Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPS - Parti socialiste· 3 septembre 2023 106 min

L'Europe sera celle du progrès social ou ne sera pas !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

lorsque vous savez que dans ce moment qui est particulier il a et donc lui dire en votre nom et en notre nom toute notre amitié et notre reconnaissance et tu es là comme l'a dit Olivier en famille et nous serons de toute façon maltraitant sur les questions européennes puisque tu es là aussi pour ça ensuite Ludovic faut être qui est le secrétaire de la Confédération des syndicats européens Mathilde Guy maire que je remercie aussi d'être là qui était ce matin aussi sur une autre table ronde et qui a été notamment à l'élaboration de la convention pour le climat qui a voulu Emmanuel Macron avec le succès qu'on connaît Édouard Martin que je remercie d'avoir fait tout le chemin depuis la Meurthe-et-Moselle pour nous rejoindre aujourd'hui et tous les trois vous nous parlerez de cette transition juste qu'on attend au niveau européen et comment le monde syndical le monde des travailleurs le monde des collectifs citoyens se préparent à aux transitions et comment les politiques européennes peuvent avoir un impact sur ces questions là et je vous remercie d'être là on aura un deuxième temps sur la table ronde un troisième puisque l'introduction sera faite par Raphaël qui sera autour de Yannick Jadot je te remercie Yannick d'être là bien sûr l'ancien candidat à la présidentielle mais aussi député européen qui va rejoindre une autre assemblée nationale et avec toi on voulait voir comment la France a été à la hauteur ou pas des ambitions du Green Deal et ce sera complété par le témoignage du end qui est la présidente de l'ensemble des Jeunes Socialistes internationales c'est un peu l'équivalent de Pedro Sanchez au niveau du PSI mais beaucoup plus jeune je ne dirais pas c'est ça l'organisation des jeunes du parti socialiste international et puis Christophe clergeaud mon collègue évidemment le secrétaire national à l'Europe mais notre nouveau collègue député européen qui a pris la succession d'Éric Andrieu au moment où le Parlement européen montrait sa plus mauvaise image sur les ambitions de la transition et du Green Deal puisqu'il est arrivé au moment du vote sur le restauration de la la nature il y a participé à activement à essayer d'avoir une majorité qui a été très courte et il nous parlera du coup de cette vision aussi qu'il a en arrivant depuis peu sur les ambitions affichées et la réalité qui est celle au Parlement européen d'une régression en tout cas de la droite et de l'extrême droite sur les ambitions de neutralité carbone et puis Aurore que je me présente pas non plus que notre collègue député européen mais qui elle va nous parler de comment on va arriver à financer nos projets et nos politiques européennes autour de la transition autour du progrès social dans les années futures et qui a lancé évidemment l'initiative avec Paul Magnette et on y reviendra sur le lycée donc je nous aurons ensuite évidemment un temps d'échange avec la salle qui ou l'ensemble des intervenants pourront vous répondre et puis une conclusion par Raphaël sur les combats futurs et donc je ne souhaite collectivement une belle après-midi de travail autour de ces enjeux et Raphaël je t'en prie tu peux rejoindre le pupitre ou rester à ta place je vais rester dans le collectif le camarade Lénine disait en avant des masses mais pas mais d'un pas seulement ce grand criminel déjà je veux vous remercier et dire mon plaisir d'être d'être ici parmi parmi vous parmi nous j'allais dire parce que c'est un moment extrêmement important et cette table ronde on voulait on tenait vraiment à la faire parce que si vous voulez l'Europe sociale on en parle on en parle on en parle mais là on est à un moment qui a un moment qui est à la fois un moment de de grande crise et de grandes opportunités le modèle néolibéral est ébranlé on l'a vu nous pendant notre mandat dans tous les domaines que nous touchions dans toutes les commissions dans lesquelles on siégeait et bien que les crises ébranlaient le consensus à Bruxelles et Strasbourg il y a eu la pandémie qui nous a fait comprendre à quel point nous n'étions plus capables de produire des masques du doliprane du curare pour nos hôpitaux à quel point nous étions devenus dépendants et à quel point les réalistes qui nous vendaient la doctrine du libre-échange comme étant la meilleure garantie vers le progrès humain était en fait des irénistes ou des lobbystes d'intérêts puissants il y a eu ensuite la guerre la guerre qui refait son retour sur le continent européen et qui a mis fin à ce qui était le corollaire philosophique de ce dogme libéral qui était le mythe de la fin de l'histoire et de la paix perpétuelle cette idée que le monde désormais était aplani et que ce qui comptait c'est le commerce l'invasion de l'Ukraine par le régime de Poutine a fait basculer l'Europe dans un temps nouveau où le politique prime à nouveau sur les considérations d'intérêt ou en tout cas tout le monde se le sent devrait primer à nouveau sur les considérations d'intérêts aussi puissants soit-il et la grande crise climatique et ces trois crises ont complètement heurté notre mandat et on a tous compris à quel point ces trois crises étaient liées et qu'elles appelaient de nous la même chose finalement c'est à dire le rétablissement du primat du politique le fait que l'Europe était la juste échelle pour établir ce prima du politique mais que pour ce faire elle devait changer d'approche de manière profonde et il y a aujourd'hui à l'échelle européenne les prémices de cette bascule et puisque mon voisin de droite enfin c'est pas je te situe pas politiquement je te situe juste géographiquement tu as lutté toi au Parlement dans le mandat qui précède celui-ci pour le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières et bien ce mécanisme malgré toutes les critiques qu'on va formuler existent aujourd'hui enfin est en voie d'existence et le devoir de vigilance des entreprises qu'on prétendait impossible être aujourd'hui voté par le Parlement le bannissement des produits de l'esclavage de nos marchés le fait qu'on autorise plus des systèmes qui réduisent les êtres humains en esclaves à venir ratiboiser nos productions et concurrencer nos producteurs et bien il est en négociation en ce moment au Parlement européen le la directive sur la déforestation le mécanisme d'ajustement dont on parlait tout cela c'est une rupture c'est des prémices de rupture et donc ce discours qu'on a pu repousser dans l'idéalisme sur l'Europe sociale ou sur l'Europe écologique aujourd'hui en fait il a la crédibilité imposée par les crises et même si politiquement c'est difficile d'y croire parce que politiquement on peut pas dire que aujourd'hui en tout cas en France une domination claire des idées écologistes et sociales mais idéologiquement à l'échelle de notre continent il y a une bascule qui s'opère et donc comment on fait aujourd'hui c'est ça le sujet de cette table ronde comment on fait aujourd'hui pour enfin saisir cette opportunité historique et imposer une Europe sociale et écologique comment on lit les deux comment on montre que la transformation écologique c'est une quête de justice sociale que c'est le rétablissement même de la possibilité d'une quête de justice sociale en rétablissant ce primat du politique en redonnant à la Cité la capacité d'organiser la société d'organiser l'espace d'organiser le territoire de ne plus laisser simplement diriger par les forces du marché et c'est un enjeu qui est fondamental si on n'arrive pas là maintenant tout de suite à imposer ce lien à imposer cette horizon et bien on basculera dans la barbarie parce que la démocratie ça sert à rien de simplement la défendre en criant contre les extrêmes en criant contre les régimes autoritaires en criant notre indignation face à la progression des dirigeants des parties nationalistes partout en Europe on arrivera à éviter ce basculement dans l'autoritarisme et dans le nationalisme si on montre que l'Europe peut être une puissance écologique et sociale qu'elle peut répondre aux grands défis de notre temps qu'elle n'est plus un véhicule de la globalisation mais qu'elle est le moyen de domestiquer cette globalisation et de réimposer l'intérêt général au-dessus des intérêts particuliers que c'est la juste échelle finalement pour redonner au monde un caractère habitable et ça c'est tout c'est tout ce qu'on a essayé de faire à différentes époques dans différents groupes au Parlement européen et c'est notre ambition avec place publique avec le Parti social c'est de voir comment on peut rendre ce projet là crédible et juste pour situer la hauteur de l'enjeu et après on va débattre je crois que si on n'arrive pas à le faire maintenant cette année et bien en réalité on aura perdu parce que le compte à rebours est lancé climatiquement le compte à rebours est lancé politiquement il n'y a pas meilleures preuve que notre faiblesse à l'échelle du monde aujourd'hui de la nécessité d'affirmer cette puissance écologique européenne et sociale aujourd'hui si nous ne parvenons pas à donner du contenu à l'Union européenne qui permette de justement nous adresser aux classes populaires nous adresser aux classes les plus fragiles et bien nous basculerons dans le néant à l'échelle du monde et à l'échelle intérieure nous avons été pendant des décennies un continent de consommateurs consommateur de la sécurité américaine consommateur de bien produits en Chine dans nos industries stratégiques consommateur d'énergie russe et ceux qui nous est demandé c'est de devenir un continent de producteur de producteur de sécurité de producteurs de bien de producteurs d'énergie et de producteurs de liens et si l'Union européenne n'est pas le véhicule pour faire ça alors il n'y en aura pas donc c'est vraiment un moment extrêmement important les élections qui vont arriver vont être fondamentales cruciales ce sera pas des référendums de politique national ce sera une question vitale qui est la question quelle Europe voulez-vous quelle Europe voulons-nous comment va-t-on comment veut-on transformer l'Union européenne en gardienne d'un modèle fondé sur l'impératif écologique la Solidarité sociale et la préservation d'un cadre démocratique et nous serons amenés à faire cela probablement seul dans un premier temps en 2024 il y aura des élections aux États-Unis les climatosceptiques républicains qui ont affiché leur ambition de délaisser l'Ukraine et de sacrifier l'Europe peuvent tout à fait l'emporter et alors on se retournera et on se dira mais qu'est-ce qu'on fait maintenant donc il faut anticiper et poser les bases de cette immense aventure qui est la transformation de l'Union européenne en puissance écologique et sociale et donc on est réuni là pour en discuter pour voir quels sont les blocages qui nous empêchent de transformer cette union européenne en puissance écologique et social et quels sont les perspectives qu'on peut dessiner en essayant d'être au plus vrai c'est à dire en reconnaissance qu'il y a déjà été fait mais en constatant ce qui ce qui nous manque aujourd'hui pour être véritablement un acteur de la transformation donc merci à toutes et à tous d'être là et bon débat alors on va commencer évidemment par la partie de la transition juste parce que c'est un grand mot qui a beaucoup alimenté notamment après la pandémie et la partie de l'aide d'urgence de l'Union européenne on a vu la création notamment d'un fond de transition juste expérimentale qui aujourd'hui n'est pas à la hauteur des besoins d'une transformation à la fois de reconversion des salariés sur le secteur du de la neutralité carbone et des hernies renouvelables mais aussi en matière de formation demain pour les jeunes et donc je voulais voir avec notamment Edward Ludovic mais et maquille si les politiques européennes aujourd'hui ne sont pas évidemment ambitieuses mais elles peuvent accompagner une démarche de reconversion de cette de ce mode finalement de production qui a été le nôtre jusque là et comment les entreprises et notamment le secteur des salariés se prépare on a vécu l'été le plus plus chaud au niveau européen je crois que aucun territoire de l'Europe qu'il soit d'ailleurs de l'Est comme du Sud n'a été épargné de par les inondations où les incendies cet été et donc nous allons rentrer dans cette rentrée parlementaire la semaine prochaine avec certainement un constat partagé mais pour autant on a l'impression que les politiques j'allais dire de protection et de reconversion de finalement de la de la du salle du salarié qui aujourd'hui doit partir sur autre chose que ce qu'on a vu aujourd'hui avec ArcelorMittal moi je suis un territoire des Bouches-du-Rhône du Corot d'agnien autour d'ArcelorMittal et et tout ce qui va avec les raffineries de pétrole comment on va accompagner ces salariés comment on va accompagner demain les métiers et les plus les métiers les plus finalement aujourd'hui les plus précaires et puis évidemment peut-être finir avec une note aussi d'optimisme de travail qui a été fait sur le travailleur des plateformes pour le travailleur des plateformes pour la sécurité des travailleurs des plateformes comment il fait aujourd'hui humiliation pour d'autres secteurs précaires et en difficulté voilà donc Édouard évidemment c'est ton mandat d'ancien députés mais c'est aussi ton expérience aujourd'hui autour de l'économie sociale et solidaire ton association autour de bâtir du renouveau sur la transition juste et donc pose la question sans forcément d'ailleurs avoir beaucoup de réponses de notre côté oui merci beaucoup alors moi je tiens simplement à préciser que ce que je vais dire c'est c'est encore à l'état de réflexion je ne prétends absolument pas de tenir la vérité mais une partie du de la problématique avec mon regard aussi extérieur maintenant parce que même si je suis effectivement dans le milieu de l'insertion où j'essaie de m'occuper des personnes les plus éloignées du monde de travail je regarde ceux qui ont peur de perdre leur travail et je pense notamment à ceux dont ma région donc beaucoup d'autres régions européennes des régions industrialisées qui se désindustrialisent après la sidérurgie le deuxième coup de fouet ça va être le monde de l'automobile puisque effectivement il va falloir passer à l'automobile entre guillemets je mets beaucoup de guillemets la voiture propre la voiture électrique est-ce que la voiture électrique est vraiment propre c'est la question mérite d'être posée mais ceci étant dit je disais tout à l'heure on appartient à Raphaël dans ma région il y a la plus grosse unité de production de moteur diesel du groupe Peugeot il y a 4600 postes de travail plus 2000 dans les boîtes de vitesse et j'ai 7000 personnes aujourd'hui qui se posent la question de leur devenir monsieur Carlos Tavares le patron de Peugeot l'a toujours à travers la gorge que l'Europe lui a imposé effectivement des vécus propres parce que lui il n'y croit toujours pas mais contre il fait mauvaise fortune il dit bon ben alors si c'est comme ça ben je vais encore accélérer un peu plus le pas donc lui c'est même pas fixé l'horizon 2030 pour passer en toute électrique il s'est il s'est fixé comme objectif arrivé à 2027 2028 donc vous voyez l'accélère la sociale mais sans partenaire avec qui discuter et moi la question que je me pose parce que j'ai été effectivement débuté européen je faisais partie encore à l'époque avec Yannick et d'autres où on a commencé à voter les premiers textes sur la transition écologique énergétique c'est dire ok on a une vision globale au niveau européen sauf que l'Europe c'est peut-être là aussi la faiblesse de l'Europe il faut que nous on s'interroge c'est que on a une vision macro politique économique industrielle de la chose or les problèmes sont micro il faut ça il faut s'attacher et s'atteler s'attarder sur les territoires et moi je me souviens à l'époque on avait des débats avec les gens de la commission puisque les gens la commission certains experts venaient nous présenter des chiffres et qui nous expliquaient et j'ai envie d'y croire encore j'ai la faiblesse de croire que ça va être le cas que à horizon 2030 les nouveaux emplois verts seront plus nombreux que les emplois des industrialisés peut-être allez je vais je veux garder ce côté naïve je veux dire ok pourquoi pas mais je prenais toujours l'exemple suivant et j'exagéré c'est mon côté hors Dalou Laurin j'exé j'exagérer toujours le trait j'ai dit ok très bien alors prenons l'exemple du secteur automobile parce que c'est à des premiers facteur le plus polluant prenons la région de Stuttgart dans le monde l'autre bastion industriel autour de l'automobile imaginons que demain à cause de l'électrification de l'automobile on supprime 40 emplois 40000 emplois industriels achetent mais la Commission européenne de sa grande bonté on va dire attendez 90000 emplois à Bordeaux mais qu'est-ce qu'ils en a les Allemands de Stuttgart de savoir qu'on a créé 4000 90 000 emplois à Bordeaux ils vont pas déménager pour la Bordeaux donc c'est bien au niveau territorial il nous faut une méthodologie il nous faut la méthodologie c'est quoi en tout cas nous à Bridge et c'est pas un jeu de cartes se bâtir le renouveau industriel la démocratie sur le génie écologique c'est dire il faut mettre autour d'une table l'ensemble des parties prenantes et réfléchir effectivement je prends l'exemple de Peugeot à Tremery mais je prends l'exemple de Saint-Gobain les hauts fourneaux qui est encore à pompé par pompe à Pont-à-Mousson pardon je prends la centrale à charbon encore à Saint-Avold il y a 350 personnes dont le port est supprimé d'ici la fin d'année qui sont en pleine panique ils n'ont aucune visibilité là aussi une question qu'il faudrait poser à l'Europe libérale financière moi j'ai 60 balais et depuis que j'ai l'âge de raison que je suis rentré dans le monde de l'entreprise que ce soit mes patrons que ce soit les élus les politiques de tout bord on m'a toujours expliqué que la finance il faut qu'elle soit rassuré il faut que les de la visibilité il faut qu'elle sache où elle va si elle veut prendre des risques et bien les citoyen que nous sommes soit on nous sommes exactement dans la même situation nous avons besoin de visibilité pourquoi pas aller transitionner génétique transition écologique ok chiche mais demain que devient mon emploi que devient mon statut parce qu'aujourd'hui en France et de l'ensemble des travails salariés c'est que le statut est rattaché à l'entreprise vous perdez votre emploi vous perdez votre statut alors dans ce cas-là inventons un statut social européen et en rassure si une manière c'est pas encore la bretelle et la ceinture mais c'est déjà la ceinture mais ce que je veux dire pas mettre autour d'une table l'ensemble de parties prenantes c'est qui c'est les élus locaux évidemment du territoire c'est les organisations syndicales les représentations du travailleur le patronat les chambres d'industrie etc et en réfléchit ensemble à comment ensemble on tire tous dans le même sens pour réussir et cette transformation et cette transition énergétique écologique mais aussi cette transition sociale je l'ai toujours dit et Yannick pour témoigner il était d'accord avec moi il disait la même chose il n'y aura pas de transition énergétique s'il pas de transition sociale juste c'est un leurre aujourd'hui quand je vais à Trémery c'est la ville où il y a Peugeot en me jette des cailloux parce qu'on me dit tu es un des responsables et j'ai beau expliquer que ça va dans l'intérêt général je n'ai pas de réponse à apporter au 7000 travailleurs on leur disant demain vous allez avoir un emploi stable je n'ai pas la réponse là je n'ai pas ce pouvoir là et Carlos navares le que son état nous aide pas dans ce sens-là parce que dit à l'Europe va me faire chier ben vous allez voir ce que vous allez voir il va nous créer il est en train de nous créer des bombes à retardement un peu partout parce que Peugeot c'est pas que très brillant Peugeot et quand je dis Peugeot c'est le monde de l'automobile quoi et donc c'est entre guillemets la patate chaude c'est nous qui devons la gérer et donc nous ce qu'on pointe une méthodologie c'est il faut que chacun puisse avoir son mot à dire c'est pas être d'accord tout surtout mais se mettre d'accord sur une méthode de travail effectivement les emplois aujourd'hui industriels qui ne seront plus valables demain comment cette compétence collective parce que la force de l'entreprise c'est la les comptes c'est la compétence collective c'est l'addition d'une multitude de compétences individuelles qui fait la force de l'entreprise et bien ça on fait des moteurs thermiques et bien cette compétence collective là comment la transforme pour qu'il soit une force de production dans des moteurs non polluants des boîtes de vitesse non polluantes d'autres produits non polluants et non pas dire alors cette entreprise-là je la rase à tremeries et je vais en créer une autre à Bordeaux ou c'est bien Bordeaux ou à Toulouse ou ailleurs mais c'est le drame est là c'est qu'aujourd'hui on n'a pas les coûts des salariés parce qu'on n'a pas de réponse qu'il est rassure et on aura beau prêcher dans le désert et effectivement les chevaux pneumatique regardez comment bronze en Lorraine il est vraiment là mais on n'a pas de réponse concrète à apporter et tout le monde le voit bien tout le monde sait on voit bien les glaciers qui font donc on voit bien les températures en bas les records de de température tu l'as dit Nora mais on rassure pas le personnel et vous savez c'est la question à l'époque vous en avez c'est la question de la fin du mois la fin du monde où la fin d'un monde bien aujourd'hui on est dans dans le zapping on est dans dans l'immédiateté dans l'instant T et bien les salariés se disent moi comment je vais finir le mois ils se disent pas est-ce que ce monde-là va se finir après moi ou pas même si des questions qui se posent peut-être après plus tard mais l'urgence c'est leur apporter des solutions et aujourd'hui malheureusement personne ou en tout cas pas gros monde n'est pas en capacité de se dire allez et on avait prôné à l'époque Yannick rappelle-toi faisant des expérimentations par territoire à un moment donné j'ai cru sous sous les le mandat de François Hollande qu'il allait nous donner cette opportunité là de faire des expérimentations montrer quel meilleur preuve que le concret sur le terrain que ça peut marcher que l'intelligence collective est plus forte que toutes les nationalismes etc etc nationaliste d'ailleurs lorsqu'on parle moi je aussi c'est comme toi Raphaël et comme nous tous ici j'ai cette faiblesse de croire que l'Europe et le lieu pertinent pour se poser toutes ces questions là et le lieu pertinent pour apporter les réponses moi qui vient mon père était réfugié économique espagnol moi je suis arrivé en France j'avais 8 ans je ne Zappy que je ne connaissais pas il loque je ne connaissais pas un climat que je ne connaissais pas la première fois de ma vie que j'ai découvert la neige c'est en Lorraine en 1971 je touchais la neige comme si je touchais enfin bref mais j'ai grandi avec cette valeur républicaine française mais j'ai aussi grandi avec cette valeur européenne et j'ai vu la transformation du pays qui était l'Espagne sous la dictature et j'ai vu les forces de l'Europe amener la démocratie amener à mieux vivre etc mais je vois aujourd'hui l'Europe se l'Espagne se recroqueviller comme d'autres pays vers le nationalisme et là effectivement je suis un correcteur nous sommes en danger et pourtant Dieu sait que l'Europe a apporté des solutions à des pays comme l'Espagne à tous les nouveaux entrants sauf qu'après on a une vision beaucoup trop macro et on n'a pas le je veux dire c'est il nous faut une politique quasiment du sur-mesure territoire par territoire bassin d'emploi par Basso d'emploi sans oublier personne et surtout pas le monde du salarié et ce que je reproche parfois et je me mets dedans parce que j'ai aussi ma part de responsabilité aux forces de gauche que on a trop souvent tourné au dos à ce monde-là en disant je vais vous expliquer non non tu as rien à m'expliquer et je termine là-dessus je suis trop long moi je me souviens parce que j'ai commencé à travailler à l'âge de 18 ans en 1981 les lois auront moi je suis rentré à l'usine à l'époque on me disait toi t'as rien à dire tu es un exécutant les lois auront ont permis de mettre en place des cercles de parole de qualité et ça a beaucoup amélioré améliorer et la qualité et le dialogue social et la productivité et la production et la qualité du produit terrain pourquoi parce que les lois ont dit au patron maintenant vous devez donner la parole salarié et bien il y a beaucoup d'intelligence collective dans la tête de chaque salarié et bien c'est ce modèle là c'est cette méthodologie là c'est cette voix là que je souhaite qu'on puisse construire ensemble merci [Applaudissements] du coup je me tourne vers le devis parce que non parce qu'on a parlé du monde du travail que on a esquiver un chemin qui serait celui où les politiques européennes rentrent dans une phase où la Commission peut entamer un dialogue social finalement ce qu'on reproche à Emmanuel Macron ici au niveau national c'est de ne pas entame un dialogue social sur les questions de reconversion de d'accompagnement à la formation et on a à peu près la même impression au niveau européen malgré les ambitions et les objectifs qui sont les nôtres et je citerai d'ailleurs comme exemple que le budget européen ayant changé depuis quatre ans le budget le plus important n'est plus la politique agricole commune mais bien les fonds qui sont consacrés au territoire ce qu'on appelle les fonds de cohésion et pour lequel le trois quart des fonds sont utilisés pour accompagner la transition juste dans les territoires mais force de constater que l'anticipation manque et donc comment les syndicats accompagnent ou pas mais en tout cas accompagnent les salariés c'est sûr accompagnement de l'entreprise et comment les syndicats sont-ils sollicités au niveau européen pour permettre cette démarche d'émulation collective et de chemins partagés merci et merci pour l'invitation j'aimerais d'abord avant d'arriver là-dessus dire rebondir aussi sur ce que Raphaël a dit sur l'importance et ce que Edward a dit aussi de du niveau européen je sais qu'en France je suis belge la France la France est très tournée sur 207 est très tourné sur l'élection des élections etc mais l'année prochaine si on sort on a au niveau européen pour le moment une alliance avec les conservateurs les libéraux les socialistes qui sur le quand on parle des questions écologiques sont potentiellement rejoints par les Verts mais l'année prochaine l'année prochaine le risque qu'on a après les élections européennes et on voit déjà les signes de ça avec le gouvernement qu'on peut avoir en Italie entre la droite et l'extrême droite le risque qu'on a au niveau européen après le 9 juin 2024 c'est d'avoir une alliance entre l'extrême droite la droite réactionnaire et les conservateurs ça c'est un risque très concret et qu'est-ce que la France en 2027 pourra faire quand toutes les lois auront est prise par cette nouvelle alliance donc aujourd'hui on est sur un mandat 2019-2024 qui met en place un pacte vert qui met en place aussi certaines mesures sociales etc dans les faits c'est des mesures qui s'imposent à la France donc je sais que le centralisme à la française fait que c'est pas quelque chose qui est toujours facilement entendable mais dans quel monde on se retrouve si l'année prochaine on a l'extrême droite qui en tout cas même si elle est pas au pouvoir peut bloquer la prise de décision européenne dans quel monde on se retrouve si en décembre 2024 Trump ou un autre remplace Biden au niveau de la présidence américaine on est dans ce cas là à se poser la question sur se protéger peut-être au niveau national à ce moment-là en 2027 mais on aura perdu la bataille une bataille qui du coup avance aussi très vite par le fait que il fait de plus en plus chaud sauf en Belgique cet été il a pas fait chaud en Belgique parce que de tous les peuples de la Gaule non je finirai pas cette phrase mais donc on a des canicules incroyables et on voit toujours rien se faire on a des recommandations des conseils etc mais tous les thés on a des travailleurs qui peuvent travailler en extérieur les patrons ne sont pas obligés d'arrêter le travail au-dessus d'une certaine au-dessus de certaines températures et donc combien de morts on va devoir avoir combien d'accidents on va devoir avoir combien de cancers qu'on ne pourra pas prouver que c'était lié à l'exposition au soleil 20 ans avant on va devoir avoir pour avoir des mesures au niveau européen national qui interdisent au patron de faire travailler en extérieur et de mettre en plus les protections nécessaires donc ça je pense que c'est la première façon aussi jointe avec ce que Edward Edward disait sur sécuriser les travailleurs dans leur région sur le fait qu'ils vont avoir un emploi mais aussi montrer que dans leur condition de travail qui sont en train d'évoluer et devenir de plus en plus dangereuse on trouve des solutions après je pense que ça c'est un point important de du scrutin de l'année prochaine un deuxième élément que je pense important c'est comment est-ce qu'on gagne au niveau européen je vous dirai pas ce que vous devez faire comme alliance en 2024 parce que je suis belge je peux ne pas le dire du coup mais donc sur la stratégie de la victoire au niveau européen entre 2019 et 2024 quand on a gagné donc au niveau syndical il y a des caisses il y a des importantes victoires dont on est content d'avoir travaillé avec justement toutes les forces progressistes au niveau européen c'est la directive sur le salaire minimum c'est la directive sur la transparence salariale entre les hommes et les femmes c'est la directive en cours de discussion sur le travail de plateforme c'est la directive sur le devoir de vigilance c'est toutes des directives qui a un moment donné vont s'imposer aussi à la France quand elle est pas forcément d'accord avec ses objectifs donc c'est mais qu'est-ce qui a permis cette victoire à chaque fois c'était l'alliance de la gauche au Parlement européen l'isolement de la droite et des libéraux sur certains sujets sur lequel il pouvait pas vraiment se poser vous montre donc en fait de repolitiser au niveau du Parlement européen des questions sociales et donc de poser les questions des conditions matérielles des gens ou la gauche du coup part d'une seule voix isole la droite et surtout en fait rend impossible à l'extrême droite de prendre son rôle dans ce débat parce que sur le salaire minimum l'extrême droite certains ont voté pour certains ont voté contre mais en fait dès qu'on parle de sujets sociaux qui touchent les travailleurs en fait l'extrême droite ne sait pas politiser cette question contre les migrants contre un contre les lgbtqia contre la guerre culturelle etc donc en fait comment est-ce qu'on gagne en parlant du problème des travailleurs et en unifiant la gauche en isolant la droite et en neutralisant l'extrême droite c'est le seul manière et donc le ce qui va sortir du 9 juin 2024 au niveau des élections européennes sera d'une importance stratégique pour voir en fait est-ce que il y aura une alliance possible de gens qui veulent continuer à construire une Europe qui protège ça ça me fait aller du coup sur la transition juste une Europe qui protège évidemment une Europe qui protège et qui ou les employeurs doivent mieux payer etc mais une Europe qui protège et Édouard a vraiment aussi présenté les enjeux locaux et de commencer au niveau des territoires qui va falloir transformer l'Europe par rapport à la transition climatique mais en fait les acteurs locaux les acteurs syndicaux dans les entreprises ne seront en capacité de faire ces changements dans les entreprises que si on a un cadre législatif européen de transition juste qui protège justement ces acteurs parce que sinon on est face à des objectifs climatiques que les employeurs transposent comme ils veulent et donc certainement qui vont décarboner pour 2035 et passer à l'électrique mais ça n'empêche pas car le stavares ou d'autres de dire ma stratégie face à l'électrique c'est de miser sur la qualité et donc de vendre plus cher que sur la quantité et donc comment nous en tant que citoyen on va pouvoir s'acheter ces véhicules électriques c'est pas une question qui s'adresse car le savaresse et c'est pas une question dont deal le Green Deal le pacte vert et donc c'est les questions qu'on doit poser c'est à quel point ce pacte vert aujourd'hui il anticipe les questions sociales les questions travaillent et les transformations pas du tout hormis le fond de transition juste d'une certaine manière le mécanisme d'ajustement carbone au fond aux frontières et le et le nouveau fond social climat mais malheureusement à fond social climat qui va être financé par une nouvelle taxe sur les citoyens sur leur consommation d'énergie dans dans leur résidence et sur leur consommation d'énergie fossiles dans leur voiture alors que ils n'ont pas la possibilité d'aller vers l'électrique qui devient de plus en plus cher donc on doit se poser la question de 130 sans cadre de transition jusqu'ici aux employeurs vous devez développer des stratégies de décarbonation en disant ce que ça veut dire pour l'emploi en disant ce que ça veut dire pour les compétences des travailleurs et on anticipe ces changements en sans la démocratie en entreprise ou les syndicats en plus de droits pour les négocier ou on met en place des systèmes de protection dans tous les pays européens de protection sociale parce que il y a la protection sociale en France en Belgique elle est sous-attaque et dans beaucoup de pays si en Pologne on ferme les mines si dans en Bulgarie on ferme les mines la protection sociale et les casiers inexistante donc les travailleurs qui vont perdre ses emplois sans protection sociale ça fonctionne pas sans financement de service public ça fonctionne pas on va avoir besoin de plus en plus de services publics pour justement faire face aux nouveaux risques et donc comment est-ce qu'on fait justement sans un cadre législatif de transition juste ça me fait aller peut-être sur deux autres éléments c'est le risque du retour l'année prochaine à l'austérité au niveau européen donc pendant le covid et après avec la crise du prix de l'énergie on met en place des politiques de gauche parce que pendant les crises on met des politiques de gauche le soutien aux entreprises le soutien aux citoyens et bien ça les libéraux les conservateurs n'ont aucun problème pendant les crises de mettre des politiques de gauche sauf que pour qu'il n'y ait pas ses crises on a besoin des politiques de gauche de manière générale et qu'elle fonctionne justement en dehors des périodes de crise pour les anticiper donc un état qui protège une Europe qui protège c'est ce qui empêchera les crises suivantes et donc pour ça le problème c'est que donc ce qui a été bien c'est qu'on a mis en suspens le pack de stabilité de croissance qui était du coup le cadre budgétaire européen qui a imposé l'austérité à la Grèce par exemple ça a permis aux États d'investir en dehors des règles de stabilité de dettes et de déficit le problème c'est qu'à la fin de l'année c'est fini on revient en 2024 avec ces règles-là il y a une proposition de la Commission européenne sur la table pour changer pour un petit peu adapter ça très faible et s'il y a pas d'accord même nous les calculs qu'on a fait à la Confédération européenne des syndicats c'est que si on met en place la proposition de la Commission européenne dès l'année prochaine on a dans 14 pays européens 45 milliards de coupes 45 milliards de coupes c'est un million d'instituteurs c'est 1,5 millions de travailleurs de la santé on n'a pas le luxe par rapport à la crise dans laquelle on est de justement ne pas avoir ces travailleurs de la santé donc ce retour à l'austérité c'est un des risques de l'année prochaine et ça je le lirai au risque de l'extrême droite parce que en fait l'austérité l'extrême droite aura pas de problème à l'appliquer et donc le risque de l'extrême droite l'année prochaine on le voit en Italie d'ailleurs ils ont pas de problème à couper dans les dans les dans le système social mais les gouvernements néolibéraux et libéraux n'ont pas de problème non plus à opposer les objectifs climatiques et les objectifs sociaux pour financer la transition climatique ils vont aller couper dans les objectifs sociaux et donc ça c'est le ça c'est le poison c'est le venin qui va rendre très difficile à l'avenir de mettre des progressifs des politiques progressistes en place le dernier point sur la taxation dès lors je pense qu'on doit voir où est-ce que ces mesures on va les financer parce que seuls trois pays ont la capacité fiscale de mettre en place l'accord de Paris 14 pays ont la capacité fiscale de mettre en place le paquet moins 55 % ça veut dire que les autres pays savent pas financer la transition et ces pays ont besoin dès lors que l'Europe est une capacité fiscale qui le permettent seuls les riches vont pouvoir financer cette taxation quand je regardais hier pour me mettre dans le régime français la croissance pardon les bénéfices du CAC 40 l'année passée 152 milliards la croissance française l'année passée 138 milliards ça veut dire que là les bénéfices du CAC 40 ont été plus importants que la croissance en France ça veut dire qu'en fait on a vous avez vous avez on a transféré de nos portefeuilles vers le CAC40 des bénéfices mais cet argent là il est pas investi dans la décarbonation il est pas investi dans la redistribution etc et donc c'est même pas seulement une question de à quel point c'est un juste de manière sociale que des gens gagnent autant la question c'est que cet argent on en a besoin pour investir dans la décarbonation et on a on en a besoin pour justement mettre les solutions au niveau local qui pourront financer la transition juste pour avoir une politique de réindustrialisation de l'Europe de création d'emploi de qualité et avec les énormes fonds sociaux de qu'on donne aux entreprises pour cette pour cette transformation justement avoir des conditions sociales aussi à cette utilisation des fonds parce que comme tu le disais il y a énormément de fonds sur la table le problème c'est que souvent les fonds ils sont utilisés on construit une école en Italie mais il y a pas d'enseignant pour aller dans cette école même chose avec les hôpitaux donc l'utilisation des faux il y a beaucoup d'argent sur la table mais un moment donné il faut aussi qu'ils sont soit pensé sur les territoires pour qu'ils aient un effet [Applaudissements] merci à David du coup Mathilde Hymer que je ne présente pas et qui a été aussi avec nous dans la démarche je parle nous de Parti socialiste national et européen sur la démarche avec progressive Society sur un temps de travail mais qui a surtout été une figure sur la convention citoyenne pour le climat pour nous en tout cas où on avait un espoir que la France porte au moment de la conférence pour l'Union pour la conférence future je me rappelle tellement plus qu'au fouet bon bref pendant le temps de la présidence française où j'ai été d'ailleurs moi-même participante de ce temps de conférence future pour l'Union européenne et on a eu la déception la même que pour la convention citoyenne pour le climat qui arrivait aussi d'Emmanuel Macron c'est-à-dire que la France n'a pas su il n'a pas pu embarquer les citoyens européens vers évidemment la transition mais des débats de fond c'est à dire à quoi va servir l'Union européenne à quoi ça sert au quotidien comment elle prépare l'avenir et surtout comment les jeunes en font partie cette citoyenneté européenne qu'on a tous réclamé et qui n'est plus en cours de construction mais qui existe et qu'il faut du coup sauvegarder face au crises donc ma petite tu es une sable qui nous rappelle à chaque fois que l'écologie elle est aussi d'abord et avant tout juste et qui dit qu'elle doit d'abord se faire avec les citoyens on a parlé des territoires et donc maintenant évidemment on va parler de la démarche citoyenne que tu prônes puisque en fait on doit à mon sens et j'en finirai par là pour ma partie repenser des politiques européennes tu l'as dit territorialement mais moi je parle d'aménagement du territoire on a eu un grand plan mars à l'époque sur aménagement du territoire et les régions européennes ne sont pas toutes les mêmes la France à elle en plus Natoo supplémentaire qui sont les régions ultra périphériques avec d'autres pays européens et donc ces atouts là à l'échelle micro comment à la fois on a embarque les citoyens les îles locaux pour aller vers une démarche qui serait là dans la construction d'un projet nouvelle aménagement du territoire plus juste et plus équilibre je t'en prie ma vie bonjour à toutes et tous merci Nora pour pour l'invitation à la base moi je suis simplement militante climat et à vrai dire j'en avais un peu rien à faire des histoires de démocratie qui me paraissait un peu lointaine un peu secondaire et puis ça prend du temps la démocratie et si je suis venu c'est parce que je me suis assez vite j'ai travaillé pendant la cop21 dans l'équipe de Laurence tibiana et de Laurent Fabius et à la fin de la cop21 tout le monde ça lui est cet accord historique de l'accord de Paris et avec quelques-uns de l'équipe on se disait oui c'est génial on est très content très fier d'avoir mis une toute petite brique à cet édifice et en même temps assez lucide et assez flipper sur le fait que cette accord historique nous mettait sur une trajectoire à 3 degrés à condition que les États tiennent leurs engagements et on s'est dit assez vite que le à condition que les États attendent leurs engagements c'était une condition qui était énorme et que quand on regardait comment fonctionnait les différents états et si on met un focus sur nos démocraties on se rend assez vite compte qu'elles ne sont pas outillées pour gérer cette question long terme pour gérer cette question environnementale comment est-ce qu'on la gère socialement et comment est-ce qu'on ferait descendre c'est c'est grand chiffre ces grands objectifs à des échelles humaines exactement ce que disait donc il y a un énorme enjeu de méthode de process de démocratie n'ont pas été pensé pour gérer ce jeu là donc comment est-ce qu'on les gère maintenant qu'on a à les gérer une des propositions qu'on a et donc moi c'est comme ça que j'ai intégré des collectifs sur la démocratie trois ans après exploser en France les gilets jaunes sur la taxe carbone et c'était un peu une évidence que ça allait arriver parce que si on fait de l'écologie sans justice sociale en l'occurrence cette taxe carbone pesait 3 à 4 fois plus sur les ménages plus précaires que sur les ménage les plus aisés mais évidemment ça finit par crisper il y a un sentiment et ça crée des mobilisations de ce type là donc on a essayé de proposer une méthode tu parlais de méthode on essaie de proposer une méthode au niveau national pour le coup de dire comment est-ce qu'on arrive à réconcilier fin du monde fin du mois qui semblait complètement opposé à un moment où les gilets jaunes hurlaient contre la taxe carbone certains du mouvement climat tapaient sur les gilets jaunes en leur disant que c'était des pauvres beauf et cette méthode c'est la confiance citoyenne pour le climat on a en réalité rien inventé on s'est beaucoup inspiré d'un système qui vient d'Irlande et qui a permis la légalisation de l'avortement et du mariage homosexuel c'est quoi le principe c'est le tirage au sort et pourquoi est-ce qu'on a utilisé le tirage au sort à ce moment-là c'est plus intéressant il a trois grandes vertus et j'insiste sur un point c'est plus tirage au sort ne doit pas forcément remplacer la démocratie représentative mais peut être un bon complément le tirage au sort il a trois grandes vertus d'abord il permet d'avoir plus de diversité dans une assemblée si vous regardez que ce soit le Parlement européen ou que ce soit le Parlement français il y a une majorité encore d'homme même si ça se féminise de personnes plutôt relativement âgées et on a assez peu de personnes ouvrières par exemple et le tirage au sort permet de mieux représenter ces catalyseurs professionnels et ces catégories de population qui sont sous représentés dans le système électoral classique la deuxième chose c'est qu'on sait de plus en plus que l'efficacité d'une décision elle est liée à la diversité du groupe qu'il a composé beaucoup plus qu'au niveau de diplôme des individus que la composent si je caricature mieux vaut une diversité extrêmement forte dans une assemblée avec des gens sans diplôme des énarques des ingénieurs des créatifs que une assemblée des narcs même s'ils sont brillants antisémites la troisième chose c'est que le long terme ça permet le pardon le tirage au sort permet de penser davantage de long terme quand vous êtes élu de ma manière assez naturelle et ça veut pas dire que les élus sont sont des mauvaises personnes vous avez envie d'être élu et les mandats étant sur trois cinq sept ans c'est relativement court terme et donc vous avez intérêt à faire des choses qui se voient sur des mandats assez courts et donc le long terme passe souvent à la trappe ça c'est une des propositions qu'on a mis en place et donc on a mis en place cette convention cette semaine pour le climat je vais pas vous faire tout le processus que je retiens en lien avec la question européenne ces deux choses dès la première session les réactions des citoyens elles m'ont marqué par deux éléments d'abord dans leur mission on leur demandait de réduire d'au moins 50% les émissions de gaz à effet de serre dans un dans un esprit de justice sociale c'était leur mission eux ils nous ont dit d'emblée cette mission est absolument absurde puisqu'on a bien compris dans les présentations qu'il y avait un truc qui s'appelait les émissions importées les émissions des produits qui sont produits en Chine et qu'on consomme en France le fameux made inchana par exemple toutes les industries qu'on a délocalisé en fabriquant du chômage massif en Europe faut pas raisonner comme ça en disant on prend que les émissions au niveau de de l'Europe faut compter ses émissions des produits chinois qu'on consomme chez nous pour pouvoir penser de manière juste et sociale la question de l'écologie de la transition écologique et donc ça rien que ça ça remet en cause la manière même dans ton calcul les émissions au niveau international et au niveau européen et ça nous mais je veux dire sous le nez l'enjeu de la question sociale qui est derrière ça et le deuxième élément qui m'a énormément choqué frappé enfin oui choqué c'est que eux sont venus les trois quarts d'entre eux sont venus nous voir à la fin la première session où Valérie Masson Delmotte du GIEC leur présentait ce que disait les scientifiques du monde entier sur là où on était sur la question climat les trois quarts d'entre eux sont venus nous voir avec des mots qui sont claques baffes électrochoc sentiment d'impuissance est-ce que ça voulait dire et ce qui nous disait c'était globalement que oui ils avaient conscience qu'il y avait un problème avec le climat mais pas du tout du niveau d'urgence ni du niveau d'ampleur des transformations que ça nécessaire ça allait nécessiter si je caricature malheureusement pas tellement beaucoup pensaient qu'avec un peu de tri des pistes cyclables et quelques éléments à la marge ça allait le faire et donc il y a encore un enjeu je pense au niveau français mais au niveau européen de pas se dire que la bataille culturelle elle est gagnée Oui au niveau de l'Europe il y a quand même un climato scepticisme qui est beaucoup moins que dans d'autres pays pour autant il y a encore un degré de connaissance du diagnostic scientifique et pas du tout au bon endroit en France et dans l'intégralité de l'Europe donc il y a encore un travail de pédagogie à faire par tout bord politique pour que parce que ça change tout et vraiment cette question de diagnostic scientifique à les clés parce que un certain nombre d'entre eux nous ont dit si j'avais pas mis le curseur du diagnostic scientifique au bon endroit il y a clairement des propositions qu'à la fin j'ai voté que je n'aurais pas voté et donc il y a encore un énorme enjeu de pédagogie là-dessus la deuxième et troisième chose qui m'a qui m'a marqué c'est que pendant la Convention a eu lieu la pandémie du comité ou déjà on a tous eu peur que la convention s'arrête que les propositions soient mises à plat beaucoup de pays faisaient ça ou laisser tomber les questions climatiques pour aller sur les questions sociales uniquement et ce qui a marqué les 150 de la convention c'est qu'il ne comprenaient pas pourquoi à ce moment-là il y avait autant d'aide autant d'argent débloqué par l'Europe par l'ensemble des États qui étaient donnés aux entreprises et c'est plutôt une bonne chose mais sans aucune conditionnalité alors qu'on a injectait massivement de l'argent public et donc ils ont écrit une lettre au président de la République pour lui demander ça qui à nouveau est resté globalement l'être morte en termes de de résultat je pense que la convention à un bilan mitigé évidemment ça peut être vu comme un échec cuisant du fait que Emmanuel Macron a repris que 10% des propositions de la convention n'est pas tenu son engagement de passer ses propositions sans filtre au Parlement et au référendum comme il l'avait proposé mais je vois aussi des choses qui sont positives dans ce qui a été fait la première c'est que je pense qu'on a réussi à montrer que les citoyens sont prêts et beaucoup plus près que leurs élus peut-être même sont prêts à cette transition écologique de manière assez radicale au sens prendre le problème à la racine les 149 mesures qu'ils ont produites sont bien plus ambitieuses que n'importe quel programme écologique des personnes qui en France sont arrivés au pouvoir jusqu'ici la deuxième chose c'est qu'ils ont réussi à démontrer que oui écologistes sociales peuvent aller de pair et c'est peut-être ça le l'enjeu le plus important j'ai reviendrai après sur l'enjeu démocratique les citoyens de la convention n'ont rien inventé en terme de mesure ils ont j'ai envie de dire pris des mesures sur lesquelles ils ont ajouté une brique sociale qui permet la rendre acceptable et de permettre à chacun de se dire bah oui là je peux avancer avec cette loi environnementale je peux vivre dans mon quotidien dignement contrairement à la taxe carbone qui leur permettait pas d'aller au boulot ou d'aller chercher leurs enfants troisième chose c'est que ça a permis plein d'expérimentations de méthode que je vois à poindre à la fois à l'échelon local et qu'on se met le local mais aussi d'expérience où il y a un petit tirage au sort et puis des choses qui commencent à émerger et je finirai par ça en entreprise parce qu'on parle toujours des questions démocratiques et sociales au niveau au niveau politique mais il y a un énorme enjeu à démocratiser aussi nos entreprises et tu lui disais Edward pour qu'on puisse avancer et donc là je trouve qu'elle est aussi des nouvelles alliances quand on voit des collectifs comme plus jamais ça par exemple avec la CGT Greenpeace ou le pack du pouvoir de vivre avec la CFDT ces nouvelles alliances elles doivent amener je pense à des méthodes des processus on doit expérimenter sur les territoires et je pense que l'Europe peut être un bon niveau pour tenter les expérimentations de ce point de ce point de vue là et la dernière chose que je voulais dire c'est enfin une chose personnelle et et enfin deux points d'espoir un point d'espoir qui est à côté de nos activités mineures militantes soit je travaille en charpente en menuiserie dans la rénovation thermique des bâtiments et c'est ce mois de juillet je travaille vers Valence on était sur les toits à 40 degrés un certain nombre de mes collègues artisans votent rassemblement national mais bosser sous 42 degrés à devoir boire 3 litres d'eau pour certains près de faire des défaillances en bossant commencer sérieusement à avoir une peur forte pour une question sociale et de conditions de travail de la question climatique et donc je pense qu'il y a par ce biais là par le presque rentrée sur la question environnementale par le biais social et qui a une grande partie de la population qui a peur et que peut-être que la gauche devrait aussi un peu plus se poser la question de comment réconcilier ceux qui ont peur avant qu'ils ne se trompent de peur certaines manières et que les gens sont prêts en fait c'est de la gauche faisait entre guillemets son boulot de proposer des des propositions peut-être un peu plus proches des travailleurs et un peu plus proches du terrain je pense que vraiment il y a matière à ce que la gauche gagne les élections que ce soit au niveau européen ou que ce soit au niveau français et que c'est peut-être par ce moyen là aussi qu'on pourra avoir des nouveaux process démocratiques plus ambitieux qui nous permettront liés sur le long terme et qui sont sociales et environnementales si Mathilde [Applaudissements] Yannick alors non seulement il va falloir que tu répondes à Mathilde pourquoi la gauche n'est pas arrivé encore à convaincre que nous avions un projet qui permettrait de sécuriser finalement et de mettre en projection mais je suis sûr que c'était pas le cas et mais c'est qu'on profite on l'embête encore un peu parce que on a encore l'opportunité que tu sois encore avec nous quelques semaines encore au Parlement européen et donc on a à la fois envie d'échanger avec toi sur finalement ce que tu vois en partant dans les quelques semaines qui arrivent du Parlement et de savoir si la question de la transition juste ne se pose plus au Parlement européen que le combat culturel est gagné nous on n'a pas ce sentiment les petits nouveaux arrivants mais peut-être et surtout qu'est-ce que tu nous préconises dans les mois qui arrivent avec un gouvernement français qui met en pause finalement à peu près tout et particulièrement les enjeux sur la transition juste le dialogue social et qu'est-ce que tu préconises et comment tu vas nous être utile dans la haute dans la haute assemblée qui sera de mal à tienne merci merci de votre invitation bon les sénatoriales c'est une élection un peu particulière mais ça reste une élection qui a pas encore eu lieu simplement vous remercier vous remercier de ce débat sur l'Europe parce qu'aujourd'hui ça fait quand même maintenant quelques semaines avec la rentrée politique à chaque fois qu'on a interrogé sur l'Europe on n'est jamais interrogé sur les politiques européennes on n'est jamais interrogé sur l'enjeu européen on est interrogé sur pourquoi vous faites pas l'Union et pourquoi vous n'êtes pas ensemble au niveau européen et pas une seule fois effectivement y compris quand je lis la presse mais nous avons évidemment notre part en permanence la première question c'est mais pourquoi vous faites pas ensemble et puis après il y a un article pour me dire mais pourquoi il nous parle pas du climat pour qu'il nous parle pas du premier social et pourquoi il nous parle que de leurs alliances moi je dois dire que l'enjeu européen vous le savez moi ça fait 15 ans que bientôt que je suis élu au Parlement européen et c'est un enjeu absolument essentiel ça a été dit par vous toutes et vous tous on est dans le monde on voit dans une crise majeure une crise politique absolument majeure il y a une ce que je pas j'appelle parfois une crise de l'avenir c'est à dire qu'il y a une telle angoisse vis-à-vis de l'avenir sur le climat sur la question sociale sur la question de la démocratie la guerre les pandémies les crises financières les guerres à venir autour des ressources naturelles que finalement on voit avec cet avenir qui angoisse avec se présente qui est terriblement déstabilisant insécurisant localement globalement personnellement collectivement que évidemment on le voit dans le monde entier le recours c'est le passé c'est le passé fantasmé quand une société prise de vertige elle ne regarde pas devant avec son cerveau elle regarde en bas avec ses tripes et on voit du Brésil ou le bolsonarisme est toujours très actif en nous Ganda en Russie jusque en Espagne et partout en Europe on voit aujourd'hui comment le migrant l'écologie et la féministe sont devenus les ennemis les ennemis de l'intérieur le migrant c'est facile depuis que l'humanité est humanité je pense que l'étranger a toujours été le bouc émissaire facile ça résout rien mais ça a toujours existé mais l'écologie et le féminisme qui sont les deux grandes transformations de notre société aujourd'hui sont rejetés sont rejetés par une partie de l'opinion simplement par régression par fantasme nostalgie du passé et même un gouvernement en Espagne gouverne pas mal même quand il gouverne pas mal objectivement je veux dire ils prennent la vague ils prennent la vague bolsonaro qui a gouverné de manière criminelle son pays a fait plus de voix dans sa tentative de réélection Trump aussi a fait plus de voix dans sa tatative de réaction donc on a apporté quelque chose qui nous réconcilie avec l'avenir donc nous réconcilier avec la nature et nous réconcilier avec nous-mêmes qui ne peut pas passer par des nationalismes et trois donc nous avons besoin de l'Europe donc l'Europe est un enjeu essentiel et l'Europe non de dieu c'est pas un sondage a mis parcours d'un quinquennat c'est pas de savoir si c'est un sondage grandeur nature pour 2027 quand j'entends pardon mais quand j'entends certains responsables politiques nous expliquer que c'est pas très grave si on perd des sièges au Parlement européen c'est pas très grave si on a moins de députés mais la restauration de la nature qui est le cœur de la protection du vivant on n'a pas gagné on n'a pas perdu à une voie après donc quelques voix ça change le Parlement européen ça change notre avenir aujourd'hui et quand je vois j'en mets une couche après je réponds à ta question quand je vois des candidatures s'autoproclamer mais on va faire quoi on va faire campagne pour dire on est non aligné entre l'Ukraine et la Russie on est non aligné entre Taïwan et la Chine on est pour un nationalisme obtus on va nier les crimes de guerre on va nier les crimes d'humanité qui se passe en Ukraine mais qu'est-ce que c'est que ce délire l'Europe est trop importante l'Europe est trop importante c'est pas inscrit un intermédiaire c'est pas un sondage encore une fois c'est une élection essentielle et ce qu'on voit au niveau européen aujourd'hui il y a 5 ans on a fait des bons scores les écologistes et les progressistes qu'est-ce qu'on a obtenu on a obtenu le Green Deal pour la première fois l'agenda européen était autour de la question du climat essentiellement et aussi de la biodiversité et on essayait d'articuler l'ensemble des paquets qui vont jusqu'à la réindustrialisation jusqu'à la transition énergétique jusqu'à le design beaucoup de choses et on a eu effectivement le covid on a eu la guerre donc on n'a pas pu porter ce qu'on a mais ce qui est terrible c'est qu'après 5 ans on constate qu'en fait l'extrême droite puis la droite et maintenant les libéraux sont en train de régresser de reculer de renoncer sur l'agenda écologique paradoxalement au moment où la crise climatique la crise du vivant tape le plus fort et ben finalement ceux qui nous gouvernent ont tendance à reculer et on comprend pourquoi parce que plus la cristal plus les transformations à engager sont profondes plus ça nécessite pour chacune et chacun de revoir ses habitudes mais surtout ça nécessite pour les politiques publiques d'attaquer les lobbys d'attaquer les rentes d'attaquer les intérêts bien compris et qu'aujourd'hui la transformation écologique est totalement incompatible avec le modèle libéral Macron quand il parle de pause environnementales il a parfaitement acté qu'agir pour le climat agir pour une autre agriculture c'est abandonner les soutiens à la FNSEA c'est abandonné le laxisme et la complaisance de la vie totale c'est abandonné aussi le lien qu'il a avec les groupes automobiles tu as raison Édouard ce qui se passe dans certains sites industriels et terribles et terrible aujourd'hui c'est la faute des écolos globalement mais l'industrie automobile en 40 ans dans notre pays chaque décennie c'est 100 000 emplois perdus c'est pas l'écologie qui a mis à balle industrie en Europe c'est des politiques qui pour gagner dans le dumping social pour gagner sur le dumping fiscal pour parfois gagner sur le dumping environnemental ont décidé d'abandonner les classes populaires ici pour aller les exploiter de l'autre côté de la planète et aujourd'hui d'un seul coup ça deviendrait la responsabilité des écologistes avec Édouard avec tout seul et ceux qui sont là au Parlement européen on se bat depuis des années pour une politique industrielle européenne le vrai pilier manquant la construction européenne c'est la production c'est l'industrie il n'y a pas de politique industrielle européenne il y a des bouts mais il n'y a pas de politique industrielle européenne on a une politique pour les consommateurs on a une politique pour le marché la seule politique de producteur c'est la Pâque la politique agricole commune mais ça aide toujours été en fonction du nombre de pays membres 25 souverainisme industriels qui se combattait les uns les autres tu te souviens quand on se battait sur harcelormittal et on entendait il faut nationaliser machin peut-être à ce moment-là fallait nationaliser mais qu'on laisse Mittal mettre en concurrence les Espagnols avec les Luxembourgeois avec les Français les Belges pour dire combien vous me donnez pour que je lâche pas votre site ça c'était une faute des ministres européens de l'industrie qui n'ont pas combattu ensemble monsieur Mittal donc on a aujourd'hui une responsabilité on a aujourd'hui une responsabilité qui est évidemment de faire en sorte que les grands vainqueurs de la transition écologique ce soit celles et ceux qui en souffrent le plus aujourd'hui et qui sont socialement les plus fragiles quand on se bat pour ses politiques territoriales vous savez il y a un exemple c'est Linda lindao les chantiers naval au Danemark fin des chantiers navals ils sont tétanisés paniqués par la fin de cette grande industrie dans cette région du Danemark il se met tous autour de la table tous les acteurs de la société les acteurs étatique les collectivités les industriels les syndicats les et il décide de faire l'éolien et il décide de construire Vestas qui est le numéro 1 de l'éolien ce que je veux dire c'est que c'est peut-être un peu simplifié parce qu'il y a des territoires plus compliqués que ça mais ils se sont mis autour de la table ils ont organisé quand on réclame que à l'image des États-Unis l'Europe c'est une un de la règle mais c'est un un budgétaire on se battu tous ensemble au Parlement européen pour avoir un bail ou l'Open Act vous savez qu'on privilégie sur les marchés européens les productions européennes comme le font tout nos concurrents ou nos partenaires notamment les États-Unis pour favoriser l'industrie européenne on n'a pas gagné mais ce que nous portons à travers l'investissement c'est l'accompagnement social tu as raison quand on va mettre un marché carbone sur le logement et sur les transports c'est une faute politique grave quand on peut et certains pays le font investissent massivement dans les transports collectifs c'est une des réponses à la question et de l'Emploi et de la mobilité en Allemagne ils font le ticket climat à 49 euros 49 euros par mois vous prenez tous les transports collectifs avec la même carte et bah c'est social et ses climatique quand on se base sur un grand projet de rénovation thermique de nos logements 70% je crois des logements dans les qpv sont excessifs enfin subissent les chaleurs dramatiques et un président de la République qui nous dit qu'il va faire la rentrée scolaire le 20 août quand on peut pas mettre les gamins à l'école parce qu'il fait trop chaud donc voilà donc juste pour conclure un la France condamné pour une action climatique la France condamnée sur la pollution de l'air la France condamnée sur les espèces protégées la France condamnée sur la protection de l'eau et des ressources naturelles donc la France aujourd'hui est un acteur en retard sur l'environnement c'est un pays qui n'applique pas les lois qu'elle approuve au niveau européen donc on a besoin de ces élections européennes pour renforcer effectivement la qualité de nos politiques européennes et faire en sorte que la France soit contrainte de les appliquer sur le social la France est battue contre la présomption de salariat dans les plateformes la France se bat aujourd'hui sur la directive sur le RSA la France recule dans le classement sur le niveau de son SMIC ce que je veux dire c'est que pendant des années même dans le débat en France sur l'Europe sociale on a considéré que l'Europe sociale c'est d'abord une Europe qui lutte contre le dumping social qu'organise la convergence parce que nous avons un modèle social supérieur au niveau européen aujourd'hui on a besoin de l'Europe pour protéger les salariés les travailleurs et les 100 emplois et les jeunes sans revenus on a besoin de l'Europe pour maintenir résister et améliorer notre enjeu social alors l'Europe c'est pas un sondage l'Europe c'est une partie de la solution pour le climat la justice sociale la démocratie la défense des libertés individuelles alors faisons de cette élection européenne une belle élection européenne sur le fond pas sur les bas pas sur les organisations de 2027 merci sa repositionne en fait ça nous remet dans un cadre merci Yannick comme un de tu as la l'immense responsabilité de porter à notre connaissance le plaidoyer de la jeunesse internationale mais surtout de la jeunesse européenne vous avez travaillé notamment sur les exigences autour du Forum Européen de la jeunesse travailler aux exigences des jeunes alors évidemment on est tous jeunes mais il y a une partie de la population qui est un peu plus jeune que nous représente aujourd'hui mais aussi on avait envie de parler avec toi de ton regard un peu plus moins européen que international d'ailleurs d'une pays voisin la Méditerranée puisque nous avons travaillé aussi ensemble sur cette grande espace macro régional européen qu'on a enfin réussi à voter au Parlement européen au mois de avril et enfin la Méditerranée sera considéré comme un espace de gouvernance partagée entre les pays du Nord et les pays du Sud et pour ça aussi je te remercie donc tu as la parole pour porter l'immense défi qui et les nôtres celui de répondre aux préoccupations ou en tout cas une petite préoccupation des jeunes au niveau international et européen d'accord bonjour et merci pour l'invitation donc comme Yannick et Édouard disons ils ont mentionné vraiment les défis pour les prochaines élections européennes c'est c'est il y en a vraiment trois défis à mentionner c'est il faut repenser repenser la proche et en termes de réflexion comment pour les règlementsations et tout comment il faut privilégier le climat l'environnement et non pas l'économie donc il faut que la réflexion soit comment préserver la planète et ne pas juste dépendre de l'économie donc et aussi donc un des défis donc c'est c'est plutôt repenser comment la les coopération donc on a réussi et vous avez réussi à à instaurer et à commencer à à réfléchir et à coopérer à régionales mais il faut vraiment se focaliser sur ça et et mettre en évidence des telles coopérations parce que parce que si on veut vraiment réduire les taxes carbone et si on veut vraiment protéger protéger les droits universels donc donc il faut il faut vraiment penser à importer des pays de de proximité il faut penser à faire plus de coopération à l'échelle de l'Afrique du Nord où il y a le l'énergie solaire où il y a le gaz donc et ne pas et ne pas approuver des coopérations économiques avec avec des pays beaucoup plus loin comme la Chine comme comme les États-Unis et tout donc il faut vraiment essayer d'instaurer une coopération économique qui va qui va qui va amener des désavantages non pas juste pour une croissance économique mais qui ça va aider les pays en face de développement à avoir une croissance économique à réduire des problèmes qui qui peuvent toucher et l'Europe et c'est ces pays de proximité et donc c'est important que que les lois européennes aussi on sait tous que les lois européennes impactent les autres pays lorsque [Musique] on a on impose comme l'approche de taxe carbone et aussi ce stade comment comment donc avoir comment financer et comment les institutions européens et la commission ils peuvent travailler conjointement avec d'autres pays les accompagner à adopter des mesures pour avoir accéder au marché européen pour pour faire un développement durable et un troisième point qui qui est important que qu'il faut prendre en considération que le discours du climat dans les pays en développement et inaudibles donc on a besoin que ces pays donc croissance de développement pour pouvoir combattre la pauvreté et et aussi leur niveau de vie donc les Européens dans leur approche donc ils doivent avoir un discours global et donc et penser c'est une responsabilité de penser que c'est pas un combat européen c'est c'est un combat pour la terre il y a on a et les autres pays et sont pas dans les mêmes longueurs d'onde donc il faut avoir une plus d'assistance plus d'accompagnement à ces pays de voisinage au pays qui qui ont en face de transition démocratique ou qui ont beaucoup enjeux politiques donc il faut vraiment penser à ça parce que ça va impacter on saura tous donc on sera tous impactés par ça sauf les pays qui qui sont encore endémie qui disent que on va pas changer nos modèles de d'économie on va on va pas être touché par ça et ça donc il faut vraiment penser à ça et et les années prochaines et et les élections européennes c'est c'est ils peuvent ils vont être décisifs même pour pour la politique de l'Union européenne donc dans le futur avec les autres institutions avec la commission avec la banque européenne et tout donc pour assurer pour instaurer et les mécanismes de finances et d'accompagnement donc c'est important c'est c'est challengeant et il faut être unis et penser globalement merci Christophe donc que tu as vu de les combats parce que tu te rappelles tu es aussi pour les camarades qui ne je sais pas qui ne le sait pas mais si c'était le cas tu es aussi notre représentante de la délégation à commission de développement au Parlement européen mais on a entendu toutes les luttes qui vont devoir être menées pour réaffirmer notre exigence sur la partie de de l'écologie tu es arrivé avec le la restauration de la noix de la nature je veux dire que Christophe a fait un travail exceptionnel parce que des fois vous savez dans le groupe social les démocrates on n'est pas tous du même côté de la priorité et de l'enjeu mais Christophe est quelqu'un qui persuade même les plus éloignés de la commission qu'on a et la nécessité qu'on a d'accompagner ces politiques de transition mais il y a aussi le prochain combat à la rentrée que tu as commencé à jalonner sur les pesticides la suite des pesticides enfin de la lutte des OGM qui sont les nouveaux OGM ça s'appelle très joli maintenant à chaque fois qu'il y a un joli nom ça veut dire ça va être très mal et très mal connu et en tout cas malagoté de manière non transparente et qui va encore venir polluer nos assiettes comme ça on avait encore plus que ça à combattre donc je te laisse nous parler des combats de demain et de ton avis quand même puisque ça fait maintenant trois mois que tu es avec nous et de savoir un peu comment toi tu as vécu les choses dans les évolutions les restrictions que sont le Parlement européen pour arriver à ces enjeux qui sont les nôtres merci Laura bonjour à toutes et à tous je vais pas faire un propos de politique générale parce que après Raphaël et Yannick ce sera un petit peu difficile d'en rajouter et comme il est 4h moins 3 finalement je vais donner un ressenti et un exemple concret le ressenti et ça prolonge qui a dit Yannick Jadot c'est la folie de la fuite en avant de la droite et de l'extrême droite européenne réunie face à la pression qui s'exerce sur eux de la désespérance du monde agricole qui s'est mis dans l'impasse lui-même et qui ne sait plus comment s'en sortir le discours que l'on entend est extrêmement simple c'est comme il y a la guerre en Ukraine la sécurité alimentaire mondiale est menacée donc il faut produire plus pour produire plus faut enlever les contraintes environnementales repousser la sortie des pesticides et si en plus les nouveaux OGM pouvaient nous permettre très rapidement de faire mieux avec par exemple des plantes qui ont pas besoin d'eau ou plus de productivité ce serait extraordinaire et il y a toute une série de responsables politiques parfois même au sein du groupe socialiste ça peut arriver qui pense que cette fuite en avant est préférable au fait d'affronter les problèmes et la grande difficulté qu'on a sur l'agriculture et la pêche c'est que contrairement à la rénovation du bâtiment à l'énergie au mobilité qui ont trouvé un début de chemin vers la transition là on est en situation de blocage total donc l'élection européenne doit être l'occasion de proposer une approche radicalement nouvelle des politiques agricoles et parieurs de la pêche pour retrouver un cercle vertueux et si je cite Mohamed shame vice-président du groupe socialiste on peut faire plus d'alimentation avec moins de grandes exploitations moins de pollution et plus d'emplois et plus agriculteurs et c'est possible de le faire Éric Andrieu évidemment appelé des pour ça pendant très très longtemps et c'est un chemin une vision qui progresse et puis un exemple concret que moi je veux porter dans les mois à venir et qui est pas dans une de mes commissions donc ce sera pour la campagne c'est Vestas est en grande difficulté Siemens le géant allemand et espagnol du renouvelable et au bord du dépôt de bilan et général électrique qui a une usine de turbine pour l'éolien en mer à Montoir se pose la question de quitter l'Europe pourquoi parce qu'on est dans la folie libérale parce que on attribue les projets ENR énergie renouvelable à des prix de plus en plus bas au nom du libéralisme et de la concurrence et donc ils ne peuvent plus faire les projets soit les projets vont être abandonnés parce qu'ils sont plus équilibrés financièrement soit on va les fournir en turbine en sous-station électrique etc en Chine et dans trois ans cinq ans il y aura plus d'industries de l'éolien et d'éolien en mer en Europe alors que c'est censé être une des industries qui doit prendre le relais des industries anciennes sources de diversification etc et à l'inverse le prix d'énergie pour vous les consommateurs il est au prix marginal dans 300 400 500 600 euros un certain moment moi je suis maintenant locataire en Belgique j'ai récupéré même le logement des réconrieux et ben mon abonnement à engie en Belgique c'est deux fois l'abonnement Payet Éric Andrieu et qu'il avait signé il y a 4 ans alors on est mieux protégé en France qu'ailleurs mais l'impact sur le pouvoir d'achat de cette folie libérale il est terrible dans toute l'Europe donc sur l'énergie on va réussir à détruire notre industrie du renouvelable avant d'avoir fait le 100% renouvelable et à imposer aux gens des coups extraordinaires compensés par les États quand les attaches avec des dizaines de milliards et ben je vais vous dire un truc très simple pour terminer ce que l'on peut faire ce qui est validé par les professionnels du renouvelable et ce qui est validé par les juristes de même de l'énergie c'est mettre des prix plancher à la production pour permettre d'avoir du contenu local et de l'industrie en Europe et des prix plafonds pour les particuliers les TP et les PME et ça c'est conforme aux droits communautaire donc on n'a pas besoin de désobéir au traités ni même de déroger transitoirement on peut dans quatre juridiques actuelles révolutionner la politique de l'énergie industrielle et commerciale si on a le courage de remettre en cause les mécanismes libéraux [Applaudissements] merci Christophe Aurore tu as la grande de responsabilité de nous dire comment on va en plus avoir les moyens de notre projet ambitieux parce que il est vrai que on a un manque il y a beaucoup d'argent sur la table c'est toi qui a dit tout à l'heure mais il est pas forcément d'ailleurs assez assez il y a pas assez d'argent pour les défis qui sont neutres on va le dire comme ça et en même temps on porte l'idée que on va avoir une fiscalité aussi juste et que l'idée n'est pas d'avoir une taxe ou un impôt sur les citoyens européens mais d'aller chercher l'argent là où il est et on peut faire confiance à Aurore pour nous donner toutes les pistes en gros bonjour bonsoir bon après-midi ça fait longtemps qu'on est dans la salle donc je sais plus quelle heure il est exactement donc en gros vous avez rêvé et vous me dites bonjour toi qui est en commission Akon qui est coordinatrice comment on peut financer tout ce qu'on vient de dire et je vous dis vous avez bien raison de faire comme ça pourquoi parce que comme disait Kent un grand économiste les politiques à l'avant de la voiture au volant les économistes à l'arrière le financement c'est de la technique économique alors je dis pas que c'est simple je dis juste qu'il faut faire toujours très très attention à ceux qui essayent toujours de nous pié politiquement en disant ah oui c'est très très bien nous aussi on aimerait mettre en place la transition écologique madame Mebarek mais un moment faut être réaliste quand même on a pas les moyens de le faire c'est malheureux c'est comme ça mais on aimerait bien ça on l'a entendu pendant 40 ans donc premièrement faire attention de pas se faire piéger par ça deuxièmement faire attention quand même à la question des données publiques parce que c'est pas parce que on peut financer qu'on doit aussi raconter n'importe quoi l'argent public c'est l'argent je rappelle toujours des citoyens c'est ce qu'il y a de plus précieux parce que c'est pas qu'une question économique c'est pas qu'une question sociale c'est aussi profondément une question démocratique et je suis toujours choquée que ceux qui nous font des grandes leçons sur la bonne tenue des comptes publics sont toujours ceux qui creusent également les les comptes publics et on l'a vu ces dernières ces dernières années alors comment on fait pour trouver de l'argent un on arrête dans dépenser n'importe comment inutilement la politique de l'offre c'est à dire ce qui a été fait ces dernières années en gros on déverse de l'argent partout sans conditionnalité on coupe dans les cotisations sociales etc ça coûte excessivement cher je serai tenter de dire pour faire comme tout le monde ça coûte un pognon de dingue évidemment il faut revenir à des conditionnalités c'est à dire que quand on donne de l'argent et ben on met sa sous condition et ça revient d'ailleurs à la discussion qu'on a sur la politique industrielle moi j'étais face à westagère la dernière fois pour un peu la titiller sur l'IRA américain c'est à dire que les Américains ont fait un plan de transition écologique où il se pose pas trop de questions ils y vont à fond ils font du protectionnisme ils font la subvention et elle elle ne veut pas qu'on fasse de subvention et elle disait mais ça marche pas et en tant que économiste il est vraiment sans tomber je lui dis mais si tu es moins un pays qui ne sait pas développer sans faire de la subvention aucun tous les pays qui se sont développés économiquement on fait la subvention donc faut revenir aussi à des outils économiques de bon sens remettre l'idéologie dans les finalités et pas dans les moyens comme on le fait malheureusement trop souvent en Europe si grâce à vous grâce au combat qu'on a tous mené que vous avez mené avant nous Édouard et Yannick on peut utiliser le mot de politique industrielle que c'est plus un gros mot très bien maintenant on peut l'utiliser si on en faisait ce serait quand même un petit peu mieux je pense donc à fond pour pour défendre et de continuer à porter la question du deuil your open act donc arrêtez de dépenser de l'argent n'importe comment ça va aussi évidemment pour la question environnementale je lisais dans un dans un journal de notre famille politique qui s'appelle le Financial Times ce matin qui citer lui-même une officine gauchiste qui s'appelle le Fond Monétaire International que nous avons dépensé cette année cette trillion de dollars pour subventionner les fossiles chiffre le plus élevé qu'on n'est jamais atteint voilà au moment même où on a le dérèglement climatique au moment même on a le crédit européen au moment même on a lira aux États-Unis bref on est dans une contradiction et dans une situation schizophrénique absolument totale donc ça faut arrêter aussi et ce qui prouve d'ailleurs que de l'argent quand même mine de rien entre le fait d'arrêter de couper de donner l'argent n'importe comment et de donner de l'argent aux fossiles ça fait quand même déjà un sac et un sacré parquet d'argent ben voilà ensuite on essaie d'empêcher les crises parce que il y a quelque chose moi ça me marque beaucoup qui moi qui travaille sur la question de la réglementation bancaire et financière dont parle plus c'est un petit sujet c'est celui des crises bancaires et financières et on en parle plus de 1000 depuis 2009 on s'est un petit peu endormi sur nos lauriers quelque part il faut faire attention à ça premièrement parce qu'on a une augmentation des taux d'intérêt et que ça fera l'utilise l'ensemble du système bancaire et quand Yannick disait il nous faut des fois un deux députés pour faire passer des textes je peux vous assurer que sur la réglementation bancaire il nous en faut des députés pour faire passer les textes parce que de l'autre côté on a Renaissance qui reprend absolument tous les éléments de langage tous les éléments de langage du secteur bancaire français qui est défendu par l'état français ensuite on a un petit sujet aussi c'est que on est face à quelque chose qui s'appelle les actifs échoués en gros il y a plein d'actifs financiers qui ne vont plus valoir beaucoup d'argent parce qu'ils sont dépendants des énergies fossiles et que dans la lutte contre les énergies fossiles progressivement ses actifs ne vont plus valoir grand chose pour tous les banquiers centraux ça représente un risque systémique un risque systémique c'est quoi c'est la crise qu'on a vécue en 2008 donc en gros si on veut pas se retaper une crise des subprimes façon climatique il faut aussi absolument réglementer correctement la banque et la finance j'ai passé mon mandat à poser la même question à Christine Lagarde bonjour madame la garde qu'est-ce qu'on fait face à la crise systémique et climatique en premièrement regardez genre un ensuite a on va faire des stress test maintenant ça commence à être intégré au sein du cadre de la Banque centrale européenne c'est pour ça que c'est important je finis sur la fiscalité très rapidement Nora parce que je vois que tu prends avec légitimité de ton micro il faut aussi faire de rentrer de l'argent il faut en faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Europe parce qu'on a besoin d'un vrai budget on est outillé comme ça a été dit comme un enfant nourrisson alors qu'on est un géant économique et aussi pour lutter contre les inégalités sociales et économiques ce qui permettra de protéger la démocratie juste dire quelque chose c'est pas possible qu'aujourd'hui ce soit plus simple d'être héritier que que travailler en fait que ça rapporte plus d'être héritier que de travailler que finalement gagner à la loterie des spermatozoïdes ça vous donne plus de droit que de travailler que de produire et de participer à l'effort collectif et c'est pour ça qu'on a lancé avec Paul Magnette une initiative européenne en vous demande de l'assigner s'il vous plaît il nous faut un million de signatures pour que la Commission européenne puisse mettre en place ou du moins c'est obligé d'étudier nous faire une proposition sur la taxation de la fortune car la fortune n'est plus taxée aujourd'hui et ça pose plein de soucis environnementaux et démocratique merci beaucoup merci à vous tous je vais avoir un temps de démocratie participative que c'était pas la peine de d'avoir une table et désertements de ce niveau là une table ronde de ce niveau là si on ne donnait pas la possibilité à la salle de poser des questions et ensuite Raphaël je demanderai de d'avoir une conclusion sur les enjeux de demain de demain c'est à dire de demain parce que on rentre des lundis au Parlement aussi une vision un peu plus éloignée les enjeux de notre futur campagne électorale donc je vous propose de faire de prendre des questions alors peut-être pas toutes mais au moins quelques-unes et peut-être si une des questions devrait s'adresser à Ludovic je sais qu'il doit rentrer à Bruxelles et Bruxelles c'est loin vous pouvez tout de suite lui poser la question avant qu'on lui dise au revoir et merci encore Ludovic d'avoir été avec nous cet après-midi je vois rien donc je voilà en fait on voit qu'il y a pas de question bonjour à tous ma question s'adresse à nos députés européens et je dirais même un peu plus particulièrement des députés place publique parce que je connais Raphaël ton combat pour la responsabilisation des grands donneurs d'ordre vis-à-vis de leur fournisseurs de leur fournisseurs sur toute la chaîne de valeur et toi Aurore pour sortir de la religion du pays B d'un d'imposer d'autres indicateurs moi je travaille dans les achats industriels j'essaye de sélectionner des fournisseurs vertueux idéalement locaux la réalité c'est que face à des directions on doit suivre la religion du chiffre d'affaires de les Bida et on arrive difficilement intégré des critères RSE au niveau achat industriel donc comment l'Europe peut participer à ce progrès social et amener un peu plus les entreprises justement dans leur sélection de fournisseurs à avoir ce choix vertueux de la transition sociale écologique merci à vous merci moi je suis le représentant des travers de plateforme numérique j'ai eu la chance de travailler que Ludovic sur la directive européenne j'ai une question hyper importante on a bien vu la connivence entre l'État et uber on voit que en ce moment on est en train de torpiller la directive européenne la France voilà s'attaque à cette révolution donc sociale est-ce qu'aujourd'hui on pourrait pas justement faire un référendum citoyen pour changer cette position là puisque je rappelle que on est en train de détruire peut-être des millions d'emplois et on va tout droit vers un tâche fromage digitalisé voilà c'était ma question merci une autre question que je vais être sexiste mais une femme ce serait bien je vois pas priorité aux dames mais c'est parce que vous avez été très clair messieurs vas-y alors je laisse ma place alors juste une question en forme d'affirmation peut-être c'est que en entendant monsieur Jadot je pensais au mot avant garde je suis professeur d'éducation artistique et pour moi l'avant-garde c'est promouvoir le progrès y compris en art et en dans la culture en fait et le progrès c'est le partage aussi de des œuvres de l'humanité des œuvres culturelles et donc je pense que le progrès ne doit pas être simplement social il doit être aussi culturel dans le partage du sensible comme a dit Jacques Rancière dans un ouvrage célèbre donc voilà le progrès dans toutes ses dimensions [Applaudissements] la dame là oui merci beaucoup pour ces tables rondes moi je suis prof aussi et je suis allée au Parlement européen voir Raphaël cette année en mai et je trouve que c'est très important que les jeunes s'intéressent à l'Union européenne et en fait ils ont sont revenus en étant en ayant compris donc merci Raphaël mais voilà aujourd'hui la campagne des européennes va bientôt se profiler et comment allons-nous faire pour bien faire comprendre que il y a des enjeux extrêmement forts concernant l'Union européenne dans un pays comme la France ou finalement les citoyens se désintéressent un petit peu de cette question et mettre sur l'Union européenne tout toutes les stars de la société française et c'est toujours dû à Bruxelles donc moi j'aimerais savoir qu'est-ce qu'on peut faire de plus pour bien montrer que l'Europe c'est aussi c'est pas que un géant économique avec des politiques économiques comprenant pas toujours sont aussi des choses qui peuvent améliorer notre quotidien voilà merci merci ce que je vais vous proposer si tu en es d'accord avec elle il y a Christophe voilà moi c'est prioritairement alors la dame et le monsieur ce sera les deux dernières questions et puis tu te prépares Raphaël pour conclure afin de laisser la salle aux autres Lignières oui merci je suis économiste transport et plus communément des économies régulées en cohérence et différentes politiques différentes commissions parce que l'autre côté on a des choses très intéressantes la directive CSRD les travaux secs la comptabilité verte etc c'est très intéressant ça dans le bon sens mais on n'a pas de remise en cause non plus des paquets ferroverts des ouvertures à la concurrence énergie transport etc et avec Agence d'irrégulation leur déclinisation nationale qui ont comme ça le mission objectif le respect de la concurrence sans aucune mission de transition écologique de transition juste d'équité sociale et territoriale bonjour je suis étudiant et il y a une question qui me taraude c'est celle des géants du Net américain les gafam je me demande des comme je suis étudiant je regarde souvent les réseaux sociaux notamment twitter et on voit énormément de désinformations plus les dans ces dans ces réseaux et je me demandais je crois avoir entendu déjà qu'il y avait des mesures qui est européennes de législation qu'elle a été prise et je me demandais qu'est-ce qu'on pouvait faire de plus pour contrer ces géants qui petit à petit prennent une part de plus en plus grande dans toutes les politiques et on peut le voir même déjà dans déjà même dans des secteurs comme l'exploration spatiale c'est devient de plus en plus des entreprises privées qui s'en occupent et justement qu'est-ce qu'on pouvait faire pour barrer la route justement à son entreprise privée qui essayent de s'accaparer un peu de tout sans avoir presque aucune notion de l'écologie du vivant de progrès social et de toutes ces notions là merci Raphaël je vais te laisser conclure si des questions n'avaient pas pu être posées si vous voulez avoir des réponses très spécifiques il s'agit pour nous de sortir de la salle mais l'ensemble des intervenants seront de toute façon les Raphaël seront voilà exactement mais l'important c'est qu'on est encore là vas-y sera la buvette je répondrai aux questions et en plus là j'ai 5 minutes pour compiler les questions faire la conclusion et et et faire une synthèse de tout ce qui a été dit c'est un vrai cadeau socialiste qui me qui me remplit de joie bien sûr alors que ce soit sur les chaînes de valeur des entreprises sur les fournisseurs ou sur les géants du Net le point commun de tout ça c'est quand même l'irresponsabilité l'irresponsabilité des acteurs privés les plus puissants une responsabilité qui a été érigée en système par la globalisation et en gros une boîte comme Zara et bien on était responsable de rien puisque ce n'est pas Zara qui produit ses chemises mais des producteurs en Chine par exemple et de la même manière les géants du Net ne se disaient responsables de rien puisqu'ils ne sont pas producteurs de contenu ils étaient juste les moyens de faire passer des contenus produits par d'autres et donc tout notre travail et c'est l'échelle européenne qui seule nous permettra de le faire tout notre travail c'est de remettre de la responsabilité dans ce monde et sur la question des gens du net il y a eu des avancées il y a le digital services actes le DSA qui a été mis en place qui va rendre les géants du Net responsables et gafam responsables du contenu qu'il propose et donc ça va nous permettre de lutter contre la désinformation et cette des informations elle prolifèrent sur cette idée d'irresponsabilité et simplement l'enjeu maintenant c'est est-ce qu'on aura assez de courage de force de volonté politique pour appliquer ce qu'on a décidé ensemble de la même manière sur les chaînes de valeur il y a une avancée majeure qui a été votée au Parlement européen c'est le devoir de vigilance des entreprises c'est une révolution juridique à l'échelle du globe c'est l'invalidation de cette irresponsabilité qui a été construite depuis 30 ans et ça ne peut marcher et ça rend donc l'idée c'est de rendre responsable par exemple Zara de l'ensemble de sa chaîne de production des crimes commis par ces fournisseurs parce que ces fournisseurs lui permettent de vendre ses chemises et de faire du fric et donc il y a le devoir de vigilance qui est dans les tuyaux il y a aussi on est co négociateur Yannick sur le sujet la mise en place d'un instrument commercial pour bannir les produits de l'esclavage de nos marchés et je me souviens avant que des centaines de milliers de jeunes françaises se mobilisent pour dénoncer la réduction en esclavage des Ouigours sur les chaînes de valeur des multinationales et bien on nous disait que c'était impossible personne n'en avait rien à de cette question personne et il y avait des lobbys extrêmement puissants qui luttaient pour que rien ne change parce que des business models majeurs étaient fondés sur cette situation là et sur le lien entre le grand capital européen et le système concentrationnaire communiste chinois et bien grâce à la mobilisation de ces jeunes ursulafanderlion la présidente de la commission est venue devant le Parlement et il nous a promis un instrument commercial pour bannir les produits d'eslavage et là on est en train de le négocier et il va être voté et il faudra cette pression citoyenne continue et des résultats aux élections qui ne mettent pas des conservateurs des ultra libéraux pouvoir pour que ce soit mis en place et donc il y a la possibilité à l'échelle européenne de faire évoluer les choses pourquoi aller chez l'européenne parce que à l'échelle européenne nous sommes le premier marché du monde et que donc si nous décidons de passer une norme comme le devoir de vigilance d'entreprise ou de d'imposer le bannissement des produits de l'esclavage ou de mettre en place le digital service Isaac et bien nous ne pouvons pas être ignoré par les multinationales nous ne pouvons pas être ignorés par les pays producteurs parce qu'ils ont besoin de notre marché et donc ce qu'il faut nous qu'on fasse c'est qu'on arrête de considérer notre marché comme une finalité en soi mais qu'on l'utilise comme un moyen un moyen d'imposer la transformation écologique un moyen d'imposer des règles à ceux qui n'en n'ont pas depuis tant d'années un moyen de faire en sorte qu'on puisse imposer aussi des normes sociales à l'entrée aux frontières européennes parce que ce qui mine aujourd'hui la politique et la démocratie ce qui est en train de détruire le consensus républicain dans nos pays c'est ce sentiment d'impuissance impuissance face à la catastrophe climatique impuissance face à l'explosion des inégalités impuissants face aux multinationales impuissance face au lobby dans les institutions impuissance face au régime autoritaire impuissance face à la guerre impuissance face à l'expansion d'un système qui est esclavagiste l'être humain et qui détruit la nature dans le même temps et donc pour lutter contre cette impuissance il faut qu'on expose quel sera le vrai véhicule et c'est pour ça que la question poser à les fondamentale et que je rejoins à 1000% parce que Yannick nous a dit c'est comment expliquer ce que l'Europe peut faire pour répondre à cette impuissance et cette élection l'année qui vient ça doit être une élection consacrée à cette question là comment va construire la puissance écologique et sociale européenne capable de répondre à cette impuissance capable de redonner le pouvoir et le contrôle aux citoyennes et aux citoyens et si on consacre ce temps-là à une un débat sur Macron sur Le Pen sur les appareils des uns et des autres on aura en fait sacrifié notre avenir en sacrifiant la question européenne et je veux le dire ici c'est pas une élection anodine c'est la première fois qu'on va voter de manière continentale dans un continent en guerre moi je vois bien la tentation des partis politiques français qui seraient de faire comme si la guerre en Ukraine n'existait pas mais la vérité c'est que notre continent est en guerre et que donc nous devons nous face à l'Histoire face à l'oppression d'un peu mais face à la menace qui pèse sur nos démocraties sur notre continent sur notre paix sur notre sécurité nous devons à nos citoyennes et à nos concitoyens à nos concitoyens une explication claire de ce que nous proposons de ce que nous pensons de cette guerre de ce que nous voulons pour l'Europe dans sa résistance face au putinisme et face à cette guerre il y a une réponse de gauche et écolo qui est possible face à une guerre lorsque la guerre frappe à la porte et bien la Solidarité sociale devient un impératif et quand la guerre faut qu'il frappe à la porte vient d'une puissance qui fonde sa puissance sur les énergies fossiles sur notre dépendance énergétique la sobriété écologique devient un instrument même de notre résistance à l'oppression et on aurait pu on aurait dû avoir en Europe et en particulier en France une réponse à la guerre en Ukraine une réponse à l'invasion de l'Ukraine qui soit une réponse de solidarité sociale pour maintenir la cohésion de la cité il y avait une opportunité immense quand on voit que totale fait des bénéfices records grâce à la guerre grâce à l'invasion de l'Ukraine que la Chambre de commerce et d'industrie de Russie et bien organise une conférence au lendemain de l'invasion et cette Chambre de commerce elle est coïncider par puyanais et bien au lendemain de l'invasion ils organisent une conférence les opportunités financières faut présenter par la nouvelle donne géopolitique ça veut dire comment on va se faire du fric grâce à la montée des prix de l'énergie grâce à l'invasion de l'Ukraine par Vladimir Poutine et là face à cela si on a un pouvoir digne de ce nom si le politique se respecte alors qu'est-ce qu'on doit avoir on doit avoir une taxation des super profils la France doit être une locomotive à ce moment-là pour expliquer qu'il y ait une réponse à la guerre qui est une réponse de solidarité sociale et qui est une réponse de transformation écologique on doit mettre total au pas au lendemain de l'invasion le crâne on doit l'obliger à quitter la Russie et on doit surtaxer ses profits de guerre et bien c'est l'inverse qui a été fait mais mais pour avoir cette réponse là encore fallait-il être clair sur la guerre et donc ceux qui doutent de qui bombarde la maternité de Mario Paul ou de qui menace qui et bien il ne faut pas partie du débat sur la réponse à la guerre parce qu'ils ne sont pas d'accord avec nous sur qui fait la guerre et donc cet élection elle doit être un moment de clarification aussi sur quelle Europe on veut comment on entend concilier défense de la démocratie justice sociale et transformation écologique édification d'une puissance européenne qui nous permet de reprendre le contrôle sur notre destin que les gens que les électrices et les électeurs français arrêtent d'être scindé en deux quand ils vont voter la boule au ventre en disant qu'est-ce qui est le plus important pour moi la défense du projet européen de la démocratie libérale ou mon attachement à la justice sociale et à la solidarité parce que c'est comme ça que ça se passe les élections pour beaucoup d'entre nous c'est à dire qu'en fait quand on va voter si on n'attache plus d'importance à la solidarité sociale qu'à la défense de la démocratie des droits humains et de la construction européenne on finit par voter Mélenchon malgré ses positions sur l'Europe malgré ses positions sur la démocratie et sur Poutine et la Chine et puis si on est si on est si on est attaché plus quatre démocratique et à la construction européenne et bien il y a plein de gens qui vont se dire qui vont voter Macron malgré malgré ce qu'il fait socialement et malgré son indigence sur la question écologique et bien nous on doit porter une réponse qui est de dire mais arrêtez de vous scinder au moment où vous allez voter vous pouvez être farouchement écolo farouchement attaché à la solidarité sociale et viscéralement pro-européen et viscéralement démocrate et donc c'est notre responsabilité collective de fournir cette offre là et de montrer qu'elle est majoritaire à gauche dans ce pays [Applaudissements] merci à vous tous pour ceux qui doivent rester pour la prochaine table ronde je leur souhaite et bons travaux et merci à chacun d'entre vous pour cette belle après-midi de travail merci