Braderie de Lille : la mairie va tester un système "en accordéon" pour fluidifier certaines rues
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
À 7h45, c'est l'invité d'ici matin et en cette veille de braderie, c'est le maire de Lille que nous recevons ce matin, Arnaud Deslandes, est avec nous en studio, il répond à nos questions Thomas.
- 0:15OuverteRéponse partielle
Vous allez nous expliquer bien sûr comment se prépare cette édition 2026 de la braderie de Lille.
- 0:20OuverteRéponse directe
Mais avant votre réaction sur le travail qu'a mené la cellule d'investigation de Radio France sur les violences dans le périscolaire, il a beaucoup été question de ce qui s'est passé à Paris ces derniers mois à Lille.
- 0:35OuverteRéponse directe
De quoi s'agissait-il de violences verbales, de violences physiques, de violences sexuelles sur des enfants ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Et quand les soupçons sont levés, là, par exemple, les deux cas qui ont été classés sans suite, est-ce que les animateurs ensuite sont réintégrés ?
- 2:18OuverteRéponse directe
Est-ce que cela vous fait dire qu'il faut renforcer les filtres que vous avez mis en place, que vous nous avez expliqué, effectivement, les entretiens, le fait que l'on vérifie, encore une fois, les antécédents des animateurs qui sont recrutés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueChiffre
« Il y a eu six suspensions lors de l'année scolaire 2025-2026 suite à des signalements. »
- 0:44InvitéFait
« Trois concernent des violences sexuelles. Parmi ces trois cas d'ailleurs, deux ont été classés sans suite par la justice et un est en cours de procédure encore sous l'autorité du parquet. »
- 6:13InvitéChiffre
« On a divisé par 3 les déchets. Aujourd'hui, il y a un peu plus de 300 tonnes de déchets qui sont récoltés dans la braderie. Il y en avait 1 000 il y a une dizaine d'années. »
Temps de parole
- Invité70 %
- Arnaud Deslandes26 %
- Présentateur3 %
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Ici
Nord,
dès votre réveil, ici matin. A 7h45, c'est l'invité d'ici matin et en cette veille de braderie, c'est le maire de Lille que nous recevons ce matin, Arnaud Deslandes, est avec nous en studio, il répond à nos questions Thomas. Bonjour Arnaud Deslandes.
Bonjour. Vous allez nous expliquer bien sûr comment se prépare cette édition 2026 de la braderie de Lille. Mais avant votre réaction sur le travail qu'a mené la cellule d'investigation de Radio France sur les violences dans le périscolaire, il a beaucoup été question de ce qui s
'est
passé à Paris ces derniers mois à Lille. Ce sont les chiffres que la mairie a communiqués. Il y
a
eu six suspensions lors de l'année scolaire 2025-2026 suite à des signalements. De quoi s'agissait-il de violences verbales, de violences physiques, de violences sexuelles sur des enfants ? On
a six suspensions qui concernent à la fois des violences verbales et physiques et des violences sexuelles. Trois concernent des violences sexuelles. Parmi ces trois cas d'ailleurs, deux ont été classés sans suite par la justice et un est en cours de procédure encore sous l'autorité du parquet. Tout ça pour vous dire que ça fait bien sûr des années pour le coup qu'on y travaille, parce que nous on cherche toujours à avoir l'école publique de la meilleure qualité et la plus sûre et la plus apaisée. Et pour le coup je rends ce qui lui appartient à Martine Aubry, tout ce qu'elle a fait pendant ces années avec Charbonne Brun à ses côtés. Je n'en suis que l'héritier. Mais il
y a
toute une procédure qui est
mise
en place sur ces questions-là depuis longtemps. Dès qu'un cas nous est signalé, on suspend l'animateur concerné, à titre conservatoire comme on dit, c'est-à
-dire
le temps de pouvoir vérifier la véracité des faits qui ont été allégués. On protège ici les enfants et on protège la parole des enfants. On suspend et on signale au parquet, au procureur de la République pour qu'une enquête puisse avoir lieu. Et pendant toute la procédure, on laisse l'agent de côté. On travaille aussi en amont, évidemment, sur des questions de posture aussi à avoir. On ne laisse jamais un animateur, par exemple, seul avec un enfant. Nous vérifions, dès qu'un fait se passe, nous enquêtons pour savoir ce qui s'est passé. Et puis surtout, on vérifie la qualité des animateurs que nous recrutons.
On vérifie auprès du casier judiciaire, on vérifie auprès du fichier des agressions sexuelles qui existent. Et on vérifie de manière régulière au cas où un fait serait intervenu dans l'intervalle et qui ne nous aurait pas été communiqué. Tout ça
pour assurer
la plus grande sécurité pour les enfants, pour les parents aussi, pour les rassurer dans cette
procédure. Et quand les soupçons sont levés, là, par exemple, les deux cas qui ont été classés sans suite, est-ce que les animateurs ensuite sont réintégrés ? Si les soupçons sont levés, évidemment, la suspension est aussi levée. Est-ce que cela vous fait dire qu'il faut renforcer les filtres que vous avez mis en place, que vous nous avez expliqué, effectivement, les entretiens, le fait que l'on vérifie, encore une fois, les antécédents des animateurs qui sont recrutés ? Est-ce qu'il faut renforcer ces filtres ?
On continuera
de travailler sur de la prévention en amont, sur tout ce qui va permettre d'améliorer encore les postures. de travail pour les animateurs concernés. On continuera même à accélérer encore le criblage des identités des animateurs qu'on recrute pour vérifier encore plus souvent les fichiers. Parce que ce qu
'on
veut être sûr, c'est qu'il ne nous manque pas une information à un moment donné. Il faut que le lien, notamment quand il y a une affaire qui concerne X ou Y devant la justice, qui concerne une question de violence sexuelle auprès d'un mineur, puisse être donnée, l'information puisse être donnée à l'employeur, notamment
quand
c'est une collectivité territoriale. Ça, c'est très important. Donc là, on va accélérer aussi cette procédure-là.
Ici Nord, il est 7h48. Nous sommes en direct avec le maire PS de Lille, Arnaud Deslandes.
Arnaud Deslandes, vous êtes avec nous ce matin à la veille d'un nouveau week-end de braderie. Pour vous, ce sera votre deuxième en tant que maire de Lille l'an dernier. Pour votre premier, est-ce qu'il y
a
des choses qui vous ont surpris ? Des choses que vous avez vues ou que vous voulez changer cette année
?
Non, pour le coup, je l'avoue, on reste sur le cadrage pris l'année dernière qui a été largement travaillé. Moi, je le dis ici, je rends hommage à Floriane Gabriels,
qui
est la directrice générale de notre ville et qui est en charge de la braderie.
Madame
Braderie,
elle
est là. Donc, je m'en remets les yeux fermés à sa sagacité et en son sens de l'organisation. Donc, on garde les mêmes grands dispositifs, braderie des enfants, village du réemploi, braderie du vélo à Oisem. Tout ce qui va permettre aussi de pouvoir améliorer la fluidité de la ville. Je sais qu
'on
va en parler. Mais l'organisation générale ne change pas, si ce n'est quelques endroits bradés en plus, notamment la rue des Trois-Molettes.
Ça
m'avait été demandé dans la campagne par les habitants de la rue des Trois-Molettes. Donc, sur un des trottoirs, on autorise désormais la braderie cette année. Vous avez
effectivement annoncé que vous vous laisseriez la possibilité, cette année, de bloquer certaines rues en cas de forte affluence. Par exemple, la rue Esquermoise.
Il y
a trop de monde, que personne n'avance. Vous pourriez filtrer les accès en amont afin de fluidifier le passage le temps que la rue se vide petit à petit ?
Je pense qu'on a tous en tête quelques images de rues totalement congestionnées. Et parfois, on s
'est
tous fait des frayeurs. Il y a deux ans, j'étais au Café Lef, ex-Café Lef, en train de boire une bière. Et j'ai bien vu la rue Rioux complètement bloquée. Donc, tout secteur Rioux et le début du Vieux-Lille, on sera en capacité, avec un système de caméras de vidéosurveillance, de vérifier
les
flux en temps réel et de vérifier la densité en temps réel. Et si, à un moment donné, on se dit que la situation devient critique, on déploie des agents de la ville. Il y a 600 agents de la ville qui sont déployés dans la braderie, qui seront mobilisés avec la police municipale notamment, pour arrêter les flux sur l'une des rues concernées, laisser sortir ceux qui sont aujourd'hui pris dans une forme de bouchons piétons à Rio ou ailleurs. Et puis, on ouvre une fois que le flux est détendu. Mais c'est sûr que, comme on s'est quand même souvent fait peur, on se dit que là, il faut trouver un système qui permette, j'ai appelé ça en accordéon,
c
'est-à
-dire
selon la densité et les flux, de pouvoir agir pour fluidifier l'ensemble. Est-ce qu'il
y a
trop de
monde,
selon vous,
à
la braderie de Lille ? 2,5
millions
de visiteurs, encore une fois, attendus sur deux jours ?
Est
-ce qu'à un moment, on arrive à une densité qui devient
plus gérable ? On n'est pas dans le surtourisme, on n'est pas là du tout. Non, je crois que plus on est nombreux, plus c'est mieux. Après, il faut arriver à organiser ça de manière absolument optimale. Donc, c'est pour ça qu'on améliore un peu chaque année certains dispositifs, d'où le fait qu'on puisse gérer, par exemple, ces rues, qui sont parfois trop congestionnées pour rassurer tout le monde. Donc, 2,5
millions
de personnes qui arrivent à Lille, ils sont les bienvenus et qu'ils sachent qu'ils pourront faire la braderie en toute sécurité et
dans la bonne humeur. Vous l'avez souligné, Arnaud Deslandes, 600 agents de la ville vont travailler tout ce week-end, notamment pour que la ville soit à peu près présentable lundi matin. La mairie de Lille insiste beaucoup sur ce point depuis un certain temps.
Est-ce
que la braderie est plus propre aujourd'hui qu'il y a 10 ans ? Est-ce qu'il a moins de déchets
? Alors, là aussi, je vais rendre hommage à une autre personne,
qui
est Jacques Richir, qui a été l'adjoint en charge pendant des années de l'organisation de la braderie. Oui, il y
a
moins de déchets. On a divisé par 3 les déchets. Aujourd'hui, il
y a
un peu plus de 300 tonnes de déchets qui sont récoltés dans la braderie. Il y
en
avait 1 000 il y a une dizaine d'années. Donc, il y
a
un gros travail qui a été fait. C'est encore trop. La braderie génère encore beaucoup de déchets. Mais on continue à améliorer en mettant plus de poubelles, par exemple, disponibles sur l'espace public.
On peut entourer beaucoup plus les
équipes. On fait tourner régulièrement les équipes de propreté à l'intérieur du périmètre de braderie. C'est d'ailleurs les seuls qui ont des véhicules motorisés dans le périmètre de braderie. On fait en sorte, en tout cas, que ça soit géré au mieux possible. On essaie d'améliorer encore la situation. Et puis, on prend des dispositifs nouveaux. Vous savez, ça a beaucoup fait causer l'année dernière. Nous avons des bancs en moules recyclés, maintenant, dans notre ville. C
'est une
opération
qui
n'est pas renouvelée, parce que mine
de rien, c'est aussi
un dispositif qui utilise beaucoup d'eau. Voilà, qui prend beaucoup d
'eau,
etc. Mais on a quand même réussi à avoir une dizaine de bancs qui sont aujourd'hui déployés, qui sont des bancs, des moules de la
braderie
recyclés. Des bancs qui sont installés, notamment dans l'hôtel de Ville, qui ont beaucoup de succès, puisque nous sommes allés les voir encore cette semaine. La braderie Arnaud-des-Landes, c'est également tous les ans un moment politique, puisqu'on nous annonce cette année Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier, Gabriel Attal, qui sont tous candidats à la présidentielle. Il y aura quelqu'un pour le Parti Socialiste
?
Moi ? Vous êtes candidat aussi
à la présidentielle ? Non, absolument pas.
Vous savez, la braderie, ce n
'est
pas le festival de Cannes. Donc nous,
on
a toujours dit que la braderie,
c
'est d'abord un moment pour les Lillois, les nordistes, les habitants de la région. Et donc au Parti Socialiste, on est là d'abord pour être au contact des Lillois et de ceux qui viendront à la braderie, pour leur parler de nous, de ce qu'on défend, de des idées qu'on a envie de défendre. Tout le monde est bienvenu. Voilà, j'accueille ces candidats à l'élection présidentielle avec bienveillance, naturellement. Mais nous, au Parti Socialiste, ça fait bien des années qu'on a fait le choix de ne pas faire venir de grandes personnalités, si je puis dire, et de rester d'abord dans la proximité avec les Lillois.
Dans
la Voix du Nord,
ce
matin, Olivier Carmel, le maire de l'Homme, annonce qu'il quitte le Parti Socialiste. Il pointe les divisions au sein du PS, explique que selon lui, la primaire est une très mauvaise idée.
Vous
regrettez sa décision ? Il reste associé à votre majorité ? Il reste évidemment
associé à notre majorité. C'est le choix libre d'un homme libre. Ça n'affecte en rien nos relations faites de respect et d'amitié entre Olivier et moi. Ça n'affecte en rien les relations entre la ville de l'homme et la ville de Lille, puisque nous sommes des communes associées. Donc pour le coup,
c
'est tout cela. Et sans impact. Après, ce n'est pas le choix que moi je fais. Je crois que le PS a encore beaucoup à dire. Je pense que les Lillois, comme les Français, attendent beaucoup du PS et de la gauche, en règle générale.
Et
d'ailleurs, on le verra dans les prochaines semaines, dans le cadre de la primaire et dans le cadre de l'élection présidentielle. Donc moi, je fais le choix de rester un militant socialiste et j'en suis fier.
Arnaud Delande, la ville de Lille, a édité pour cette braderie un dépliant en trois langues, français, anglais et néerlandais. Dans votre édito,
vous
dites « La grande braderie de Lille revient pour 34 heures de Chine ». La grande braderie de Lille, personne à Lille n'appelle ça la grande braderie. On dit « la braderie de Lille ». Vous avez écrit ça pour les touristes ? J'ai écrit ça
pas pour les touristes, c
'est
pour distinguer la braderie du début du mois de septembre des autres braderies. Parce que vous savez que la semaine suivante, on se retrouve pour la braderie de Saint-Maurice-Pelvoisin. Donc comme il y a une à deux braderies par quartier et toute l'année, pour distinguer les uns et les autres, il y a la grande braderie de rentrée et puis après, il
y a
la braderie dans chaque quartier.
Qui se dit en néerlandais de « grotte braderie ». J'ai appris ça dans ce dépliant. Ça vous l'apprenez aussi. C'est comme si vous le disiez dans le dépliant, vous l'avez écrit. Merci beaucoup Arnaud Delon d'avoir accès à notre invitation ce matin à la braderie de l'île, ici Nord. Sans fra l'écho bien évidemment, je signale l'émission de Clarence Fabry tout à l'heure et puis tout ce week-end, parce que votre radio est partenaire de l'événement encore cette année.