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InterviewEurope 1 — La Grande interview (sur Podcast)· 21 août 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & élections

«La dette ne doit pas être le prétexte à un plan d'austérité», estime François Piquemal

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour vous, la bataille du leadership à gauche est déjà terminée ? Le candidat, c'est Jean-Luc Mélenchon et les autres doivent désormais se ranger derrière lui ?

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Vous dites quoi à Marine Tondelier ? Vous dites quoi à Raphaël Glucksmann ?

  • 2:39RelanceRéponse partielle

    Il n'y avait que peut-être des petits points sur lesquels ce n'était pas si important. Mais ici, il y a quelques jours, Pierre Ouzulia disait ici même sur Europe 1 que Jean-Luc Mélenchon utilise des propos antisémites. C'est un petit point, ça, pour vous ?

  • 3:52FerméeRéponse partielle

    Il y a quelques semaines, le 25 juin dernier, Jean-Luc Mélenchon était venu soutenir Anas Kazib, poursuivi pour apologie du terrorisme. Vous, François Picmal, est-ce que vous dites sans réserve que les massacres du 7 octobre sont des actes terroristes ?

  • 5:47FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous reconnaissez, vous en tant que parlementaire et la France Insoumise de manière générale, est-ce que vous reconnaissez qu'un territoire peut atteindre un niveau au-delà duquel il ne peut plus absorber de nouvelles arrivées à un moment donné ?

  • 7:34RelanceRéponse partielle

    La dette est au cœur de l'actualité. Jean-Luc Mélenchon propose de brûler les titres. Ce n'est pas sérieux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:03Invité politiquePromesse
    « La retraite à 60 ans, le SMIC à 1 700 euros, la planification écologique avec la rénovation thermique des logements »
  • 2:11Invité politiqueFait
    « Un logement sur deux est considéré comme potentiellement une bouilloire thermique »
  • 8:16Invité politiqueChiffre
    « Cette année, la rentrée universitaire, c'est 800 euros en plus en moyenne pour les étudiants »
  • 8:21Invité politiqueChiffre
    « C'est la coupe des APL qui est annoncée par le gouvernement Lecornu qui va toucher de 200 000 à 300 000 étudiants »
  • 8:41Invité politiqueChiffre
    « Rétablissement de l'ISF, 4-6 milliards d'euros par an »
  • 8:44Invité politiqueChiffre
    « Taxe Huckman, 15 à 20 milliards d'euros par an »

Temps de parole

  • François Piquemal68 %
  • Locuteur non identifié30 %
  • Présentateur2 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
François Piquemal

Europe 1

0:01
Présentateur

7h, 9h, Europe 1 Matin Vous écoutez Europe 1, il est 8h11, Jacques Serret, vous recevez François Picmal, député de la France Insoumise d'Haute-Garonne.

0:11
Locuteur non identifié

Bonjour François Picmal. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin en direct sur Europe 1. Les universités d'été de la France Insoumise ont commencé hier dans la Drôme. Près de 7300 personnes s'étaient préinscrites, c'est plus du double de l'an dernier. Mathilde Panot promet une démonstration de force. Manuel Bompard assure que vous n'avez jamais été aussi prêt pour gagner. Est-ce que pour vous, la bataille du leadership à gauche est déjà terminée ? Le candidat, c'est Jean-Luc Mélenchon et les autres doivent désormais se ranger derrière lui ?

0:40
François Piquemal

Je crois qu'aujourd'hui, le paysage est clair. Vous parlez de notre dynamique. Il y a eu avant les amphis, les amphis jeunes. Grand mouvement de la jeunesse, 800 personnes, on n'avait jamais vu ça. Moi, je n'y suis pas encore, j'y vais tout à l'heure. Mais on m'a dit qu'il y avait énormément de monde à nos universités d'été. Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon est le phare dans la nuit pour la gauche. Celui qui, depuis des années, a révolutionné nos logiciels du point de vue idéologique, que ce soit sur la justice sociale, mais aussi sur la question écologique, qui nous a tant touchés cet été. Jean-Luc Mélenchon, c'est un candidat. Il a une équipe. Il a un programme.

Même, à ce stade, je ne vois pas d'autre candidat qui a autant d'atouts dans sa poche.

1:25
Locuteur non identifié

Mais c'est-à-dire, quel est votre message ? Vous dites quoi à Marine Tondelier ? Vous dites quoi à Raphaël Glucksmann ?

1:31
François Piquemal

Nous, ce qu'on dit aux écologistes et aux communistes, d'ailleurs, c'est qu'à l'Assemblée nationale, où je siège, nous avons 90% de vote commun. Donc oui, on peut trouver des petits sujets de désaccord, mais l'essentiel nous réunit. Donc nous leur tondons la main pour qu'ils nous rejoignent, tout simplement. Pour Raphaël Glucksmann, c'est une autre question, parce que là, on entre dans les bisbis et la primaire venimeuse, j'ai envie de dire, du Parti Socialiste, qui m'intéresse peu et qui semble quand même très à côté des préoccupations des Françaises et des Français. Je pense qu'il faut avancer désormais des propositions concrètes. C'est ce qu'on fait à travers notre programme.

La retraite à 60 ans, le SMIC à 1 700 euros, la planification écologique avec la rénovation thermique des logements, on a beaucoup souffert de la chaleur cet été. Un logement sur deux est considéré comme potentiellement une bouilloire thermique. Il faut qu'on avance sur ce sujet-là. Et avec Jean-Luc Mélenchon, vous savez qu'il va y avoir du mouvement et des actes qui seront posés quand on gouvernera.

2:24
Locuteur non identifié

François Picmal, vous êtes député insoumis. Vous parliez des communistes et vous expliquez qu'il y avait 70% des textes, en gros, sur lesquels vous étiez. 90% sur lesquels vous étiez, d'accord ? Il n'y avait que peut-être des petits points sur lesquels ce n'était pas si important. Mais ici, il y a quelques jours, dans ce studio, ici même à votre place, je recevais Pierre Ouzulia. Il est sénateur communiste, vice-président du Sénat. Il disait ici même sur Europe 1, Jean-Luc Mélenchon utilise des propos antisémites. C'est un petit point, ça, pour vous ?

2:55
François Piquemal

Non, c'est très grave de porter de telles accusations et moi, je commence à en avoir assez des personnes qui traitent les gens d'antisémites et qui ne sont pas conséquents sur cette question-là. Si vous avez des faits antisémites qui vous sont révélés, votre devoir, d'autant plus qu'on est élu de la République, c'est d'aller déposer plainte ou de déposer un article 40. Si vous ne le faites pas, c'est que vous dites des choses diffamatoires, c'est que vous dites des paroles en l'air qui masquent, en fait, un manque, à mon avis, de consistance sur ce sujet-là. Le combat contre l'antisémitisme est quelque chose de sérieux, de rigoureux, d'important.

Ça ne fait pas partie, comme je l'ai entendu, du débat public ou de l'opinion. Non, c'est un délit. Donc moi, si, par exemple, j'ai à faire face à un acte antisémite ou raciste, quel qu'il soit, et qu'il n'est pas révélé à la justice, mon devoir, c'est d'aller déposer plainte ou de déposer un article 40. Sinon, ce n'est pas la peine de parler.

3:52
Locuteur non identifié

Il y a quelques semaines, le 25 juin dernier, c'est quelque chose qui est rapporté ce matin par le journal L'Opinion. Devant le tribunal judiciaire de Paris, Jean-Luc Mélenchon était venu soutenir Anas Kazib, que vous connaissez, candidat de la Révolution Permanente, poursuivi pour apologie du terrorisme. Et l'opinion rappelle ce matin qu'en évoquant les massacres commis par le Hamas le 7 octobre 2023, Jean-Luc Mélenchon a déclaré, je cite, « à supposer que les actes dont on parle soient bien du terrorisme ». Vous, François Picmal, est-ce que vous dites sans réserve que les massacres du 7 octobre sont des actes terroristes ?

4:27
François Piquemal

Non, on a toujours été clair. On a toujours dit, dès le départ, et c'est les terminologies du droit international, que c'était des crimes de guerre, des actes de terror. D'accord. Et je veux dire, si vous voulez les appeler des actes terroristes, appelez-les des actes terroristes. D'accord ? Moi, je n'ai pas de sujet là-dessus. Mais on ne peut pas nous reprocher de ne pas avoir employé les termes là-dessus de la même manière. Nous avons alerté, dès le départ, de l'escalade qui se préparait du point de vue du gouvernement israélien et ce qu'il s'est déroulé à Gaza. Ce qui se déroule en ce moment est un génocide du point de vue du droit international et du point de vue de nombreuses ONG.

Mais cette citation de Jean-Luc Mélenchon, elle vous surprend ? Non, parce qu'en fait, c'est aujourd'hui, ce sera la justice internationale de qualifier les termes des événements. Nous, on parle de crimes de guerre à ce stade ou d'actes de terreur. Donc, je veux dire, le Hamas, ce n'est pas un mouvement qu'on porte dans notre cœur. Et je rappelle que le Hamas a été financé et soutenu notamment par M. Netanyahou. Donc, les deux s'alimentent. Mais aujourd'hui, ce qui se passe entre Israël et Palestine, on le voit tous les jours, c'est des violations du droit international de la part de l'État israélien et un génocide qui est en cours et qui devrait émouvoir tout le monde.

5:41
Locuteur non identifié

François Picmal, tout autre sujet, mais qui est dans l'actualité ce matin. On va parler des immigrations à Mayotte. Les arrivées clandestines continuent malgré des milliers d'éloignements. Il y a eu cette proposition d'Edouard Philippe qui veut limiter drastiquement l'immigration. Il arrive sur place aujourd'hui. Est-ce que vous reconnaissez, vous en tant que parlementaire et la France Insoumise de manière générale, est-ce que vous reconnaissez qu'un territoire peut atteindre un niveau au-delà duquel il ne peut plus absorber de nouvelles arrivées à un moment donné ?

6:09
François Piquemal

En fait, la question de Mayotte revient souvent. Et vous l'avez dit vous-même, j'écoutais un petit peu avant d'entrer en studio. Edouard Philippe, il fait cette sortie à Mayotte. Pourquoi ? Parce qu'il chasse aujourd'hui sur les terres du Rassemblement National. Vous avez dit Bruno de Rotaillot notamment. C'est vous qui avez dit cela dans votre éditorial. Non, ce n'était pas moi. Non, mais bon.

6:31
Locuteur non identifié

Sur cette question, est-ce que sur l'immigration, vous êtes d'accord sur le fait qu'au bout d'un moment, un territoire ne peut pas accueillir tout le monde ?

6:39
François Piquemal

En fait, notre position, elle est claire depuis le début. Nous, ce qu'on dit, c'est que les gens ne quittent pas leur pays par plaisir. C'est qu'il y a des causes derrière. Il y a la guerre, il y a les conditions économiques et il y a ce dont M. Philippe ne parle pas et qui est aussi très important pour Mayotte, la question du dérèglement climatique qui nous touche de plein de fouet et qui va amener forcément des mouvements de population. Mais donc Mayotte doit accueillir tout le monde ? Non, ce n'est pas mon propos.

Ce n'est pas mon propos, mais si on veut agir sur les raisons structurelles, d'abord, il faut peut-être avoir un dialogue qui soit enfin constructif avec les comores, puisqu'on sait que c'est une des données de la problématique. Il faut mettre en place des moyens... Mais avant les raisons structurelles, est-ce qu'il n'y a pas une urgence à gérer ? Je finis juste sur nos propositions. Il faut mettre des moyens pour la reconstruction de Mayotte et pour que Mayotte ait les mêmes accès aux services publics et aux droits que les autres territoires français. Voilà, c'est ce qu'on dit depuis le départ.

7:34
Locuteur non identifié

Pour terminer, autre sujet, les finances publiques ce matin encore. La dette est au cœur de l'actualité. Il y a eu cette phrase de Jean-Luc Mélenchon qui propose de brûler les titres. Ce n'est pas sérieux ?

7:49
François Piquemal

Écoutez, Jean-Luc Mélenchon, moi, il a permis un débat. C'est qu'au nom de la dette, on ne peut pas dire qu'on va sacrifier tous nos services publics et tous les budgets. Parce que c'est ce qui est dit par un certain nombre de gouvernements depuis des années. Et ce qui va se passer au niveau du budget va être très intéressant cette année. Vous savez, on en parle très peu, mais par exemple, moi, je suis beaucoup sollicité par des étudiantes et des étudiants dans ma ville comme ailleurs qui sont en galère pour trouver un logement. Cette année, la rentrée universitaire, c'est 800 euros en plus en moyenne pour les étudiants.

Et c'est la coupe des APL qui est annoncée par le gouvernement Lecornu qui va toucher de 200 000 à 300 000 étudiants.

8:28
Locuteur non identifié

Mais vous leur expliquez qu'il suffit de brûler un bout de papier pour qu'il n'y ait plus de dette ?

8:31
François Piquemal

Non, ce n'est pas ça mon propos. Ce que je veux dire, c'est que la dette ne doit pas être le prétexte au cœur d'austérité qu'on a les moyens aujourd'hui en France avec la répartition des richesses, d'avoir des budgets équilibrés. Je vous donne deux exemples. Rétablissement de l'ISF, 4-6 milliards d'euros par an. Taxe Huckman, 15 à 20 milliards d'euros par an. Et réduire les dépenses n'est pas au programme. Ça s'appelle le partage des richesses.

8:50
Locuteur non identifié

Plus de recettes mais pas de dépenses.

8:52
François Piquemal

Déjà nous ce qu'on propose pour faire des recettes, c'est réduire les cadeaux aux ultra-riches qui ont été faits par Emmanuel Macron ces 10 ans et tout le monde l'a vu.

8:59
Locuteur non identifié

C'est votre programme en tout cas. Merci d'être venu dans ce studio ce matin sur Europe 1. François Picmal, député La France Insoumise de Haute-Garonne, bonne journée à vous. Merci.