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InterviewC à vous (sur YouTube)· 20 mai 2021 4 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJustice

Manif Police: "Jean-Luc Mélenchon s'enferme dans un discours anti-républicain" -C à Vous- 19/05/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    L'autorité de l'État se dilue face à des comportements inadmissibles en République ?

  • 1:46FerméeRéponse directe

    Il a participé à des manifestations interdites ?

  • 2:14OuverteRéponse partielle

    Vous ne réclamez pas un changement de la loi, mais une meilleure application ?

  • 3:23OuverteRéponse partielle

    Éric Dupond-Moretti disait que police et justice travaillent de conserve, c'est vrai ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11Invité politiqueFait
    « Je rappelle à Jean-Luc Mélenchon que la manifestation qui s'est déroulée aujourd'hui, elle a été déposée. »
  • 1:24Invité politiqueFait
    « Jean-Luc Mélenchon, lui, a participé à de nombreuses manifestations qui ne respectaient pas les règles de droit. »
  • 1:33Invité politiqueFait
    « traiter la police de factieux, c'est un geste grave »
  • 1:53Invité politiqueFait
    « Il a participé à différentes manifestations depuis les deux dernières années, trois dernières années, notamment dans le cadre des Gilets jaunes, qui n'étaient plus déclarées. »
  • 2:02Invité politiqueFait
    « quand on traite dans ces manifestations auprès de manifestants qui eux-mêmes commettent des dégradations, les policiers de barbares, et qu'ensuite on les traite de factieux »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « Le constat, c'est une chaîne pénale qui commence à montrer des faiblesses face à des sujets qui commencent à intéresser les Français, qui sont ceux de la délinquance. »
  • 3:03Invité politiqueFait
    « Et cette chaîne pénale, aujourd'hui, manque de moyens. »
  • 3:41Invité politiqueFait
    « S'il y a des endroits, je parle de sécurité équitable, où la sécurité équitable, elle n'est pas accessible à tous. »
  • 3:51Invité politiqueFait
    « S'il n'y a pas les flux judiciaires, les places de comparution immédiate, si les magistrats n'ont pas les moyens de déférer, de punir comme il faut les délinquants »

Temps de parole

  • Gérard Police61 %
  • Invité22 %
  • Présentateur17 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Le cadre républicain qui comprenait des élus allant du Rassemblement National jusqu'au Parti Communiste. Fabien Roussel était là, Olivier Faure, la plupart des députés LR, le ministre Gérald Darmanin également, Yannick Jadot, mais pas les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon a produit à l'issue de la manifestation une réaction salle après-midi.

0:25
Présentateur

L'autorité de l'État, de semaine en semaine, se dilue et se disperse face à des comportements qui sont inadmissibles en République. D'abord des militaires qui appellent leurs collègues d'actifs à s'insurger, et puis maintenant, sous couvert d'un hommage aux policiers tués, une manifestation au caractère ostensiblement factieux, en ce sens qu'elle s'en prend, non pas aux causes pour lesquelles ces malheureux ont été assassinés, mais aux institutions comme l'institution judiciaire.

1:06
Invité

Jean-Luc Mélenchon défend les institutions.

1:11
Gérard Police

Je rappelle à Jean-Luc Mélenchon que la manifestation qui s'est déroulée aujourd'hui, elle a été déposée. On a fait un dépôt dans les règles, on a organisé cette manifestation, on a respecté toutes les règles de droit, et elle s'est déroulée dans le calme le plus parfait. Jean-Luc Mélenchon, lui, a participé à de nombreuses manifestations qui ne respectaient pas les règles de droit, et je devrais répondre juste que tout ce qui est excessif devrait être insignifiant, mais quand ça vient d'un responsable politique de son rang, traiter la police de factieux, c'est un geste grave, ce n'est pas la première fois.

On y est malheureusement habitué, je crois que malheureusement, il s'enferme dans un discours anti-républicain, contrairement à la police qui, elle, est restée républicaine.

1:46
Invité

Il a participé à des manifestations interdites ?

1:48
Gérard Police

Il a participé à différentes manifestations depuis les deux dernières années, trois dernières années, notamment dans le cadre des Gilets jaunes, qui n'étaient plus déclarées. Je veux dire, tout le monde croit en France aujourd'hui qu'on peut manifester parce qu'il y a un droit de manifester, et ce droit est encadré. Il faut déclarer, il faut respecter certaines règles, et quand on traite dans ces manifestations auprès de manifestants qui eux-mêmes commettent des dégradations, les policiers de barbares, et qu'ensuite on les traite de factieux, il y a de quoi se poser des questions sur le comportement d'un leader politique.

2:14
Invité

Si j'ai bien suivi ce que vous nous avez dit, David Lebarth, vous ne réclamez pas un changement de la loi, mais une meilleure application de la loi lors des décisions de justice ?

2:27
Gérard Police

Même cette question-là est délicate. L'application de la loi, c'est de la responsabilité d'un magistrat. Un magistrat, il juge en fonction des faits qui lui sont soumis. Moi, je réclame avant tout le regard précis du constat. Le constat, c'est une chaîne pénale qui commence à montrer des faiblesses face à des sujets qui commencent à intéresser les Français, qui sont ceux de la délinquance. Il n'y a pas que les policiers qui sont agressés.

Il suffit de questionner les gendarmes, les pompiers, pourquoi les médecins, pourquoi des chauffeurs de bus subissent une violence gratuite, et pourquoi des gens qui ne représentent pas l'autorité, mais qui sont juste des prestataires de services, subissent cette violence gratuite qui, parfois, peut aller jusqu'à tuer. Je ne vais pas reprendre l'exemple de ce malheureux chauffeur de bus qui avait juste demandé le port du masque. Et cette chaîne pénale, aujourd'hui, manque de moyens.

Et avant de taper sur les magistrats, ce qui n'a strictement aucun intérêt à part se crisper au sein d'une chaîne pénale, il faut regarder si les moyens sont là pour que la chaîne pénale puisse se répondre et qu'elle puisse fonctionner en réciprocité. Moi, je suis sûr d'une chose, c'est que les policiers interpellent parfois toujours les mêmes personnes et se rendent compte qu'on a une forme d'inefficacité, donc il faut trouver les solutions.

3:23
Invité

Éric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux, disait hier soir à l'Assemblée nationale que dans l'immense majorité des cas, la police et la justice travaillaient de conserve pour le même but. Il a raison, c'est vrai ?

3:33
Gérard Police

C'est vrai. Mon expérience personnelle pourrait me faire répondre oui, sauf que la réalité est différente. S'il y a des endroits, je parle de sécurité équitable, où la sécurité équitable, elle n'est pas accessible à tous. Je vais vous prendre un exemple. Il y a des endroits où on est saturé de délinquance. Je ne vais pas citer un département pour ne pas stigmatiser. S'il n'y a pas les flux judiciaires, les places de comparution immédiate, si les magistrats n'ont pas les moyens de déférer, de punir comme il faut les délinquants, forcément, il y a des mesures parallèles de remplacement, de substitution, voire des convocations tardives.

Et c'est cette justice lente qui crée ce sentiment d'une chaîne pénale qui commence à dysfonctionner. C'est ça qu'il faut régler.