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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 24 avril 2018 14 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Macron à l'Elysée : le casse du siècle ? - C à Vous - 24/04/0218

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:04InvitéFait
    « Officiellement, ça s'appelle le casse du siècle. »
  • 1:08InvitéFait
    « Gérard Collomb, futur ministre de l'Intérieur, qui, Collomb, lui, parle de casse. »
  • 1:12InvitéFait
    « Besson, lui, dit le soir de la victoire, c'était comme un braquage réussi. »
  • 2:40InvitéFait
    « « Je reviendrai et j'attaquerai tout le monde au pic à glace ». »
  • 3:30InvitéFait
    « Il dit « je me sens parfaitement à l'aise déjà ». »
  • 5:11InvitéFait
    « Le nom En Marche est sorti du chapeau dans une cuisine avec des post-it collés sur le frigo. »
  • 8:33Locuteur non identifiéFait
    « S'ils ne sont pas contents, je les emmerde. »

Temps de parole

  • Invité41 %
  • Invité 231 %
  • Invité 315 %
  • Locuteur non identifié5 %
  • Locuteur non identifié 24 %
  • Invité 42 %

≈ 10,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Invité

Officiellement, c'est une élection présidentielle qu'Emmanuel Macron a remportée en mai 2017, il y a presque un an. Officiellement, ça s'appelle le casse du siècle. BFM TV diffuse dimanche soir une enquête qui retrace les opérations secrètes menées par Emmanuel Macron et ses équipes. Pour nous en parler ce soir, le journaliste Jean-Baptiste Boursier à la tête de Grand Angle, l'émission de reportage de la chaîne d'Info continue. Bonsoir, bonsoir, bonsoir, bonsoir Macron à l'Elysée, le casse du siècle. Ça vous est venu comment de comparer Macron à Spadjari ou Mérine ? Il fallait bien romancer, il fallait bien qu'il y ait un aspect narratif un peu sexy, un peu séduisant.

Non, en fait, en vrai, si vous regardez les différents éléments qu'on va raconter au cours de ce documentaire, il y a pas mal de choses qui s'y rapprochent. Et on pourrait presque dire, on pourrait presque en faire un film en fait. Donc nous, on en fait un film documentaire. Voilà, alors c'est les séquences, vous avez découpé, repérage avant braquage, la planque de Bercy, les préparatifs du casse, etc. à l'attaque. Mais il faut dire qu'il y a deux protagonistes du film, au moins, Philippe Besson, l'écrivain, qui a accompagné, qui a raconté la campagne de Macron, et Gérard Collomb, futur ministre de l'Intérieur, qui, Collomb, lui, parle de casse.

Et Besson, lui, dit le soir de la victoire, c'était comme un braquage réussi. Oui, c'est vrai, il manquait que les cagoules en fait. Il était obligé de se présenter face aux Français du coup, mais... Un braquage de l'Elysée, mais il faut dire qu'on connaissait le proprio, Hollande, et qu'on avait les plans. C'est vrai. Voilà, donc ça c'est... Ça en dit long quand même sur leur état d'esprit. Alors vous avez interrogé beaucoup d'acteurs de cette ascension, pas seulement des compagnons de Corday, il y a aussi toute la Hollandie, Sapin, Cambadélis, Drey, Christian Eckert, etc. Pas toujours aimable ou flatteur dans la façon d'écrire les ambitions du futur président. On regarde la bande-annonce.

1:46
Locuteur non identifié

Comment Emmanuel Macron, à moins de 40 ans, sans parti, sans soutien, a-t-il finalement conquis l'Elysée ? Il y a un peu l'aspect quasi du siècle. Il faut dire qu'on avait les plans. C'est l'histoire d'un hold-up politique inimaginable. Il m'a répondu chaque président de la République, qui se croit meilleur que beaucoup d'autres. La réussite d'un homme et d'une équipe de choc. Je reviendrai et j'attaquerai tout le monde au pitch à glace. Je vais le voir et je lui dis, ils sont prêts à m'en mettre pour vous. 52 minutes d'enquête sur les coulisses de la conquête de l'Elysée, l'argent, les rendez-vous secrets. Et s'ils ne sont pas contents, je vais les emmerder. Il y a de l'ambiance.

2:18
Invité

Alors, Villiers, on va le retrouver un peu plus tard. C'est une séquence très intéressante. Le pic à glace de Cambadélis, racontez-nous. C'est quand il quitte l'Elysée, faute d'avoir été nommé ministre. Il s'en va parce qu'il regrette de ne pas pouvoir accéder à ses ambitions immédiates. Et en fait, il a déjà en tête l'idée de revenir. Et c'est pour ça aussi qu'on parle de ce casse. C'est que tout est planifié, a priori, dans l'esprit d'Emmanuel Macron. La citation de Cambadélis, c'est « Je reviendrai et j'attaquerai tout le monde au pic à glace ». C'est pour ça qu'on a la petite phrase du pic à glace. C'est un peu… Mais la politique, je ne crois pas que ce soit un monde d'autant.

Et vous parliez de leur état d'esprit. Ça en dit long sur leur état d'esprit, le fait qu'ils connaissaient le proprio, qu'ils avaient les plans, les clés. C'est vraiment ça, en fait. Vous regardez le parcours de cet homme. Il y a cinq ans, enfin cinq ans avant son élection, il entre donc dans la maison, dans ce palais. Et vraiment, on a l'impression d'un repérage, quoi. Ce que vous voulez découvrir dans le documentaire, c'est qu'il pose des questions à tout le monde. Il reçoit tout le monde dans son bureau, dans la sous-pente. Les ministres viennent le voir. On lui demande des conseils. Il se renseigne sur tout. Il se lit très très fortement avec François Hollande.

Donc en fait, il accompagne sur les sommets. Du coup, il apprend un petit peu ce jeu-là aussi diplomatique. Il prépare tout, en fait. Il met tous les éléments les uns à côté des autres pour être prêt. J'ai beaucoup observé. Donc effectivement, quand on lui rend visite dans son bureau de ministre de l'économie à Bercy, il dit « je me sens parfaitement à l'aise déjà ». Alors, on voit qu'avec le temps, les jugements sont encore plus tranchés. Michel Sapin, qu'on a entendu tout à l'heure, exaspéré par la prétention du jeune homme, il dit déjà « conseiller à l'Elysée, il se croit meilleur et plus intelligent que tout le monde ».

Ce qui agace Sapin, c'est que Macron reçoit beaucoup, beaucoup de monde à Bercy. Et que donc, ce qu'on montre dans ce documentaire, ce n'était pas vraiment un secret, mais du coup, on le voit de façon très claire, c'est qu'il utilise Bercy comme bazarien. Enfin, c'est la planque, quoi. C'est là où il prépare son casse. Et donc, en fait, Sapin, ça l'agace un peu. Il voit premièrement les frais du ministère de l'Économie qui sont en train d'augmenter, d'exploser. Et puis ça recrute. Macron recrute beaucoup de gens autour de lui pour préparer cette ascension. Et donc, Sapin dit, en gros, dans l'ascenseur, on croisait toutes les semaines des gens nouveaux, on ne savait pas qui c'était.

Enfin, au troisième étage, ça bougeait énormément, quoi. Et il s'est alerté, quand même, Michel Sapin ? Je crois qu'il s'est alerté. Il en a parlé à François Hollande. Ce qu'on montre aussi dans le documentaire, c'est que François Hollande, pour des raisons diverses et sans doute qui lui sont propres, peut-être affectives, d'affection avec Macron, je ne suis pas sûr qu'il y croit complètement et qu'il y croit suffisamment vite. Non, il n'y croit pas. On assiste à la façon dont il lui annonce, déjà racontée par Gaspar Gensard, mais c'est toujours un moment intéressant. Au fait, tu sais, le truc dont je t'avais parlé, la fondation ou le mouvement, bon, je vais le lancer à Amiens.

Il fait entre deux portes la sortie du Conseil des ministres. Entre deux portes. En fait, c'est le lancement d'En Marche devant 300 personnes à Amiens, on s'en souvient, qui est la première marche, si je puis dire, de l'ascension de Macron. On apprend comment En Marche, d'ailleurs, le nom En Marche est sorti du chapeau dans une cuisine. Avec des post-it collés sur le frigo, en gros, tous les proches de Macron, son équipe, là, ils sont réunis, ils jettent des noms, plein de noms. Alors, il y a beaucoup de noms qui sont très politiques. Enfin, en tout cas, l'acception populaire qu'on peut avoir, le côté nom de parti. Et eux, ils disent non, il faut un truc qui soit vraiment nouveau.

Et ce qui est expliqué dans le documentaire, c'est si on prend les initiales d'Emmanuel Macron et qu'on ait une idée dynamique, qu'on arrive à En Marche. Voilà, c'est un publicitaire qui raconte ça, notamment, qui participe à La Réunion. On voit, côté politique, Gérard Collomb pleurer à l'évocation des meetings où Macron entre en transe, où il galvanise les foules. Il pleure vraiment ? Non, mais vous faites bien de le dire. Devant votre caméra, pas à l'époque. En revivant, en voyant des images. Non, mais imaginez l'état d'esprit de nos équipes qui tournent cette séquence, qui se retrouve face au ministère de l'Intérieur, qui est en larmes. Mais des grosses larmes qui couillent, c'est ça ?

Il a vraiment des larmes, quoi. Il est ému, touché. Et pour ceux qui ont rencontré Gérard Collomb pendant la campagne présidentielle, il était très, très, très, très attaché au projet. Collomb, c'est quand même un socialiste historique, un des premiers au PS. Il n'a jamais été ministre, il n'a jamais été secrétaire d'État. Voilà, il est maire de Lyon, une des principales villes de France. Et là, il se lance, lui, dans ce projet. Peut-être en pied de nez au socialiste, en un sens, je ne sais pas trop. En tout cas, il y croit très fort. Et du coup, quand l'autre se retrouve élu, il se retrouve ministre d'État. Enfin, c'est quand même un truc qui... Enfin oui, il se lance très tôt, surtout.

Il est l'un des premiers à rallier Emmanuel Macron au sein du Parti socialiste. On apprend que François Bayrou a fait y mourir au QG de Macron, quelques heures après l'annonce de son ralliement au futur président. On regarde.

6:43
Locuteur non identifié

À 9h30, il n'y a rien à dîner. Et François Bayrou commence à regarder Emmanuel Macron en disant « Mais on ne dîne jamais chez vous ? » Et puis, à 10h du soir, les plateaux repas arrivent. Et en fait, ce n'est pas du tout de la blanquette de veau et des bons plats du terroir. C'est du saumon, des sushis. On lui resserre du vin. Il commence à manger en soulevant le truc en plastique. Et d'un seul coup, une reine ne passe pas. Il s'étrangle. Il se lève. Il est tout rouge. Et il n'arrête pas de tousser. Et je me dis « Ça y est, François Bayrou vient de dîner en marche. C'est le premier dîner. Il va s'écrouler sur la moquette. Et on va devoir gérer la crise. On a tué François Bayrou. »

7:26
Invité

Alors, il paraît que François Bayrou a survécu. Je ne voudrais pas spoiler votre documentaire. Mais, la dernière nouvelle, il s'en est sorti. C'est bien d'entendre, pardon de vous couper, mais c'est bien d'entendre Laurence Aïm. Parce que Laurence Aïm est journaliste, comme nous. Et elle bossait pour ITV, pour CNews, pour le groupe Canal. Elle a quitté ses fonctions. Elle était correspondante à la Maison Blanche. Elle était la première française à créditer là-bas. Et pour rejoindre En Marche. Et c'est la première fois qu'elle raconte les coulisses de ce mouvement. Et ce qu'elle a vu dans ce bâtiment. Elle pense, sa première réaction, c'est « On va devoir gérer la crise ? » Oui.

Plutôt que François Bayrou est mort. Plutôt que « Comment on va réanimer François Bayrou ? » Oui, voilà. Il faut gérer la crise. Mais comme quoi, ils sont vraiment en campagne, en fait. C'est une réaction de communicant, comme on dit. Alors, j'ai gardé le meilleur pour la fin. C'est Philippe Devillet qui raconte la visite du ministre Macron au Puy-du-Fou. Et ce qu'il raconte en dit long sur Emmanuel Macron, sur ses capacités de séduction, en voyant cette séquence, on va en reparler après, en voyant cette séquence, j'ai pensé à ce qui se passe en ce moment à Washington avec Donald Trump. Regardez.

8:24
Présentateur

Le couple Macron s'invite au Puy-du-Fou, en Vendée. Et voici les consignes.

8:30
Invité

Je viens naturellement en tant que ministre de l'économie. S'ils ne sont pas contents, je les emmerde.

8:41
Locuteur non identifié

Il y a de l'ambiance.

8:44
Présentateur

Emmanuel Macron et Philippe Devillet s'échangent leurs numéros. Et une relation singulière se noue entre les deux hommes.

8:53
Invité

Je pense qu'il m'aime bien. Et que s'il avait une soirée à perdre, il préférait la passer avec moi qu'avec Castaner. Donc, Macron aime Devillet et rêve de passer à nouveau une soirée avec lui. Hypothèse 1. Ou alors, hypothèse 2, Macron a réussi à faire croire à Villet qu'il était son pote et qui passait des moments fantastiques avec lui. Vous prenez laquelle ? Je pense que la 2 est assez vraisemblable. Surtout, lui, il ne s'en est pas remis. Lui, je pense que Villet, il attend vraiment l'invitation. Il attend le moment où il pourrait avoir son pote Macron. C'est exactement ce qu'Emmanuel Macron a fait avec Donald Trump. Oui, bien sûr.

Il a dû faire croire qu'il était son pote qui passait des moments extraordinaires. De cette époque, elle est quand même un peu folle, parce que Macron, il vient de la gauche. Il est socialiste, il n'est pas un monde du PS, mais il est… C'est plus la phrase « je ne suis pas socialiste », etc., qui a fait polémique que la visite elle-même. Mais il y a quand même la visite Orléans, Jeanne d'Arc, le rapprochement avec Villiers. Il y a quand même une séquence qui était complètement folle. On a du mal à l'entendre, à l'imaginer, de dire « je les emmerde ». Emmanuel Macron, on l'entend dire « s'appristille », on l'entend dire « poutre de… » Bon sang de bonsoir. Bon sang de bonsoir.

Non, en vrai, c'est un homme politique qui emmerde tous ceux qui sont sur son chemin. Philippe de Villiers a bien raconté les histoires aussi. Il les raconte assez bien, d'ailleurs. Oui, il les raconte bien. C'est plutôt captivant, la façon dont il raconte les choses. Sans doute, après, quand il est en opération séduction comme ça, peut-être qu'il est un peu plus cash. Vous parlez aussi de toute l'équipe en rang serré autour d'Emmanuel Macron, prêt à tout, prêt à mourir pour lui. Oui, à priori, elle raconte ça. Il y a une forme de dévotion au chef qui est très, très impressionnante, a priori. Cette équipe, elle est très jeune. Elle est toute dévouée à Emmanuel Macron.

Ce sont des gens qui ne recherchent pas la lumière, pour la plupart, qui sont extrêmement qualifiés, très techniques. C'est d'ailleurs des reproches qui lui sont faits. Et oui, ils sont tout dévoués à Macron, prêt à tout pour lui, je pense. Avec un noyau dur qui est né au moment de la campagne Strauss-Kahn. Vous détaillez une photo, notamment, où on voit quelques pionniers. Benjamin Griveaux, qui est tout jeûneau sur la photo. Haut, Stanislas Guérini, Ismaël Emélien, évidemment. Qui est toujours tout jeûneau, d'ailleurs. Oui, bien sûr, mais ils font encore plus jeûneau. Ils font vraiment, c'est quasiment des gamins. Et donc, cette ambiance de campagne est venue de là.

Que va penser Emmanuel Macron de ce documentaire qui lui est consacré ? C'est une très bonne question. Mais après, ce que disait Patrick tout à l'heure, c'est que ses proches eux-mêmes parlent de casse. C'est assumé ? Je pense que c'est vraiment assumé. Je pense que c'est vraiment assumé. Il a mis en place tout un système pour parvenir à ses fins. Donc après, peut-être qu'il n'aimera pas trop le mot de casse. Et encore qu'il a été utilisé par ses proches. Emmanuel Macron voulait consacrer une soirée événementielle. Puisqu'il y a la diffusion de ce documentaire, suivi d'un débat que vous animez.

Emmanuel Macron, qui a 15 jours, était l'invité de BFM TV face à Edoui Plenel et Jean-Jacques Bourdin. Après le succès de « Qui a tué François Fillon ? », c'est la nouvelle marque de fabrique de BFM. Je pense que c'était naturel d'aller vers ce type de format. En fait, les soirées que je présente pour la chaîne, on a commencé à intégrer de l'image et de plus en plus ces dernières années avec des formats longs. Enfin, on a 3 minutes, 5 minutes, 9 minutes par jour. On a la seule émission en France qui fait ça, en reportage. Et on s'est dit naturellement avec Hervé Béroux qu'il nous fallait plus d'images encore. On a une rédaction qui est extraordinaire.

J'en profite pour remercier Pauline Rovna, Jérémy Trottin qui ont fait un boulot incroyable sur ce documentaire. Pauline qui avait déjà signé le premier documentaire sur Fillon. La qualité de ce documentaire était top. Et je le dis vraiment avec fierté. Et ça a été salué unanimement. Et vraiment, le docu était très bon. Et j'assume le fait de dire que celui-là est très bon aussi. Le prochain Grand Angle avec Laetitia Hallyday ? Je ne sais pas. Qui aurait accepté éventuellement de répondre aux questions de l'analyse de BFM TV ? Si, c'est vrai. C'est une super bonne nouvelle. Merci beaucoup. Bon, du revoir Hollande, mais non. Ah pardon, excusez-moi. Mais en même temps, ça va.

Non, mais je suis... Pardon, Pierre. François Hollande, bien sûr. Oui, mais ça fait un peu rattraper, on s'en fout. Mais ce n'est pas grave, on se rattrape tranquillement. Non, non, ça va. On rattrape Hollande. Non, parce qu'évidemment, François Hollande qui réagissait dans son livre, qui évoque très longuement dans son livre la trahison qu'il a subie de... Il n'a toujours pas digéré, je crois. Des Mme Macron qu'il n'a toujours pas digéré, c'était votre sentiment, Pierre, qu'il n'avait toujours pas digéré cette trahison ? Oui, puisqu'il ne l'a pas vu totalement venir jusqu'à la dernière seconde, donc ça se digère plus mal. Je pense qu'il a cru très longtemps que Macron allait le servir.

Bon gré, mal gré, mais quand il a créé son parti politique, l'épisode que raconterait Patrick Cohen tout à l'heure, je pense que Hollande se dit à ce moment-là, il va créer une structure politique qui va m'aider, qui à un moment donné va me tirer, me pousser, mais que je pourrais utiliser. Bon, là, pour le coup, ce n'était pas super bien vu. François Hollande, qui était notre invité il y a une dizaine de jours, sur ce plateau à l'occasion de la sortie de son livre. Merci Jean-Baptiste, vous restez avec nous. Avec plaisir.