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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 28 novembre 2016 6 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

MÉLENCHON - JE PROPOSE UN DÉBAT À FRANÇOIS FILLON

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00MélenchonFait
    « La masse des Français est en attente de services publics qui fonctionnent, d'une santé qui marche, d'une éducation nationale qui tourne rond. »
  • 4:00MélenchonFait
    « Place aux hommes de conviction et aux femmes de conviction ! Place à ceux qui ont des idées, qui les défendent contre vents et marées. »
  • 5:00MélenchonPromesse
    « Moi, dans quatre jours paraît le programme l'Avenir en Commun que je défends et je suis prêt à en débattre avec tout le monde. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est Jean Luc Mélenchon qui est avec nous, merci Jean Luc Mélenchon d'être avec nous ce soir ! on vous retrouve. Vous avez reçu, hier, le soutien des militants du parti communiste, après un vote opposé des cadres.

D'abord pour vous, c'est plutôt une bonne nouvelle, qu'est-ce que vous avez fait, vous allez reprendre le parti communiste, vous installer place du colonel Fabien ? Non, non...

Non, non...

La décision des communistes, évidemment m'honore beaucoup, j'en suis très heureux mais ils ont pris leur décision par eux-mêmes, sans négociations et ils m'apportent le soutien à ma candidature du point de vue de leur propre démarche donc ils auront leur campagne autonome, et voilà ! Tant mieux pour moi ! Maintenant je voudrais tout de même dire quelque chose après ce que je viens d'entendre.

Je ne crois pas du tout comme l'a dit Franz Olivier Giesbert, qu'il faille s'attendre à une déferlante du coté de ce que représente M. Fillon dont je veux saluer, ce soir, le succès parmi les siens ! Je crois tous le contraire !

C'est que s'il est vrai qu'il est appuyé sur la dynamique assez traditionaliste, que l'on connaît, des militants de la Manif pour Tous, c'est bien normal enfin ! Il y a des gens qui ont l'air de découvrir qu'il existe une droite en France ! Mais si elle existe, elle est nombreuse.

Mais je crois que là où il se trompe, c'est s'il croit que le discours qu'il tient contre l'État, contre les fonctionnaires, contre les services publics correspond à une attente dans le pays ! Je peux vous dire que c'est tout le contraire ! La masse des Français est en attente de services publics qui fonctionnent, d'une santé qui marche d'une éducation nationale qui tourne rond où les enfants progressent à l'école c'est à dire de services publics et de politiques de solidarité.

Donc n'allez pas vous laisser entraîner par cette ambiance un peu spéciale, enfin ! C'est juste la primaire de la droite, c'est tout, c'est pas autre chose ! C'est pas la vraie élection !

La vraie élection elle va mettre en cause le rêve. D'ailleurs, je vais vous proposer quelque chose, France 2 puisque vous avez l'amabilité de me faire parler, ce soir. Puisque je connais mon adversaire, maintenant, des Républicains, c'est que je puisse débattre avec lui, puisque moi je suis prêt, je suis candidat et les sondages me placent en tête de ma famille politique, par conséquent ... - Ca se fera Jean Luc Mélenchon, vous l'imaginez bien !

Vous l'imaginez ! - Oui, j'avais bien compris surtout pas ce soir ! Je comprends très bien !

Surtout ce soir, M. Fillon doit être sur un petit nuage ! Et nous allons tous nous charger de le ramener dans la réalité !

Tant mieux pour le débat en France parce que c'est une bonne chose finalement qu'on voit clairement quelqu'un de droite qui assume qu'il est de droite, qu'il a les valeurs traditionnelles de la droite et la politique moderne de la droite, c'est à dire un libéralisme que moi je juge destructeur. Et puis un homme de gauche de l'autre côté, moi ! - Quand on refuse, finalement, comme vous le faites de vous présenter au sein de cette primaire à gauche, est-ce qu'on prend pas le risque, finalement, de torpiller cette gauche qui est aujourd'hui, fracturée, divisée, Façon puzzle comme dirait Audiard ?

Non, il ne faut pas voir les choses comme ça, il y a d'abord un devoir de loyauté, puisque l'occasion m'en est donnée, je veux vous dire combien j'ai trouvé choquant que des électeurs de gauche aillent se mêler de l'élection du leader de la droite ! Parce que la droite a le droit d'avoir sa démocratie, de choisir son leader sans qu'on vienne tricher et fausser l'élection. - Jean Luc Mélenchon, c'est pas ma question ! - Moi je ne participe pas à la primaire du p... --Alors allez y, pardon !-- J'ai compris mais je veux vous dire que...

Non, non mais, le principe...

Mais j'ai compris la question, le principe de loyauté joue, je n'irai pas à la primaire du Parti Socialiste parce que je ne suis pas prêt à me soumettre à une décision qui serait contraire et quand je dis ne pas me soumettre, ça veut dire, non seulement, que si par hasard c'est peut être M. Valls ou M. Hollande ou quelqu'un avec qui je suis en désaccord, c'est à dire pratiquement tous, qui gagnait, je ne suis pas d'accord pour faire ensuite comme si tout ce que j'avais dit pendant 5 ans toutes mes propositions, tout mon programme disparaît.

Et surtout pour faire preuve de cette déloyauté que serait de participer à une primaire et ensuite de ne pas participer à la campagne, parce que le candidat ne me plairait pas ! Je crois que la vie politique a besoin de loyauté ! Si vous voulez retenir une leçon de ce qu'a fait M.

Fillon pendant cette campagne, moi je la retiens, Je crois qu'elle joue aussi pour nous, c'est : place aux hommes de conviction et aux femmes de conviction ! Place à ceux qui ont des idées, qui les défendent contre vents et marées. Parce que ça les Français le comprennent, alors l'arrangement du Parti Socialiste et de ses alliés ne me concerne pas, naturellement ils vont tenir leur primaire, tant mieux pour eux, moi, je suis candidat, je suis en campagne et M.

Fillon, écoutez bien ça, n'est pas tout seul, parce que sinon, qu'est ce qu'il se passerait, il serait tout seul ce soir ! Avec une meute de gens de gauche qui passent leur temps à se disputer entre eux Eh bien, moi, je suis là, voilà ! - Jean-Luc Mélenchon, Daniel Cohn-Bendit aimerait vous poser une question, il va vous la poser tout de suite. - Jean-Luc ! - Jean-Luc ! - Si tu te présentes à la primaire tu peux la gagner !

Mais... - M.

Cohn-Bendit est-ce que vous pouvez m'appeler par mon nom et pas par mon prénom s'il-vous-plaît ? Nous ne sommes pas amis, vous le savez, ne jouons pas la comédie ! - Oh la, va te faire voir ! - Appelez moi par mon nom s'il vous plaît. - J'ai pas de questions, je fais pas du...

Du touche-touche comme ça, on s'est toujours tutoyé, s'il a pas envie qu'il aille tutoyer Castro et qu'il me foute la paix ! - Voilà, moi je ne vous avais rien demandé M. Cohn-Bendit, gardez votre calme, ça vaudra mieux pour tout le monde ! - Je suis tout a fait calme ! - Je vous trouve d'un ridicule incroyable, M.

Jean-Luc Mélenchon. - Vous êtes vraiment...

Vous vous prenez pour quelqu'un que vous n'êtes pas M. Mélenchon ! - Jean-Luc Mélenchon, une dernière question ?

Qu'est-ce que vous dites ce soir à François Hollande ? - Rien, il mène sa vie, il va, je suppose, achever son mandat, sans doute ! Peut être même sera-t-il candidat et alors nous aurons l'occasion de confronter les résultats avec ce qui était les critiques que j'ai pu formuler, qui avait raison et qu'est-ce qui est proposé pour le pays.

Parce que c'est ça qui compte, vous savez ! Moi, dans quatre jours paraît le programme l'Avenir en Commun que je défends et je suis prêt à en débattre avec tout le monde y compris avec lui ! Car la démocratie a besoin qu'on se respecte, qu'on s'écoute et que les points de vue se confrontent.

Parce que sinon chacun parle dans son couloir, et les Français ne peuvent pas se faire une idée de ce qui est réellement en jeu ! Merci Jean-Luc Mélenchon...