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Discours / meetingAfriquedomtomnews TV· 1 octobre 2026 27 minAutoproduitFond programmatiqueOutre-merÉconomie & entreprises

Première édition de « Choose Outre-Mer » présentée par Naïma Moutchou, ministre des Outre-Mer

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:30Invité politiquePromesse
    « Je lance officiellement après ce discours un fonds à impact pour les Outre-mer. C'est inédit. »
  • 20:58Invité politiqueFait
    « On parle beaucoup de financement public, on parle beaucoup de soutien de l'État, on parle beaucoup de financement par les banques de crédit. Il manque, et on sait, je l'ai dit tout à l'heure, un autre mode de financement, celui du capital. »
  • 22:25Invité politiqueFait
    « Outremer Croissance sera géré par Impact Ventures et couvrira l'ensemble des territoires. Il investira autour de trois grands sujets, les ressources naturelles, l'autonomie et la décarbonation, la transition sociale et l'inclusion. »

Temps de parole

  • Naïma Moutchou99 %

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0:10
Naïma Moutchou

Madame la ministre, monsieur le ministre, mesdames et messieurs, chers collègues, chers amis, c'est vraiment un grand honneur et un symbole très fort d'accueillir à la Banque de France ce 1er sommet Choose Outremer et je remercie à toutes et tous de votre présence et merci d'être d'être là. Comme j'ai souvent pu le dire, les Outremer ne sont pas une périphérie, ils sont une force pour la France. Nous connaissons tous les contraintes auxquelles font face les Outremer dans la réalité, l'éloignement, l'étroitesse de certains marchés, les surcoûts, les fragilités financières, mais aussi les défis de l'emploi et de la formation.

Mais nous connaissons aussi les formidables atouts, les entrepreneurs, les talents, les secteurs d'avenir, les positions géographiques qui sont absolument stratégiques, une capacité d'innovation qui ne demande qu'à être pleinement soutenue. Et c'est toute l'ambition de Choose Outremer, passer d'une logique qui consiste trop souvent à permettre à ces économies de tenir à avoir l'ambition pour bâtir l'économie de l'avenir. Et bâtir l'économie de l'avenir, ça signifie investir, créer des emplois, développer les entreprises, renforcer les compétences et coopérations, favoriser l'innovation et donner confiance à celles et ceux qui veulent investir dans ces territoires.

Développer les Outremer, c'est pas seulement répondre aux nécessités économiques et sociales, c'est investir dans l'avenir de notre pays. Je souhaite donc que cette journée soit placée sous le signe de l'ambition, de la confiance et de la mobilisation. Et que tous les acteurs publics et privés trouvent ici de l'énergie pour mener à bien des projets dans ces territoires. Vous pouvez compter l'engagement quotidien d'hommes et de femmes pour soutenir le développement économique de ce territoire. Madame la ministre, je vous remercie beaucoup d'avoir eu cette formidable idée de Choose Overseas et je vous cède maintenant la parole.

2:15
Non speech

[applaudissements]

2:25
Naïma Moutchou

[toux][raclement de gorge] Monsieur le président, monsieur le directeur général, cher Alexandre Gautier, merci beaucoup.

Et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les dirigeants d'entreprises, investisseurs, entrepreneurs, mesdames et messieurs les représentants du monde économique et financier, mesdames et messieurs les représentants des collectivités territoriales et élus, mesdames et messieurs les préfets, représentants de l'État et des opérateurs de l'État, mesdames et messieurs, avant de commencer, je voudrais avoir une pensée, si vous voulez bien, pour Gabriel Serville, président de la collectivité de Guyane, qui nous a malheureusement quittés hier.

Et comme vous le connaissez, Gabriel Serville était un grand serviteur de la Guyane, un homme engagé, un homme de conviction, profondément attaché d'ailleurs à sa terre guyanaise, à ses habitants et ça se retrouvait [raclement de gorge] tout au long de son engagement public, c'est-à-dire tout au long de sa vie. Je voudrais avoir une pensée et exprimer mon soutien à ses proches, à sa famille, bien sûr, aux agents de la collectivité, aux élus de Guyane, je sais que vous êtes nombreux à être présents aujourd'hui. Bienvenue à Choose Overseas.

Évidemment, je suis très heureuse, même très très heureuse de vous voir réunis aussi nombreux ce matin, tout au long de cette journée, et en particulier dans cette salle, quand j'ai commencé à imaginer Choose Overseas avec une longue Choose France que vous connaissez bien, imaginée par le président de la République avec le succès qu'on lui connaît, quand j'ai imaginé Choose Overseas, c'est exactement ce que je voulais et que je vois là, c'est-à-dire réunir dans la même salle ceux qui font l'économie dans les territoires ultramarins et ceux qui investissent à leurs côtés.

Il y a ici des entrepreneurs qui viennent de tous les territoires, il y a des investisseurs publics et privés, y compris les entreprises étrangères, je les remercie. [raclement de gorge] Il y a bien sûr des élus, il y a des décideurs publics, il y a des acteurs du monde économique, il y a des institutionnels, il y a des banques. Merci infiniment à vous d'être là. Merci bien sûr à Emmanuel Moulin qui interviendra à la clôture de cette journée pour nous accueillir dans cette belle et grande maison de la Banque de France. Depuis que depuis que je suis ministre des Outre-mer, depuis un an maintenant, depuis un peu moins d'un an pour être plus précise, j'ai fait de l'économie une priorité.

Presque une priorité personnelle, parce que c'est ma conviction profonde, c'est par l'économie que nous pouvons créer des perspectives, donner des perspectives aux territoires. Et c'est pleinement dans cette dynamique et dans cette vision qui est portée par le président de la République depuis maintenant 10 ans. Et pour m'en expliquer, avant de parler d'investissement euh en tant que tel, je voudrais repartir d'une autre idée, une idée très simple, c'est la carte, la carte du monde. Pendant longtemps, l'économie nous a presque appris à ne plus regarder les cartes. On a peu à peu, avec le temps, effacé les frontières.

On produit ici, on assemble ailleurs et on peut vendre jusqu'à l'autre bout du monde. Et peu à peu, on a fini par penser que l'endroit où on se trouvait comptait assez peu. Parce que les capitaux, finalement, ils circulent assez vite, assez librement. [raclement de gorge] Aujourd'hui, cette carte est revenue sur toutes les tables. Si vous regardez l'actualité, ces cartes, maintenant, elles sont sur les tables des chefs d'État. Elles sont sur les tables des états-majors. Elles sont sur les tables des chefs d'entreprise. Et pour une raison simple, désormais, on regarde à nouveau où se trouvent les routes maritimes. On regarde où se trouve l'énergie.

On regarde où se trouvent les ressources naturelles dont on aura besoin demain pour notre économie. On regarde aussi où se trouvent les centres de gravité en cas d'accès à l'espace. Et évidemment, ça change tout. Le monde regarde à nouveau sa géographie. Alors, on regarde enfin l'autre. Et quand on la regarde, alors on change de perspective. La France ne s'arrête pas aux frontières de l'Europe et nous aussi, nous le savons bien, la France, elle est aussi dans l'Amazonie, dans la Caraïbe, dans l'Indo-Pacifique. Cette fameuse carte, nous la connaissons. Mais je crois que nous devons aujourd'hui la regarder autrement.

Parce que ce que nous voyons là, ça n'est pas seulement la présence de la France dans le monde. C'est aussi un attribut de la puissance et de plus en plus, mesdames et messieurs, c'est une réalité économique qui s'impose. Regardez ce que le monde recherche aujourd'hui. Une place dans l'Indo-Pacifique, et ben, ça tombe bien, nous y sommes. Un accès autonome, sécurisé à l'espace, c'est pour ? Eh bien, c'est pour nous. Une présence dans les océans, très bien, la France y est aussi, trois océans, pas le choix. Une biodiversité exceptionnelle, la biodiversité française, elle est à 80 % marine. Et dans l'Europe, on a tropical des espèces endémiques qui sont rares, bien sûr.

Autrement dit, une large partie des enjeux économiques de demain se trouvent déjà sur notre carte. [rires] Voilà pourquoi je crois que le moment il est important. Notre géographie peut-être une chance, mais encore faut-il en faire une économie. C'est exactement le sujet des choses d'outre-mer. Et c'est aussi l'ambition que je veux porter avec vous aujourd'hui, donner aux outre-mers une doctrine économique à la hauteur de leur place dans le monde. Je dis bien doctrine économique Alors évidemment, je ne dis pas que tout commence aujourd'hui, évidemment que non.

Il y a des collectivités qui depuis très longtemps ont construit des stratégies, des entreprises qui depuis très longtemps investissent [raclement de gorge] déjà et créent de l'emploi ici. Et l'État qui les accompagne. L'État évidemment est en soutien. Et le président de la République lui-même avait avec Chose de la Réunion, Chose de France à la Réunion en 2019 initié aussi cette voie. Il y a donc déjà beaucoup pour ceux qui ne s'en souviennent pas. Ce que je veux avec vous, c'est désormais aller plus loin et mettre derrière tout ça une direction qui soit très claire. La carte économique des outre-mers a surtout indiqué jusqu'ici des obstacles.

Mais nous les connaissons aussi très bien, singularité, éloignement, les surcoûts. Sur cette carte, je veux aussi désormais qu'on y trace des routes. Des routes pour l'investissement, la route des nouveaux marchés, la route de la création de valeur. Regarder cette carte, la redessiner par ses routes doit nous conduire à penser autrement et donc à agir autrement. Les choses d'outre-mer finalement est pour ça. Vous allez me dire très bien, alors comment est-ce qu'on ? Alors dit que les choses d'outre-mer c'était [raclement de gorge] cette ambition. Et bien on fait par la doctrine économique que je vous propose et qui repose sur quatre axes. Je vais vous les donner et c'est déjà dit.

Le premier axe, vous le connaissez [rires] bien, c'est le financement, 1er axe le financement. Donc la question du financement c'est le sujet permanent et récurrent qui nous revient en ce qui me concerne à chaque à chaque rendez-vous que j'obtiens, chaque déplacement, chacune de mes interpellations, c'est la la question du financement des entreprises. Le [raclement de gorge] financement bien sûr au moment de créer l'entreprise mais pas que, parce que le sujet il vient aussi après. Quand l'entreprise démarre, elle a fonctionné, elle a des clients, et elle elle a envie de se développer. Elle a conquis rien de nouveau marché, elle peut s'agrandir.

Là, vous savez que parfois ça devient difficile. Parce que le crédit ne peut pas tout, il a ses limites. L'equity ne peut pas tout, elle a aussi elle a ses limites. Il faut donc du capital. Et sur ce plan sur ce point, je crois que nous devons aller beaucoup plus loin que dans les Outre-mer. C'est pour ça que je veux profiter de ce moment, de cette 1re édition pour faire une 1re annonce importante. Je lance officiellement après ce discours un fonds à impact pour les Outre-mer. C'est inédit. Un fonds d'investissement dédié à ces territoires dont je veux bien sûr qu'il serve à faire bouger les lignes. L'idée est la suivante, l'État va prendre sa part bien sûr mais il ne sera pas seul.

Nous allons engager de l'argent public pour faire venir davantage de capitaux privés dans les économies ultramarines. C'est ça le principe. On partage un risque mais on partage aussi la confiance. Et on permet à des investisseurs d'aller vers des projets qu'ils n'auraient peut-être pas pas su regarder comme ils pourraient les regarder aujourd'hui. Alors je dis des projets de toute taille, là aussi je ne veux pas qu'on s'y trompe. L'économie ultramarine bien sûr, ce sont des des investissements importants, c'est vrai. Mais ce sont aussi des petites entreprises, très petites entreprises, des PME.

Et un investissement n'a pas toujours besoin d'une dizaine de millions d'euros pour changer la trajectoire d'une entreprise. Parfois, il manque juste un petit coup de pouce, parfois il manque juste un équipement, il manque juste un recrutement à l'export. En deux mots, l'investissement n'a pas de taille minimale pour être utile à un territoire. Et ce fond justement, il devrait aller chercher des projets qui sont solides avec un impact pour un impact, [rires] un impact réel sur le territoire. Et je veux aussi faire bien sûr changer le regard des investisseurs. Parce que personne ne demande à des investisseurs de venir investir par plaisir.

Alors ça ne fonctionne pas, certainement pas par principe non plus. Moi, je demande aux investisseurs de regarder les projets, de regarder les entreprises, de se pencher sur les marchés, de mesurer le risque réellement, pas uniquement par transposition. [raclement de gorge] Et je veux qu'on investisse dans les Outre-mer parce qu'il y a de bons projets et il y en a. [raclement de gorge] Et si les premiers fonctionnent, d'autres viendront, d'autres investisseurs. C'est comme ça qu'on enclenche une dynamique, c'est la vision des la vision des choses, c'est celle que je vous propose. Nous savons bien dans cette salle que le financement ne résoudra pas tout.

J'en viens donc au deuxième axe de la doctrine économique, l'environnement régional. Il y a une autre réalité économique que nous connaissons bien, nos marchés dans les Outre-mer sont de petits marchés. Petits territoires par la taille, ça ne changera pas. En revanche, ce qu'on peut changer, c'est l'horizon de nos entreprises. Une entreprise peut être ultra locale par son ancrage, sans l'être par la taille de son marché potentiel. [raclement de gorge] L'entreprise réunionnaise doit avoir la capacité aussi de regarder dans le bassin indien. Une entreprise antillaise peut aller chercher ses clients plus loin dans la Caraïbe, dans les Amériques.

Une entreprise guyanaise doit pouvoir aussi se pencher sur ce qui se passe en Amérique du Sud. De la même manière, dans les Antilles et dans le Pacifique, on va pouvoir permettre à une entreprise nouvelle calédonienne ou une entreprise française de Wallis et Futuna de s'intéresser à ce qui se passe autour d'elle. Pas parce que la carte est jolie, mais parce qu'il y a des clients. Il y a des clients autour. Qu'est-ce qu'on en ? Et c'est là que Business France va nous aider.

Nous allons renforcer avec Business France notre partenariat en l'inscrivant dans la durée, en signant tout à l'heure une nouvelle convention avec une idée très simple, que je détaillerai tout à l'heure, mais l'idée est là, arrêter de parler simplement d'ouverture régionale et concrètement d'avantager les entreprises avant France leurs marchés. Et là aussi, je veux des résultats. Troisième axe, troisième axe de la doctrine économique, les compétences. Alors sur ce sujet, j'entends assez régulièrement deux phrases qui, comme vous le voyez, sont assez frappantes.

J'entends des chefs d'entreprise qui me disent "Je cherche des salariés et ils ne m'en trouvent pas." Et on me l'a encore dit il y a quelques jours de ça quand j'étais à Saint-Pierre-et-Miquelon. Et en face, j'entends des ultramarins, par exemple en Guyane, qui me disent "J'ai envie de retourner en métropole, mais je ne vois pas d'opportunités." Eh bien, je dis "Eh bien, on va encore à se rencontrer." C'est pour ça que France Travail et l'APEC sont avec nous aujourd'hui et je les en remercie. Il y aura aussi dans cette journée des recrutements ici même tout au long de la journée, ainsi que dans les cinq départements et régions d'outre-mer et je remercie les préfets de leur implication.

Et avec France Travail, nous allons également nous inscrire dans cette dynamique de la durée, puisque nous signerons une convention cadre tout à l'heure pour [raclement de gorge] une durée de 3 ans, pour faire correspondre davantage les besoins des entreprises aux compétences disponibles, pour améliorer la visibilité des offres d'emploi et des offres de formation, parce qu'il y en a, et pour faciliter le retour de ceux qui souhaitent revenir travailler, s'installer dans les Outre-mer. Le 4e et dernier axe de la doctrine économique, le pragmatisme. Nous souhaitons être pragmatiques. Ce sont aussi les grains de sable, tous les grains de sable qui, à la fin, empêchent une entreprise d'investir.

Je vous donne un exemple, vous le connaissez bien, mais en très concret, celui des délais de paiement. Quand une entreprise attend des mois une facture, on est au-delà du problème administratif, ça devient un sujet de trésorerie, on le sait tous, quand on est une entreprise. Ça veut dire que on va devoir reculer un recrutement, reculer un projet, pas faire l'investissement nécessaire dans l'équipement qui aurait pu faire que, et cetera. C'est dangereux, parfois c'est synonyme de faillite aussi pour l'entreprise. [rires] Je veux qu'on avance sur ce sujet des délais de paiement, je m'en suis saisie. Territoire par territoire, nous allons accélérer pour mieux suivre les délais de paiement.

Pour avec les préfets, mobiliser encore les collectivités locales, les comptables publics, pour généraliser les outils qui permettent de fluidifier les règlements de factures, c'est un sujet pour moi incontournable. Et de ce travail, il ne va évidemment pas s'arrêter à la question des délais de paiement, ni s'arrêter à l'issue de cette journée, puisque les Outre-mer ont bien d'autres sujets à régler, sur lesquels avancer, et parce que je souhaite que ce que nous lançons aujourd'hui s'inscrire dans la durée. C'est aussi le sens de la future loi de programmation et d'orientation pour les Outre-mer à laquelle je travaille.

Je veux qu'elle puisse donner de la visibilité, de la stabilité au monde économique, et nous permettre de tenir le cap dans le temps. Je sais que les start-up évidemment [raclement de gorge] roulent les facteurs économiques. Et avant de conclure monsieur, je voudrais vous dire un mot particulier, si vous me permettez, de Mayotte. Après Chibou, il y fallu reconstruire. Il le fallait vite, il le fallait encore et aujourd'hui, je travaille avec beaucoup de détermination pour identifier les les obstacles pour les lever. C'est là aussi pour des résultats concrets pour les Mahorais.

Et parce que je prépare aussi la suite pour Mayotte, avec Bpifrance, nous allons accompagner pendant 2 ans 15 PME mahoraises dans le cadre d'un nouvel accélérateur croissance. Je tenais à le dire parce que nous ne laisserons aucun territoire sur le bord du chemin économique. Mesdames et messieurs, avec cette première édition de Choose Outre-mer, nous avons le moyen de passer d'une économie dont nous connaissons parfaitement les contraintes à une économie dont nous exploitons pleinement les possibilités. Je voudrais terminer là où j'ai commencé, par la carte, par la géographie. Notre carte nous donne une place singulière dans le monde.

[raclement de gorge] Enfin, une place une carte, ça ne suffit pas. Ça ne décide de rien. Tout dépend de ce qu'on en fait. Et c'est finalement toute l'ambition de Choose Outre-mer, servir cette carte, non pas seulement celle de la présence française dans le monde, mais aussi celle de ses ambitions économiques. C'est le chemin que nous ouvrons aujourd'hui avec la doctrine économique que je vous ai présentée, non pas pour promettre, mais pour faire et nos horizons sont immenses. Alors, allons-y. Je vous souhaite une très belle première édition de Choose Outre-mer. Vive les Outre-mer, vive la République et vive la !

18:54
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

19:00
Naïma Moutchou

Merci beaucoup, madame la ministre. Merci infiniment. Rebonjour à tous et bienvenue à tous. Bonjour également au public qui nous suit en direct des Outre-mer ou de l'Hexagone. Merci, madame la ministre, pour avoir représenté votre doctrine ou votre horizon économique lors de vos propos introductifs pour cette 1re édition du Choose Outre-mer consacrée à l'investissement, l'emploi et l'attractivité des Outre-mer. Merci monsieur le président pour votre accueil. On ne pouvait pas trouver meilleur endroit pour parler économie et investissement. Honorée d'être à vos côtés pour cette séquence d'importance.

Mon nom est Marie-Christine Donaghy, je suis la présidente du groupe média Outre-mer 360 et je vous retrouverai tout au long de cette journée pour les temps forts entre les ateliers animés avec mon confrère, monsieur Emmanuel Duteil, directeur de la rédaction de Challenges. Je vais pas vous faire attendre trop longtemps. On va passer tout de suite à l'annonce que vous attendez tous, l'annonce du fonds à impact dédié aux Outre-mer. J'ai fait travailler madame la ministre. Madame la ministre, c'est à vous de nouveau pour cette annonce inédite, des informations inédites, le montant inédit, les personnalités qui font partie de ce fonds. Sous vos applaudissements, s'il vous plaît.

20:10
Non speech

[applaudissements]

20:13
Naïma Moutchou

Mesdames et messieurs, nous revoilà. Veuillez m'excuser. C'est pragmatique. Je vous ai parlé de doctrine économique et je vous ai parlé d'économie dans laquelle on investit. Et bien maintenant, c'est ce qu'on va faire. Je suis très heureuse de lancer officiellement aujourd'hui Outre-mer One. Outre-mer One. 1er fonds d'investissement à impact dédié aux économies ultramarines. Je vais prendre 2 minutes pour vous expliquer pourquoi c'est important. On parle beaucoup de financement public, on parle beaucoup de soutien de l'État, on parle beaucoup de financement par les banques de crédit. Il manque, et on sait, je l'ai dit tout à l'heure, un autre mode de financement, celui du capital.

Du capital pour une entreprise qui veut investir, c'est fondamental. Du capital pour une entreprise qui veut s'agrandir, indispensable. Du capital aussi pour faire évoluer notre territoire, c'est davantage d'emplois. C'est indispensable tout autant. Et puis, surtout, j'aimerais dire un capital qui va accepter de s'engager dans la durée. Cette temporalité est essentielle aussi dans une activité économique qui se développerait rapidement. Et c'est exactement pour ces raisons que nous avons pensé et puis construit Outremer Croissance.

Pour la première fois, nous avons disposé d'un fonds d'investissement spécifique dédié aux Outre-mer et aux projets qui contribuent directement au développement de notre territoire. Pas une subvention, un investissement. Ça veut dire que nous avons cherché des entreprises économiquement et économiquement solides, des projets dans lesquels on investit parce qu'on croit à leur réussite. Et nous y ajoutons une exigence, cette réussite, elle doit aussi produire du résultat sur le territoire. C'est ça le sens du fonds à impact. Donc, chercher à la fois la rentabilité et l'emploi. Outremer, Outremer Croissance sera géré par Impact Ventures et couvrira l'ensemble des territoires.

Il investira autour de trois grands sujets, les ressources naturelles, l'autonomie et la décarbonation, la transition sociale et l'inclusion. Avec derrière toujours les mêmes questions, est-ce qu'il y a des projets économiquement solides et est-ce qu'ils apportent quelque chose au ? J'insistais sur ce que j'ai dit tout à l'heure, ce fonds n'est pas réservé à quelques grands projets, il [raclement de gorge] doit pouvoir aussi intervenir à différents stades, différents moments de la vie d'une entreprise et donc accompagner des projets de taille très différentes. Je l'ai dit, l'investissement n'a pas de taille minimale pour être utile à un territoire.

Alors mesdames et messieurs, nous démarrons cette matinée avec une bonne surprise. [raclement de gorge] Nous avions fixé pour ce fond aurait un cible de 30 millions d'euros dans le first closing comme on dit en bon français dans le dans le premier tour de table. 30 millions d'euros. J'ai plaisir de vous annoncer avant avant même de lancer le fond d'ailleurs que nous sommes si la 30 millions d'euros, nous sommes à 35 millions d'euros du fond Outremer. C'est-à-dire 5 millions d'euros de plus que l'objectif de départ et ça véritablement ça ça c'est un signe de confiance.

Je parlais du premier tour de table donc [raclement de gorge] autour de la table il y a l'État bien sûr et que autour de la table il y aura la Banque des Territoires il y aura sans doute 30 Pierre-René l'Agence Française de Développement cher Christophe Lecourtier il y aura des investisseurs privés, des acteurs ultramarins, une banque, des investisseurs institutionnels. Ça avance. Tout le monde prend sa part, tout le monde partage le risque et tout le monde a intérêt à la réussite des projets. C'est exactement l'alliance que je veux construire. Alors ce fond s'est évidemment pas fait en quelques semaines.

Il a fallu le structurer, il a fallu le consolider, il a fallu réunir les premiers investisseurs. Je veux donc remercier très chaleureusement la Banque des Territoires et Inter-Invest pour tout le travail accompli, pour tout l'engagement et la détermination à faire aboutir ce fond. Je veux remercier ceux qui ont accepté d'être là dès le départ, le groupe Bernard Hayot, la BRED Banque Populaire, EDF à travers sa filiale, le groupe Otam Ché le groupe Otam Ché ainsi que les partenaires d'Innovation Outremer et d'Outremer Network.

Et je voudrais si vous permettez saluer personnellement en les nommant ceux qui ont cru immédiatement à ce projet Nicolas Hazard, Mathieu Orphelin, Thierry Béal, Christophe Lecourtier, Jean-Paul Julia, Rodolphe Hayot, Cécile Guénard, Félix Otam Ché, Jean-Louis Bonnel, Pierre-Yves Hervé et Daniel Gerso. Merci d'avoir accepté de mettre derrière cette partager un engagement concret. Maintenant je vais m'adresser à ceux qui [raclement de gorge] ne sont pas encore autour de la table. Parce que 35 millions évidemment ce n'est pas le plafond de notre ambition pour les Outre-mer. Et Outremer doit créer un mouvement.

Premier investisseur premier projet à nous maintenant d'en d'autres aux assurances aux fonds aux entreprises aux investisseurs institutionnels qui nous écoutent. Je veux dire très simplement de venir regarder là encore regarder les entreprises et ce qu'elles offrent de regarder les modèles économiques et regarder le risque réel. Et quand le projet est bon et bien on va investir. Investissez non pas parce que le projet est ultramarin mais parce qu'il est bon il faut le répéter et parce qu'en plus d'être rentable votre investissement peut produire quelque chose d'utile dans un territoire qui est intéressant.

D'ailleurs je veux dire je rappelle aussi que les Outre-mer sont aux avant-postes de tous les enjeux économiques de demain. C'est cette logique que je veux donc installer et si Outremer réussit je pense qu'il réussira son succès ne se mesurera pas aux 35 millions d'euros réunis il se mesurera à ce qu'il aura déclenché autour de lui aux entreprises financées bien sûr aux autres investisseurs qui auront suivi aux projets qui demandent plus facilement du capital parce que d'autres auront montré le chemin donc à l'emploi qu'il aura créé donc à la dynamique à la richesse et donc il aura contribué à valoriser et à faire grandir ces territoires.

Un fonds oui mais plus que ça un premier signal au marché il y a dans les Outre-mer des entreprises dans lesquelles il faut investir. [raclement de gorge] Alors faisons-le maintenant et je lance donc officiellement Choose Outremer et son fonds d'investissement à un date ou un autre One.

26:57
Non speech

[applaudissements]