux qui l'ont jamais entendu au démarrage du projet il y avait aussi l'idée de faire une piste de ski une piste de ski en île-de-fance donc là on arrive évidemment à des sommets hein de délire pour artificiel is er les sols pour nous faire encore consommer et consommer encore plus et pour n'avoir aucun mais aucun égard pour le minimum de sérieux vis-à-vis du défi écologique et je dirais même aussi vis-à-vis de nos propres engagements en France on signe sans arrêt des textes internationaux qui nous donnent des cadres des objectifs et on se retrouve avec des projets que la puissance publique ne sait pas encadré ne sa'est pas empêcher des projets qui viennent du privé mais qui sont totalement accompagnés par la puissance publ et donc à partir de là à partir de ce sujet-là de la famille muliaise mais en fait de ce projet Europa City mais de tous ces délires de grands projets et parfois aussi de petits projets inutiles parce qu'il y a pas que des grands projets inutiles on a aussi plein de petits projets inutiles et bien moi je crois qu'on arrive au cœur de l'interrogation révolutionnaire de notre temps et cette interrogation c'est celle des besoins c'est celle des besoins moi j'en suis convaincu depuis très longtemps depuis très longtemps parce que sans doute je suis imprégné de la pensée dans André Gortz le père de l'écologie politique qui appelait à rompre le lien entre le plus et le mieux qui me paraît tout à fait fondamental et qui décrit en ces termes parfaitement la situation je vous le lis le capital se sert des besoins qu'il sert en vue de son propre accroissement lequel demande en retour la croissance des besoins autrement dit je cite toujours la recherche de l'efffficacité maximale dans la mise en valeur du capital exige l'inefficacité maximale dans la couverture des besoins le gaspillage maximum donc ça il le voit lui très tôt par rapport à à ce que nous nous nous nous disons et je suis encore plus convaincu de que la question des besoins est fondamentale depuis que j'ai lu ce livre dont parlait aussi tout à l'heure Jean-Luc livre remarquable et très inspirant de de rasmi que cheyan qui est aussi à la fondation laboessi et qui a travaillé sur les besoins artificiel et qui nous invite à faire converger les producteurs et les consommateurs c'est que moi je je je reste plutôt sur les thèmes artificiel enfin c'est un débat philosophique on est on est au bord de la nuance hein si je fais pas du tout une affaire mais mais je me dis bon puisque là on a le temps de d'y réfléchir moi je préfère artificiel parce que il me semble que dans superficiel en tout cas j'entends la légèreté la futilité et que c'est une phrase que moi j'ai souvent eu dans ma vie j'ai l'impression que le futile est essentiel mais ça nous amène au fond à penser qu'est-ce de quoi j'ai besoin et de quoi tiens Martine qui en face de moi a besoin ou quelqu'un d'autre a besoin c'est pas forcément la même chose et c'est ça fait partie de la question c'est que c'est les besoins ils sont évolutifs suivant le moment de notre vie on n' pas toujours les mêmes besoins et les besoins sont évidemment différents en fonction des individus et donc tout tout l'enjeu c'est de d'arriver de à définir quels sont les besoins individuels et collectifs et donc comment on se dépêtre de cette histoire là mais par exemple pour moi le futile est essentiel et artificiel me paraît vraiment être un terme qui pointe ceux qui sont fabriqués par le capitalise par la logique du capital or une société qui est organisée autour des besoins du capital elle ne permet pas de satisfaire les besoins essentiels de chacune et de chacun et les besoins qui qui ne sont pas d'ailleurs forcément productivistes si on on réfléchit à nos propres besoins on a plein de besoins qui ne rentrent pas dans la case productiviste et donc de nature à satisfaire le besoin du capital je prends trois exemples le besoin de temps libéré on a besoin de libérer du temps évidemment si on soustrait du temps à à la marchandisation c'est sûr que on fait pas l'affaire du capital besoin aussi d'obscur le besoin d'obscurité c'est plutôt d'éteindre toutes les publicités la nuit qui font tant d'éclairage le besoin de protéger les enfant de la surexposition aux écrans ça aussi c'est un besoin qui qui qui ne marche pas ou d'éteindre sa télé évidemment c'est pas bon pour le temps de cerveau disponible que veut nous attraper Boloré bref donc on voit bien que une société qui est organisée autour des besoins du capital elle peut pas satisfaire ses besoins mais cette société elle tire aussi les revenus du travail vers le bas elle crée des injustices elle engendre une dilapidation absolument tragique des ressources naturelles dont nous avons désormais pertinemment dont nous savons pardon désormais pertinemment qu'elles sont limitées et que ce qui est en jeu c'est l'habitabilité de la terre donc on n'est pas quand même sur les petits enjeux on est sur des enjeux énormissimes or la logique du besoin du capital balait d'un revers de la main cette ce défi là et elle crée je vais insister un petit peu là-dessus des désirs artificiels parce que je pense que c'est important aussi qu'on mette le doigt sur ce qu'elle a réussi à générer dans dans les besoins qu'on s'imagine avoir et dans les désirs même de s'imisser dans nos propres dans nos propres désirs parce qu'on ne consomme plus aujourd'hui seulement pour répondre à des besoins qui sont des besoins objectivable on cherche à consommer pour bien d'autres raisons parce qu'on est sur sollicité pour consommer je prends un exemple chaque jour 1200 à 2000 messages publicitaires nous arrivent c'est c'est enfin c'est hallucinant absolument hallucinant c'est six fois plus que dans les années 80 chacun peut faire l'expérience que alors que les les Big Data pardon font miroité la facilité la gratuité la transparence he c'est un peu ce qu'on vous vend en permanence en fait on est réduit à l'état d'un consommateur compulsif vous avez sans doute fait l'expérience sur votre smartphone aujourd'hui vous regardez une fois une paire de chaussures ou une fois je sais pas quoi un appareil électroménager à chaque fois que vous allez naviguer on va vous re passer c'est la paire de chaussures que vous avez regardé une fois pour être bien sûr qu'il a un moment donné ou de manière compulsive alors que au fond vous l'avez regardé mais juste peut-être pendant 6 mois et cetera vous contraindre vous inciter en tout cas très très fortement à l'acheter euh et je crois qu'on subit une colonisation mentale très très forte qui reconfigure nos désirs et qu'on est un peu perdu au fond sur ce ce à quoi on aspire ce qu'on veut vraiment est-ce qu'on le veut vraiment et c'est plus une question qu'on se pose parfois quand on achète hein c'est c'est ça devient complètement dingue et sous le régime de la consommation on a une liberté de choix vous entendez ce mot-l qui est sans arrêt assainé on vous dit vous êtes libre évidemment d'acheter ou de ne pas acheter mais ça c'est faire comme si nous avions d'abord tous les mêmes revenus ce qui évidemment est pas le cas comme si la reproduction sociale n'avait pas modelé les codes culturels et comme si la liberté se jouait sur le terrain de la possession de marchandises c'est que la liberté c'est la liberté d'acheter et ça je crois que c'est quand même un détournement du souffle des années 68 qui est assez hallucinant hein c'estàdire que le la liberté est confondue avec le libéralisme économique et ça de moins en moins je pense qu'on est en train d'en prendre conscience hein mais je veux dire il y a en tendance il y a quand même ce truccl-là qui est complètement fou et à la fin des fins moi j'estime que on consomme du rien alors on consomme du rien mais ment du rien vous savez qu'il y a même une boîte de conserve avec l'air de Paris vous pouvez acheter une boîte de conserve vous Remz Air de Paris vous ouvrez il y a rien dans la boîte de conserve c'est ça ça ça dit le niveau de délire auquel auquel on est rendu ou comme le raconte Slav gek euh j'adore cet exemple qui donne sur le coca a c'est que le Coca-Cola avant c'était un truc avec de la caféine pour vous voilà pour vous mettre en un peu d'énergie et avec du sucre aujourd'hui vous avez du coca zéro qui est sans sucre sans caféine mais non mais je veux dire c'est du rien c'est l'anti Coca-Cola mais c'est pas grave vous avz alors après on vous dit que c'est trop féminin le coca vous savez le coca light en fait c'est les filles qui prenaient les trucs sans sucre alors pour que les mecs en prennent ils ont fait un coca zéro hein zéro il est est noir il est un peu plus virile et puis maintenant on a nos coca life parce qu'ils ont compris aussi qu'il y avait une préoccupation éc non mais je le le système est hallucinant pour s'adapter à tout ou alors vous faire consommer des trucs vous aviez même pas pensé moi j'ai j'ai vu des des trucs pour les cheveux antiieillissement enfin moi je savais même pas que mes cheveux vieillisserent en tout cas j'avais pas pensé à ce truc là donc VO mais quand je l'achète quand on l'achète en fait on aachète pas le produit pour que nos cheveux vieillissent pas on achète un truc parce qu'on a une angoisse de vieillir on se dit tiens je vais prendre ce truc là peut-être je vais pas vieillir prenant donc c'est c'est autre chose qui est mis à l'intérieur du produit et le moteur de la consommation et ça ça me paraît très important à avoir en tête ça n'est absolument pas comme on le croit parfois le conformisme le moteur de la consommation c'est exactement l'inverse c'est la distinction c'est vraiment la distinction c'est-à-dire qu'on consomme aussi pour se démarquer euh on on a des produits qui fonctionne comme un langage qui permet de façonner et de négocier sa place dans la société en fonction d'ailleurs de la marque de nos baskets on peut savoir à peu près où on se situe dans l'échelle sociale avec un système assez infernal c'est que dès que vous avez une marque qui se démocratise vous avez les catégories social supérieur qui s'en éloignent et qui vont chercher d'autres marques et en fait chaque catégorie sociale cherche à se démarquer de celle du dessous et on a un mécanisme absolument sans fin mais c'est ça marche aussi pour la chanson vous savez qu'une chanson dès qu'elle devient populaire ou un type de musique qui devient populaire et ben les classes supérieures vont avoir à cœur de surtout pas chanter comme chante tout le monde et qu'on va aller chercher un nouveau machin qui ensuite va redevenir populaire et cetera donc c'est c'est un système assez assez sans sans fin et et qui donne ce ce cette cette folie dans laquelle je P pour laquelle je pense qu'il y a une forme aussi d'essoufflement aujourd'hui il y a une essoufflement à ce à ce à ce système là c'est c'est Bernard stigler qui par de qui parle j'adore l'expression de baisse tendantielle de l'énergie libininale c'est c'est elle elleelle est très intéressante a une baisse tendantielle de l'énergie libinale c'est qu' à force de de nous mettre dans la roue comme ça en permanence à devoir à peine acheter quelque chose il est obsolette on doit faire autre chose une marque a plus une marque il faut faire autrement et cetera vous voyez une espèce de course comme ça et à la fin on sait plus où on en est et il observe cette baisse tendantielle de l'énergie libidinale bref donc ok alors je vais aller très vite euh donc euh oui juste un mot quand même pour terminer là-dessus c'est que il y a une idée reçue selon laquelle les pauvres seraient épargnés de ça or les pauvres ne sont pas du tout épargné de ça ce qui est dégueulasse dans notre système capitaliste c'est que on a qui consomment il y en a qui consomment énormément et d'autres qui ont pas de quoi évidemment vivre correctement néanmoins néanmoins les pauvres aussi sont capables de bouffer les pattes pendant une semaine pour acheter le dernier iPhone à leur m donc c'est c'est c'est quelque chose qui dangrainene l'ensemble de la société ça me paraît important de l'avoir en tête bref aujourd'hui nous sommes donc incapables de savoir ce dont nous avons réellement besoin et nous sommes aliénés je pense que le concept d'aliénation est tout à fait décisif nos désirs et nos besoins sont amputés formatés appauvris par l'omniprésence des propagandes commerciales et la surbondance des marchandises mais si on cherche à construire une société à partir des besoins véritables on aboutit à un tout autre modèle social puisque il s'agit de rattacher les finalités de l'économie à la libre expression publique des besoins ressentis au lieu de créer des besoins à la seule fin de permettre au capital de s'accroître et au commerce de se développer donc l'enjeu c'est d'adapter l'appareil productif à nos besoins et non de créer des besoins pour satisfaire l'appareil productif c'est vraiment une révolution copernicienne qu'on a à faire dans la façon de voilà de penser la société et d'organiser les choses et de voter des lois qui vont dans ce sens-là et non pas dans cette folie du consumérisme actuel et c'est donc au niveau de la définition du contenu des besoins et de leur mode de satisfaction que se situe à mon avis l'enjeu politique majeur contemporain de l'antagonisme entre le capital et le travail c'est à cet endroit-là que on a une prise d'une certaine manière qui est une prise très contemporaine parce que c'est bien là dans le pouvoir de décider la destination de l'usage social de la production c'est-à-dire le mode de consommation auquel elle est destinée et aussi les relations sociales que ce mode de consommation détermine c'est à cet endroit-là qu'on doit se situer pour dit autrement le mouvement ouvrier pendant très longtemps il s'est posé une question c'était comment partager les richesses et aujourd'hui on a besoin d'imbriquer cette question-là qui reste toujours valable mais à une autre tout aussi essentielle c'est qui décide de ce que l'on fabrique euh qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on produit comme richesse et qui en décide c'est c'est ça le sujet à mon avis qui a émergé et qui est tout à fait tout à fait fondamental et qui suppose un très haut niveau de démocratie si on n'a pas euh une démocratie qui fonctionne on ne peut pas à chaque fois évaluer quels sont nos besoins véritables faire travailler la population sur ses besoins et accorder notre appareil productif sur sur cet enjeulà et ce ce ce travail là d'ajustement de nos besoins définis démocratiquement à l'appareil productif hein c'est non et non pas enfin le l'adéquation entre les deux il permet aussi de réfléchir à notre temps de travail parce que si on est maître de cette histoire là on peut aussi décider qu'on a envie de travailler moins parce que on sait que en travaillant moins on arrivera quand même à satisfaire nos besoins mais aussi un certain nombre de besoins vitaux comme notamment celui du temps libre donc c'est en permanence de voir comment on négocie cette articulation entre les deux qui me paraît tout à fait fondamental c'est aussi le moment de redonner du sens au travail parce que si la finalité de la production est mieux maîtrisée je pense que on met plus de cœur à l'ouvrage que quand on est dans les bullshit jobs pour parler comme Greber et je pense que c'est aussi une opportunité de développer l'appropriation sociale c'est-à-dire aussi ces services publics qui sont essentiels parce que ils ne sont pas lucratifs il y a pas de but lucratif on l' vit avec le scandale des épades ou avec le scandale de des berceaux c'est qu'au fond quand on veut répondre à nos besoins véritables mieux vaut ne pas être dans le lucratif mieux vaut être dans une logique d'appropriation sociale et mieux vaut avoir des services publics et ça c'est très important de se dire que les services publics sont les mieux amêes de répondre à nos besoins véritables et enfin évidemment avec cette logique là on va arriver davantage à édiicter une norme du suffisant comme disait André Gort ou la règle verte comme nous nous le disons et c'est c'est c'est des logiques qui sont assez assez proches et c'est en les édictant que nous aurons le plus de de facilité évidemment d'arriver à euh répondre aux défis climatiques je conclus donc sur le je reviens au triangle de deogoness parce que c'est une lutte sur laquelle et c'est important de le dire on a réussi à gagner pas tout mais on a gagné des choses et c'est important de se dire aussi quand on gagne on est parti à pas grand monde c'était pas facile et et on a gagné alors ce qu'on a gagné c'est pas Byzance mais c'est quand même je vous le dis on a gagné une troisème version du projet basée sur un Objectif zéro carbone en exploitant sont des matériaux de construction à Bac carbone une compensation de la surface artificialisée dans le cadre du projet 80 haectares je suis d'accord la compensation c'est pas du tout idéal hein et une nouvelle version du projet qui comprend la la plantation de 4000 arbres et la réintroduction d'espèces animales et on a aussi gagné que la surface consacrée au commerce est divisée par 3 ce qui pas complètement rien même si bon c'est quand même pour nous mettre du loisir qui est aussi dans une logique consumériss mais surtout je pense que cette bataille non seulement elle les a fait reculer même si on n' pas tout gagné mais elle a été aussi l'occasion d'expérimenter et d'imaginer un autre projet et je vous invite vraiment à aller le regarder le projet karma parce que le projet karma qui a été fait par des citoyens par des intellectuels et qui sont mis autour d'une table et qui a dit au fond on a tous ces ces hectares là sous la main qu'est-ce qu'on ferait à leur place quel autre grand projet parce que c'est aussi un grand projet on a le droit d'avoir des grands projets mais un grand projet qui soit utile et donc là le projet karma il est fabriqué sur le principe de l'économie circulaire c'est-à-dire que vous avez des champs qu'on cultive avec ça on est essaie de faire du maréchagege avec ce maréchagege on fait de la restauration on en profite sur cet espace là pour faire de la formation pour les métiers à l'environnement et cetera et cetera du tri des déchets de la réparation tout ça et ça on peut le faire sur le triangle des gunf et ça c'est utile et ça c'est un beau grand projet donc c'est pour dire que je trouve qu'il y a dans la Résistance à ces grands projets inutiles matière vraiment à non seulement être contre quelque chose mais dans ce contre être capable aussi d'inventer le déjà là de la société qui suit et donc c'est pour ça que je veux vraiment terminer sur cet hommage à cette énergie hallucinante qui existe pour que ce déjà là et bien on le fasse fructifier parce que c'est comme ça qu'on va donner l'idée aussi de la société que nous voulons construire merci merci beaucoup
Clémentine Autain