Christian Jacob juge que le voile doit être "interdit" pendant "tout le temps scolaire"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:45OuverteRéponse directe
Que ressentez-vous ce matin, Christian Jacob ?
- 1:54RelanceRéponse directe
Vous le voyez à moitié plein.
- 2:25ComplaisanteRéponse directe
À la question à quoi servent les Républicains, il a répondu non sans ironie. Excellente question, je me le demande.
- 3:11OuverteRéponse directe
Mais peut mieux faire peut-être, selon vous, Christian Jacob ?
- 3:21OuverteRéponse directe
Vous, la droite, vous ne rêviez pas du job, vous l'aviez dit, vous vous êtes dévoué pour sauver le parti après la déroute des européennes.
- 5:10OuverteRéponse directe
Gérard Larcher veut une primaire ouverte à droite pour 2022. Xavier Bertrand n'en veut pas. Quelle est votre position ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16Invité politiqueFait
« Nos fondamentaux, c'est d'abord les territoires. Nous sommes majoritaires sur les territoires. »
- 1:26Invité politiqueFait
« On est majoritaire au Sénat, ça n'est pas rien non plus. »
- 2:46Invité politiqueFait
« Il suffit de regarder d'abord l'incapacité qu'il y a eu à porter des réformes économiques. »
- 2:52Invité politiqueChiffre
« Si on prend tous les engagements qui étaient ceux d'Emmanuel Macron, de baisser la dépense publique, il l'augmentait davantage que ne le faisait François Hollande. »
- 2:59Invité politiqueChiffre
« De baisser la dette, elle n'a cessé d'augmenter depuis qu'il est au pouvoir, alors qu'elle diminue dans les pays voisins. »
- 4:04Invité politiqueChiffre
« Et la compétitivité des entreprises, lorsque François Hollande quitte l'Elysée, on a un déficit de 45 milliards d'euros dans notre balance commerciale. »
- 4:12Invité politiqueChiffre
« Deux ans et demi après la politique menée par M. Macron, 60 milliards d'euros. »
- 7:03Invité politiqueFait
« Sur l'action, sans doute, oui. En revanche, sur le fait qu'elle soit voilée, oui, ça me choque. »
- 7:18Invité politiqueFait
« C'est d'ailleurs Jacques Chirac qui avait pris le premier, la loi d'interdiction du voile dans les établissements publics. »
- 7:23Invité politiqueFait
« C'est ce que nous avions pris, nous, avec une directive qui avait été prise par Luc Châtel à l'époque, et moi, dans laquelle je me retrouvais bien. »
- 9:17Invité politiqueFait
« Rien. D'ailleurs, ce n'était pas fait pour qu'il en reste quelque chose. C'était une opération de communication. »
- 10:11Invité politiqueFait
« On voit bien qu'aujourd'hui, on a à la fois les demandes d'asile qui explosent alors qu'ils diminuent dans nos pays voisins au sein de l'Union Européenne. »
- 10:20Invité politiqueChiffre
« Sur les déboutés du droit d'asile, on est à 90 ou 95% des gens qui ne sont pas raccompagnés aux frontières. »
- 11:37Invité politiquePromesse
« Nous nous avions fait une proposition, moi je la maintiens, qui est celle de la création d'un tribunal international et je pense que c'est une nécessité. »
- 11:57Invité politiqueFait
« Mais l'autre difficulté aussi, pour des gens qui ont porté les armes contre la France, qui ont tué et contribué à réaliser des attentats, qu'ils reviennent sur le sol français. Je considère qu'ils n'ont pas leur place. »
- 22:27Invité politiqueFait
« C'est le résultat d'une arrogance que l'on connaît bien Emmanuel Macron. »
Temps de parole
- Christian Jacob62 %
- Présentateur16 %
- Locuteur 513 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 33 %
- Locuteur 72 %
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France Inter, Léa Salamé, Nicolas Demorand, le 7-9.
Et avec Léa Salamé, nous recevons ce matin dans le grand entretien du 7-9, le nouveau président du parti Les Républicains. Question, réaction, amis auditeurs, au 01 45 24 7000 sur les réseaux sociaux et l'application mobile de France Inter. Christian Jacob, bonjour. Bonjour. Vous voilà donc président après une élection de maréchal, ou presque. 63% des voix contre un peu moins de 22% au député du Vaucluse, Julien Aubert, et un peu plus de 16% au député de Lyon, Guillaume Larivé. Vous ne rêviez pas du job, vous l'aviez dit, vous vous êtes dévoué pour sauver le parti après la déroute des élections européennes. Que ressentez-vous ce matin, Christian Jacob ?
Beaucoup ironise, comme le quotidien L'Opinion, qui fait de vous le premier de corvée. Je ne sais pas si vous avez vu la une ce matin, le jeu de mots est bon, mais pas mal quand même. Mais bon, vous vous ressentez quoi ?
On dirait un titre de Libé pour l'opinion. Exactement, c'est pas mal. Non, écoutez, c'est beaucoup de responsabilités, mais en même temps avec des fondamentaux qui sont solides. Nos fondamentaux, c'est d'abord les territoires. Nous sommes majoritaires sur les territoires. Si on prend aujourd'hui l'ensemble des conseillers municipaux, départementaux et régionaux, ce sont les Républicains qui sont majoritaires sur les territoires. On est majoritaire au Sénat, ça n'est pas rien non plus. Sinon, je ne sais pas dans quelle dérive institutionnelle on serait. Nous avons le premier groupe parlementaire d'opposition à l'Assemblée nationale.
et malgré tout, toujours une force militante relativement dynamique. On l'a vu avec cette élection, puisqu'on a un meilleur taux de participation que la dernière fois. Donc, les fondamentaux sont là. Maintenant, les difficultés, on les connaît aussi. Et je pense que vous allez venir.
On va y venir. Évidemment, pardonnez-nous de voir le verre à moitié vide, mais c'est notre job. Vous le voyez à moitié plein. Effectivement, 60 000 votants hier, c'est mieux en tant que taux de participation que ce qu'avait fait Laurent Wauquiez il y a deux ans. Mais tout de même, il y a deux ans, en 2017, il y avait 235 000 adhérents chez LR. Aujourd'hui, il n'y en a plus que 130 000. C'est quand même quelque chose qui se rapetisse de plus en plus. On avait Jean-François Copé qui était à votre place il y a quelques jours. Et à la question à quoi servent les Républicains, il a répondu non sans irrément. Excellente question, je me le demande.
Écoutez, incarner la droite, le peuple de droite, il existe en France. Et il n'est pas représenté aujourd'hui par Emmanuel Macron et par la République en marche. Il suffit de regarder d'abord l'incapacité qu'il y a eu à porter des réformes économiques. Si on prend tous les engagements qui étaient ceux d'Emmanuel Macron, de baisser la dépense publique, il l'augmentait davantage que ne le faisait François Hollande. De baisser la dette, elle n'a cessé d'augmenter depuis qu'il est au pouvoir, alors qu'elle diminue dans les pays voisins. Donc pas de réforme de structure. La droite n'est pas incarnée aujourd'hui. C'est notre responsabilité.
Mais peut mieux faire peut-être, selon vous, Christian Jacob, mais le même Jean-François Copé, toujours au micro d'Inter, disait qu'Emmanuel Macron était le président de droite que vous n'attendiez plus. Vous, la droite.
Non, moi je ne l'ai jamais attendu Emmanuel Macron, honnêtement.
Il est venu sur vos terres, quand même. Oui, mais on ne peut pas dire qu'on l'attend. Il parle à l'oreille de vos électeurs.
Oui, mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, on n'est plus dans le discours. Il y a deux ans et demi qu'Emmanuel Macron est là. Il échoue sur la dépense publique. Elle augmente, comme je le disais à l'instant, plus rapidement que sous Hollande. Il ne désendette pas. Les impôts, les taux des prélèvements obligatoires n'ont jamais été aussi élevés. La compétitivité de nos entreprises se dégrade.
Les impôts baissent, pardon.
Non, mais le taux de prélèvement obligatoire. Oui, mais les impôts baissent pour beaucoup de Français. Ce qui compte pour les Français, c'est les prélèvements obligatoires. C'est ce qu'on retire de leur poche. Parce que les impôts, on en baisse un, on augmente l'autre. Et la compétitivité des entreprises, lorsque François Hollande quitte l'Elysée, on a un déficit de 45 milliards d'euros dans notre balance commerciale. Deux ans et demi après la politique menée par M. Macron, 60 milliards d'euros. Donc on a un déficit de notre balance commerciale qui se creuse. Ce qui veut dire que toutes les réformes qui étaient annoncées n'ont pas été réalisées. Aucune n'a été réalisée.
Et c'est le reproche que nous pouvons faire aujourd'hui. Et c'est pour ça que ça n'est pas une réponse aux attentes à la fois des électeurs de droite, mais aussi beaucoup d'autres électeurs qui ont sans doute cru aux promesses d'Emmanuel Macron. Parce qu'effectivement, comme vous le disiez, un certain nombre de promesses sonnaient bien à l'oreille des gens de droite. Mais maintenant, on est dans la réalité.
Il y croyait encore il y a 4 mois, puisqu'aux élections européennes, il a pris 30% des électeurs de François Fillon.
Ceci étant, vous savez comme moi, c'est difficile de comparer les élections européennes avec une autre élection. Tout simplement parce que ce n'est pas avec les élections européennes qu'on va porter des réformes internes en France.
Deux, trois questions encore sur votre parti. Et puis ensuite, on va passer aux questions d'actualité pour entendre aussi votre différence avec la politique d'Emmanuel Macron. Peut-être. Gérard Larcher veut une primaire ouverte à droite pour la présidentielle de 2022. Xavier Bertrand n'en veut pas. Quelle est votre position ?
J'ai toujours été opposé à la primaire. Je l'étais avant-hier, hier et aujourd'hui. Je pense que cette primaire, vous savez en règle générale, quand on importe des solutions de la gauche, ça nous réussit rarement. Et ce système qui consiste à dire, il faut d'abord diviser pour mieux rassembler. Après, on a envie de dire, et si on rassemblait tout de suite ?
Pour ce qui vous concerne, la présidentielle 2022, pour vous, c'est non et bien non. Oui, je pense qu'il n'y a pas beaucoup d'ambiguïté sur ce sujet.
Enfin, vous riez, à deux jours de votre candidature pour la tête du parti, vous étiez à ce micro et vous nous disiez que non, vous ne seriez pas candidat.
Je ne sais pas si c'était à deux jours, mais avouez que personne n'avait pu anticiper la décision de Laurent Wauquiez.
Les Républicains détiennent sur leur seule couleur un tiers des villes de plus de 9000 habitants. Ça fait 300 villes environ. Quel est votre objectif pour les prochaines municipales ? Combien de villes ?
De rester majoritaire sur les territoires. C'est clairement notre objectif. C'est un enjeu déterminant pour nous, les élections municipales, parce que ce sera notre premier rendez-vous électoral après les Européennes. Nous sommes majoritaires sur les territoires et nous devons le rester, parce que nous incarnons et nos maires qui sont en place incarnent un savoir-faire et une confiance avec leurs concitoyens qui, je pense, sera renouvelé. En tout cas, pour nous, c'est un enjeu déterminant et moi j'entends que nous nous mobilisions au maximum pour préparer ces élections municipales.
Une mère voilée accompagnant son enfant lors d'une sortie scolaire au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a été violemment prise à partie par le président du groupe RN au conseil, Julien Audoul, qui lui a demandé de retirer son voile. Les conseillers du RN ont ensuite quitté l'hémicycle. Ce qui s'est passé, est-ce que ça vous a choqué ?
Sur l'action, sans doute, oui. En revanche, sur le fait qu'elle soit voilée, oui, ça me choque. Parce que, bon, nous avons... C'est d'ailleurs Jacques Chirac qui avait pris le premier, la loi d'interdiction du voile dans les établissements publics. Là, c'était en accompagnement, si j'ai bien compris. Voilà, elle était accompagnatrice. C'est ce que nous avions pris, nous, avec une directive qui avait été prise par Luc Châtel à l'époque, et moi, dans laquelle je me retrouvais bien. C'est-à-dire que s'il y a interdiction du voile à l'école, il faut qu'il soit également interdit dans l'accompagnement des voyages scolaires. De la même façon, et la loi doit être appliquée.
Mais ce qui s'est passé avec le conseiller régional du RN...
On peut le faire sans agresser les gens. Mais, en revanche, moi, ça me choque qu'on accepte, effectivement, qu'une personne voilée puisse accompagner des enfants en déplacement scolaire. Parce que, comment expliquer que c'est interdit dans l'enceinte de l'établissement, mais que si on est au contact des enfants en dehors, et toujours dans le cadre scolaire, puisque c'est un voyage scolaire, qu'on l'autorise ?
Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation, dit un peu comme vous. Il dit qu'il préférerait qu'une mère accompagnatrice ne porte pas de voile, mais qu'il ne veut pas l'interdire pour autant.
Oui, mais on ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépenses. C'est-à-dire, c'est pour ça que la décision qui avait été prise par Luc Châtel était la bonne. On l'interdit, parce que sinon, on est toujours dans l'ambiguïté. Et on ne sait jamais comment réagir. Et c'est ce qui se passe. C'est d'ailleurs le problème de ce gouvernement, qui est incapable de trancher sur ces sujets.
C'est-à-dire que vous lui dites d'interdire clairement le voile, c'est ça ?
À partir du moment où on l'interdit à l'école, pour moi, ça vaut pour tout le temps scolaire. Et le temps scolaire, c'est le temps qui est dans l'école, mais c'est aussi le temps d'une sortie scolaire. Et après, on va nous dire que quand les élèves vont faire du sport et vont dans un gymnase ou ailleurs et qu'ils sont accompagnés, le problème se posera. Si on n'est pas clair sur ce sujet du voile, effectivement, l'ambiguïté fait qu'on se trouve dans ces situations conflictuelles.
Nous sommes, Christian Jacob, une semaine après le débat sur l'immigration, voulu par Emmanuel Macron. Qu'en reste-t-il, selon vous ?
Rien. D'ailleurs, ce n'était pas fait pour qu'il en reste quelque chose. C'était une opération de communication. Avec M. Macron, c'est quand même formidable. On a entendu ce rouleau compresseur médiatique pendant 15 jours. Attention, le président de la République se saisit du dossier immigration. Alors là, vous allez voir ce que vous allez voir. Effectivement, il a fait quelque chose de formidable. Personne ne s'y attendait. Personne ne l'attendait à ce niveau. Il a organisé à l'Assemblée nationale un débat sans vote. Bravo. Bravo.
Le Premier ministre dit qu'il n'exclut pas des quotas d'immigration.
Oui. Il n'exclut pas, ne s'interdit pas de réfléchir à l'idée. Vous savez, c'est comme Coluche lorsqu'il disait, dans les milieux autorisés, on s'autorise à réfléchir. Vous n'y croyez pas.
Pour vous, c'est du vent.
C'est du vent et je trouve que ça n'est pas sérieux sur un sujet comme celui-là de l'aborder de cette manière, c'est-à-dire à grand coup de com' et en réalité en ne faisant rien. On voit bien qu'aujourd'hui, on a à la fois les demandes d'asile qui explosent alors qu'ils diminuent dans nos pays voisins au sein de l'Union Européenne. On a les demandes de titres de séjour qui continuent également à progresser. Sur les déboutés du droit d'asile, on est à 90 ou 95% des gens qui ne sont pas raccompagnés aux frontières. Donc d'abord, la loi n'est pas appliquée. Et ensuite, je pense qu'il y aurait besoin d'avoir plus de mesures restrictives. Nous avons d'ailleurs, nous, proposé à cette occasion.
On en parlait tout à l'heure dans les journaux et à votre micro, Léa Salamé. 785 femmes et enfants de djihadistes étrangers se seraient enfuis, Christian Jacob, d'un camp de déplacer à la faveur de l'assauturc au nord de la Syrie. La question est difficile, on ne va pas chercher ni à polémiquer ni à la réduire à des alternatives simples. Qu'est-ce qu'on fait ? Je vous la pose avec simplicité et gravité. Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'il ne faut pas mieux avoir ces djihadistes ou leurs proches ici en France en prison si nécessaire, plutôt que de les voir s'éparpiller dans une zone de guerre ?
Vous savez comme moi que s'ils sont en prison, en France, on a un autre risque, c'est celui de radicalisation en prison. Le fait de les retrouver aussi à certains moments en liberté. Nous nous avions fait une proposition, moi je la maintiens, qui est celle de la création d'un tribunal international et je pense que c'est une nécessité. Parce qu'on voit bien la difficulté qu'il y a de le confier à un certain nombre de pays qui ne sont pas sûrs sur le plan de la justice et de la sécurité. Mais l'autre difficulté aussi, pour des gens qui ont porté les armes contre la France, qui ont tué et contribué à réaliser des attentats, qu'ils reviennent sur le sol français.
Je considère qu'ils n'ont pas leur place. Et c'est pour ça que l'idée des tribunaux internationaux était la bonne.
Des tribunaux internationaux, très bien, là en ce moment il y a une guerre, il y a des djihadistes qui sont en train de fuir les prisons, de s'éparpiller, qui sont aujourd'hui dans la nature, donc créer des tribunaux. Si vous étiez au pouvoir aujourd'hui, vous feriez quoi ? Parce que là, c'est pas créer des tribunaux dans trois mois, c'est aujourd'hui on fait quoi avec eux ?
D'abord, depuis cinq ans, on ne fait rien. Il y a une inconséquence totale de la diplomatie française et occidentale. C'est-à-dire, à vouloir mettre les Russes au banc des accusés et ne pas avoir pris d'initiative européenne et occidentale, plus largement, en collaboration avec les Russes, voilà à quelle situation ça nous amène. Ensuite, sur le reste, je pense qu'effectivement, il y a urgence à une initiative européenne. Et en cela, moi je soutiens l'action du Président de la République auprès d'Angela Merkel, mais il faut que ça se traduise rapidement par cette initiative européenne, mais qu'on le fasse avec les Russes.
Sur ce secteur géographique, il n'y aura pas de solution sans un travail étroit avec la Russie. Il faut l'accepter, il faut sortir de ce jeu de dupe avec les Russes.
On est en ligne avec Robert, depuis Mantes, la parole aux auditeurs de France Inter, 8h36. Bonjour Robert.
Bonjour madame, bonjour messieurs. Bienvenue, nous vous écoutons. Merci de prendre bon appel. Vous en prie. Oui, alors, juste un commentaire et une question très rapide. Le commentaire sur le déficit de la commerce de notre pays, ou de la balance commerciale ou le déficit en général, doit-on rappeler à M. Jacob que Nicolas Sarkozy, leur candidat et leur président de la République, l'a creusé d'une manière abyssale pendant son quinquennat ? Ça, c'était un commentaire. Ma question, beaucoup plus rapide, c'est que pense M.
Jacob de la porosité qui devient de plus en plus importante, ça a été donné dans un récent sondage, entre le parti Les Républicains et le Rassemblement National, où semble-t-il un grand nombre d'adhérents LR souhaitent un rassemblement avec les RN.
Merci Robert pour cette question. Christian Jacob vous répond, la porosité LR-RN.
Peut-être juste rapidement sur la première, la première question, je rappelle que la situation dans laquelle on était, on était en 2008 avec une crise internationale sans précédent, et la réalité de l'action menée par M. Macron, c'est qu'aujourd'hui elle se dégrade par rapport à la situation de François Hollande. François Hollande quitte l'Elysée avec un déficit de la balance commerciale de 45 milliards d'euros, M.
Macron nous explique qu'il renoue avec, qu'il renforce la compétitivité des entreprises, la réalité c'est que le chiffre de la balance commerciale continue à se dégrader, je vous rappelle que dans la même période on doit être à 300 milliards d'excédents en Allemagne, et que nous on est à 60 milliards de déficit.
Mais ça, ça a toujours été le cas, depuis des années, la balance commerciale allemande est dans le vert et nous dans le rouge.
Bien sûr, simplement, l'action formidable menée par M. Macron fait que la compétitivité des entreprises se dégrade beaucoup plus vite que sous François Hollande. Ça c'est une réalité incontestable. Ensuite, sur l'autre sujet, écoutez, je crois qu'il n'y a pas d'ambiguïté, on a toujours été très clair sur la ligne qui était la nôtre de porosité avec le Rassemblement National ou le Front National avant. Le sujet est tranché depuis très longtemps chez nous, et le résultat de l'élection d'hier le prouve encore s'il le fallait.
On est en ligne avec Mélissa. Bonjour et bienvenue.
Bonjour, merci pour votre émission. Je vais être assez concise. Moi, je suis notamment formatrice du plan Valeurs de la République et laïcité, et j'aimerais donc demander à M. Jacob quelle est sa définition de la laïcité, et notamment des libertés sans sciences, pour faire écho à ce qui s'est passé tout le coup en Franche-Comté, et de cette maman, du coup, qui a été agressée du fait qu'elle sortait un signe ostentatoire.
Merci Mélissa. Dans le même espace, la question de Pascal aussi. Bonjour et bienvenue Pascal.
Oui, bonjour. Je vous appelle parce que, en fait, j'étais un peu choqué, parce que M. Jacob, à aucun moment, ne fait référence à la loi telle qu'elle est aujourd'hui, et qui permet à des mamans voilées, et encore, il faut voir de quelle voile il s'agit, il y a des différences entre les voiles, d'accompagner les sorties scolaires. Aujourd'hui, la loi est celle-là. Et j'insiste encore une fois sur le degré d'ouverture que ça peut permettre à tous les gens d'aller voir des spectacles, de sortir, de s'aérer. Qu'est-ce qu'on veut ? On veut des mamans à la maison ? Daesh sera très content. On va parler de stigmatisation. Je trouve que stratégiquement, c'est une erreur.
Et je suis, mais franchement, le non-rappel à la loi, en disant que cet élu, finalement, il avait fait cette remarque, mais comme elle avait été faite violemment, c'est ça qui posait problème. Non, non. Le problème, c'est que cet élu n'a pas respecté la loi. Et je ne comprends pas cette espèce d'entre-deux de M. Jacob. Franchement.
Merci, Pascal, pour cette question. Merci, Mélissa, également. Christian Jacob vous répond.
Écoutez, sur l'ambiguïté de la loi, je l'ai dit, moi, je considère qu'il faut avoir une position très claire sur ce sujet, et je ne vois pas comment, effectivement, on interdit le voile dans l'enceinte scolaire. Et en revanche, pendant le temps scolaire, si on sort de l'enceinte, on l'autorise. On est dans une situation ambiguë. Le ministre Blanquer l'a dit, et c'est pour ça que moi, j'ai une position beaucoup plus tranchée sur ce sujet, pour éviter toute ambiguïté. Le port du voile n'est pas interdit en France. Il est interdit dans les établissements publics. Et pendant le temps scolaire, je considère qu'il doit l'être.
On est en ligne... Non, Pascal n'est plus avec nous. On est en ligne avec Marie-Thérèse. Oui, bonjour. Bienvenue, bonjour Marie-Thérèse.
Bonjour, messieurs. M. Jacob critique assez durement la politique de M. Macron, et en même temps, il refuse de se présenter à la présidentielle. Alors, je trouve qu'il y a là un anachronisme. Voilà.
Un anachronisme ? Oui, peut-être. Un paradoxe aussi, Marie-Thérèse.
Vous savez qu'on peut très bien vivre sans être candidat à la présidentielle. Je vous le confirme. Et on peut avoir un engagement politique, être mobilisé et motivé. Et c'est ce que je suis aujourd'hui à la tête de ma famille politique. Et puis, viendra le temps des ambitions individuelles. Croyez-moi, à ce moment-là, on n'en manquera pas. En revanche, aujourd'hui, le travail des Républicains, c'est un travail de fond pour répondre aux attentes de nos compatriotes. On a besoin de redevenir audibles et crédibles. Et ça, ça passe par le travail de fond, et non pas par cultiver les égaux des uns et des autres. Ça n'est pas le moment pour ça.
Sur l'application de France Inter, Stélévane vous pose la question suivante. Pour les municipales, quel choix pour Nice et Marseille, où deux candidats LR se présentent ?
Écoutez, ça, on l'évoquera en commission d'investiture. Il y a d'autres endroits. Nous aurons à les trancher, vous comprenez bien. Ce n'est pas moi qui les... Je contribuerai, bien évidemment, à les trancher. Mais ça se fait en commission d'investiture. Et on va prendre le temps de le faire. Mais c'est le cas à chaque élection municipale.
Stéphane vous pose la question suivante. Est-ce que vous validez et acceptez un candidat Les Républicains avec l'appui officiel de La République En Marche ? Risque de confusion, voire de compromission, point d'interrogation ?
Je pense que nous devons être candidats sous nos couleurs. C'est-à-dire pas d'accord politique avec La République En Marche, pas plus d'ailleurs, encore moins, avec le Rassemblement National. Ensuite, les maires, nous nous investissons des maires qui, eux, vont choisir leur équipe. Moi, j'ai été maire élu et réélu à trois reprises. Ce n'est jamais une commission d'investiture qui m'a expliqué comment je composais ma liste. Mais à partir du moment où il y aura un accord politique, ça n'est pas acceptable pour nous.
Sur la PMA, Christian Jacob, le groupe, votre groupe LR est divisé. Vos deux concurrents à la présidence du parti, j'ai acheté un peu rapide, à la présidence de LR, ont manifesté avec les opposants à la PMA. Vous, vous n'avez pas manifesté, mais vous êtes contre et vous voterez contre. Ces divisions ne seront-elles pas le signe de votre impossibilité désormais de parler d'une même voix et d'avoir des valeurs communes, puisqu'on voit bien que le parti n'a pas de ligne sur cette question de la PMA ?
Non. D'ailleurs, vous verrez, ce sera sans doute le cas. Depuis deux ans et demi, 90% des députés LR votent 90% des textes de la même façon. Et ce sera cela. On est sur un sujet qui touche vraiment à l'intime de chacun. Et à partir de là, moi, je ne vois pas donner de consigne de vote parce que chacun, en fonction de sa propre histoire, peut avoir une vision différente des choses. Mais je n'ai pas beaucoup de doutes sur le fait que très majoritairement, les députés et les républicains voteront de la même façon. Et vous voyez, ce n'est pas des sujets où vous êtes pour, vous êtes contre, on tranche comme ça, il faut prendre le temps de la réflexion. C'est ce que nous avons fait.
D'ailleurs, avec un débat qui a été mené avec beaucoup de sérieux, ce qui était totalement différent. Disons-le que lorsqu'il y a eu le débat du mariage pour tous porté par Mme Taubira, là, on a eu un débat apaisé avec des convictions qui se sont opposées, qui se sont affrontées.
Vous trouvez qu'il était apaisé, le débat ?
Oui, il y a eu un débat apaisé, bien entendu. On est avec des gens de conviction. Donc, il y a eu des moments de tension. Mais c'est normal dans l'hémicycle. Il faut accepter ça. En revanche, chacun a pu s'écouter, se parler et confronter ses idées, ce qui n'était pas le cas la dernière fois. Et c'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, j'étais allé manifester. Vous savez, moi, je fais partie des parlementaires qui ont sans doute le plus battu le pavé, parce que j'étais pendant 20 ans syndicaliste agricole. Donc, des manifestations, j'en ai fait, j'en ai organisé. Mais je considère qu'en tant que parlementaire, ça n'est pas ma place d'aller participer à une manifestation.
Je l'ai fait une fois au moment du mariage pour tous parce qu'il n'y a plus moyen de débattre avec Mme Taubira. Tant le débat était éruptif et ça n'était plus possible. Mais autrement, tant qu'il y a un débat serein à l'Assemblée, c'est à l'Assemblée qui doit se tenir.
Dernière question. Pour un candidat français à la Commission européenne, le fait est sans précédent. Le rejet de la candidature de Sylvie Goulard jeudi dernier est-il un règlement de compte politique contre Emmanuel Macron, notamment de la droite européenne ?
C'est le résultat d'une arrogance que l'on connaît bien Emmanuel Macron. C'est-à-dire qu'il décide sans concertation, sans consultation. Et puis, avec un message qui était difficile à porter. Ce que demandait à Sylvie Goulard de se retirer, de quitter le gouvernement parce qu'il y avait des affaires judiciaires, elle sort du gouvernement et on dit mais ce n'est pas grave en revanche pour aller à la Commission européenne. Donc ça a posé un premier problème.
Le deuxième sujet, c'est que je pense pour que les commissaires européens il faut avoir un profil beaucoup plus politique et non pas de pur techno parce qu'aujourd'hui on l'a bien vu aux élections dans tous les pays de l'Union européenne il y a une demande de proximité des commissaires européens et nous c'est le moment qu'on choisit pour envoyer quelqu'un qui sert des qualités mais de pur techno. Et donc effectivement devant le Parlement européen il y avait de grandes chances que ça ne passe pas et ça n'a pas passé. Je pense que enfin j'ose espérer que le Président de la République en retiendra la leçon pour être un peu moins arrogant les fois prochaines.
Merci Monsieur le Président. Président du Parti des Républicains Christian Jacob au micro de France Inter ce matin passez une très belle journée. Merci. 8h46 la suite du 7-9 dans quelques instants. Merci.
Merci.
Christian Jacob