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Discours / meetingValérie Pécresse· 19 octobre 2020 12 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSantéSolidarités & famille

« Il faut que l'État lâche prise ! » | Décentralisation

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Valérie PécressePromesse
    « il faudrait conférer aux régions des compétences propres en matière de santé et placer les ars sous l'autorité des présidents de région »
  • 10:00Valérie PécresseFait
    « il faut mettre un terme aux chevauchements de nos deux administrations à tous et guichet et ses financements croisés »
  • 12:00Valérie PécresseChiffre
    « seulement 4 expérimentation en 20 ans »
  • 14:00Valérie PécressePromesse
    « il faut que l'état lâche prise et nous mêmes les régions nous devons continuer à pratiquer lippert décentralisation »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Valérie Pécresse

monsieur le premier ministre cheikh jean castex madame la présidente de la banque centrale chère christine je salue les présidents de l'association des maires de france françois baroin de l'assemblée des départements de france dominique bussereau et je voudrais te dire cher renault monsieur le président que je suis vraiment très heureuse que tu ai choisi de maintenir notre congrès aujourd'hui parce que je pense que c'est un congrès important qui va donner le ton le ton de ce nouveau pacte que nous voulons pour la relance mes chers collègues mes chers amis nous arrivons au terme de ce congrès qui aura marqué notre volonté et notre unité je lance un chaleureux merci à vous toutes et à vous tous les circonstances n'étaient pas favorables mais vous n'avez pas manqué à notre appel merci monsieur le premier ministre sheikh gens de nous avoir rejoints pour entendre la voix des régions de france je connais votre très sincère attachement à notre démocratie locale je salue et je crois pouvoir parler au nom de tous le changement de ton du gouvernement à l'égard des collectivités territoriales il vous dois beaucoup vous nous tendez la main et nous sommes prêt à la saisir car en ces temps troublés aucun de nous n'a le coeur ou chicaneries politicienne et d'ailleurs si vous me le permettez ce n'est pas le gouvernement qui nous tend la main mais nous les régions qui lui tenant la main depuis des mois et des mois pour aider la france au regard des enjeux qui sont devant nous il est évident que le pouvoir central est dans l'incapacité de livrer seul le combat contre l'épidémie et le combat pour la reprise sans relais locaux le gouvernement irait dans le mur nos régions nous l'avons dit tout au long de cette journée ne sont pas les adversaires du gouvernement elles ne sont pas des contre pouvoirs notre république est une et indivisible bhl nous y sommes tous profondément attachés mais l'unité ne signifie pas l'uniformité et indivisibilité ne signifie pas verticalité sept salles réunit des élus de tous bords politiques mais nos échanges d'aujourd'hui conduisent au même diagnostic la décentralisation va mal elle est inachevé sur le terrain nous constatons des blocages avec l'état nous endurons la suspicion de ses services nous vivons quotidiennement la confusion des compétences nous étouffons sous les normes nous avons le net sentiment d'être traités en auxiliaires et non en vrai partenaire la formule est de renaud muselier nous n'avons pas vocation à être je le cite les sous traitants de l'état ni son tiroir-caisse votre projet de loi à venir et nous espérons qu'il viendra vraiment a retenu le triptyque d3d décentralisation différenciation des concentrations mais il faudrait d'abord commencer par un grand c'est celui de la confiance au terme de ce congrès nous avons des messages à vous faire passer ainsi qu'au président de la république d'abord un message sur l'urgence sanitaire en mars dernier toute la france fut uniformément confiné était ce la meilleure des réponses je ne suis pas sûr mais ce dont je suis certaine c'est qu'il ne faut pas craindre de régionaliser la bataille contre le covin vous savez bien monsieur le premier ministre que sur la question des masques nous avons été plus agile que le gouvernement dans un délai très court nous avons réussi à mettre en place des chaînes logistiques d'approvisionnement à cause de la limitation des vols la région ile-de-france a même décidé de devenir autonome et affrété ses propres avions entre nos commandes de masques et les livraisons à paris tout était réglé en quatre jours et plus de 34 millions de masques ont été diffusées sur le territoire francilien sur la question des tests l' approche locale s'est également souvent rêver les plus pertinentes et puis régionaliser la réponse aux qu'ovide c'est éviter le choc des comparaisons ce choc du clasico paris marseille si la région sud avait été mieux associer peut-être aurions-nous pu évité ce psychodrame et puis allant au bout de la logique il faudrait conférer aux régions des compétences propres en matière de santé et placer les ars sous l'autorité des présidents de région car nous pouvons mieux que d'autres établir un dialogue fructueux avec tous les acteurs les hôpitaux publics les cliniques les laboratoires les universités nous gagnerions en cohérence et en fluidité d'action faites nous confiance appuyez-vous sur les régions pas à moitié pas à la marge pas par un coup de téléphone pour nous annoncer ce que l'état a décidé nous sommes proches du terrain et contrairement à ce que j'entends parfois nous sommes capables d'assumer des décisions difficiles et je crois que je l' ai personnellement prouver lorsqu'au moment du des confirmands j'ai proposé au gouvernement une attestation de l'employeur pour que les franciliens retourne dans les transports en commun parlons maintenant de l'urgence économique et social le plan de relance du gouvernement apparaît ambitieux dans ses objectifs et ses montants mais encore faudra t'il réussir à le concrétiser rapidement et à bien le dépenser nos régions connaissent leur entreprise et les forces vives de leur territoire ou mieux que quiconque il n'y aura pas de redressement économique pas de relocalisation pas de circuit court pas de made in france sans nous au delà du comité de suivi il faudrait régionaliser le plan de relance nous souhaitons le co piloté nous souhaitons l'amplifier avec la nouvelle génération des contrats de plan et les fonds européens dont nous avons la responsabilité et pour que tout cela fonctionne plus fort et plus vite encore j'invite le gouvernement à muscler les pouvoirs de nos régions sur l'emploi sur la formation professionnelle régionale izon pôle emploi ainsi que toutes les missions locales et les maisons de l'emploi donnez-nous l'intégralité de la compétence sur la formation professionnelle avec les partenaires sociaux dans l'enseignement professionnelle l'enseignement supérieur les formations sanitaires et sociales laissez-nous construire des vrais parcours de réussite pour nos étudiants nous ne voulons pas d'une génération sacrifiée qu'ovide cd nous l'intégralité des aides économiques aux entreprises sur ce sujet nous sommes en permanence en doublon l'état duplique ce que nous faisons il faut mettre un terme aux chevauchements de nos deux administrations à tous et guichet et ses financements croisés rénovation des cités création de quartiers écologiques et innovant métamorphose de bureaux vides en logements sur l'aménagement du territoire aussi nous pourrions assumer la responsabilité d'opération d'intérêt régional dans lesquels toutes les procédures seraient accélérées afin de lancer les projets plus rapidement régionaliser l'anru comme l'a proposé jean louis borloo dans son rapport aujourd'hui les ambitions et les opérations sont enlisés et les ghettos sont encore là sur l'écologie pourquoi ne pas régionaliser l'ademe pourquoi ne pas nous donner la main y compris pour agir au nom de l'état pourquoi pas et puis je vais plus loin encore plus loin encore pourquoi les régions ne serait-elle pas pleinement maîtresses de leurs dépenses pourquoi leur imposer le blanc-seing du dr philippe directeur régional des finances publiques comme le professeur rend ses notes aux élèves faut-il encore en 2020 demandé l'autorisation de l'état comme nous avons dû le faire pour activer nos fonds résilience que de temps perdu pour le versement de nos z pourtant si attendu par les entreprises en difficulté c'est usant pour nous mais c'est surtout désespérant pour nos compatriotes bref il faudrait nous donner les moyens d'être plus percutant plus percutant mais aussi plus libres dans notre capacité d'innovation christine lagarde a beaucoup insisté sur cette notion d'innovation au coeur de la relance toutes les régions ne se ressemblent pas tout ne devraient pas être soumises aux mêmes normes le gouvernement évoque un droit à la différenciation oui commençons par déverrouiller le droit à l'expérimentation prévue par notre constitution droit aujourd'hui impraticable dans ces conditions sont strictes seulement 4 expérimentation en 20 ans mais soyons encore plus audacieux autorisons les régions a dérogé à des décrets régissant l'exercice de leurs compétences de façon raisonnable et cadres et bien sûr avec un feu vert de l'état si nécessaire mais il existe bien un droit de dérogation reconnu au préfet si l'état et libres de s'affranchir de ces normes pourquoi les régions n'aurait-elle pas aussi cette liberté plus de pouvoirs aux régions cela signifie en contrepartie et nous y sommes prêts plus de responsabilités je suis sûr que tous ici nous sommes prêts à accepter des indicateurs de performance prêt à assumer les choix et les actes de nos collectivités monsieur le premier ministre il faut que l'état nous laisse faire en proximité ce que nous ferons beaucoup plus vite que lui le temps est un facteur clé de la relance et vous le savez la vitesse est clé il faut que l'état lâche prise et nous mêmes les régions nous devons continuer à pratiquer lippert décentralisation lippert décentralisation au niveau régional c'est faire confiance au terrain départemental communal associatif et c'est ça que nous faisons au quotidien alors voilà quelques propositions elle se mêle à toutes celles que vous avez mesdames et messieurs chers collègues émises durant cette journée ceux qui persistent à traiter la décentralisation comme une question technique font fausse route plus les années passent plus la france est tous sous ces blocages après la crise des gilet jaune celle de l'aco vide peut être l'électrochoc qui nous forcera à imaginer la france autrement une france plus participative plus charnel plus imaginative une france au sein de laquelle les énergies locales participent au contrat national ce contrat qu'il faut réécrire de toute urgence parce que l'état et les collectivités locales sont au coeur du modèle français ces deux concerts qu'ils doivent se réinventer et se réformer l'essoufflement de la république la désillusion civique la soif de respect qui tenaille nos compatriotes tout cela converge vers la nécessité d'un renouveau de nos politiques et de nos pratiques plus encore tout cela appelle un projet de société un projet au sein duquel la décentralisation sera l'une des clés d'une société libérée maintenant le gouvernement ne doit pas seulement nous écouter il doit agir il doit agir avec nous parce que nous sommes les acteurs du territoire français nous sommes les porte-parole de ces habitants qu'il nous faut protéger et aider à se relever ensemble je vous remercie [Applaudissements]