Dissolution : Eric Ciotti face à François Bayrou
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
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- 2:30Éric CiottiFait
« je n'accorderai pas ma confiance à François Bairou et au-delà de lui, je n'accorderai pas ma confiance à Emmanuel Macron qui est le responsable de la situation chaotique que rencontre notre pays aujourd'hui »
- 3:30Éric CiottiChiffre
« La dette depuis 2012, elle est passée de 1900 milliards d'euros à 3300 un peu plus aujourd'hui, donc 1400 milliards de plus »
- 7:00Éric CiottiChiffre
« Nous évaluons à 10 milliards les économies sur les prestations sociales »
- 8:30Éric CiottiChiffre
« Nous évaluons à peu près 10 milliards également les économies de ce côté-là »
- 10:00Éric CiottiChiffre
« Là, on a un gain aussi autour de 5 milliards d'euros »
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Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro du podcast de l'UDR. Nous avons la le plaisir, la chance d'accueillir notre président Érichti. Bienvenue Éric.
Bonjour. Merci. Merci de ta présence dans notre podcast dans une journée qui est chargée puisque dans quelques minutes, tu vas te rendre à Maton rencontrer François Bairou, le premier ministre dans le cadre de sa grande consultation.
Quel sera le message d'Éric Sioti et de l'UDR ? Un message simple. D'abord un, je n'accorderai pas ma confiance à François Bairou et au-delà de lui, je n'accorderai pas ma confiance à Emmanuel Macron qui est le responsable de la situation chaotique que rencontre notre pays aujourd'hui qui s'aggrave.
La France est au bord de l'abîe et si nous sommes dans cette situation, il y a un responsable incoupable, c'est le président de la République élu en 2017. Le deuxième message parce que nous sommes dans une approche constructive, sérieuse, réaliste, nous sommes un parti d'opposition. Nous voulons que ceux qui ont failli et conduit le pays sur ce chemin du déclin soient renversé et ne continuent plus à gouverner parce qu'ils ont une lourde responsabilité dans la situation.
Mais le deuxième message, c'est de donner au Premier ministre notre plan de réduction des dépenses publiques. Euh on voit bien la grosse ficelle de communication. Euh aujourd'hui, ce que fait François Bairou euh correspond à l'envoi de sa lettre de démission.
Il savait très bien lorsqu'il a annoncé le vote de confiance qu'il ne pouvait recueillir cette confiance. Donc il a démissionné et il habille cette démission d'un espèce de paravant de communication où il apparaît, où il souhaite du moins apparaître comme un homme courageux, audacieux qui prend à bras le corps la situation catastrophique des finances publiques. Mais ce dont il oublie, ce qu'il oublie, pardon, c'est qu'il est parmi d'autres.
Lui qui a voté ses golines royales en 2007. pire qui a voté François Hollande en 2012, appelé à voter François Hollande, se mobiliser qui a appelé à voter et s'est retiré pour Emmanuel Macron premier soutien. Donc et la dette depuis 2012, elle est passée de 1900 milliards d'euros à 3300 un peu plus aujourd'hui, donc 1400 milliards de plus. et la projection de la dette à la fin du quinquena si ça va au bout 2027 ça sera 3800 milliards d'euros.
Ça veut dire que la dette sur cette période aura doublé du fait de monsieur Hollande surtout de monsieur Macron et avec la complicité de monsieur Bairou. Donc aujourd'hui, on est très clairement dans un espèce de marché dupe. Monsieur Baou veut se refaire une virginité.
Il a annoncé ce plan de mesure avec des cibles très politiciennes et très idéologiques. Il s'en prend au retraité alors qu'il épargne les émigrés. Aucun effort sur l'immigration. euh tous les efforts sur ceux qui travaillent euh c'était les 2 jours fériers et euh ce qui ne serait pas payé, qui serait supprimé et sur nos retraités qui ont un contrat social avec le pays.
Donc on a cette situation euh totalement euh injuste là où nous nous portons un véritable plan d'économie de 100 milliards. 100 milliards d'économies. Alors comment est-ce que en France nous pouvons aujourd'hui sans faire peser le poids de ces économies sur les actifs et les retraités économiser sans ?
Il faut du courage. D'abord, premier volet, c'est le coût de l'immigration. Vous savez que le groupe UDR a déposer une commission d'enquête à l'Assemblée nationale pour enfin établir de façon euh incontestable le coût de l'immigration que j'estime pour ma part entre 40 et 50 milliards d'euros par an euh pour la France et pour nos finances publiques.
Euh nous avons mis en place deux mesures dans notre plan d'économie. D'abord des prestations sociales différenciées pour les étrangers, hein, ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. Ceux qui ne travaillent pas, il y a aucune raison qu'ils aient des prestations sociales aujourd'hui.
Euh dès le premier jour de leur arrivée, il bénéficie d'allocation familiale, d'allocation logement. C'est une jurisprudence du Conseil constitutionnel qu'il faudra renverser. Euh, il faudra une réforme constitutionnelle, mais nous nous disons très clairement, les étrangers qui sont en France n'ont pas de prestation sociale.
Elles sont réservé aux nationaux, aux européens. Euh ceux qui travaillent, il doit y avoir aussi un décalage dans certaines prestations. Donc, nous évaluons à 10 milliards les économies sur les prestations sociales.
Nous évaluons ensuite à 10 milliards sur le coût de l'immigration, l'AME qu'on veut transformer en AMU. tous les dispositifs de prise en charge des soins, euh l'hébergement d'urgence pour les demandeurs d'asile, 50000 lit d'hôtel sont loués chaque nuit en Île-de-France pour un coût uniquement pour la préfecture d'Île-de-France d'un mliard 100 millions d'euros. Donc là, nous évaluons à peu près 10 milliards également les économies de ce côté-là.
Je rajouterai dans ces 10 milliards les subventions aux associations pro migrants pour plus d'un milliard d'euros. Donc il y a des gisements important d'économie. Deuxème volet, nous voulons un grand plan de simplification euh en supprimant une multitude d'organismes qui aujourd'hui ne produisent que des normes et des contraintes notamment les agences de l'État.
Aux agences de l'État, il y a 1200 agences de l'État. Il faut en supprimer la moitié. Hm hm.
Ces agences sont improductives, écouteuses, il faut supprimer, c'est pas une agence de l'État, mais par exemple les conseils économique et sociaux régionaux et le conseil économique et social national, ça nécessitera une réforme constitutionnelle, mais il faut la faire. Là, on est sur plusieurs centaines de millions d'euros euh d'économie. Il faut ensuite 3è volet une réforme de l'organisation territoriale.
L'UDR a porté cette grande réforme fusion département région métropole dans une seule entité province qui en gros épouserait les périmètres des départements. Il pourrait y avoir des départements qui seraient réunis, regroupés si le s'il le souhaitent. Là, nous prévoyons avec cette réforme territoriale pour les collectivités aussi, mais aussi pour l'État, hein, avec un seul préfet plus de préfet de région, un préfet de province euh qui dirigerait toutes les administrations, donc plus de recteur, plus de d'ARS, plus de Dréal, plus de tous ces bidules et ces machins qui créent des normes, qui créent une administration qui empêche d'investir pour les entreprises, d'entreprendre pour nos cito citoyens.
Donc nouvelle organisation territoriale. Là, on a un gain aussi autour de 5 milliards d'euros. Ensuite, nous voulons engager une réforme sur les participations de l'État à l'extérieur du pays.
Contribution à l'Union européenne 26 milliards d'euros euh qui euh a doublé quasiment au cours des dernières années. Donc, nous voulons réduire de 5 milliards cette contribution. euh sur l'aide française au développement.
Nous voulons là aussi euh réduire considérablement le financement de projets qui n'ont aucun lien avec l'intérêt général euh du pays. Donc là aussi, on arrive à une économie autour de 10 milliards d'euros. Enfin, nous voulons vendre des participations de l'État, aller vers des privatisations.
Alors, privatisation, ce sont de l'audiovisuel public en grande partie, c'est un gain de 3 milliards d'euros. Nous voulons aussi limiter les participations de l'État, à travers l'Agence des participations de l'État, à plusieurs entreprises privées qui n'ont aujourd'hui plus aucun sens. Nous voulons enfin limiter certaines aides qui sont des effets d'oben pour ceux qui en bénéficient au travers des niches fiscales ou au travers de certains crédits d'impôts.
Le crédit d'impôt recherche pour la grande distribution ou pour les assurances ne participe pas forcément de façon évidente et naturelle à la croissance, à la recherche et à l'investissement. Enfin, nous avons beaucoup travaillé au cours de nos deux forums des libertés sur cette réduction massive des dépenses et sur cette diminution aussi des prélèvements qui se rentourent d'une nouvelle croissance. parce que euh réduire les déficits, c'est bien sûr réduire les dépenses, mais c'est aussi euh générer euh de la croissance parce que plus la production de notre pays sera élevée, plus on produira, plus qu'on créera de la richesse, plus les déficits seront aussi réduits parce que il faut agir autant sur le numérateur, les dépenses qu'il conviennent de diminuer que sur le dénominateur euh les recettes, la production qu'il convient euh d'accroître.
Et euh nous avons là aussi ce plan de libéralisation de l'économie, de suppression euh des normes, des FE, des annes, tout ce qui euh aujourd'hui euh entrave la liberté, la suppression de ces normes qui nous coûtent 4 points de PIB généreront une croissance beaucoup plus forte. Euh dernier élément que j'avais omis dans la diminution des dépenses, la fin des aides euh aux énergies renouvelable notamment euh le l'éolien maritime qui aujourd'hui va coûter 5 à 6 milliards d'euros par an sans aucune utilité pour le pays parce qu'on a la chance d'avoir le nucléaire la filière nucléaire. Donc nous supprimerons aussi des aides qui sont des effets d'oben pour certaines entreprises qui se sont goinfrées dans ces secteurs.
Et nous veillerons à ce que ces aides ne conduisent pas à une augmentation du prix de l'énergie et des tarifs de l'électricité. Donc euh réforme de de l'État euh baisse des participation euh pour l'étranger, Europe et aide au développement euh coût de l'immigration euh et notamment tout le volet social. Euh je rajouterai l'engagement contre la fraude sociale et fiscale.
On arrive à 80 milliards d'euros euh et on rajoute 20 milliards sur les ventes, les privatisations que l'on pourrait faire. Voilà. Donc on a ce plan pour 2026.
Ce plan, il n'est pas nouveau. L'UDR est force de proposition depuis des mois sur les questions budgétaires. Je crois que notamment sur les questions liées à l'immigration, les échanges ont déjà eu lieu avec le premier ministre, le ministre de l'économie de l'époque.
Quelle est la position de l'exécutif sur ces sujets ? C'est faut-il demain c'est une fin de non recevoir. Je me rappelle une conversation avec le ministre de l'économie Éric Lombard quand je lui ai dit "Vous appelez les retraités à faire des efforts euh des indexations des retraites, suppression de l'abattement de 10 % de l'impôt sur le revenu pour les retraités, mais vous ne demandez aucun effort aux étrangers qui bénéficient de toutes les prestations et notamment des soins gratuits à 100 % pour les clandestins ou le pass navigo pour les clandestins. en Île-de-France, hein, c'est 100 millions, 120 millions d'euros qu'on va supprimer bien sûr.
Et là, il me dit "Ah non, non, mais là-dessus, on touchera pas." Euh, j'ai dit "Mais pourquoi vous ne toucherez pas ?" Il me dit "Ben, j'assume la différence avec vous.
C'est idéologique. Donc il y a ce prisme de gauche de ne pas toucher à l'immigration et ça c'est totalement insupportable. Ce prisme de gauche présent dans ce gouvernement, un gouvernement qui pourtant devrait avoir un vote de confiance d'une partie du groupe parlementaire les Républicains, nos anciens amis.
Que dire à leurs électeurs qui aujourd'hui voient leurs députés de terrain soutenir un gouvernement de gauche, qu'ils reviennent à la maison, qu'ils ne peuvent pas se laisser embarquer dans ce suicide collectif. Comment le président de LR peut participer à une réunion autour du président de la République Emmanuel Macron qui les appelle à choisir un premier ministre socialiste. C'est pas possible, c'est pas imaginable.
Comment donner une confiance un blancin un pouvoir qui a mis la France dans cet état ? Parce que j'étais président de LR mais ceux qui m'ont précédé aussi, on s'est toujours opposé à toute compromission avec la Macronie. Et au moment où la macronie est agonisante, où ce pouvoir est en fin de en fin de vie, euh c'est là que LR euh va collaborer avec le le pouvoir, lui donner euh une espèce de de blancin de euh prolonger son son agonie quelques quelques mois.
C'est c'est totalement incompréhensible, irréaliste. Le président Sarkozi l'a dit d'ailleurs en appelant à ne pas voter la confiance à François Baou et il a raison. Il reprend quelque part l'analyse que j'ai formulé l'année dernière lorsque j'ai fait l'alliance avec le Rassemblement national 1 que le Rassemblement national et dans l'acte l'arc républicain de deux il peut gagner les élections et que finalement si on veut gagner les élections il y a pas d'autre solution que s'allier avec le premier parti de France qui est le Rassemblement national ceux qui ne m'ont pas suivi ont préféré s'allier avec monsieur Macron et pire aux élections législatives au second tour avec les socialistes, les communistes et les amis de monsieur Monsieur Mélenchon qui était les moteurs de ce nouveau Front populaire qui a vu 243 retraits réciproques de LR vers la Macronie, de la Macronie vers le Nouveau Front populaire.
C'est pour ça qu'on est dans une situation de crise politique et de chaos politique parce qu'au second tour des législatives, il y a eu cette alliance contre la honte. Moi, j'ai une alliance claire à droite. J'appelle à l'Union des droites, j'appelle à me rejoindre.
Ils ne font plus rien. Ils n'ont plus rien à faire dans ce gouvernement. impuissant, immobile et qui a peur de d'agir, qui est dominé par une idéologie de gauche.
Et pour sortir de la crise, une possible dissolution de l'Assemblée nationale est annoncée. Quelle est ton analyse ? Et si demain, dans le cas d'une élection, quand il y a crise, l'élection est toujours la solution.
Aujourd'hui, le problème c'est Emmanuel Macron. On attend des réponses d'Emmanuel Macron, mais la solution ne viendra pas de Macron parce que c'est Macron le problème. 15 % d'opinion favorable aujourd'hui.
C'est c'est lui le problème. Donc si on prend tous les termes de cette équation, un quand il y a crise, c'est le peuple qui doit dénouer la crise. Le pouvoir est responsable de ce qui se passe.
Donc moi, j'appelle le président de la République à faire preuve de dignité. Il voit bien que les Français ne le soutiennent plus, ne le supportent plus à bien des égards. Euh que il est la cause de ce blocage, qu'on peut pas laisser euh plus longtemps dériver le pays.
On est sous la menace d'une crise financière, on est sous la menace d'une crise sociale majeure, peut-être d'une crise sécuritaire avec des violences annoncées le 10 septembre prochain. Voilà, il faut qu'il tire les conséquences sereinement de tout ça et qu'il ait une attitude golienne pour remettre son mandat dans les mains des Français. Voilà, c'est ça la réponse.
Et dans ce cas de et s'il y a pas de réponse et je pense qu'il y aura pas de réponse de ce côté-là, c'est assez probable. À tout le moins, il faut une dissolution. Et en cas de dissolution, l'UDR est-elle prête ?
L'UDR est prête. Euh voilà, nous travaillons activement avec nos nos amis et partenaires du Rassemblement national. Euh nous préparons la candidature à peu près de 80 dans 80 circonscriptions de d'hommes et de femmes qui porteront les couleurs de l'alliance UDR RN mais qui seront qui seront UDR et on aura une candidature unique dans les 577 circonscriptions de France.
Merci é. [Musique]
Éric Ciotti