Crise des énergies : "Ce sont des niveaux de prix que nous n'avons jamais connu", alerte Que Choisir Ensemble à Nancy
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:06OuverteRéponse directe
Comment se réchauffer cet hiver sans se ruiner ?
- 1:46OuverteRéponse directe
2,30€ le litre de carburant, un prix du gaz en hausse de 6%, le fuel à 1,80€. Pour vous, une conjonction de ces tarifs aussi élevés, depuis que vous êtes à votre association, vous n'avez jamais vu ça ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Vous avez des astuces pour payer moins cher ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Les achats groupés, vous en faites, vous à l'ex-UFC Que Choisir, donc Que Choisir Ensemble. Des communautés de communes le font également. C'est utile également ?
- 4:29OuverteRéponse directe
Et l'énorme différence du fuel par rapport à l'électricité ou par rapport au gaz, c'est que quand on remplit sa cuve, on doit tout de suite le faire, le chèque ou le virement. Donc, quand on est obligé de donner 1 000 euros pour remplir sa cuve, il faut les avoir, les 1 000 euros.
- 5:12OuverteRéponse directe
La dernière question, on est quand même proche de l'explosion sociale, parce que ces prix d'électricité, du gaz et du fuel, ça prend sur le reste à vivre. Et le reste à vivre, ça veut dire plus de loisirs, plus rien ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09InvitéChiffre
« On a encore entendu il y a quelques jours l'augmentation du gaz de plus de 6%. »
- 1:12InvitéChiffre
« En août, cette électricité, les pelées ont également augmenté. »
- 1:34InvitéChiffre
« Parce qu'il faut rappeler que 40% des ménages en déclarent avoir froid l'année dernière pour des raisons économiques. »
- 1:42InvitéFait
« C'est des niveaux de prix dont on n'a jamais vu jusqu'alors, donc absolument pas. »
- 4:24InvitéChiffre
« 800 euros d'écart entre septembre de cette année et septembre de l'année dernière. »
- 4:51InvitéChiffre
« Mais on a encore 10% des foyers aujourd'hui en France qui sont en fuel. »
Temps de parole
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Comment
se réchauffer cet hiver sans se ruiner ? On en parle avec notre invité à 8h moins le quart puisque c'est le moment de commander son bois, son fuel, ses granulés, d'adapter son contrat de gaz ou d'électricité. Nous recevons ce matin Arnaud Fetter, administrateur de l'association de consommateurs. Que choisir ensemble ? Il répond aux questions de Mathieu Barbier. Arnaud Fetter, bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation en direct. Avant de vous interroger, écoutez ce témoignage. 15 secondes, Anne, elle habite Charme-la-Côte.
J'essaye d'économiser sur mon salaire à peu près 100 euros par mois pour régler la facture de fuel en espérant que ça tienne l'année. Là, 1000 euros pour 600 litres, je n'aurai jamais assez pour l'année. Il va falloir que j'en fasse rentrer à nouveau, mais je ne pourrais pas. Ça va être des polaires, des polaires et des tisanes.
Arnaud Fetter, ce témoignage fort met en lumière deux états de fête. La détresse de Anne. Et ce n'est pas une inquiétude isolée, semble-t
-il.
Vous avez beaucoup d'Annes qui passent la porte de votre asos ?
Oui, malheureusement. C'est vrai que c'est des témoignages qu'on retrouve de plus en plus et pour cause. On n'entend rien sur le fuel, mais malheureusement, il n
'y
a pas que le fuel. Toutes les énergies sont aujourd'hui concernées. On a encore entendu il
y a
quelques jours l'augmentation du gaz de plus de 6%. En août, cette électricité, les pelées ont également augmenté. Le contexte international n'aide pas et on ne voit pas d'issue positive dans les prochaines semaines.
Du
coup, vous n'êtes pas surpris de ces appels à manifester sur Internet pour le 17 octobre avec le retour hypothétique des gilets jaunes
?
Écoutez, l'idée, c'est effectivement de dénoncer les prix ou en tout cas la précarité énergétique aussi que ça entraîne. Parce qu'il faut rappeler que 40% des ménages en déclarent avoir froid l'année dernière pour des raisons économiques. Donc non, ça ne m'étonne absolument pas. C'est des niveaux de prix dont on n'a jamais vu jusqu'alors, donc absolument pas.
Oui, je vous le disais, 2,30€ le litre de carburant, un prix du gaz en hausse de 6%, le fuel à 1,80€. Pour vous, une conjection de ces tarifs aussi élevés, depuis que vous êtes à votre association, vous n'avez jamais vu ça ?
Non, à titre personnel, non, mais même plus largement, j'allais dire, dans l'histoire,
en
tout cas, depuis le temps qu'on a fait des statistiques, on ne l'a jamais vue. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, vous avez certes un contexte international, mais on le voit, ne serait-ce qu'un message sur un réseau social pour avoir un effet très concret sur la vie des Françaises et des Français en termes de prix des énergies.
Vous avez des astuces pour payer moins cher ?
Écoutez, on avait lancé depuis plusieurs années maintenant, je pense qu'on est venu ici plusieurs fois le rappeler, déjà groupé sur les pelés, sur le fuel, sur l'électricité, sur le gaz. Ça fonctionne bien, voire même très bien, mais dans un contexte, j'allais dire, normal, où effectivement, la force du nombre nous permet d'avoir des prix qui sont bien plus intéressants que les prix pratiqués par les entreprises.
Ce n'est pas le cas cette année ?
Cette année, ce n'est pas le cas. Post-Covid, on a eu aussi beaucoup de difficultés à proposer des tarifs qui étaient conséquents, ou en tout cas avoir une baisse conséquente. Et cette année, on a aussi peur de ne pas pouvoir relancer l'offre groupée de gaz.
C
'est-à-dire
? C
'est-à-dire qu'aujourd'hui,
c
'est vrai qu'on sollicite les entreprises pour avoir effectivement des tarifs qui sont intéressants pour les Français et les Français. Et quand on n'arrive pas à se projeter dans le temps, les entreprises nous disent tout simplement, je ne
peux
pas m'engager sur un tarif fixe sur deux ans, parce que c'est ce qu'on demande. En plus, on demande une fixité sur deux ans pour que les gens soient relativement tranquillisés.
Vous leur amenez des
centaines de clients en même
temps
?
Même des dizaines de milliers de clients, effectivement. Mais cette année, on n'en est pas convaincus. Et si on n'arrive pas à avoir de tarifs intéressants, on ne lance pas ce type d'offres.
Les achats groupés, vous en faites, vous à l'ex-UFC Que Choisir, donc Que Choisir Ensemble. Des communautés de communes le font également. On l'a vu à Pannis-sur-Meuse. C'est utile également ? On a la puissance d'une commune ou ce n
'est
pas aussi important que vous
?
Alors, j'allais dire, c'est vrai que nous, on a une force de frappe au niveau national. Donc, effectivement, on peut arriver à avoir des tarifs qui sont plus intéressants. Mais ça n'empêche pas, effectivement, que dans des communes, les gens se rassemblent. Parce qu'encore une fois, c'est la force du nombre. Et donc, il faut comparer. On a aussi une libre concurrence. Il faut aussi profiter de cette libre concurrence-là pour aller chercher de meilleurs prix. Et si on arrive à avoir de meilleurs prix quand on est regroupé, il ne faut pas hésiter. Alors, effectivement, sur le gaz et l'électricité, ça peut être un peu compliqué. Mais après, on a toujours le pelé, voire le fuel.
Parce qu'encore une fois, le fuel, et ça fait un rappel à ce qu'Anne disait, les prix ont manifestement évolué fortement à la hausse depuis un an. 800 euros d'écart entre septembre de cette année et septembre de l'année dernière.
Et l'énorme différence du fuel par rapport à l'électricité ou par rapport au gaz, c'est que quand on remplit sa cuve, on doit tout de suite le faire, le chèque ou le virement.
On
n'étale pas comme l'électricité. Donc, quand on est obligé de donner 1 000 euros pour remplir sa cuve, il faut les avoir, les 1 000 euros.
Ah,
mais
complètement. Et il faut aussi le rappeler, parce que c
'est
vrai que pour certains, le fuel est peut-être une énergie dépassée. Mais on a encore 10% des foyers aujourd'hui en France qui sont en fuel. Et donc, ce n'est absolument pas négligeable. Et il
n
'y
a
pas de solution, je vais dire, miracle, mis à part, effectivement, peut-être fractionner le remplissement de ses cuves. C'est peut-être la seule solution aujourd'hui pour étaler les paiements.
La dernière question, on est quand même proche de l'explosion sociale, parce
que
ces prix d'électricité, du gaz et du fuel,
ça
prend sur le reste à vivre. Et le reste à vivre, ça veut dire plus de loisirs, plus rien
?
Ah, mais complètement. On le dénonce avec force depuis plusieurs années.
C
'est vrai qu'aujourd'hui, les hausses de cette énergie-là sont vraiment problématiques. Et effectivement, je pense qu'il faut tendre à de vraies solutions. Et je parle des solutions au-delà d'une solution franco-française, d'une solution européenne sur les prix des énergies.
Merci beaucoup Arnaud Fetter, administrateur de l'Association de consommateurs. Que choisir ensemble ? Bonne journée
à vous.
Merci.