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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 4 février 2026 23 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeSécuritéÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

Laurent Jacobelli : « Des millions de Français, veulent savoir si Marine le Pen peut se présenter »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous réagi aux réquisitions dans le procès des assistants parlementaires européens du RN ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Pensez-vous que Marine Le Pen sera déclarée coupable à l'issue du jugement ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Si le jugement suit les réquisitions, Marine Le Pen sera-t-elle candidate à la présidentielle ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Jordan Bardella se tient-il prêt à être candidat ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quel est votre avis sur la candidature potentielle de Marion Maréchal ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Louis Aliot peut-il être candidat aux municipales malgré les réquisitions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Laurent JacobelliFait
    « « Ça prouve que tout ce que l'on disait lors de la première étape du procès était réaliste. » »
  • 1:30Laurent JacobelliFait
    « « Les réquisitions correspondent à peu près à ce qu'on avait entendu en première instance. » »
  • 4:30Laurent JacobelliFait
    « « On a un duo Marine Le Pen, Jordan Bardella qui travaille ensemble. » »
  • 7:30Laurent JacobelliFait
    « « Emmanuel Macron a délégué notre industrie à la Chine, veut déléguer notre agriculture à l'Amérique du Sud. » »
  • 9:30Laurent JacobelliFait
    « « La CSG va augmenter notamment pour énormément de retraités. » »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Laurent Jacobelli, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes député de la Moselle, porte-parole du Rassemblement national. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesseredon du groupe Ebra.

Ce sont tous les journaux régionaux de l'est de la France. Bonjour Fabrice cher bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour.

Bonjour Laurent Jacobelli. Les réquisitions sont donc tombées dans le procès des assistants parlementaires européens présumé fictif du FN. 4 ans de prison dont un ferme 5 ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen mais pas d'exécution provisoire.

Comment vous avez réagi ? D'abord c'est la bonne nouvelle, j'allais dire pas d'exécution provisoire. Ça prouve que tout ce que l'on disait lors de la première étape du procès était réaliste.

Je me rappelle des plateaux de télévision, pas celui-ci he bien sûr où on nous disait "Mais non, mais vous avez tort, l'exécution provisoire c'est nécessaire, c'est obligatoire, c'est systématique." On voit bien finalement que cet axe de défense était juste. Après, je vais vous dire pas énormément de surprises.

Les réquisitions correspondent à peu près à ce qu'on avait entendu en première instance. Maintenant, ce qui compte, c'est l'étape d'après. C'est pas le jugement qui a été donné hier.

Ce sont c'est l'avis des procureurs, j'explique au aux téléspectateurs. Et donc euh ce qu'on attend, c'est le jugement et entre les deux, il y aura la défense, c'est-à-dire Marine Le Pen, euh l'ensemble des prévenus, les avocats qui vont s'exprimer et donc pour l'instant euh on attend. Euh je je il y a une impatience évidemment parce qu'on a envie de savoir comment va se dérouler la présidentielle.

On a envie évidemment comme des millions de Français, pardon, que Marine Le Pen puisse se présenter. Mais pour l'instant, j'allais dire pas de scoop. Ça va être long, très long pour vous.

Bah ça va être long parce que sur les plateaux de télévision comme aujourd'hui et vous faites votre métier, c'est normal les électeurs aussi, on va devoir répondre à ces questions mais les Français se posent d'autres questions aussi sur leur pouvoir d'achat, la sécurité sur leur identité et l'immigration. Il y a beaucoup de choses aujourd'hui dans un monde devenu fou. Les Français ont besoin d'avoir un cap, d'être rassuré et c'est vrai qu'il ne faudrait pas occulter non plus les débats de fond.

Mais comment elle a réagi Marine Le Pen ? Vous l'avez eu hier. Marine Le Pen, c'est Marine Le Pen.

C'est un rock. C'est-à-dire qu'elle est euh d'une capacité, d'une résilience, d'une force, d'une combativité euh hors norme de celle qui font les chefs d'état. Et et je crois que vous savez, moi j'ai rejoint euh le Rassemblement national et Marine Le Pen en 2017 justement pour cette force de caractère.

Vous savez, on l'annonçait euh fini, c'est la mort de Marine Le Pen pour la 15e fois et moi, j'ai rencontré une femme déterminée qui préparait déjà l'avenir. Marine Le Pen, c'est ça. C'est quelqu'un qui traverse les épreuves mais qui garde dans sa tête une ligne directrice, c'est l'intérêt général et l'intérêt de la France.

Je crois qu'on l'a encore vu hier. Alors quand même, le réquisitoire est sévère hein. Organisation systémique durable.

Assumé, l'argent public a été détourné goutte à goutte au point de former un fleuve pour arroser euh le parti. Hein, je cite ce qu'a dit le parquet. Euh visiblement, la ligne de défense de Marine Le Pen qui dit qu'elle est innocente n'a pas fonctionné.

Mais nous verrons bien. Une fois encore, attendons le jugement. Moi, vous savez, je ne suis ni juge ni avocat.

Je sais Marine Le Pen sincère, je sais tout cela. Mais nous sommes en plein milieu d'avoir convaincu. Nous sommes en plein milieu du procès.

Vous imaginez bien que je vais pas vous sortir des éléments qui n'ont pas été sortis au procès parce que je n'en ai pas. Moi, j'attends avec confiance, sérénité et et impatience le le jugement comme tout le monde parce que on veut savoir comment va se dérouler notre élection présidentielle. Mais compte tenu des réquisitions, Laurent Jacobli, vous pensez vraiment qu'elle ne sera pas déclarée coupable à l'issue du jugement ?

Ah mais je n'en sais rien. Je suis pas dev un vous savez et je ne suis pas vous espérez encore. Mais enfin c'est pas une question d'espoir, c'est une question de fa est-ce que là vous vous dites qu' tenu des réquisitions, bon le mieux qu'on puisse espérer, c'est pas d'exécution provisoire.

J'ai eu des sourires plus francs dans ma vie mais pour le moment le jugement n'est pas prononcé. Vous savez en politique quand on fait de la politique on a l'habitude de se prendre des murs, on a la on a l'habitude des obstacles. Si on arrête et qu'on se désillusionne au premier obstacle, il faut pas faire de politique.

Donc nous, on est confiant, on continue à travailler. On a un duo Marine Le Pen, Jordan Bardella qui travaille ensemble. Marine Le Pen est aux affaires comme Jordan Bardella.

On travaille, on travaille pour les Français et on va pas se se congeler, on va pas se se stériliser pendant quelques mois. On n pas de mois à perdre, on a pas de semaine à perdre. Donc on continue à travailler et justement vous dites he ce congeler pendant quelques mois euh aucune décision avant juin.

La justice va pas se prononcer avant l'été. Non, je pense pas. Oui.

Euh vous ne prenez pas un risque le Rassemblement national à attendre cette échéance là pour vous organiser. Vous avez un candidat bis qui est plus que bis d'ailleurs quand on regarde les sondages. Vous ne vous dites pas on aurait intérêt à capitaliser tout de suite sur lui plutôt que d'attendre une décision de justice.

Je vais vous assurer, on va pas attendre juin pour travailler. On travaille déjà sur les programmes. L'ensemble des cadres est mobilisé.

Les équipes de Jordan et les équipes de Marine sont les mêmes. Euh euh il travaillent en duo. Donc nous la campagne présidentielle on est déjà ce que vous nous dites.

Je dis pas ça. Euh je dis simplement que ils défendent les Français, ils défendent la même idée de la France, ils défendent le même programme. Il y a un besoin d'alternance.

Cette alternance, il l'incarne ensemble. Moi, je pense qu'on a un duo que ce duo, il va perdurer et que une fois encore la présidentielle, elle est dans tous les esprits, y compris le nôtre. Parce qu'on voit bien que l'air Macron est à sa fin.

On voit bien qu'il faut reprendre les rennes. 3400 milliards de dettes, une pression fiscale intenable, une insécurité qui explose, une immigration qui explose. Il y a une urgence, je le répète, nous ne perdrons pas un jour, 1 heure, une minute dans l'élaboration de notre campag.

Juste pour qu'on soit clair, Laurent Jacobelli, si jamais le jugement suit les réquisitions, est-ce que Marine Le Pen sera candidate à la présidentielle ou pas ? Marine Le Pen donnera sa réponse après le le jugement d'appel. On imagine que elle vous a déjà fait part mais elle a été très claire, elle l'a dit d'ailleurs publiquement.

Euh ce que veut Marine Le Pen et c'est l'engagement de sa vie, c'est que nos idées arrivent au pouvoir. Bien évidemment, on va pas faire campagne pendant un mois seulement. D'abord pour des questions administratives, ce serait pas possible.

Et puis parce que ce serait faire défaut par rapport aux Français qui veulent une campagne de fond, une campagne longue. Donc elle prendra ses décisions après le jugement, mais elle ne mettra jamais en péril la campagne électorale. Donc si le jugement suit les réquisitions, elle ne sera pas candidate à la présidentielle, mais c'est elle qui se prononcera.

C'est elle qui se prononcera. Mais en tout cas, on n'attendra pas l'éventuel recours au Conseil constitutionnel quelques semaines avant l'élection présidentielle parce que je le répète, je le répète, une campagne présidentielle ne se fait pas en 2 semaines. Donc en juin, on saura si elle est candidate ou pas.

Oui. Est-ce que Jordan Bardella se tient prêt ? Mais il se tient prêt depuis des mois.

Ils se tiennent prêts ensemble. En fait, ce que j'aimerais faire passer comme message, c'est qu'on a un duo. Bien sûr, il y a deux personnalités, deux parcours de deux, comment dirais-je ? de de personnages différents mais il travaillent sur le même projet, il travaille ensemble, il travaille avec les mêmes équipes.

Je vais peut-être vous vous choquer mais on a commencé cette campagne depuis longtemps et même si effectivement il y a cette épée de Damocles au-dessus de la candidature de Marine Le Pen, ça nous a jamais empêché de travailler et de travailler avec un duo. On travaille avec les deux dans l'équipe dans les équipes du Rassemblement national. On verra bien qui part au combat.

Il se tient prêt, dites-vous. Mais est-il prêt ? Est-il prêt pour aller par exemple dans un débat de second tour ?

Écoutez moi, vous savez je j'aime beaucoup notre pays, j'aime beaucoup son peuple et je lui fais confiance. Apparemment les Français pensent que et Marine Le Pen et Jordan Bardella seraient des bons présidents de la République. Pourquoi ne pas faire confiance aux Français ?

Moi, je travaille avec Jordan Bardella. Oui, il a l'étof, il a la capacité, il a la résilience, il a les épaules pour être demain président de la République. Mais Jordan Bardella, c'est encore Jordan Bardella qui en parle le mieux.

Jordan Bardella, il se définit lui-même aujourd'hui comme le premier soutien de Marine Le Pen. C'est clair. Et donc pas comme un président de la République.

Potentiel. Mais potentiel oui. Mais aujourd'hui notre candidat naturel et je cite une fois encore Jordan Bardella.

Et vous lequel des deux à votre préférence ? Pour vous lequel des deux serait le meilleur candidat pour le RN compte tenu du contexte judiciaire à la présidentielle ? Mais les deux se seront de très bons candidats et je vais vous dire je n'ai jamais senti Non pas du tout.

Je n'ai jamais et je me réveille pas le matin en me disant lequel des deux tu vas soutenir. Je soutiens les deux. Je le répète souvent et je l'ai déjà dit sur votre plateau.

Je suis porte-parole du parti dirigé par Jordan Bardella et vice-président à l'Assemblée nationale du groupe dirigé par Marine Le Pen. Donc euh franchement et et beaucoup de cadres, beaucoup d'élus sont dans mon cas, c'est-à-dire que on soutient vraiment les deux parce que c'est un travail collectif qu'il représente tous les deux et ce sera soit l'un soit l'autre. Mario Maréchal par exemple qui revient dans le débat politique qui sort un livre euh où elle cite où elle parle beaucoup de de Jean-Marie Le Pen.

Elle pourrait pas être votre candidate ? Mais une fois encore, je vais citer Marion Maréchal qui a dit euh qu'elle soutiendra notre candidat euh parce que le Rassemblement national est aujourd'hui le parti euh euh le vaisseau amiral euh envier 2026 du du courant patriot que chacun avec ses ses particularités, ses singularités euh et bien soutiendra euh le candidat du corps national le mieux placé et évidemment ce sera Marine Jordin. Et vous ne lui prêtez aucune ambition à Marion Maréchal et je pense qu'elle a beaucoup d'ambitions Marion Maréchal notamment notamment pour le pays.

Et je pense que si elle avait une ambition présidentielle, elle l'aurait dit déjà. Moi je je crois en sa sincérité quand elle dit qu'elle soutiendra le candidat fait qu'elle équité reconquête qu'elle refasse un pas vers le Rassemblement national pour vous ça montre pas. C'est pas les prémisses d'un ralliment à votre camp et du fait qu'elle pourrait être la candidate de votre camp.

Non, je crois que le camp patriote a aujourd'hui plusieurs sensibilités, plusieurs figures qu'il faut qu'il se réunissent. Évidemment que Marion Maréchal y a toute sa place, elle l'occupe d'ailleurs toute sa place. Je vous rappelle que les élus de de son mouvement euh font partie du groupe Rassemblement national et apparenté à l'Assemblée nationale.

Ça marche. Donc euh il y a pas de raison que le camp patriote il va jusqu'à Éric Zemour. Pardon ?

Le camp il va jusqu'à Éric Zemour. Il irait jusqu'à Éric Zemour s'il n'avait pas une position hostile. Il se voit comme le grand remplaçant de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella là où il devrait être un un apport supplémentaire au mouvement patriote.

C'est à lui pas de ticket. Je je ne le pense pas. Un mot sur parce qu'il y a il y a pas que Marine Le Pen qui était jugé dans ce procès, il y a également notamment Louis Alliot qui est actuellement le maire de Perpignan.

Le parquet très bon maire de Perpignan. Le parquet requiert 18 mois de prison avec surcis une peine d'illégibilité de 3 ans sans exécution provisoire. Est-ce que moralement il peut être candidat au municipal dans ces conditions ?

Mais oui, bien sûr, parce que d'abord euh Louis est quelqu'un de moralement très fort parce qu'il a un bilan excellent pour sa ville de Perpignan euh où notamment en matière de culture, de sécurité, il a montré qu'il savait mais là on parle pas de son bilan, c'est-à-dire peine d'ingigibilité de 3 ans euh requise. Ça veut dire qu'il pourrait être condamné à l'ingligibilité euh cet été. Bon, il peut être moralement candidat dans ces conditions.

Mais bien sûr, parce que je le répète, vous savez quand vous êtes candidat du compatriote, vous avez contre vous beaucoup d'institutions, beaucoup de bienpensants et ça forge un caractère. Euh Marine Le Pen, Jordane Bardella, Louis Aliot, beaucoup de nos candidats ont ce caractère, ils ont cette combativité et Louis euh je crois fera fait une très belle campagne. Bah il y a le caractère mais il y a ce que dit par exemple le parqu et Louis Alo s'est inscrit sans réserve dans le système frauduleux.

Ces explications ont souvent été incohérentes. Mais nous verrons bien le ça fait quand même un bon candidat municipal. Mais bien sûr, son bilan est excellent.

C'est une personnalité aimée de ses concitoyens et je ne vois pas pourquoi Perpignan se priverait d'un d'un tel talent. On va parler d'autres sujets d'actualité, notamment hier dans le VAR, une professeur qui a été attaquée par son élève de 14 ans dans son collège en pleine après-midi. Quelle a été votre réaction ?

D'abord beaucoup de tristesse, beaucoup de compassion et d'empathie pour cette professeur. On ne comprend pas ce qui s'est arrivé, comment dans notre société un gamin peut s'en prendre violemment, blessé, grièvement, quelqu'un qui est là pour lui transmettre le savoir, les codes de la société et l'amener dans une vie, on l'espère, prospère et paisible. Tout cela casse un certain nombre de croyances et de codes.

Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui on est dans une société où la violence est généralisée jusqu'au plus jeune où on a confondu liberté et permissivité et où on confond développement de l'enfant avec fin de l'autorité. Et je crois qu'il faut ramener l'autorité au cœur du débat, qu'il faut maintenant ramener aussi un peu d'apaisement dans l'école.

Et je crois que par exemple la présence des des infirmiers et des infirmières scolaires qui à l'époque décelaient les premiers troubles chez les enfants, et bien ça manque. Il faut il faut les ramener et puis il faut une justice des mineurs aussi parce que aujourd'hui quand on a 13 ans 14 ans, on croit qu'on peut der, agresser, violenter sans aucun poids de la société derrière. Il faut que ça cesse.

Il faut notamment ramener des peines courtes pour les jeunes de plus de 13 ans dans des centres spécialisés où ils apprennent qu'il y a une différence entre le bien et le mal, entre l'ensauvagement et la civilité. Je crois que il faut remettre tout ça au cœur. Donc quand hier appel à des mesures qui rétablissent l'autorité, c'est celle-là pour vous ?

Bien sûr, c'est ça. Et puis l'autorité et la responsabilité des parents aussi. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il faut que quand des parents touchent par exemple des aides sociales, et bien ces aides s'arrêtent quand le l'enfant mineur se comporte mal. euh un enfant qui est dans la rue à 3h du matin et bien il y a évidemment quelque chose qui ne va pas dans la société mais il y a une défaillance des parents et donc il faut les ramener à leur responsabilité.

Je crois que là bon l'enquête est encore en cours évidemment mais on parle d'un élève perturbateur. Euh est-ce qu'on est sur de que vous pensez être de la délinquence ou est-ce qu'on est sur un problème de santé mentale ? Mais je je l'ai dit je pense qu'il y a aussi un problème de santé mentale et notamment on manque aujourd'hui de détecteurs.

Je parlais tout à l'heure des infirmiers et des infirmières scolaires qui étaient des capteurs aussi pour voir si les enfants allaient mal. Mais on est dans une telle euh on est dans un tel refus de l'autorité aujourd'hui que si un professeur fait un signalement et je crois que c'était le cas d'ailleurs euh euh ou décelle un comportement euh suspect chez l'enfant euh et qu'il le dit et bien les parents vont s'en prendre au professeur plutôt que d'essayer d'amener l'enfant le jeune vers une amélioration de son état. Donc retour de l'autorité, responsabilité des parents, justice des mineurs.

Il y a urgence parce que je lisais une statistique, au cours de sa carrière, un professeur aura 50 % de chance d'être agressé verbalement ou physiquement. C'est pas tenable. C'est patenable. et on a une société de plus en plus violente.

Plus aucun territoire n'est épargné, plus aucune couche sociale n'est épargnée, plus aucun âge n'est épargné et je pense que c'est grave et qu'il faut réagir. Le Sénat examine en ce moment un texte qui renforce, qui élargit le pouvoir des polices municipales. Est-ce que c'est un texte que vous allez soutenir ?

Alors sur le principe sur le principe, ça va dans le même sens que ce que nous proposons. On verra le texte final. Vous savez, on a jamais à l'abri d'une surprise avec la gauche et la Macronie quand il revoit un texte.

Nous euh pour nous c'est très clair. Là au Sénat, il y a peu de chance que que la Oui, mais à l'Assemblée nationale, vous savez, on a dit des choses parfois curieuses, soutenu par des alliances encore plus curieuse. Aujourd'hui, la police municipale, elle a un rôle important.

Nos nos policiers municipaux sont des cibles vivantes, c'est-à-dire qu'ils sont vus avec un uniforme par les délinquants, donc pour eux, c'est la police. Mais ils n'ont pas les mêmes droits, ils n'ont pas le même armement, ils n'ont pas les mêmes prérogatives. Il faut évidemment autoriser le contrôle d'identité par la police municipale.

Il faut évidemment qu'il puisse fouiller un coffre. Et nous, on va même plus loin. Pour les villes de plus de 10000 habitants, il faut rendre l'armement de la police municipale obligatoire.

C'est ce que vous allez proposer à l'Assemblée probablement. Mais attention, attention danger parce que si la police municipale est complémentaire et qu'elle s'ajoute à la police nationale, c'est formidable. Si en revanche on décharge la police nationale d'un certain nombre de prérogatives vers la police municipale, attention danger.

Si vous habitez une commune de gauche par exemple, vous savez de ces communes qui détestent les caméras de surveillance, qui pensent que la police tue, alors vous serez moins bien protégé que si vous vivez dans une ville gérée par allez un maire rassemblement national. Donc tout cela ça crée une inégalité. Il y a quand même beaucoup de maires de gauche qui arment leur police municipale et oui mais moins que les autres en général et avec souvent un discours.

Écoutez moi j'entends à l'Assemblée nationale une gauche qui passe son temps à dire que la police est raciste et que la police tue. Moi, je pense que la police protège. C'est vrai de la police nationale et c'est vrai de la police municipale.

Donc deux polices complémentaires avec des un travail en commun. Oui. Une police municipale renforcée pour ne pas faire de nos policiers municipaux des cibles ou simplement des agents de circulation.

Oui, mais un transfert du poids de la police nationale vers la police municipale et donc un transfert des charges de l'État vers les municipalités. Attention, on parle des agriculteurs, Fabrice. Oui, parce qu'Emmanuel Macron était hier en Hon et il a rencontré les paysans.

Je cite "Nous ne pouvons pas déléguer notre alimentation à d'autres." [rires] Ça doit vous parler ça. J'imagine que vous souscrivez.

Oui, mais j'aime bien les pompiers pyroman. Ça me fascine en fait les gens qui saccagent qui arrivent sur le lieu de leur sacage en disant "Ah, c'est pas bien ce qui s'est passé, il faut faire l'inverse." Bah oui, mais excusez-moi Emmanuel Macron, si vous nous regardez aujourd'hui, mais vous êtes l'homme de la mondialisation.

Pour vous, le monde est un est un commerce ouvert. Le Mercosur depuis 3 semaines, vous n'aimez pas mais vous avez été un de ses artisans pour signer un accord avec l'Amérique du Sud. Vous faites partie de celui qui a été opposé, il a voté contre.

Non, mais attendez, il a voté contre quand il savait que ça passait. Enf, je veux dire, il y a il faut dire la vérité. Oui, il a voté contre en en sachant que ça allait passer.

Évidemment, enfin excusez-moi, une fourberie à un tel degré, c'est de l'art. Mais je crois que nos paysans ne sont pas dupes. Ils ont bien compris qu'ils étaient abandonnés puis abandonné à une Union européenne qui d'ailleurs prévoit une baisse de 30 % de l'activité agricole en Europe.

Pour elle, je sais pas, c'est pas noble, c'est pas voilà. Nous, on pense que l'agriculture, au contraire est un élément essentiel de l'économie. Emmanuel Macron n'est pas sincère.

Vous pensez vous pensez que la crise agricolone n'est pas retombée ? Écoutez, moi je suis pas dans la tête des agriculteurs, mais je crois que vous les voyez dans votre circonscription. voit et ils sont tous sauf naïfs.

Voilà, ils savent qu'il bossent beaucoup. Ils savent qu'il bossent dans des conditions sociales et financières très difficiles, qu'il croule sous les normes. Quand je vois que à l'OFB, l'Office des forêts qui qui s'occupe aussi hein de de d'agriculture et des contrôles, on a nommé quelqu'un qui est une écologiste militante.

Bah tout ça fait très peur. Je crois que depuis des années, on a sacrifié notre agriculture comme vous savez, je viens d'une région sidérurgiste, la Moselle, comme on avait sacrifié notre industrie juste avant sur l'hôtel de l'Europe et de la mondialisation. Qui est plus européiste ?

Qui est plus mondialiste qu'Emmanuel Macron ? Personne. Donc vous pouvez mettre des lunettes de soleil, vous pouvez aller voir des des agriculteurs une heure par an, mais ça ne changera pas le fond des choses.

Ils sont aujourd'hui dans l'abandon de l'agriculture comme si c'était quantité négligeable. Emmanuel Macron a délégué notre industrie à la Chine, veut déléguer notre agriculture à l'Amérique du Sud, veut déléguer notre euh le le pouvoir régalien euh à Bruxelles. Euh c'est euh le grand faillitaire de la France.

Il y a un projet de loi agricole qui s'est examiné au Parlement avant l'été. C'est ce qu'a promis Sébastien Lecnu, vous allez le soutenir. Mais nous verrons bien ce qu'il y a dedans.

Vous savez, j'ai peur une fois encore que ce soit beaucoup d'affichage et peu d'action. C'est bien de réguler, c'est bien de normer probablement, mais il a un moment laissez les agriculteurs bosser, laissez-les tranquilles, ils font un travail formidable. Quel esprit tordu peut imaginer que lorsqu'on impose une norme à un agriculteur français, on n'est pas obligé d'imposer la même norme à un agriculteur brésilien ?

Comment on peut imaginer que dans le même supermarché, on a un produit qui vienne d'Amérique du Sud et qui ne respecte pas les règles que l'on impose au producteur local ? se tirer une balle dans le pied et bien ceux qui ont tiré la balle dans le pied sont probablement pas ceux qui sont les plus bienveillants pour nos agriculteurs. On parle du budget FR fin de séquence budget 2026 ce début de semaine.

Que dites-vous Laurent Chacobély aux Français qui sont soulagés enfin que la France a un budget. Moi je sais pas quel français vous avez rencontré en arrivant ici mais on n pas rencontré les mêmes. Tant mieux.

C'est une complémentarité ça nourrit le débat. Moi, je vois des Français qui sont inquiets euh de 10 milliards d'impôts supplémentaires, notamment 8 milliards sur les entreprises. Ça veut dire moins d'investissement, moins d'augmentation de salaire, moins d'embauche.

Et je crois que mon micro est trop problème de micro. Vous en avez un deuxième normalement [rires] entend. Donc c'est c'est c'est ça le problème pour les Français.

Je vois que les français, il y avait il y avait aussi une assitude quand même un ralbol des Français de voir que la classe politique ne s'en sortait pas avec son budget. Vous me l'accordez ces français là, vous les avez rencontré aussi. aussi mais je pense que le bol est beaucoup plus fort de savoir qu'ils ne pourront plus faire le passer leur permis de conduire notamment les apprentis avec la formation professionnelle le crédit formation personne.

Donc tout ça tout ça c'est un amat de choses qui font que on a un très mauvais budget soutenu par un très mauvais gouvernement. Je rappelle quand même à ceux qui nous écoutent qu'à l'Assemblée nationale, je sais qu'on est sur Public Sénat, mais je suis député, on est sur la chaîne parlementaire, il a un seul [rires] un seul député qui a voté la première version du budget. Un seul, c'est donc un très mauvais budget.

Je la veu même d'ailleurs de tous ceux qui veulent nous l'imposer. Mais pourquoi on a un mauvais budget ? Parce que c'est l'association.

Le budget final n'est pas la le budget final mais n'est pas la version qui a été votée. Non, c'est pas lequel est le pire en fait. C'est ça qui est terrible.

Moi moi je vois bien que la CSG va augmenter notamment pour énormément de retraités. Enfin pardon mais compte tenu de la composition de l'Assemblée nationale, c'était quoi l'alternative Laurent Jacob c'est un ensemble budget ? La réponse la réponse est dans la question cette assemblée nationale ne peut pas pondre un bon budget parce qu'il n'y a pas de majorité.

Notre 5e République et vous savez à quel point nous y tenons, cette 5e République, elle tient par une majorité. Quand il y a pas de majorité, alors on arrive à un texte qui est le mélange des contraires et qui est un mauvais texte. Il aurait fallu un bon texte soutenu par une majorité.

C'est pour ça qu'il fallait retourner aux urnes. Nous l'avons depuis le début. Qu'est-ce qui vous garantit que la dissolution aurait débouché sur une majorité ?

La seule garantie que nous avons, c'est vous étiez à la limite de vous voir à Matignon au moment de la dissolution et vous n'avez pas de majorité. La seule garantie que nous avons aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas de majorité. Ça vaut le coup d'essayer.

Et puis moi, vous savez, le front républicain avec énormément de guillemets autour de l'expression qui a eu lieu en 2024 n'aura pas lieu une deuxième fois. Moi, je ne peux pas imaginer qu'un électeur de droite mélange ses voix avec un LFI dont on voit bien aujourd'hui qu'ils sont les défenseurs de tout ce qu'il y a de pi dans le monde. Je ne vois pas aujourd'hui un militant et un adhérent socialiste sincère voté par l'équipe de vendeurs de voix que sont Olivier Fort et François Hollande vous le voyez peut-être pas mais par exemple il y a des législatives partielles.

Il y en a une dans le Loiret qui opposait la ministre sortant Stéphanie Ristond républicain. Oui. Vous vous rappelez de la législative partielle de ce dimanche en Haute de Savoie ?

Oui. Enfin là, il y avait un face à un candidatiste fait qui ont fait que le candidat du compatriote UDR RN est passé avec 60 % des voix qu'il y a eu un effondrement des républicains. Mais pourquoi ?

Parce que les républicains se sont associés aux socialistes et aux centristes pour pondre ce très mauvais budget qui va accroître la dette, accroître les impôts. Mais dans celle qui opposit une macroniste auN, c'est la Macroniste qui l'emportait. Mais une fois, une fois, mais une fois encore, qui peut penser que demain les macronistes auront la majorité quand vous voyez euh leur travail aujourd'hui ?

Moi, je pense qu'il faut pas avoir peur des urnes. Il faut y aller et il faut y aller franchement. Mais je le redis moi à tous ceux qui nous regardent et qui sont traditionnellement des électeurs euh de la droite, ne vous laissez plus avoir.

Ne vous laissez plus associer au Parti socialiste. N'acceptez plus ces tambouilles. Résistez, sauver votre pays, rejoignez-nous.

Pas de dissolution. Donc ça veut dire un gouvernement a priori avec Sébastien Lecornu, un an à tenir jusqu'au prochain budget. Qu'est-ce que vous attendez de Sébastien Lecornu ?

Rien. Quel rendez-vous vous lui donnez ? Rien.

Rien ? Puisque la le travail de monsieur le cornu du matin au moment où il se lève, du soir où il se couche, c'est de rester en place. Qu'est-ce que vous voulez attendre de quelqu'un dont le seul but est de ne pas être sur un siège éjectable ?

Et donc il acceptera toutes les compromissions avec ce qu'il y a de pire. Et je pense par exemple au socialisme, mais aussi parfois euh avec la lâcheté de la droite. On a euh un groupement qui sont des opportunistes qui s'allient avec des gens sans foil oire et des démissionnaires qui sont la droite.

Honnêtement, euh nous n'en attendons rien. Ce qu'on attend, c'est l'alternance incarnée par le Rassemblement national. Merci Laurent Jacobelli.

Merci d'avoir été notre invité. Fabrice Laune une de l'Est Républicain, une prof poignardée par un de ses élèves dans le Var. C'est à la une de votre journal et c'est tout de suite euh ce qui fait l'actualité dans nos régions.