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Podcast / conversationLes Écologistes (sur YouTube)· 13 juin 2025 17 minAutoproduitPortrait personnelEurope & internationalInstitutions & élections

DOCUMENTAIRE ANNIVERSAIRE : Marine Tondelier raconte les coulisses de la création du NFP, 1 an après

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:04non_speechFait
    « C'est sur ces chaises que nous étions assis et sur ces tables qui ont été ficelées, l'accord électoral, l'accord programmatique et cetera. »
  • 3:22non_speechFait
    « Nous avons réussi à nous mettre d'accord sur le principe faut savoir qu'en fait très rapidement, il y a eu énormément de journalistes dans cette rue. »
  • 5:08non_speechFait
    « On a discuté longtemps je pense depuis hier soir à peu près. Ça nous a pris beaucoup de temps mais nous l'avons fait. »
  • 7:04non_speechFait
    « Beaucoup beaucoup de jeunes mais pas que. et ça hurle et la jeunesse exige le front populaire. »
  • 10:28non_speechFait
    « François Hollande faisait le journal de 20h, il était genre 19h30 et en fait on savait que beaucoup de choses allaient se jouer dans ce 20h. »
  • 13:27non_speechFait
    « Il y a deux circonscriptions des communistes que on ne trouve plus, on ne comprend pas d'où vient l'erreur. »
  • 14:32non_speechFait
    « Je me réveille en pleine nuit genre un peu déphasé parce qu'on commence à manquer de d'heures de sommeil au compteur. »
  • 15:08non_speechFait
    « Bruno Bernard notre négociateur qui en fait avait la négociation était interrompue et qui était venu dormir quelques heures mais genre par terre. »
  • 15:50non_speechFait
    « On a quand même sauvé la République de Bardella à Matignon et on a fait vivre quelque chose de beau, c'est-à-dire l'espoir à gauche. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Locuteur

Ça va péter et il faut que ça pète. Faites mieux, c'estàdire fait mieux que ma génération qui n'est arrivé à rien. Nous sommes la fille qui se lève aujourd'hui à la gauche. Bonjour à toutes et tous, ici Marine Tondelier pour une petite vidéo sur ce local. Pourquoi ? Parce que ce soir, ce local c'est terminé. Nous déménageons mais ce local, il vous appartient aussi un peu à vous électeurs de gauche, à vous électeur écologiste parce que le NFP, c'est ici que tout a commencé.

Alors pour nos adhérents écolos, pour toutes celles et ceux qui ont suivi voilà sur les chaînes d'actualité en direct les négociations qui s sont passées pour celles et ceux à qui ça rappelle voilà une petite nostalgie de C à gauche fédérée pour gagner ce dont j'espère qu'on commencera bientôt. Petite visite. Voilà on va faire une sorte de secret d'histoire de Stéphane Bern mais en mieux parce que c'est moi qui fait mais coucou Stéphane. Et donc du coup l'idée c'est de vous montrer les coulisses, de vous raconter ce qui s'est passé, dans quelle pièce, les meilleures anecdotes du NFP, c'est maintenant. Et au moins, bah on aura plus local mais on aura encore cette vidéo pour s'en rappeler.

À tout de suite, je vous emmène. Ah ben non, mais venez. Ah bon ? Alors, il y a une voisine qui demande si elle peut visiter le local aussi parce que par curiosité pour voir, c'est plein de cartons, madame, je vous préviens. Ne regardez pas mon code madame car vraiment c'est ultra sécurisé. Il y a que la moitié des adhérents qui ont mon code. Et donc bienvenue au 11 rue des petits hôtels. Madame, je vous en prie. Merci beaucoup. Voilà, donc c'est ici le local où les écologistes, les verts, les Europe écologie verts, appelez-nous comme vous voulez, ça nous ira.

Euh ont travaillé pendant quelques années et donc on déménage la semaine prochaine entre Bastie et Voltaire passage Lisa dans un local que nous avons rénover avec que des choses écologiques mais ça je vous expliquerai dans une autre vidéo. Donc vous êtes ici bah dans le l'endroit où se place plein de réunions des verts d'Île-de-Fance enfin les réunions il y a vraiment beaucoup de monde. Ça se passe ici dans ce hall où il y a voyez beaucoup de matériel et de cartons qui traînent parce qu'on déménage en ce moment. Et donc les négociations du NFP ont eu lieu au bout de ce rez-de-chaussée dans la salle où notre direction des verres aussi notre bureau politique se réunit.

Et donc c'est ici que tout s'est passé. C'est sur ces chaises que nous étions assis et sur ces tables qui ont été ficelées, l'accord électoral, l'accord programmatique et cetera. Donc nous nous étions là les écolos, les insoumis étaient en face, les communistes ici et les socialistes et place publiques ici. Et donc le vous savez le premier jour, on a réussi tant bien que mal parce que tout le monde arrive dans Stock et on a décidé de faire le NFP, bah c'était à cette table sur ses chaises et c'est aussi là qu'on a conclu 4 jours plus tard l'accord électoral.

Comme les discussions euh étaient à Hit clos dans cette salle, et bien c'était euh ici que bah les équipes qui accompagnaient euh les gens qui discutaient, que les salariés qui venaient aussi euh euh apporter de l'aide, que les pizzas aussi étaient euh étaient mangées. C'était la salle un peu voilà de de off. Et vous vous voyez là, c'est les petites petites cabines, ça permettait de passer des coups de téléphone en toute discrétion. Ça permettait aussi parfois à deux personnes qui voulaient se faire un petit point comme il y a pas 50 salles ici de se mettre à deux.

Et ce qui était drôle, c'est comme on voyait du coup, on disit tiens, il y a un tel et un tel dans la cabine, il se passe un truc, il y a un tel et un tel dans l'autre cabine en même temps. Et et donc c'est il y avait voilà ce petit côté un peu un peu drôle de voir qui parlait avec qui mais sans pouvoir savoir de quoi. Et donc ce hall bah il s'est passé des choses fortes et notamment le lundi soir donc le lendemain de la désolution quand tant bien que mal on finit par réussir à à annoncer ensemble par un communiquer comment à se mettre d'accord sur chaque mot et à dire ça y est on peut annoncer dire qu'on l'a fait et ben nous sommes allés dehors et donc ça je vais vous montrer.

On est allé dehors pour ces images que vous avez peut-être en tête où on annonce que oui le nouveau fru populaire on va le faire. Nous l'avons fait, nous avons réussi à nous mettre d'accord sur le principe faut savoir qu'en fait très rapidement, il y a eu énormément de journalistes dans cette rue, énormément de gens aussi qui étaient venus pour aux nouvelles puis qui je pense pour encourager pour porter cette union. Et donc ce qui était compliqué c'est que si vous vouliez genre moi je ne fume pas, c'est très mal fumé mais si quelqu'un voulait fumer, c'était vraiment dans les coins recroquvillés et avec plein plein de questions de journalistes.

Je me rappelle une scène où Clémence Getté était juste là. Je je sors pour prendre l'air, je vois qu'il y a Clémence Getté dans le coin avec ses lunettes de soleil. en train d'essayer juste de prendre 2 minutes de pause et et mais vraiment avec des tas de questions journalistes. Madame Gueté, pourquoi ne réagissez pas ? Racontez-nous où en est-on et et vraiment des moments de pression genre ça fait 3h que vous négociez sur le programme, pourquoi si long ? Bah parce qu'en fait on est cré un programme pour la France donc non ça ne va pas durer juste 3h et fin qu'on se dise qu'on va se mettre 3 jours dessus c'est un sujet suffisamment sérieux pour le nécessiter.

Et comment ça avance maintenant ? Formidablement bien. C'était vraiment un endroit où il s'est passé beaucoup de choses. Voilà. Et donc cet endroit-là, le soir où on fait l'accord, on avait vous savez ces trucs rouges qui sont là-bas. C'est des sortes de banquettes qui sont aussi isolées phoniquement qu'on mettait en U pour pouvoir se parler un peu tranquillement. Et donc je me rappelle qu'il y en avait une qui était posée là et je suis avec Pierre Jouvé et Fabien Rousell. On on ressort de l'annonce bien annoncé le NFP.

On s'assoit là en mode voilà repos du guerrier de quelques minutes avant de repartir discuter et on tourne cette petite vidéo voà en selfie où j'ai dit je suis avec Pierre Jouvé, je suis avec Fabien Rousell et et on fait cette petite vidéo un peu sympa de post annonce du NFP pour montrer qu'on est ensemble et qu'on va le faire. Bonsoir tout le monde en direct du local des Ver avec Pierre Jouet. Salut et Fabien Rousel 5962. Et donc cette petite vidéo avec tous les autres copains de du nouveau Front populaire. C'est ça qu'on dit monsieur Jouet. C'est ça parce que oui nous venons de le faire. On a discuté longtemps je pense depuis hier soir à peu près.

Ça nous a pris beaucoup de temps mais nous l'avons fait. Voilà ce qui s'est passé dans ce rez-de-chaussée. Et maintenant, je vous emmène à l'étage. Alors, voici l'étage du local des verts, le seul étage. Il y a juste ma chambre après tout en haut que je vous montrerai aussi parce qu'il s'est passé des choses. Et donc bon bah là, désolé, vous voyez qu'on est vraiment en train de déménager. Et donc, il reste plus grand-chose. Il y a juste encore l'équipe com déménage en même temps que moi ce soir. Le reste de l'équipe a déménagé la semaine dernière. Et donc bah c'est ici que beaucoup de choses se sont passées. Je vais peut-être commencer par mon bureau.

Et donc voici mon bureau où ce qu'il en reste, vous vous remarquerez, je suis beaucoup moins en avance sur mon déménagement que les autres salariés que je fascite d'avoir fait leur carton. Je vais m'y mettre tout de suite après cette vidéo. Et donc ici bah c'est c'est mon bureau normalement mais c'était aussi la salle de repli des socialistes parce qu'on avait donné bah à chaque délégation une salle où vous pouvez discuter un peu tranquillement parallèlement en négociation se retrouver passer leur coup de fil et cetera et se concerter.

Mais c'est aussi l'endroit où pendant les négociations le premier soir au moment où on lance le nouveau Front populaire vous imaginez bien que le moment où on essaie vraiment de finaliser le communiqué de presse, c'est pas tout à fait simple. Et pourquoi telle signature est dans tel sens ? Pourquoi telle virgule et pourquoi c pourquoi ça ? Et donc à un moment ça traîne, ça traîne et on commence à entendre une clameur dans la rue. J'ai des messages de jeunes écolos qui me disent "Marine, on est à République, il y avait une manife sauvage pour empêcher Bardella Matignon, enfin un truc un peu spontané.

Et les gens ont commencé à dire apparemment on voit la télé, les gens sont chez les verts, les gens sont chez les verts, ils sont en train de discuter et il y a un jeune écolo qui dit "Ah bah oui, moi je suis jeune écolo, je sais où c'est." Et tout le monde dit "Quoi tu sais où c'est ? On y va." Et donc il se trouve que ce jour-là, au moment du début de la soirée, on entend une clameur dans la salle en bas plus en plus forte. Et quand je monte dans mon bureau prendre l'air, je comprends, venez voir, je vais vous montrer. Je comprends, je réalise que de tout là-bas au bout de la rue à là-bas de l'autre côté de la rue, c'est noir de monde. C'est vraiment noir de monde.

Beaucoup beaucoup de jeunes mais pas que. et ça hurle et la jeunesse exige le front populaire et c'est vraiment on se croirait au stade Bart he c'est vraiment des champs très bien organisés et très motivants et donc je me et quand les gens me voient à la fenêtre il ils voient que quelqu'un les voit donc là ça ça part en hurlement et donc je leur dis crier plus fort ça va nous aider à aller plus vite. Et donc déchaînement de de la foule ce soir-là. C'est aussi dans ce bureau que après l'annonce du NFP, quand on a vraiment là déclaré qu'on l'avait fait, on est revenu un peu ici et il y a BFM qui a demandé à faire un duplexe.

Je me rappelle être dans ce bureau-là, c'était à la place de de la collègue qui filme que que le duplexe était organisé. Euh oui, je vous confirme que nous l'avons fait, que nous avons enclenché un nouveau front populaire et je me rappelle des éditorialistes de BFM qui enfin nous on est très fier de ce qu'on vient de faire, les gens sont très contents et là les éditorialistes de PFM dont je sais même pas qui c'est parce que j'ai l'oreillette, je les vois pas et j'entends "Oui, c'est scandaleux n na quand il fait pourquoi ?" Alors que tout le monde normalement est content. On va empêcher de Jordan Bardella Matino.

Je me rappelle à un moment, je dis "Écoutez euh je vais plutôt laisser la la les gens vous répondent. Il y a BFM qui dit que c'est pas bien ce qu'on a fait. Vous en pensez quoi les gens ? Hur régibon ben voilà, je pense que le sondage de la rue marche très bien et je pas sais pas si vous entendez derrière moi mais la jeunesse de Paris, je sais pas si vous nous entendez mais ils sont très très informes. Oui, il y a vraiment un truc on comprend que celles et ceux qui étaient d'accord avec Macron qui pensaient que la désolution une prank de cours commence à être un peu déstabilisé et ça c'est tant mieux. Donc voilà un peu quelques épisodes qui se sont passés dans ce bureau.

Ce que je vais vous montrer aussi c'est le bureau d'à côté. Hop. Hop, on déménage un peu en même temps, c'est pratique. Et donc là, le bureau à côté, c'est là où travaillent bah les membres de du cabinet du du parti. Et donc c'est dans cette salle que à la toute fin on avait mis voilà quelques quelques tables ici pour faire une réunion pour finaliser les discussions programmatiques. Et donc l'équipe programmatique se se met ici et puis à la fin ils appellent les chefs de partie en disant bon il reste plus que deux trois points à tranché, on est le jeudi après-midi et donc on est vraiment sur les points durs ceux que pendant 3 jours on n pas encore réussi à trancher. C'est là que ça se passe.

Et donc comme c'est une petite pièce, vous vous en rendez compte, c'est deux personnes par partie seulement et donc les autres attendent là juste devant sur les marches. Et il faut savoir que ils attendent mais ils font pas qu'attendre. Évidemment, on discute. Ça permet des fois les discussions là permettent parfois de débloquer ce qui se passe à l'intérieur. Des fois, il y a un groupe de deux qui sort de là pour dire "Allez, on va aller bosser sur tel bureau, sur telle phrase, on se la prend à deux et si un tel et un tel sont d'accord, alors ça ira à tout le monde." Et donc c'est c'est vraiment un endroit le jeudi où se concentre beaucoup de choses ici.

Et c'est aussi là qu'on finit par tous rentrer à la fin en disant "Écoutez, je me rappellerai toujours de cette scène. François Hollande faisait le journal de 20h, il était genre 19h30 et en fait on savait que beaucoup de choses allaient se jouer dans ce 20h. Pourquoi ? Parce que s'il avait été dit à François Hollande, écoutez, il devait passer à 20h30, écoutez, ils arrivent toujours pas le NFP. François Holland aurait pu dire "Bon bah oui, je vous l'avais dit, bah du coup, on va faire autre chose. Allez, chacun part de son côté de bon courage." Ce qui aurait été catastrophique vraiment.

Et on sait que si par contre on envoie notre communiqué qui valide oui l'atterrissage du NFP sur un accord programmatique et sur un accord électoral, bah François Hollande n'aura pas trop d'autres choix. On attend de voir un peu comment il va dire, mais on se dit il y a quand même de fortes probabilités qu'il se range au truc en disant bah oui, c'est ça qu'il faut faire. Et donc quand on finit l'accord, en fait on a vraiment une petite urgence à finir à la bonne heure. Donc ça se termine de manière un peu recambolise parce qu'à un moment on dit bon maintenant ceux qui s prend laisser quoi. Ceux qui sont pas d'accord vous êtes pas d'accord. Nous nous nous on est d'accord.

Donc on y va et on se retrouve quelques minutes après devant ce bureau. C'est c'est marrant d'ailleurs qu'il ait pas encore été déménagé parce que c'était vraiment ce bureau à cet endroit-là. Il y a un ordinateur qui est posé là où on avait installé une télé, je sais plus comment on avait fait et on suit en direct le passage au 20h de François Hollande et donc on est là. Je sais qu'il y a Olivier Fort, je crois qu'il y a Manuel Bompard, enfin il y a tous les parties sont représentées. Il y a des salariés aussi de l'équipe qui sont là. Peut-être qu'on vous retrouvera la photo et qu'on vous la mettra.

Et on est comme à la finale de la Coupe du monde mais en train de regarder François Hollande et c'est vrai que c'est c'est hyper bizarre cette scène parce que bah on s'attend on espère que ce qu'on a fait suffira à le convaincre mais on le moment où il annonce que ça y est il va soutenir le NFP, il y a une forme de c'est c'est drôle les regards et tout à ce momentlà sont hyper intéressants. Je me rappellerai toute ma vie. Et puis le bureau, mon bureau que je viens de vous montrer, c'est évidemment là où quelques quelques semaines après, le soir du 7 juillet, on a appris qu'on avait gagné. Faut savoir qu'à 19h30, on savait toujours pas quelle sauce on avait mangé.

On avait le le sentiment de devoir accompli, d'avoir fait tout ce qu'on pouvait, mais c'était quand même très tendu. Même les sondeurs nous envoient des trucs très différents d'une minute à l'autre. et et je me rappelle essayer d'écrire un discours pour 20h10 et c'est finalement à la au moment où j'entends en fait crier dans la rue, bah c'est qu'en fait il est 20h et que les gens viennent d'apprendre que oui, le NFP était en tête. Donc c'est aussi des moments de grande émotion ici parce que c'est là qu'on a pris qu'on avait gagné. Alors je vous raconte une petite anecdote sur en haut. C'était la salle de repli des communistes. Je vous emmène. Attention, c'est bas de plafond.

Donc ici c'est ma chambre. C'est là où je dors quand je finis par exemple tard un soir et que j'ai une matinale le lendemain. Donc je peux pas faire l'aller-retour chez moi dans le P Calé à Baumont. Vous voyez bon ça n'a rien de d'entatoire mais c'était aussi la pièce que l'on avait prêté aux communistes pour qu'ils ait leur salle de repris. Cit quand même bien traité les communistes. Ils avaient un petit fauteuil et tout et et donc il y a une scène mythique qui s'est jouée ici. C'est quand on finit l'accord législatif tout est fini et en fait vous savez il y avait 577 circonscription. Donc vous avez le papier, c'est quand même dur quand vous recomptez.

Il y a pu avoir quelques erreurs de tableau Excel et les communistes sont dans cette pièce et comptent et n'en retrouvent plus que 48 alors vous en avez 50. Donc il y a deux circonscriptions des communistes que on ne trouve plus, on ne comprend pas d'où vient l'erreur et donc il collent, il recollent et puis il y a Pierre Jouvé, des socialistes qui arrivent et puis il y a Yannick Jadeau des écologues qui arrivent aussi. Il y a une scène mythique qui se joue ici de la recherche des circonscriptions manquantes du Parti communiste que rassurez-vous on a retrouvé et tout ça s'est joué de manière un peu cocasse dans cette pièce.

Et donc voilà, vous avez vu ma chambre et le dernier truc peut-être que je peux vous raconter qui a vraiment été ma frayeur du NFP, c'est que bon, vous savez, on dormait pas beaucoup pendant ces négociations, donc au bout de deux 3 jours, on va se dire, ça commence à tirer. Et donc on se protégeait aussi les uns les autres en se relayant, en disant "Allez, toi tu vas dormir 2h et puis à 4h du matin, tu prends le relais." Enfin bref, on essayait un peu de faire des rotations. Et donc Bruno Bernard, président de la métropole de Lyon me dit à un moment euh c'est enfin là de toute façon, on est en négociation, ça va durer une partie de la nuit.

Je pense que tu faut que tu ailles te coucher et s'il y a un problème on te réveille mais sinon rendez-vous à 6h du matin. Et donc moi évidemment j'ai une insomnie un moment parce que tout ça continue à tourner puis il y avait peut-être pas de problème dans le groupe de discussion sur les circusion mais peut-être qu' allait en avoir un sur le l'accord programmatique.

on prenait des nouvelles souvent les uns des autres et donc je me réveille en pleine nuit genre un peu déphasé parce qu'on commence à manquer de d'heures de sommeil au compteur et je descends de ma chambre un peu dans le noir pour aller voir dans la salle en bas sur le programme ce qui se passe et j'arrive ici donc c'est l'obscurité la plus totale et je vois une masse un corps par terre là et je me dis ça y est soit il y a eu un assassinat mais cette piste est quand même peu probable mais je me dis a peut-être quelqu'un qui à force de pas dormir a fait un malaise quoi. J'ai vraiment la peur de ma vie. Je crois que je je viens de retrouver quelqu'un mort ou dans le coma ou je ne sais quoi.

J'ai la peur de ma vie en pleine nuit. J'allume la lumière en hurlant et en fait c'était Bruno Bernard notre négociateur qui en fait avait la négociation était interrompue et qui était venu dormir quelques heures mais genre par terre. Peur de ma vie. Bon l'avantage c'est que du coup comme j'ai un matelas de secours en haut, j'ai pu lui installer un petit matelas et une couverture que je c'est marrant la couette est encore là n'a pas encore été déménagée. Soit on la met au musée du NFP soit je sais pas ce qu'on va en faire. Mais donc voilà. Il y a eu un lit de camp ici. Je crois que j'ai vu le matel d'ailleurs. Je vais vous le montrer. J'ai pas vu ce matelas hier. Et ben voilà le matelas.

Et là nous avons encore toutes les pièces à conviction de cette anecdote crostillante du nouveau fond populaire. Voilà, vous avez une petite visite privée de ce local. On a essayé de faire cours, on aurait pu vous raconter voilà des heures et des heures d'anecdotes. Je pense que toutes celles et ceux qui ont vécu de près ou de loin ces négociation en ont plein d'autres à raconter. Et donc voilà, moi les le vœu que je fais c'est que ben on est très très fier de ce qu'on a fait cet été. Ça n'a pas suffi mais on a quand même sauvé la République de Bardella à Matignon et on a fait vivre quelque chose de beau, c'est-à-dire l'espoir à gauche, c'est les écologistes.

On l'a fait pour vous, on l'a fait avec vous, on l'a fait grâce à vous et mon vœux le plus cher, c'est qu'on puisse le refaire bientôt. Alors, je vous dis à très vite.

16:21
Non speech

[Musique]