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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 septembre 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleJusticeÉducation & rechercheInstitutions & élections

Xavier Iacovelli : « La protection de l’enfance est une priorité nationale »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    En quoi ce texte n'est-il pas seulement une loi de plus ?

  • 1:25RelanceRéponse partielle

    Pourquoi avoir attendu autant de temps pour proposer un tel texte ?

  • 2:04RelanceÉludée

    Qui n'est pas nouvelle. Pourquoi avoir trop tardé selon vous ?

  • 2:41OuverteRéponse directe

    Est-ce Emmanuel Macron ou le gouvernement qui a trop tardé ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Cette prise de conscience est-elle suffisante ?

  • 3:51OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on peut retenir de ces auditions de la commission d'enquête ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:25Fait
    « Le texte prévoit effectivement la réclusion criminelle à perpétuité pour les violeurs en série de mineurs de moins de 15 ans. »
  • 2:04Fait
    « Ça fait 9 ans que je me base sur la question des violences intra-infamiliales, sur la question de la protection de l'enfance. »
  • 2:41Fait
    « Quand je me suis représenté en 2023 pour ma réélection de sénateur, on m'a dit mais pourquoi tu travailles sur la protection de l'enfance ? Ça ne rapporte aucune voix. »
  • 3:51Chiffre
    « Il y a actuellement au sein du Parquet de Paris 2900 enquêtes pénales pour violences sexuelles sur des enfants et parmi ses enquêtes, 235 concernent le secteur périscolaire parisien. »
  • 4:32Chiffre
    « 86 % des familles hésitaient à mettre leurs enfants dans du périscolaire. »
  • 5:14Chiffre
    « Il y a 72 départements sur 101 qui ont des dysfonctionnements structurels sur la question de l'accueil du périscolaire. »
  • 7:10Chiffre
    « 40 % des collectivités, 40 % des communes aujourd'hui qui accueillent des enfants ne demandent pas de subvention à la CAF et ne remplissent pas les critères pour être contrôlées. »
  • 11:01Fait
    « Il faut qu'on se dise qu'à tous les niveaux, dès qu'il y a un enfant, il y a forcément un prédateur autour et il faut forcément qu'il y ait un adulte protecteur qui soit capable de détecter les signaux faibles. »
  • 18:17Fait
    « Un placement c'est toujours une rupture pour un enfant, c'est forcément un choc sur lequel l'institution dit on va vous protéger, on va te protéger mais c'est une rupture familiale. »
  • 18:55Fait
    « Ça fait 30 ans qu'on a inscrit dans la loi le fait de ne pas séparer les fratries. C'est la loi de 1996 qui a été rappelé dans la loi de 2022, la loi Taquet. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:07

Xavier Yacovelli, vous êtes sénateur RDP et Renaissance des Hauts-de-Seine, vice-président du Sénat. Nous sommes ensemble pour parler de la protection de l'enfance. Affaire Lyanna, violence dans le périscolaire. Les drames et alertes se sont multipliées ces dernières semaines. Gouvernement, Parlement mettent des textes, des commissions d'enquête sur la table. Et on va commencer en parlant de la loi intégrale contre les violences faites aux enfants et aux femmes. Elle arrive au Parlement, en commission, à l'Assemblée. Une loi qui veut traiter tous les aspects liés aux violences, du repérage, à la sanction, en passant par l'accompagnement des victimes. En quoi ce texte n'est-il pas seulement une loi de plus ? Parce que justement, elle est intégrale. Vous l'avez rappelé.

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Une loi intégrale, son but, c'est de pouvoir répondre non pas par des mesurettes, mais par une vision globale de la question de la protection des des victimes, qu'elles soient femmes ou que ce soit des enfants. Et donc sur la question de la détection, sur la question de la prévention, sur la question de la gestion aussi par la police et par la justice, et puis la question aussi de l'accompagnement des victimes par du soin et ça c'est indispensable et c'est ce qui peut-être qui manque aujourd'hui dans notre système c'est comment est-ce qu'on accompagne les victimes moi je parle toujours du principe que on ne guérit pas en fait d'une violence ou d'un viol qu'on a subi mais par contre on apprend à vivre avec et c'est par le soin psychologique notamment qu'on peut y arriver et puis il ya aussi

1:25

la question pénale pour les auteurs qu'il faut aussi voir on a eu ce débat lors des premières auditions à l'Assemblée nationale, notamment sur la question de la perpétuité pour les auteurs qui sont récidivistes. Moi je regrette que la gauche s'est positionnée contre cette sanction. Mais donc on aura ce débat, il y a ce débat qui commence du coup à l'Assemblée nationale et nous aurons ensuite le débat au Sénat. – Parce que le texte prévoit effectivement la réclusion criminelle à perpétuité pour les violeurs en série de mineurs de moins de 15 ans, il y a d mesures à notamment qui concerne la justice un délai maximal de trois mois pour les actes essentiels d'enquête pourquoi vous avez attendu autant de temps pour proposer pour présenter

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un tel texte c'est un texte qui est proposé en fait une une volonté des associations depuis de nombreuses années. Et donc effectivement, c'est l'accumulation de ces violences et de ces drames… – Mais qui n'est malheureusement pas nouvelle. – Non, ce n'est pas moi qu'il faut le Moi, pour le coup, ça fait 9 ans que je me base sur la question des violences intra-infamiliales, sur la question de la protection de l'enfance. Et moi, j'arrête pas de dire qu'à force d'accumuler des petites lois, on fait des mesurettes qui, effectivement, c'est la politique des petits pas, alors que ça mériterait une révolution. La question de la protection de l'enfance... Mais vous avez trop tardé, Emmanuel Macron a trop tardé à l'engager, cette révolution, on est à la fin de son second quinquennat.

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Je pense en fait que c'est pas forcément Emmanuel Macron ou le gouvernement, je pense que collectivement, on était très peu encore il y il y a quelques mois, à s'intéresser à la question de la protection de l'enfance. Moi je vous rappelle ce que je l'ai déjà dit sur votre plateau, mais quand je me suis représenté en 2023 pour ma réélection de sénateur, on m'a dit mais pourquoi tu travailles sur la protection de l'enfance ? Ça ne rapporte aucune voix. Voilà c'était ça la vision du politique et de la société en général. Les enfants ne parlent pas, la violence sur les enfants il faut le cacher parce que c'est quelque chose qui nous prend au trip et donc on ne veut pas le voir. Et donc il y avait une espèce d'omerta sur la question de la protection de l'enfance.

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Et donc cette prise de conscience de la population et donc du coup qui pousse le politique, le pouvoir politique à se saisir de cette question. C'est malheureux parce qu'il y a eu des drames qui ont été commis, qui ont été subis. Mais maintenant ça nous permet peut-être collectivement de se rendre compte que la protection de l'enfance est une priorité nationale. Il a été question cette semaine au Sénat de cette protection de l'enfance, des violences dans le péri-scolaire puisqu'il y a une commission d'enquête qui mène actuellement des Les travaux, commission d'enquête née après les scandales à la mairie de Paris. Alexandre, vous allez nous éclairer sur ce qui s'est passé ces derniers jours à la Chambre-Route. Qu'est-ce qu'on peut retenir de ces auditions de cette commission d'enquête ?

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Eh bien d'abord on peut retenir un chiffre, il a été donné lundi par la procureure de Paris, Laure Becquot lors de son audition devant la commission d'enquête. Il y a actuellement au sein du Parquet de Paris 2900 enquêtes pénales pour violences sexuelles sur des enfants et parmi ses enquêtes. 235 concernent le secteur périscolaire parisien, c'est-à-dire un peu moins de 10%. Alors la procureure de Paris lors de son audition a dit faire face désormais à une vague de signalement pour ce type d'affaires et Et elle reconnaît que la justice ne répond pas toujours aux attentes des familles de victimes. Savoir se regarder dans le miroir et mesurer l'efficience de notre prise en compte de la révélation des faits. Il faut restaurer la confiance.

4:32

J'ai, madame la rapporteure, tout à fait conscience des attentes et voire des déceptions que nos fonctionnements collectifs provoquent et singulièrement sur ce qui me concerne le fonctionnement de l'institution judiciaire. Xavier Iacovelli, vous reconnaissez qu'il y a une perte de confiance dans la justice, dans le traitement de ces affaires de violences sexuelles sur enfants ? Je pense qu'il y a une perte de confiance sur l'ensemble de la chaîne. C'est-à-dire aujourd'hui, il y a un sondage qui est sorti d'ailleurs au mois de juillet pour votre chaîne où 86 % des familles hésitaient à mettre leurs enfants dans du périscolaire. Maintenant, on a vu à Paris pour cet été.

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Il y a eu 13 % de baisse d'accueil de périscolaire parce que les familles ont peur et c'est légitime. Et donc, comment est-ce qu'on répond à cette peur ? Et c'est par un renforcement. Et moi, je salue vraiment le travail de la sénatrice Agnès Sévren, sénatrice de Paris qui mène ses auditions, qui est rapporteur et qui mène ses auditions avec minutie et qui va vraiment dans le fond des sujets. J'en parlais hier avec elle. Il y a 72 départements sur 101 qui ont des dysfonctionnements structurels sur la question de l'accueil du périscolaire. Paris, c'est un cas exceptionnel par l'ampleur et par l'omerta qu'il y a eu sur la gestion du périscolaire et des défaillances du périscolaire, mais malheureusement ce n'est pas une exception.

5:54

Et ça touche vraiment l'ensemble du territoire français sur lequel il faut qu'on puisse apporter une réponse. – Et face à ce fléau, la justice ne rassure pas, il faut restaurer la confiance, c'est ce que dit la procureure de Paris. – Oui, il faut que la la justice puisse répondre. Alors, c'est toute la problématique, c'est-à-dire la charge de la preuve. Comment est-ce qu'aujourd'hui, on arrive avec des preuves, avec le recueil de la parole de l'enfant, qui est aussi parfois toujours problématique et sur lequel on a peu de preuves. Comment est-ce que ce recueil de la parole de l'enfant permet à la justice d'agir ? Et c'est le problème. Et je pense qu'il y a aussi un accompagnement des les familles, parce que ça a été relevé d'ailleurs lors des auditions,

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quand il y a un classement sans suite et que les familles victimes n'ont pas été prévenues, en fait ça c'est aussi un problème, un dysfonctionnement et une perte de confiance pour les familles. Parce que qui a un classement sans suite par faute de preuves ? Il faut l'expliquer aux familles, il faut expliquer pourquoi ça ne fait pas en sorte que l'enfant n'est plus une victime, ça fait juste que la justice ne peut pas rendre son verdict parce qu'il manque des preuves. Mais il faut ça informer. – Vous avez entendu, vous avez vu les manifestations qui ont eu lieu lundi soir à Paris dans plusieurs villes de France pour mettre la pression sur la justice. C'est ce que disaient les manifestants. – C'est beaucoup des manifestantes d'ailleurs il ya besoin

7:10

que la société mette la pression sur la justice vous les comprenez ces manifestants moi je comprends parce qu'il y a une colère donc il faut qu'elle s'exprime quelque part et tant que les manifestations sont pacifiques et réclame des droits nouveaux. Oui, moi je soutiens clairement ce mouvement. Après, ce n'est pas seulement une question de justice, on en parlait tout à l'heure, mais quand on sait que 40 % des collectivités, 40 % des communes aujourd'hui qui accueillent des enfants ne demandent pas de subvention à la CAF et ne remplissent pas les critères pour être contrôlées. Et donc ça veut dire qu'elles ne sont pas contrôlées, donc il n'y a pas d'exigence sur le taux d'encadrement, il n'y a pas d'exigence sur les animateurs qui doivent être diplômés, et donc ça sort complètement

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des radars de la protection de nos enfants. Et donc, oui, il faut y répondre, et le Le PSJL, le projet de loi sur l'enfance, répond en partie justement à tout ce sorti de radar sur la protection de l'enfance. – Et on va y venir justement aux questions de recrutement. Mais d'abord Alexandre, il y a des défaillances dans la prise en compte de la parole des enfants victimes. C'est ce qui ressort des témoignages de parents qui ont été recueillis par la commission d'enquête. Oui, recueillir la parole des enfants victimes, c'est tout l'enjeu dans ces enquêtes. Et la rapporteure de la commission d'enquête du Sénat Agnès Évren a commencé à auditionner des familles de parents d'enfants victimes de violences sexuelles.

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Et selon ses parents, il y a des problèmes dans le recueil de la prise de parole, un manque d'empathie de la part de la police, un manque de temps aussi consacré à l'enfant victime des défaillances qui ont été démenties par les policiers parisiens de la brigade de protection des mineurs lors de leur audition devant la commission d'enquête. Vous me dites que les enfants ont entendu 20

9:06

on nous dit comment est-ce que l'enfant peut libérer sa parole si on sent que tout est minuté ? Alors tout n'est pas minuté, alors déjà il y a tout un processus pour Mais après on peut comprendre qu'il y a tellement d'affaires que sans doute forcément il y a un Non, mais on a le temps. Quand le mineur est là, on a le temps pour... Je vous assure que ce n'est pas du tout les témoignages et je vous les enverrai. Les témoignages écrits, on les a. Je vous les envoie. Dans cette audition, la brigade de protection des mineurs a rappelé qu'il existe aujourd'hui un protocole très strict pour recueillir la parole des enfants victimes de ces violences sexuelles, avec la présence d'un psychologue, d'un médecin, d'une salle spécifique dont le but est de créer

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un lien de confiance avec l'enfant pour qu qu'il puisse exprimer au mieux sa parole dans les meilleures conditions. Xavier Acoveli, on doit encore progresser dans la prise de parole de ces victimes de violences sexuelles ? Oui, il y a eu beaucoup de progrès qui ont été faits, notamment sur des salles spécifiques, c'est-à-dire que quand les enfants sont auditionnés, si on les auditionne dans les commissariats qu'on peut connaître nous en tant qu'adultes avec des policiers en uniforme, ça ne rassure pas et ça n'aide pas à la libération de la parole de l'enfant. Donc oui il y a eu une évolution, Maintenant, c'est des salles spécifiques, des agents de police qui sont formés et qui ne sont plus en tenue de policiers, mais en tenue civile pour rassurer aussi l'enfant.

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Mais effectivement, il faut aller plus loin parce que moi, j'ai toujours dit que la libération de la parole, elle a toujours eu lieu. Les enfants ont toujours parlé, sauf que les adultes n'ont pas su écouter, n'ont pas su prendre en compte. Et donc, c'est aussi la question de la détection des signaux faibles. Là, c'est dans le cadre des auditions avec des policiers assermentés. Mais comment est-ce que, dans toute la chaîne de signalement possible, on forme des professionnels, on forme des adultes qui sont capables de détecter les signaux faibles, que ce soit de l animateur, au gardien d'école, au médecin. Il faut qu'on ait... En fait, il faut qu'on se dise qu'à tous les niveaux, dès qu'il y a un enfant, il y a forcément un prédateur autour

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et il faut forcément qu'il y ait un adulte protecteur qui soit capable de détecter les signaux faibles. On en parlait, la question du recrutement parce que ces affaires de violences sexuelles dans le périscolaire, elles montrent aussi des dérives dans le recrutement des animateurs. Oui, et les sénateurs ont auditionné une journaliste de RTL qui a mené l'enquête sur ce secteur périscolaire et et qui s'est présenté dans une mairie d'Ile-de-France avec un CV falsifié pour se faire embaucher en tant qu'animatrice périscolaire. Vous allez le voir, son témoignage est édifiant. Mon entretien a duré 8 minutes et portait sur est-ce que j'ai déjà eu des expériences avec des enfants ? J'ai répondu très rapidement. Est-ce que j'ai eu des ennuis avec la justice ?

11:40

Est-ce que j'étais disponible aujourd'hui et est-ce que j'avais un diplôme dans l'animation ? C'est toutes les questions qui m'ont été posées. Quand je suis partie de cet entretien, je ne savais pas que j'allais travailler dans une école Ulysse. Je l'ai découvert en arrivant sur place. ? Et l'entretien, comme je vous le dis, il a duré 8 minutes au total, mais il y a 8 minutes entre le bonjour et le au revoir. Au terme de cet entretien de 8 minutes, la journaliste a été embauchée dans une une commune comme animatrice périscolaire. Xavier Caudi, comment on explique ces immenses failles dans le recrutement de ces animateurs ? Je ne vais pas chercher d'excuses, j'essaie juste de comprendre le pourquoi. Et effectivement, aujourd'hui, les collectivités, les communes nous nous disent, aidez-nous,

12:22

enfin nous disent au niveau de l'État, aidez-nous parce qu'en fait on gère la pénurie. Et c'est ce qui se passe aujourd'hui, c'est-à-dire que puisqu'il faut accueillir les enfants dans le périscolaire et qu'en plus la loi est quand même peu contraignante sur la formation des animateurs, puisque je rappelle qu'il faut 50 % seulement d 'animateurs formés et diplômés. Il faut maximum 50 % de stagiaires, donc ils ne sont pas complètement diplômés. Et on peut avoir 20 % d'encadrants qui ne sont pas formés du tout. Et donc quand on met toutes ces possibilités qui normalement devraient être en complément des des animateurs formés, on voit bien qu'on manque de formation pour ces animateurs, pour ces encadrants sur la détection des signaux faibles.

13:07

J'en parlais tout à l'heure et puis on a un problème problématique c'est on a une notamment sur la question du

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et parfois ça ne communique pas, parfois il n'y a pas de lien et il y a manque de cohérence et donc ça c'est une vraie problématique et je ne parle pas de la pénurie avec un métier qui est dur, un métier qui est un métier de sens mais c'est un peu sur tout le médico-social aussi on peut le voir dans les EHPAD, dans la protection de l'enfance on a des métiers qui sont nécessaires aujourd'hui pour l'accompagnement de nos enfants mais qui sont peu valorisés et donc peu attractifs. Alex un dernier mot parce qu'il y aura des auditions importantes attendues la semaine prochaine dans cette commission d Oui, des auditions importantes sur ce scandale du périscolaire parisien. Les sénateurs vont auditionner l'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo. Ce sera mardi prochain, mardi 15 septembre à 9h30

14:02

et le lendemain à la même heure, l'actuelle maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui était à l'époque premier adjoint d'Anne Hidalgo. Alors ils font tous les deux l'objet depuis la semaine dernière d'une plainte de la part du collectif MeToo Ecole pour, je cite, « mise en danger délibérée de la vie d'autrui et non dénonciation de crime, une plainte qui pour le moment n'a pas donné lieu à l'ouverture d'une enquête judiciaire. Il n'y a donc pas d'enjeu d'interférence avec la commission d'enquête du Sénat car on le rappelle, une commission d'enquête parlementaire ne peut pas investiguer sur des faits relevant d'une enquête judiciaire au nom de la séparation des pouvoirs. Merci Alex, on précise qu'on suivra évidemment ces auditions en direct sur notre antenne.

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Effectivement, Hidalgo, Emmanuel Grégoire, Xavier Jacobelli, vous le savez dans cette émission on va voir les initiatives en région. On donne la parole aux élus locaux, on va tout de suite en Saône-et-Loire. Bonjour Didier Bordé, merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes maire de Saint-Jean-Goult-le-National, vous Vous avez installé un village d'enfants, notamment pour les fratries. Racontez-nous comment cela se passe et en quoi cela consiste ? Il s'agit d'une initiative du département de Saône-et-Loire qui avait une préoccupation, ce sont les enfants qui sont placés au titre de la protection de l'enfance, mais ce sont des fratries. Et souvent, les fratries, compte tenu de places d d'accueil dans les familles ou de foyers.

15:27

Ces fratries sont séparées, donc la préoccupation première c'était comment rassembler les fratries, comment leur permettre de grandir, de s'épanouir dans un environnement sécurisé, puisqu'ils sont sortis de leur famille pour des raisons de protection vis-à-vis de difficultés familiales vécues par leurs parents, et donc comment leur permettre de s'épanouir, de grandir, de retrouver un environnement familial apaisé. Et donc ce projet a été initié par le département qui a sollicité les communes, les 450 communes de Soignet-Noir pour savoir qui serait intéressé.

16:11

Le village de Saint-Jean-Goule-Nationale s'est proposé parmi une quinzaine de candidats et était finalement retenu. Ce village, le village de Saint-Jean-Goule, c'est un petit village 1 1056 habitants et on va donc accueillir à partir de tout début de 2027 48 enfants dans une structure qui comprend une pouponnière parce qu'il y a des bébés de 0 à 3 ans c'est la réalité il faut pouvoir s'occuper le bébé des petits de 4 à 6 ans et des plus grands de 7 à 18 ans et il faut pouvoir les accueillir dans un environnement de type familial donc il y a des maisons des pavillons je dirais de style

16:55

très classique avec toutes les fonctionnalités d'une maison habituelle et ce village est confié au Prado qui est une association qui a été créée à Lyon il y a un siècle et demi qui a donc une belle expérience de très belle valeur et c'est le Prado Bourgogne qui va donc gérer ce village avec environ 73 employés le nombre est important en regard des 48 enfants accueillis ces 73 employés sont des personnes qui vont se relayer le but n'est pas de gérer simplement les enfants c'est

17:36

surtout pas ça c'est de les accompagner de les aider à grandir à s'épanouir et à trouver pleinement leur place dans la société et évidemment si leurs parents et si le juge des enfants le juge de la protection de l'enfance aux juges utiles ils pourront retrouver leur famille restez avec nous évidemment didier bordé je voudrais vous faire réagir xavier yacovelli vous suivez on l'a dit depuis longtemps c c'est question de protection de l'enfance qu'est ce que vous pensez de cette initiative bah c'est une super initiative moi je salue à la fois le maire monsieur le maire et le département de solenoir qui a pris cette initiative juste rappeler qu'un placement c'est toujours une rupture pour un enfant,

18:17

c'est forcément un choc sur lequel l'institution dit on va vous protéger, on va te protéger mais c'est une rupture familiale et en plus quand il y a une double rupture à l'intérieur même de la fratrie, c'est là où on peut créer des traumatismes. Je rappelle quand même que ça fait 30 ans qu'on a inscrit dans la loi le fait de ne pas séparer les fratries. C'est la loi de 1996 qui a été rappelé dans la loi de 2022, la loi Taquet. Mais en fait ça fait déjà 30 ans qu'on dit au département « ne séparez pas les fratries ». On voit bien que sur la question de la protection de l'enfant, ça a toujours été très difficile aussi de l'application des lois dans les départements. Il y a encore plein d'articles de loi qui ne sont pas appliqués.

18:55

Donc cette initiative, elle est fantastique, elle est géniale pour les enfants et je pense qu'il faut effectivement favoriser l'implantation de ces petites structures parce que c'est, je crois, 5 pavillons, je sais ça, 48 enfants, 5 pavillons. Donc il faut pouvoir développer ça dans la plupart des départements et notamment pour répondre aussi à ce qu'on a voté en 2022, c'est-à-dire l'interdiction de l l'hébergement, dans des hôtels sociaux, dans des campings d'enfants qui sont sous la protection de l'institution. Comment ça a été perçu, monsieur le maire, par vos habitants ? Vous le rappelez, vous êtes maire d'une commune de 2056 habitants comment cette initiative a été accueillie c'était bien bien accueilli alors

19:38

il y a eu quelques personnes qui au départ confondaient avec les centres éducatifs fermés donc pour les jeunes enfants qui ont des soucis je dirais de délinquance et après explication les gens ont bien compris ce projet et se sont rassemblés y compris en faisant des propositions pour intégrer le village des enfants au village de Saint-Jean-Gou. Il ne s'agit pas d'en faire un objet à part, mais de pleinement intégrer ce village des enfants et que les enfants soient comme les autres enfants du village. Donc, il y a des propositions diverses qui ont été faites par les habitants, que ce soit dans la vie associative, les jeunes sapeurs-pompiers, dans l'apprentissage chez des artisans.

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Voilà, et ils iront à l'école dans les écoles du village puisqu'on a la chance d'avoir de la petite enfance jusqu'au collège inclus sur place. Et après, ils pourront aller au lycée comme les autres enfants du village aussi en prenant le bus. Donc plutôt une bonne réception et on est dans, je dirais, dans un environnement qui est relativement apaisé et sécurisé, ce qui est important pour ces enfants. Et c'est aussi ça qui est chouette dans cette initiative, c'est-à-dire qu'il y a vraiment une volonté d'intégration. Oui, c'est génial. Dans un village, un petit village, effectivement, comme celui de M. le maire, c'est aussi une opportunité pour les écoles puisqu'on a une baisse démographique quand même importante dans notre pays.

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Et le fait d'avoir 48 enfants qui vont arriver comme ça, ça va permettre aussi, je ne connais pas les âges forcément de ces enfants, mais c'est aussi une opportunité pour l'école de garder, de ne pas fermer de classes. Et en fait, moi, ce que j'aime aussi dans ce système-là, c'est que ce n'est pas à l'institution de s'adapter à l'enfant, enfin, ce n'est pas à l'enfant de s'adapter à l'institution, pardon, mais c'est vraiment à l'institution de pouvoir répondre aux besoins des enfants et ça c'est vraiment une belle réussite. Un dernier mot monsieur le maire parce qu'on parlait un peu plus tôt dans cette émission de la question du recrutement des éducateurs, vous nous avez dit 73 employés dans cette structure, comment sont recrutés et formés les éducateurs ?

21:43

Alors c'est l'association Le Prado qui recrute l'ensemble des éducateurs, ils ont déjà recruté des cadres de direction, qui sont des personnes expérimentées et vraiment qui ont fait leur preuve. Et comment ces entretiens d'embauche dans huit jours ? Voilà très précisément en veillant de très près et ça ils ont l'expérience puisque je vous disais que c'est une institution qui a vraiment une longue expérience, un siècle et demi à peu près. Et donc il porte une attention très soutenue je dirais d'une part au profil des personnes,

22:24

à leur expérience professionnelle acquise et aussi au fait qu'ils partagent pleinement les valeurs, valeurs d'éducation, valeurs d l'accompagnement des enfants et pas simplement assurer, je dirais un simple emploi. C'est avec tout le respect que j'ai pour toutes les personnes qui travaillent bien sûr. Merci beaucoup, merci monsieur le maire Didier Bordet, maire de Saint-Jean-Goune nationale en Saône-et-Loire d'être venu nous parler de cette initiative. On termine comme tous les jours par la lune de la presse régionale, on en a sélectionné trois, la lune de Ouest France. Pourquoi le niveau des élèves français plonge encore ? On l'a vu en début de journal, les performances en maths, en compréhension de l'écrit des élèves français qui continuent de chuter.

23:05

La une du populaire du centre, rouge de colère. Ce sont les pompiers en grève depuis hier qui demandent plus de moyens et de considération. Et puis la une de sud-ouest, les gilets jaunes. La fracture est toujours là, huit ans après le début du mouvement. C'est le Césaire de Nouvelle-Aquitaine qui s'est plongé dans les 28 000 contributions des cahiers d'oléances dans la région avec de nombreuses recommandations, notamment pour réduire le fossé Ville-Campagne. Quelle une choisissez-vous ? Je vais être cohérent avec ce que je défends sur la question des élèves et la question de l'école. Je le disais tout à l'heure, on a une baisse de la démographie qui est quand même importante. Dans les années à venir, on va avoir 1 ,5 million d'élèves en moins.

23:41

Est-ce qu'on suit, comme certains le souhaitent, on fait en sorte d'avoir des économies sur l'éducation nationale ou à budget constant ? Ça nous permet d'investir plus sur l'école, c'est-à-dire d – De quelle manière ? Moins de profs mieux payés ? – Non, autant de profs mais moins d'élèves par classe, ce qui nous permet… Vous savez toute la génération du dédoublement des classes qu'on a mis en place depuis 2018, en fait elles n'ont pas été détestés, en fait, dans le PISA. Et donc, c'est aussi ça qui va nous permettre de voir que ces enfants qui étudient dans des classes plus petites permettent effectivement d'un apprentissage plus sérieux et plus efficients. Et donc, c'est vraiment l'objectif. C'est ce que défend Gabriel Attal d'ailleurs sur le fait d'avoir à budget

24:25

constant moins d'élèves par classe. – On va reparler, ce sera notre débat politique dans une demi-heure évidemment à suivre. Merci Xavier et la comédie, merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin.