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Discours / meetingClĂ©mentine Autain· 30 aoĂ»t 2025 9 minAutoproduitFond programmatiqueBudget & impĂŽtsÉconomie & entreprisesJustice

🟠 SORTIR DE LA CRISE BUDGÉTAIRE : MA PROPOSITION DE RÉFÉRENDUM

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:06InvitĂ© politiqueChiffre
    « Bernard Arnaud ou François Pinot paient deux fois plus d'impÎts de taxes et de cotisation sociale que leurs secrétaires ou leur chauffeurs. Deux fois moins. »
  • 2:49InvitĂ© politiqueChiffre
    « les milliardaires, les ultra riches, eux n'en payent que 27 %. »
  • 3:29InvitĂ© politiqueChiffre
    « En prenant juste 2 % sur le patrimoine de ceux qui possÚdent plus de 100 milliards d'euros. »
  • 4:12InvitĂ© politiqueChiffre
    « 211 milliards d'euros qui sont donnés chaque année sans aucune contrepartie ni sociale ni environnementale aux entreprise. »
  • 4:51InvitĂ© politiqueFait
    « 298 millions d'euros qui ont été donnés en aide publique en 2023 à Arcelor. Et que fait Arcelor en 2025 ? Il ferme des usines en France. »
  • 6:00InvitĂ© politiqueFait
    « ils payent des impÎts en France comme les entreprises françaises. »

Temps de parole

  • ClĂ©mentine Autain100 %

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Clémentine Autain

Bonjour à toutes et tous. D'abord vous dire le plaisir que nous soyons rassemblé l'aprÚs de bout génération pour cette premiÚre journée d'été. On parle pas d'université d'été. Je suis trÚs heureuse qu'on le fasse aujourd'hui à Chùteauudin et le fait que nous ayons cette table ronde des gauches et des écologistes dans leur diversité pour tenir un discours qui est un discours commun. C'est fondamental sur la question qui est la question cruciale, comment redresser notre pays ? Alors moi, je voudrais vous parler de deux niveaux. Il y a un premier niveau, c'est des solutions de court terme face au blocage devant lequel se trouve notre pays.

Et le deuxiĂšme niveau, c'est comment on arrive Ă  enclencher une rĂ©volution de fonds copernicienne dans la façon dont est aujourd'hui gĂ©rĂ© l'État. Donc d'abord l'urgence budgĂ©taire parce que tu viens de le dire, j'ai pris une initiative hier, je rĂ©flĂ©chissais, je me dis mais comment on se sort de lĂ  lĂ  tout de suite ? On a quand mĂȘme un budget qui doit ĂȘtre bouclĂ© pour 2026, des Français qui sont pour la justice fiscale et un gouvernement qui nous met la tĂȘte Ă  l'envers en nous faisant passer des choix politiques pour de la fatalitĂ©, pour des Ă©vidences. Il n'y aurait pas d'alternative. On connaĂźt la chanson depuis Margarette Tatcher.

Or si on en revient au peuple, il y a une possibilitĂ© de dĂ©nouer la situation. Et donc je propose trĂšs simplement un rĂ©fĂ©rendum, pas avec le tout de ce qu'on raconte lĂ , mais juste trois mesures. Trois mesures de justice fiscale qui permettent de faire rentrer de nouvelles recettes dans le budget de l'État. Pourquoi je veux faire ça ? D'abord parce que c'est l'aspiration des Français. On le sait, on l'entend. Ă  la fois, ils nous disent "On pĂš trop d'impĂŽts." Le mot d'impĂŽts est mal venu et je les comprends parce que on les ponctionne toujours plus et ils en ont toujours moins.

Et deuxiĂšmement, parce que il faut bien trouver une solution Ă  la situation dans laquelle Macron, Baouise, c'est-Ă -dire qu'ils ont pris dans la poche de ceux qui ont le moins pour sans arrĂȘt remplir celle de ceux qui ont le plus. Un tel point que aujourd'hui Bernard Arnaud ou François Pinot paient deux fois plus d'impĂŽts de taxes et de cotisation sociale que leurs secrĂ©taires ou leur chauffeurs. Deux fois moins. On aimerait. Je prends mes rĂȘves pour des rĂ©alitĂ©s. J'ai pris mes rĂȘves pour des rĂ©alitĂ©s. Deux fois moins. Deux fois moins. Ça dit quelque chose, hein.

Euh si on prend tous ceux qui sont dans cette salle, l'Ă©crasante majoritĂ© des Français, nous payons nous 50 % de taxes de cotisation sociale et euh d'impĂŽts globalement. Et les milliardaires, les ultra riches, eux n'en payent que 27 %. Et bien cette situation, elle est inacceptable. tout simplement avec trois mesures de justice fiscale. Non seulement on trouve les 44 milliards que François Vaou veut prendre dans les poches des Français Ă  commencer par ces 2 jours fĂ©riers qu'il veut nous enlever aprĂšs nous avoir enlevĂ© les deux plus belles annĂ©es de la retraite. C'est quand mĂȘme le scandale le plus Ă©norme qu'on est dans la pĂ©riode, l'audace la plus folle, l'indessence la plus dingue.

Mais nous pouvons mĂȘme aller chercher encore plus d'argent. Donc ces trois mesures, c'est la taxe Zucman. On commence par lĂ . Elle a Ă©tĂ© adoptĂ©e Ă  l'AssemblĂ©e nationale et rejetĂ©e par le SĂ©nat. Nous l'avons portĂ© avec Eva et moi je veux saluer le niveau. C'est EVA qui a rapportĂ© la proposition de loi et je veux saluer sa technicitĂ© euh trĂšs grande qui nous a permis aussi de convaincre la majoritĂ© de l'hĂ©micycle. En prenant juste 2 % sur le patrimoine de ceux qui possĂšdent plus de 100 milliards d'euros. Alors, nous pouvons faire rentrer 100 millions. DĂ©cidĂ©ment, j'ai un problĂšme de suite. 100 millions, je les vois encore plus riche. 100 millions. Donc son coĂ» plus de 100 millions.

Moi, je ne vois mĂȘme pas Ă  quoi ça peut correspondre, Ă  quel type de besoin ça peut correspondre. Et bien, on peut faire rentrer dans les caisses de l'État entre 15 et 25 milliards d'euros. C'est pas mal quand mĂȘme hein, il faut le faire. Ça c'est la premiĂšre mesure. La deuxiĂšme c'est les aides aux entreprises grĂące Ă  l'excellent rapport du SĂ©nat pilotĂ© notamment par notre grand camarade Fabien Guay. Nous avons donc pu apprendre que c'Ă©tait 211 milliards d'euros qui sont donnĂ©s chaque annĂ©e sans aucune contrepartie ni sociale ni environnementale aux entreprise.

Et bien mettons de la conditionnalité sociale et environnementale pour que l'argent public ne soit pas dilapidé et serve finalement à des entreprises qui peuvent reverser des dividendes. Voir pire, regardez le cas d'Arcelor. Le cas d'Arcelor Mital, il me met hors de moi. 298 millions d'euros qui ont été donnés en aide publique en 2023 à Arcelor. Et que fait Arcelor en 2025 ? Il ferme des usines en France.

VoilĂ  le le niveau auquel nous sommes aujourd'hui arrivĂ©s d'un Ă©tat qui est incapable, d'un Ă©tat qui est mauvais gestionnaire mais un niveau pas possible et d'un Ă©tat qui ne dĂ©fend pas les intĂ©rĂȘts des salariĂ©s, les intĂ©rĂȘts des classes populaires et mĂȘme les intĂ©rĂȘts français tout simplement. 3Ăš mesure 3Ăš mesure c'est que les multinationales paient juste autant d'impĂŽts que les entreprises françaises pour leur activitĂ© en France c'est quand mĂȘme pas de sorciers c'est simple basique. On est en train de se faire dĂ©pouiller par Donald Trump. On est en train de se faire dĂ©pouiller par Donald Trump.

il arrive avec ses droites droites et nous on est lĂ  les bras ballants en train d'accepter d'accepter de ne rien faire de se laisser dans cette guerre commerciale qu'il faudrait refuser parce que nous ne sommes pas du cĂŽtĂ© de la guerre commerciale et le projet de gauche ne peut pas ĂȘtre le protectionnisme mais nous sommes bien obligĂ©s de nous protĂ©ger et donc nous protĂ©ger c'est aussi faire en sorte que quand ils font des bĂ©nĂ©fices en France ils payent des impĂŽts en France comme les entreprises françaises. VoilĂ  trois mesures. C'est pas le tout de la gauche, c'est pas le tout d'un projet de gauche.

Il faudrait en plus en finir avec les niches fiscales qui vraiment n'arrĂȘte pas de se dĂ©multiplier. C'est des centaines et des centaines de niches qui ont Ă©tĂ© Ă©tĂ© faites. Il faudrait arrĂȘter qu'il n'y ait que cinq tranches d'impĂŽts. Il faut que ce soit plus progressif, qu'on passe de 5 Ă  14 tranches. Il faut s'attaquer Ă  l'hĂ©ritage et je veux dire Ă  quel point je suis vraiment 100 % d'accord avec tout ce que tu as dit. C'est vrai que c'est l'IM c'est l'Himalaya. Euh c'est l'Himalaya parce que il y a quelque chose d'affectif d'abord dans l'hĂ©ritage. Euh les gens se sentent euh voilĂ  immĂ©diatement touchĂ©.

Euh c'est c'est normal, c'est logique mais en mĂȘme temps ils ont une idĂ©e de l'hĂ©ritage qui est une idĂ©e totalement erronĂ©e par rapport Ă  ce qu'est la rĂ©alitĂ©. Donc il faudrait commencer dĂ©jĂ  par s'attaquer au haut patrimoine, trĂšs haut patrimoine. Et ça cette fiscalitĂ©, elle est accessible, elle nous rapporterait beaucoup. Et je veux terminer sur la question du cour du long cours parce que c'est fondamental. Il faut des solutions d'urgence. Ce rĂ©fĂ©rendum, s'il le met, nous pouvons le gagner et si nous gagnons, nous pouvons gouverner pour le faire. Mais il y a des un Ă©tat d'esprit. C'est un Ă©tat d'esprit.

S'ils font cette politique, c'est parce qu'il y a tout un personnel Ă  la fois gouvernemental, politique, mais aussi Ă  l'intĂ©rieur de l'État de technocrates qui ont quittĂ© totalement l'esprit public. C'est-Ă -dire qu'ils ne sont plus guidĂ©s par l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, par le commun. Ils sont dans un Ă©tat d'esprit qui brouille le public et le privĂ©. D'ailleurs, ils vont, ils viennent hein, vous savez, ils vont dans le privĂ© puis retournent dans le public. Macron, on est la quintessence lui-mĂȘme qui a fait l'ENAT, puis ensuite Ă©tait chez Rothchill, puis devient prĂ©sident de la RĂ©publique. On se sert, on se resserre, on se reresses ça, c'est ça aujourd'hui ce qui se passe au sommet de l'État.

Et donc moi je pense que si on veut changer en profondeur, redresser notre pays, il faut qu'au sommet de l'État, l'esprit public soit notre guide. Et cet esprit public, c'est quoi ? C'est d'abord une Ă©conomie de la mise en commun contre la marchandisation du monde. C'est un Ă©tat qui soit capable de piloter la satisfaction des besoins et non pas sans arrĂȘt de laisser faire le marchĂ©, laisser faire les intĂ©rĂȘts privĂ©s qui pilotent, qui rĂ©industrialisent notre sociĂ©tĂ©. la France, il n'en est pas capable. Et troisiĂšmement, la dĂ©mocratie. Et je terminerai lĂ -dessus parce que sans dĂ©mocratie, il y a pas de possibilitĂ© de transformer en profondeur la sociĂ©tĂ©.

Et la justice fiscale, de ce point de vue-lĂ , c'est notre point d'appui parce que la justice fiscale, c'est la rĂ©ponse au chaos social, c'est la rĂ©ponse au chaos budgĂ©taire. Et ça tombe bien parce que comme euh nous euh on l'a dĂ©montrĂ© autour de cette table, mais aussi comme est la gauche depuis 1789, c'est au cƓur de la gauche cette question de la justice fiscale. C'est pourquoi nous sommes les mieux Ă  mĂȘmes de la porter et donc s'ils sont pas capables de rĂ©gler le chaos budgĂ©taire qui nous laisse les clĂ©s, nous on ira, on est prĂȘt et on veut gouverner. Merci beaucoup ClĂ©mentine pour ton intervention et merci Ă  toutes et Tous.