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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 30 octobre 2026 60 minContradictoireFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Bilan de Parcoursup, réformes du bac et du lycée : audition de Jean-Michel Blanquer

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 61 %Attaque 27 %Défensif 11 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi défendez-vous Parcoursup alors que beaucoup le critiquent ?

  • 5:02OuverteRéponse directe

    Quels sont les grands enjeux démocratiques derrière ces réformes ?

  • 9:10OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous résumer les trois réformes articulées (lycée, bac, Parcoursup) ?

  • 31:48RelanceRéponse partielle

    Ces annonces récentes remettent-elles en question vos réformes ?

  • 35:14RelanceRéponse partielle

    Quels éléments factuels contredisent votre vision positive des réformes ?

  • 39:38OuverteRéponse directe

    Quels sont les problèmes concrets de mise en œuvre de la réforme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:02Jean-Michel BlanquerFait
    « La critique est aisée, mais l'art est difficile. »
  • 5:44Jean-Michel BlanquerChiffre
    « 60 % d'échecs en fin de première année d'enseignement supérieur, c'est le gâchis français par excellence. »
  • 13:42Jean-Michel BlanquerFait
    « En préparant votre baccalauréat, vous préparez ce qui va vous aider à réussir après le baccalauréat. »
  • 51:53Fait
    « la réforme du lycée n'a aucun impact sur PISA, elle concerne des élèves de 15 ans »
  • 52:27Chiffre
    « après l'avant-dernier PISA, nous nous sommes retrouvés à peu près au niveau de tous nos voisins européens »
  • 54:28Chiffre
    « il y a seulement deux pays au monde qui ont amélioré le niveau de lecture des élèves de 8 ans. Et ces deux pays s'appellent le Portugal et la France »
  • 55:50Promesse
    « J'affirme que la réforme du bac et de Parcoursup a abouti à une meilleure affectation et à de plus grandes opportunités pour les élèves »
  • 56:30Fait
    « il aurait fallu que nous fassions une réforme du collège en 2017 en même temps que la réforme de l'école primaire et du lycée »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle édition 100 % Sénat pour suivre l'audition mercredi au Sénat de l'ancien ministre de l'éducation nationale de 2017 à 2022, c'est Jean-Michel Blanquer. Pendant plus de 2h, l'ancien ministre n'a pas formulé beaucoup de mea culpa. À deux reprises, il a même cité cette formule "La critique est aisée, mais l'art est difficile." Jean-Michel Blanquer a expliqué avoir le sentiment d'être le dernier et le seul à encore défendre les réformes menées pendant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron, que ce soit sur les enseignements de spécialité au lycée, sur Parcoursup, sur le contrôle continu qui prend plus de place que le bac. L'ancien ministre a défendu ses réformes. On écoute cette audition préparée pour Public Sénat par

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Mathilde Moutarelli avec Justine Moliérac. Depuis le début de cette crise qui a commencé il y a quelques semaines, je considère [raclement de gorge] que il peut y avoir une sortie par le haut et quelque chose de positif à mettre sur la plat les choses à plat pardon sur la table les choses. Je pense que le Sénat se prête particulièrement et votre commission particulièrement à cet exercice. C'est pourquoi alors même que on entend souvent des slogans, j'aimerais qu'on entende maintenant des arguments et que on remette à plat tous les éléments de façon cohérente. Si vous me permettez, le le il y a des très grands enjeux démocratiques derrière ce dont nous allons parler maintenant. Et je voudrais commencer par cette généralité avant de d'entrer dans dans le détail.

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Je pense que la démocratie fonctionne quand son rôle est de résoudre les contradictions qui existent inévitablement dans une société. Elle commence à s'enrayer quand elle doit résoudre les contradictions qui traversent chaque citoyen. Et j'ai appelé ça le syndrome d'Astérix en Corse. Si vous voulez le le le légionnaire qui demande à son interlocuteur si ça si euh ça enfin le le le l'interlocuteur il demande si ça se répète euh quand il dit oui, ça ne va pas, quand il dit non, ça ne va pas non plus. Euh et ce qui se passe avec les enjeux de la réforme et l'exemple des emplois du temps au lycée est un exemple typique, c'est que dans la vie en général, on ne peut pas vouloir euh une chose et son contraire. Et euh c'est un premier problème démocratique. Il y a un deuxième

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problème démocratique, qui est la relation à la liberté. Tous les sujets dont nous allons parler maintenant, vous m'avez demandé le sens, je vais le restituer, ont trait à une liberté croissante que nous avons voulu donner aux établissements, les lycées comme les universités, et je crois qu'il y a beaucoup d'entre vous qui plaident pour l'autonomie des établissements. Donc quand elle arrive concrètement, il faut que chacun soit cohérent avec ce que ça signifie. Et la liberté des élèves, qui est totalement derrière et la réforme du lycée et la réforme de Parcoursup. Alors évidemment, il est toujours très commode de trouver euh un bouc émissaire comme Parcoursup, éventuellement comme votre serviteur, euh sachant que par exemple pour Parcoursup, euh pour tous ceux qui en

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ont la mémoire, il est évident que c'est pas moi qui ai fait Parcoursup sur un coin de table. Ce qui est très étonnant, c'est que je sois le seul dans le débat public aujourd'hui à venir le défendre comme je vais le faire maintenant. Je vous invite d'ailleurs à inviter devant vous par exemple l'actuel responsable administratif de Parcoursup, qui est quelqu'un de remarquable, monsieur Teillard, euh qui a qui a une connaissance très précise de chacune des évolutions qui ont eu lieu depuis le début et je peux vous dire que les intentions de lui-même comme de son équipe ont été, on peut les qualifier de progressistes et sociales depuis le départ. Et je ne voudrais pas que les inflammations actuelles, les échauffements des esprits, aboutissent à des régressions pour les réels droits

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des lycéens et des étudiants. Et ce serait pas la première fois, et malheureusement nous assistons beaucoup à cela aujourd'hui, c'est-à-dire le fait que au nom euh bah de concessions qu'on veut faire euh à au court terme, eh bien on sacrifie le long terme et on se retournera sur les jours que nous vivons actuellement comme étant des jours en réalité qui auraient, je parle au conditionnel bien sûr, euh abouti à une régression pour les réels droits des lycéens. Donc c'est avec cette euh gravité que je vous dis les choses, d'autant plus que je vous l'ai dit comme simple citoyen et que euh le cette euh c'est assez grave que je sois seul à à à à pouvoir le faire, hein. Je Et donc, les responsabilités de cette situation sont un peu partout.

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Et j'appelle la conscience de chacun sur euh la cohérence des prises de position qui sont prises. Parce que la critique est aisée, mais l'art est difficile. Et l'autre réflexion démocratique qui se qui qui vient avec tout cela, c'est la possibilité d'une réforme dans notre pays. Cette réforme dont nous allons parler, elle a mis 5 ans à pour les consultations, l'élaboration, la mise en œuvre. Dès le début, il y a des coups de bélier qui ont été donnés par certains secteurs, très situables politiquement. Le et progressivement, le pas a été emboîté par différents secteurs pour des raisons qui peuvent tenir au cœur de la réforme, qui peuvent peut-être tenir aussi à d'autres choses, comme par exemple l'ambiance des élections présidentielles de 2022. Et donc,

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cette espèce de facilité que nous avons à donner des coups de bélier, même dans les choses qui marchent ou peut-être même surtout dans les choses qui marchent, a quelque chose qui doit interpeller les esprits et le calme et la sérénité des sénateurs et à mon avis et sénatrices est quelque chose de précieux euh pour aborder cette question. Je donnerai euh plusieurs exemples de ça, mais je partirai d'un chiffre que j'ai déjà dit publiquement et qui devrait être notre étoile polaire négative pour réfléchir. Euh, c'est le chiffre du taux d'échec en fin de première année d'enseignement supérieur. C'est pas un chiffre que j'ai sorti tout récemment, hein. Dès dès 2017, je disais que c'était le signe d'une défaite nationale. Euh, 60 % d'échecs en fin de première année d'enseignement supérieur,

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c'est le gâchis français par excellence. C'est l'aveuglement par rapport à au manque d'ancrage des savoirs fondamentaux dès les premières années de l'école primaire. L'aveuglement par rapport à la faible faible travail d'orientation qui est fait vis-à-vis des élèves. L'aveuglement par rapport à une affectation qui était extrêmement mal faite et qui à la fin n'aboutit que tardivement à une heure de vérité qui est à l'âge de 19 ans le fait d'échouer en fin de première année et bien des gens savent de quoi je parle puisque ça correspond à des expériences personnelles qui sont graves, qui représentent un gâchis pour chaque jeune concerné et pour le pays. C'est avec ce critère que l'ensemble des réformes ont été menées. Je j'irai même jusqu'à dire que même les réformes de

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l'école primaire ont été euh menées avec ce point à l'esprit. Par exemple dans les les les évaluations de début d'année qui ont qui ont qui ont été menées. Mais je vais évidemment pas rentrer dans tous les détails. Je vais essayer de restituer le sens de tout cela. C'est aussi et vous m'y avez invité, donc je vais évidemment répondre bien volontiers. Tout ça a un sens. Là aussi, c'est très étonnant quand on est dans le débat public d'entendre on a l'impression que les réformes sont faites pour le plaisir de faire une réforme ou parce que il faudrait faire quelque chose euh ou qu'il y aurait peut-être même une intention cachée qui serait d'être de rechercher autre chose que le bien commun. Il est évident que la seule chose qui nous a habité dans cette dans ces différentes réformes

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que encore une fois, j'ai pas été tout seul à mener le vraiment c'est le nous et pas le je que je dois employer tout le temps quand je dois vous parler de ça. Il se trouve que c'est à la fin le je qui doit s'exprimer puisqu'il en est ainsi. Mais enfin dans le nous d'élaboration de ces réformes, euh il y a eu tout simplement la volonté d'améliorer la situation des élèves et d'en finir avec certaines hypocrisies et de leur ouvrir des possibilités. Le le le parcours de l'élève euh euh selon une philosophie qu'on peut qualifier de kantienne doit être caractérisé par une liberté de plus en plus grande. Mais si vous voulez, je m'arrête je m'arrête immédiatement pour vos questions si vous le souhaitez. Non non non, allez-y. Non non non, si c'est trop long Non non non, allez-y.

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parce que je vois qu'il y a qu'il y a un peu de un peu de bruit. Il y en a tout le temps. D'accord. Le les élèves dans leur parcours les les élèves dans leur parcours doivent avoir un parcours qui se caractérise de plus en plus par la liberté. C'est-à-dire d'abord des des savoirs fondamentaux bien ancrés qui supposent une certaine homogénéité de ce qui leur est transmis et c'est le tout l'enjeu de de lire, écrire, compter, respecter autrui, des méthodes pédagogiques qui sont appliquées euh à l'école primaire et progressivement euh peuvent aller vers un chemin de de choix. Et le le lycée, comme vous l'avez rappelé, euh était caractérisé par de très faibles choix et même par des couloirs prédéterminés dont tout le

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monde disait qu'ils étaient un problème. Le mot stress était utilisé à l'époque, hein. Le stress euh pour le choix de la de la série le la présélection que représentait choisir euh S ou ES ou L avec la hiérarchie implicite qu'il y avait entre S, ES et L. Le le fait qu'il y avait ensuite euh un stress sur le contrôle terminal, c'est le mot que l'on utilisait à l'époque, c'est pour ça que je parle d'éventuelles contradictions dans le débat public. On disait "C'est incroyable, tout se joue dans quelques épreuves qui se qui ont lieu en deux ou trois jours." Et cette cette réalité Mais si si vous le souhaitez, franchement, je pense que c'est mieux qu'on passe aux questions parce que le j'ai l'impression qu'il y a déjà de beaucoup de questions qui sont posées les uns par un

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déjà beaucoup de bruit. Finissez votre propos liminaire et ensuite on passe aux questions. bien, parfait. Appréciez le silence, s'il vous plaît, comme ça on on aura un débat serein, voilà. Serein puisque nous sommes filmés, je rappelle. Allez-y, monsieur le ministre. Très bien. Euh donc à l'époque, il y avait déjà euh beaucoup de reproches qui étaient faits euh au système du fait du manque de liberté pour les étudiants. Le mot stress était déjà utilisé. Le mot présélection était déjà utilisé. Et nous aboutissions au résultat que j'ai indiqué euh au début, c'est-à-dire un immense échec en fin de première année de l'enseignement supérieur. À partir de là, il y a eu trois réformes articulées les unes avec les autres. Une réforme du lycée une réforme du baccalauréat

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une réforme de l'affectation, c'est Parcoursup et même une quatrième réforme mais qui ne relevait pas de ma de ma compétence et qui était le le la la réforme ORE et l'ensemble des mesures prises pour améliorer la réussite dans le premier cycle de l'enseignement supérieur. Donc la combinaison de ces quatre éléments en réalité est à l'origine de l'amélioration du chiffre que j'ai indiqué, même si évidemment je suis le premier à dire que ce chiffre reste insatisfaisant et qu'il faut aller il faut aller plus loin. À partir de là, euh qu'est-ce qui a été ? La première des choses, c'est effectivement la création des enseignements de spécialité euh à la place des séries. Autrement dit, on a abouti à quelque chose qui était réclamé depuis des années sans être jamais fait.

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C'est-à-dire le fait de de permettre parce qu'il n'y ait pas une hiérarchie dans les choix des élèves, mais au contraire quelque chose qui corresponde à leur choix, qui correspondent à leurs passions. Et donc, et ça toutes les enquêtes euh puisque je le rappelle tout ceci a été élaboré par une consultation qui a concerné 80000 lycéens, une concertation qui a concerné aussi les les professeurs et les parents d'élèves et où évidemment vous n'allez jamais avoir tout le monde d'accord, sinon vous ne faites pas de réforme, mais où néanmoins il y avait un assez net accord de beaucoup de parties prenantes et notamment des lycéens pour passer des séries aux enseignements de spécialité, ce que nous avons fait. Au passage, donc ça c'est le premier point. Deuxième point, ça a été l'occasion

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d'innovation en matière de création disciplinaire euh que j'aimerais souligner aujourd'hui. Euh nous avons créé par exemple la matière histoire-géographie-sciences politiques-géopolitique, qui est aujourd'hui plébiscitée par les élèves qui la choisissent. Plébiscitée aussi par les professeurs qui l'enseignent. Demandez à un professeur d'histoire-géographie aujourd'hui s'il a envie qu'on revienne sur cela. Autre exemple, numérique et sciences informatiques. Dès 2018, nous avons pensé dans ces programmes y mettre l'intelligence artificielle et la cybersécurité. Je pense que c'est un des signaux du fait que ce que nous avions à l'esprit c'était l'avenir du pays et la meilleure préparation des jeunes pour cela. Je je passe sur l'en- je je fais rentre pas dans le détail de toutes les

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créations de de matières. Troisième élément, et là aussi inédit depuis plusieurs décennies, depuis au moins 40 ans, pour la première fois, les programmes du lycée ont été revus à la hausse en matière des des exigences. Ce que je vous dis, chacune des choses que je vous dis est parfaitement vérifiable et sur regardez les programmes d'avant, regardez les programmes d'après, on a retrouvé par exemple pour les programmes de mathématiques, un un niveau et une exigence comparable euh à ceux de terminale C tel que certains d'entre vous ont pu la connaître. Ce rebond de l'exigence peut faire partie d'ailleurs du malaise actuel, je je je veux bien l'entendre. C'est-à-dire que en effet, il peut y avoir un décalage, d'autant plus que nous avons pas fait une réforme du collège, entre

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les niveaux des élèves tels qu'ils arrivent en seconde et la nouvelle exigence qui existe. Ça c'est un Je pense un véritable problème qui me fait regretter par exemple de pas avoir fait en fait une réforme du collège en même temps, mais on pourra peut-être revenir sur sur ce point. Mais en tout cas, le le le ce qui est un fait là aussi objectif et vérifiable, c'est que tous les programmes ont été revus dans le sens de l'exigence. Le point que je viens de dire, si quelqu'un l'a entendu dans le débat public, je serais heureux de savoir où et quand. Personne ne dit les choses que je suis en train de dire et qui sont pourtant des éléments extrêmement concrets euh et vérifiables. On entend des discours de gauche et de droite qui tous convergent pour toujours

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se lamenter sur l'état du pays et l'état du l'état du lycée sans se rendre compte qu'en réalité, à force de tenir ces discours toujours négatifs, et bien, ça on on crée des éléments performatifs, c'est-à-dire le pessimisme général, alors même que si vous interrogez les lycéens, et j'ai eu à le dire ces derniers temps, très souvent, ils vous disent à quel point euh il y a du bonheur dans ces enseignements-là, parce qu'ils sont à la fois sur une passion et sur quelque chose qui les amène plus loin. Et c'est l'autre élément de la philosophie de enfin l'autre élément complémentaire dans cette philosophie générale, c'est que le but c'est de mieux les préparer à leur réussite dans la suite. La phrase que j'utilisais tout le temps pour expliquer la réforme du baccalauréat,

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c'était de dire "En préparant votre baccalauréat, vous préparez ce qui va vous aider à réussir après le baccalauréat." Autrement dit, le baccalauréat ne doit pas être un parchemin artificiel, ça doit être quelque chose qui qui d'ailleurs n'est même pas un but en soi, c'est quelque chose qui est le votre le tremplin de votre réussite. Et encore une fois, le chiffre que j'ai donné en commençant montre que cet objectif a été un peu atteint, en tout cas en dans en voie de de grands progrès, ce qui est encore une fois à souligner. Dans ce cadre, est-ce qu'il y a des effets euh euh pervers de de de ce de de cet ensemble de paysage d'enseignement de de spécialité. Il peut y en avoir. Le celui qui est le plus noté dans les protestations actuelles, c'est celui des emplois du temps.

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Alors là aussi, je voudrais rappeler que le la question de la complexité des emplois du temps au lycée, je suis un ancien recteur, euh, il y a beaucoup sont vraiment pas mal de professeurs parmi vous. Euh, je pense pas que ce soit quelque chose de complètement nouveau. Et il est intéressant de regarder au cas par cas dans chaque lycée si cette complexité est pareille d'un lycée à l'autre, identique d'un lycée à l'autre. Et quels sont les paramètres utilisés ou vers la fin du mois d'août par le proviseur adjoint en général pour composer son son emploi du temps. Mais quand bien même la réforme du lycée aurait complexifié un peu plus les les les emplois du temps. Euh, cette complexité euh, en en aucun cas n'aboutit à ce que les lycéens aient cours de 8h à 18h dans tous les jours de

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la semaine. Ça c'est je je Pour l'instant, on m'a pas montré un lycée où il y aurait un le même lycéen le lundi de 8h à 18h, le mardi de 8h à 18h, le mercredi de 8h à 18h. Je ne crois pas. Peut-être qu'il y en a un, mais ça ça ça je ce serait ce serait vraiment une exception. Ça, par contre, dans la semaine, il peut y avoir quelques jours où on a cours de 8h à 18h. Est-ce que le fait d'être au lycée de 8h à 18h, dès lors que c'est pas tous les jours, est nécessairement un problème s'il y a des permanences bien faites, si on est à l'étude, si on ? Ce sont des réalités qui ont toujours existé, qui sont pas forcément négatives, surtout quand on pense à ce qui se passe en dehors du lycée parfois. Et si c'est bien organisé en terme sportif, en terme d'activité, en terme

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de permanence et d'étude, l'âge du lycée est un âge où il faut des des temps d'étude, des temps de travail autonome. [raclement de gorge] Donc ça peut être un problème, je ne dis pas que ça n'en est pas un. Euh, je pense que c'est un problème qui est euh, euh, éventuellement un corréla qui est certainement corréla du choix. Et c'est là qu'on retrouve la question de la liberté aussi, cette fois-ci sous l'angle de l'établissement. Cette réforme est une réforme qui est un pas important dans le sens de l'autonomie du lycée. Le lycée français est devenu plus autonome à l'occasion de cette réforme. Notamment parce que des grands choix pédagogiques peuvent être faits par le lycée. Et parmi ces choix pédagogiques importants, il y a le nombre de spécialités qu'on que l'on enseigne dans un lycée. Et

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et ça c'est à l'arbitrage évidemment du du proviseur avec la communauté éducative. Et évidemment qu'on peut décider de manière autonome de dire "Ben, on veut moins de choix dans le lycée, on aura moins de complexité de l'emploi du temps." C'est possible. Plutôt que de proposer 20 triplettes, on va en proposer 8 et puis ce sera moins complexe. Ce sont des choix qu'on peut faire. Moins de liberté, plus de confort entre guillemets. C'est un éternel choix humain euh qu'il faut faire mais en tout cas la réforme du lycée permet à tout un chacun de mettre le curseur là où il veut. Et je pense que on gagnerait en responsabilisation de tout le monde. Et je le dis avec vraiment beaucoup de franchise et de liberté puisque je je parle encore une fois comme citoyen euh à montrer que la

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question de la liberté vient toujours avec la question de la responsabilité. Et qu'encore une fois on peut pas vouloir euh une chose et son contraire et que il est possible de faire des choix avec cette réforme qui est une réforme très modulaire qui à l'échelle de l'individu comme à l'échelle du lycée permet ben de de faire des choix. Je j'insiste sur ce point. Est-ce que euh il y a eu d'autres effets pervers ou ? Oui, euh il y en a un qui est souligné aussi, c'est la question de l'équilibre entre contrôle terminal et contrôle continu. Les tous les débats avant la réforme euh portaient sur une critique du contrôle terminal, je le rappelle. Deuxièmement, avant la réforme, 100 % des élèves allant dans les filières sélectives, ce qui représente

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50 % des élèves sortant de la filière générale, 100 % de ces élèves donc étaient sélectionnés sur le contrôle continu, c'est-à-dire entre janvier et mars par les classes préparatoires, les les DUT, les BTS, et bien c'est sur dossier donc sur vos bulletins de première et vos bulletins de terminale que vous étiez jugés. Et il y avait à l'époque aussi des discussions sur les hétérogénéités de notation qui était un problème finalement toujours mentionné, jamais réellement traité qui était là et auquel on s'était habitué sans en le critiquant euh sans sans sans sans faire d'amélioration. Là encore, au fond, 15 sujets ont été pris à bras-le-corps euh en même temps, c'est sans doute ce qui fait euh la difficulté de de l'exercice et probablement le fait qu'il sera pas refait avant plusieurs

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décennies tellement euh on voit bien euh que euh que c'est que c'est que il y a de qu'il y a comment dire une série de contradictions qui se euh que tend la société dans l'appréhension de ses évolutions et de ses modernisations. Et donc, quand vous regardez euh ce qui s'est passé euh sur sur cette question, l'équilibre que nous avions trouvé et qui était issu de discussions avec les syndicats. Tel syndicat demandait 100 % de contrôle terminal. Tel autre syndicat demandait 100 % de contrôle continu, c'est connu sur le le leurs positions sont connues hein, la FSU plutôt favorable au contrôle terminal, la CFDT euh Sgen-CFDT plutôt favorable au contrôle continu. Le syndicat des chefs d'établissement qui avait élaboré de très nombreux documents avant 2017 sur ce que serait un bon lycée

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et ça ressemblait beaucoup à la réforme du lycée actuel euh bah proposait aussi euh que le contrôle continu prenne de l'importance. Et il nous a semblé sage d'avoir un système avec 60 % de valeur du contrôle terminal, 40 % pour le contrôle continu et donc d'avoir le meilleur du contrôle terminal, c'est-à-dire une forme d'objectivation, le meilleur du contrôle continu, c'est-à-dire une motivation tout au long de la première et de la terminale pour travailler. Et là aussi, je pense que une des choses qui s'est passée, c'est que on travaille sans doute plus au lycée actuellement que avant la réforme, c'est vrai. Et donc là aussi, c'est un reproche que j'accepte mais que j'assume aussi, c'est-à-dire euh j'ai dit que les programmes étaient devenus plus exigeants, je suis en train

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de dire qu'il y a plus de travail à faire dans un monde où euh euh l'effort est de moins en moins euh valorisé et donc c'est on a un sujet presque de de civilisation sur cette question. De même, j'assume que dire une permanence, ça peut être quelque chose de bien pour euh pour pour les élèves. Et encore une fois, il faut le voir au cas par cas, peut-être que dans un établissement par exemple où le bâti ne va pas du tout, euh où il n'y a pas de moyens de surveillance, c'est un énorme problème, je ne dis pas le contraire. Je je il y a plein d'expériences négatives individuelles qui peuvent exister sur ces questions comme il y en a toujours eu d'ailleurs. Donc mais la question est de savoir si la tendance imprimée était ou reste la bonne. Alors il est exact que un certain nombre de

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de points ont abîmé cet équilibre contrôle terminal contrôle continu et je suis le premier à le déplorer. D'abord nous avions conçu quelque chose qui s'appelait les E3C je passe sur les détails mais pour ceux qui s'en souviennent c'était le fait d'avoir des épreuves intermédiaires des sortes de devoirs sur table intermédiaires de bac blanc intermédiaire qui permettait d'objectiver les notes. Ça a fait l'objet à l'époque de protestations importantes voire même de violences dans certains endroits les et et par esprit d'apaisement on a supprimé les E3C. Et puis le cœur de cet équilibre il était dans le fait et c'était un élément essentiel de la valorisation du baccalauréat il était le fait de dans le fait d'avoir conçu des épreuves anticipées euh pour les deux enseignements de

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spécialité donc les deux enseignements les plus importants et se choisit par un élève euh au mois de mars de l'année de de terminale. Moi-même j'ai fait tout ce que j'ai pu mais je n'étais pas ministre de l'enseignement supérieur euh pour que ça ait lieu plutôt au mois d'avril ou même au mois de mai autant que possible mais toute une série de contraintes m'étaient exposées pour dire que ça ne pouvait pas avoir lieu plus tard que le mois de mars. Cela nous a paru éventuellement une opportunité pour une évolution extrêmement intéressante que je continue à considérer comme très intéressante c'est-à-dire faire en sorte que l'élève de terminale au mois de avril mai juin qui sont de toute façon des mois aujourd'hui un peu un peu affaiblis en intensité en France

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euh que dans ces mois-là euh l'élève passe dans une autre euh euh dimension de son parcours qui le prépare à sa réussite dans l'enseignement supérieur. Et donc il y ait un lien plus fort notamment entre les universités locales les établissements d'enseignement supérieur et le lycée dans ces moments-là. Autrement dit une petite révolution dans la vie des lycées dans son articulation avec l'enseignement supérieur dans une logique bac - 3 bac + 3. La première année où ceci s'est passé c'est l'année 2023 euh c'était euh une et une année post-covid euh et puis c'était une première année, c'est une réforme qui est d'une telle profondeur et entre parenthèses, j'insiste aussi sur le fait qu'on insiste sans arrêt sur l'impuissance du politique, l'impuissance du pouvoir exécutif, là

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aussi une autre chose que j'assume, c'est que cette réforme est extraordinairement importante. On peut la trouver mauvaise, on peut la trouver bonne mais elle est en profondeur et elle est le résultat d'un d'une volonté politique qui d'ailleurs avait été exprimée dans les campagnes électorales qui a été et qui a été l'objet qui était euh réalisée euh de manière très transparente et après des consultations. Mais en tout cas très en profondeur. Cette euh cette idée donc la première année a été euh a connu des applications extrêmement hétérogènes. Et là où ça s'est mal passé, c'est évidemment là où ça s'est vu le plus et ça a été très critiqué, c'est-à-dire qu'on a dit qu'en gros les élèves de terminale ne faisaient rien, étaient en en oisiveté disons en avril, mai, juin.

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Euh la réponse à cela à mes yeux aurait été premièrement de faire tout ce qu'on pouvait pour que l'épreuve ne soit plus en mars mais vers avril-mai d'une part et d'autre part de donner de la substance notamment avec l'aide des régions qui désormais sont euh ont une compétence importante en matière d'orientation et avec tous les acteurs socio-économiques locaux pour que euh et académiques bien sûr, pour que euh ces moments-là, ces semaines-là soient utilisées pour cette amélioration de de l'orientation. On a préféré, le gouvernement a préféré à ce moment-là faire euh une euh abandonner euh ces épreuves terminales. C'est vrai que ce point-là crée désormais un déséquilibre entre contrôle continu et contrôle terminal et que donc un élément important, pas le seul heureusement, de la réforme

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qui était un élément de revalorisation considérable du baccalauréat, c'est-à-dire que là les élèves prenaient très très au sérieux ces deux épreuves. C'était fondamental. Et bien a été lâché et ça a donc créé un équi- un déséquilibre pardon. Si on s'était donné le temps, si on avait pris le calme que nous avons ce matin pour donner une deuxième chance à cette mesure, continuer à avoir le sens de la continuité ce qui malheureusement n'a pas été le cas à l'éducation nationale depuis 2022, je vous l'avez vous l'avez rappelé tout à l'heure. Euh et bien nous nous pas aujourd'hui ce déséquilibre ressenti entre contrôle continu et contrôle terminal. Enfin, pour terminer sur contrôle continu, si si vous ne me trouvez pas trop long, euh la le l'idée aussi qui était qui allait avec ça, c'était que

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c'était l'occasion de mettre le doigt sur un problème qui en fait existait déjà, mais que cette fois-ci on mettait à nu, comme d'ailleurs d'autres problèmes qu'il y a dans le dans le parcours, c'est-à-dire l'hétérogénéité des notations dans dans dans notre pays et entre les établissements. Donc, nous avions prévu quelque chose aussi qui a été un peu lâché en route, c'est-à-dire des éléments de concertation par bassin éducatif, donc entre plusieurs lycées avec des inspecteurs de l'éducation nationale, pour analyser la notation dans chaque lycée, la comparer aux notes obtenues en contrôle terminal et ainsi arriver à des à des à une approche collective, parce que c'est un des aspects de la réforme aussi que de créer du collectif entre les professeurs. Et cette

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objectivation de la notation aurait été un résultat. Forcé de constater que c'est quelque chose qui n'a pas du tout euh euh évolué de façon importante, même si l'éducation nationale aujourd'hui fait un exercice qui est utile, c'est-à-dire de comparer les notes données par un lycée avec les notes obtenues par les élèves de ce même lycée euh au contrôle terminal. Enfin, je encore une fois, j'essaie de ne pas être trop long, mais il y a évidemment beaucoup à dire. Euh le sur Parcoursup, l'idée a été, vous le savez bien, d'arriver à l'affectation la plus rationnelle et la plus bienveillante pour le pour les élèves. Et ce le critère et encore une fois, je je pense que ce serait bien que vous auditionniez Jérôme Teillard, parce que il a une connaissance encore plus

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pointue que la mienne, euh ne serait-ce que parce que avec son équipe, c'est eux qui font les ajustements année après année pour tenir compte des retours de terrain. Euh Parcoursup, donc, a été euh un mécanisme conçu pour donner et c'est toujours la même philosophie, un choix infiniment plus grand à tous les élèves de France. Là où les générations ici représentées, auxquelles j'appartiens aussi, ont connu euh une très faible information et très souvent en fonction de leurs origines sociales. Nous avons aujourd'hui Moi par exemple, je ne je ne savais pas vraiment ce qu'était une classe préparatoire quand j'étais en classe terminale. Je sais personne ne m'en avait jamais parlé. Aujourd'hui, vous avez et il y a aucun

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moment bien entendu vous aviez l'éventail des choix qui vous étaient présentés évidemment encore moins sur un ordinateur à l'époque. Là euh aujourd'hui et c'est aussi et de nouveau je reviens sur liberté et angoisse hein. Euh cette On me dit parfois que cette espèce d'océan de choix est créateur d'inquiétude. Je l'entends. Mais après il faut savoir si dans ce cas-là on veut en effet restreindre l'éventail des des possibilités. En tout cas, on a ouvert considérablement les choix d'une manière que je qualifierais d'historique et qui fait que beaucoup d'élèves de France entière se sont vus ouvrir des opportunités euh qui n'existaient pas auparavant. J'ai calculé qu'il y avait parce que c'est moi qui fais le calcul, le ministère ne fait des calculs secrets

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mais on pas tellement de communication autour des chiffres positifs de l'éducation nationale. Donc je vais le faire moi. Euh j'ai fait un calcul de comptable, je le reconnais mais c'est au moins plus de 500000 élèves qui ont été entre guillemets sauvés de l'échec scolaire euh dans dans ces années-là puisque c'est 500000 élèves qui ont échappé à l'échec de fin de première année. Et qui par ailleurs et là aussi c'est un autre problème démocratique. On a les manifestations de ceux qui ne sont pas contents, je l'entends. On a pas évidemment de manifestation de ceux qui sont contents. Euh je suis à l'université, je suis professeur d'université, j'ai des étudiants. Quand je leur demande s'ils sont contents de leur affectation, la réponse est oui. Une réponse que vous avez très souvent

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dans toute la France, c'est je suis très heureux de mon affectation mais j'ai eu très peur euh pendant quelques semaines quand j'ai attendu le résultat sur Parcoursup. Donc ça il faut l'entendre. Mais pourquoi est-ce qu'il y a une grande attente sur ? C'est parce qu'il y a une parce que le système est guidé par la bienveillance la plus forte possible pour les élèves, pour essayer de dégager l'optimum de possibilités le plus grand possible pour les élèves. Donc on peut dire par exemple dans les réformes qu'on va faire, diminuons l'attente. Mais ça voudra dire qu'on aura diminué cet optimum de d'affectation. Donc la la là encore c'est devant des grands choix que l'on est mais il faut les faire en responsabilité. C'est tellement facile de dire par quoi j'ai vu je vois j'ai vu

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des choses tellement démagogiques ces derniers jours dites par de gauche, de droite, du centre, de partout euh pour ta pour tirer sur le sur le bouc émissaire d'une façon tellement simpliste que c'est pas à l'honneur du débat démocratique. Ce qui est à l'honneur du débat démocratique, c'est les échanges j'espère qu'on va avoir dans un instant, les critiques qui peuvent exister. Très souvent quand je dis ce genre de choses on dit "Alors vous êtes vous pensez que vous avez tout bien fait que tout est parfait." Bien sûr que non. Euh il y a la situation elle est encore extrêmement elle est extrêmement négative euh pour plein de raisons qui sont pas forcément liées au système scolaire lui-même. Euh mais euh j'affirme et notamment avec ce chiffre que j'ai donné mais il y en aurait d'autres

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que euh le la la réforme du baccalauréat combinée avec la réforme de Parcoursup a abouti à de meilleures affectations des élèves, de plus grandes opportunités pour les élèves et que aujourd'hui on a la possibilité de sortir par le haut en amendant Parcoursup selon un débat rationnel et démocratique. On a la possibilité d'en sortir par le haut en amendant euh la question de l'équilibre entre contrôle continu et contrôle terminal. Pourquoi pas revenir Pourquoi pas mettre à plat les raisons qui faisaient qu'on était obligé de faire en mars les deux enseignements de spécialité. Et je suis sûr que si on creuse on arriverait à les mettre au mois de mai. Donc ça pourrait être une très belle chose et ce serait une très grande revalorisation du du baccalauréat. Il y a donc toute une série de pistes

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d'amélioration qui sont réelles et que et qui et qui sont intéressantes. Simplement et je conclurai par là monsieur le président mesdames et messieurs les les sénatrices et les sénateurs euh ne jetons pas plusieurs bébés avec l'eau du bain. Euh il y a des choses qui étaient très attendues depuis longtemps. Je pense par exemple à certaines réformes des programmes. Euh, je pense à la dé-hiérarchisation des des filières. Il y a Je pense aux nouvelles matières dont j'ai parlé. Je pense aux choix donnés aux lycéens au sein du lycée et après le lycée. Tout ça, c'est des acquis précieux. Et aujourd'hui, euh, ben, certains aimeraient bien jeter tout à la baille. Euh, parce que c'est évidemment plus plus facile euh de de de faire des encore une fois des slogans que des arguments.

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Mais euh, il faut après que chacun se détermine en conscience. Les annonces du ministre de l'éducation et et du Premier ministre le 26 octobre dernier sont revenus sur beaucoup beaucoup de sujets. Le bâti scolaire, la taille des classes, Parcoursup. D'ailleurs, Parcoursup, le Sénat demandait dès 2023 euh des de la transparence euh des objectifs euh aussi plus précis. Donc, dès 2023, dans le rapport de Jacques Grosperrin, il était question de demandes de clarification. La création, donc dans ces annonces également, la création de places dans le supérieur, 15000 proposées, la santé mentale et de nombreux chantiers ouverts. Démocratie lycéenne, revenir sur le contrôle continu, l'emploi du temps, l'organisation de la scolarité.

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Alors, monsieur le ministre, ces annonces et ces dossiers ouverts me semblent une profonde remise en question de vos réformes. Euh, de nombreux travaux du Sénat d'ailleurs avaient pointé depuis 2022 euh des failles. Peut-être pas jeter le le bébé et l'eau du bain, bien entendu, les failles, des renoncements, des aberrations aussi. Revenons aux mathématiques par exemple dans le tronc commun. 2019, on le supprime, 2022, on le réintègre. Les et euh donc, tous ces rapports pointaient des améliorations nécessaires. Euh, je voudrais aussi revenir sur euh vous avez défendu vos réformes, euh les classements internationaux et particulièrement européens pointent un niveau des élèves

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extrêmement bas et en chute euh régulière. Donc, ne plaident pas en faveur des des réformes qui ont pu être menées. Euh, vous dire aussi que finalement vous êtes peut-être vous vous présentez un petit peu ce matin comme le bouc émissaire, mais en réalité vous avez été le seul ministre à rester depuis 2017 à 2022 alors que la moyenne du temps des ministres de l'Éducation nationale est de 8 mois sur ce 2e quinquennat d'Emmanuel Macron. Donc forcément vous êtes le le bouc émissaire idéal. Euh, sentiment aussi au niveau des travaux de la commission d'avoir travaillé notamment sur le rapport de bilan des mesures éducatives du quinquennat

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avec Max Brisson et Marie-Pierre Monnier dès 2022, nous pointions à l'époque des élèves cobayes, une génération d'élèves cobayes en réalité, parce que ces réformes elles avaient été mises en œuvre de façon précipitée sans aucune préparation ni formation des enseignants. D'ailleurs les enseignants qui se plaignaient régulièrement d'une charge de travail et de missions multiples à mettre pour appliquer ces réformes successives. On pointait d'ailleurs à l'époque dès 2022 cette navigation à vue. Je voudrais citer des exemples d'impréparation, c'est pour la dotation horaire globale pour l'orientation, la non-application des 54 heures annuelles crée de profondes inégalités

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territoriales en réalité qui se creusent et qui creusent l'écart entre certains établissements scolaires, l'échec aussi de l'orientation et je voudrais à ce point à ce moment de la discussion revenir sur les travaux de Laurence Garnier qui avait fait ses travaux sur les les études supérieures puisque lorsque vous présentez des des résultats assez positifs, le rapport qui a et les travaux qu'avait mené notre collègue Laurence Garnier pointait seulement 36 % des étudiants à l'université qui obtiennent leur licence en 3 ans et un étudiant sur deux qui sort de l'université au bout de 5 ans sans aucun diplôme. Donc ces exemples, ces statistiques, ces résultats européens

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pointent évidemment un système qui n'est pas performant. Alors, que proposez-vous aujourd'hui et que pensez-vous des différentes mesures parce que vous êtes revenus sur un terme qui m'intéressait, la liberté. Mais finalement, la liberté d'orienter des jeunes vers l'échec, c'est pas forcément de la liberté. Merci madame Billon. Je laisse la parole à Colombe Brussel. Je demande si vous pouvez de respecter les 3 minutes puisqu'on a pas mal de questions.

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Merci beaucoup monsieur le président. Merci monsieur le ministre. Euh et merci pour ce regard critique sur les effets de cette conjonction de réformes du lycée, du baccalauréat, de Parcoursup. Critique plutôt vis-à-vis des autres que vis-à-vis des réformes que vous avez initiées, il faut bien l'avouer. Et c'est vrai, vous l'avez dit, vous êtes le le seul à défendre l'ensemble de ces réformes du lycée, du baccalauréat et de Parcoursup. Peut-être même d'ailleurs, si je peux me permettre monsieur le ministre, le dernier à les défendre comme tel. Et je voudrais finalement un peu dans la dans la suite de l'intervention précédente reprendre

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quand même quelques éléments, faits, chiffres qui peuvent quand même nous amener à avoir un regard un peu plus critique que le vôtre sur les effets de de ces réformes. Parce que téléphone parce que il y a quand même des travaux. Annick Billon a fait état des travaux du Sénat, il y a eu ceux de l'Assemblée nationale, il y a également eu le rapport de l'Inspection générale de l'éducation en juillet 2023 qui n'était pas totalement tendre. Euh Quand quand vous parlez par exemple de la question du morcellement des emplois du temps, de c'est pas si grave que ça finalement d'être là de 8h à 18h, il suffit d'avoir une salle de permanence bien aménagée. Euh d'abord ce que disent

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les lycéens, c'est que c'est 8h-18h avec parfois des temps de transport important et c'est pas avec 1h de trou dans une salle de permanence bien chauffée où on peut travailler. C'est 3-4h de trou dans une même journée qui leur sont imposées. Mais surtout les conséquences de ce morcellement des des emplois du temps, elles sont réelles. Ça veut dire que il y a de nombreuses absences, heures perdues qui ne sont jamais remplacées. Et donc en fait les élèves ont moins d'heures de cours que celles auxquelles ils ont finalement droit. Ça veut dire que ça a été la fin et ça a été écrit, ça a été étayé. Ça a été la fin des projets pluridisciplinaires entre plusieurs enseignants de matières différentes pour permettre aux élèves

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d'avancer. Ça a été aussi la baisse progressive des effectifs réduits. Je reprends là-dessus l'ensemble des données qui ont été produites par les professeurs de SES et je pense évidemment aux données de l'APES. Ça a été la le délitement du groupe classe. Moi je bien qu'on me parle de la bienveillance de Parcoursup, celle-là vraiment je l'avais jamais entendu. Bienveillance Parcoursup dans la même phrase, si vous voulez ça fonctionne pas. Mais la bienveillance du délitement du groupe classe qui fait que des élèves se croisent et n'ont plus ne sont plus capables d'avoir une forme de partage, pas uniquement des enseignements mais aussi du travail en commun, mais aussi du fait d'avancer ensemble. Là je je je reprends le chiffre parce qu'il est quand même complètement surréaliste qu'a donné

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Pierre-Antoine Lévi en début d'édition. En 2018 pour les en moyenne pour les élèves du même 1 minute Madame Brosselet, il faut poser la question. je suis à ? Euh 3 minutes 10, 10 minutes. j'avais pas vu. Donc je reprends pas les chiffres. Ben je termine sur la liberté. Non mais vous les avez données en plus. En fait c'est la liberté du renard dans le poulailler qui a été mise en place. C'est la liberté du renard dans le poulailler. C'est celle qui fait que les sciences ont été délaissées par les filles avec une baisse dramatique des enseignements scientifiques et du niveau des maths pour les filles. C'est le fait que les combinaisons de SP socialement innovantes en fait elles ont été l'apanage des CSP plus plus c'est le fait qu'aujourd'hui la liberté à la conduit les élèves et les familles

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à être stratège et c'est le fait ça n'est jamais dit dans votre propos monsieur Blanquer c'est le fait que un quart des des étudiants aujourd'hui sont dans l'enseignement supérieur privé et que l'évitement de parcours sup est devenu un argument commercial. Peut-être que l'ensemble de vos réformes ont été formidable mais en tout cas il y en a d'autres qui ont voulu manifestement les contourner. Pardonnez-moi de prendre un petit peu la parole en titre de témoignage parce que ici je dois être la seule avoir mis en place votre réforme pendant 5 ans. Il y a encore quelques ce jour avant d'être élu au Sénat, j'étais proviseur d'un établissement scolaire et d'un lycée. Donc votre réforme je l'ai mis en place. J'ai pu

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voir que les travaux de mes collègues qui ont été fait au Sénat à l'Assemblée par l'inspection générale ont bien traduit le sentiment des imperfections de cette réforme et en fait euh elle peut être belle sur le papier concrètement dans la mise en œuvre et dans la mise en musique je peux dire que ça a été un une souffrance pour un nombre d'enseignants nombre de chefs d'établissement au motif que vous avez ouvert la boîte de Pandore. Liberté liberté de choix de spécialité mais contraint par rapport à un financement une DGH qui ne correspond pas nécessité d'absorber l'autonomie de nos établissements pour pouvoir mettre en œuvre ce choix et cette liberté grande liberté qui est compliquée aucune année pendant ces 5 ans nous avons eu

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pour mon établissement qui était quand même CSP favorisé la possibilité d'avoir la même géométrie sur la répartition des moyens et le choix des spécialités trois périodes dans l'année pour permettre aux familles de pouvoir changer et dans le cycle terminal entre les 2 ans la possibilité encore de terminer à de changer de de spécialité puisque les parents peuvent ont pris cette liberté mais sans prendre sur l'enseignement supérieur bien évidemment les établissements garderaient leur mode de sélection. Donc, quelque chose extrêmement compliqué. Extrêmement compliqué dans le choix, puisque sur les alignements, on va parler des emplois du temps, puisque vous êtes tous attachés aux emplois du temps, sachez qu'un emploi du temps d'un lycée avec 44 divisions, c'est 300 heures de

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travail pour le chef et son adjoint. Et je ne parle pas de la constitution des classes, puisque on vous remplit les effectifs en moyenne 35 à 36 élèves par classe, qu'il faut pouvoir rentrer. Donc, c'est extrêmement compliqué de pouvoir faire cette géométrie avec un constat, remplacement de courte durée impossible à faire sur des alignements, des heures de cours qui sont manquées, impossibilité de pouvoir avancer sur le contrôle continu. On a quand même travaillé des projets d'évaluation dans en marche forcée sur 8 semaines pour produire des documents qui n'ont jamais été contrôlés sur l'homogénéité entre les établissements. Faut savoir que les établissements qui avaient qui étaient dans l'excellence ont continué à noter durement les élèves, alors que les

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autres ont été dans une bienveillance. Donc, je pose la question, comment peut-on vérifier, sélectionner des dossiers dans Parcoursup où il n'y a que le contrôle continu et le bac de français à moyenne égale sur deux dossiers de deux établissements, sachant que tout repose sur le contrôle ? Et j'en passe sur le fait que par ce mode de fonctionnement, on a fait des erreurs et on a fait un constat d'échec sur nos filières d'excellence, puisque quand il a fallu recruter des dossiers pour l'enseignement supérieur, quand on en avait dans nos établissements, bah on s'est on s'est aperçu qu'il y avait des erreurs de casting parce que les parcours étaient de manière dévalorisée, puisque nous n'avions plus

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un examen national. Et ne parlons pas du contrôle continu, contrôle continu qui a généré du stress sur l'ensemble du cycle terminal, puisque le parent n'a plus aucun interlocuteur. Moi, dans mon établissement, 45 élèves, 45 profs interviennent sur une ? Pour une pour une classe, pour pouvoir permettre cette liberté de choix dans les spécialités dans les options. Comment voulez-vous que on puisse accompagner un élève dans l'orientation avec 54 heures de DHG d'orientation qui n'est pas fait. Je suis désolé monsieur le ministre mais on gère des flux. Sans parler du collège où le collège n'a On a dépassé le temps madame Frontoni, si vous voulez poser une question vous c'est terminé. voudrais juste poser une question puisque les les chefs d'établissement

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ont pu se multiplier les contestations de notes parfois avec avocat puisque chaque devoir compte pour le bac et Parcoursup, combien de recours le ministère a-t-il recensé et quelle protection juridique avez-vous aviez-vous prévu pour les enseignants et les ? Merci. Monsieur le ministre vous donne la la parole pour répondre à cette première série de questions. Vous avez 2 heures. [rires] Très bien. Je je voudrais quand même pour commencer euh euh prendre un point qui a été dit par plusieurs d'entre vous et qui quand même à mon avis est le point fondamental et qui est quand même l'angoisse de la jeunesse de façon générale. Euh le euh et il faut voir dans tout ce que nous disons et dans tout ce que nous faisons

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dans quelle mesure nous la combattons cette angoisse, dans quelle mesure nous y trouvons des solutions ou dans quelle mesure nous la nourrissons. Euh la je pense que euh les problèmes sont plus immatériels encore que matériels même s'il y a comme à chaque génération des problèmes matériels hein, mais la question des bâtiments scolaires est une situation qui est insupportable dans certains cas. Moi-même ça m'est arrivé ces derniers temps de faire cours au dernier étage en pleine canicule sans climatisation. Je vois très bien à quel point tout ceci fait que ça neutralise complètement tout enseignement, c'est-à-dire que c'est on peut pas attendre parce qu'il y a une bonne transmission des savoirs dans des conditions pareilles. Donc ça ça existe. Ceci étant, alors évidemment donc chaque

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cas comme celui-là est insupportable. Il n'en demeure pas moins que si on a une vision globale, le bâti scolaire aujourd'hui est bien meilleur qu'il n'était il y a 20 ans ou il y a 30 ans de par le travail fait par les régions pour les lycées. J'en parlais très rapidement avec le président de la région Bretagne qui me disait qu'en gros sur 100 sur 120 lycées, il estimait qu'il en avait rénové ou construit une bonne centaine et que il en restait une vingtaine et je crois que cette proportion est assez typique de ce qui se passe en région. Et donc évidemment pour la vingtaine qui ne va pas, ça c'est pas ça ne va pas. Euh et mais mais il y a quand même eu des progrès. C'est pas quand je dis ça parce que un un point qui est un petit peu problématique pour moi c'est que quand

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je défends les réformes, il y a toujours quelqu'un à la fin pour dire "Vous êtes vraiment très fiers de vous et cetera." Non, j'essaie d'être positif pour mon pays. Là par exemple ce que je viens de vous dire, ça n'a aucun rapport avec mon action. Euh simplement je remarque que les régions font des efforts, peut-être plus ou moins valables d'une région à l'autre, ça ça doit se juger d'ailleurs. Il y a une grande confusion dans l'esprit public que c'est pas forcément clair que ce sont les régions qui sont en responsabilité. À mon avis leur bilan est positif. Il est pas 100 % positif comme sur toute chose. Il faut le regarder mais ça n'est pas euh conforme à la vérité de de dresser un tableau du bâtiment scolaire aujourd'hui en France en disant comme si c'était en

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dégradation alors que non, c'est plutôt en en voie d'amé en voie d'amélioration. Je prends cet exemple, je pourrais en prendre d'autres et je le prends volontairement dans un domaine où je n'ai je je n'ai pas de responsabilité parce que euh la manière de parler de ces choses-là a évidemment un impact sur le sur le sujet. On est sans arrêt J'ai sans arrêt combattu ça et avec je reconnais un échec réel, euh la c'est que nous tenons des discours gris à la jeunesse et nous sommes peut-être nous notre génération la première à être aussi pessimiste pour autrui. Autrement dit, à être aussi négatif. Moi qui suis en contact avec les jeunes toute la journée, c'est d'ailleurs le sens de ma vie, j'ai toujours fait ça. Je vois de la joie, je vois des des des des des jeunes qui sont pleins

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d'enthousiasme, qui sont ouverts vers la vie et cetera. Certains qui ont des normes problèmes, qui sont angoissés par ça, mais qui ont envie qu'on leur dit qu'on leur dresse des voies et pas qu'on aille au contraire peindre la vie en gris. Et ça, c'est c'est quelque chose vraiment c'est un cri du cœur que je que je fais parce que on se complaît dans ces et et il y a des raisons politiques de gauche, de droite pour aller dans ce sens, il y a les déclinistes, il y a les euh les les les ceux qui ne trouvent que je rien n'est jamais bien et cetera. Comme rien sur cette terre, rien n'est jamais parfait, on peut en effet dans notre pays avoir le tendance à avoir toujours le le verre à moitié vide et c'est et c'est et ça n'est pas bénéfique pour la jeunesse. À

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force de dire à la toute la jeunesse de France que la France est un pays en perdition, on finit par être performatif. Donc je connais les répliques à ce que je viens de dire, je je sais qu'il y a un côté vain à dire ce que je viens de dire, mais j'ai besoin de le dire parce que c'est ce que je vis dans la réalité concrète, c'est-à-dire on enlève le droit à l'espoir aux jeunes. Et les mesures et y compris quand on a des discours négatifs sur des choses qui sont pas si négatives que ça. Ensuite, il y a des des éléments d'angoisse de la jeunesse qui n'ont rien à voir avec le lycée. Il y a d'abord le contexte général, géopolitique, l'intelligence artificielle, je voudrais quand même en dire deux mots parce que on est à la veille de révolution gigantesque et il faudrait pas passer à

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côté de de ça dans les sorties vers le haut que que nous devons envisager. Euh le évidemment la transformation écologique, les les grands enjeux climatiques et et et tout ce que ça signifie sur lequel on a d'ailleurs fait un certain nombre de choses et et où il y a beaucoup à faire. Tous ces éléments qui sont des éléments objectifs d'angoisse pour la jeunesse, et bien, si nous ne donnons pas le sentiment que le monde adulte sait trouver des moments d'union pour y répondre et ouvrir des perspectives, je crois que nous n'y arriverons pas. Pour ma part, euh je considère que c'est en particulier le rapport à notre territoire, à notre capacité à redonner vie à l'ensemble de notre territoire euh rural, banlieue, centre-ville, que viendra la solution et que c'est et qu'il y aura des emplois, des

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perspectives pour la jeunesse et qu'on doit lui donner des manches à retrousser pour construire le pays, du collectif, du commun, de l'idéal. Tous ces sujets qui sont très absents du débat public et qui peuvent être parfois absents des débats sur sur le lycée. Ce c'est une fois que l'on a dit ça, évidemment, je je vais répondre précisément maintenant à toutes les questions, mais je et je terminerai sur la question de de l'intelligence artificielle. Ce que pour laquelle il y a pas il y a pas eu de de question à ce stade. Euh le d'abord sur ce qu'a dit le sénateur Sébastien Michel euh le alors la la question du redoublement euh est euh [raclement de gorge] est une vieille question. J'ai j'ai toujours dit que le redoublement devait être possible dans dans notre système et

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que donc il ne devait pas on ne devait pas se fixer des objectifs quantitatifs pour le limiter, que chaque élève est un cas particulier et qu'il faut le déterminer. Un certain nombre d'études considèrent que le redoublement est généralement peu positif pour pour pour les élèves, mais il peut l'être pour certains et c'est donc une on est typiquement sur un sujet de liberté pédagogique euh à mes yeux, c'est-à-dire c'est il n'y a pas ce les professeurs sont les mieux placés pour décider d'une du d'une d'une chose pareille. Ça ne doit pas être un tabou ni dans un sens ni dans l'autre ni ni dans l'autre. Ce qui est certain c'est que le véritable problème c'est de s'assurer que les élèves arrivent avec le niveau adéquat au moment où ils arrivent à un certain à à à à un

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certain niveau. Et ça n'était pas le cas, ça ne l'est toujours pas, ça l'est un peu mieux. Euh ça l'est un peu plus et notamment il y a une mesure euh puisque vous m'avez interrogé là-dessus euh je je je la détaille qui est le qui sont les évaluations de début d'année. Ça fait partie de ces révolutions silencieuses extrêmement importantes du système scolaire. Comme vous le savez, c'est en début de CP, en mi-CP, en début de CE1, début de CM1, début de 6e, début de 4e, début de seconde. C'est la première fois et nous sommes le seul pays au monde à le faire ainsi que l'on a une photographie du niveau de chaque élève en français et en mathématiques. Ça fait partie de ces révolutions qui euh euh produisent des effets dans la durée. Et je j'invite tout le monde puisque je vais répondre

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dans une seconde à la question des classements internationaux mais curieusement on regarde très peu dans le commentaire public les classements les évaluations nationales. Elles sont extraordinairement intéressantes. Elles ont en plus le mérite de concerner tous les niveaux que je viens d'indiquer, de concerner tous les élèves de France et pas un échantillon et elles ont le mérite d'être très objectivées d'autant plus que euh quand on les regarde il y a elles ne nous montrent pas un tableau particulièrement en mais elles nous montrent un un tableau réel. Or, ce qu'on voit, c'est que sur la dizaine de compétences que l'on peut recenser en français et en mathématiques, ben, il y a des progrès assez nets sur certains sujets, pas sur d'autres. Par exemple, la résolution de problèmes

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est un sujet qui a qui a progressé, la fluidité de lecture est un sujet qui a progressé. Et que évidemment, ça ne se voit pas encore dans les classements internationaux, puisque en plus, il y a trois classements internationaux importants. Il y en a trois, pas plus, qui sont euh très robustes, très importants. PISA, que tout le monde connaît, PIRLS et TIMSS. PISA, c'est les élèves de 15 ans. Le quand on par exemple, on mêle la question PISA à la réforme du lycée, bien entendu, ben, ça c'est pas le sujet, puisque euh le la réforme du lycée n'a aucun impact sur PISA, elle concerne des élèves de 15 ans. Quand on on parle souvent de PISA de manière très superficielle. Par exemple, l'avant-dernier PISA, le monde entier a chuté à cause du Covid. La France a chuté en moyenne

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enfin, un peu moins que les autres nettement moins que certains d'ailleurs, de sorte que après l'avant-dernier PISA, nous nous sommes retrouvés à peu près au niveau de tous nos voisins européens. Nous sommes aujourd'hui dans PISA comme l'Allemagne, comme l'Italie, comme l'Espagne. Et donc, on peut se flageller en disant que nous sommes nuls, que c'est la faute de la réforme du lycée si on est mauvais dans PISA, même si les élèves de plus de 15 ans enfin, on peut dire tout et n'importe quoi sur ces sujets-là, comme c'est malheureusement le cas souvent dans le débat politique. En réalité, il y a un vrai problème civilisationnel euh de de baisse du niveau mondial. Même les meilleurs pays du monde ont baissé ces dernières années. Même la Finlande qu'on donnait en modèle dans

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les années 2000 est à un niveau euh des mais que pas pas très lointain du nôtre. Donc, il faut savoir se poser les bonnes questions, je reviendrai sur le numérique dans dans dans un instant. Mais mais il faut objectiver, donc je suis pas en train de dire que la France va bien. Je je dis posons-nous les bonnes questions sur sur sur ces questions-là. Ensuite, si vous PISA, c'est des centaines de pages qui méritent d'être regardées. Euh si vous regardez le PISA pour la France en détail, en fait, c'est une extraordinaire hétérogénéité. Si on veut faire un diagnostic juste de la France, c'est son hétérogénéité qui frappe. Et l'hétérogénéité géographique, par exemple, il y a une frange ouest de la France qui va bien sur le plan scolaire. La Bretagne est un cas tout à

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fait typique de cela. Si si toute la France était comme la Bretagne, nous aurions euh euh une je j'étais sûr de faire plaisir à un échantillon, mais euh la la mais euh mais c'est ainsi. Et et et et si nous sommes bons dans certains domaines comme en Bretagne, comme nous le les lycées français à l'étranger, c'est donc notre ADN, notre nos fondamentaux sont pas si mauvais. Combien de fois j'ai entendu dans ces lycées où il y a pas de problème de température et de pression, euh les gens dire "Mais c'est magnifique, la réforme du lycée nous a permis des choix, des libertés et cetera et de l'épanouissement." C'est dans d'autres endroits que ça se passe mal et parfois c'est aussi des des alchimies humaines. Bref, dans PISA, ce que l'on voit, et je pourrais faire un un dessin,

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c'est qu'en réalité, si vous voyez un élève de 15 ans, il est soit en seconde générale, soit en seconde ou technologique, soit en seconde professionnelle, soit en 3e parce qu'il a redoublé. Et bien, quand nous regardons la première catégorie, elle est au niveau des élèves du Japon, de Singapour et cetera. C'est la 2e catégorie qui est au niveau du Mexique, de et des et des pays les plus bas du classement PISA. Donc, nous avons une hétérogénéité extraordinaire, euh liée à des raisons je dans les détails desquels je vais pas je vais pas rentrer mais qui nous renvoient évidemment à cette hétérogénéité sociale française actuelle qui est un problème et dont nous devons essayer de de résoudre les problèmes à la racine. Mais ce qui est ce qui est très gênant quand on parle

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trop superficiellement de PISA, c'est que on risque [raclement de gorge] de faire un diagnostic superficiel et à ce et et donc de prendre des remèdes qui eux-mêmes ne sont pas le ne sont pas les bons en raison de ce diagnostic. Donc, et puis ce qui est très frappant, et là aussi ça renvoie à ce syndrome euh de notre pays à l'époque actuelle, pas dans toute son histoire, c'est que euh l'autre un autre classement que j'ai mentionné il y a un instant, c'est PIRLS. PIRLS est aussi robuste que PISA. PIRLS concerne la lecture des enfants à l'âge de 8 ans. Niveau de lecture à l'âge de 8 ans. Le PIRLS de 2021 indique qu'il y a seulement deux pays au monde qui ont amélioré le niveau de lecture des élèves de 8 ans. Et ces deux pays s'appellent le Portugal et la France.

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Vous n'avez pas un article de journal là-dessus. C'est la première fois qu'on a inversé la tendance de cette façon-là. J'attends le prochain Pearls, vous l'imaginez avec une certaine impatience, nous verrons bien. Personne n'est maître des de de de ces choses-là. Mais nous avons une aversion pour la bonne nouvelle. Nous avons une aversion pour aller chercher les effets de levier dans les bonnes pratiques qui qui existent. Nous aimons davantage euh appuyer là où ça fait mal. C'est critiquer les uns les autres, trouver que l'autre est vraiment euh mauvais tandis que on aurait euh des des des meilleures solutions. Et ça, ça ne crée pas le climat qui est propice au progrès scolaire en France. Et sur la question des classements internationaux, donc le vœu que je

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formulerais d'abord, donc je viens de vous donner début d'explications sur sur PISA. Je vous invite à regarder Pearls et TIMSS aussi. Les résultats ne sont pas bons, on ne dit pas le contraire. Euh mais il y a des effets sociétaux, il y a des effets mondiaux, et puis il y a des effets liés au système scolaire. Si c'était à refaire et puisque on me demande souvent les regrets ou les remords que je peux avoir, il y en a un certain nombre. Euh je pense qu'il aurait fallu que nous fassions une réforme du collège en 2017 en même temps que la réforme de l'école primaire et du lycée. Et je ne l'ai pas fait parce qu'à l'époque il y avait de nombreuses voix euh pour dire "Il en fait trop, ça va trop loin, ça bouscule tout le monde." et cetera. Et euh et donc il s'est créé

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un yat- et et surtout aussi parce que dans mon idée, si le président devait être élu, le deuxième quinquennat devait se traduire par une réforme du collège dans le sens d'asseoir davantage euh les savoirs fondamentaux des des élèves, mais aussi créer une plus grande diversité à l'intérieur de d'un collège commun de parcours. Mais cette euh philosophie du collège, j'aurais dû l'appliquer dès 2017 parce que un des effets pervers, c'est aussi, par rapport à ce que j'ai indiqué tout à l'heure sur la montée des exigences au lycée, un hiatus entre le niveau d'arrivée des élèves en en en seconde et euh ce qui est attendu d'eux euh au lycée, c'est c'est effectivement un un un problème. Euh sur euh le l'anonymisation des candidatures, qui est une question que vous avez posée aussi, monsieur le

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sénateur, mais qui a été posée aussi euh à d'autres moments. Euh le je je je pense que ça doit être ouvert au débat. Je sais pas je j'ai pas de dogme sur une telle question. Euh chacun voit bien les avantages et les inconvénients du d'une telle chose, mais pourquoi pas euh si ça permet de rassurer en fait. Je pense que c'est surtout euh euh pour rassurer que l'on le qu'on le qu'on le ferait parce que je pense pas qu'aujourd'hui il y ait euh il y ait il y ait de il y ait d'énormément de problèmes. Alors c'est ça envoie évidemment à l'anonymisation ensuite euh éventuelle de l'établissement. Euh mais ça euh c'est euh quelque chose qui euh là aussi doit se discuter. J'ai pas de euh c'est pour moi c'est typiquement ce qui relève des discussions intéressantes qu'il faut

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avoir aujourd'hui euh pour pour faire évoluer Parcoursup dans le sens qui sera le le plus démocratiquement euh choisi, mais il faut à chaque fois voir les avantages et les inconvénients de de ce que l'on de ce que l'on dit. Le bien sûr, si on anonymise tout, euh la question de la de l'objectivation du contrôle continu se posera avec une acuité euh bien plus importante encore et dans ce cas-là, il faudra prendre des mesures corrélatives et peut-être la revalorisation du contrôle terminal, pourquoi pas, et dans ce cas-là, revenir à cette notation des enseignements de spécialité qui était la caractéristique de de la réforme initialement. Ensuite, sur ce que la sénatrice euh

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madame Billon a a a dit, euh le vous avez d'abord euh évoqué la question d'ailleurs des et vous avez été deux à le faire, donc je vais y répondre, des mathématiques et des sciences. Là aussi euh c'est un c'est un sujet sur lequel je n'ai pas de euh je n'ai pas insisté précédemment parce qu'il mérite de longs développements. Mais c'est aussi un sujet sur lequel beaucoup de choses inexactes ont été ont été dites. Au moment où je vous parle, il n'y a jamais eu, depuis 2 ans, c'est c'est c'est maintenant sur un plateau, autant d'élèves en prépa scientifique en France. Et non, le nombre de jeunes filles en prépa scientifique n'a pas baissé en France euh du fait de la réforme du

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lycée. Voilà pour cette audition. On retient cette phrase de Jean-Michel Blanquer "J'affirme que la réforme du bac et de Parcoursup a abouti à une meilleure affectation et à de plus grandes opportunités pour les élèves." C'est la fin de cette émission. N'hésitez pas à lire les décryptages de la rédaction et à voir les replay de nos émissions, c'est sur publicsenat.fr. Très belle suite de programmes sur Public Sénat.