Le grand retour sur Terre de Sophie Adenot - Le zapping
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Chapitres
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:59OuverteÉludée
Est-ce qu'il y a encore une gauche hors Mélenchon ?
- 1:21OuverteÉludée
Est-ce que c'est une réalité ou un phénomène parisien autour de David Lissnard ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez ressenti après 22 secondes d'apesanteur ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les femmes ont obtenu beaucoup de choses ou reste-t-il des choses à conquérir ?
- 11:33OuverteRéponse directe
Est-ce que les hommes ont aussi beaucoup changé ?
- 22:42OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on va voir une femme présidente de la République de notre vivant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:43PrésentateurFait
« On va en parler à Patrick Roger. »
- 23:00InvitéFait
« Tous ceux qui seront sanctionnés en conseil de discipline, je demanderai la liste au recteur, ils n'auront plus accès aux aides de la région. »
- 23:35InvitéFait
« Nous rayerons de La Base tous les lycéens qui auront été sanctionnés pour avoir cassé. »
Temps de parole
- Invité33 %
- Présentateur19 %
- Présentateur 218 %
- Invité 213 %
- ?10 %
- Invité 32 %
≈ 38,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru. 10h30 sur Sud Radio, l'heure d'accueillir mes trois débatteuses. Parce qu'une fois des pacoutimes, 100% de femmes ce matin sur Sud Radio. Alexandra Spiner, bonjour. Bonjour. Vous êtes enseignante, ça tombe bien. On
a
beaucoup de questions à vous poser. Déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France. Anne Duré, présidente de l'association Femmes de loi, bonjour. Bonjour. Et Julia Courvoisier, avocate au Barreau de Paris. Bonjour Julia Courvoisier. Bonjour. On va évidemment parler de ces violences encore. Enfin, violences. Le mouvement lycéen dans son ensemble, puisqu'on a sorti 3000 profs du chapeau. On ne savait pas qu'ils étaient là, ceux-là. Pof, ils ont ouvert un tiroir et il y
a
3000 profs qui sont sortis. C'est la baguette magique façon ministre de l'éducation. Bon, ça ne calme pas la colère des lycéens. Pour autant, on en parlera avec vous, mesdames.
Et
puis, jour J pour la primaire à gauche, ça vote depuis ce matin, 8h. Est-ce qu'il y a encore une gauche hors Mélenchon ? On peut toujours y croire. En tout cas, eux y croient. Raphaël Glucksmann en tête dans les sondages. Mais enfin, il y en a une qui est en embuscade. Ce n
'est
pas son stagiaire, mais enfin, Ségolène Royal, elle aimerait bien voir ravir la place.
Et
puis, David Lissnard, on se demande... C'est vrai que ça fait plusieurs fois que je vois ces vidéos un petit peu étranges sur les réseaux sociaux. Il y a un vrai buzz. Il y a quelque chose qui se passe autour de David Lissnard.
C
'est ce qu'aimerait bien, en tout cas, croire les proches. Est-ce que c'est une réalité ou est-ce que c
'est
un petit phénomène parisien ou 100% réseaux sociaux ? On en parlera avec vous. Et puis, on parlera aussi, en fin d'émission, du crédit d'impôt sur les services à la personne que les socialistes aimeraient bien voir raboter. Ils sont toujours là pour essayer de nous enlever des crédits d'impôt là où il ne faut pas. Mais bon, on en parlera. Peut-être que vous êtes d'accord. En attendant, c'est le débat avec vous, Gilles Gansman. Sud Radio, 10h midi. L'instant zapping.
Je
propose plutôt le zapping que le débat. Qu'est-ce que j'ai dit ? C'est le débat avec vous. Écoutez, c'était la soirée disco d
'hier. Non, ça, je
vous
laisse cette
partie-là. Non, ben, ça tombe bien. Alors, juste avant de démarrer le zapping, je voudrais rappeler que Sud Radio est partenaire du Pasteur Don, qui fête ses 20 ans cette année et dure d'aujourd'hui jusqu'à dimanche. L'édition du Pasteur Don concerne la recherche contre le cancer, les maladies infectieuses, les maladies neurologiques. On a une marraine qu'on connaît bien, la marraine de Sud Radio qui est partenaire du Pasteur Don, c'est Cécile de Milibus, qui est la représentante de Sud Radio pour le Pasteur Don.
Alors, n'hésitez pas, si vous voulez faire un don au Pasteur Don, vous avez jusqu'à dimanche, Pasteur Don pour aller faire, ou un don par SMS, allez, on le fait dès maintenant, 2912, et vous pouvez donner 20 euros, 2912, et on aide la recherche. Je voulais en profiter pour expliquer que Sud Radio était partenaire. Vous avez bien fait. Et votre zapping ? Après 235 jours, la tête dans l'espace, Sophie Adnaud et ses trois coéquipiers de la Crew 12, ils ont troqué les étoiles du cosmos pour les étoiles de mer, ils ont amérit. Alors, Sophie n'est pas très très en forme, vous allez voir,
il
faut dire que la réadaptation terrestre est parfois compliquée.
Quatre parachutes ont freiné sa descente vers le Pacifique. Sophie Adnaud, pas très en forme, mais contente tout de même, est de retour sur Terre. Il a fallu près d'une heure aux équipes pour récupérer sa capsule et la ramener sur le navire de la NASA. La première sensation de tous les astronautes, ce sont les odeurs. Thomas Pesquet a vécu cette expérience à deux reprises.
C
'est
pas que ça ressemble mauvais dans la station spatiale, mais c'est un peu toujours la même chose. Et puis là, tout d'un coup, ça va sentir, je sais pas, l'air frais, ça va sentir l'iode de la mer, ça va sentir peut-être le savon, le déodorant, le parfum, la mousse à rasée que les gens utilisaient. Et
moi, c'est ça qui m'avait un petit peu frappée. Après huit mois en apesanteur, Sophie Adnaud va redécouvrir le poids de son corps, à commencer par celui de sa tête. C'est lourd une tête. On ne s'en rend pas compte quand on est sur la Terre. Mais à partir du moment où on est en apesanteur, plus rien, on ne ressent plus rien.
C'est incroyable. Elle vit tellement aseptisée
que
d'un seul coup, quand elle revient sur Terre, toutes les odeurs reviennent avec une force.
C
'est fou d'entendre ça. Oui, quand elle est soulevée par quelqu'un pour la ramener et la sortir de la capsule, elle sent son odeur de rasage, enfin de produit
de rasage. Ça doit être
un
choc physique, olfactif, olfactif, puisque
j'ai trois femmes autour de moi. Évidemment, c'est formidable d'avoir une femme astronaute. D'abord, c'est formidable parce que c'est un modèle merveilleux pour toutes les jeunes filles et les petites filles, quand même, auxquelles on explique sans vraiment le dire. Il y
a
une espèce d'implicite qui ferait que les femmes ne sont pas fortes en mathématiques. Tous les chiffres démontrent le contraire. Toutes les carrières exceptionnelles démontrent le contraire. Mais cette femme, oui, c'est un modèle merveilleux. Nous, on se bat pour que les jeunes filles ne soient pas exclues des études scientifiques. Et des femmes comme ça, concrètement, c'est un modèle. Et puis, au-delà de ça, ça a été aussi une petite parenthèse qui nous a fait échapper un peu au cloaque de l'actualité. Anne Durez.
Alors,
Sophie Adnaud, c'est vrai que c'est un rôle modèle et une femme absolument exceptionnelle. Et
c
'est bien de le dire et de le reconnaître parce qu'en fait, je ne dirais pas qu'aller dans l'espace est devenue banale, mais il y a une communication quasiment en temps réel avec des vidéos, des posts, des
publications.
Au moins, ça fait des bonnes nouvelles.
Absolument. C'était la petite parenthèse. Oui,
et on a du mal à réaliser cet exploit. Je ne dirais pas ce miracle parce que c'est à force de travail, de détermination. Et aussi, ce que cela montre, je crois, en plus de tout ce que vous avez dit et qui est très juste, c'est que dans la vie, il n
'y a
pas que les compétences techniques.
C
'est-à-dire que cette femme, par toutes ses qualités humaines de détermination, il y avait certainement d'autres candidates et candidats qui, comme elle, étaient techniquement absolument remarquables, mais elle avait ou elle a ce truc ou ces choses en plus qui construisent sa personnalité. Écoutez, je ne
sais
pas, mais gardez le sourire comme elle l'a conservé
tout
le temps dans un univers hostile. Enfin, elle est allée dans l'espace, mais dans
le vide. Elle était rattachée à un fils,
maman en plus. Donc, elle a pris le risque
d
'une issue fatale, il
faut quand même
le dire, même si tout est quand même
super bien balisé. C'est quand même encore
dangereux
de genre d'expérience. D'une issue
fatale
alors
qu'elle est maman. Et la passion et l'envie, je pense aussi, de servir l'humanité. Parce qu'aller là-bas, ce n
'est
pas juste se faire plaisir, c'est servir l'humanité. Donc, chapeau bas. Julia,
ça vous a
fait rêver, vous avez
suivi ces
huit
mois ? Je l'ai
suivi sur les réseaux sociaux, les images, tout était magnifique. Moi, je suis d'une génération où mes idoles, quand j'étais une jeune avocate, étaient des hommes. Et je trouve ça génial aujourd'hui qu'on ait des idoles femmes. Je n
'ai
pas grandi, moi, encore dans cette génération où on admirait les grandes avocates. Oui, c
'était vous, c'était Robert
Badinter,
j'imagine. C'était Dupond
-Moretti, c'était
les
Témimes,
c
'était
Gisèle Halimi. Oui, oui,
Gisèle Halimi, mais moi, Gisèle Halimi, je suis née bien après. Et je trouve ça génial pour les jeunes filles qu'il y ait des femmes qui commettent des exploits comme ça, parce que c'est un exploit, c'est une preuve de travail, mais c'est aussi une preuve de passion. On peut aussi réussir à faire des choses extraordinaires
quand on est passionné.
rêver les jeunes, là, qui
semblent manquer d
'espoir pour la
vie. Exactement, et j'ai trouvé que
c'était fantastique.
J'avais
aussi beaucoup rêvé
avec
Thomas Pesquet, et j'ai encore plus rêvé avec Sophie. Ça
va nous
manquer,
c'est vrai, les implications sur les réseaux sociaux. Et nous avions
déjà une femme astronaure.
Claudie Ignoré. Oui, voilà. Vous
pouvez aller sur le web, voir Christine Bouillaud a fait beaucoup de sujets qui est basé à Toulouse, beaucoup de sujets sur ce sujet. Allez sur nos réseaux et
sur le site internet. Vous pourriez tenter une
délocalisation dans l'espace, mon cher Gilles ? En apesanteur, on va en parler à Patrick Roger. Oui, je
pense que
le budget va être un peu juste.
Je préfère
Rio de Janeiro, si on
a choisi une délocalisation. Vous êtes très vaillant sur les risques.
Vous avez vu, j'ai essayé l'apesanteur. Ah, vous l
'avez
fait,
ça, l'avion ? Oui, j'ai fait le
zéro G,
j'ai eu l'occasion de
faire un reportage. C'était incroyable. Alors, vous restez
22
secondes.
Ah, 22 secondes en l'air ?
Oui,
oui,
oui, 22 secondes, enfin, multipliées par le nombre de, vous savez... Et vous retombez d'un seul coup
?
Oui, vous avez vu Bridget Jones, c
'était ça.
Ah bah, ça explique pas mal de choses. Et qu'est-ce que
vous avez ressenti ? Qu'est-ce que vous avez ressenti
? Ah, c'est incroyable, c'est marrant. Les jours d'après, je rêvais que je flottais. C'est fabuleux. Alors, c'est 22 secondes seulement. Ils ont flotté pendant 8 mois, mais... Vous
imaginez, 22 secondes, et déjà, ça vous a accompagné pendant plusieurs
jours. C'est incroyable.
Vous avez un diplôme ?
Vous
avez quelque chose ?
Vous
avez une vidéo
?
Oui, je ne vous encourage pas à taper mon nom. Vous avez un diplôme ? Oui, oui, oui, c'est pour une chaîne d'information.
La vidéo circule toujours. Vous savez bien qu'on va le
faire.
Nous allons sur le
plateau. Bon ! Bref, voilà, tout ça, c'est fait. Ma petite archive du jour. En votre honneur, mesdames, je savais qu'on n'avait que des dames sur le plateau. Et c'est tellement rare que vous soyez quatre autour de cette table. Alors, je vous emmène 46 ans plus tôt, en 1980, une classe de primaire. Alors, je vous dis, c'est en votre hommage. Elle s'exprimait sur la place des femmes.
Ce qui manifeste dans les rues, c'est que parler des hommes et de la politique. Moi, je crois que le mouvement de libération de la femme, c'est qu'elles en ont assez, que les maris commandent toujours.
On dit qu'il y a une grève des femmes. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Les femmes se manifestent parce qu'elles voient que les hommes, ils sont peinards dans leur fauteuil, ils regardent la télé. Et alors, elle aussi, pourquoi elle ne fait pas grève ? Parce que peut-être qu'elle ne vous le dit pas, mais vous ne faites rien. C'est extraordinaire,
j'adore. C'est ma petite archive du vendredi. Merveilleuse archive,
oui. Ils sont
devenus quoi, ces enfants ? C'est une archive de Lina. Est
-ce que ce jeune homme qui est
aspirateur
? Est-ce
que les femmes ont obtenu vraiment beaucoup de choses, ou il reste encore des choses à conquérir ? Et deuxième question, est-ce que les hommes ont aussi beaucoup changé ? Parce que le jeune voyait son père, disait, dans le canapé pendant que maman s'active, et ma mère, j'aimerais bien qu'elle soit aussi dans le canapé.
Ça
aussi, ça a changé quand même.
Non.
Si,
si,
absolument. Si,
les
femmes, et heureusement, depuis tant de décennies, ont obtenu, alors,
dans
le désordre, il n
'y a
pas d'hierarchie dans ce que je vais dire, le droit de vote, l'égalité entre les femmes et les hommes, plus effectives, même s'il y a encore des... Il
y a
du boulot encore. ...du travail. Les femmes travaillent beaucoup plus, l'IVG a été adoptée et consacrée dans la Constitution. Donc, les femmes, je dirais, et puis le mouvement MeToo,
a
fait que les violences faites aux femmes, d'ordre moral, d'ordre sexuel, d'ordre sexiste, sont reconnues, poursuivies, même s'il y
a
encore un peu de travail à faire. Moi, je voudrais juste mettre l'accent, sans être trop longue, sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, et notamment
l'égalité salariale,
qui n'est pas encore au rendez-vous. Même s'il y a eu des avancées, un jour,
j
'ai fait le compte, je pense qu'il y a eu, alors, grossièrement, je vous dis ça, environ une dizaine de lois, depuis plusieurs décennies, sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Imaginez-vous le législateur obligé de refaire, de revoter des lois, y compris une loi sur l'égalité réelle entre les femmes et les hommes. Donc, j'aurais envie de sourire si... Enfin, ce n'était pas quand même un réel problème dans notre société. Donc, il faut continuer. Il y
a
des voix féminines autour de cette table. Je pense qu'on partage ce combat.
Il
faut absolument être au soutien des femmes, avoir des rôles modèles, se battre, être là, relayer les informations, faire entendre notre voix. Je pense que c'est comme cela que les femmes, que
l'égalité entre les femmes
et
les femmes...
Sur
les tâches ménagères,
les femmes et les hommes dans le canapé, ça n'a pas changé chez tout le monde. Je
pense
que
c'est... Alors, peut-être chez vous, Juliane... Non, non, non, non,
écoutez,
excusez
-moi, ne me contralisez pas, je vous assure, c'est du vécu. C'est une question de génération aussi.
Je
pense que la nouvelle génération... Oui, justement,
c'est pour ça
que je me tournais vers Julia.
C
'est la toute nouvelle génération pasquette. Entre les deux, là, il y avait une zone un peu grise, non ? Il y a des efforts qui sont faits, qui
sont
appréciables.
Moi, je suis d'autant plus
concernée que j'ai accouché il y a six mois. Donc, je suis confrontée, en fait, à des questionnements internes. Je me suis rendue compte, en tant que je suis profession libérale,
je
suis chef d'entreprise, je suis jeune maman et j'ai un mari formidable. On a une vraie répartition des tâches là-dessus, il n
'y a
pas de souci, mais je me suis rendue compte. Et ça, c'est quelque chose que la société doit changer. De façon innée, les femmes se mettent tout le temps quand même en retrait. C'est-à-dire qu'on va se dire, non, mais t'inquiète, va travailler, c'est moi qui vais m'arrêter. T'inquiète,
t'es
un peu fatiguée ce matin, moi aussi, mais je vais
me lever quand même. Vous aussi, jeune génération, vous le faites.
Et je vous le dis, ça m'énerve au plus profond de moi-même parce que c'est quelque chose qui est inné, alors que je suis financièrement indépendante, qu'on partage les tâches, qu'on travaille tout autant l'un que l
'autre.
Après, les hommes n'accouchent pas.
Qu'ils soient les jolies, c'est vrai aussi. Petite note optimiste,
moi, je trouve que les jeunes femmes qui ont 20 ans aujourd'hui, je trouve qu'elles sont incroyables. Elles sont incroyables, c
'est
-à
-dire
qu'elles sont féministes jusqu'au bout des ongles. Et moi, je pense vraiment que cette génération-là, vous verrez que spontanément, elles ne renonceront pas à leur carrière en privilégiant la carrière de leur mari. Je pense que vraiment, il y a quelque chose qui s'est passé avec cette génération.
Après, moi,
ça ne me choque pas qu'une femme reste une femme sur certaines choses.
Oui, non, mais c'est pas sûr. Il y a des réflexes qui sont innés,
même
si on a l
'équilibre
ou une égalité dans
notre couple, il y
a
des choses qui restent innées. Mais dont j
'ai vraiment l'impression
que ce
côté
inné ne sera pas perpétué par cette jeune génération. Vraiment,
c'est le sentiment que j
'ai. Très rapidement. Après la pub, je pense. OK.
Vous aviez trois secondes, mais
bon, Gilles, c'est bien, vous êtes
rigoureux
avec le chronomètre ce matin. Je
vous ai dit. C'est gentil. Merci. Bon, allez,
on
se retrouve tout à l'heure pour la suite de Sabine de Gilles Gansman.
Sud
Radio. 10h midi. Sud Radio. À vous de le dire. Stéphanie Demiru.
À
vous de le dire sur Sud Radio. N'hésitez pas à venir prendre part à ces conversations. 0826 300 300. Vous le savez, c'est votre émission.
On
parlait des femmes suite à ce petit reportage qui a plus de 46
ans. Ça fait réagir. Il y a plus des
femmes
aujourd'hui. Et il y avait
un garçon de primaire qui disait qu'il faudrait qu'on ait une femme présidente. 46 ans plus tard,
il
n'y
a
toujours pas eu de femme présidente. Ça ne va jamais arriver en France.
J'espère bien que ça arrivera un jour. Est-ce qu'on le verra, nous ? Est-ce qu'on sera en vie ? Pourquoi pas ? Je reste optimiste. Je pense que les mentalités ont changé, même si, on l'a vu lors de la dernière campagne pour les présidentielles,
les
femmes s'en prenaient quand même, pardon pour l'expression pas très élégante, plein la figure.
On
va parler de Ségolène Royal tout à l'heure. Le pauvre Raphaël Glucksmann, demandez-lui s'il ne s'en est pas pris plein la figure par Ségolène Royal. J
'espère qu'on verra un jour une femme présidente de la République reconnue pour sa vision, ses qualités et pour tout l'espoir que des plus jeunes générations femmes et hommes porteront en elle, elle sera à ce moment-là, je pense, un modèle et j
'espère bien qu
'on
le verra. Vous croyez vraiment qu'il n
'y a
pas eu de femme présidente en France jusqu'à présent parce qu'elles sont femmes ou parce que tout simplement il n
'y a
pas eu pour l'instant le bon casting ? Non,
non.
C
'est parce que vraiment elles sont femmes.
Franchement, quand une femme est candidate, je vous rappelle qu'on parle de sa coiffure, qu'on parle de son maquillage, qu'on parle de la couleur de sa veste. Non, non. Les femmes subissent en politique un traitement qui est complètement arriérée en réalité. Si.
S'il y
avait
une Christine Lagarde qui se présentait,
est
-ce qu'on ne voterait pas pour elle
? Pourquoi
pas ? C'est une
femme de
grande qualité, oui. Mais vous verrez
qu
'elle subirait des critiques complètement déplacées. Comme les hommes en subissent d
'autres, peut-être, je ne sais pas.
Est-ce que vous voyez des commentaires sur les costumes des hommes, sur leur
coiffure ? Je vous rejoins.
Non, jamais. Jamais, absolument. Jamais sur leur voix.
Oui, oui.
Je vous
en parlais.
Je veux dire, non, non, non. Les
femmes subissent un traitement qui est juste inacceptable.
Mais
si je peux me permettre, au quotidien, c'est ça ? Parce qu'en réalité, quand on parle d'une femme qui a des compétences professionnelles, il faut toujours rajouter, y compris dans ma profession, une petite réflexion sur « Ah, et puis elle est belle.
»
Parce qu'une femme qui est compétente mais qui est belle, c'est encore mieux. Alors qu'en réalité, plus
en portion physique, elle devrait juste être compétente. Quand vous êtes belle,
c'est suspect.
Non, mais c'est vrai. Finalement, peut-être un peu cruche. Oui, oui, c'est vrai. Non, vous avez raison. Voire pire. Lorsque
vous plaidez, est-ce que la séduction n'est pas aussi une arme pour vous quand vous plaisez un président de tribunal ?
Est
-ce que... Qu
'est-ce que ça veut dire
?
Qu'est-ce que ça veut dire ? Non, c'est...
Mais moi, j'adore ce genre de discussion parce que ce qu'il
faut savoir... Je vous montre si ça peut
arriver.
Je
ne dis pas que ça arrive.
En fait,
nous... C'est dans le plat. Oui, non, mais d'abord, nous plaidons avec une robe. Donc, si vous voulez, pour séduire, quand on a une robe noire jusqu'au milieu des mollets, c'est un petit peu compliqué. Alors, on peut peut-être séduire avec une belle coupe de cheveux et des beaux ongles, mais ça ne sert pas à grand-chose. En réalité, quand
on est avocate et qu'on
plaide, on ne pense pas du tout à séduire, on pense à
convaincre. Et
on ne convainc pas avec un beau physique, on convainc avec des arguments de droit et de fait et en ayant réponse aux questions qui nous
sont
posées. Et il n
'y
aura jamais une femme avocate et j'en mets ma main à couper qui viendra vous dire... Moi, j'ai essayé de draguer le président de la Cour d'Assise avec ma jupette
et
ça a quitté mon client. Jamais de
l
'avis. Votre question,
elle
est d'autant plus intéressante que
moi, je placerai...
Non, mais je placerai la séduction sur
un autre plan. Présidente de l
'association Femmes de loi. Et puis, voilà, j'ai été avocate. Je trouve que la séduction prise au premier degré dans son acception première, oui, je séduis, je drague.
Mais
la séduction, quand on plaide, et vous l'avez très bien dit, la séduction, c'est la conviction.
C
'est
l'esprit. Je me rappelle avoir passé un concours d'éloquence il
y a quelque temps au barreau et le sujet qui m'a été demandé de traiter, c'était, faut-il préférer séduire plutôt que vaincre. C'est pour ça que je... Ça résonne
en moi, ça fait écho
à un exercice passé et je trouve que ça reste d'actualité. Ça,
c
'est le premier point. Deuxièmement, quand on est une femme ou quand on est un homme, il y a mille éloquences et mille façons de séduire. On séduit un auditoire, on
séduit des
téléspectateurs et il n
'y a
pas besoin d'avoir une voix grave, ça ne m'irait pas du tout, je pense, pour séduire. Séduire,
c
'est capter l'attention. C'est employer des arguments selon que vous êtes... Je ne
sais
pas, vous pouvez être
petit,
grand, petit,
grande.
peu
importe.
Ça,
ça a changé récemment parce que je
parle
du
métier de journaliste il y
a
encore quelques années. Vous vous souvenez, c'était Christine O'Krent et moi, je sais qu'au début de ma carrière,
on
m
'a
dit que tu as une voix un peu aiguë quand même pour être présentatrice. Un patron de chaîne m'avait dit ça au début de ma carrière. Sur le
sujet de la
séduction, je dirais que ça concerne quand même aussi les hommes.
Il
arrive souvent qu'on entende que tel ou tel homme politique est séduisant et je pense que précisément, c'est le seul sujet en politique où il y a une sorte d'égalité, si je puis dire, entre les femmes et les hommes. C'est que les hommes séduisent aussi. La politique, c'est aussi de la séduction. Je vous rappelle ce qui est arrivé à Edouard Philippe quand il a perdu ses cheveux à la suite de sa maladie. Souvenez-vous les critiques qui lui ont été adressées. Il était moins séduisant. Donc je pense que l'idée de la séduction, c'est quelque chose qui concerne à la fois les hommes et les femmes politiques. C'est une sorte d'égalité.
Je ne suis pas sûre que ce soit vraiment celle dont on avait envie mais en tout cas, je pense que les hommes aussi en sont victimes si je puis dire.
Et Gilles Gansman, votre question, est-ce qu'on va voir une femme présidente de la République de notre vivant ? Je vous rappelle que celle qui est en tête des sondages aujourd'hui, 35% est une femme. Oui, mais ça risque... Ah oui, c'est vrai, Marie-Méthènes. Oui, c'est
vrai. Alors
on ne
parle
pas de sa coiffure, bon, c'est bien. Mais
c'est fou, vous
avez... Et c'est
vrai
parce qu'on a... Bien sûr, mais bien sûr.
...a
réagi quand même. Absolument. Je finis un dernier son mais je pense qu'on débattra après la pub. Est-ce que je passe le son après la pub ou dès maintenant, Stéphanie, on fait comment ? Maintenant, on y va.
On se lance. Évidemment, vous
allez parler des lycéens avec votre débattrice et certaines violences dans le cortège. Mais Valérie Pécresse, elle, pour la région Île-de-France, elle innove. Elle ne veut pas punir les parents mais l'élève directement parce que la région donne des avantages aux élèves.
Tous ceux qui seront sanctionnés en conseil de discipline, je demanderai la liste au recteur, ils n'auront plus accès aux aides de la région. Vous savez que la région donne besoin d'aide. Tous ceux qui sont ? Tous les lycéens qui auront cassé, qui passeront en conseil de discipline, qui seront sanctionnés pour avoir cassé, n'auront plus accès aux aides de la région. Parce que je vous ai dit que les lycéens franciliens étaient parmi les plus aidés. Je vous ai dit qu'ils avaient un ordinateur gratuit en seconde, qu'ils avaient les manuels gratuits mais ils ont aussi des aides.
Des aides pour leur transport, des aides pour acheter des livres, des aides pour pratiquer le sport, la culture, sur une application qui s'appelle La Base. Eh bien, nous rayerons de La Base tous les lycéens qui auront été sanctionnés pour avoir cassé parce qu'ils sont responsables et qu
'ils n'auront plus droit
aux aides.
Et
là, on n'attaque pas les parents, on attaque. Ce qui est avantage, c'est d'un seul coup, vous ne
pouvez
plus prendre le transport et vous devez aller à pied ou autre, ou vos parents qui payent. Et donc, elles s'attaquent directement à l'élève et c'est une piste dont je voulais
vous parler avec les
débatrices.
C
'est courageux, injuste au choix. On va évidemment en parler parce que ça va faire réagir Alexandra Spiner ronge son
flou. Vous savez, j'ai juste une
question pratique.
Ce
sont des
aides qui sont accordées aux
parents au
foyer ou aux tirs.
Plus fort, dans le micro.
Est-ce
que ce sont des aides qui juridiquement sont accordées au foyer, donc aux parents, mais dont les enfants sont bien tirs
mineurs ou alors
directement aux
mineurs ? On en parle en quelques instants. Je vais vous détailler. Oui, voilà. Oui, oui, parce
que Sarah