Paul Vannier face à Consigny sur BFMTV !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Passe à vous ce soir Paul Vanier, le député de la France insoumise du Valdoise. Bonsoir. Vous avez entendu le le député Bami qui dit bah c'est un budget 1493, la gauche va en profiter pour faire passer ses mesures.
Est-ce que finalement ça va pas être la surenchère de la gauche ? C'est en effet quelque chose qu'on peut craindre. La gauche n'en déplaise à la France insoumise qui j'ai vu conteste le principe même de cette victoire a obtenu le retrait de la réforme des retraites ou en tout cas voilà en tout cas oui mais on sait que suspension peut vouloir dire suspension peut suspension en l'occurrence peut vouloir dire enterrement de la même façon que la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises je vois est a priori pérénisé dans ce budget donc en politique Parfois les termes ne veulent pas dire ce qu'ils veulent dire dans dans le dictionnaire.
Donc il y a cette victoire entre guillemets de la gauche. Moi je considère que c'est une défaite pour les Français et pour la France mais il y a cette victoire de la gauche. Effectivement je pense que elle aurait tort de se priver au sens politique politicien du terme de de pousser son avantage.
Et donc effectivement, je pense que ce qu'on peut craindre à ce stade, c'est une multiplication d'amendements pour emboliser le système et une surenchère pas forcément pour le coup de la France insoumise en particulier, mais de toute la gauche qui a bien conscience qu'elle a infl surencher dans les dépenses. Bah ils ont les impôts sur les plus riches. Les socialistes ont ont posé un pistolet sur la temp du premier ministre.
Le cornu, il faut dire les choses comme elles sont. Ils tiennent le cornu en joue et il et le cornu sait que s'il déplaît un peu trop socialiste, il sera censuré. Ils auraient tort de se priver.
Voilà. Paul van on n pas vu le même budget monsieur Conid parce que s'il y a une surencher c'est celle de monsieur le cornu de ses amis Macronis et de la droite. Dans la copie budgétaire dont nous disposons les impôts sur les plus riches et les grandes entreprises sont divisés par plus de deux passent de 10 à 4 milliards.
Les impôts vont augmenter pour les classes populaires et les classes moyennes. Ah bah il faut le regarder parce que le détail modifier ça a commencé d'abord d'abord faisons la liste pour les retraiter. 13 millions d'entre eux, ils vont perdre du pouvoir d'achat. 4500 postes supprimés dans l'éducation nationale, doublement des franchises médicales.
Les gens qui ont des cancers vont devoir payer jusqu'à 850 € par mois de frais supplémentaires. Donc pardon, mais on parle par ailleurs de gens qui ont perdu les élections, qui demeurent illégitimes, minoritaires, qui n'ont plus de majorité et qui sont très allents là pour y compris euh couper dans les dépenses de façon massive. C'est 13 milliards d'euros de coupe dans des services publics.
Est-ce qu'on a la main ? Alors à l'Assemblée nationale, on va voter mais il faut regarder les choses en face. Il y a une commission des finances depuis ce matin qui vote ensemble les Macronistes et les Leénis pour justement refuser souvent la flat taxe plus le pénist voté avec vous sur un impôt universel.
Alors certes, mais là je regarde la flat taxe. La flat taxe c'est l'impôt sur le capital hein. Ça ça doit frapper tous ceux qui bénéficient des dividendes.
On a proposé plus 5 % c'est correct, c'est modeste. Le péniste et macronist viennent de s'y opposer sur l'indexation. C'est important hein du barême de l'impôt sur le revenu là parce qu'il y a il y a des gens qui vont rentrer dans dans l'impôt sur le revenu des gens qui vont devoir en payer davantage ces 13 millions de personnes.
On vient de déposer un amendement pour indexer ce barême pour les catégories populaires et moyennes. Le péniste et macronistes ont voté contre. Les gens vont donc payer plus d'impôts.
Donc monsieur Consigini, s'il y en a qui sont dans la surenchère, qui sont jusqu'au boutistes, sont vos amis et pas les miens. Franchement, non, mais c'est très intéressant ce que vous dites parce que ça montre qu'on il y a un monde entre nous sur le sur la la vision qu'on a de la France et de ce qu'il faut faire en France. C'est-à-dire que effectivement timidement ils comment dire timiquement, ils vont vers l'idée qu'il y a une réalité.
Euh dans la réalité, effectivement, tout ne peut pas être à 100 % gratuit, c'est-à-dire payé par les autres. Dans la réalité, oui, il y a une franchise médicale. Euh dans la réalité, il y a le premier budget de l'État, c'est l'éducation nationale et effectivement, on peut demander un petit effort.
Dans la réalité, il y a l'impôt sur le revenu qui est payé par une minorité de Français, une petite minorité de Français. Ça va être un tout petit peu augmenté. Ça c'est la réalité.
Et cette réalité euh vous vous voulez la la substituer, la la remplacer par un rêve. Euh votre rêve collectiviste qui est payé par quelqu'un au bout d'un moment et qui est payé par qui en ce moment en France ? ça vous a pas échappé qu'ils en ont un peu ralbol par ce qui reste des classes moyennes et des classes moyennes supérieures qui en ont marre d'être les vachets du système.
Et quand on essaie un tout petit peu de changer ce système, même là vous imaginez avec la composition de l'Assemblée nationale, monsieur le corn, il peut pas faire grand-chose, il fait le peu qu'il peut faire qui est susceptible de trouver un accord entre la gauche, le centre, le centre droit, un bout de la droite et cetera. Donc il fait presque rien en réalité et on sait qu'il fera rien jusqu'à euh la présidentielle de 2027 en gros. Euh et ben même ça ça vous va pas et même ça vous le présentez.
Voilà. Moi je vais vous dire ce que je pense et après je vous laisse répondre. Je pense que ce qu'ils font là c'est pas le 10e du quart de ce qu'il faudrait faire en France.
Je pense qu'en réalité ce qui prévoyait François Baou c'est la partie bah voilà déjà vous imaginez Bairou c'est pas exactement toucher c'est c'est la partie émergée de l'iceberg de ce qu'il faudrait faire en France mais même ça comme vous êtes et c'est ça que je dis dans un déni de réalité à gauche et ben même ça ça vous va pas et vous le présentez comme un budget en gros d'austérité comme on a eu en Grèce par exemple mais moi j'ai le souci de la réalité mais si on vous l'agence l'agence Standards pour qui qui nous dégrade vendredi. Ça vous en foutez ou c'est c'est un problème ? Ça m'intéresse.
Ce qui m'intéresse, c'est les conséquences de ce budget. C'est un budget récessif. Vous parlez de l'état du pays.
J'ai j'ai le souci moi de l'économie de la France, de la façon dont elle peut repartir, se relancer. L'OFCE vient de sortir une analyse du budget de monsieur le Cornu qui nous dit quoi ? Qui nous dit que la croissance économique va être divisée par deux en raison des coupes prévues par le Premier ministre. qui nous dit que le pouvoir d'achat des Français va baisser de 0,4 %.
Et à quoi cela va-t-il conduire, monsieur Consigner ? La fin à justement aggraver le déficit de la France, la cible de 4,7 % qui n'est pas la mienne mais qui est celle affichée par monsieur Macron et amoindri par monsieur le Cornu. L'OFCE nous dit qu'avec ce budget récessif, celui que vous appelez de vos vœux, vous voulez d'ailleurs un budget plus récessif encore, il nous dit que le déficit de la France sera de 5,4 %.
Donc, monsieur CNI, je termine là-dessus. Nous avons nous des solutions l'année dernière dans le cadre de l'examen budgétaire. Oui, je je l'assume.
Taxer les ultra riches, taxer les dividend. Écoutez, quand il y a 100 milliards d'euros, quand il y a 100 milliards d'euros de dividend versé chaque année aux actionnaires record d'Europe en France, oui, il y a de quoi aller préver. Mais je je veux vous dire une chose, l'année dernière quand nous avons adopté fait adopter à l'Assemblée nationale la première partie du budget sur les recettes, nous avons levé plus de 60 milliards d'euros de recettes.
Nous avons ramené le déficit sous les 3 %. Donc nous nous sommes nous capables de rétablir les comptes publics tout en menant une politique de relance sociale et écologique. C'est pas monsieur Monsieur Cier, c'est le programme du nouveau Front populaire et il est espéré par une majorité fran ce qui me ce qui me frappe dans votre programme c'est que vous êtes encore sur l'idée selon laquelle en gros c'est la dépense publique qui crée la croissance en gros la consommation populaire.
C'est ça que vous vous nous expliquz faut de l'investissement public. C'est vrai. Euh donc mais non mais dans ce cas-là je comprends pas.
On devrait être à 15 % de croissance puisqu'on est un des pays qui dépense le plus si ce n'est le pays euh parmi les pays démocratiques qui dépense le plus en France. Alors expliquez-moi pourquo parce qu'il y a les retraites et la sécurité sociale qui sont intégrées dans ce calcul et que dans les pays où il y a une retraite par capitalisation où il y a des assurances santé privée bah les gens se saignent hein. Les gens payent aux États-Unis plusieurs milliers de dollars chaque mois donc la comparaison.
Excuse bah si ben excusez-moi, moi je vois ce que je donne à l'Ursaf et au caisses de retraite. Excusez-moi, je per je payerais beaucoup moins cher, beaucoup moins cher si j'étais aux États-Unis. très grave malad des coûts considérables et bien la sécurité sociale répondrait à vos besoins en malade et moi je vous dis que ce que je peris en cotisation retraite serait beaucoup moins élevé et en cotisation de santé beaucoup moins élevée.
Ensuite vous parlez de Miley mais il y a 7 % de croissance en Argentine avec catastrophe budgétaire en Argentine il y a monsieur Trump qui vient au secours de monsieur M qui a mis son pays en faillite. que bah on pas on a pas la même presse alors on doit pas lire les mêmes journaux sans doute hein mais moi ce que j'ai lu c'est que la potion miley elle a effectivement et ça je veux elle a elle a créé un peu de récession au début parce que forcément ils étaient à peu près dans la situation dans laquelle on est nous aujourd'hui. En en réalité la France c'est une espèce d'Argentine.
On va vers le crash façon Argentine, on aura le FMI et cetera. Bah non mais c'est pas que je fais peur, il y a il y a deux agences en l'espace d'un mois, il y a deux agences de notation euh parmi les plus sérieuses et les plus suivies par nos prêteurs euh et nos partenaires divers et variés qui ont abaissé la note de la France. Et il y a beaucoup de gens qui expliquent que somme toutes, ce serait peut-être même mieux pour la France qu'on arrive dans une situation où on doit rendre des comptes à la Banque centrale européenne et au fond monétaire international pour être obligé de faire les réformes dont on dont on a besoin.
Donc moi ce que je ce que je constate simplement c'est que l'Argentine après effectivement un bref épisode récessif parce que le peu de croissance qu'ils avaient ét un open bar de dépenses publiqué avec la croissance et et a retrouvé un chemin de de de redressement aller en Argentine, il y a eu des réformes chez nos voisins européens qui aujourd'hui se portent mieux que nous au Portugal, en Espagne, en Italie, il y a eu des mesures de de rigueur budgétaire plus importantes que les nôtres et finalement aujourd'hui c'est des pays qui se portent mieux. Euh, est-ce que vous êtes pas dans un déniis en fait ? Ah moi je constate clairement que le nombre de pauvres en France n'a jamais été aussi élevé.
Oui, mais avec ce système de redistribution avec le système que vous défendez l'inverse mais on a jamais autant distrib comme à l'époque du communisme quand le communisme ne marchait pas on disait c'est parce qu'il y a pas assez de communistes. Mais je veux bien verser de grosses larmes avec vous sur la situation des plus riches dans les 500 premières fortunes. Non mais attendez ça vous en foutez peut-être mais le patrimoine des 500 premières fortunes de France est passé de 1000 à 2000 milliards d'euros depuis l'arrivée d' Macron pour faire tax.
Je veux reprendre une partie de cet argent par la taxe du fale et par d'autres mécanismes pour en effet la redistribuer pour financer nos services publics pour relancer l'activité parce que vous savez moi les les sources de la croissance où sont-elles ? Elles sont en effet du côté en France en particulier de l'investissement public, de la consommation populaire qui sont les deux principaux leviers de croissance qui vont générer de l'emploi, générer du revenu. La machine.
Je suis pour un investissement public massif et je sais le financer en allant prélever chez ceux qui s'en mettent plein les poches, pardon, depuis 2017. Moi, j'ai une conception de la justice. J'ai une conception de mon pays dans lequel il y a une forme d'égalité devant l'impôts.
Aujourd'hui, vous avez des milliardaires qui y échappent. C'est insupportable, c'est inacceptable. Pourquoi pas réblir ça y est convaincu un traitement minimal qui permett de répondre au besoins de notre pays ?
Je pense que sur la question de l'optimisation fiscale, il y a effectivement une une quelque chose à aller chercher. D'ailleurs, c'est ce qu'on fait là avec la taxe sur les holdings. C'est ce que c'est ce que attendez, c'est 1 milliard d'eur la taxe.
Oui, mais la la taxe Zukman, pardon, moi je m'intéresse quand même, excusez-moi, à ceux qui nous expliquent de façon très détaillée pourquoi ce truc ne tient pas debout et pourquoi ça ne peut pas marcher. Et c'est pas que les tenants de la ligne Miley qui le disent. J'ai lu une tribune très intéressante de Jean-Pierre Levade qui est pas exactement un cryptogauchiste, qui est plutôt un éternel centrist qui explique non bah non mais excusez-le, il a été il a été grand patron.
C'est sûr que je suis désolé monsieur pas le nre de plus ni gentil. C'est intéressant quand même que il y a il y a pas un seul grand patron ou ex-g patron comme monsieur Père Lev qui soit encarté à la France insoumise. C'est marrant.
C'est marrant. Ah bah sortez-moi les noms parce que je je constate que les créateurs d'emploi c'est pas vers votre parti qu'il se précipite. Ah bon ?
D'accord. Comme d'habitude, monsieur Cier, sortez-moi les les créateurs d'emploent entreprise Pigas, c'est une pure posture. Pigas, il est pour attaqu c'est une posture, c'est comme quand il écoute du rock en sweet shirt, c'est pour faire semblant qu'il est cool.
En réalité il il est il est pas une seconde proche de la France. D'abord, il y a 361 plans de licenciement dans le pays aujourd'hui. He ça c'est la réalité de la situation économique, mais qui crée de l'emploi, c'est les petites et les moyennes entreprises.
Et de quoi ont-elles besoin elles sinon carnet de command rempli de gens qui consomment ? Et c'est la politique que nous proposons. C'est une politique, j'insiste, de relance qui répond aux difficultés économiques dans laquelle Emmanuel Macron, monsieur le Cornu et vous manifestement une forme de tennis.
Mais non, moi je regarde, voyez, je je regarde de manière ennuyeuse les exemples à l'étranger. Je regarde ce qu'on fait les Italiens, les Allemands, les Espagnols. Il y a des chiffres que je cite souvent donc je veux pas me répéter mais vous allez en Allemagne, il y a 15 millions.
En Espagne, le SMICI a augmenté publique, elle augmenté. Oui, mais il partait de plus bas qu'en France. le il y a 15 millions d'Allemands en plus que de Français, il y a 1 million de fonctionnaires en moins.
Donc quand vous venez, pardon de vous le dire comme ça, mais quand vous venez pleur nicher, j'ai pas d'autres termes qui me viennent sur la suppression de poste dans l'éducation nationale qui est le premier budget de l'État, non, je suis pas d'accord. Effectivement, je pense que si on regarde de manière froide, je propose une économie par le conseil d'analyse économique rattaché à Maton propose 3,5 milliards d'euros de baisse de la dépense publique consacrée aux écoles privées. Vous pensez quoi Vous aimez pas les écoles en pensez quoi ?
Je suis pas d'accord parce que quand je vois quand je vois quand je vois quand je vois l'effondrement du niveau de l'école publique, c'est faux et le les dérives W à l'école publique, je comprends les gens qui veulent mettre leurs enfants dans l'école privée. Merci. Merci messieurs, merci Paul Vanier, merci Charles Consign.
Paul Vannier