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interviewPS - Parti socialiste· 24 mars 2023 127 min

Meeting unitaire NUPES pour nos retraites à Rilhac-Rancon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] il est où Sébastien [Applaudissements] on vous attend où vous voulez à peu près et avant de avant de commencer en introduction je vais aussi vous demander à un tonnerre d'applaudissements pour celles qui a bien accepté de nous prêter cette salle ce soir sans qui ça n'aurait pas été possible je vous demande d'applaudir madame la mère de RIAC Franco Nadine Burgaud bonsoir et bien vous êtes nombreux et j'en suis ravie donc bonsoir à toutes et tous bienvenue dans cette salle Paul Eluard au sein de l'espace Mazel en tant que mère socialiste de Rilhac-Rancon je suis ravie et fier d'accueillir ce soir le rassemblement des forces de gauche moment fort de l'expression moment fort de l'expression démocratique mais aussi pour continuer à exprimer le nom non à cette réforme injuste pour nos concitoyens je remercie les organisateurs pour leur démarche collaborative et je remercie également le personnel municipal pour l'installation de cette salle et leurs compétences merci je vous souhaite à toutes et tous un très très bon meeting un très bon moment ici à Rilhac-Rancon [Applaudissements] merci beaucoup madame la mer s'il y a des gens de l'équipe on a besoin d'une chaise ici parce que la chaise est cassée on a failli piéger notre collègue communiste qui aurait pu tomber de sa chaise donc si jamais on pouvait éviter un incident diplomatique et qu'on peut avoir une autre chaîne bon je vous l'ai déjà dit mais déjà pour celles qui me connaissent pas je suis Damien Maudet donc député de la première circonscription c'est moi qui a introduit parce que bravo à vous avant de commencer je voulais déjà remercier Madame madame la mère je voulais aussi remercier tous les élus qui sont présents aujourd'hui que vous pourrez voir avec leurs écharpes je pense que c'est important qui est autant d'élus aussi ce soir de toutes les forces de la gauche de la nupais ce qui soit présent et je pense que vous pouvez les applaudir évidemment évidemment je remercie rapidement enfin et rapidement mais avec beaucoup de sincérité et d'enthousiasme Stéphane de lautred Delphine rocher Olivier Faure Mathilde panot Sébastien fait ta vie Isabelle briquet Pascal ça vole des lits et enfin et enfin promis je vais essayer de pas être long mais alors quand c'est comme ça c'est difficile je vais aussi remercier surtout celles et ceux sans qui je crois ce soir on pourrait pas être là vous ne seriez pas assis sur ces chaises là il y aurait pas eu toute la déco je serai pas là devant ce micro derrière on aurait pas cette affiche là on n'aurait pas eu tous les parkings d'organiser je vais remercier tous les militants donc merci à eux merci à Jacky Marie-Odile Joël Agnès Michel il tape Véronique Françoise Benjamin Jean-François Franck Nicolas Catherine Mounir Stéphane Fatima Nathalie Daniel Sylvie Nathalie Guillaume Tom Nicolas Hélène Jean-Luc François Gilles Candy Éric Thérèse Mélanie EDA Gabriel Violaine Félix Jean-Louis Christian merci aussi à tous les collègues des autres partis qui nous ont aidé pour organiser tout ça merci merci beaucoup je [Applaudissements] avant de commencer et promis après je commence parce que ça fait beaucoup de fois avant de commencer je voulais avoir aussi je pense aujourd'hui une pensée une pensée sincère et remercier aussi toutes celles et ceux qui sur le terrain en Haute Vienne se battent ne lâche rien que ce soit les salariés de chez le grand que ce soit les cheminots que ce soit les jeunes étudiants ou les jeunes tout court celles et ceux qui se battent et senti en vérité nous ne sommes rien [Applaudissements] en mars 2020 Emmanuel Macron nous disait je commence par une station d'Emmanuel Macron j'espère que ça va plaire à tout le monde promis j'arrête après notre pays tout entier repose sur ces femmes et ses hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal à l'époque des du retour de la grève du retour des mobilisations c'est aussi le retour des ronds-points et j'étais sur le rond-point du Family Village de Limoges le 7 mars d'ailleurs bravo à eux aussi aujourd'hui d'avoir encore bloqué et j'ai rencontré Isabelle qui est agent territorial à Limoges et qui m'expliquait je gagne 2000 balles par mois je ne m'en sors pas j'ai fait une cagnotte litchi pour m'aider à avoir des sous pour ce mois-ci le prix de l'essence le prix de l'alimentation tout a augmenté enfin les charges les charges 2000 balles par mois j'ai 1200 euros de charges le loyer les assurances un petit crédit les mutuel la téléphonie j'essaie de gratter tout ce que je peux mais je pense qu'un jour tout ça ça va finir par péter et je crois qu'ils appellent n'a pas nécessairement tort je crois qu'aujourd'hui il y a un vrai risque que tout cela finisse par péter pourquoi parce que dans le même temps on a des Isabel qui touchent 2000 euros par mois et qui ont 1200 euros de charges et qui arrivent pas à s'en sortir on a aussi dans le même moment dans la crise et peut-être que c'est à eux qu'Emmanuel Macron pensait quand il disait que le pays tout entier s'en rappellera on a des entreprises comme Total qui font 20 milliards d'euros de bénéfices on a la CMA CGM qui explose ses bénéfices et qui en plus cachent une grande partie enfin une première partie c'est bénéfices ne seront pas captés par l'impôt on a dans le même temps des dividendes record avec 80 milliards d'euros de dividende l'an dernier et enfin on pouvait aussi parler du CAC 40 142 milliards plus 19% des profits qui ici dans la salle a eu plus 19% sur son salaire l'an dernier je crois qu'en vérité aujourd'hui ce qui est sûr et ce qui nous rassemble et aussi ce qui rassemble les Français autour de leur colère c'est que de qui Macron se rappelle il ne se rappelle pas des éboueurs pourtant les éboueurs lui rappeler qu'ils étaient à Paris il se rappelle pas des cheminots il se rappelle pas des profs pas des salariés de chez le grand pas des conducteurs de bus de la STCL en vérité je crois qu'aujourd'hui nous avons un président seul et qui finalement a décidé lors du covid plutôt que de réparer les mots plutôt que de remercier celles et ceux qui ont tenu le pays finalement d'accélérer mais surtout d'accélérer et de fracturer et je crois qu'aujourd'hui le danger que nous avons c'est que si on le laisse accélérer si on le laisse fracturer c'est qu'on c'est un grand c'est une grande porte ouverte au pire qui nous attend derrière c'est à dire qu'il est en train de mettre le curseur suffisamment haut pour ensuite derrière passer toutes ces réformes je pense qu'il faut pas oublier que Emmanuel Macron le seul modèle qu'il a dans l'histoire alors nous on a des références on a des Jaurès des Ambroise Croizat lui je crois que c'est Margaret Thatcher mais en plus de le distrait sérieusement avec une seule ambition claire une bonne réforme est une réforme brutale on humilie le pays et on lui fait croire que c'est pour son bien et ce qui se passe derrière quand on a ses réformes là c'est pendant 40 ans on en prend et c'est aussi pour ça qu'on ne peut pas lâcher sauf que aujourd'hui Emmanuel Macron se sent fort mais je crois que ce qu'il faut qu'on se dise et c'est ce que j'essaie de dire dans les manifestations parce que je sais que c'est pas facile quand il y a eu la motion de censure quand il 49,3 on a reçu beaucoup de textos de gens qui nous disaient mais c'est foutu comment ça se fait c'est mort on y arrivera jamais mais en vérité il faut qu'on prenne conscience d'une chose aujourd'hui il se la joue fort mais la vérité c'est que il n'a jamais été aussi faible jamais le président de la République Emmanuel Macron a été aussi faible il a toujours eu la rue contre lui mais aujourd'hui il a un deux trois millions de personnes face à lui il a tous les syndicats qui lui font face et pire et et pire encore c'est qu'avant alors nous pour les députés sans que les sénateurs vous le raconteront mais c'est que nous des fois on avait toute la rue avec nous mais face à nous on avait au moins 300 députés macronistes qui nous disaient c'est faux c'est faux c'est faux ce que vous racontez mais non les Français tout va bien tout va bien tout va bien et aujourd'hui on se rend compte que tous ces députés là c'est pas qu'ils ont disparu mais c'est que ils doivent se sentir un peu couillon mais c'est surtout que à neuf voit après en fait à l'Assemblée aujourd'hui c'est plus les 300 marcheurs face à nous qui font bloc c'est qu'aujourd'hui le président est affaibli dans la rue mais il est aussi affaibli dans l'assemblée parce qu'un neuf voit près c'est son gouvernement qui devait démissionner et c'est la loi qui devait abandonner donc n'oubliez jamais qu'aujourd'hui manuel Macron et j'ai plus que jamais faible et pour terminer c'est l'abbé Pierre aussi qui nous disait que de toute façon les gouvernements et les politiques n'agissent que quand ils n'ont pas le choix de faire autrement je crois qu'aujourd'hui nous devons continuer après ce meeting à continuer à leur montrer qu'ils n'ont pas le choix de faire autrement et de toute façon tout à l'heure à quelqu'un me disait mais je peux pas arrêter de manifester parce qu'évidemment même moi j'ai pas le choix et que de toute façon on doit faire face à un homme qui aujourd'hui souhaite fracturer le pays et j'en suis d'autant plus convaincu que on le voit bien au niveau de la colère des gens et tout à l'heure je veux juste toucher un mot là-dessus mais à Limoges il y a eu une manifeste il y a eu la grande manifestation la magnifique manifestation record absolue et après il y a eu aussi une autre manifestation à côté où il y a eu des violences et je crois que moi ce qui m'inquiète c'est que ça ça n'est je n'ai jamais vu ça à Limoges alors peut-être que je suis jeune depuis moins longtemps que d'autres mais en tout cas je n'ai jamais vu ça et je crois que je suis inquiet sur le niveau de fracturation du pays et aujourd'hui nous on doit transformer toute cette colère là en espoir ne pas la laisser à la résignation et ne pas la laisser à la haine et [Applaudissements] donc je vais conclure sur une petite note sur quelle ligne on nous devons quelle ligne on doit se fixer donc c'est Victor Hugo tenter braver persévérer être fidèle à soi-même prendre corps à corps le destin étonnez la catastrophe par le peu de peur qu'elle nous fait tantôt affronter la puissance injuste tantôt insulter la victoire ivre tenir bon tenir tête voilà l'exemple dont les peuples ont besoin et la lumière qui les électrisent voici notre programme mes camarades [Applaudissements] bonsoir bonsoir à toutes et à tous merci à mon fabuleux collègue Damien qui a largement participé merci à lui merci et merci à toutes les personnes qui sont autour de moi qui ont accepté de participer à ce meeting merci évidemment à tout tous les militants qui ont permis de rendre ce jour possible et merci à vous d'être venu aussi nombreux on peut vous appeler bon moi aussi je vais commencer par une citation d'Emmanuel Macron on sait pas concerter non mais est-ce que vous avez écouté le discours hier midi bon ceux qui l'ont écouté est-ce que vous avez passé un bon moment ça vous a pas plu est-ce que vous me permettez maintenant que je vous appelle les factures non bon Emmanuel Macron aura tout de même osé cette phrase magique à une heure de grande écoute donc je le cite ce texte donc la réforme des retraites va poursuivre son chemin démocratique son chemin démocratique non mais nous après à gauche on vous dit cotisé contribuer pour les caisses de grève mais si on avait été trois ou quatre dans cette salle à se cotiser pour acheter un Larousse ou un petit Robert à Emmanuel Macron ce serait peut-être levé un matin il aurait pu ouvrir son Larousse page 192 et il aurait lu démocratie système politique forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple c'est simple non bon et maintenant bonjour le peuple voulez-vous de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron et c'est quand même vachement plus simple avec vous que dans l'hémicycle présentez-vous tous aux prochaines élections bon évidemment je plaisantais il faut contribuer évidemment aux caisses de grève n'hésitez pas évidemment si vous en avez les moyens ce sera plus efficace que la roue c'est ça permettra à chacun de tenir cette grève dans la durée donc solidarité en tout cas je suis vraiment heureuse et fière de vous voir sinon nombreux et nombreuses ce soir vous êtes tout de même plus de 650 dans cette salle 750 j'ai pas les mêmes chiffres je suis la police sans filtrer [Applaudissements] [Rires] non parce que je vais vous dire les choses franchement mais je dis dernier j'avais peur j'avais peur que ce onzième 49-3 passe comme tous les autres 49-3 dans le silence de la lassitude dans la résignation ils nous ont tellement tous préparé depuis 5 ans à faire passer cette réforme ils nous l'ont tellement mis dans la tête comme si on ne pouvait pas faire autrement presque comme si elle était déjà là ils nous ont tellement accoutumé au goût du 49-3 ils nous ont tellement ignoré et méprisés oui j'avais peur que tout s'arrête jeudi dernier mais au contraire grâce à vous c'est un nouveau mouvement qui s'est levé un mouvement d'indignation un mouvement de révolte des milliers de personnes dans les rues jeudi soir dernier et tous les soirs encore depuis pour s'opposer à ces méthodes autoritaires et c'est au-delà de la réforme des retraites ces mobilisations c'est un mouvement de protection de notre démocratie qui s'est levée ces symboles ces étendards vous les avez peut-être vu dans plusieurs grandes villes de France c'est grand 49.3 en bois qui brûlait alors oui le 49-3 est constitué mais oui aussi le 44,3 donc le fameux vote bloqué au Sénat est aussi constitutionnel et la place de monarque aux allures monarchiques laissées à notre grand président en France est aussi constitutionnel alors peut-être est-ce le moment de se dire que notre Constitution a un problème [Applaudissements] n'est-il pas venu le temps de la 6e république vous connaissez mon texte et je crois que c'est cela que tous ces mouvements qui ont eu lieu dans les rudes Paris depuis jeudi dernier veulent dire nous voulons une constitution qui prennent en compte la parole de ses concitoyens nous voulons une vraie démocratie le paysage politique aujourd'hui crée trop de méfiance nous ne pouvons pas accepter d'avoir une perte de confiance croissante de nos concitoyens en la politique nous ne pouvons pas l'accepter mais nous ne pouvons que le comprendre depuis des années c'est une minorité de privilégiée qui gouverne ce pays par lobbying et autres passages en force pour faire passer les intérêts financiers d'abord aux manettes du pays nous avons des grands financiers qui poussent à arrêter d'investir dans nos hôpitaux dans nos hôpitaux pour que nous nous tournions vers les cliniques privées qui poussent à arrêter d'investir dans nos écoles qui ferment des classes dans nos écoles pour que nous nous tournions vers les écoles privées qui poussent à arrêter d'entretenir nos voies ferrées pour que le train ne soit plus un service public les mêmes qui poussent aujourd'hui pour que la retraite recule et que les salariés vu comme des outils de production produisent des produits encore la production outrance en exploitant une planète faut-il le rappeler aux ressources finies les mêmes qui poussent aujourd'hui pour que vous n'ayez plus suffisamment confiance en notre système de retraite et que vous préfériez vous assurer dans un système privé c'est ça leur projet tout privatisé et que tous les intérêts financiers du privé alors générer ruisselle mais toujours dans la poche des mêmes mais ils sont à aller trop loin cette fois nous ne les laisserons pas nous prendre deux années de vie et nous allons leur montrer à quel point ils ne sont rien sans vous fini le mythe le PDG et l'élément le plus indispensable de l'entreprise aujourd'hui grâce à votre mobilisation grâce à la forte mobilisation des organisations syndicales aujourd'hui vous étiez en France plus de 3 millions et demi dans les rues aujourd'hui les raffineurs ont quitté leur poste aux installations pétrolières les cheminotes et les cheminots n'ont plus contre les lignes et non plus conduit les trains aujourd'hui les caissières et les caissiers ont déserté les supermarchés les maîtresses d'écoles et les maîtres d'écoles ont déserté leur classe aujourd'hui oui ils ont douté aujourd'hui oui ils se sont rendus compte que c'est vous qui faites tourner ce pays que c'est vous qui produisez les richesses que c'est vous qui avez entre les mains la possibilité de faire baisser le PIB et la baisse du PIB c'est la seule chose qui peut faire trembler un banquier de chez Rothschild mais vous savez j'aimerais qu'on termine là en remerciant Emmanuel Macron mais si il aura au moins réussi une chose il nous a toutes et tous unis plus que jamais et toutes et tous ensemble cette réforme on va la faire tomber merci [Applaudissements] à toutes et à tous je sais même pas je me suis même pas comment c'est pas me présenter je suis Manon [Applaudissements] et je vous propose d'accueillir un autre député de la Haute-Vienne je vous propose de faire un tonnerre d'applaudissements pour Stéphane de Lautrec et bien bonsoir bonsoir à toutes et à tous et merci Manon de m'avoir présenté ça m'a évité éviter de le faire et merci aussi par ta phrase de transition de conclusion puisqu'en fait c'est bien dans l'unité que nous arriverons à combattre cette réforme injuste brutal et inutile l'unité l'unité avec l'action de nos syndicats et je voudrais saluer aujourd'hui la bonne tenue de la mobilisation au viennoises qui a rassemblé et là ce ne sont pas les chiffres de la police mais bien ceux désorganisateurs près de 40000 au viennois et qui démontrent une fois de plus que de la Haute Vienne est une terre de résistance et qu'ici on ne se résigne pas alors je ne commencerai pas mon propos en citant tout de suite Emmanuel Macron je dirais Le Mépris de Godard ou de Souchon avait le mérite de la poésie de mérite le mépris d'Emmanuel Macron n'en a aucun si ce n'est celui de la constance la constance d'un homme sourd dans l'entêtement pourrait prêter à rire s'il n'était pas dramatique la constance d'un homme qui a perdu tous sens des réalités lui qui disait pourtant et je ne peux m'empêcher de le citer le 25 avril 2019 à l'issue du grand débat que la réalité de notre pays ne permettait pas le report de l'âge de la retraite il faut croire que depuis sa réalité à lui et désormais parallèle la crise énergétique l'inflation les fans à sec pèsent sur la vie c'est la réalité la dure réalité des Françaises et des Français l'urgence climatique est là de plus en plus présente et le gouvernement englué dans sa réforme et le grand absent en termes de proposition au moment même où se tient la conférence de l'ONU sur la ressource en eau il y a urgence urgence à faire société à réinventer la vie en commun mais non Emmanuel Macron a dit qu'il réformerait notre système de retraite ce n'est pas la priorité mais il l'a dit alors il le fait comme un enfant gâté et buté quoi qu'il en coûte à la cohésion de notre pays quoi qu'il en coûte à la démocratie à sans cesse s'ouvrir le robinet en direction des plus riches il faut désormais payer la note et c'est à nous qu'il l'a fait payer en créant un impôt sur la vie et bam deux ans de plus pour tous en renvoyant la facture aux femmes au plus modeste à celles et ceux qui exercent des métiers les métiers les plus pénibles et qui n'en peuvent déjà plus nous le redisons cette réforme est inutile injuste et brutal plutôt que ça t'impose sur la vie une autre voix était possible et nous l'avons proposé mais comme le disait mes collègues à chaque fois les réponses à côté des propositions nos propositions la revalorisation des salaires des salaires plus élevés ça fait plus de cotisations plus de cotisations ça fait l'équilibre de notre système de retraite la taxation du capital et des super profits on nous a dit on ne taxe pas le capital on ne taxe pas les super profits pour alimenter le régime des retraites et bien on ne fait pas une réforme des retraites pour abaisser l'endettement de la France et répondent à une directive européenne qui plus est à situation transitoire mesures exceptionnelle et ça n'était absolument pas choquant et nous demandions le retour à une vraie solidarité nationale avec un vrai partage des richesses rappelons-le depuis le quinquennat dans le président nadèces de faire des cadeaux plus riches en supprimant les impôts les uns après les autres en mettant nos difficultés nos collectivités en grande difficulté mais ça c'est la macronie et bien non et bien non aucune ouverture possible Emmanuel Macron s'obstine et passe aux forfaits son texte dont personne ne veut on s'enferrant dans le mépris dans le mépris de la représentation nationale à l'Assemblée comme au Sénat et nos sénateurs pourront vous expliquer comment ça s'est passé au Sénat dans le mépris du dialogue social tous syndicat confondus et je ne reviendrai pas sur la manière dont ont été traités nos organisations syndicales dans les propos dans la bouche même du Président hier et pire encore dans le mépris le plus total des Françaises et des Français qui se sont mobilisés qui continuent à se mobiliser par millions dans les cortèges l'ultime recourt au 49.3 a été vécue comme un coup de massue une offense de plus à l'Assemblée nous voulions aller au vote mais le gouvernement avait bien compris que le compte n'y était pas ce n'est pas petit ils n'ont même pas été capable de convaincre la droite sur le bien-fondé de leur réforme c'est pas faute d'avoir essayé et faute d'avoir fait des cadeaux et des propositions de cadeaux pour y arriver alors la minorité présidentielle s'est braquée et a dégainer son article fétiche le 11e en 9 mois belle performance mais à semer la misère on récolte la colère bien sûr nous ne cautionnons pas la violence mais de quel côté est la violence et qui l'attise aujourd'hui qui est brutal depuis des mois et plus encore avec nous depuis le dernier recours au 49-3 qui est qui encore a été glaçant hier dans la lucarne de la ménagère alors oui on poursuit la mobilisation jusqu'au retrait à l'Assemblée nous activerons tous les recours possibles et nous y avons déjà commencé après la motion de censure aujourd'hui un recours devant le Conseil constitutionnel il n'y a pas d'autres issus ce texte doit être retiré et à défaut d'entendre la représentation nationale Emmanuel Macron doit laisser les Françaises et les Français ont décidé par référendum nous l'avions bien compris à ses yeux la rue n'a pas de légitimité pas plus que les organisations syndicales et des élus du reste mais au centre de la concertation mais en centre de la concertation citoyenne parce qu'il nous a habitués au concertation aux grands débats etc etc dont il n'a jamais tenu compte il devra il devra reconnaître celle des urnes alors le combat continue jusqu'au retrait et on reste on reste Unis jusqu'au retrait et même après et bien évidemment nous restons unis même après et maintenant nous allons changer d'assemblée et j'appelle ma collègue et ami senatrice Isabelle briquet [Applaudissements] après l'Assemblée nationale enfin une partie de l'Assemblée nationale on va aller du côté du Sénat et je tiens à saluer mes collègues présents dans la salle d'abord mon collègue de la Haute-Vienne Christian renoncertique et qui est là et mon collègue Pascal ça vole d'élite qui va intervenir tout à l'heure alors je ne vais pas commencer par une situation du président de la République mais mais par une citation tout de même puisque c'est Alain souchiot dans le monde qui disait il y a très peu de temps un gouvernement avisé doit se garder de mépriser la démocratie sociale c'est bien pourtant ce que fait ce gouvernement en refusant le dialogue social en entendant pas les organisations syndicales en restant figé dans sa position idéologique cette réforme présentée comme nécessaire pour sauver notre système de retraite par répartition n'est en fait que le moyen choisi par le gouvernement pour faire des économies et ce sur le dos des Françaises et des Français pour nous il est inacceptable que ce soit les travailleurs les plus modestes qui payent la facture alors que depuis 6 ans des cadeaux fiscaux sont faits aux plus aisés hier Emmanuel Macron a enfin découvert que les grandes entreprises du CAC 40 faisaient des supers profits il souhaite désormais qu'elle contribue à l'effort de la nation et bien chiche cela fait des mois que les sénateurs socialistes communistes écologiste le disent nous avons déposé d'ailleurs de multiples amendements en ce sens et à chaque fois on nous dit que c'était pas possible alors que l'ONU et de nombreux organisations internationales elles nous disent le contraire elles disent que c'est possible et même que c'est nécessaire [Applaudissements] car ce qui est insupportable dans ce pays c'est l'injustice il ne peut y avoir d'un côté ceux à qui on demande des efforts et de l'autre ceux à qui on ne demande jamais rien ce n'est pas acceptable le mépris c'est aussi la seule réponse que ce gouvernement est la droite sénatoriale ont apporté au sénatrice et sénateurs de gauche lors de l'examen du texte sur les retraites en usant de toutes les procédures réglementaires pour museler l'opposition le gouvernement et la droite ont organisé le passage en force de cette réforme au Sénat en se comportant de la sorte il maîtrise surtout les millions de Françaises et de Français qui se sont mobilisés pour exprimer leur colère et le rejet de cette réforme par ses propos hier Emmanuel Macron n'a pas choisi l'apaisement que nous a-t-il dit que nous serions dans le déni que nous serions dans l'ignorance que les syndicats n'ont fait aucune proposition c'est faux et archi faux c'est lui qui est dans le déni qui refuse d'entendre la colère des Françaises et des Français nous n'avons de cesse de le dire c'est très fort est un juste inutile et brutal pour nous la retraite à 64 ans c'est non retirer cette réforme monsieur le président je ne sais plus qui intervient après j'ai repassé la parole aux députés qui savent merci beaucoup Isabelle de m'entendez là on sort de la de la Haute-Vienne cette fois je vous ai demandé de faire mais on revient à l'Assemblée nationale je vous demandais de faire un tonnerre d'attente d'applaudissements pour Monsieur Sébastien fait ta vie bon ça sera à côté du pupitre [Musique] [Musique] bienvenue au club ouais donc voilà il y a des il y a des moments [Musique] où la vie vient nous rappeler notre fragilité alors ça a été le cas pour moi une semaine après après l'élection donc avec la campagne l'émotion la surprise et puis et puis très peu de temps après une semaine après donc se retrouver pendant quasiment 7 mois cloué dans un lit et à pouvoir rencontrer un petit peu de la réalité de l'hôpital aujourd'hui [Musique] ce que j'avais été hospitalisé il y a quelques années et puis je dans le même hôpital parce qu'en fait je connais Limoges surtout pour des histoires d'hospitalisation donc j'ai pas une très très belle enfin je connais pas très bien et voilà ce sera l'occasion de faire une visite très bien et donc voilà donc ça permet de voir et alors c'était assez marrant parce que je suivais donc les travaux en direct de LCP donc pour voir un petit peu ce qui se passait avec les collègues et le personnel soignant était très mobilisé à suivre ce qui se passait et notamment des aides-soignantes je me rappelle d'une aide-soignante qui a autour de 55 ans et qui elle voyant cette retraite qui se présentait comme bon façon on n'aura pas le choix et ça va arriver jusqu'au bout et qui se voyait pas elle allait avoir justement ces deux années de plus à travailler et beaucoup d'autres personnes étaient dans cette situation là et effectivement les on a pu le voir avec avec cette période de covid que l'on a tous traversés elle nous a rappelé à toutes et à tous notre fragilité on a pu on a un rapport du GIEC qui est sorti en début de semaine qui nous rappelle là pour le coup à l'humanité notre fragilité depuis un an mais avec le conflit ukrainien on voit que sur la question de nos ressources à leur alimentaire énergie on repère tous notre fragilité et c'est donc dans ce moment là que le gouvernement monsieur Macron a choisi d'imposer de faire cette réforme et c'est pas anodin de choisir ce moment là et il comptait bien en choisissant un temps très court de débat que personne ne puisse se mobiliser et que personne ne puisse avoir les ressources financières pour pouvoir tenir une mobilisation et il y a des moments fragilités il y a des moments qui sont chouettes qui nous surprennent et puis vous en êtes démonstration là ce soir il y a du vôtre et dès la première greffe il y a eu beaucoup de monde [Applaudissements] s'y attendait pas comme ça et je crois encore non aujourd'hui c'est ils ont abordé avec ce choix de limiter le temps du débat en commission nous avons eu parce que je fais partie de la commission des affaires sociales et nous avons eu trois jours en trois jours il fallait donc étudier les arts articles et puis avec un gouvernement enfin en tout cas sur l'article 2 l'index Seigneur et nous avait dit que il y aurait la possibilité d'améliorer le texte alors j'étais pour les écologistes donc le chef de fil du l'index au seniors donc j'ai dû faire à peu près 500 à mon nom donc avec des propositions et des possibilités d'améliorer ce texte et tout a été refusé donc il faut il faut arriver à prendre la mesure de la manière dont ça fonctionne avec toutes les propositions qui a pu y avoir et à chaque fois un nom sans explication très souvent avec un mépris tel qu'il le maîtrise parfaitement bien ce mépris et donc voilà un petit peu quand même le contexte parce que on nous rappelle là à longueur de plateaux télé bordéliser c'était nasale c'était impossible et si nous ne sommes pas arrivés au bout du texte c'était de notre faute alors les moments cocasses quand nous nous étions en séance dans l'hémicycle pour l'article 2 justement quand on a retiré tous nos amendements et bien là on a eu je ne sais combien de rappels aux règlements de prise de parole de la majorité qui ne voulait surtout pas avancer il ne fallait pas avancer et ne vous laissez surtout pas qu'il y ait un nom associé à leur vote qu'on puisse voir qui a voté pour cette réforme des retraites et ils avaient sérieusement les chocottes et ils ont tout fait pour pas que ça arrive donc effectivement c'était ils avaient bonjour de venir nous rappeler que que l'on avait bordélisé alors bordélisé il faut expliquer un petit peu peut-être ce que l'on a défendu quand on a parlé de toutes les personnes qui allaient être impactées par cette réforme j'ai en mémoire notre collègue Rachel cake par exemple qui pouvait expliquer un petit peu il en est du quotidien de femme de ménage de cette usure de cette de cette fatigue et peut-être de l'impossibilité justement et de en tout cas de ce coup terrible de ces deux années de vie alors deux années de vie de suite on y a oui mais vous caricaturez aimez il y a la question de l'année de vie en bonne santé de ce droit quand même à un moment de pouvoir profiter d'un moment de vie et donc là on a eu des moments assez extraordinaires et je fais le parallèle entre ce qu'expliquer Rachel avec un autre moment où on a expliqué un petit peu comment on pouvait financer parce que bon on dit alors c'était déjà le premier bon moment en commission c'est quand on a rencontré le président du corps qui bon lui a commencé à dire que bon le système n'était absolument pas en danger donc donc là à partir de là les arguments de nécessité absolue sont tombés parce qu'en fait il y a beaucoup de choses qui sont tombés le temps était très court mais en très peu de temps il y a quand même un certain nombre de mensonges de contre-vérités qui sont qui sont tombées ça évite mais donc ça a commencé comme ça et c'est un point important très important vous voyez qu'il n'était pas très à l'aise quand on rappelait toutes ces questions et il faut quand même avoir en tête que si on avait une égalité salariale femme homme et si on avait 10 points de plus d'emploi au niveau des abeilles au niveau des seniors et les 10 points de plus en fait c'est pas énorme c'est juste d'être au même niveau que nos voisins européens donc il y a rien d'extraordinaire donc avec l'égalité salariale il y a 5 milliards qui entouré et puis pour l'index enfin pour les l'emploi des seniors il y a 10 milliards donc ça fait 15 milliards donc en fait ceux qui manquent là parce qu'il manquerait d'après le gouvernement juste avec ces éléments là pour être compensé voilà donc il faut avoir ça en tête quand même quand on nous raconte tous ces mensonges mais comme nous on ne veut pas en rester là mais on veut revenir à 60 ans donc on a proposé plein d'autres possibilités de financer et mes collègues l'ont évoqué tout à l'heure bon parce que en parallèle c'est que pendant qu'on était en train d'étudier dans l'hémicycle il y avait les chiffres records de Total qui tombaient donc là c'est on a l'impression qu'on vit quand même dans un monde parallèle entre ce qui nous raconte et puis et puisqu'il ce qui se passe ce qui arrive dans la presse et donc on faisait de nombreuses propositions et là alors ici avec toujours leur tomb méprisant il venait nous dire ah mais oui mais avec la nuit passe donc c'est facile à chaque fois qu'il y a une proposition il y a un nouvel impôt une nouvelle taxe et puis avec notamment en commission mais une députée macroniste qui dit de toute façon vous n'aimez pas ce qui réussissent et voilà et on en est au cœur de la question vous n'aimez pas ce qui réussit si on a eu à partir de là un débat qui a été assez tendu parce que c'est la question de la méritocratie et on peut pas ne pas faire le lien déjà avec les célèbres phrases de Monsieur Macron avec ce qui nous sont rien notamment et il y a ceux qui ont un costume et puis il y a ceux qui qui ne sont rien ceux qui ont réussi ceux qui ne sont rien et ce qui ce qui est bien quand on déroule cette histoire de la méritocratie donc de ceux qui réussissent et qu'il mérite il faut arriver à l'entendre aussi de l'autre côté donc ça veut dire que ceux qui n'ont pas réussi le méritent et c'est à partir de là qu'il y a une ligne de fracture terrible entre eux et nous [Applaudissements] alors j'ai commencé en parlant de naufragilité afin de la mienne depuis finalement les nôtres et il y a eu quelque chose d'assez étonnant parce que quand on se rappelle l'année dernière on était en pleine campagne présidentielle et puis bon ben à gauche écologiste c'était on n'était pas tout à fait dans le même climat on se retrouvait pas tous sur tout le même scène à ce moment-là de la mèche et puis il y a eu un moment assez surprise avec la nups et puis il y a eu la en janvier ce front syndicale avec énormément de monde dans la rue et voilà ce moment de réussite et qui je crois et ceux qui sauvent là aujourd'hui et qui trace un chemin pour la suite la richesse de se rassemblement et d'avoir mis sur le papier directement tous nos points de désaccord juste après les retraites on a eu un moment qui pouvait être assez compliqué parce que déjà avec ce que les médias racontaient de nous et comment la nuit pèse avait explosé ou je ne sais quoi sur sur les retraites bon en fait on était juste pas d'accord sur la stratégie de jusqu'à quel article on allait arriver en sachant que de toute manière on ne pouvait pas arriver au bout du texte parce que c'était puis de toute manière donc voilà le point de fracture terrible qu'il y avait au sein de laupes donc on a on avait le texte nucléaire et là avec nos amis communistes notamment il y avait de quoi pour le coup des points de rupture et en fait ça n'a pas été le cas et j'ai trouvé que c'était un moment assez extraordinaire parce qu'ils ont avec beaucoup d'intelligence puis soutenir tous les amendements et tous les articles on a pu proposer ils se sont abstenus sur tout ce qui pouvait poser problème dans ce que l'on pouvait proposer et en fait on voit que là dedans dès qu'on met sur la table les pointes des accords dont on arrive à avancer il y a pas ces moments de coupure et de rupture et je crois que ça nous donne un chemin dans ce que l'on a à faire là pour les prochains prochaines semaines au prochain mois et prochaines années strictement rien à craquer donc je ne sais pas quel temps j'ai mais pour pour jeudi je dis matin on a une un moment assez c'était quand même un moment assez extraordinaire ce qui se passait à l'Assemblée parce que les l'assemblée était entouré de CRS il y avait énormément de journalistes dans l'assemblée aux quatre colonnes donc on sentait qu'il y avait quand même quelque chose qui était en train de de ce passage bon vous voyez sur les dépêches AFP donc une un rendez-vous à l'Élysée un deuxième rendez-vous à l'Élysée donc on comprenait qu'il y avait quelque chose quand même qui était en train de se passer et donc tout le gouvernement est arrivé et effectivement comme le préciser Manon enfin le 49-3 et un outil constitutionnel alors qui normalement arrive quand il y a un point de blocage et donc pour pouvoir contourner ce point de blocage et permettre au gouvernement du gouvernement là c'est quand même assez extraordinaire parce qu'il y avait strictement aucun point de blocage il y avait juste les DG de tout le monde et puis après on voter donc il n'y avait strictement aucun point de blocage juste à voter et donc ils ont utilisé le 49-3 pour une raison très simple c'est qu'ils allaient perdre et qui ne voulait surtout pas prendre le risque [Applaudissements] [Musique] commence à partir avec avec le cortège et c'était assez extraordinaire le nombre de personnes qui étaient dans des commerces qui étaient dans des hôtels qui bossaient là qui pouvaient pas venir manifester et qui était devant et qui applaudissait et qui soutenait et je crois qu'il y a une telle diversité aujourd'hui de personnes qui se retrouvent dans les manifestations moi je suis habituellement à Sarlat quand on a 200 on me manifestants c'est un sexe ordinaire on est arrivé à et donc on voit que toutes les petites villes les préfectures les sous-préfectures et on a pu le voir déjà avec les gilets jaunes on voit qu'il y a quelque chose [Musique] de cette France alors rurale périphérique on a vu je ne sais combien de noms et avec véritablement une diversité de personnes et puis il y a les jeunes qui sont arrivés on a pu faire le tour dans pas mal de manifestations et avec un moment assez joyeux parce que ça chante et parce qu'il y a des panneaux alors bon évidemment il y a des choses autour de la retraite mais il y a des panneaux de vivre on veut vivre et je crois qu'il y a il y a cette question il est au-delà de de cette nécessité là tous d'être unie et quand je dis c'est avec toutes nos particularités toutes nos différences parce que c'est ça notre force et avec justement ce projet dont on veut vivre et je crois que c'est ça que l'on a tous aujourd'hui à écrire à dessiner à défendre et là où il espérait encore une fois avec ce passage en force de d'éparpiller de qui est quelque chose on va dire qui tombe et qu'il y ait une lassitude et effectivement on a reçu des textos de personnes qui étaient là bon et maintenant et Manon fait quoi et donc il y a déjà des outils nous on continue il y a un RIP il y a un conseil constitutionnel je crois qui qui va étudier aussi le texte donc le texte c'est infini pour le texte et puis et puis le cas ce qui s'est passé aujourd'hui alors merci Monsieur pas contre Macron je l'avais pas cité encore enfin je vais pas vous citer je l'ai pas écouté hier donc je ne peux pas citer mais c'est assez extraordinaire la capacité qu'il a dès qu'il prend la parole à avenir nous expliquer ce que ce que l'on n'a pas compris enfin bon c'est à croire qu'il n'a pas écouté ce que son gouvernement a pu dire et tout ce qui est tombé petit à petit quand même et aujourd'hui bon ben ils sont ils sont nus il y a plus rien il y a plus rien qui tient donc ils arrivent et on a madame born qui nous a dit j'ai entendu une seule chose je dis parce qu'il y avait un brouhaha assez extraordinaire dans l'assemblée je crois qu'il y a chantait la Marseillaise et j'ai entendu une seule phrase de Madame born une seule qui a dit on a tout fait pour trouver un compromis bon après je me suis dit finalement c'est mieux de ne rien entendre et donc voilà leur idée c'est qu'ils ont tout fait pour trouver un compromis bon vous l'avez compris ils n'ont strictement rien fait parce que c'est quand même assez extraordinaire de pas avoir un seul syndicat d'accord avec eux avoir autant de personnes dans la rue d'avoir les deux chambres enfin une qui a pu valider mais on voit quand même la manière dont ça s'est passé et puis il y avait pas une grande surprise non plus et puis il y a quand même beaucoup d'élus de droite qui n'ont pas voté il y a eu quand même il y en a quand même un certain nombre donc pour une chambre qui présente depuis cinq ans la réforme à 65 ans je crois donc voilà donc on voit qu'il y a aucune garantie de de leur côté ils sont aujourd'hui très fébrile et donc nous on a tout intérêt à rester encore très fort et puis la manière dont ça se passe parce que c'est quand même assez extraordinaire moi je suis très content qui qui est le groupe de musique qui était là avant et voilà donc on me fait signe que le temps parce que j'avais strictement rien écrit donc je n'arrive pas à la fin du papier donc je passe une équation maintenant merci beaucoup Sébastien maintenant je vais vous demander de faire un tout aussi grand tonnerre d'applaudissements pour notre collègue limougeot enfin collègue notre camarade Limou jaune Delphine rocher pour Europe Écologie Les Verts on va mettre des militants avec un papier qui pourront reste 100 minutes voilà ça marche là le 20 mars a été une journée douloureuse la réforme des retraites a été adoptée à l'Assemblée par le 49.3 et le sixième rapport du GIEC a été publié s'annonce donc le pire scénario possible une menace climatique avec un réchauffement à 2,7 degrés si rien ne change dans un contexte social et politique grave pour la France avec un gouvernement qui passe en force en déniant à la rue sa légitimité démocratique mais ne nous trompons pas nous sommes légitimes nous tous sur le front de la mobilisation contre la réforme des retraites la prétendue légitimité du gouvernement quant à elle ne repose que sur un double coup de force un vote bloqué au Sénat et un 49,3 au Palais Bourbon elle est donc plus fragile que jamais elle utilise tous les outils d'un gouvernement minoritaire et aux abois [Applaudissements] la réforme des retraites imposée par Macron relèvent de l'injustice sociale absolue c'est une attaque contre les plus faibles contre les marginalisées un mépris social qui ne cesse de grandir pourquoi s'accrocher à cette réforme pourquoi vouloir lancer dans les semaines qui viennent un débat sur l'immigration qui va de nouveau déchirer le pays alors que les urgences sont ailleurs en ces temps d'urgence vitale je dis bien vital le gouvernement enflamme le pays comme si au milieu de tous les incendies qui s'annoncent avec une sécheresse hivernale inédite nous avions en plus besoin de voir brûler les poubelles dans les rues le feu est partout la terre brûle de nos gaz à effet de serre et la France brûle de colère mais après tout c'est peut-être ce qu'il en coûte pour changer de passer par une colère tellement profonde qu'elle nous donne l'énergie d'une révolte populaire à la mesure de la force qu'il nous faut pour bouleverser les équilibres en place le changement à venir est énorme nous sommes dans un temps de rupture le gouvernement défend des positions d'un monde qui meurt assis sur l'illusion d'un marché tout puissant auto-régulier notre vision du monde à nous peuple de gauche et la vision d'un monde vivant du monde d'après celui de demain Elisabeth borne et Emmanuel Macron nous assimile à des excités trumpiens pour mieux nous mépriser il reste confit dans une dans un imaginaire du 19e siècle qui fait des classes laborieuses les classes dangereuses mais attention la radicalité n'est plus une notion qu'on peut utiliser comme ça à la légère pour nous discréditer car c'est l'époque qui est radicale ça n'est pas nous la vie sur Terre est en danger ça n'est pas une vision du monde contre une autre c'est un fait et nous y répondons c'est notre responsabilité politique il ne faut pas nous la faire à l'envers alors que nous essayons justement de remettre les choses à l'endroit la montée des températures éradicales la case sociale éradicale la détérioration de l'hôpital et des services publics éradical la montée de l'extrême droite éradicale nous devons reconstituer des espaces de protection de sécurité et sortir de cette banalisation de l'abus comme seul rapport au monde abus de nos corps abus de notre terre abus de nos ressources et aujourd'hui abus de nos travailleurs je voudrais quand même rappeler qu'en France on meurt beaucoup du travail la France est même le pays dont le taux d'accident mortel du travail et le plus élevé d'Europe on meurt sur la route quand on est routier en France dans les usines et aussi beaucoup sur les chantiers on souffre également physiquement et psychiquement on souffre de troubles musculo-sociaux squelettiques d'exposition au risque chimiques et de chutes graves sur certains lieux de travail cette question de la souffrance et de l'épuisement professionnel est un autre symptôme on épuise la planète et on épuise les travailleurs tout le monde devrait être dans ce fantasme de toute puissance de croissance infinie ou l'activité n'est pas pensée à partir des limites et des besoins de chacun mais à partir du profit j'ai moi aussi envie de reprendre les termes d'Emmanuel Macron quand il disait nous sommes en guerre pendant le covid mais il se trompait de guerre nous la guerre que nous menons c'est la défense du vivant c'est la vie elle-même dans toutes ces manifestations qui est attaquée le rapport de force cette fois-ci n'est pas juste culturel pas juste politique mais existentielle ce sont nos existences que nous défendons la vie le vivant [Applaudissements] la vie le vivant c'est de créer des conditions de travail qui ne tuent pas nos travailleurs le vivant c'est de ne pas laisser les ouvriers s'épuiser jusqu'à 64 ans et leur permettent de se régénérer comme notaire comme nos forêts le vivant c'est permettre à chacun de trouver sa place dans la société comme dans un écosystème permettre au Seigneur d'être maintenu dans l'emploi et aux femmes d'être aussi bien payées que les hommes le vivant s'est accompagné le vivant s'est accompagné celles et ceux qui ont perdu leur boulot en reconnaissant que leur parcours est parfois un peu plus difficile que de simplement traverser la rue le vivant c'est se soucier des plus précaires d'entre nous de ne pas les laisser dans des logements mal isolés de ne pas considérer que l'aide publique coûte un pognon de dingue ce qui est dingue c'est de laisser les plus riches qui sont aussi les plus pollueurs rappelons-le s'enrichir sur le dos des travailleurs de première ligne qui font tourner le pays même en temps de pandémie le vivant s'est considéré le droit de manifester comme un droit fondamental et de ne pas risquer de se faire tabasser ou arrêter par la braven c'est une brigade de répression entendons bien les mots qu'ils ont choisi les réformes sont absolument nécessaires pour faire face aux urgences ils ont raison il faut réformer le pays mais soyons bien d'accord l'urgence n'est pas financière ça n'est pas vrai l'argent est là il est abondant mais il ne ruisselle pas on le trouve toujours quand il s'agit de sauver des banques les dividendes s'accumulent dans les poches de quelques milliardaires et les évadés fiscaux filent toujours oui le système de retraite peut être revu mais nous nous voulons une réforme qui favorise l'égalité sociale plutôt qu'elle ne la diminue une réforme qui s'appuie sur nos acquis sociaux et les défends c'est possible les syndicales ont démontré et nos députés n'ont bien défendu à l'Assemblée le GIEC le souligne avec plus de force encore la justice sociale est une des clés essentielles pour nous sauver nous sauver face aux bouleversements auxquels nous sommes et serons de plus en plus violemment confrontés ne nous laissons pas abattre la mobilisation continue aujourd'hui derrière les syndicats et tous ensemble réunis avec nos partenaires car nous sommes ensemble et rappelons le bien notre alliance continue nous sommes plus forts à plusieurs et l'avenir a besoin de notre coopération plutôt que de nos compétitions c'est ça le Nouveau Monde nous soutiendrons le référendum d'initiatives partagées portées par nos parlementaires il faudra aller chercher les signatures de 10% du corps électoral soyons fidèles à nos valeurs écologistes sociales et démocratique opposons nos voix montrons-leur que notre mobilisation non violente et puissante opposons nos voix à leur matraque soudons notre union face à leurs attaques faisant de ces défis notre force pour tenter avec enthousiasme le monde que nous voulons c'est maintenant et c'est tous ensemble à vous Delphine avant de d'introduire notre nouvelle intervenant je tenais à remercier et je vous propose que l'on applaudisse nos deux interprètes en langue des signes et donc nous revenons au Sénat et je vous demande une fois de plus date le dire Monsieur Pascal Salvadori alors ça c'est le billet de train ça c'est autre chose donc je suis sénateur du Val-de-Marne on est tous les deux vous avez deux Val-de-Marne avec Mathilde et et et comme c'était marqué sur la fiche je suis communiste d'abord merci Madame la mère et je remercie l'ensemble des élus de gauche et écologie de la Haute-Vienne pour le recueil à un immigré de la banlieue de Paris et puis un petit mot de fraternité de à Christian et Isabelle parce que chacun avec nos personnalités nos arguments on a amené une communauté de combats idéologique au Sénat et donc ça laisse des traces après donc donc hier Emmanuel Macron s'est exprimé devant nous je vous avoue que j'étais avec d'autres parlementaires à l'écouter bon qu'est-ce qu'il a fait il a mis l'huile sur le feu et il a refermé sa volonté d'avancer à marche forcée je le cite aussi bon qu'est-ce qu'il veut qu'est-ce qu'il veut faire bah moi je vais vous donner des je vais vous livrer quelques réflexions parce qu'on est là aussi pour mettre en partage des analyses et des réflexions ce qui nous arrive là c'est pas du tout un hasard on a un président qu'on l'a jamais eu pas seulement parce qu'il est pas de gauche parce qu'il a un parcours atypique à notre histoire de la République française c'est que Macron avant il était banquier d'affaires chez Rothschild et chez Rothschild vous saviez son surnom à Macron on l'appelait chez Rothschild le Mozart de la finance et quand il travaillait il a travaillé plusieurs années fusion acquisition et quand on lui parlait des questions de l'emploi comme tous ceux qui sont dans ce management cloud des affaires et de la finance et ben l'emploi chez eux dans leur vocabulaire dans leur vécu ça s'appelle un doublon de problème donc c'est cet homme là cultivé assez sympa donc franchement comme homme sympa mais avec un parcours non non mais je vous le dis non mais après on peut on peut ici Pender les uns et les autres il est venu avec un contenu il est venu en service commandé Macron et la responsabilité qu'on a en France c'est une responsabilité évidemment nationale avec cette réforme des retraites totalement injustes et illégitime mais je pense qu'on a une responsabilité qui va au-delà du territoire national parce que qu'est-ce qui se passe puisque là vous avez dans la salle sûrement beaucoup de militantes et de militantes politiques syndicales associatifs des citoyens des citoyens mais là ici le parterre est totalement politique c'est que on est face à un vrai projet avec cette réforme structurelle c'est qui sont en train de se dire les institutions économiques et financières est-ce qu'on a encore besoin d'institutions démocratiques voilà la question et on assiste avec la réforme des retraites on assiste avec la réforme des retraites à une opération une position d'une très grande envergure mes chers amis et camarades c'est ce qui se passe c'est qu'ils veulent avoir un pouvoir direct du marché et d'évacuer ce qui était devenu un intermédiaire le politique voilà la question la question essentielle que pose cette question et cette réforme structurelle et puis après à gauche on réfléchit on est on est avec les tous ceux qui bloquent qui font grève et citoyens les manifestants etc ça a été évoqué par d'autres bien évidemment qui va faire il va falloir tout changer le travail le sens du travail notre Constitution notre République et puis il y a des sujets va falloir qu'on les aborde écouter on peut pas et là on se le prend en pleine face mais l'élection présidentielle peut pas transformer notre vie démocratique comme étant le critère essentiel et concluant de la démocratie en France ça c'est pas possible ça c'est pas possible parce que parce que si c'est seulement la présidentielle si seulement cette élection devient le seul critère essentiel et concluant de la démocratie en France et bah ce critère là va exclure tous les autres et c'est ce qu'on vient de vivre avec la réforme des retraites c'est ce que nous vivons actuellement parce que ça veut dire quoi ça c'est qui les autres c'est la démocratie parlementaire on pourrait l'expliquer pendant des heures c'est la démocratie sociale c'est les citoyens donc ça c'est un marqueur qui va exclure quoi tout simplement la démocratie pourquoi parce qu'on veut faire du peuple quoi qui soit l'ombre de lui-même convienne seulement un agrégat d'individus consommateur du chacun pour soi où on le sait nous à gauche ou la passion de l'égalité de la justice sociale serait totalement éteinte je vous le dis avec solennité mes amis et camarades nous sommes dans un régime en crise mais nous sommes aussi dans une crise de régime et notre idéal démocratique il est à l'épreuve et le président Macron et ses compères porte une très lourde responsabilité sur cette situation après après il y a l'Assemblée nationale c'est connu connu reconnu à l'Assemblée il pourrait l'expliquer bien mieux que moi 49-3 49-3-493 et nous on a eu l'article 47 ans pour prétexter c'est un texte financier il s'agissait une réforme structurelle le gouvernement a posé le décor il aime pas le débat et surtout il n'aime pas la contradiction ça a été très bien expliqué par d'autres intervenants toute proposition solution réponse alternative à leur politique emballée remballer et on l'a vu aussi dans les sorties de ministres franchement on phare du mépris puis ça me rappelle moi quand j'étais jeune militant dans mes engagements quand je suis devenu jeune communiste et membre du Parti communiste il y avait ce challenge le virer Giscard et à l'époque des des bacons de l'époque les giscards etc nous disaient mais attendez ça va pas c'est ils ont pas compris les Français les Françaises et le grand thème de gissard pourrait être élu c'était de dire il faut changer les Françaises et les Français c'est exactement la même chose il y a aucun c'est la même recette il faudrait qu'on change parce que nous ne sommes pas des sachants parce qu'on l'a pas compris et que savent et et savent bien mieux que nous alors on y va les femmes bon vous avez compris comment ça a été traité avec mépris avec arrogance [Musique] on se demande avec qui ils vivent parce que dans l'humanité il y a les deux voilà et pas comprendre au bout de tant d'années que les femmes oui accéder au travail il y a eu plus de femmes qui sont au travail et que les femmes elles ont la double charge attendez moi je viens que dans la salle tous les mecs me disent qu'ils ont fait des efforts extraordinaires les femmes elles ont la double charge voilà et ouais ben ouais voilà la mascarade la mascarade des villes 200 euros la mascarade des 1200 euros là vous voyez dans les élus certains que je connais et d'autres moins moi je vais vous dire ce qui nous ont rétorqué leur argument sur cette réforme là ils ne savent pas ce que c'est de vivre avec 1200 euros il ne le savent pas il ne le savent pas donc après on nous a limité les débats dans le temps maintenant vous devenez plus des spécialistes que nous les parlementaires le 47 1 et je vous en passe etc pour vous dire une chose c'est que on est dans un tournant démocratique c'est ce que nous pensons les communistes c'est ce que je pense et on a assisté à des choses graves qui n'ont pas été un lot commun connu avant au Sénat Isabelle la très bien dit on a eu pendant plusieurs heures un président Larcher qui n'était plus le président du Sénat mais qui était le président des républicains et ça ça pose problème pour la vie démocratique d'une institution et on l'a vécu Arctic 44 l'article 38 ont limite les orateurs on a le recours au vote bloqué et je vous en passe nous avons eu 2000 amendements irrecevables 2000 amendements il recevables et après on a eu le petit frère du 49.3 au Sénat et donc ce que je veux aussi vous dire ce soir c'est que ils ont fait ça à un moment crucial nous au Sénat ils l'ont fait au moment de l'article 7 l'article 38 de tout bloquer parce que c'était l'enjeu c'était les 64 ans et les 43 unités c'est pour ça qu'on essaye de développer toutes les batteries tout ce qui vous a été dit soir il y a rien qui est la panacée mais faut pas se faire avoir il faut qu'on arrive à agréger trois choses l'action politique l'action citoyenne associative et syndical il faut agréger tout ça faut pas l'opposer on fait le rip il faut faire le rip ça permet de suspendre c'est pas l'alpha et l'oméga mais il faut le faire il faut faire des blocages il faut faire des grèves il faut rendre accessible la visibilité du rejet mais il faut pas l'opposer mes avis camarades il faut pas l'opposer c'est une catastrophe de faire ça et il y a autre chose qui m'a choqué il y a autre chose qui m'a choqué elle le sait je l'ai dit dimanche à Vitry c'est la façon dont ce gouvernement traite l'opposition de gauche et écologiste dans ce pays et la dernière fois au Sénat c'est pas si il y a Isabelle Christian était là on nous parlait madame borne et puis les autres on nous a traités pire qu'on traite le rassemblement national je vous le dis je vous le dis avec une sorte de haine une sorte de violence dans les propos c'est catastrophique et ils sont en train de jouer ils sont en train de jouer un tableau extrêmement dangereux il joue un tableau dangereux en normalisant de facto et en délégitiment une opposition de gauche ils essayent de nous requalifier comme des extrêmes et du même mouvement c'est pour ça qu'il faut qu'on tienne les bouts du politique du syndicat et des ruption citoyenne parce que d'un côté ils nous traite d'extrême politiquement et de l'eau qui crient criminalise les syndicalistes des responsables associatifs des étudiants des lycéens qu'on arrête à tout va n'importe comment et souvent sans motif donc voyez c'est un tout donc la gauche la gauche qui est devant vous ce soir la gauche qui est devant nous ce soir elle est toute elle est sans cesse diabolisée et elle n'est pas encore quand elle est pas fustigée et donc Macron utilise tous les moyens qu'il a pour qu'on puisse pas représenter d'interdit une alternance crédible et acceptable et il prend un risque en faisant ça c'est de prendre le risque que les droites identitaires dans ce pays et il y en a des droits identitaires dans ce pays elle puisse s'emparer de ce statut et que là on aille vers le pire le pire c'est les droites identitaires plus les extrêmes droites tout ça ça fait de l'extrême ça fait de la droite et excusez-moi le terme il est peut-être fort mais c'est une forme de fascination du pouvoir et de la société la dernière chose que je vais vous dire la dernière chose que je vais vous dire je sais que c'est pas souvent c'est pas souvent qu'on est majoritaire individuellement dans cette salle collégialement dans l'entreprise dans l'association dans le syndicat politiquement etc c'est pas tous les jours et ben on est majoritaire et moi j'ai ressenti trois valeurs dans cette affaire aussi bien au Sénat Montreuil de parlementaire de militants trois valeurs auxquelles je suis attaché c'est l'unité c'est la communion c'est à dire de tout se réfléchir comment on va obtenir le retrait qu'est-ce que je vais faire qu'est-ce que le comportement je vais avoir quelle pratique je vais avoir à qui je vais parler à qui je vais m'adresser et puis la troisième chose c'est l'émotion parce que je vais vous dire quand on est avec les éboueurs avec les égoutiers avec les caissières de Monoprix avec nos expériences de parlementaires bah là il y a de l'émotion là je vous dis à de l'émotion parce qu'il travaille parce qu'il travaille parce qu'il travaille parce qu'il travaille parce que parce qu'on l'a pas dit moi je suis dans département où on a fait beaucoup pour l'assainissement etc je connais bien le métier des égoutiers mais enfin quand même c'est incroyable ils partent à la retraite aujourd'hui à 57 ans 10 ans après il y en a 8 qui meurent il y en a 8 qui meurent et là on a une réforme on les faire travailler jusqu'à 50 ans enfin c'est enfin je veux dire c'est irresponsable c'est inhumain quoi comme situation et on pourrait prendre plein d'autres exemples alors moi je vais vous dire je conclus il faut qu'on se mobilise évidemment moi Fabien Mousset j'ai écouté ce matin il dit la victoire et apporter je pense qu'il a raison cette victoire elle est à notre portée elle est à notre portée et là et là je vais vous dire il faut encourager les mobilisations sociales multiformes la solidarité financière l'émotion de censure on a fait il y a le RIB qui va qui permet quand même de suspendre et de remettre en question que l'âge légal ne soit pas plus que 62 ans les démarches auprès du Conseil constitutionnel avec des détournements de procédure d'évacuation de de constitution je l'ai dit au Sénat voilà démocratie elle est pas remplaçable donc qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse bah moi je crois que si cette victoire elle a un autre portée bah moi je vais vous dire et ben on va prendre nos rêves au sérieux et pour cela il n'y a qu'une voix c'est celle de l'intervention collective il y a des lieux investir de nos idées de vos idées il faut qu'on y retourne dans l'espace public dans les entreprises dans les institutions politiques dans les services publics à l'école à l'université partout et il y a des outils du peuple et il y a des outils du peuple à renforcer vous êtes sûrement très nombreux à appartenir à un syndicat une association un parti politique et puis il y en a quand même des exemples qui doivent être membre de pas du tout d'un parti politique d'un syndicat d'une association je vais vous dire sur ce qui milite il faut renforcer ces outils moi je vous appelle vous les choisissez mais renforcer les syndicats renforcer les associations renforcer les mouvements renforcer les parties de gauche parce que le peuple il est pas il est pas à monolithique le peuple le peuple il est pas monolithique il est pas monolithique le peuple il cohabitent en son sein à la fois un envie d'un ordre fort et autoritaire ça existe dans le peuple aussi ça et puis instant vide démocratie et ben nous on l'a choisi l'envie de démocratie alors je vous le dis avec passion mais aussi modestie humilité moi je vous dis donnons-nous la force de faire triompher un peu beaucoup passionnément à la folie la démocratie merci et bien maintenant sans transition je vais vous demander sous les mêmes tonnerre d'applaudissements d'accueillir mon collègue et Ali Olivier Faure je ne croyais rien dit bonsoir à tous bonsoir Nadine merci de nous accueillir dans ta ville merci à tous être là et ce que j'avais envie de vous dire en commençant c'est finalement est-ce qu'on n'est pas si bien ensemble je veux dire je le dis parce que tout à l'heure en fin de manifestation je croise j'étais avec Gibson je croise une dame qui me reconnais ma cause et me dit ah Monsieur fort bon je vous aime bien bon ça commence bien mais enfin qu'est-ce que vous faites avec avec les autres c'est qui les autres les insoumis bien sûr ils sont affreux je dis oui enfin pourquoi vous dites ça mais vous rendez compte enfin vraiment ces gens-là c'est pas la République c'est complètement différent vous allez rien avoir avec eux c'est horrible je dis mais juste pour savoir en fait habituellement vous vous votez vous votez pour nous votez parce que à la présidentielle vous avez voté pour qui et là je me souviens plus très bien mais me dit finalement en fait je dois vous dire quand même je suis au modem voilà donc le doute un parrain n'a pas été très long je savais qu'en venant ce soir parmi vous je serai parmi les miens parmi celles et ceux qui défendent la même conception de la vie et du monde et la raison pour laquelle nous nous sentons si bien ensemble c'est précisément parce que nous défendons la même histoire la même logique la même vision le même dessin et c'est au fond le débat qui nous anime en ce moment on parle des retraites mais c'est une vision du monde qu'on ne défendons ensemble pendant des millénaires depuis au fond que l'homme ne marche plus à quatre pattes mais qui s'est élevé depuis le mot erectus depuis pour les Français au total qui est notre ancêtre le plus ancien 450 000 ans et bien depuis 450 000 ans l'âge le grand âge a toujours été celui de la misère celui de la déchéance celui de l'humiliation celui où on dépend des autres et souvent on ne dépend de plus de personnes et le grand acquis le grand conquis du 21 du 20e siècle certainement la plus belle œuvre que nous ayons eue à construire ensemble c'est précisément de faire en sorte que le grand âge soit enfin selon les mots d'Ambroise Croizat non plus un tyrand de la mort mais un nouvel âge de la vie le débat qui nous a animé n'est pas un débat médiocre comme on finirait par le penser en écoutant le président de la République nous ne comprenons rien il n'y a pas d'alternative il faudrait de toute façon faire ce qu'il a dit parce que lui il sait et que nous ne savons pas ce que nous savons profondément c'est qu'il y a 40 ans presque jour pour jour en 1982 après que la gauche soit revenue au pouvoir derrière François Mitterrand et bien nous avions à l'époque je dis nous je n'en était pas encore mais vous qui étiez déjà des électrices et des électeurs pour certains d'entre vous pour ceux qui ont quelque chose blanc ou quelques crèmes chauves et vous qui avez connu ce dit mai 81 vous savez très bien ce qui s'est passé en 1982 [Applaudissements] [Musique] [Musique] non son père n'est pas mort sous les cris sous les balles de qui que ce soit non non il est mort par l'usure et par le travail et il disait dans son livre l'histoire de ton corps s'adressant à son père l'histoire de ton corps accuse l'histoire politique parce que la politique c'est pour beaucoup chez Emmanuel Macron à droite une esthétique une façon de vivre un jeu mais pour tous les autres pour nous tous qui sommes ici et qui savons pour qui nous battons et pourquoi nous nous battons la politique n'est pas un jeu mais une urgence pour celles et ceux qui souffrent pour celles et ceux qui ont besoin de nous pour celles et ceux qui n'ont que nous pour les défendre aux années sections dans la rue aujourd'hui et qui ne veulent pas d'un président qui les méprisent plus longtemps voilà ce que nous sommes venus dire voilà ce que nous sommes de nous dire aujourd'hui et je regardais sur mon téléphone avant d'en prendre la parole figurez-vous que même la police même la police donne un chiffre ce soir qui est un chiffre qui est lui de 1,8 millions de manifestants peu importe le chiffre peu importe le chiffre peu importe parce que vous allez comprendre pourquoi je vous dis peu importe ce chiffre est le plus important de l'histoire sociale depuis 1944 alors et pour en dire vous étiez que 10 dans la salle ils pourront dire que nous étions qu'un million 8 peu importe chacun d'entre nous parce qu'il a manifesté dans son village dans sa ville dans sa métropole a vu tous ses voisins a vu tous les gens qui avec lui sont au travail venir manifester manifester des accords dire que non ça n'est pas possible pour les caristes pour les infirmières d'être soignantes pour celles et ceux qui se lèvent tôt pour celles et ceux qui se couchent tard pour ça les œufs qui font les 3 8 sur les chantiers hiver comme été pour celles et ceux qui portent des charges lourdes pour ceux qui sont exposés pour celles et ceux qui ont un métier pénible et bien deux ans de plus c'est non et pour toutes celles et ceux qui malheureusement après 50 ans 55 ans 60 ans ne connaîtront plus même le bonheur ou le malheur d'être au travail ne connaîtrons plus la joie du contremaître qui vous dit ce qu'il faut faire parce qu'on nous dit que le travail est une valeur sans doute mais enfin moi je préfère les gens qui donnent de la valeur au travail plutôt que ceux qui en parlent comme d'une valeur abstraite qui n'aurait jamais été non je voulais ça peut dire je vois que la droite défend le travail comme une valeur la dernière fois que on a défendu le travail comme une simple valeur ça nous a pas protéger chance vous vous souvenez travail famille Patrick ça c'est ceux qui défendent la valeur de travail moi je défends avec vous le fait qu'on donne de la valeur au travail le fait qu'on puisse et je pourrais rester une heure avec vous sur le sujet mais je vais être bref parce que je veux laisser aussi Mathilde s'exprimer après moi et je veux qu'on puisse partir à des heures où vous n'aurez pas été lassé par notre discours mais vous dire que dans le travail que la façon dont on le défend c'est bien sûr les salaires c'est bien sûr la retraite et si je veux parler d'un état d'une étape intermédiaire c'est pour vous rappeler que avant la réforme des retraites il y a eu une autre réforme celle de l'assurance chômage je vous parlais à l'instant de ces gens qui après 55 ans ne trouve plus de travail et donc qui émergeront au chômage mais qu'est-ce qui va leur arriver à ces gens-là d'abord ils vont voir leur pension diminuer drastiquement 17 % en moyenne 17% tout à l'heure on a parlé de ceux qui dans l'année qui s'est écoulé les patrons du CAC 40 ce sont augmentés eux de 50% qui a été augmenté de 19% dans l'année laissons service public tranquille pour l'instant je vais y revenir mais pour l'instant je voulais quand même qu'on puisse se dire des choses très simples pendant qu'il y a des gens qui en sont accumulés 8 9 10 hors-bord 25 hôtels particuliers etc il y a des gens qui arrivant au chômage vont perdre d'abord 17% en moyenne et jusqu'à 50% d'indemnisation en moins ils vont perdre aussi six mois d'indemnisation après ces gens-là que se passera-t-il pour eux ils fileront au RSA à la SS et pour eux ce ne sera pas simplement des années de plus au travail ce sera deux années au chômage et en réalité des années d'humiliation de trop parce qu'ils auront eux contribué oui vous pouvez les applaudir oui parce que eux ont contribué véritablement à créer les richesses vous savez ces gens que le président appelait les premiers de corvées enfin c'est même pas si c'est comme ça qui les appelait en fait lui il a une préférence pour les premiers de cordée et nous une préférence pour les premiers de corvées mais la réalité c'est que il a aussi célébré ces femmes ces hommes qui étaient paraît-il ceux qui te tenait le pays debout et puis une fois les grands discours passés il les a oubliés comme après chaque grand changement de méthode vous avez remarqué que Manuel Macron dès qu'il y a un problème il change de méthode c'est toujours la même qui revient mais à chaque fois il y a quand même un petit moment où pour les plus naïfs et ils sont de moins en moins nombreux fort heureusement il y a toujours un moment où on se dit mais peut-être que il a vraiment changé c'est son côté Sarkozy vous savez j'ai vraiment changé voilà mais et donc nous défendons ensemble cette vision du monde de la vie qui n'est pas née n'importe quand qui est né au moment d'un CNR alors maintenant le problème c'est que tout est dévoyé il dévoile tout c'est le problème de ce Président c'est que on voit bien que il a une habitude de droite mais en fait il a bien compris que pour être apprécié entendu compris peut-être accepter il faut utiliser des mots de gauche alors il nous dit voilà je vais faire un conseil national de la refondation c'est la nouvelle méthode en fait après la majorité relative il a voulu nous dire que maintenant il allait écouter mais s'il veut écouter il y a moyen très simple c'est de relire en fait ce que fut l'oeuvre du Conseil National de la Résistance parce que ce que nous vivons aujourd'hui nous le devons à des femmes et à des hommes qui pendant l'occupation nazive avait fait le choix d'imaginer le monde d'après leur monde d'après le monde dans lequel il voulait vivre et c'est face à l'oppression ultime qu'ils avaient pensé ce monde-là et c'est dans ce monde que nous vivons depuis nous leur devons tellement et c'est la raison pour laquelle parce que on touche au contrat social on ne pouvait pas utiliser le 49-3 là vous êtes en train de vous dire qu'est-ce qu'il dit là ça veut dire qu'en fait et d'autres moments où on peut l'utiliser je pense que comme ça a été dit tout à l'heure il est urgent de réformer nos institutions et de faire en sorte que il ne soit plus jamais possible d'utiliser sur une réforme quelle qu'elle soit le 49-3 parce qu'il est un abus de pouvoir et parce que le peuple français dans sa grande sagesse a fait un choix en juin c'est de ne pas donner de majorité absolue à Jupiter parce qu'il avait bien compris qu'elles étaient ses intentions il avait bien compris que il pouvait lui abuser du pouvoir qu'on lui conférerait et c'est la raison pour laquelle il n'a eu qu'une majorité relative mais donc on ne pouvait pas utiliser le 49-3 on ne peut pas utiliser la force non plus la force à l'Assemblée mais on ne peut pas l'utiliser non plus dans la rue je vois depuis quelques jours depuis quelques semaines une génération qui s'éveille à la politique ils ont 20 ans 25 ans 30 ans peut-être ils sont là pour la première fois pour la première fois ils sont venus apporter leur part au Cri du Peuple venus dire ce qu'est leur propre intention leur propre le sens qu'ils veulent donner à l'existence et le sens qui va le donner aux collectif et il est terrible de voir une génération découvrir la vie politique la vie citoyenne qui ne se limite pas à voter une fois tous les 5 ans citoyens c'est tous les jours et les voilà qui découvrent leur vie de citoyen entre une nasse et une garde à vue il y a quelque chose d'épouvantable là-dedans hier j'étais à la recherche d'un jeune j'ai raconté son histoire aujourd'hui sur Twitter pour ceux qui sont sur Twitter je peux le dire c'est un jeune c'est le fils d'un camarade insoumis sans doute ce n'était pas écrit sur son front mais c'est lui qui a pris les coups et il m'a raconté son histoire bon je vais pas le raconter maintenant ça n'a pas tellement d'intérêt et puis je veux ma cheminée aussi progressivement dans ma conclusion mais c'est quand même terrible de penser que ce jeune homme qui arrivait place de la Bastille qui a simplement un moment dit un policier ah ben bravo parce que les policiers étaient en train de charger des manifestants s'est retrouvé pris sous les coups et il est plein de contusions de boss et finalement il a passé 20 ans en garde à vue sans qu'on retienne quoi que ce soit aucune charge contre lui simplement cette volonté d'intimider d'humilier et on intimite pas et on n'oublie pas la jeunesse on la fait rentrer au contraire dans la vie publique avec moi à quoi sert un président bonne question normalement un président ça sert à fédérer fédérer un pays lui dire voilà j'ai une direction à vous proposer je vous mets les moyens en face pour vous dire comment on va y arriver ensemble ce projeter ensemble et là je ne reviens pas sur ce qui était dit avant moi pendant camarades communistes écologiste insoumis la direction nous la connaissons et là aussi je n'ai pilote pas on y reviendra plus tard je reviendrait avec les uns et les autres à Limoges ils ont on essaiera de matérialiser cette vision commune à la vérité ce qui c'est notamment sur la question écologique mais voilà ce qu'on attendait d'un président qui nous disent voilà où je vous emmène voilà comment nous pouvons faire les choses ensemble et voilà quels moyens je mets en face et les moyens ils existent les existent pour la retraite et pour le reste parce que ce qui est profondément choquant c'est de laisser penser comme il a encore rappelé hier qu'il n'y a pas d'alternative c'est la négation même de la démocratie plus encore que le 49-3 plus encore que tout le reste expliquer que il n'y a qu'un choix possible le sien ce fameux pardon pour l'accent theres no alternative de Margaret Thatcher ce truc qui dit vous n'avez pas le choix c'est moi et bien nous avons c'était l'intérêt du débat parlementaire fait la démonstration à l'Assemblée comme au Sénat qu'il y avait évidemment des alternatives que les financements ils sont possibles là aussi je n'ai pilote pas parce que je veux pas être trop long mais quand même il faut se rappeler d'une chose c'est qu'il y a quelques quelques mois oui quelques mois l'État a mis 140 milliards sur la table pour aider les entreprises qui en avait besoin pendant la crise sanitaire et maintenant qu'elles sont revenus à meilleure fortune que le CAC 40 fait 160 milliards d'euros de bénéfice de profit de super profits dans l'année qui s'est écoulé après avoir fait l'année précédente en 74 milliards d'euros de profits et bien on ne peut pas leur soutirer 15 à 20 milliards par an mais cette inadmissible c'est indécent indécent indécent je donne une solution parmi d'autres celle que j'aime bien aussi rappeler c'est qu'il suffirait il suffirait que nous mettions à parité le salaire des femmes avec celui des hommes à fonction égale pour que le trou de 12 milliards qui nous est présenté soit instantanément dissous alors oui les gars qui salariales 100 fois oui plutôt que de venir chercher des années sur la vie et prélever un impôt sur la vie des Françaises et des Français ils ont au mois de décembre par un autre 49,3 décidé de faire un cadeau de 8 milliards à nouveau entreprises après avoir fait le la suppression d'impôt sur la fortune après avoir imposé ce qu'on appelle la flat tax ah oui là il faut que j'arrête donc j'arrête alors je m'achemine vraiment va ma conclusion pour vous dire que tout ça n'est pas sérieux tout ça n'est pas sérieux comme ce président n'est pas sérieux quand il nous explique que nous sommes des factions non nous sommes légitimes oui nous sommes légitimes à exiger le retrait de la réforme non nous ne voulons pas prendre d'assaut le Capitole non nous ne sommes pas des factieux nous sommes le peuple de France qui défend ses droits nous sommes le peuple de France qui défend l'héritage historique que nous ont légué nous aînés nous sommes le peuple de France qui est tous ensemble dit 64 ans c'est non nous sommes le peuple de France qui a très Victor Hugo dit que ceux qui vivent sont ceux qui tent nous ne sommes rien alors soyons tous merci merci Olivier et enfin pour terminer ce meeting elle est notre présidente de groupe à l'Assemblée avec Damien et elle me fait l'honneur de venir ce soir en Haute-Vienne un tonnerre d'applaudissement que vous faites déjà pour notre président de groupe Mathilde panneau bonsoir bonsoir à toutes et à tous un immense merci pour cet accueil et oui on est là même si Macron ne veut pas [Applaudissements] nous on est là merci infiniment pour cet accueil je voudrais d'abord évidemment dire plusieurs merci merci à celles et ceux qui ont permis que cette réunion qui nous gonfle d'énergie puisse avoir lieu merci aux interprètes des langues des signes qui rend la politique inclusive merci beaucoup merci à vous toutes et tous d'être si nombreux et nombreuses vraiment c'est une magnifique conclusion d'une journée historique et merci surtout à vous la Haute Vienne d'avoir élu trois députés sur trois de la manifeste pour passer la retraite à 60 ans et d'avoir dégagé par les urnes ceux qui portaient la retraite à point et la retraite à 64 ans et je voudrais dire un merci tout spécifique tu m'excuseras Stéphane mais au deux députés qui sont ceux de mon groupe qui m'ont aujourd'hui invité ici et vous dire à quel point je suis honoré d'avoir deux députés de 26 ans Damien Maudet et Manon meunier dans mon groupe parlementaire qui met toute leur énergie pour porter la voix de l'intérêt général et je voudrais dire un merci particuliers à dire même modèle parce que il a coordonné pour notre groupe parlementaire ce que nous avons appelé à l'eau Ségur le fait d'aller dans tous les établissements de santé du pays et dans les hôpitaux et dans les EHPAD pour en faire un rappeur et alerter sur l'état désastreux du système de santé et un merci particulier à Manon meunier qui porte pour nous souvent les questions d'écologie mais qui a porté un sujet que je trouve absolument passionnant le sujet de la nuit le sujet de la pollution lumineuse et comment le capitalisme parle la pollution lumineuse et en train de détruire la santé humaine les rythmes des écosystèmes et surtout le droit pour des millions d'enfants de voir les étoiles et de pouvoir rêver donc merci infiniment à vous parce que c'est le sujet là la question de la santé la question de la nuit et de l'écologie sont les sujets dont nous devrions nous préoccuper jamais aucune génération avant nous n'a eu affronter le dérèglement climatique c'est de ça dont nous devrions parler c'est des gens qui ne peuvent plus se soigner dans la septième puissance la plus riche au monde plutôt que de devoir combattre un pouvoir qui essaye de nous faire travailler deux ans de plus voilà les vrais sujets que porte ce parlementaires et que le pays devrait tout entier affronter alors j'ai un dernier merci à faire évidemment pour vous dire le plaisir que j'ai eu de manifester à Limoges Limoges la ville ou la CGT s'est créée qui avec l'ensemble de l'intersyndicale ale si avec l'ensemble de la guerre syndicale est à la pointe du combat mais Limoges aussi qui évoque évidemment les grèves de 1905 et lorsque je relisais l'histoire sociale de cette ville je suis tombé sur un dessin célèbre qui m'a beaucoup plu ce dessin est paru dans un journal satirique qui s'appelle l'assiette au beurre et dessus il est dit il est écrit sur ce dessin faites-nous peur monsieur Jaurès parlez-nous de Limoges oui les puissants perd de Limoges comme de tous les pays et du peuple mobilisé alors si je vous parle de grève de 1905 c'est aussi parce que je crois que toutes et tous nous en avions conscience ici une page de l'histoire sociale de notre pays est en train de s'écrire aujourd'hui aujourd'hui 3,5 millions de personnes ont marché dans les ruches et un président arrogant qui nous expliquait que la foule ou les meutes n'avaient aucune légitimité en démocratie nous avons montré au roi Macron ce dont les foules étaient capables et j'espère qu'il méditera ces mots de Victor Hugo qui disaient hier encore nous n’étons qu'une foule aujourd'hui nous sommes un peuple oui aujourd'hui la notion de censure populaire a été écrasante et nous tenons le combat de celles et ceux qui avant nous ce sont battus pour la diminution du temps de travail dans la journée dans la semaine dans l'année et dans la vie avec le droit à toutes et tous à la retraite à 60 ans nous tenons ce fil là mais nous ne le tenons pas que pour nous et je vous le dis pour que vous soyez résolument fier de ce que nous sommes en train de faire dans ce pays le monde en ce moment regarde la France aujourd'hui le principal syndicat étudiant espagnol a dit qu'il espérait que les Français allaient gagner les Italiens les Italiens ont expliqué que les Français avaient raison de se battre et là aussi qu'ils espérait que nous gagnerons de même que les Belges le parti les travailleurs belge a demandé aujourd'hui au gouvernement belge de dénoncer de condamner fermement la répression que mène le gouvernement et l'État contre les manifestations contre la retraite à 64 ans je le dis parce que je le dis parce que nous allons gagner cette bataille non seulement pour nous-mêmes non seulement pour les générations à venir mais pour que pour tous les peuples du monde il puisse dire nous allons faire comment 2023 le peuple français l'a fait faire échouer les réformes des retraites et gagner des droits supplémentaires pour travailler moins travailler tous et travailler mieux et si vous regardez c'est déjà ce qui s'est passé parce que en 2019-2020 quand ils ont essayé de nous faire manger la retraite à point nous avons gagné rappelez-vous nous avons gagné et avant nous le peuple belge avait réussi à faire échouer une réforme exactement similaire et ils nous ont aidé à gagner cette bataille donc nous aussi maintenant nous allons nous aussi gagner cette victoire et ensuite aider d'autres peuples à les gagner aussi alors après cette journée incroyable historique j'ai hâte de voir les macronistes parce que quand vous les voyez dans l'assemblée alors souvent ils regardent leurs chaussures quand ils sont là parce que quand même vous aurez noté que lundi lors d'une motion de censure où ils tiennent à neuf petites voix et où vous avez bien compris que si nous avions été au vote à l'assemblée ils auraient été minoritaires et bien normalement quand votre gouvernement est en danger bon bah normalement vous venez vous vous asseyez vous faites nombre bah non lundi la moitié des rangs macronistes sont vides donc je vais vous dire que il y a une crise profonde dans la macronie actuellement donc j'ai hâte de voir les macronistes parce que les puissants gouvernement et le président nous ont fait depuis quelques jours un numéro de claquettes d'arrogance absolument incroyable alors quand même après avoir perdu une motion de censure enfin du coup la motion censure a échoué à 9 petites voix c'est quand même pas très glorieux je rappelle que dans l'histoire sociale de notre pays 2006 le contrat premier embauche ou la jeunesse était sortie dans la rue votez à l'Assemblée voter au Sénat motion de censure raté à sans voix rien à voir avec nous nous c'était neuf et bien ils ont dû craquer et là il craqueront aussi alors rendez-vous de semaine donc après avoir eu cette motion censure qui a échoué Elizabeth borne nous dit nous avons le droit d'employer le mot victoire quant à Monsieur Macron il dit gagner un vote ne peut pas être présenté comme une défaite puis ensuite hier vous avez vu les gouttes de m'écris qui dégouline on en a parlé alors on nous compare au facieux du Capitole tout en nous expliquant qu'un casse Mika dans notre pays n'a jamais eu autant de pouvoir d'achat et que il faut bien sûr conditionner le RSA pourquoi font-ils cela parce qu'ils ont parié tout au bout de ce mouvement sur un pourrissement de la situation sur le fait que nous ne pourrions pas tenir parce que la vie est trop chère parce que en quelque sorte la résignation allait gagner et qu'elle a été la réponse absolument magnifique de cette journée la réponse magnifique c'est de dire que le peuple ne s'aidera rien que nous allons tenir debout face à ce pouvoir et que ce qui s'est passé jeudi dernier avec le 49-3 marque une défaite cinglante pour ce pouvoir le fait qu'il soit minéraitaire à l'Assemblée montre que ce texte n'a ni les jeté légitimité populaire pardon ni légitimité parlementaire c'est une défaite cinglante et jeudi dernier je vous le dis très solennellement à marquer le premier jour de la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron alors quand je vous dis que l'utilisation dans 49,3 est une défaite cinglante pour ce pouvoir il faut le lire à l'aune de tout ce qu'ils ont utilisé pour pouvoir faire passer en force cette réforme des retraites ils ont évidemment utilisé les outils les plus antidémocratiques alors maintenant c'est bien parce que chaque Français est spécialiste de la Constitution donc vous connaissez tous le 49.3 le 47 ans ça c'est pour limiter les débats et puis le 44 3 c'est pour faire un vote bloqué donc tous les outils les plus antidémocratiques de la 5ème république utilisée ensuite évidemment ils nous ont un brevet de mensonge mais oui tout le monde touchera 1200 euros brut enfin tout le monde ça c'était en décembre en janvier c'est un an 1,8 millions début février 40000 personnes fin février plutôt 10 à 20 000 personnes bon plus les femmes les grandes gagnantes plus les carrières longues on connaît tout ça et c'est le travail que nous avons fait comme parlementaire de la nupesse de justement mettre à nu ses mensonges ensuite évidemment ils ont joué avec un déni et un piétinement de tous les fondements démocratiques absolument incroyables alors c'est des ministres qui vous expliquent que vous soyez 700 000 1,3 millions ou 3,5 millions comme aujourd'hui pour nous ça ne change rien ah bah si mon coco ça s'appelle la démocratie sociale évidemment ils ont aussi dans cette affaire attaquer le droit de grève et je le dis ici nous ne sommes pas d'accord avec les réquisitions qui touchent les salariés en grève la grève est un droit constitutionnel alors ils ont utilisé aussi des bons des outils un peu un peu moins habituels enfin si souvent mais alors avec des argumentalement gros la peur alors quand nous avions manifesté le 7 mars nous étions responsables d'une catastrophe écologique agricole et sanitaire ou des méthodes ou un conseiller du président vous explique que le président ne reculera que si Paris est à feu il y a un mort et un attentat ce qui est quand même une conception inacceptable de la démocratie et puis dans la question de la peur ils ont évidemment utilisé la répression vous avez vu rien que jeudi soir ces centaines de milliers de personnes qui sont sorties spontanément qui était choqué par la brutalité de ce gouvernement avec des arrestations qui se sont faites extrêmement nombreuses toute abusives 97% des gens qui se sont retrouvés le jeudi en garde à vue sont ressortis sans poursuites c'est-à-dire qu'il n'y avait aucune raison qu'il passe 15 heures 18 heures en garde à vue cette répression on la voit on la voit beaucoup avec que ça soit l'utilisation de Nas que ça soit l'utilisation de LBD etc cette répression a été dénoncée par ramener si international par la Défenseur des droits par le Syndicat de la magistrature par le Syndicat des Avocats de France par le comité consultative des droits humains oui Emmanuel Macron fait honte à la France à l'international et je voudrais et je voudrais dire deux choses sur cette question là la première c'est que depuis la Haute-Vienne nous avons une pensée extrêmement forte pour cette mère de famille aesh qui vient d'avoir le pouce arraché à Rouen lors de manifestations parce que personne en 2023 ne devrait avoir une main ou des yeux arrachés lors de manifestations première des choses deuxième chose nous disons là aussi au pouvoir ils n'auront jamais assez de cellules de commissariat assez de jaune assez de juge pour un bassiller tous les opposants à cette réforme alors à l'Assemblée ils ont utilisé d'autres méthodes ils ont emmené de dissolution les LR et les macronistes pour essayer de les tenir tranquille nous on est prêt à la dissolution il y a pas de souci là-dessus et puis ils ont fait des pressions sur les députés alors tu vas voter quoi sur la motion de censure ou alors avant sur le texte avant qu'il décide le 49-3 une piscine dans ta circonscription un petit hôpital ça t'intéresse ta loi là que tu as préparé tu aimerais bien qu'on donne un petit avis favorable qu'on inscrit alors du jour de tel ou tel assemblée alors j'entends que Bruno Le Maire conteste ça moi j'ai vu ça j'ai saisi le procureur de la République se trouve que dans le Canard enchaîné et raconter que le gouvernement est allé voir les trois députés corses et leur a dit vous voulez voter la motion de censure on sait bien bon s'il vous plaît vous ne la votez pas et il y aura encore un centre hospitalier universitaire bon bah ils ont voté la motion de censure est-ce que vous croyez que ce centre universitaire hospitalier va voir le jour si ces méthodes sont vraiment avérées comme le jour les journaux Le Parisien ou le Canard Enchaîné le décrivent c'est un scandale et c'est punissable par la loi bon enfin vous connaissez tous le couplet sur le fait que nous soyons des violents sans jamais parler de la vraie violence de ce gouvernement et moi aussi je voudrais avoir un mot sur les éboueurs de ce pays parce que tout à l'heure Pascal s'envole des lits parler des éboueurs du public qui font une grève absolument incroyable et j'aime beaucoup retrouver cette phrase de Jacques Prévert qui disait quand les éboueurs font grève les orduriers sont indignés c'est exactement ce qui se passe bon mais il y a aussi les éboueurs du prix B qui eux travaillent déjà jusqu'à 62 ans et à qui on demande de travailler jusqu'à 64 ans l'un d'entre eux a dit plusieurs fois à la télévision nous ne voulons pas mourir derrière la benne à Pizzorno à Vitry c'est cinq collègues qui sont morts dans l'année juste avant leur retraite ou juste après pour ces gens c'est une question de vie ou de mort voilà la vraie violence donnez deux enfers à tout le monde alors nous avons un président qui est au pied du mur il lui reste deux options le retrait du texte ou le retour devant le peuple et d'ici nous pouvons faire une promesse solennelle rien ne reviendra à la normale tant qu'il n'aura pas à cédé enfin enfin je voudrais vous dire une dernière chose ils n'ont pas compris pourquoi nous nous battuons ils n'ont pas compris que ce n'était pas juste des chiffres comptables ils n'ont pas compris que derrière les retraites il y avait la question de la vie chère il y avait la question de la sécheresse il y avait la question de la pauvreté qui est en train de gangrener notre pays et que derrière la retraite il y avait une question de dignité et d'humanité quand vous avez 23 millions d'heures de garde d'enfants qui sont faits par les grands-parents chaque semaine dans notre pays vous comprenez que ce qui se joue n'est pas quelque chose qu'on peut compter et quelque chose qui ne peut pas s'acheter et quelque chose quand vous avez un petit être humain et chacun le sait lorsqu'il a des enfants et des petits-enfants et le moment où dans le lien avec son parent ou son grand parent on construit aussi l'humanité d'une personne d'un enfant et que ça n'a rien à voir de demander à quelqu'un de payer quelqu'un pour garder votre petit votre enfant ou votre petit enfant que d'avoir ce lien où on apprend à la fois par les échanges à la fois par les récits qui on est qui on veut être voilà ce qui est en train de se jouer c'est un combat pour l'humanité et la dignité des gens n'est pas à vendre dans ce pays surtout surtout la crise sociale s'est transformée en crise démocratique le poisson est en train de pourrir par la tête nous ne voulons plus d'un régime de monarchie présidentielle ou un homme seul décide de tout pour tout le monde et comme j'aime à le dire ici nous sommes en France et ce n'est pas le roi qui change de peuple c'est le peuple qui renverse le roi alors j'avais conclu ils ont fait les puissants de ce pays ont fait la pire erreur qu'il puisse faire ils ont redonné confiance en la force du nombre ils ont redonné conscience en la force du peuple à des millions de gens de ce pays qui relèvent la tête et je voudrais pour finir vous lire une citation dans livre que je vous invite à lire si vous avez le temps qui s'appelle éloge de la grève qui est tout à fait adaptée de Léonard Vincent et si aujourd'hui on ne se laissait pas faire et si on n'avait pas à subir les 1000 servitudes du travail oui on se prend à rêver il y a des jours comme ça où les farandoles des imposteurs à la télévision la radio au bureau sur le chantier exaspère plus que de raison des jours où on nous en demande trop en tout cas plus que ce qu'on est en mesure de donner et d'un seul coup c'était étrange n'est-ce pas le refus la rue le demi-tour nous appelle je me prends à songer à la puissance Corée dans mon beau pays malade une grève générale faisant s'affaler en une journée tout l'ordre dominant le jeu lance Soudan le faisant baisser d'un ton le contraignant à l'immobilisme absolu silencieux fulminant dans l'incompréhension générale la stupéfaction et l'anxiété quelle panache rendez-vous mardi prochain dans la rue avec l'Inter syndical et ce jusqu'à la victoire merci à vous [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements]

Meeting unitaire NUPES pour nos retraites à Rilhac-Rancon — Mathilde Panot · Pourquijevote