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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 5 juin 2022 57 minAutoproduit

NUPES : tout est prêt pour gouverner

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est en toute franchise. Bonsoir Jean-Luc Mélenchon, merci d'être avec nous. Vous êtes donc l'homme qui dans une semaine, même de semaines mais dans une semaine, c'est le premier tour, veut donc être élu premier ministre.

Elle semble loin l'élection présidentielle et les victoires de Emmanuel Macron. Vous semblez vouloir la faire un peu oublier ? Oui, vous me dites oui.

Je dis oui, ça paraît loin. Il y a même des gens qui trouvent que ce mandat, ce deuxième mandat est interminable. Pourtant, ça fait qu'un mois.

Euh oui, parce que c ça a été une élection présidentielle qui tranchait rien. Tout le monde le sait. On fait semblant, mais tout le monde sait que ça n'a rien tranché puisqu'il y a plus de gens qui ont voté pour monsieur Macron pour empêcher madame Le Pen d'être euh présidente que pour paradésion à ses idées.

D'ailleurs, encore aujourd'hui, euh on ne sait pratiquement rien de son programme à part la retraite à 65 ans et le travail forcé au RSA. Sinon, on sait pas, on sait pas ce qu'il veut faire vraiment. Et donc il y a pas de passion qui ont entouré le 2è tour.

Et c'est pourquoi quand moi j'ai dit bah le il y a un 3è tour c'est l'élection législative pour qu'elle tranche dans quelle direction le pays va. Ça a été assez bien entendu. Ça a immédiatement alor ça fait aussi un peu sourire parce que j'ai dit Élise et moi premier ministre tout le monde sait que la formule n'est pas la bonne.

Il faut élire une majorité de députés pour que je puisse être le premier ministre et désigné par cette majorité. Voilà. Mais tout le monde a bien reçu le message et j'observe que contrairement à ce que je lis beaucoup, il y a notamment dans nos milieux à nous populaire une assez grande une assez grande implication.

Les gens ont envie d'y aller, ont compris qu'il y avait un enjeu, tant mieux pour la démocratie. Bon, allez, on va rentrer vraiment dans doute dans les détails de tout cela. On a le temps, c'est ça qui est bien.

Mais d'abord, je voulais commencer avec cette actualité, les intempéries qui ont touché le pays. Jean-Luc Mélenchon, un mort, 15 blessés dont deux graves a annoncé ce matin Gérald Arrmanin. Il y a les dégâts nombreux et notamment des récoles qui sont détruites.

Il y a déjà eu un mois de mai historiquement chaud. Euh plus que une réaction, je vais vous demander quelle action. Puisque vous dites "Je voudrais être premier ministre dans quelques jours maintenant, il y a ça.

Dans notre pays, quelle action Bah précisément euh commencer par arrêter euh de réfléchir euh une fois qu'on a le nez dedans, essayer de prendre de la distance. Je veux vous dire très solennellement que ces événements ne seront plus jamais rares. Ils vont être maintenant réguliers.

Le changement climatique est commencé, il est irréversible. La nature du climat dans notre pays peut changer beaucoup. Si le courant qui longe nos côtes, le GSAM continue à ralentir, nous passerons dans nous basculerons dans un autre régime climatique.

En toute hypothèse, les zones de sécheresse vont être de plus en plus grandes en France et nous aurons des épisodes dimanche chaleur suivis de ces catastrophes là. Alors ça dépend des régions. Quand on est à Lyon, on appelle ça un épisode Svenol.

Quand on est sur la côte, on appelle ça un épisode méditerranéen, c'est-à-dire tout d'un coup, il se déverse des trompes d'eau et la Terre qui n'est pas prévue pour en absorber autant d'un coup, la végétation qui n'est pas prête à ça repousse tout et ce sont des fleuves debout et des dévastations. Donc, il y a un plan de long terme. Premièrement, nous devons dorén avant avoir une force à mon avis civile disponible pour être mobilisé chaque fois qu'il le faut pour aller à la rescousse.

Vous voyez bien là, il y a les pompiers, ils sont ils sont débordés quoi. Le nous avons besoin de force qui se mobilisent pour nettoyer et autres pour venir au secours des gens pour rétablir des lignes. Ça c'est première chose.

Deuxième chose, il faut que nous nous occupions du cycle de l'eau d'une manière sérieuse, c'est-à-dire lutter contre les mésages, lutter contre les gaspillages pour que on arrête de contribuer au dérèglement du cycle de l'eau. Ce sont des mesures à la fois les unes sont dans l'urgence, les autres sont dans la durée et puis il faut tenir compte du fait que nos installations doivent maintenant être renforcé. Si on continue à enterrer les lignes électriques au rythme auquel on en est aujourd'hui, il y en a pour 350 ans.

Donc c'est pas sérieux. Il faut s'y mettre plus vite, plus fort et dès maintenant. Euh je termine en vous disant qu'on n'est pas au bout de vos des surprises cet été.

Il va y avoir une autre mauvaise nouvelle, c'est que comme le niveau des des fleuves descend, on ne peut plus refroidir les réacteurs nucléaires qui sont le long de ces fleuves parce que on ne refroidit pas des réacteurs avec de l'eau chaude et donc nous allons avoir encore une crise de la production énergétique. Et voilà Jean-Luc Mélenchon qui va aussi accroître l'inquiétude autour des prix de l'alimentation puisque cela risque d'aggraver encore les les prix dans les supermarchés, dans les rayons pour les consommateurs français. Alors, comme je vous lis, vous le savez Jean-Luc Mélenchon, sur le blocage des prix, vous allez me dire le coût du petit agriculteur, on me le fait souvent, mais quand même, je vais vous poser la question. agricurs don les récoltes ont été détruites ces dernières heures.

Vous qui voulez un blocage des prioms, est-ce que vous ne risquez pas de les mettre un peu plus en difficulté encore eux de leur Non, en aucun cas, ils ne sont concernés par la difficulté des blocages des prix parce que mon projet est que le blocage se fasse sur les marges et notamment les marges de la grande distribution qui a parfaitement compris le problème parce que elle-même s'organise pour en partie comprimer ses marges. Je l'ai vu sur plusieurs quand ça a lieu, il faut le dire hein parce que c'est tant mieux. Et monsieur Leclerc lui-même a dit que c'était la spéculation qui créait ces augmentation de prix.

Alors ça c'est le la distribution, la collecte, la mise en forme. Le paysan lui, pour 1 € qui est dépensé en nourriture, il reçoit 8 centimes. Donc c'est pas lui qui va trinquer.

C'est évidemment bah il faut bien que quelqu'un le paye. Donc ça sera dans la marche. Mais surtout je voudrais vous expliquer ma méthode.

Mon idée que la le premier objectif c'est d'empêcher l'effondrement de la consommation populaire. Vous savez qu'elle a reculé d' point. Vous savez que le le la croissance de notre pays est égale à zéro aujourd'hui.

Je suis pas un amateur de la croissance de tout et n'importe quoi, mais là nous sommes dans la difficulté. Je la considère comme elle est. Si la croissance euh n'a pas lieu, si la consommation réduit, comme ça représente 53 % de la richesse du pays, qu'est-ce qui va se produire ?

L'activité va se contracter, les gens vont perdre leur emploi, les pays vont baisser pendant que les prix vont continuer à monter. Il faut donc mettre un barrage. Moi, je propose d'enfermer les foyers d'augmentation des prix de les Et c'est pour ça que je propose de bloquer les prix, pas tous les prix sur tout, mais là où est le feu, c'est-à-dire sur l'essence et sur les matières premières agricoles.

Sur les matières premières agricoles, on pourrait peut-être parler de des initiatives que la France pourrait prendre. Nous sommes un pays qui est excédentaire et qui produit plus que pour lui-même. Nous ne produisons pas assez pour nous-même dans l'agriculture vivrière, mais dans les les céréales si.

Moi, depuis des mois, je propose deux choses. Un, le président de la République, actuellement président de l'Union européenne, doit demander le blocage du prix de l'essence sur tout le continent européen. Parce que ça, ça obligera les producteurs à pour garder le même chiffre d'affaires à augmenter leur production.

Là, ils viennent de le décider peut-être. L'avez-vous, cela a été dit aux informations de de prochain décidé comment bloqu l'Europe va se couper de 90 % du pétrole russe dès début 2023. Voilà.

Comment on va couper 90 % depuis le début ? Je vous dis coupons. Mais il faut quand même trouver une faut trouver une compensation.

Alors mais du coup vous trouvez qu'elle est disproportionnée cette décision européenne sur je vais faire très attention à tout ce que je dis. Je trouve ça très pagaillou parce que d'abord on met des moiles décidé. Alors si c'était nécessaire pourquoi pas tout de suite.

Bon on continue par petit bout. Deuxièmement il y a pas de parade c'estàdire on fait ça et puis quoi à côté ? Je ne trouve pas normal que les pays de l'OPEP qui sont pratiquement tous alliés aux États-Unis d'Amérique et à l'Europe pourquoi ils ont ils ont décider de remonter la production de leur pétrole mais pas au niveau de celui qui va nous manquer.

Autrement dit, ils organisent siamment le manque de matière première et donc siamment ils organisent l'augmentation des prix. Alors là, ça va trop loin. On nous demande à la fois de sanctionner la Russie, ce qui est juste et en même temps, on ne vient pas nous aider à le faire.

Je trouve qu'il y a là un déséquilibre qui est pas acceptable. J'ajoute que nous français, nous avons intérêt à regarder ce qui se passe dans le Maghreb, où sont beaucoup de de nos familles et avec qui nous vivons au bord du même petit lac qui est la Méditerranée. Le l'Algérie par exemple achète 20 % du blé français.

Moi je dis depuis le début, commençons d'abord par bloquer et réquisitionner les productions en France, pas celle de cette récolte, c'est déjà fait, mais la suivante de manière à pouvoir un avoir ce dont on aura nous besoin, qu'on vienne pas nous dire on l'a vendu ailleurs. Et de le vendre à des prix honnêtes à nos partenaires du Maghreb. En échange de quoi eux pourraient nous vendre du gaz et du pétrole à mon c'était ma question.

Je résume pour nos téléspectateurs, on est passé du pétrole à la guerre des céréales parce que c'est aussi l'un des grands enjeux du moment. Votre réponse depuis des jours, c'est de dire blocage des prix plus réquisition pour protéger les Français de tout ce qui serait en somme spéculation. Mais il y a des pays qui ont besoin de notre blé à nous aussi et notamment des pays comme l'Algérie.

Vous vous proposez une grande conférence. Ma question c'est de dire vous rencontrez l'Algérie demain, vous demandez un deal à l'Algérie, on vous donne du blé si vous nous laissez du gaz et du pétrole, on négocie sur les prix. Comment ça marche ?

Ah nous on donne rien. Pardon. Je vous reprends au vol.

On on échange, on marche, on fait du commerce, du troc. du commerce ou du troc. Non, on perra tout ça en en monnaie.

On va quand même pas échanger des quintaux de blé contre des litres de pétrole. Mais on doit je propose d'abord qu'il a une conférence européenne. Ne faisons pas chacun de notre côté ce qui nous passe par la tête.

Mais il y a urgence. Oui. Oui.

Mais nous déjà les Français on fait les deux choses. Si les autres veulent pas se réunir avec nous, bah tant pis. Mais nous en tout cas, on doit commencer la discussion avec les Tunisiens, les Algériens, les Marocains parce que nous sommes liés à eux de par nos familles, par notre vie.

Puis écoutez, disons les choses comme elles sont. Euh est-ce que c'est notre intérêt que ça soit une pagaille euh totale dans le Maghreb parce qu'il y manque la matière première de la vie de tous les jours ? Non.

Donc euh mieux vaut prévenir que guérir les conséquences d'un tel désastre. Donc on s'adresse au gouvernement, prenons l'exemple de l'Algérie et on lui dirait "Écoutez, vous nous achetez tant tous les ans, le reste de vous le vous preniez aux Ukrainiens et aux Russes. Tout ça est bloqué dans les dans les ports ukrainiens." Alors les Russes hypocritement disent "Bah nous vous pouvez sortir les bateaux, tu parles le port éminé.

Et euh qui va le déminer ? Ça peut-être que l'Ukraine, la Russie ou la Turquie, c'est les accords internationaux. Bon, donc c'est pas prêt de bouger.

Tout ça pour dire que le blé dont tu as besoin le Maghreb, il est pas prêt de sortir de l'Ukraine. Donc nous voyons tout ce qu'on peut mettre à la disposition prioritaire du Maghreb en le lui vendant et en échange, nous leur demandons de nous vendre eux du pétrole et du gaz à des prix qui soient des prix non spéculatifs. Voilà, il me semble que c'est un on peut avoir un bon accord.

Et donc dans les mesures là c'est sur le moyen terme, j'ai envie de dire, à l'échelle du conflit qui va très vite malgré tout, mais dans les mesures d'urgence pour les consommateurs qui nous regarde. Le président de la République, il s'est à nouveau exprimé sur ces mesures de pouvoir d'achat ce weekend. Euh une interview à la presse écrite, vous l'avez vu.

Donc il réaffirme le chèque alimentaire, il le veut simple et versé en une fois et la ristourne de 18 centimes sur les carburants qui sera prolongé en août. Jean-Luc Mélenchon, on est vous vous êtes dans l'état d'esprit d'une victoire qui vous permettrait d'être élu premier ministre. Mais permettez-moi d'évoquer l'hypothèse de l'échec pendant quelques instants.

Vous n'arrivez pas à être premier ministre. Vous êtes dans l'opposition. Vous le votre groupe voterez contre les mesures du gouvernement.

Euh c'est pas comme ça qu'on se posera la question. On se posera la question de savoir ce qui est utile et ce qu'il l'est pas. Le chèque alimentaire par exemple, c'est pas une solution durable mais nous l'avons proposé en mars de l'année dernière et à l'époque LREM en voulait pas.

Bon bah ou ils ont changé d'avis. On n'ira pas voter contre quelque chose qu'on a nous-même proposé. Et c'est pas parce que les autres se réveillent toujours après l'heure que bon voilà.

Alors après euh les autres mesures du gouvernement, elles sont elles sont dérisoires. C'est pas comme ça qu'il faut faire. Euh regardez bien ce qu'il est en train de faire.

Il dit euh vous allez faire votre plein, allez euh je je vous je vous où je vous bloque le prix. La dernière fois qu'il l'a bloqué, ça avait déjà augmenté. Pour le gaz, c'était de 60 %.

Bon, je vous bloque le prix et puis on verra après. Mais qui paye entre ? Ils l'ont dit, monsieur le maire l'a dit.

La différence que vous n'aurez pas payé vous comme consommatrice, c'est le budget de l'État qui va le payer. C'est fort de café. Le trésor public sert à alimenter le trésor public, le trésor privé en passant par vous.

C'est-à-dire moi, je dis "Ah ben allez-y madame, c'est vous qui donnez les sous à Total." Non, c'est Total qui va serrer la ceinture. Total est en train de réaliser le plus grand bénéfice de son histoire.

Vous voulez une taxation exceptionnelle sur les pétroliers, voir plus ses affinités, tous ceux qui auraient profité de la crise, on va jusqu'où et on touche qui ? Quel entre ? voir tous les producteurs.

Mais ce que je trouve extraordinaire, c'est que quand c'est moi qui commence à le proposer, j'ai droit à chaque fois, pas de votre part, mais de toutes sortes de CR d'orfrais. J'ai proposé de bloquer les prix du pétrole et du gaz. Bien cri monsieur Mélenchon, il veut tout réquisitionner et tout.

L'Espagne et le Portugal le font. Qu'est-ce qui se passe ? Même la Commission européenne a dit "Ben, c'est une situation de crise." Voilà, maintenant 3 mois que je dis "Il est temps que les profiteurs de crise mettent la main à la poche et payent une surtaxe, en surimpôt extraordinaire." L'Angleterre qui est quand même pas un pays communiste, monsieur Johnson est un libéral grand, a décidé de surtaxer les producteurs de de de carburant.

Alors écoutez, est-ce que pour une fois on ne peut pas commencer par les choses raisonnables et finir par les sautises si on veut à tout prix ? La chose raisonnable, c'est de dire que quand on est en crise, tout le monde se sert les coudes et donc on met à contribution ce qu'on le plus. Les gens en peuvent plus.

Enfin, il faut quand même s'en rendre compte. Une mesure, en tout cas une demande, en fait, c'est un appel formulé par Améline Montchalin ce matin au grand jury euh RTL le Figaro LCI. Elle appelle tous les Français à ne pas surutiliser, je cite, leur climatisation qui consomme beaucoup d'énergie.

Alors, elle a toutefois tempéré cet appel pour les épates dans les hôpitaux où quand on a une personne fragile à domicile. Pourquoi je vous vois sourire ? Ouais, parce que c'est de la pantalonade à l'état pur.

Pourquoi ? Ouais. Enfin, écoutez, alors parce que il y a eu des pays comme l'Espagne qui ont appelé les populations à baisser de quelques de ter ou mais vous inquiétez pas, les gens ils sont pas fous, ils comprennent bien.

Mais alors, on a à peine fini la phrase que déjà les bêtises commencent. Ah oui, alors il faut baisser la clime. On vous dit pas de combien ni de pourquoi, mais on dit "Ah oui, pas là, mais pas là, mais pas là, mais pas là." Bref, on ne comprend plus rien.

À peine l'ordre est-il donné que le contreordre est donné en même temps. Mais surtout, c'est le caractère vertigineusement court termiste de tout ça. Le gouvernement cette année, les passoirs thermiques, si votre maison est bien isolée, vous êtes au frais quand il fait chaud et au chaud quand il fait froid.

C'est comme ça que ça se passe si c'est bien isolé chez vous. Mais le problème c'est qu'il faudrait 700000 logements par an sortis du statut de passoir thermique. L'année dernière le gouvernement en a fait 2500 et il rapplique là pour dire "Ah misère, il va faire trop chaud." Tout le monde sait qu'il va faire de plus en plus chaud.

Donc la question alors on peut dire aux gens soyez raisonnables, mais il faut aussi leur dire écoutez on prend on prend le problème à bras le corps, on le règle et en particulier nous avons besoin de mettre en route maintenant une production énergétique indépendante avec autre chose que de du nucléaire qui s'arrête chaque fois qu'il fait trop chaud et avec de l'essence qui pollue tout. Donc ça veut dire c'est la mer, c'est les éoliennes offshore, enfin enfin il faut faire quelque chose. Et urgemment urgemment et de manière radicale.

C'est plutôt mon avis. Alors pourquoi je vous pose la question dans ce sens-là Jean-Luc Mélenchon ? Parce qu'en fait Ellisabeth Borne c'était ma manière d'y arriver.

Elle a annoncé cette semaine une loi d'exception pour sur les énergies fossiles pour en sortir. Donc ce serait après celle sur le pouvoir d'achat, ce serait après une concertation mais pour dit-elle une transformation radicale. Est-ce que vous vous en félicitez ?

Est-ce qu'elle est pas en train de vous couper l'herbe sous le pied ? Peut-être bah elle peut toujours, si c'est pour la bonne cause, je veux bien qu'on coupe l'herbe sous le pied et même qu'il l'abroutent tous ensemble, c'est pas un problème. Euh simplement, ils attendent toujours le dernier moment.

Et là, regardez bien, nous venons de parler de pouvoir d'achat. Dites-moi pourquoi un président réélu qu'à un gouvernement qu'il vient de désigner avec des gens qui pour certains sont élus nulle part comme madame Born. Bon, pourquoi n'a-t-il pas pris tout de suite les décisions concernant le pouvoir d'achat ?

Il y a plein de choses qui peuvent se faire par décret. Bloquer les prix, c'est dans le code du commerce. Il y a pas besoin de C'est quoi votre analyse ?

Mon analyse c'est que le le président de la République est tétanisé et ne sait plus quoi faire. Pourquoi ? Mais parce que il est allé au bout d'une d'un système qui marche pas.

Il est libéral. Il pense que quand on met du marché partout, tout va marcher. Ils ont mis du marché partout à l'école, à l'hôpital, rien ne marche.

Tout se déglingue, tout va de mal en pis. On n'est même plus capable ni d'assurer la sécurité sur un stade, ni d'organiser une élection par voie électronique comme c'est le cas avec les Français de l'étranger. L'État en France est en train de se dissoudre alors même que nul part ailleurs, le secteur privé n'est état de prendre la relève.

Et puis d'ailleurs, c'est pas possible. C'est une vue idéologique. Il est arrivé au bout de son idéologie et je vous dis qu'à l'heure à laquelle nous sommes, il ne sait plus quoi faire.

La preuve, c'est son interview quand il dit qu'il va faire un grand débat euh pour l'hôpital alors qu'il y a déjà eu le Séure, alors qu'il y a déjà eu deux fois des grands débats et que il dit qu'il va faire, il appelle ça un conseil national de la refondation, mais tout le monde est stupéfait. On lui dit "Mais monsieur, il y a deux assemblées pour ça et puis vous avez le conseil économique et social." Al pour nos téléspectateurs qui nous rejoindraient, qui n'auraient pas lu cette interview, je précise juste donc le le président qui annonce un conseil national de la refondation, c'est une vaste concertation qui serait décentralisée sur des grands chantiers. et notamment pouvoir d'achat, écologie, institution, retraite.

Alors vous vous avez déjà dit en déplacement en meeting hier, c'est la saison 2 du blabla, mais je voudrais revenir sur les mots précis du président de la République. Il dit "Les gens sont fatigués des réformes qui viennent d'en haut. Paris doit être au service du terrain.

Mais après tout, est-ce que c'est pas vous ce que vous lui demandez d'entendre depuis des années ? Est-ce qu'il est pas en train de faire ce que vous auriez aimé qu'il fasse un peu plus tôt ? Entendre le terrain ?" Mais on on en est plus là.

Avant l'heure, c'est pas l'heure et après l'heure, c'est plus l'heure. Voilà. Ça c'était en amont qu'il fallait le faire.

Lui-même a fait un grand débat. C'était une méthode. On pouvait dire bon bah écoutez situation exceptionnelle, remède exceptionnel.

À l'époque c'était les gilets jaunes. 2 millions de contributions ont été faites. Qu'est-ce qui en est resté ?

Rien. Absolument rien. Tout a été mis en tas dans les archives départementales.

La seule décision qu'il a pris, c'est des mesures de pouvoir d'achat à l'époque et puis la suppression de l'ENAT. Et là, qu'est-ce qu'il annonce aux gens ? qui va recommencer un grand blabla sur l'hôpital et sur l'école.

L'hôpital, on a plus le temps. C'est maintenant on est arrivé au bout. Les gens nous disent 120 services d'urgence vont être fermés.

Qu'est-ce qu'on fait pour rétablir ? Vous voulez pour réquisitionner les hôpitaux pol Mais il faut mettre tout. Écoutez, je suis allé voir des gens à l'hôpital à à Strasbourg et je leur ai dit "Écoutez, la situation je la connais, c'est pas la peine de me la raconter.

Je sais pourquoi on en est arrivé là. Mais dites-moi voir, est-ce que vous avez une petite marge de manœuvre ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire dans le concret de tous les jours ?

Hein ? Il y a pas besoin de faire un grand blabla pour retrouver ça. Euh pour que vous ayez un peu de la respiration, vous puissiez faire mais nous serons obligés de réquisitionner, c'est tout.

Que voulez-vous ? Alors si vous voulez des urgences, tous les gens d'abord du service de la santé ont le droit de partir en vacances mais tout le monde est réquisitionné après les vacances, que ce soit dans le secteur privé ou dans le secteur public parce que sinon ça va s'effondrer. Mais comment on le fait ça très concrètement ?

Mais c'est très concret ce que je vous dis. Qu'est-ce que je vous dis ? Mais comment on le fait ?

Il y a il y a on dit on réquisitionne mais comment on le fait ? Mais nous avons dans la loi tour si vous êtes premier ministre à chaque fois c'est pareil, c'est le grand oral de l'ENAT. Bon, vous vous en foutez, ne me racontez pas d'histoire.

Comment on fait pour bloquer les prix ? Allez-y. Vous vous faites une loi, vous la faites passer.

Et ben voilà, ça commence ça. J'ai dit 10 fois sur les plateaux de télé, c'est un article du code du commerce 410-2. Il y a pas besoin de faire de loi pour réquisitionner les gens parce que vous êtes dans la pagaille et dans la mouise.

Il y a pas besoin de faire des lois. Il y a des décrets. Je m'échauffe sur le sujet parce que euh je trouve incroyable qu'on me demande à moi un degré ce que vous ce que je trouve normal soit dit parenthèse de précision hein.

Non mais oui je viens là pour ça aussi. Ça vous permet de répondre sur la question. C'est pour c'est aussi une manière d'être.

Et lui il est là, il raconte ce qu'il veut, il fait une interview dans laquelle il dit on va se concerter. et il dit lui-même, il y en a pour des mois, mais dans des mois, ça sera la catastrophe. Est-ce que vous dites comme d'autres que c'est une manière de contourner l'Assemblée nationale ?

C'est ça fait partie des critiques là des Alors, c'est clair que nous sommes lui et moi sur le sujet, c'est vrai, en contradiction complète. Moi, je suis pour que l'Assemblée nationale joue le rôle numéro 1 et même pour qu'elle joue un encore plus grand rôle. Si je suis le premier ministre, ce que je peux dire, c'est que les présidents de commission des assemblées, les deux hein et le conseil économique et social, pour une part qui sera la sienne, auront un rôle pratiquement aussi important que les ministres.

C'est-à-dire que l'initiative parlementaire doit continuellement alimenter euh l'ordre du jour des assemblées parce que les parlementaires, c'est ce qu'on a de meilleur pour être le plus près possible du terrain. Comme ça discute beaucoup dans les commissions. Souvent les propositions viennent de l'un, de l'autre, de l'opposition, de la majorité et on peut arriver de cette façon-là à formuler des projets qui ne sont pas consensuels.

Racons pas d'histoire. On tombera jamais tous d'accord dans ce pays. Bon, c'est comme ça, on est comme ça, c'est la démocratie.

Mais il y aura beaucoup de choses qui seront proposées en commun. Donc moi, je veux que l'Assemblée joue le plus grand rôle possible. Et je redis que euh dans tous les pays d'Europe, on désigne le président.

Dans tous les pays d'Europe, il y a un président ou des fois il y a un roi, mais il joue la même fonction. Il désigne celui qui a été ou celle qui a été proposé par la coalition majoritaire. Donc là, celui qui est proposé, c'est moi.

Et par conséquent, comme premier ministre, je ferai ce que je suis en train de vous dire. Je vais on va revenir sur la manière dont les choses pourraient se passer si effectivement vous obtenez la majorité. Mais juste ce ce conseil, il s'arrêterait notamment sur la réforme des retraites si je comprends bien si je suis bien le le président de la République mais il a précisé un calendrier de mise en application.

Comment je dis ? Je vous admire parce que si vous arrivez à bien comprendre comment fonctionne un truc où il vous dit qu'on va discuter largement mais que de toute façon tout est plié en 2023 et que ça sera 65 ans. Euh alors là il il redit pas 65 ans et Ellisabeth Born à quelques jours a dit que c'était pas un totem mais en tout cas ce qu'il dit ses mises en application était été 2023.

Est-ce qu'il en donnant cette date il est en train de faire aussi votre calendrier de vos futurs combats ? Si il gagne mais il va perdre parce que si vous voulez mettez-vous à la place. Bon dans les milieux populaires, non ça ils en ont assez vu, ils peuvent plus entendre parler de lui.

Mais dans les milieux si vous voulez comme on peut dire la classe moyenne, moyenne supérieure, quelle raison a-t-elle de se mobiliser pour un tel homme ? Alors on peut toujours leur faire peur en leur disant avec Mélenchon, c'est l'hiver nucléaire et les sauterelles qui arrivent. Mais ce sont des gens instruits, ils sont capables de comparer, de regarder les programmes.

Bon, le mien est chiffré, le sien ne l'est pas. euh le mien euh a été introduit dans le le la matrice de la Banque de France pour confirmer euh nos chiffres et nos résultats. Le si on ne sait rien.

Donc les gens qui réfléchissent se disent "Bon, c'est le tour du peuple quoi, cette fois-ci, au moins que cet homme, en l'occurrence moi et ses amis, euh nous tirent du péin dans lequel on est. On essaiera." Mais votre programme, il a été particulièrement ciblé et notamment cette semaine, je vais essayer de lister, ce sera pas trop long ni trop douloureux, mais vous me direz ce que vous en pensez.

Euh vous avez eu euh vous savez le rapport de l'Institut montagne qui dit que la facture de votre réforme des retraites approche les 100 milliards d'euros. Depuis ces 70 milliards d'euros euh sur le site, le calcul a été fait. Mais on a vu Olivier, je peux vous interrompre, allez-y.

Bon, il commence par dire 100 milliards en se trempant sur la moitié des chiffres. Puis comme on fait remarquer, parce que nous l'avons fait, pas sur un plateau de télé, il y a pas de débat. Pas parce que leurs économistes acceptent de discuter avec nous, ils veulent pas débattre. pas parce que le gouvernement nous a répondu.

Non, personne ne parle, on échange sur rien. Nous leur avons dit, c'est des gens assez sérieux, l'Institut montagne, ils sont libéraux, c'est pas notre cas, ils évaluent les choses d'une autre manière. On leur a dit "Mais là, vous êtes trompés sur ça, ça." Donc ceux qui étaient en train de fournir les arguments et qui les ont fournis à la majorité présidentielle se sont retrouvés à devoir corriger leurs propres chiffres parce que c'est nous qui leur avons dit "Vous vous êtes trompés, vous n'avez pas fait un vous avez eu l'Institut Montigne et du coup, il y a eu un échange et ils ont refait leur calcul.

C'est comme ça que ça s'est passé." Cette fois-ci, ils arrivent à 72 milliards. Alors, dans les attaques, je reprends quand même.

Olivier Grégoire, nouvelle porte-parole du gouvernement, dit que Jean-Luc Mélenchon, je la cite propose n'importe quoi. François Hollande, toutes les mesures peuvent séparément être défendues, mais additionné M bout à bout, elles aboutissent à une impossibilité. Et puis Geoffre Rouieux, le patron du MDEF, avec qui vous avez échangé pendant la présidentielle, qui avait dit "Vous étiez prêt à gouverner." Ça s'était plutôt bien passé.

Là, il dit "Vous êtes prêt à gouverner mais vous êtes prêt à amener la France dans le chaos." Ça fait beaucoup là. Non, c'est normal, chacun est dans son rôle.

Ceux qui sont pour une politique libérale trouvent ma politique détestable et nous trouvons la leur détestable. Je suis obligé d'observer que monsieur Rou de Bieu avait dit sur le plateau de France 2. Il est prêt à gouverner.

Ça sera pas le chaos comme disent certains. 2 mois après il revient, il dit ça va être le chaos. Il pourrait nous faire la grâce de nous dire pourquoi.

La masse des dépenses que nous prévoyons supplémentaires, c'est 250 milliards d'euros toc. Ça vient sur le grand nombre. Ces 250 milliards d'euros, il donnent à quoi ? salaires, donc des cotisations sociales et de l'achat parce que les gens ne font pas de stock d'action.

Donc ça donne de la taxe et ça donne de l'impôt sur le revenu. À la fin du circuit, ça produit 267 milliards d'euros. C'est pas moi qui l'affirme tout seul.

Quand on met tous mes chiffres dans la matrice de la Banque de France, c'est ça que ça donne à la sortie. C'est donc un circuit qui part de l'idée que le principal moteur doit être la consommation et le bien-être ou populaire, les besoins et pas l'offre. Le but n'est pas de faire baisser sans arrêt le prix des marchandises pour en vendre davantage comme le croient les libéraux parce que ça ne sert à rien.

Et je vais vous en donner une preuve et je mets au défi tous les gens là que vous venez de citer de montrer que je me trompe. Le la somme qui a été donnée aux entreprises comme ils disent c'està-dire à quelques-unes et les plus grosses c'est 150 milliards depuis 10 ans par an. 150 milliards avec les crédits d'impôt ceci les suppressions de cela et ainsi de suite. 140 c'est exactement le déficit du budget de l'État.

Autrement dit, tout l'argent dont on a privé l'État pour le donner à ces gens a donné comme résultat zéro. C'est-à-dire un déficit d'un côté et de l'autre, pas d'investissement, pas d'emploi et des licenciements partout. Alors, admettez qu'à la fin, on finisse par dire on peut peut-être changer de méthode.

Il y a une autre attaque récurrente ces dernières heures vous concernant et venant de la majorité, c'est le procès en autoritarisme. Emmanuel Macron, je le cite à nouveau. J'ai lu le programme de la NUP, le vôtre.

Ils y citent 20 fois le mot taxation, dit-il, 30 fois le mot interdiction. Ce qui donne une idée assez claire de l'esprit du programme et il s'interroge, c'est un projet de liberté sans doute. Ça ne va pas rendre les gens fous ça.

Et puis alors Bruno Lemire y est allé aussi communautariste, communautaire autoritariste, dit-il de vous. Alors non mais attendez là vous faites la liste d'une série d'insultes et je suis censé répondre à quoi ? Sur l'autoritarisme.

Bon l'autoritarisme, je sais pas de quoi on parle. C'est pas moi qui me réunit en conseil de défense secret comme il le fait lui. C'est pas moi qui fait gazer les gens à coup de et et matraquer ceux qui n'ont pas de train à la gare de l'Est.

C'est pas moi qui fait matraquer euh c'est pas moi qui ai éborgné 32 personnes. Alors ça va hein, l'autoritarisme 21 lois déposées par la majorité présidentiel en 5 ans, d'accord, qui réduisent les libertés collectives. Nous avons eu la honte de passer euh dans le classement international dans les pays à la démocratie en certaine.

Alors doucement avec certains arguments. Par contre, il y en a d'autres qui doivent être pris en alors c'était quoi le début ? Communautarisme passons.

Voyez communautarisme, regardez cette manie de montrer du doigt toujours les quartiers populaires. Et puis on le fait de manière vicieuse. On n'ose pas dire qu'est-ce qu'il y a ?

C'est quoi votre problème avec les quartiers populaires hein ? C'est les musulmans. Il faut à chaque fois les montrer du doigt.

C'est pourquoi il dit communautarisme, "Or, il se trouve que les quartiers populaires au premer tour ont beaucoup voté euh pour moi, ça c'est vrai, et au 2e tour, ils ont beaucoup voté pour monsieur Macron pour pas avoir madame Le Pen. Alors au 2e tour, c'est plus du communautarisme. Pourquoi refuser aux gens le fait qu'ils votent pour leur propre dignité ?

Pourquoi réduire les gens à une seule dimension ? Leur adresse ce n'est pas supportable. Alors, vous avez répondu à un certain nombre de critiques.

Je voudrais juste qu'on on s'arrête aussi. Mais la première, c'était quoi ? Elle était pas mal de de Emmanuel Macron.

C'est pas mal finalement. Ben voilà, j'ai lu le programme de la NUP a dit Emmanuel Macron 20 fois le mot taxation, 30 fois le mot interdiction, ce qui donne une idée assez claire de l'esprit du programme. Alors je Ça c'est typique dans libéral hein, quand lui donne la liberté, donne des sous sans demander aucune contrepartie à la grande entreprise qui peut prendre l'argent, le distribuer en dividende et licencier les gens, là c'est de la liberté profitable.

Quand moi je dis nous allons interdire le glyphosate parce qu'il empoisonne les gens, il les empoisonne. D'accord ? L'OMS a dit que c'était cancérigène probablement.

Donc je dis on interdit. Là c'est une interdiction épouvantable mais je pourrais le prendre par l'aut bout. Je demande la liberté de pouvoir manger sans glyphosate.

Je demande la liberté de pouvoir faire pipi sans glyphosate. Et ben, je peux pas parce qu'aujourd'hui 90 % des des rivières sont contaminées par le glyphosate et tous les corps humains le sont. Je ne prends que cet exemple mais je pourrais continuer la liste.

Par exemple, je dis je suis pour l'interdiction du broyage des poussins vivants. Je prends un autre exemple. Alors, on pourrait dire "Ben, je demande juste la liberté des poussins de vivre et de ne pas être broyé." C'est une manière de présenter si vous voulez qu'il cherche à faire peur.

Le président ne sait plus quoi dire et il ne lui reste qu'une chose, faire peur. Jean-Luc Mélenchon, je voudrais qu'on revienne sur ce qui s'est passé le weekend dernier, mais qui a fait tant de bruit depuis le match et ce qui s'est passé autour du Stade de France si vous voulez bien. Vous avez déjà réagi aux excuses, au changement de temps en tout cas de Gérald Armin.

Pas forcément de version, mais ma question en fait, elle est OK. Donc Jean-Luc Mélenchon, vous voulez être premier ministre de ce pays. Il y a les Jeux Olympiques de 2024 qui arrivent.

C'est un enjeu majeur euh pour le pour le pays. OK. Donc ce serait quoi le maintien de l'ordre de Jean-Luc Mélenchon dans le pays, notamment sur des événements comme ceci ?

Alors il faut absolument rompre avec la doctrine euh de d'emploi des forces de police qui est actuellement à l'œuvre. Elle est désastreuse et elle nous conduit à des désastres. Alors par exemple, vous avez eu encore deux incidents, c'est grave, c'est pas des incidents, mais à deux reprises, une des coups de feu qui ont été tirés sur des gens qui refusaient d'obtempérer, c'estàdire qui refusaient de s'arrêter.

Alors c'est c'est condamnable de refuser de s'arrêter mais leur tirer dessus. Depuis quand le refus d'optenter mérite des coups de feu ? Bon euh nous avons vous faites référence à ce qui s'est passé dans le 18e arrondissement ces dernières heures de Paris.

Non non mais c'est juste pour préciser pour téléspectateur continue. Ouais. C'est-à-dire que à chaque fois il y a il y a quelque chose qui se passe.

Bon hier c'était les gens à la gare de l'Est. Il y avait pas de train parce que les arbres sont tombés sur les voir. Enfin des trucs qui arrivent quand il y a un événement aussi important que celui-là.

Normalement ça devrait rouler. Bon qu'est-ce qu'on fait ? Au lieu d'organiser les choses avec calme, modération, allez en avant.

Les gaz lacrima à nouveau. Et donc vous feriez quoi vous pour que il faut maintien de l'ordre quand même, ça vous êtes d'accord ? Donc on fait comment pour trouver l'équilibre ?

Déjà, on commence par arrêter cette politique et on commence par ne pas approuver ni dire c'est très bien quand des bêtises pareilles sont faites. Le président de la République apparaît-il renouveler sa confiance au préfet l'allemand ? Moi, pas moi, je ne renouvellerai pas ma confiance au préfet l'allemand et je demande qu'on en revienne à un maintien de l'ordre à l'ancienne, comme on le faisait en mai 1968 où où il y a eu des événements gigantesques et il y a eu un mort après tout ce dont on se souvient quand on voit les images de l'époque et d'une violence qui était extrêmement sévère.

Donc, il faut une doctrine d'emploi de la force qui est raisonnée, qui est raisonnable, qui est proportionnée. On n'utilise plus les les flashballs, euh les grenades de désencerclement. On ne fait plus des NAS pour enfermer des milliers de gens dans un les bouclés jusqu'à ce qu'il s'énerve tellement qu'on est obligé de leur tirer dessus des lacrimo.

Il faut revenir à une pratique beaucoup plus accompagnatrice des événements que avoir pour unique but. Si ça se passe pas bien, on tape dans le tas. Je ne suis pas d'accord avec cette conception irrespectueuse des citoyens.

Nous ne sommes pas des enfants et on ne nous alors les enfants non plus on doit pas les dresser mais on ne nous dresse pas à coup de lacrimau et à coup de matraque. Les gens entendent les raisonnements. Si les policiers disent passez pas par là, passez par là en général les gens le font.

Vous avez toujours un ou deux énergumainees, on peut les isoler. Non, on n'est pas obligé de monter à chaque fois au paroxisme de la violence. Est-ce que ce qui s'est passé c'est aussi un problème de délinquence ?

Je vous pose la question parce que c'est Mathieu Anotin qui est un maire socialiste de la ville qui a déploré un problème de délinquence. Il a dit "Ce match, il a été attractif et il est devenu le point de rassemblement des délinquants d'Île-de-France qui ont vu la bonne affaire parce que entre guillemets, ça sentait l'argent." Est-ce qu'il y a derrière ça aussi la question de la délinquence qui se pose ?

Enfin bref, c'est de la faute des mêmes, on est d'accord ? La racaille, c'est le maire socialisme. Mais c'est ce qu'il dit.

C'est une honte. C'est une honte qu'il parle comme ça. Tout le monde a vu que ça n'a rien à voir.

Une nouvelle fois, il s'agit de montrer du doigt. Je préviens Mathieu à nota, il y a pas de pacte possible entre nous sur le fait qu'on laisse dire n'importe quoi parce que il serait socialiste. Nous ne sommes pas d'accord avec cette façon de parler des populations.

En tout état de cause, vous avez toujours queles que soient les circonstances, vous avez des gens qui sont là toujours. Mais c'est pas eux qu'ont créé le désordre de de ce stade. C'est quand même incroyable.

C'est une organisation pitoyable. C'est un effondrement du du renseignement. Ce sont les mensonges des dirigeants qu'on prétendu qu'il y avait 40000 personnes qui avaient des faux billets.

On a trouvé que 2500. C'est d'abord une faute d'organisation. Pourquoi aller s'en prendre au lieu de d'essayer de traiter un problème en trouvant la manière de le régler, on va chercher un angle qui le rend encore plus compliqué.

Est-ce que je vais élargir le propos détache un tout petit peu du match, mais est-ce que pour vous le droit à la tranquillité euh doit être placé au sommet des enjeux égaliens ? Je vous pose la question parce que c'est François Ruffin qui a publié un texte sur Facebook, c'était mardi qui dit "être de gauche ce n'est pas fermer les yeux là-dessus. Il a fait un texte comme une forme d'échange avec des membres des citoyens des membres de la population.

Un texte sur le calvaire quotidien vécu dans des barm rodéo, trafic de drogue et cetera. Il dit être de gauche ce n'est pas fermer les yeux là-dessus. Au contraire c'est garantir cette paix à tous les citoyens.

Est-ce que il a est-ce qu'il a raison ? Bien évidemment c'est ce qu'il faut faire. Qui a dit qu'il fallait pas regarder la difficulté ?

Il faut combattre le trafic de drogue. Quand m'avez-vous entendu dire autre chose que ça ? Mais moi, je propose de le faire et de le faire vraiment, de le faire sérieusement et de se débarrasser d'abord d'une partie des trafics qu'on arrivera jamais à contenir parce que la prohibition a fait son échec.

Je parle là de la légalisation du cannabis. Bon, ensuite le les autres trafics de drogue évidemment la priorité c'est de les pourchasser mais on les pourchasse pas dans les cages d'escalier. Les grands tros mondiaux qui font rentrer en France euh des tonnes d'héroïnes et ainsi de suite.

De la même manière, vous avez vu un massacre aux États-Unis d'Amérique, la racine en est la propagation des armes. Et bien en France, il y a 11 millions d'armes qui circulent. Le premier rôle de la police, c'est de récupérer les armes, pas d'aller gazer Pierre-Paul ou Jacques ou de tirer dans la figure des manifestants.

C'est la raison pour laquelle j'ai dit queon dissoudrait des unités comme la BAC ou la brave. Imaginez-vous ce que c'est cette brave. C'est deux hommes qui montent, deux hommes jeunes en pleine en pleine forme qui montent sur une moto et l'un matraque les gens pendant que l'autre conduit.

C'est affreux. Ça ne peut conduire qu'à des erreurs. On les a vu dans le passé.

Tout ça sera dissous et on va mettre autre chose, plus de monde dans la police judiciaire pour courir derrière les trafiquants, pour courir derrière les marchands d'armes, pour courir derrière le trafic des êtres humains et sur le terrain de la police de proximité qui fait maintient l'ordre, qui sont des gardiens de la paix qui interviennent au plus près du terrain et on réhabilite tout ce qu'on a détruit dans ce pays. Alors, c'est la l'assistance judiciaire à la jeunesse, c'est la récupération des mineurs isolés aujourd'hui abandonnés dans les rues et après on s'étonne qui se comporte comme des fauves et ainsi de suite. C'està-dire tout ce maillage social qui nous permet de faire face à une situation de crise qui dure des fois depuis 30 ans sur certains sujets.

Donc on voit bien que la méthode qui a été utilisée jusqu'à présent vaut rien. Donc oui, si on veut affronter les problèmes de la tranquillité publique et de l'insécurité quotidienne, bah il en faut les moyens. Et surtout la pensée, cesser toujours de se dire que la cause est hors de portée.

On agite des peurs contre lesquelles personne ne peut rien. Si on peut, on peut lutter contre le trafic de drogue. Ça existe.

Et donc Jean-Luc Mélenchon, dans une semaine, c'est le premier tour. Vous croyez plus que jamais en vos chances de victoire et de majorité. Mais bon, petit problème, cette semaine dans cette même interview, Emmanuel Macron dit "Moi, je en fait, il laisse entendre qu'il vous le nommerait pas si vous obteniez la la majorité." Vous lui répondez quoi ?

Vous répondez déjà en fait c'est pas dans la Constitution mais ce serait pas raisonnable d'agir comme il le fait. Voilà, on va dire ça comme ça pour Mais si dis s'il désignait quelqu'un d'autre, vous feriez quoi ? Ben, je sais pas qui, s'il a l'intention de désigner par exemple quelqu'un de En marche ou quelqu'un de LR.

Je rappelle que le premier ministre euh fait un vote de confiance en général. Il n'aura donc pas la la confiance dans l'hypothèse que vous évoquez. Oui.

Des députés euh de la NUPS. Donc il l'aura pas. Donc il recommencera, il devra désigner quelqu'un d'autre qui reviendra.

Si c'est pris dans l'ancienne majorité, bah on continuera à voter. Non et il y aura pas. Alors donc je propose qu'on s'évite un épisode de cette nature.

Je propose qu'on en reste à des choses raisonnables. Moi je trouve qu'il a pas été si catégorique que ce qu'on dit mais c'est mon rôle de le dire hein. Il dit aucun parti ne peut imposer un nom.

Non en effet onimpose pas. Mais dans tous les pays du monde le roi ou le le président désigne le chef de la majorité qui est en place. Voilà.

Alors, ils ont trouvé un autre argument qui me fait penser que c'est l'air du grand n'importe quoi en ce moment parce qu'on dit il peut pas parce qu'il a pas été élu député mais pardon mais je viens de faire 55 % dans ma circonscription donc je suis président de la République au premier tour à Marseille hein dans cette circonscription bon j'ai rassemblé 7700000 voix c'est-à-dire autant de voix que tous les députés qui sont aujourd'hui assis dans l'hémicycles. C'est pas sérieux. Alors prenons les choses tranquillement.

Madame Borne n'était pas députée, elle a été nommée premier ministre. Mais elle est candidate. Mais elle est candidate.

Oui, ça c'est Et alors ? C'est après coup. Mais après coup, voilà.

Bien. Mais elle veut pas participer à un débat. Vous le savez ça ?

Ça fait trois fois qu'elle dit oui, trois fois après qu'elle dit non. Elle veut pas être élu, elle veut être nommée, c'est pas pareil. Monsieur Macron a dit "C'est-elle la première ministre ?

C'est elle la candidate, donc elle va voir." Bon bah très bien, elle sera élue. Mais alors, puisque vous y allez par ce chemin, monsieur Castex était-il élu lorsqu'il a été nommé premier ministre ?

Bon, il était maire de Prade, 1700 voix. Bon, est-ce que monsieur Pompidou a été élu député lorsque le général de Gaulle l'a nommé ? Non.

Monsieur Bar ? Non. Alors, qu'est-ce que c'est que cette invention de dernière minute ?

Le président Mitéran n'avait aucun plaisir à nommer Jacques Chirac premier ministre. D'accord. Au camp.

Mais il l'a fait. Pourquoi ? Ben parce que le RPR avait gagné l'élection.

Et de la même manière, monsieur Chirak n'était certainement pas enthousiaste à l'idée de nommer monsieur Jospin premier ministre, mais il l'a quand même fait. et j'ose pas appliquer sa politique a fait les 35 heures et le reste. Bon donc du calme, il faut ça sert à rien de de se payer en plus une crise institutionnelle mais si elle a lieu et que le président veut la déclencher, il donnera l'impression qu'il ne supporte jamais la démocratie.

Je pense ça serait une erreur de sa part. Il a tort. Quel quel premier ministre vous pourriez être Jean-Luc Mélenchon ?

Avec quel gouvernement pour commencer ? Peut-être j'ai lu le JDD aujourd'hui et je même lu sur votre blog Jean-Luc Mélenchon. Tout est prêt pour gouverner.

Donc forcément ça nous inspire. Dans le JDD, un fidèle raconte le weekend dernier, vous avez passé beaucoup de temps au téléphone pour passer en rue la manière dont vous composeriez vos ministères. Vous auriez même parlé de Beril, il faudrait un ministère de la justice sociale fiscale.

Clémentine Autin dit que vous avez en tête une architecture et même un casting. Donc voilà, je vous pose la question. C'est quoi votre éventuel futur gouvernement ?

Alors oui, j'ai en tête, heureusement, je suis quand même un responsable. C'est dans 15 jours. Imaginez-vous que j'explique à tout le monde qu'on va arriver à l'exercice du pouvoir et puis dimanche prochain, je dirais bah attendez maintenant j'ai besoin d'un petit mois pour mettre au poids mes affaires.

Non, j'ai réfléchi. Et vous savez très bien que la règle c'est que on en parle pas quand on réfléchit à ces sujets. Il y a des formes que je veux respecter.

Je les respecterai. Normalement le le premier ministre propose au président une liste pour un gouvernement. Bon ben, on va respecter les formes.

Je vais pas aller annoncer avant. On va faire c, on va faire là. Et puis il y a beaucoup de choses qui doivent être affinées, mises au point.

Il faut que il faut qu'on sente bien dans la manière dont on le constitue, que c'est un gouvernement qui veut dire quelque chose. Je vais vous donner un exemple. La santé.

Bon, moi je ne suis pas ni directeur d'ARS ni directeur d'hôpital. Bon, je sais que je vais arriver avec une crise d'urgence à à traiter. Je pense qu'il faut mettre en responsabilité à la santé des gens qui ont la pratique de l'organisation de la santé, des urgences, de ces choses-là.

Euh de même, nous allons avoir à nouveau cet été le problème des épades euh qui va faire réapparaître que le très chaud, bah ça convient pas non plus au plus ancien. Bref, donc ça c'est des sujets sur lesquels je vais je vais me dire il faut trouver des gens qui sachent le faire et qui connaissent le métier de l'intérieur parce que que voulez-vous ? On est dans une telle situation d'urgence qu'on ne peut pas se permettre d'y mettre des gens qu'on pourrait hein.

Vous pourrez vous nommerz vous. Bon bah au bout d'un mois vous y arriveriez mais on n pas un mois. Non, je dire un mois oui parce qu'on est entouré, il y a une administration, il y a bon mais là on n pas le temps.

Il faut qu'on ait des praticiens. Je pense que ça c'est un exemple de même. Alors après il y a d'autres sujets.

Le ministre des armées ou la ministre des armées, c'est un sujet qui discute avec le président de la République puisque il se trouve que la Constitution lui donne un rôle considérable et aussi au premier ministre. Donc il faut s'entendre. Donc je pense que là bon faut parler et je dois préparer tout ça.

Je prépare et pour que ça marche il faut que ça se fasse sans qu'il y ait trop trop de lumière dessus. Et donc par exemple à Bercy un ministère de la justice fiscale. Je sais pas moi, j'ai lu ça dans le journal, ça m'a intéressé.

Du coup vous lisez vos futures idées éventuellement dans le JDD par des voies détournées et quand Manuel Bompard promet des intitulés de ministère qui mettront en avant des objectifs plutôt que des thématiques vagues. Qu'est-ce qu'il entend par là ? Bah, il répond à un journaliste qui le harcèle et alors donc il répond ce qui lui passe par la tête comme moi aussi en ce moment pour ne pas dire ce qu'on a pas envie de dire.

Mais on a envie de dire des choses, c'est que évidemment qu'un gouvernement de la nouvelle union populaire c'est pas n'importe quel gouvernement. le monde entier va regarder ça. Donc, on a intérêt à savoir comment on s'y prend, quelle image on veut donner de la France, euh quelle image on veut donner aussi au très grand nombre qui va apporter sur nous des espoirs, un espoir immense.

Donc euh il faut que tout ça se voit, se sente. Par et paritaire par la force des choses. Mais moi maintenant, ça fait 20 ans que je travaille à Parité tout le temps, tout le temps, tout le temps, tout le temps.

Le bureau de ceci, le l'organisation de ça, tout ce que j'ai mis en place partout est paritaire et toute la NUP représentée. Est-ce qu'il y a des discussions en cours avec les représentants de la NUC pour composer ce gouvernement et pour essayer de déterminer qui prendra quelle place au sein de ce gouvernement ? À part Ben c'est moi qui voule-vous que ce soit si vous voulez.

Il faut bien comprendre que quand on nomme quelqu'un, on le met en avant, il y a un inconvénient pour certains. Bah c'est pas le vôtre, mais il y a un avantage, c'est que c'est pas à vous de porter la difficulté de la décision parce que figurez-vous que je suis pas certain que mes partenaires et se sentent frustrés à l'idée je vais régler à leur place les problèmes internes qu'ils peuvent avoir. Je dis ça un peu avec le sourire, hein, mais c'est pour qu'on comprenne que tout n'est pas si dramatique que certains le croient.

Alors, avec ce futur éventuel gouvernement, euh vous voulez, je vous cite, un changement spectaculaire, interview qui a été accordée à Alter Éco, un changement spectaculaire. Comment on fait ça Jean-Luc Mélenchon ? Sans braquer ?

La question vous est posée et vous dites il y a le dialogue et il y a la ruse. C'est quoi la ruse quand on est premier ministre ? Je sais pas.

Moi je sais pas pourquoi j'ai dit ça, c'est pour dire qu'on fait attention, qu'on n'est pas obligé d'y aller frontal, qu'on peut amener les gens aux conclusions auxquelles on arrive soi-même en faisant des démonstrations. L'essentiel, qu'est-ce que c'est ? C'est que une fois arrivé, ça change la vie des gens.

Les premières mesures que nous prendrons, c'est des mesures de blocage des prix. C'est l'augmentation du SMIC. Ser votre priorité évidemment, les gens peuvent plus.

Et quelles autres priorités ? Et bah d'abord les priorités sociales que les gens puissent sortir la tête de l'eau. Il faut immédiatement que bah les syndicats et les syndicats patronaux accepte l'idée qu'ils vont devoir se réunir là au mois de juin parce que écoutez-moi bien, ils ont le SMIC a été augmenté par le gouvernement.

D'accord ? Bon moi je vais le réaugmenter. On va le porter à 1500.

Telle qu'elle la situation aujourd'hui 85 % des salaires en bas de l'échelle dans les conventions par branche sont en dessous du SMIC. Vous voyez bien que ça peut pas durer. Donc il faut bien tout ramener au niveau du SMIC.

Mais quand vous avez un SMIC à 1500, vous vous vous commotionnez la grille des salaires parce que il y a des petits cadres qui sont à 1500. Donc on va rétablir des écarts. On n jamais dit que tout le monde allait payer de la même manière.

Ça c'est pas moi qui peut le décider. Le gouvernement ne peut décider que le SMIC. Donc il faut qu'il y ait une conférence salariale obligatoire. pas aura et par branche pour qu'il rediscute de tout ça c'estd les minimums conventionnels tous au SMI de la grille des salaires la remontée pour que tout le monde retrouve son l'avantage de sa sa qualification et troisièmement qu'on discute les cararts maximum puisqu'on y sera alors autant en parler de 1 à 20 ensuite on va parler est-ce que j'ai une idée on donne pas plus de sous distribués en dividende qu'on en donne en augmentation de salaire ça vous va ou pas comme idée si vous l'acceptez On le fait.

Si vous l'acceptez pas, je peux mettre ça dans une loi. Bon, si vous voulez, je veux que tout ça soit réglé. Là, le SMIC, ça va être tout de suite.

De la même manière, le blocage des loyers à la baisse, ça va être tout de suite. Jean-Luc Mélenchon, est-ce que vous dites que vous revendiquez une forme de conflictualité ? C'est avancer dans la conflictualité pour faire avancer les débats, les faire un peu exploser parfois.

Est-ce que vous le revendifiez ça ? Ça dépend des circonstances. Il est évident qu'il y a 10 ans quand ça ronronnait dans la gauche hein euh j'ai dit "Je suis le bruit et la fureur de mon époque." Je voulais dire en ce moment le volcan est en train de gronder.

Vous apercevez de rien. Finalement ça leur a sauté dans les jambes. La conflictualité, c'est aussi vieux que le monde le président euh Macron avance continuellement dans la conflictualité.

Mais moi, je suis pour que à chaque moment, il faut apprécier qu'est-ce qu'il y a dans le l'état d'esprit public. Somme, qu'est-ce qui changerait en vous chez vous dans votre manière de de gérer de parler si vous étiez premier ministre à partager ce pouvoir avec le président de la République ? Est-ce que ce serait la conflictualité notamment entre vous tous les matins et le bras de fer permanent ?

Alors, il y a des intérê Non, mais disons les choses comme elles sont. D'abord, commençons par dire une chose. Si les Français votent pour le programme de l'Union populaire, ils auront ce programme.

Point. C'est la démocratie. Maintenant, il y a des compétences croisées sur l'armée en gros, la défense et les affaires étrangères.

Je dis aussi solennellement que je le peux. La France parlera d'une seule voix. Je ne suis pas pour donner le spectacle d'une bataille rangée entre les dirigeants français.

Est-ce qu'on peut prendre un exemple ? Par exemple, l'envoi d'armes. Catherine Colona, ministre des affaires étrangères, s'est rendu à Kief cette semaine et elle a dit que la France renforcerait l'envoi des armes.

Si vous arriviez aux responsabilité en tant que premier ministre, vous n'arrêteriez pas cette politique de la France vis-à-vis de l'Ukraine. Je discuterai avec le président pour voir quelle est la justification de ses envois. Je suppose qu'il me convaincra et on va discuter de comment on fait.

Ce sont des choses sur lesquelles c'est pas la peine d'aller se répandre parce que ni lui ni moi, de ce point de vue, on est d'accord, lui et moi nous sommes pour la désescalade. Nous ne sommes pas pour l'escalade. Et comme l'a très bien dit le président Sarkozy, dans l'affaire ukrainienne, c'est où la diplomatie ou la guerre totale.

On a tous choisi la diplomatie. Donc on donne des armes. C'est vrai, je le sais.

Il y a là-bas les canons César, c'est le meilleur canon du monde. Donc les armes ils sont déjà. Mais faisons attention à ne pas franchir des seuils qui feraient de nous des béérants.

Je crois pas que le président Macron veuille être belligérant. Alors, vous me permettez, je poursuis du coup la parenthèse. Euh je rebondis là-dessus.

Euh selon Kiev, la France ces dernières heures, Kiev dit ça, la France s'humilie à ne pas vouloir humilier Poutine pour les téléspectateurs. À nouveau, Emmanuel Macron a dit, je pense que Vladimir Poutine est isolé et qu'il s'est enfermé dans l'isolement. Pour autant, le président français appelle à ne pas humilier la Russie et qui n'en demeure pas moins un grand peuple.

En gros, il dit que pour le jour où ce seront les combats, faut être prêt à parler en somme. Kiev a donc répondu : "La France s'humilie à ne pas vouloir humilier Poutine." Qu'est-ce que vous en pensez ?

Qu'est-ce que vous répondriez ? Que les Ukrainiens devraient pas nous parler comme ça euh parce que c'est pas bien. Nous donnons le coup de main. les Français euh la France est mobilisée euh pour la défense de l'Ukraine, elle est mobilisée pour rejeter l'invasion poutinienne.

Elle est d'ailleurs unanime. Il y a pas un seul responsable politique en France qui est dit "Ah, faut voir, bon hein." Non, euh par conséquent, on mérite d'être euh mieux qu'on s'adresse à nous en tenant compte de qui nous sommes et de l'importance que nous avons dans cette affaire.

Le président a-t-il eu raison ou tort ? Bon, je vous laisse juge de l'affaire de de cette formule. Ce qui est la vérité, c'est que il y en a maintenant pour 10 ans ou 15 ans avant que la Russie retrouve une place normale dans les relations internationales.

L'agression poutinienne contre l'Ukraine est un désastre absolu pour la paix en Europe, pour la sécurité mais aussi pour la Russie. Parce que ils ont fait tout ça en disant "Vut pas de l'OTAN nous portes se retrouve avec la Finlande et et un autre deux pays neutres qui veulent adhérer à l'OTAN et toute l'Europe contre eux." Alors, c'est très réussi comme méthode de la part de monsieur Poutine et pour beaucoup de gens, c'est un crève cœur.

Je veux pas vous le cacher, c'est pas du tout l'idée qu'on se faisait des Russes de leur armée, que cette bande de voyou qui saccage tout en Ukraine, qui tue, qui pille, qui viole. C'est pas l'idée qu'on se faisait nous de de l'armée russe. Donc tout ça, ça fait que il y en a pour quelques années avant que on se retrouve dans une situation ordinaire.

Après, il y a quelque chose que je partage, je pense, avec le président Macron, c'est que c'est pas notre rôle non plus d'aller pousser les Russes dans les bras des Chinois pour qu'il y ait un bloc en face de nous, hein. Il vaut mieux que les choses soient un peu plus diffuses parce que nous, français, on n'est pas si nombreux que ça. Mais la grande question, c'est comment on fait ça ?

C'est comment comment on la parcourt cette ligne de crête ? Comment quel est préciser votre question pour à la fois pointer du doigt les Russes leurs actions et cetera et ne pas pousser ne pas pousser la diplomatie mondiale dans une tectonique ? Point numéro 1, il doit dégager de là.

Il doit sortir d'Ukraine, il doit remballer son matériel. Nous devons dans l'intervalle faire très attention. Je redis sur ce plateau, les Français doivent proposer qu'il y ait des casques bleus à toutes les centrales nucléaires qui sont en Ukraine.

Donc, on doit être très vigilant, très intervenant et intervenant y compris auprès de Poutine lui-même, je trouve pas que le président Macron perde son temps à lui téléphoner. Il faut lui parler, lui parler, lui parler. Il a l'air d'avoir une construction psychologique, ce Poutine assez spéciale.

Peut-être que ça ne sert à rien, mais c'est surtout il faut lui faire sentir le rapport de force. Il faut pas qu'il ait un seul jour l'idée qu'il y a une faille entre nous chez nous contre son intervention en Ukraine. Donc il y a ça à faire.

Puis ensuite faut préparer la suite, pas généraliser les conflits notamment avec les Chinois. Nous n'avons aucun intérêt à ce que le ton monte, qu'on recommence à mais oui, qu'on recommence le cirque avec Taiwan euh qui qui intervient à peu près tous les tous les angles de Taïwan est une partie de la Chine. C'est une situation compliquée et surtout remettons-nous aux Chinois pour se débrouiller de cette situation.

N'allons pas nous-même allumer le feu. Moi, je l'ai dit partout où je suis passé. Si quelqu'un a une idée plus intelligente, ben il a qu'à la dire.

Mais la guerre est pas une idée intelligente. Et je dois dire que là en ce moment, l'humanité doit tendre ses forces pour faire face au défi du changement climatique. Pardon, je veux pas être la fleur publique, mais rendez-vous compte que la crise de la sécheresse est en train de dévaster des continents entiers, que des masses humaines considérables vont se mettre en mouvement pour échapper au pire, c'est-à-dire à la mort par famine, par manque d'eau et que maintenant nous devrions nous argbouter pour faire face à ça plutôt que ces guerres et ces franchissements de frontières et ces destructions qui ne font qu'ajouter de la misère à la misère.

Et je suis pas du tout en train de tenir un propos lénifiant. Je pense que c'est l'urgence. Je suis pour une stratégie altère mondialiste.

J'espère en convaincre le président de la République. Si je ne le convains pas en étant premier ministre, mais j'y arriveraiit. Mais supposons que je n'y arrive pas, je demanderai un mandat à l'Assemblée nationale parce que ça sera pas un discours en général, ça sera des choses très précises à faire.

Par exemple, la contribution de la France au tribunal international sur Écoside, par exemple la contribution de la France à un plan mondial sur l'eau, et cetera et cetera et cetera. Ce seront des choses précises, pas euh des grandes dissertations parce que ça, on les fait quand on est au travail théorique euh ou au travail d'agitation politique, mais quand on gouverne, faut faire des choses concrètes. Alors, on a beaucoup posé sur la table éventualité que vous remportiez la majorité et que vous puissiez devenir premier ministre.

Évoquons quand même l'hypothèse inverse. Vous n'avez pas la majorité, vous êtes dans dans l'opposition, vous ne serez donc pas député parce que vous n'êtes pas candidat. Mais malgré tout, comment ça fonctionnerait ?

Est-ce que ça tiendrait en somme la NUP ? parce que c'est quand même une constellation euh de mouvement. Est-ce que si échec si divergent sur certains dossiers, tout n'a pas été acté, vous pensez que la NUP va peut tenir et va tenir ?

Oui. D'ailleurs, moi je c'est pas parce que je ne serai plus député que je vais être inactif. Je vais je suis un homme engagé politiquement.

Alors, quelle action ? Parce que tout le monde vous pose la question, mais là vous vous donnez envie de vous la reposer à nouveau. Mais enfin, qu'est-ce que fait un militant politique ?

Ais-je passé ma vie à être premier ministre ou président de la République ? que je fais pendant toutes ces années. J'ai milité, je me suis engagé, j'ai participé à des causes, j'ai construit un grand mouvement, j'ai réfléchi, j'ai fixé une stratégie.

C'était pas trop mauvais quand même le résultat. Bon, donc je tout ça peut-être que mes amis vont dire "Ah bah continue, je pense qu'ils le feront ben continue à irriguer, je le ferai." Et voilà.

Et nous aurons maintenant ce que je peux vous dire que tout le monde sait parce que nous faisons tous semblants. Les gens qui nous regardent voi bien qu'il y a une sorte de semblant de la scène politique hein. On fait semblant.

On fait semblant de quoi ? De pas savoir que ce pays est en état d'ébullition, que monsieur Macron ne tiendra pas 5 ans sur les bases sur lesquelles il est parti aujourd'hui, c'est-à-dire à mépriser l'opposition, à pas vouloir tenir compte du fait qu'elle peut gagner une élection et avoir pour tout programme la retraite à 65 ans et le travail forcé au RSA. Pardon, j'y insiste, la France est complètement déstabilisée.

La France n'a pas tranché ses grands sujets et croire que ça va se passer comme ça. On va avoir un régime de conseil de défense permanent est une vue de l'esprit. Donc oui, je je me prépare aussi à accompagner des événements que je crois de grande ampleur.

Bon, en tout cas pour la NUP, une Union n'est pas fusion, on est d'accord, notamment à l'Assemblée nation, à l'Assemblée nationale. S'il y a des divergences, on les règle comment ? en votant parce que alors nous euh comme comment les d'abord il y a déjà des divergences, elles existent, on a eu l'honnêteté de les afficher nous.

H euh ça représente bon pas grand-chose, 5 % du total mais je veux pas le minimiser. Il y a des par exemple les communistes veulent continuer à construire des EPR, des centrales nucléaires et tout ça. Bon et ben c'est leur avis.

Le jour où il y aura un débat sur l'énergie, on votera et il y aura une proposition qui sera soit celle des groupes majoritaires, soit celle du gouvernement. Personnellement, je préférais que ce soit celle des groupes et on votera. La France insoumise n'aura pas la main plus que les autres sur ce fonctionnement.

Bah, elle est quand même plus nombreuse donc elle a une un poids sans doute qui sera plus important. Mais c'est pas la logique que je veux appliquer moi. La logique c'est une logique de on discute jusqu'à ce qu'on ait tout bien compris et qu'on sache vraiment si on est en désaccord.

Parce que voyez-vous, sur l'Europe, on nous avait annoncé la catastrophe et c'est certainement un des sujets sur lesquels on a été le plus vite alors dans l'accord parce que on s'est entendu sur du concret. Alors après les socialistes disaient "Nous parlons d'un moratoire sur les traités, nous nous parlons de désobéir." En fait le mot n'a pas d'importance.

Ce qui compte, c'est le fond. C'est que dans cette circonstance les socialistes, les verts, les insoumis disent "C'est le programme qui s'appliquera à point barre." Jean-Luc Mélange sont dernières questions, mais c'est ça aussi la vie politique ces dernières heures.

Marine Le Pen qui a été visée par un G2, Jean-Michel Blanquer par de la crème chantill. C'est deux enseignants qui ont acté ont fait ce geste. Est-ce que vous dites qu'il y a une aggravation de la situation, c'est-à-dire de la violence à l'égard des élus ?

Et si oui, comment on y remédie ? Non, moi je dis alors en plus je me dis c'est les enseignants, je suis d'autant plus surpris. Euh c'est inacceptable les amis.

Non, ça ça peut pas être le mode deux enseignants alors qu'ils faisaient campagne. Ils vont comparaître le 4 juillet. Pardon ?

Ils vont comparaître le 4 juillet. Deux enseignants. Ouais.

Alors euh déjà quand le président de la République a été giflé, j'ai pris position en solidarité avec lui à l'époque hein et et je l'avais fait auparavant avec madame Le Pen qui avait été menacée de mort et là il semble qu'elle ait été qu'on lui ait lancé aussi quelque chose. Je ne suis pas d'accord avec ça et je lui je réexprime ma solidarité. Je ne suis pas d'accord avec le recours à la violence et je vous demande de bien réfléchir aux conséquences de ce que vous faites quand vous faites ça.

D'abord vous donner un exemple qu'on peut régler par la violence ce qui peut se régler. Ça vous coûtait rien de crier des slogans ? Ça coûtait c'était pas plus fatiguant d'avoir un bon mot plutôt que de jeter un œuf ou de ou de la crème ?

Parce que le résultat c'est quoi ? C'est qu'après le moindre responsable politique est obligé d'évoluer, entouré de gens qu'il protestent et moi personne ne me protège et je veux pouvoir vivre dans la sécurité. de la relation au français.

Vous avez eu tort de faire ça et je demande à tout le monde de ne pas recommencer ce genre de choses parce que ça ne nous mène nulle part. Jean-Luc Mélenchon, je me fâche hein Jean-Luc Mélenchon, c'est là-dessus que nous allons nous séparer. En fait, il faut que j'explique, c'est Daniel Con Bendit qui vient d'applaudir, qui va arriver pour le duel.

C'est l'heure pour moi de vous remercier Jean-Luc Mélenchon à une semaine du premier tour des élections législatives d'avoir été notre invité. Merci made. Bonne soirée.