Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale (15 juin 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Invité politiqueFait
« Le Président de la République hier a promis qu'il n'y aurait pas d'augmentation d'impôts. »
- 0:14Invité politiqueFait
« le lendemain, moins de 24 heures après, il trahit sa promesse, mais on a l'habitude, et les Français n'apportent plus beaucoup de crédit à ses paroles. »
- 0:23Invité politiqueFait
« Il a menti effrontément devant les Français hier soir. »
- 0:43Invité politiqueChiffre
« cela représente une somme considérable, puisqu'en 2019, les contribuables ont payé 16,3 milliards d'euros pour amortir la dette sociale. »
- 1:02Invité politiqueChiffre
« 'entre 2024 et 2033, ce ne sont pas moins de 165 milliards d'euros qui seront prélevés sur les Français. »
- 1:21Invité politiqueChiffre
« puisque vous financez par la CADES cette dette, cela représente 31 milliards d'euros, c'est écrit, j'étais le premier surpris, de charges financières, soit 2,25% de taux d'intérêt, alors que la Banque centrale prête à 0%. »
- 1:51Invité politiqueChiffre
« entre 1996 et 2033, les charges d'intérêt de la CADES auront représenté 50 milliards d'euros. »
- 2:58Invité politiqueFait
« vous préférez maintenir votre politique en faveur des plus riches de notre pays, et faire payer les plus modestes. »
- 3:45Invité politiqueFait
« Vous avez refusé que la Banque Centrale Européenne monétise, comme le fait l'Angleterre, comme le fait les Etats-Unis, comme le font la Chine, le Japon. »
- 3:59Invité politiqueFait
« soit nous sommes capables de monétiser la dette Covid, et la France pourra s'en sortir, soit l'on ne monétisera pas la dette Covid, et nous serons accablés d'impôts. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan95 %
- ?5 %
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Enfin,
dernier orateur inscrit, M. Nicolas Dupont-Aignan. Merci, Mme la Présidente, M. le Ministre.
Le
Président de la République hier a promis qu'il n'y aurait pas d'augmentation d'impôts.
Et
le lendemain, moins de 24 heures après, il trahit sa promesse, mais on a l'habitude, et les Français n'apportent plus beaucoup de crédit à ses paroles.
Il
a menti effrontément devant les Français hier soir.
Un
message habilement maquillé, je vous reconnais ce mérite, de la création de la cinquième branche,
qui
reste pourtant une coquille vide, car vous privez des recettes, cette future cinquième branche.
Alors,
pour que les Français sachent, cela représente une somme considérable, puisqu'en 2019, les contribuables ont payé 16,3 milliards d'euros
pour
amortir la dette sociale. Et à la page 15,
que
je vous invite à lire, et vous l'avez lu, de la présente loi,
vous
pourrez voir l'étendue de cette manipulation grossière,
puisqu
'entre 2024 et 2033,
ce
ne sont pas moins de 165 milliards d'euros qui seront prélevés sur les Français.
Alors,
une séance le lundi après-midi, quand la plupart de nos collègues sont dans leur circonscription, pour pas que ça se voit, cela représente une somme considérable.
Et,
si on lit bien cette page, on apprend que, puisque vous financez par la CADES cette dette, cela représente 31 milliards d'euros, c'est écrit, j'étais le premier surpris, de charges financières, soit 2,25% de taux d'intérêt, alors que la Banque centrale prête à 0%.
2
milliards d'euros par an pour enrichir, si j'allais un peu plus fort vos amis, une charge financière payée indûment par le contribuable.
D
'ailleurs, entre 1996 et 2033, les charges d'intérêt de la CADES auront représenté 50 milliards d'euros. 2 milliards d'euros, c'est ce qu'il faudrait pour quasiment doubler les lits de réanimation dans notre pays par an. Alors, vous pensez que les Français ne vont pas s'apercevoir de ce tour de passe-passe indigne ? Bien évidemment, ils auront compris que vous n'avez plus aucune parole. Mais, ce qui est d'autant plus grave, et le collègue De Courson l'a très bien dit tout à l'heure, et j'espère que vous répondrez à ces trois questions, pourquoi aussi anticiper des dépenses futures ?
Pourquoi faire financer, bien évidemment, l'hôpital, c'est-à-dire les remboursements d'un tiers des crédits, la fameuse promesse que vous débudgétisez ainsi des budgets de l'État ? Et ainsi, pourquoi aussi faire payer la crise du Covid, alors que vous créez une injustice par les prélèvements
? Puisque
vous le savez, c'est un prélèvement proportionnel et non pas progressif. Mais il est vrai, vous préférez laisser l'exonération d'ISF, l'exonération d'impôts sur le capital, vous préférez maintenir votre politique en faveur des plus riches de notre pays, et faire payer les plus modestes. C'est un impôt déguisé, c'est habile, mais ils s'en apercevront, et ce sera un nouveau mensonge de plus à votre triste bilan. Cotisation pas progressive, proportionnelle. C'est un scandale absolu sur le plan de la justice sociale. Alors on comprend la manœuvre. Plus profondément, vous mettez en péril,
ce
faisant, à terme, le financement des dépenses sociales, notamment les retraites et la dépendance.
Et
d'ailleurs, c'est très paradoxal. Vous nous parlez de cinquième branche, mais vous asséchez les futures ressources de la cinquième branche. C'est incompréhensible. Ou si c'est trop compréhensible. Vous cherchez, en fait, à boucher les trous, car vous avez cédé à l'Allemagne. Vous avez refusé que la Banque Centrale Européenne monétise, comme le fait l'Angleterre, comme le fait les Etats-Unis, comme le font la Chine, le Japon. Car, ne nous trompons pas, chers collègues, soit nous sommes capables de monétiser la dette Covid,
et
la France pourra s'en sortir, soit l'on ne monétisera pas la dette Covid, et nous serons accablés d'impôts. Aujourd'hui, c'est le premier impôt, nouvelle tendance. C'est un impôt dissimulateur, c'est un impôt très lourd, qui va priver le budget social des recettes permettant de surmonter la crise sociale et d'avoir un vrai plan de développement pour notre système hospitalier, notre médecine de ville. Dont vous, d'un côté, vous négociez le fameux Ségur, et de l'autre, vous privez la Cadesse, qui aurait pu être très utile, notamment pour la réforme des retraites, pour payer les déséquilibres. Tout ça est bien triste, montre bien à quel point vous naviguez à vue.
La réalité, c'est que nous allons avoir beaucoup de chômeurs, beaucoup de chômage, un plan de relance sous-dimensionné, le refus de faire payer par la Banque Centrale Européenne la dette, et en conséquence, le début du matraquage fiscal, ou des cotisations, ou des prélèvements, vous pouvez appeler cela comme vous voulez, mais cela reste les Français modestes, qui vont payer sur une base proportionnelle, et non pas progressive, pour épargner votre clientèle.
Merci,
M. le député.
La
séance est suspendue pour cinq minutes.
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Nicolas Dupont-Aignan