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ChroniqueLe Monde (sur YouTube)· 28 octobre 2026 4 minActualité / polémiqueSécuritéJustice

Manifestations du 24 octobre : qu’a fait la police face à l’extrême droite ?

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Ces images ont été filmées à Montpellier le 24 octobre. On y voit un homme être violenté par trois autres. Les CRS s'approchent, saisissent la victime et la traîne au sol. Les agresseurs eux repartent sans être inquiétés par les forces de l'ordre. Le lendemain, le maire de la ville dénonce les agissements d'une milice d'extrême droite et le ministre de l'intérieur nit toute connivance des policiers avec des militants d'extrême droite. À aucun moment, évidemment, la police ne les a protégé. À aucun moment, ils n'ont travaillé en concertation avec des policiers et des gendarmes. Bien évidemment.

Pourtant, le monde a vérifié plusieurs images comme celle-ci où l'on voit des civils s'en prendre à des manifestants sans que les policiers ou gendarmes n'interviennent. Dans plusieurs de ces cas, des militants d'extrême droite étaient bien impliqués. Leur présence lors des manifestations du 24 octobre a été documentée dans de nombreuses villes. La scène se déroule à Montpellier ici, près de la place de la comédie vers 17h30. Cet homme frappe un manifestant à plusieurs reprises. Arrête arrête arrête chien sa mère m une heure plus tôt le même homme s'en prenait déjà à un autre manifestant. Ça se passe quelques mètres plus loin rue de la loge.

Dans cette rue, encore une fois, les forces de l'ordre sont présentes mais ne bougent pas. C'est à partir du moment où les manifestants repostent, [acclamation] que les CRS décident de charger en épargnant les agresseurs. [acclamation] On voit ensuite l'un d'eux se joindre au CRS pour porter des coups. Un peu plus tard, l'un d'eux vient même aider les forces de l'ordre en ramenant le sac d'un des manifestants qui se fait violenter. Et la police semble le remercier. Plusieurs d'entre portent des tissus blancs, que ce soit à la taille ou en brassard.

C'est le signe de ralliment choisi notamment par Alpha Rise, un influenceur qui a appelé à protéger les commerçants des pillages après le 17 octobre. Si lors d'une prochaine manifestation, vous voulez défendre votre business et vous êtes seul, je viendrai vous aider et je ne serai pas le seul.

Parmi ces hommes prétendant défendre les commerçants, on retrouve selon le ministre de l'intérieur des militants d'extrême droite qu'on a observé dans au moins deux ville, c'était le cas à Nice et à Montpellier, la présence de militants de l'ultradroite qui cherchaient à s'affronter avec des militants de l'ultra gauche, en tout cas à protéger d'eux-mêmes les commerces à Nice, certains militants d'extrême droite ont proposé lors de leur contrôle par les policiers de leur prêter main forte, ce qu'ils ont refusé selon une source sécuritaire au monde.

Dans d'autres villes, des militants d'extrême droite ont également attaqué des manifestants sans être inquiétés par les forces de l'ordre, notamment à Nancy dans des images vérifiées par Libération. Là, là, il y a les fachot qui cassent la gueule et là là, il y a les flics qui rigolent là.

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Non speech

[musique]

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Locuteur

ou à Rouan. Selon le médiablast, le parquet de Rouan évoque pour sa part des affrontements et [musique] assure que la police nationale est intervenue à plusieurs reprises pour séparer ses individus présentés comme issu de mouvance d'ultradroite [musique] et d'ultra gauche. Cette enquête judiciaire pour violence aggravée ouverte en scène maritime n'est pas la seule. À Nancy, deux enquêtes ont été ouvertes dont une pour vérifier si des infractions auraient pu être commises par les forces de l'ordre.

D'autres ont été ouvertes à Montpellier et Dijon et à Nice, 11 militants présumés d'extrême droite, vont être jugés pour association de malfaiteurs en vue de commettre des violences volontaires aggravées.