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InterviewToute l'Europe· 5 août 2019 13 minComplaisantPortrait personnelÉducation & rechercheEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

A la rencontre des eurodéputés français au Parlement européen : François-Xavier Bellamy (LR)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous choisir deux ou trois adjectifs pour décrire votre état d'esprit ?

  • 0:55OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous relater la genèse de votre engagement politique ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi d'enseigner dans des établissements non privilégiés ?

  • 3:02OuverteRéponse directe

    Quelle est la principale inégalité de notre système éducatif selon vous ?

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vécu votre désignation pour conduire la liste LR aux européennes ?

  • 5:05OuverteRéponse directe

    Que retirez-vous de la campagne et de son apprentissage du jeu politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:05Fait
    « l'étendue de la défiance qui traverse aujourd'hui la société française »
  • 7:16Fait
    « nous avons aujourd'hui après un mois et demi de travail un vice-président de notre groupe et anne sander qui vient d'être élu premier questeur »
  • 9:17Fait
    « il faut réapprendre à produire ce que nous consommons »

Temps de parole

  • ?98 %
  • non_speech2 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Non speech

[Musique]

0:11
Locuteur

pour ça que j'avais bel ami bonjour bonjour aux 5e et bellamy vous effectuez votre premier mandat d'eurodéputé pouvez-vous choisir un deux ou trois adjectifs pour décrire votre état d'esprit concentré parce que l'enjeu est immense curieux de découvrir les sujets qu on aura travaillé au cours de ce mandat c'est un mandat qui suppose d'apprendre beaucoup et quand on a un peu de curiosité et bien c'est une occasion d'apprendre aussi et ça suppose je crois de pouvoir se former rapidement sur les sujets qui nous attendent vous êtes très jeune mais actif en politique depuis déjà un certain temps vous êtes passé par plusieurs cabinets ministériels et vous êtes adjoint au maire de versailles depuis 2008 pouvez vous nous relater votre la genèse de cet engagement politique et puisque vous en retirez aujourd'hui au moment où vous commencez à un autre mandat la politique n'est pas du tout partie de mon programme j'ai toujours eu pour projet d'être professeur de philosophie et je le suis devenu il ya maintenant dix ans un peu plus même j'ai enseigné donc pendant ces dernières années dans dans des établissements très très différents et jusqu'à il ya encore quelques quelques semaines et je me suis engagé en politique par ailleurs vous l'avez dit d'abord en ayant l'occasion de découvrir le monde des cabinets ministériels mais surtout en étant moi même élu dans ma ville à versailles en 2008 dont il ya maintenant 11 ans j'ai eu l'occasion d'être adjoint au maire pendant deux mandats de travailler sur les questions d'enseignement d'emploi toutes les questions qu'ils font au fond la vie d'une ville et je crois que la politique commence peut-être d'abord par par ce lien local en parallèle de vos premiers pas politiques que vous accomplissez de brillantes études et puis vous devenez professeur agrégé de philosophie vous enseigner ensuite dans plusieurs établissements très différents et pas nécessairement privilégiées c'était une volonté de votre part moi j'ai toujours voulu ainsi dans le secondaire parce que le métier d'universitaire est un métier magnifique mais je me sentais plutôt appelé à partager la philosophie avec avec des gens qui n'en étaient pas forcément des spécialistes donc j'ai toujours voulu enseigner dans le secondaire j'ai enseigné en terminale pendant quelques années et comme beaucoup de jeunes collègues et bien cet enseignement m'a conduit effectivement dans des dans des dans des lieux de notre pays qui ne sont pas forcément parmi les plus favorisés ou les plus privilégiés ça a été l'occasion pour moi de découvrir la chance que j'avais eu de grandir dans un milieu qui effectivement m'a beaucoup donné sur le plan éducatif sur le plan culturel aujourd'hui l'un des grands drames de la société française c'est l'inégalité très profondes qui traversent notre système éducatif nous avons le système éducatif le plus inégalitaire de tous les pays veulent s'aider eux et c'est vrai que voilà j'ai eu la chance comme beaucoup de jeunes français de de recevoir les conditions nécessaires pour pouvoir apprendre et découvrir et d'autres jeunes français qui ne sont pas moins intelligents ni - briançon sont sont privés par l'échec de notre système éducatif de c2c de ces deux sets de cette transmission et j'en ai tiré un un livre qui s'appelle les déshérités que j'ai publié en 2014 pour dire voilà que l'avenir de notre pays passe par le fait de pouvoir reconstruire une éducation nationale qui transmettent à tous les jeunes français la culture qui leur permettra d'abord de se reconnaître de se reconnaître aussi de ce pays qui nouveaux lits et puis de pouvoir préparer leur avenir en 2018 les républicains et son président d'alors laurent wauquiez vous choisissent pour conduire la liste et l'air aux élections européennes c'est assez rare que l'on confie c'est transportabilité à une personnalité aussi jeune et surtout qui n'est pas un professionnel de la politique oui j'en ai été le premier surpris voilà je j'ai beaucoup réfléchi avant de m'engager dans ce concept dans cette campagne mais je les fais d'abord avec une grande reconnaissance pour la confiance qui m'est témoignée et puis aussi avec le sentiment comme je vous le disais tout à l'heure que l'enjeu est immense voilà on a en a on avec une campagne très intense en s'y est donné à fond et on a essayé vraiment de parler d'europe aux français de parler de l'avenir de cette europe dont on n'a peut-être plus besoin que jamais devant les grands défis de notre avenir mais qui a aussi plus besoin que jamais de se réformer de se refonder de manière radicale pour pouvoir faire la preuve de son de son efficacité à tous ceux dont on a parlé aux français pendant pendant la campagne et les engagements qu'on a pris mais il faut maintenant les honorer et c'est dans cette perspective que j'aborde le début de ce mandat avec je vous le disais beaucoup de sérieux de gravité même en un sens parce que je crois que nous sommes à un moment assez décisif de notre histoire et que l'avenir de notre pays et l'avenir de de la civilisation européenne en général comme j'ai eu l'occasion de le dire hier dans l'hémicycle sont sont en jeu dans les choix que nous ferons au cours d eau pour des mois qui viendront au delà du score qui est historiquement bas pour votre famille politique que retirez vous de la campagne qui s'est écoulée et surtout de votre apprentissage du jeu politique ce que je retiens c'est deux choses qui pourraient vous paraître paradoxal la première chose c'est l'étendue de la défiance qui traverse aujourd'hui la société française nous parlons beaucoup de la crise et je fais partie d'une génération qui a découvert le monde avec le concept de crise on a le sentiment de vivre une forme de crise globale qui crée beaucoup d'inquiétude chez nous aussi nos concitoyens je l' ai vécu de façon très très directe au cours de cette campagne et cette défiance qui accompagne la crise qui fait que nos institutions que notre construction politique notre débat démocratique semble devenu très artificielle est très éloignée au fond de la deûle à vis des français et de la réalité de leurs de leurs préoccupations elle touche là et appelle de notre part une capacité de se ressaisir je crois et de se donner les moyens de reconstruire la confiance ça prendra du temps bien sûr et c'est aussi sans doute une des clés de de ce score historiquement bas que vous évoquez à l'instant qui est le témoignage de beaucoup de sans doute de beaucoup de défiance accumulée de beaucoup de distance mais maintenant ce que j'ai vécu aussi ce que je retiens de cette campagne c'est de façon très paradoxale peut-être mais c'est le grand espoir qu'on a rencontré une forme de ferveur en tous les cas qui s'est manifestée dans les réunions publiques ont organisé dans les contacts que j'ai pu avoir la beaucoup de gens attendent de retrouver un espoir cette campagne a été l'occasion pour ceux qui ont participé de de de relever la tête je crois qu'il faut pas l'avoir commun comme une sorte de même si ça pourrait être perçu comme ça de fragilité progressive de la droite mais peut-être au contraire comme je l'espère en tous les cas une étape de de la reconstruction en tous les cas je ferai tout pour que le travail qu'on va mener ici puissent contribuer humblement à cette reconstruction dont on a tellement besoin justement vous avez été choisi pour être le président des délégations des républicains ici au parlement européen comment envisagez vous ce travail et surtout comment pallier l'étroitesse relative de des équipes des républicains ici effectivement les élus avec lesquels je suis entré au parlement européen m'ont fait confiance pour être le chef de la délégation j'en suis j'en suis très heureux c'est aussi un très gros travail je les ai vécus dès ses premières semaines il a fallu mener des négociations qui ont été difficiles pour pouvoir gagner les leviers pour agir dans le mandat qui commence et ça a été le cas la dernière délégation avec vingt élus avait un vice président de notre groupe politique et puis aussi un questeur du parlement européen nous avons aujourd'hui après un mois et demi de travail un vice-président de notre groupe et anne sander qui vient d'être élu premier questeur avec arnaud danjean comme comme vice président donc ça veut dire qu'on a des vrais leviers pour agir ça peut pas être très abstrait pour ceux qui nous écoutent mais c'est très important en fait politiquement d'avoir des malades et des personnes qui vont porter aussi notre vision dans des lieux où la décision politique peut être influencée et c'est aussi le signe que même en étant 8 si on est unis et soudés on peut gagner des batailles et donc maintenant on va pouvoir à partir de septembre prochain rentrer dans le fond des sujets et je suis sûr qu'on sera capable de faire avancer les causes qui nous tiennent à coeur en tous les cas c'est dans cette voie que je m'engage comme comme chef de délégation vous allez personnellement siéger dans trois commissions différentes industries pêche culture des domaines très différents et qui ne sont pas nécessairement liés à votre parcours antérieur j'ai choisi effectivement de maintenir la commission de la culture et de l'éducation qui est un sujet qui me rapproche de ma formation est de 2 ce qui me passionne aussi bien sûr mais c'est une commission dans laquelle l'union européenne n'a pas de de compétences pour agir de façon très structurelles sur les politiques qui sont menées elle peut orienter les choses mais elle n'a pas forcément de de levier stratégique ce qui n'est pas le cas de la commission de l'industrie la commission de l'industrie c'est une commission vraiment stratégiques et notamment pour notre économie on le sait l'industrie française a beaucoup perdu ces dernières décennies et notamment parce que l'union européenne n'a pas su se doter d'une vraie stratégie en matière industrielle moi j'ai défendu pendant toute la campagne je crois qu'il faut réapprendre à produire ce que nous consommons c'est aussi un enjeu écologique majeure et c'est presque une question philosophique pour revenir sur le terrain qui met plus familier la question qui nous est posée collectivement ces voix là est ce que nous voulons devenir nos sociétés de consommateurs qui consomment des biens et des produits qui sont développées par d'autres régions du monde où est ce que nous voulons conserver nos savoir-faire notre capacité de produire et ce qui veut dire aussi du coup notre capacité d'agir dans le monde est de garder notre souveraineté c'est un sujet fondamental et c'est la raison pour laquelle je vais m'impliquer dans cette commission de l'industrie et puis la commission de la pêche alors évidemment comme on est peu nombreux on a tout intérêt à s'impliquer fortement dans une pluralité de commissions c'est plus de travail pour chacun d'entre nous mais c'est ce qui nous permet de garantir aux français qu'on sert présent là où on est attendus et la pêche comme vous le savez c'est un secteur très important pour la france qui a le deuxième littoral au monde c'est aussi un secteur qui est très directement touchés par l'environnement européens et notamment qui sera très directement impactés par le brr excite on l'a évoqué toute la campagne et moi je voulais je suis aussi un passionné de la mer je voulais pouvoir être aux côtés des pêcheurs français dans les années qui vont être décisives qui s'engage aujourd'hui comment garder le contact avec le terrain quand on est eurodéputé je resterai lui dans ma ville évidemment c'est un lien fort que je garde avec avec cette ville où je continue d'habiter évidemment et puis et puis ensuite le lien avec la france en général ces décisions de pouvoir le cultiver pendant la campagne j'ai trop souvent entendu des français qui me disait on voit les candidats pendant la campagne mais ils disparaissent ensuite je prends un engagement très clair qui est celui de continuer à sillonner la france au cours du mandat qui vient je serai évidemment très présent à bruxelles à strasbourg parce que c'est là que nous sommes attendus mais je veux aussi pouvoir consacrer au moins deux jours tous les quinze jours à aller passer 48 heures dans un département français continuent d'aller passer vraiment du temps sur le terrain au contact des français parce qu'il n'y a que dans ce dialogue continu que nous pouvons d'abord avoir la certitude de ne pas nous laisser piéger par la bulle que peut représenter la vie parlementaire quelle qu'elle soit ou la vie politique c'est seulement en réconciliant la politique avec le réel qu'on lui redonnera tout son sens et puis c'est seulement au contact de ce qu'il faut que les politiques peuvent prendre les meilleures décisions et pour conclure pouvez vous sélectionnez un épisode et un seul de votre vie professionnelle aux politiques dont vous êtes particulièrement fier et que vous aimeriez partager ce qui m'a le plus marqué c'est vraiment le mandat local l'expérience du mandat local et j'ai à l'esprit d'aider ce que je viens de quitter ma fonction d'adjoint que je ne pouvais pas garder en raison du non cumul me viennent à l'esprit des souvenirs très précis de ce moment où dans par exemple dans les astreintes et période d'astreindre on peut croiser la vie de nos concitoyens parfois dans des moments où ils sont très éprouvés ou bien au contraire dans les moments de grande joie je crois que ce qui fait la force de la vie politique c'est d'abord effectivement de de pouvoir cultiver ce lien et ce dont je suis le plus fier c'est peut-être très modestement des messages que je reçois depuis le début de cette campagne et même je dirais aussi depuis depuis le résultat si si éprouvant qu'on a qu'on a qu'on a connu je reçois presque tous les jours des messages de gens qui me disent que cette campagne a été pour l'occasion de retrouver confiance ou de retrouver espoir c'est une fierté que je partage avec tous mes colistiers parce que c'est ensemble que nous avons mené cette campagne mais ça reste une vraie fierté et surtout ça reste aussi une très grande obligation je crois qu'il faut qu'on soit à la hauteur de cet espoir alors bien sûr il s'est pas traduit dans les urnes évidemment et et ce résultat est aussi une exigence parce qu' ils nous obligent à repenser en profondeur la manière dont nous pouvons offrir aux français une proposition qui puisse les convaincre à nouveau et malgré tout je suis heureux que dans ses campagnes même de manière très modeste on ait pu partager quelque chose de 2,2 de cette grande idée ou de ce grand espoir qu on voudrait pouvoir retrouver et offrir de nouveaux français je remercie beaucoup c'est moi qui vous remercie

13:18
Non speech

[Musique]