L'invitée d'Apolline Matin : Blocages - après les lycées, les universités rejoignent le mouvement… mais quelles sont les revendications ? - 01/10
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22FerméeRéponse directe
Combien d'universités pourraient rentrer dans le mouvement aujourd'hui ?
- 0:53RelanceRéponse partielle
nos droits, en fait, moi ça fait deux jours que j'entends toutes les revendications des étudiants, elles sont très diverses. Ce mouvement c'est pour obtenir quoi en vrai ?
- 1:37ComplaisanteÉludée
il y a peut-être aussi la baisse des APL d'un côté en effet, mais il y a eu aussi des avancées. Le repas à 1 euro pour tous les étudiants, honnêtement ça n'était jamais arrivé jusqu'à présent.
- 2:34RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous êtes conscient, les étudiants je veux dire, que toute la France souffre ? Est-ce que vous les voyez enfreindre la loi et créer le chaos ?
- 3:36FerméeÉludée
Est-ce que vous condamnez ces violences ?
- 4:42RelanceÉludée
Est-ce que vous condamnez ceux qui ne se sont pas mêlés aux lycéens mais qui ont allumé des feux de poubelle et qui ont créé cette situation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26InvitéChiffre
« aujourd'hui on estime ce matin à une vingtaine d'universités qui pourraient bloquer. »
- 0:31InvitéFait
« On a déjà plusieurs universités qui sont en train de bloquer, notamment à Marseille, à Lyon, à Paris, à Montpellier. »
- 1:10InvitéFait
« c'est que structurellement il y a un désinvestissement qui est massif, qui fait en sorte qu'on se retrouve avec des bâtiments vétustes, avec des conditions d'études qui sont dégradantes »
- 1:26InvitéFait
« il y a eu d'abord la suppression des APL pour les étudiants étrangers, l'augmentation des frais d'inscription. »
- 1:31InvitéFait
« Aujourd'hui on a le cornou qui menace de supprimer le repas à 1 euro si son budget n'est pas voté. »
- 2:25InvitéFait
« la précarité étudiante n'a jamais été aussi forte. »
- 6:53InvitéChiffre
« il y a une étude de l'Andes, notamment, qui montre qu'à dossier égal, une personne avec un nom de famille à consonance nord-africaine a 8% de chance en moins d'être acceptée. »
- 7:03PrésentateurChiffre
« 8% pour Maghreb-Afrique, moins 4% pour un nom juif, moins 2% pour un nom asiatique. »
- 7:12InvitéPromesse
« L'abrogation de ces plateformes et revenir au système qui était que la fac est ouverte à toutes et à tous, accessible, sans condition. »
Temps de parole
- Invité51 %
- Présentateur34 %
- Auditeur7 %
- ?4 %
- Présentateur 23 %
≈ 9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez RMC. 7h44 sur RMC, sur RMC, Sori, les lycées bloqués et désormais les étudiants qui sont appelés à rejoindre le mouvement Acte 2. Voilà ce que vous espérez aujourd'hui avec des facs bloqués un peu partout en France. Bonjour Sabrine Carbach. Bonjour. Vous êtes porte-parole de l'Union étudiante qui est l'une des organisations étudiantes. Combien d'universités pourraient rentrer dans le mouvement aujourd'hui ?
Alors
aujourd'hui on estime ce matin à une vingtaine d'universités qui pourraient bloquer. On a déjà plusieurs universités qui sont en train de bloquer, notamment à Marseille, à Lyon, à Paris, à Montpellier. Et évidemment nous on appelle toute la jeunesse et tous les étudiants à se mobiliser encore plus pour nos droits, à rejoindre le mouvement étudiant, à être en solidarité avec le mouvement lycéen. Mais quand vous dites pour
nos droits, en fait, moi ça fait deux jours que j'entends toutes les revendications des étudiants, elles sont très diverses. Ce mouvement c'est
pour
obtenir quoi en vrai ? En réalité elles sont très précises. Le fond du problème il est le même pour les étudiants, pour les lycéens, c'est que structurellement il y a un désinvestissement qui est massif, qui fait en sorte qu'on se retrouve avec des bâtiments vétustes, avec des conditions d'études qui sont dégradantes, à l'université, nous ce qu'on constate,
c
'est que depuis un an les attaques elles sont encessantes envers les étudiants.
Il
y
a
eu d'abord la suppression des APL pour les étudiants étrangers, l'augmentation des frais d'inscription. Aujourd'hui on a le cornou qui menace de supprimer le repas à 1 euro si son budget n'est pas voté.
Oui mais c'est ce que j'allais vous dire, c'est qu
'il y
a
peut-être aussi la baisse des APL d'un côté en effet, mais il y a eu aussi des avancées. Le repas à 1 euro pour tous les étudiants, honnêtement ça n'était jamais
arrivé
jusqu'à présent. Évidemment mais nous on ne veut pas d'un repas, et on se félicite du repas à 1 euro, mais on ne veut pas d'un repas à 1 euro qui est fait selon, en contrepartie de la suppression des APL pour les étudiants étrangers puisque c'est de ça dont il s'agit. Et aujourd'hui M. le cornou menace de le supprimer si son budget ne passe pas. Mais
en
fait
en France ce n
'est
pas les étudiants, c'est la vie d'étudiants qui coûte cher.
Aujourd'hui les frais d'inscription existent, les frais d'inscription coûtent cher. Un étudiant sur deux a du mal à se loger, 40% des étudiants à la rentrée se retrouvent sans logement périn. Un étudiant sur deux a du mal à se loger, à se nourrir, les loyers des CRUS ne sont pas encadrés, la précarité étudiante n'a jamais été aussi forte.
Donc
évidemment il y a le pouvoir d'achat, mais ce qui ne suit pas avec le logement.
Et
justement, je me demande si vous êtes conscient, les étudiants je veux dire, que toute la France souffre. 40% des français se privent de nourriture, stagnation des salaires, crise du logement, crise du carburant. Et vous voyez ils souffrent, vous avez un autre éditeur Mathieu qui explique qu'ils ne
s
'en sortent pas. Est-ce que vous les voyez eux enfreindre la loi et créer le chaos ? La réponse est non. Est-ce que vous imaginez que
chez
les français ça puisse paraître un peu fort de café de la part des étudiants et surtout des lycéens je dois dire ?
Ce 29 septembre,
vous
l'avez vu, il y a eu de grandes manifestations partout en France à l'appel de l'intersyndical professionnel, des milliers de personnes, des pompiers.
C'était un peu plus pacifique que ce qu'on voit là,
vous voyez.
C'était légitime leur mobilisation, la nôtre elle est également. C'est une colère qui s'accumule depuis des années et la colère des lycéens et des lycéennes, elle est légitime. Évidemment, on n'appelle pas la jeunesse à la violence puisqu'on dit que ça nous dessert et que ça permettra à nos ennemis de pouvoir tenir... Est-ce que vous condamnez ces violences
? Les
violences sont la réaction à une violence d'État, à une violence de la police. J
'étais
très frappée hier et là pour le coup c'était vraiment le terrain. Enfin, sur BFMTV, nous avions une équipe qui était sur l'un des boulevards de Lille, là où se trouve le lycée Montebello. Ce lycée Montebello, il est sur une grande avenue d'un côté du trottoir. Il y avait ce lycée avec une bonne centaine de lycéens, avec des revendications, avec des pancartes qui bloquaient tout à fait leur lycée mais de manière pacifique. Et de l'autre côté du trottoir mais sur la même avenue, il y avait un groupe plus important, probablement 200 jeunes, sans doute lycéens aussi, mais pas du tout lycéens de ce lycée-là.
Vêtus de noir, pour certains masqués, et qui venaient et qui régulièrement réallumaient des feux de poubelle. Et il y avait littéralement, physiquement, la présence de ces deux groupes distincts qui ne se mêlaient pas. Et les lycéens disaient leur désarroi parce qu'eux estimaient que ces revendications qu'ils portaient n'étaient pas du tout les mêmes que ceux qui étaient de l'autre côté de la rue et qui leur portaient préjudice. Est-ce que vous condamnez, je vous demande ça, est-ce que vous condamnez ceux qui ne se sont pas mêlés aux lycéens mais qui ont allumé des feux de poubelle et qui
ont créé cette situation ? Nous, ce qui nous frappe, c'est la manière dont on a tendance à parler des mobilisations lycéennes, seulement à travers la question de la violence et la question d'il y aurait des gens qui foutent le bordel. Aujourd'hui, on le voit, c'est la police qui, désolé de le dire, qui fout
le bordel. Je vais être très précise parce que c'est vraiment totalement
factuel.
Je reprends encore cet exemple du lycée Montébélo. Il y a besoin de
le dire, un étudiant à tour qui
s'est pris un tir de LBD en
pleine face. Mais
ça m'intéresse aussi de voir physiquement la géographie des luttes. Lorsque je reprends tout simplement cet exemple vraiment du lycée Montébélo à Lille, la police n'a en aucun cas même touché les
lycéens
qui le faisaient parfaitement pacifiquement. Les autres allumaient des feux de poubelle en revanche et il fallait les déloger pour pouvoir permettre aux pompiers tout simplement d'accéder au feu.
On appelle les lycéens, les lycéennes, les étudiants, les étudiantes à ne pas faire appel à la violence. Évidemment, on ne donne pas de billes à nos ennemis pour nous attaquer. Par contre, ce que je dis, c'est que notre colère, elle est légitime. Le fait de bloquer des facs et des lycées, c'est légitime. Pour se faire entendre, c'est notre seul moyen. Et en face, on n'a que de la violence de la part de l'État, de la part de la police, qui ne sait pas réagir autrement que par des tirs de LBD en pleine face.
Encore une fois, je
précise qu'aucun tir n'avait été fait à l'encontre des lycéens qui bloquaient leurs lycéens. Hier, c'était vraiment à l'encontre de ceux qui ne se mêlaient pas d'ailleurs aux étudiants.
Mais ce qui est intéressant, c'est de la manière dont on prend certains exemples qui sont pour le coup exceptionnels pour pouvoir détourner des revendications qui, elles, existent et qui sont à l'échelle de tout le pays. Les blocus,
c
'est plus de
400
lycées qui ont été bloqués. Aujourd'hui, c'est 20 universités qui sont bloquées. Et là, je voudrais qu'on revienne sur la question des revendications.
Qu'est-ce que vous proposez, Demande Emmanuel ?
C'est vrai qu'objectivement, il y a beaucoup d'étudiants de lycéens qui trouvent des débouchés. Mais c'est vrai qu
'il
y
a
un problème de justice sociale posé
par... Parcoursup
est une machinatrie.
Alors, qu'est-ce que vous proposez, par exemple
?
À la place de Parcoursup, vous proposez quoi ? Parcoursup est une machinatrie de sélection
social et raciste, comme mon
master. Alors, je termine sur ça pour dire pourquoi on n'aime pas Parcoursup, puisqu'il y a une étude de l'Andes, notamment, qui montre qu'à dossier égal, une personne avec un nom de famille à consonance nord-africaine a 8% de chance en moins d'être acceptée. Tout
à fait. Moins
8% pour Maghreb-Afrique, moins 4% pour un nom juif, moins 2% pour un nom asiatique. C'est le résultat de cette étude sur les discriminations. Qu'est-ce que vous proposez
à la place ? L'abrogation de ces plateformes et revenir au système qui était que la fac est ouverte à toutes et à tous, accessible, sans condition. Voilà, c'est notre vendication.
Et vous serez donc dans les rues aujourd'hui et vous appuyez à ces blocages. Et est-ce que les étudiants
rejoignent
le mouvement des lycéens ? Et on appelle également un mardi, ce mardi, 6 octobre, partout, une grande manifestation sur tout le territoire. Et on appelle toutes celles et ceux du monde syndical politique à nous rejoindre dans la rue.
Le 6 octobre donc. Sabrine Carbach, merci d'être venue ce matin. Vous êtes porte-parole de l'Union étudiante, une des organisations étudiantes.