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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 14 janvier 2019 42 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalInstitutions & électionsImmigration & asileÉconomie & entreprises

Grande convention des élections européennes : discours de Marine Le Pen

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Chapitres

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  • 1:55PrésentateurFait
    « Cette élection européenne du 26 mai 2019, répétez-le partout, le 26 mai 2019, offre l'occasion de dénouer la triste politique née de l'aveuglement, de l'intransigeance, du mépris de classe, de la spoliation fiscale et de la déconnexion humaine d'un président dérangeant dans ses attitudes, inquiétant dans ses comportements, incompétent dans ses fonctions. »
  • 2:59PrésentateurFait
    « Les autorités ont choisi la confrontation quand la situation appelait l'apaisement, la répression quand l'éthique n'autorisait que le maintien de l'ordre, la réponse policière quand le pays avait besoin d'une réponse politique. »
  • 3:33PrésentateurFait
    « Le premier responsable de la situation, c'est lui. Seulement, il est incapable de ramener l'ordre, mais force est de constater qu'il crée la discorde. »
  • 10:46PrésentateurFait
    « L'Union européenne n'est pas l'Europe, mais son contraire. »
  • 10:51PrésentateurFait
    « L'Union européenne est la pire ennemie des Européens, la plus grande menace pour leur identité, leur sécurité, leur avenir. »
  • 13:43PrésentateurPromesse
    « Cela se fera dans l'année des conditions juridiques, techniques, institutionnelles et diplomatiques. »
  • 18:01PrésentateurFait
    « C'est à nous de décider qui rentre chez nous, qui y reste, et si nécessaire, qui est invité à repartir. »
  • 18:42PrésentateurFait
    « C'est à nous de décider où va notre argent et même de décider que nos compatriotes et que nos entreprises sont prioritaires chez nous. »
  • 19:27PrésentateurPromesse
    « Nous mettrons fin au coup d'État des juges internationaux et des fonctionnaires européens qui légifèrent à notre place. »
  • 24:02PrésentateurPromesse
    « L'Aquarius n'abordera pas sur les côtes européennes. »
  • 24:37PrésentateurPromesse
    « Nous instaurerons la responsabilité nationale de l'entreprise, la RNE, qui permettra, par exemple, de favoriser dans les marchés publics les entreprises qui ne délocalisent pas, qui privilégient l'emploi français. »

Temps de parole

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Présentateur

attendons se perdre dans des débats inutiles. Si l'on fait de la sismologie et la politique ne nous épargne jamais de tremblements de terre, l'élection européenne joue, nous le constatons cette fois, comme la réplique de l'élection présidentielle. La voix du peuple porte la révolution du bon sens. Un bon sens dont sont généralement privées les oligarchies parisiennes. Elle libère une intelligence collective qui fait prévaloir une vision cohérente et construite.

Dans le contexte de la scène révolte populaire des Gilets jaunes, cette élection européenne du 26 mai 2019, répétez-le partout, le 26 mai 2019, offre l'occasion de dénouer la triste politique née de l'aveuglement, de l'intransigeance, du mépris de classe, de la spoliation fiscale et de la déconnexion humaine d'un président dérangeant dans ses attitudes, inquiétant dans ses comportements, incompétent dans ses fonctions. Vous l'avez bien compris, le processus quasi-révolutionnaire qui s'est engagé ne peut trouver d'issue dans l'emballement émotionnel du pouvoir.

Les autorités ont choisi la confrontation quand la situation appelait l'apaisement, la répression quand l'éthique n'autorisait que le maintien de l'ordre, la réponse policière quand le pays avait besoin d'une réponse politique. En jouant l'escalade dangereuse, le chef de l'État ne se comporte pas en homme d'État, mais en homme d'un clan qui choisit délibérément de jeter les Français contre les autres, de créer artificiellement deux camps et de sommer d'ailleurs chacun de choisir le sien, des Français contre des Français, alors que la constitution lui fait devoir d'être le garant de l'unité nationale. Le premier responsable de la situation, c'est lui.

Seulement, il est incapable de ramener l'ordre, mais force est de constater qu'il crée la discorde. Aujourd'hui, Emmanuel Macron n'incarne rien d'autre que la confusion, le tâtonnement, le désordre, et peut-être, s'il persiste à ne rien comprendre demain, le chaos. Après 18 mois de pouvoir, on vit une sorte de fin de règne. Le locataire, barricadé à l'Élysée, n'a-t-il pas compris que la détermination qu'il trouve en face de lui est celle de la souffrance et du désespoir de centaines de milliers de gens qui pensent n'avoir plus rien à perdre parce qu'on leur a tout pris jusqu'à leur dignité. On ne gouverne pas en méprisant le peuple, en dédaignant ses difficultés et en ignorant son âme.

Il n'y a pas deux Frances, mais une France face à une oligarchie. On ne lutte pas contre la désespérance sociale à coups de matraques et de gaz lacrymogènes, de manière crédible, appelée au dialogue quand on injurie et qu'on tente de criminaliser le mouvement avec lequel on prétend vouloir débattre. Dans les salons dorés où se sont installés les petits marquis qui nous gouvernent, on a perdu de vue qu'on pouvait aller vers l'abîme sur un chemin de rose pour reprendre l'expression d'un aristocrate commentant la Révolution française.

On ne peut espérer retrouver une légitimité présidentielle sans savoir trouver les mots qui apaisent, les gestes qui unissent, les actes qui guident le pays dans un élan collectif et façonnent pour lui un projet partagé. Être politique, c'est savoir trouver le sens et le lien. Être président, c'est comprendre et décider, c'est agir et unir, c'est être capable de tendre au vrai et au juste, de s'élever au-dessus des intérêts individuels ou des intérêts de classe pour n'avoir au cœur que l'intérêt national et le bien-être du peuple dans son entier. La marche d'un pays ne peut se faire en laissant des millions de gens sur le bord de la route.

Pas plus que le pouvoir ne peut être personnel, une politique ne peut être au service exclusif d'une caste, d'un petit nombre, eussent-ils une haute opinion d'eux-mêmes. Oublier que la solution est politique, c'est prendre le risque d'entraîner le pays au mieux vers un ressentiment insurmontable qui concourra au délitement du lien national, au pire, par une aventure où même le pire deviendra possible.

À ce stade de rupture avec le peuple, si Emmanuel Macron n'a pas la sagesse de changer de politique, s'il n'a pas la sagesse de se tourner à nouveau vers le peuple par une dissolution pour en appeler au jugement démocratique, alors l'arbitrage démocratique devra venir vers les élections européennes du 26 mai 2019. Pour les électeurs, l'enjeu sera clair. Il s'agira de battre Macron. La seule force en mesure de battre Macron, c'est notre liste. Une liste qui porte bien son nom. La liste du Rassemblement national.

Une liste ouverte sur laquelle ont vocation à se retrouver tous les Français qui aspirent à un véritable changement, à une rupture totale avec cette politique antisociale et antinationale. Ce vote peut à l'évident changer la situation politique française. Mais il est aussi important parce qu'avec la poussée des mouvements nationaux en Europe, il peut profondément modifier l'Europe. Pour la première fois, on peut espérer changer l'Europe de l'Europe. Et parce que la politique européenne s'est insinuée dans notre vie quotidienne, on peut changer la France de l'Europe. Vous l'avez compris, cette élection est une occasion de prendre Macron sur les deux fronts, en France et en Europe.

Au-delà de l'aspect apparemment symbolique, mais en réalité politiquement déterminant de battre Macron, cette élection intervient pour parachever la recomposition politique que les Français ont voulu et engagée au premier tour de l'élection présidentielle. Le clivage national-mondialiste s'impose définitivement, avec la disparition du PS et l'implosion de LR. Même les Insoumis sont traversés par ce clivage. En nous rejoignant, la droite populaire avec Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud enterrine ce grand mouvement tellurique qui bouscule les habitudes et les situations politiques.

Nous voyons ici, dans cette belle salle de la mutualité, se constituer la grande alliance des patriotes français. Ce nouveau clivage fondamental qui nous oppose aux mondialistes s'impose d'ailleurs partout en Europe, comme en Italie, où nos amis de la Ligue éclipsent Forza Italia. Demain, au sein du Parlement européen, autour de cette nouvelle structuration politique, deux blocs idéologiquement opposés se feront face. Les européistes, derniers défenseurs de l'Union européenne, et nous, les patriotes, les vrais européens, qui sommes les défenseurs de l'Europe des peuples. Pourquoi dis-je les vrais européens ? Parce que je crois que l'Union européenne a usurpé l'idée européenne.

Je crois que cette organisation fédéraliste déconsidère la belle idée européenne par ses échecs, ses soumissions, sa vision carcérale, ses pratiques totalitaires, sa volonté de submersion migratoire du continent et donc de disparition de notre pays. Le Brexit est la preuve par l'exemple que l'Union européenne est un recoussoir. L'Union européenne est la pire ennemie des Européens, la plus grande menace pour leur identité, leur sécurité, leur avenir. L'Union européenne n'est pas l'Europe, mais son contraire. C'est parce que nous sommes Européens que nous sommes opposés à l'Union européenne. Je vous le dis ici, mes amis, ce sont les nations qui sauveront l'Europe.

Le moment des peuples est venu. L'Europe, notre Europe, est plurimillénaire. Elle est née à Athènes, a grandi à Rome. Elle est riche de son héritage chrétien qui lui a donné la liberté comme valeur cardinale. Elle pue son irrépressible vitalité et son incomparable génie dans la longue histoire des peuples qu'il incarne, dans les cultures qui lui donnent ses couleurs, dans les langues qui chantent sa féconde diversité. Et comme l'écrit Hervé Juvin, le moment politique est venu. Le moment du grand basculement. Le moment où nous allons mettre en œuvre un processus que les pères de l'Union européenne n'avaient pas même imaginé, l'alternance.

Le pouvoir des commissaires anonymes et gris de Bruxelles ne peut relever du droit divin. L'alternance, l'alternance démocratique. Quoi de plus naturel en démocratie, quoi de plus légitime après des décennies d'un pouvoir sans partage, sans écoute, sans même un compromis ? L'alternance en démocratie, c'est une respiration démocratique saine et nécessaire. Aujourd'hui même, les partisans de l'Union européenne sont conscients de son échec. Ce sont eux-mêmes qui clament, pour tenter maladroitement de se dédouaner de leurs responsabilités, qu'il faut réformer. Nous allons nous en charger. C'est au peuple de décider de l'Europe qu'il souhaite. Personne ne nous enlèvera ce droit, mes amis.

En passant tranquillement de l'Union européenne à l'Alliance européenne des nations, selon un calendrier séquencé qui verra la reconquête de la souveraineté de nos frontières, de notre souveraineté législative, budgétaire et, pour finir, monétaire. Cela se fera dans l'année des conditions juridiques, techniques, institutionnelles et diplomatiques. Cette évolution institutionnelle nous permettra de tourner le dos au fédéralisme asséchant pour ressourcer l'Europe dans une organisation qui remettra à l'honneur les peuples et les nations. Cette Europe, nous le disons aux Français, cette Alliance européenne des nations, nous la ferons avec vous.

Et pour notre projet d'Alliance européenne des nations, procède d'une volonté d'émancipation des peuples européens et des citoyens de chacun de nos pays. Aujourd'hui, ce qui nous est présenté comme l'Europe voudrait nous enfermer dans la logique du tout ou rien. Soit vous adhérez et vous devez accepter la perte de toute souveraineté, de toute liberté collective, soit vous devenez l'ennemi. L'ennemi à briser, l'ennemi à soumettre. L'Union européenne se résume à une logique, c'est l'asservissement ou l'affrontement. On est loin de l'Europe de la paix que les européistes nous vantent, au passage. Les Britanniques, coupables d'avoir choisi la liberté, en font aujourd'hui la mère expérience.

A cela s'ajoute la soumission de nos pays au multilatéralisme et à des logiques de bloc comme la soumission à l'OTAN. Or, l'histoire tragique du continent nous enseigne que cette logique mène à des embrasements généralisés, à l'épuisement dans des guerres qui ne sont pas les nôtres, à l'asservissement à des intérêts qui ne sont pas les nôtres. Nous vivons le retour des peuples, mais nous vivons aussi le retour du peuple. Ce peuple qui fait face aux oligarchies qui oppriment, ces chaînes qui nous entravent, qui vous entravent. Nous ne voulons pas en négocier le prix, nous voulons les briser sur ce continent qui a inventé la liberté, qui l'a propagée dans le monde.

Comment imaginer que ce principe de vie n'inspire pas l'organisation de nos institutions européennes ? Comment imaginer que la belle idée de la liberté ne commande pas les rapports entre les États qui choisissent de coopérer ? Que ce dogme intangible ne commande pas le respect de la volonté des peuples et des gens ? Rien ne doit nous conduire à nous soumettre à des lois qui ne sont pas les nôtres, à des règles du commerce qui ruinent nos économies, à des normes unilatérales qui désavantagent injustement nos produits. Notre Europe, l'Alliance européenne des nations, est fondée sur la coopération, la libre coopération des nations entre elles. La liberté est révolutionnaire, mes amis !

La liberté est révolutionnaire ! Cette émancipation que nous vous proposons concerne tant les peuples que les citoyens. Et en ce moment national, la France est riche de sa passion des peuples. Malheur à ceux qui ignorent le poids des votes, la valeur des référendums, la légitimité des particularismes ou piétinent nos valeurs de civilisation, comme cette décision récente de la CEDH qui reconnaît la possibilité d'appliquer la charia en Europe. Comprenez bien, contrairement aux citoyens du monde qui n'est citoyen de nulle part, c'est-à-dire de rien. Contrairement aux mondialistes qui pensent le monde en nomade, nous ne sommes pas en France, nous sommes de France.

C'est à nous de décider qui rentre chez nous, qui y reste, et si nécessaire, qui est invité à repartir. Nous sommes chez nous, c'est à nous de décider de notre politique budgétaire et ne pas penser que le seul objectif collectif puisse se résumer à la règle des 3%. C'est à nous de décider où va notre argent et même de décider que nos compatriotes et que nos entreprises sont prioritaires chez nous. Le modèle social et des logiques de solidarité nationale qui nous semblent justes. Nous rendrons aux Français et aux 500 millions d'Européens leur liberté politique, la possibilité de décider pour eux-mêmes. Nous mettrons fin à l'ingérence.

Nous instaurerons la prééminence de nos constitutions nationales sur les directives. Nous mettrons fin au coup d'État des juges internationaux et des fonctionnaires européens qui légifèrent à notre place. Très légitimement, les États doivent conserver l'initiative des textes européens qui ne doivent en aucune manière émaner de structures inconnues, sans légitimité, dépourvues de tout sens de l'intérêt national. Protégerons les Européens de l'extraterritorialité du droit qui voient, par exemple, les Américains nous imposer leurs lois, leurs règles, leurs sanctions, notamment en matière commerciale.

Au sein des instances européennes, la Commission européenne doit être un simple secrétariat technique du Conseil des chefs d'État et de gouvernement. Rien de plus. Pour la France, le principe est simple. C'est aux Français de décider. Nous voulons sortir une conception de l'Europe exclusivement marchande, juridique, punitive et trouve le moyen d'être à la fois autoritaire et impuissante. Nous voulons sortir de l'idéologie mondialiste qui prépare une société où domine le « je » avant le « nous », l'individualisme avant l'altruisme, la cupidité avant la solidarité, cette idéologie de nomade qui vante la gloire frelatée d'être de nulle part et d'aller piller partout.

L'homme comme les nations ne se réduisent pas à leur dimension économique. Nos peuples ne sont pas des populations interchangeables ou des masses indistinctes. Les gens ne sont pas seulement des agents économiques, des producteurs et des consommateurs, mais des êtres de pensée et d'affection, d'attachement et d'enracinement. Cette élection européenne permettra au peuple de dire quelle est la place de l'économie dans nos sociétés, quelle est la place de l'homme dans l'économie, quelle est la place de l'économie dans la nation. Nous le disons, l'économie est au service des hommes et des nations et non l'inverse. C'est tout le sens de notre engagement.

Le bien-être des hommes, la prospérité de la nation. La libération de l'Europe que nous appelons de nos voeux exige de remettre l'économie à sa juste place, de remettre les olégarchies au pas et surtout de mettre l'homme et la nation au cœur du nouveau projet européen. En libérant l'Europe, nous libérerons les forces de la France. Cette triste Union européenne est conçue comme un terrain vague économique où règne la loi de la jungle et d'un libre-échangisme insensé. La concurrence des loyages généralisés, la tyrannie des grands groupes, la toute-puissance des financiers, le dumping social, l'évasion fiscale, il ne peut en sortir que le chaos.

Au-delà de leur liberté politique, nous voulons rendre aux Français leurs libertés économiques et à tous le fruit, le juste fruit de leur travail. Les libéraux économiquement connaissent des règles qui régulent les excès de la cupidité. À la place du libre-échange, nous voulons instaurer le juste échange, fondé sur la concurrence loyale, la sécurité et la stabilité juridiques, le respect des partenaires économiques, notamment les plus petits, le refus du court-termisme, la priorité au local avant le global.

Nous, patriotes, nous défendons l'économie réelle contre la spéculation, nous combattons le monstrueux trafic d'êtres humains que des ONG complices des passeurs organisent, qu'un certain patronat, assoiffé de profits mal acquis, met en œuvre au péril des hommes et des pays. L'Aquarius n'abordera pas sur les côtes européennes. On va dévaloir le patriotisme économique, comme le font, somme toute, toutes les nations du monde. En tout cas, toutes les nations libres du monde.

À côté de la responsabilité sociale de l'entreprise, nous instaurerons la responsabilité nationale de l'entreprise, la RNE, qui permettra, par exemple, de favoriser dans les marchés publics les entreprises qui ne délocalisent pas, qui privilégient l'emploi français, qui travaillent à la prospérité du pays et certes ainsi la nation. Le localisme, produire, consommer et recycler au plus près. Le localisme qui concilie économie et écologie sera promu, contribuant ainsi à la revitalisation des territoires oubliés, à l'emploi local, à l'aménagement du territoire. Nous garantirons à ceux qui le souhaitent le droit de vivre et travailler au pays.

Mes chers amis, loin des caricatures simplistes et injustes, notre Europe n'est pas frileuse, refermée, repliée, elle est innovante, conquérante et collaborative en ouvrant les synergies sur les grands enjeux de demain, l'intelligence artificielle, le numérique, les énergies, avec le développement, par exemple, de l'hydrogène, la nouvelle économie participative, les biotechnologies ou les nanotechnologies. L'Europe doit moins s'intéresser aux volumes sonores des tondeuses à gazon qu'aux grandes révolutions industrielles ou technologiques qui sont en cours partout dans le monde. Le retard pris en la matière est immense.

Il nous fait courir le risque d'une tiers mondialisation définitive de notre économie. Avec nous, cette révolution économique par l'innovation, la création, l'investissement s'organisera dans le cadre d'agences à l'image d'Ariane, Espace ou d'Airbus, par exemple. Les États seront libres d'y adhérer ou de ne pas y adhérer ou même à un moment s'ils le souhaitent de s'en retirer. Vous le voyez, que ce soit à l'échelon du citoyen ou des nations, notre projet européen fondé sur l'émancipation et la coopération se fera avec vous. Mais il se fera aussi pour vous. Une Europe pour vous, c'est une Europe de la protection et une Europe de l'ambition. Notre protection ne se négocie pas.

Ceux qui se désintéressent du scrutin européen ne doivent pas oublier que c'est en Europe que se décident les politiques d'immigration et d'installation de migrants dans nos villages, que se décident les politiques budgétaires et donc fiscales, que se décident les orientations sociales sociales ou plutôt antisociales. L'Union européenne intervient partout dans votre vie quotidienne. Décide combien vous serez payé, à combien se montra votre retraite, si vous avez droit à des allocations chômage, ce que vous aurez dans votre assiette et s'agissant des migrants qui est votre voisin de palier.

Nous restaurerons nos frontières nationales qui ne seront pas des barrières mais des filtres, pas des murs mais des écluses. des frontières qui seront les portes et les fenêtres de notre maison, la France, des portes et des fenêtres qu'on peut ouvrir ou fermer. C'est si vrai que lorsqu'il y a un attentat, nos adversaires qui ironisent d'ailleurs volontiers sur l'efficacité des frontières, prennent pour première mesure un rétablissement des contrôles frontaliers. Bien sûr.

Ce sont les frontières mes chers amis qui nous protégeront de la délinquance, des trafics, de la submersion migratoire, de la libre circulation des terroristes sauf à accepter de remettre leur sécurité et leur intégrité territoriale entre les mains d'autrui. Sauf à accepter de remettre les frontières extérieures de l'Europe au pays le moins diligent. c'est aux États et à eux seuls de protéger leurs frontières. Pour nous, Frontex n'est qu'une force supplétive à laquelle un État doit pouvoir ponctuellement faire appel en cas de crise grave quand il risque d'être débordé par un afflux migratoire.

Mais la question de notre sécurité dépasse largement la sécurité physique face aux menaces plus insidieuses. Nous ne pouvons pas faire l'impasse sur notre sécurité numérique alors même qu'aujourd'hui nos données personnelles ou professionnelles les données stratégiques de nos entreprises ou de nos administrations sont mises entre les mains de sociétés américaines aujourd'hui et chinoises demain. Pas davantage, nous n'acceptons que notre sécurité alimentaire puisse être sacrifiée aux logiques commerciales des suicidaires traités de libre-échange qui nous sont imposés. Notre protection, c'est aussi affaire de régulation. Et puis, la protection, c'est celle de notre patrimoine naturel.

Il n'y aura pas d'avenir sans une politique du vivant, ce qu'Hervé Juvin appelle la civilisation écologique. Elle vise à protéger les écosystèmes humains, la diversité des espèces, des forêts, des océans. C'est là un enjeu auquel nous sommes confrontés au seuil de ce troisième millénaire. La clé est avant tout de rompre avec le consumérisme débridé qui suppose la prédation des ressources naturelles. D'en finir aussi avec la logique mondialiste qui exige de l'activité économique des rendements que la planète et les hommes ne peuvent supporter. Cette Europe, pour vous, c'est enfin l'Europe de l'ambition.

Celle, tout d'abord, des révolutions technologiques avec la volonté d'affronter la mondialisation avec un esprit conquérant. C'est celle qui travaillera à un monde de paix en préférant les relations bilatérales aux logiques de bloc et aux vassalisations militaires, en optant pour le respect mutuel contre la dangereuse vision impériale de l'Union européenne, en rétablissant l'équilibre franco-allemand nécessaire à la stabilité de l'Europe qui ne peut plus être synonyme d'hégémonie ni d'une vassalisation de notre pays et des autres nations d'Europe.

Notre ambition européenne est celle du rayonnement culturel de nos nations, avec la fierté de ce que nous sommes et de ce que nous pouvons apporter au monde. Enfin, l'ambition européenne d'un parti civilisationnel comme le nôtre réside dans la défense et la promotion de nos valeurs, de nos modes de vie, de nos identités. Nous voulons réconcilier l'Europe avec elle-même, avec son histoire, avec ses intérêts dans un monde riche de la diversité des peuples, des civilisations et de la vie. Les quatre points cardinaux de l'Alliance européenne des nations sont l'émancipation, la coopération, la protection et l'ambition. Nous allons retrouver un rêve européen.

Pour mener ce beau combat, nous avons choisi de réunir des personnes aux parcours différents, mais qui partagent toutes l'amour de notre pays et font avec nous ce beau rêve européen et français. Et pour conduire cette liste, mes amis, ce n'est plus une surprise pour vous, puisque son nom a été dévoilé, nous avons fait confiance à un militant chevronné, puisque malgré ses 23 ans, il s'est engagé à 16 ans et a gravi un à un les échelons grâce à son travail, son courage et son énergie. Il a grandi dans une famille modeste de Seine-Saint-Denis, département qu'il a animé pour le Front National dès l'âge de 18 ans.

Il devient conseiller régional de la région Île-de-France à 21 ans et crée le collectif Banlieue Patriote. Il est un produit de la méritocratie républicaine et militante. J'appelle Jordan Bardella, juriste dans le secteur bancaire. Elle est titulaire d'un double master en droit et économie et en ingénierie juridique et financière des sociétés. Elle est conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine, déléguée départementale du RN du Lot-et-Garonne, membre du Bureau national, a eu durant les 20 économistes les effets de la financiarisation de l'économie et a récemment particulièrement approfondi sa réflexion sur l'écologie, la préservation de l'environnement et de la biodiversité.

Il a écrit une dizaine d'ouvrages dont le mur de l'Ouest n'est pas tombé, le renversement du monde ou encore le dernier, le moment politique qui, je n'hésite pas à le dire, inspire notre projet européen. J'appelle Hervé Juvin, polyhandicapé lourd, ancienne conseillère régionale, conseillère municipale d'Aubagne, elle est députée européenne, sortante et membre du Bureau national du RN, vous l'avez reconnu, Joël Melun. Rassemblement national au Conseil régional de Normandie, européen, membre du bureau exécutif du RN, Nicolas Baie.

Elle est cadre dans le domaine de la prévoyance et de la santé collective, présidente du groupe Rassemblement national au Conseil régional Grand Est et membre du bureau national du RN, magistrat, avocat général, jusqu'il y a quelques jours, il a, je crois, encore il y a quelques jours, il était à la cour d'assises, président de l'association professionnelle des magistrats, il est un homme de grande compétence, spécialiste du terrorisme, il est le père, récemment mis en place, mais c'est aussi un homme de conviction qui a animé au sein de l'UMP le courant de la droite populaire, l'ancien député de Gironde, Jean-Paul Garraud.

Amis les fidèles, travaille à mes côtés depuis 25 ans, elle fut assistante juridique, puis mon assistante parlementaire durant 8 ans et enfin mon chef de cabinet, je vous demande d'accueillir la membre du bureau national du Rassemblement national, Catherine Griset, honoraire de la faculté des affaires internationales, il est député européen sortant et président de la délégation française au Parlement européen, Gilles Le Breton, mesdames, messieurs, de cette outre-mer si loin de nos yeux mais si présent dans nos cœurs, cette France du bout du monde qui m'a fait l'honneur de me porter en tête du scrutin au soir du premier tour de l'élection présidentielle qui fait de notre pays la deuxième puissance maritime en nous permettant de rayonner sur trois océans qui a donné à la France ces grands commis de l'État que sont Gaston Monerville ou Félix Séboué, ces écrivains comme Aimé Césaire ou le Comte de Lille qui nous a donné ces innombrables champions sportifs ou ces héros comme les volontaires du Pacifique qui ont libéré le sol national.

Cette outre-mer si souvent oubliée par la République sera notamment représentée notamment représentée sur notre liste et au Parlement européen par Christiane Delance européenne. le moment et au Parlement européen