đŽ Incendies, budget et campagne prĂ©sidentielle : Manuel Bompard, invitĂ© de BFM TV !
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8h35 sur BFM TV. Bonjour Ă toutes et Ă tous. Bonjour Manuel Bonpard.
Merci d'avoir acceptĂ© notre invitation pour votre rentrĂ©e politique. Vous ĂȘtes dĂ©putĂ© des Bouches du RĂŽne, coordinateur national de la France insoumise. On Ă©voquera bien sĂ»r la rentrĂ©e politique de votre mouvement cette semaine, celle de votre candidat aussi Jean-Luc MĂ©lenchon.
Avantel, Sébastien Lecornu, le premier ministre, a annoncé hier un plan d'aide massif de plusieurs millions d'euros pour les Landes et la Gironde aprÚs les terribles incendies qui ont ravagé ces départements. Le Premier ministre vous a aussi taclé, vous les oppositions, des oppositions qui ont passé, je cite le Premier ministre, leur été à faire la morale sur les moyens de sécurité civile. Elles vont se rappeler qu'il faudra voter le budget, dit-il Manuel Bonpard.
Si demain le gouvernement met l'argent pour les pompiers, pour la sécurité civile, est-ce que vous le soutiendrez ? Mais nous, on a toujours soutenu euh ce qui permettait de renforcer euh la sécurité civile. Mais d'abord, je veux dire qu'on a vécu un été qui est un été euh cataclysmique avec euh des canicules, avec ces giga incendies en Gironde, dans l'élandes, dans la Drome, dans le Varg, je compte plus le nombre de départements qui ont été touchés.
La premiĂšre chose Ă dire quand mĂȘme euh c'est euh dire notre soutien, notre solidaritĂ© aux pupers qui se sont mobilisĂ©s et Ă l'ensemble des personnes qui ont Ă©tĂ© touchĂ©. Et je dois dire que moi, j'ai Ă©tĂ© favorablement impressionnĂ© par la solidaritĂ© qui s'est exprimĂ©e Ă ce moment-lĂ . Une fois qu'on a dit ça, il est nĂ©cessaire aussi de regarder si les politiques qui ont Ă©tĂ© mises en place ces derniĂšres annĂ©es nous ont permis d'ĂȘtre plus fort face Ă cette menace et face Ă l'augmentation de cette menace.
VoilĂ . Et lĂ ce qu'on doit quand mĂȘme noter, c'est que le gouvernement a menti pendant tout l'Ă©tĂ© sur ce sujet, monsieur NunĂšz en particulier disant que les moyens Ă©taient suffisants, les moyens aĂ©riens, les moyens terrestres, y compris les moyens terrestres contrairement Ă ce qu'il dit maintenant pour se pour se dĂ©fendre. Le budget de la sĂ©curitĂ© civile est passĂ© de 450 millions en 2017 Ă 800 millions d'euros en 2026, augmentation de 76 %.
C'est ce que rĂ©pondre de l'intĂ©rieur. Ăcoutez, en 20 ans, il y a 1 million d'interventions de plus par an pour les pompiers alors qu'ils sont le mĂȘme nombre aujourd'hui. Il y a quatre fois plus de feux de forĂȘt qu' a 20 ans.
Donc la question n'est pas de savoir si le budget a augmentĂ©. La question est de savoir si le budget est suffisant pour pouvoir faire face Ă cette menace aujourd'hui. Bah d'abord la premiĂšre chose que je demande euh puisque [grognement] le gouvernement a menti, puisque il y a des choses qui sont pas claires dans la maniĂšre avec lesquelles on a Ă©tĂ© en dĂ©faut pour faire face Ă cette menace, c'est que on met en place une commission d'enquĂȘte parlementaire sur la gestion des incendies et sur l'inadĂ©quation pardon des moyens qui Ă©taient prĂ©sents pour notre sĂ©curitĂ© civile pour faire face Ă ces incendies.
Mais est-ce qu'il a fauté ? Est-ce qu'il est responsable de ces incendies selon vous quand on vous entend ? Resp.
Mais responsable de des incendies Ă©videmment non. Responsable de l'incapacitĂ© de la France, de notre pays Ă faire face Ă ces incendies. Oui, il a une responsabilitĂ© et c'est ce qu'une commission d'enquĂȘte doit permettre de dĂ©terminer.
Puis ensuite, une commission d'enquĂȘte, elle doit aussi permettre de formuler des propositions. Moi, j'ai des propositions Ă formuler. Pendant euh l'Ă©tĂ©, nous avons dĂ©jĂ dit, nous, on est prĂȘt Ă Ă reprendre l'activitĂ© parlementaire immĂ©diatement pour pouvoir voter ce qu'on appelle un budget rectificatif pour voter des moyens supplĂ©mentaires pour la sĂ©curitĂ© civile.
On a not on n'a pas été entendu puisqu'il y a pas eu de convocation de l'Assemblée nationale pour budget 2027. Sébastien Lecnu a dit, il y aura une augmentation du budget de la sécurité civile budget 2027. C'est un budget qui va se discuter dans les prochaines dans les prochains mois et qui va rentrer en vigueur en quelque sorte qu'à l'année 2027.
Or, si on veut commander un canader supplémentaire, si on veut avoir les kits de largage, je rentre pas trop dans les détails pour pouvoir faire face aux incendies si on veut pouvoir augmenter parce qu'il y a pas que le budget national de la sécurité civile, il y a le budget ce qu'on appelle les 10 hein, les services départementaux d'incendier de secours qui sont essentiellement financés par les départements. Si on veut augmenter leur financement pour avoir, comme le demande l'intersyndical des pompiers 50000 pompiers supplémentaires. Et ben ça, il faut débloquer les financements immédiatement.
Et vous me dites combien de milliards vous demandez ? Nous, ce qu'on avait dĂ©posĂ© sous forme d'amendement dans le budget prĂ©cĂ©dent et qui a Ă©tĂ© refusĂ© par les gouvernements macronistes. C'est pour ça que monsieur le Cornu quand il dit faudra voter le budget, moi je dis Ă monsieur le Cornu bah faudra peut-ĂȘtre voter nos amendements parce qu'on avait proposĂ© mais lĂ on est dans la posture politique pas dans une posture politique juste soutenir les pompiers non il y a peu d'union nationale Ă avoir non mais que le soutien des pompiers queil y ait une union nationale dans le soutien des pompiers oui ensuite que ça exonĂšre le gouvernement de son absence de prise en compte de cet enjeu et du dĂ©blocage des moyens nĂ©cessaires pour y faire face de la posture politique.
Nous nous avions dĂ©posĂ©, je vous rĂ©ponds, on avait dĂ©posĂ© un amendement, des amendements pour dĂ©bloquer 150 millions d'euros supplĂ©mentaires pour le budget de la protection civile. Ces amendements ont Ă©tĂ© refusĂ©s Ă minimau. Il faut que ces amendements soient acceptĂ©s et que c'est et que ces moyens soient Ăa c'est pour le budget national de la protection civile.
Vous le trouvez oĂč l'argent ? Mais l'argent, vous voulez que je vous trouve l'argent mais vous savez 150 millions d'euros, c'est quoi ? C'est Ă peu prĂšs euh euh 3 %.
Alors, attendez, je vais pas faire un calcul rapidement, donc je vais pas donner de pourcentage, mais quand vous supprimez l'impĂŽt de solidaritĂ© sur la fortune, vous savez que c'est Ă peu prĂšs 4 milliards, 4 Ă 6 milliards d'euros de manque Ă gagner pour le budget de l'Ătat. Et lĂ , je suis en train de vous parler de 150 millions d'euros. Donc, la question lĂ qui a posĂ© Ă monsieur le cornus, c'est est-ce que vous mettez Ă contribution les plus riches pour pouvoir nous permettre Ă toutes et tous, quels que soient nos moyens, d'ĂȘtre protĂ©gĂ©s face aux catastrophes naturelles.
Manuel Bompard, vous évoquez à l'instant l'intersyndical des pompiers. Les syndicats de pompiers ont annoncé une mobilisation nationale fin septembre place de la République. Est-ce que vous allez soutenir cette mobilation ?
Oui, bien sûr que je les soutiens parce que je soutiens leur revendication. Vous y serez ? Bah on y sera collectivement les insoumis.
Et et pourquoi on les soutient ? D'abord parce que leurs revendications sont justes. Leur revendication, j'en ai parlé, c'est par exemple avoir des pompiers supplémentaires.
Mais c'est pas seulement ça, c'est aussi leurs conditions de travail. Parce que ce qu'il faut dire aussi pendant l'été, parce que vous me parlez de soutenir les pompiers, moi je les soutiens les pompiers, mais pour soutenir les pompiers, il suffit pas d'avoir des mots et des phrases sur les plateaux de télévision. quand vous avez envoyé des pompiers, y compris se mettre en danger du point de vue de leur santé parce qu'ils avaient pas suffisamment d'équipement de protection pour faire face à ces méga incendies.
Quand vous avez une rĂ©forme des retraites qui les fait travailler 2 ans de plus alors que quand vous ĂȘtes pompier, au bout d'un moment, ça devient quand mĂȘme difficile de continuer euh Ă travailler. LĂ , on peut pas dire que le gouvernement est soutenu les pompiers. Donc oui, je les soutiens et oui, j'appelle Ă les soutenir et les moyens seront lĂ .
C'est encore ce qu'a affirmĂ© le le gouvernement ces derniĂšres heures. Ils n'ont pas Ă©tĂ© lĂ et j'attends de voir. Manuel Bonpard, on vient de parler des millions des milliards d'euros qu'il faut pour adapter la France au changement climatique, mais dans le mĂȘme temps, le gouvernement cherche aussi des Ă©conomies partout pour le budget 2027 et il y a une vieille bombe politique qui revient sur la table, c'est celle des retraites.
Le ministre de l'Ă©conomie Roland Lcuer, a ouvert la porte Ă une contribution des retraitĂ©s les plus aisĂ©s, par exemple, par une indexation plus modĂ©rĂ©e de leur pension sur l'inflation. Est-ce que vous ĂȘtes pour que les retraitĂ©s les plus aisĂ©s participent Ă l'effort national ? Moi, je suis pour que les Français les plus aisĂ©s contribuent davantage Ă la solidaritĂ© nationale.
Je ne suis pas d'accord avec le fait que le gouvernement cible uniquement la catégorie des retraités en disant les retraités les plus aisés. Ah, attendez, on va y venir. Monsieur le boss, le gouvernement nous dit, on peut faire 6 milliards d'euros d'économie sur les retraités entre 2 et 6. selon le seuil qui est retenu.
Pour l'instant, il y a pas d'arbitrage. Mais si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2500 ⏠net de retraite, vous avez une recette à peu prÚs de 1,5 milliards d'euros. Donc quand le gouvernement dit que sa mesure ne va toucher que les retraités les plus aisés, le gouvernement vous ment parce que s'il veut faire 6 milliards d'euros d'économie, il va devoir toucher tous les retraités.
Et pourquoi se focaliser sur les retraités plutÎt que de demander de contribuer davantage à toutes les personnes et ça j'y suis favorable qui ont davantage de moyens, qu'il soient retraité, qu'il soi actif, que eux contribuent davantage à la solidarité nationale. Oui, c'est pas compatible Manuel Bompard, c'est juste de la responsabilité. Chacun a sa charge à sa hauteur.
Bah non, c'est pas chacun a sa charge Ă sa hauteur. Quand dans le mĂȘme temps euh vous avez euh sous l'effet de la politique d'Emmanuel Macron euh des cadeaux qui ont Ă©tĂ© faits aux plus grandes fortunes de ce pays. Entendez-moi bien, c'est comme si monsieur Macron avait fait un chĂšque de 2 millions d'euros aux 100 personnes françaises qui ont le plus de moyens.
VoilĂ , c'est ça la politique d'Emmanuel Macron. Donc pardonnez-moi, avant d'aller taper le retraitĂ© qui gagne 1500 ou 2000 ⏠de retraite par mois, parce que ça je suis dĂ©solĂ© de vous le dire mais on vit pas trĂšs bien quand on est retraitĂ© avec 1500 ou 2000 ⏠peut-ĂȘtre qu'on peut s'en s'attaquer au au milliardaires qui payent pas d'impĂŽt en France par ex par exemple l'UNF syndicat Ă©tudiant qui alerte encore aujourd'hui ce matin sur la hausse du coĂ»t de la vie Ă©tudiante Bery Bercy dit aussi que les retraites vont coĂ»ter 12 milliards de plus en 2027 si on ne fait rien. Est-ce que c'est pas de la responsabilitĂ© aussi vis-Ă -vis de la jeunesse qui qui vote pour vous un peu massivement ?
S'il vous plaĂźt, si vous voulez une rĂ©p, c'est ça votre nouvelle France en quelque sorte. Alors si vous voulez rĂ©pondre aux problĂ©matiques de la jeunesse qui sont, vous avez raison de citer ce rapport en grandissante depuis qu'Emmanuel Macron est arrivĂ© au pouvoir aux responsabilitĂ©s donc plutĂŽt nous cibler nous peut-ĂȘtre le cibler lui. Oui mais c'est milliards qu'on peut aller rĂ©cupĂ©rer chez les retraitĂ©s aisĂ©s, on peut l'utiliser pour l'Ă©ducation, pour l'Ă©cologie, c'est vos prioritĂ©s.
Mais pourquoi vous voulez d'abord, je ne crois pas du tout que le gouvernement a l'intention de s'apprendre qu' retraitĂ© aisĂ©. Je pense qu'il va s'en prendre par la mĂȘme Ă tous les retraitĂ©s et c'est ça que je refuse. Pour le reste, je vous ai dit qu'on peut effectivement aller chercher des milliards parmi les plus grandes fortune de ce pays.
Mais pourquoi vous voulez vous focaliser sur les retraités ? Pourquoi vous voulez pas aussi mettre à contribution les plus de 1000 milliardaires en France qui ne payent pas d'impÎts sur le sur le sur le revenu en France par exemple ? Là , vous avez des milliards effectivement à aller chercher.
Et ensuite, si vous voulez faire en sorte de rĂ©pondre aux problĂ©matiques de la jeunesse, il y a une proposition qui est dans le programme de Jean-Luc MĂ©lenchon et de la France Ă soumise qui s'appelle la location d'autonomie pour les jeunes. C'est-Ă -dire que on fasse en sorte que nos jeunes, ils aient pas besoin par exemple d'aller travailler en mĂȘme temps de faire leurs Ă©tudes pour pouvoir se nourrir ou se loger. Oui, ça ça doit ĂȘtre une grande prioritĂ© mais c'est pas en mettant Ă contribution les retraitĂ©s qui gagnent 1500 ou 2000 ⏠net par mois qu'on va rĂ©pondre Ă cette problĂ©matique. partage de la richesse, ça vise Ă mettre Ă contribution celles et ceux qui ont les moyens d'ĂȘtre mis davantage Ă contribution.
Oui. Mais par exemple, vous réclamiez pardon 150 millions d'euros en plus pour la sécurité civile, là vous pourriez les trouver. Oui, mais je peux les trouver.
J'ai plein J'ai pas de problĂšme pour les trouver. Mais j'ai pas de problĂšme pour les trouver. Monsieur le boss, je vous ai parlĂ© de l'impĂŽt de solidaritĂ© sur la fortune, c'est ça doit ĂȘtre 6 milliards d'euros la taxe Zucman dont on a parlĂ© l'annĂ©e derniĂšre.
C'est euh entre 15 et 20 milliards d'euros l'impĂŽt universel sur les entreprises pour que les entreprises payent effectivement l'impĂŽt qu'elles doivent payer en France, c'est 20 ou 25 milliards d'euros. On a pas de problĂšme pour trouver les financements mais pas auprĂšs de gens encore une fois parce que je ne crois pas le gouvernement qui ont une retraite moyenne et qui vont ĂȘtre encore mis Ă contribution pour protĂ©ger les plus riches et les amis milliardaires de monsieur Macron. Ăa c'est pas possible.
Donc c'est une ligne rouge pour vous si ça apparaĂźt dans le budget du gouvernement. Il y a beaucoup de lignes rougez dans le Oui mais parce que toute façon le problĂšme c'est que ce gouvernement j'aimerais bien qu'on reproduise pas Ă chaque fois les mĂȘmes erreurs. L'annĂ©e derniĂšre nous a dit il faut qu'on fasse des Ă©conomies c'est la seule solution pour rĂ©duire le dĂ©ficit.
On a eu un budget de coupe pendant l'été ils nous ont annoncé par exemple le doublement du plafond des franchises médicales. Donc ils en prennent à tout le monde. Mais ça vaut notion de censure si mais évidemment mais regardez ils nous ont proposé ça comme budget. leur logique, ça a été coupée parce que c'est ça qui va faire tourner l'économie aujourd'hui.
On va mĂȘme pas rĂ©duire le dĂ©ficit cette annĂ©e. Le l'Ă©conomie française, elle est quasi Ă la rĂ©cession. Ăa c'est la consĂ©quence des politiques de coupe dans les dĂ©penses, de coupe dans le budget du gouvernement euh euh Macron, des gouvernements euh Macronistes.
Donc c'est autre chose qu'il faut faire et c'est ça le débat. C'est pas uniquement telle ou telle mesure. C'est une autre logique économique qu'il faut mettre sur la table.
C'est celle qu'on défend avec Jean-Luc Mélenchamp. Et derriÚre toutes ces batailles budgétaires, il y aura bien sûr l'échéance cruciale de la présidentielle. On est à 243 jours du premier tour.
J'ai fait le compte ce matin. Votre candidat Jean-Luc Mélenchon fait sa rentrée politique cette semaine. Et une lettre vous est adressée Manuel Bompard.
Une lettre de Marine Tondelier, la patronne des Ă©cologistes qui affirme qu'elle est prĂȘte, je cite, Ă rediscuter avec tout le monde Ă gauche sans exclusive. Elle propose des rencontres bilatĂ©rales avec tous les chefs des partis de gauche. Est-ce que vous lui rĂ©pondez ce matin sur BFM TV ?
Oui, voyons-nous dĂšs que possible. Bon, d'abord, je je prends acte du fait que la primaire, puisqu'elle Ă©tait partisane de cette fameuse primaire, a dĂ©finitivement Ă©chouĂ© puisque mĂȘme Marine Todelier maintenant tourne le dos Ă cette option qui n'existe qui n'existe plus. Pour le reste, vous l'avez dit, nous nous sommes en campagne avec Jean-Luc MĂ©lenchon.
Nous avons dĂ©clarĂ© Jean-Luc Mchin a dĂ©clarĂ© sa candidature le 3 mai. Aujourd'hui, je veux quand mĂȘme le dire, on a atteint 3400 parinages citoyens, 340000 personnes qui s'engagent en soutien de cette candidature. D'ailleurs, j'en profite, attendez, je vais rĂ©pondre Ă votre question.
J'en profite, on peut atteindre les 350000 fois les signer sur mĂ©lanc 2027.fr. Bon, donc on est en campagne, on est engagĂ© dans cette campagne et depuis le premier jour depuis le premier jour de cette campagne, on a tendu la main et on a dit aux Ă©cologistes, aux communistes, si vous souhaitez participer de cette campagne, vous ĂȘtes les bienvenus.
Donc je redis la mĂȘme chose. Si les Ă©cologistes ou les communistes veulent s'engager en soutien de la campagne de Jean-Luc LChant, ils sont les bienvenus. Est-ce que vous allez accepter cette rencontre bilatĂ©rale ?
Mais mais Anthony Lebos mais pour ça, faut de la clartĂ©, faut de la cohĂ©rence. Elle a pas de cohĂ©rence. Bah c'est pas ça, c'est que pour l'instant je ne comprends pas si Marine Todier et les Ă©cologistes disent "Bon, on est prĂȘt Ă s'engager dans la campagne autour de Jean-Luc MĂ©lenchon et on veut discuter avec vous de quelles sont les modalitĂ©s." OK, discutons mais lĂ aujourd'hui c'est un nouveau cycle de rĂ©union de palabre sans objets sans contenu, sans candidature, sans programme.
Bon ça c'est pas clair et c'est une maniĂšre de nous faire perdre du temps. C'est de la nĂ©gociation ça peut s'entamer aussi. Donc je redis la mĂȘme chose Anthony Lebos.
Si les écologistes, si les communistes, si comme des citoyennes des centaines de milliers de citoyens veulent s'engager en soutien et dans la campagne de Jean-Lucchon, ils sont les bienvenus. La porte est ouverte mais avec clarté, avec cohésion et avec cohérence. Euh est-ce que vous demandez à Monique Barbu euh de vous rallier, la ministre de l'écologie du gouvernement euh le Cornu qui qui a dit qui qui a encensé en quelque sorte Jean-Luc Mélenchon en disant que c'était celui qui intégré le mieux la question du climat.
Euh je pense qu'elle a fait dans son programme. Je pense que elle a fait preuve de lucidité, c'est bien qu'elle le dise. Euh moi ce que je lui propose, parce que je trouve que c'est bien qu'on puisse débattre de ce sujet, ce qu'elle a dit, c'est intéressant.
Elle a dit que l'Ă©cologie, elle doit ĂȘtre au cĆur de toutes nos politiques publiques. C'est ce que nous proposons avec Jean-Luc MĂ©lenchon. On a proposĂ© les Ă©corĂ©gions pour faire en sorte de mettre cette questionlĂ .
Donc moi ce que je barbu de vous rejoindre. Bah moi ce que je propose à Monique Barbu puisqu'on a nos universités d'été qui commencent à la fin de la semaine, je l'invite là officiellement sur votre plateau à venir débattre avec nous sur ce sujet sur l'écologie. Bah je pense que ce serait bien pour le pays tout entier qu'on puisse débattre des mesures écologiques, du programme écologique de Jean-Luc Mélenchamp, de ses propositions à elle.
On sera peut-ĂȘtre pas d'accord sur tout mais ça peut ĂȘtre bien d'en dĂ©battre. L'invitation est lancĂ©e. Peut-ĂȘtre qu'elle vous ralira.
Peut-ĂȘtre que Marine Tandelier vous ralira aussi. En tout cas, il y en a un autre qui a annoncĂ© son ralliment. C'est GĂ©rald Darmanin qui a annoncĂ© raller l'ancien premier ministre candidat Ă la prĂ©sidentielle Ădouard Philippe.
Il dit vouloir éviter la dispersion des candidatures. Votre candidat Jean-Luc Mélenchon a passé tout l'été à attaquer Gabriel Atal et inversement d'ailleurs. Est-ce est-ce qu'il s'est pas trompé de candidats au fond ?
Et le vrai danger au bloc central, c'est Ădouard Philippe qui est le mieux placĂ© au premier tour par rapport Ă Jean-Luc MĂ©lenchon et qui engrange le plus de ralliments ? Monsieur le boss Ădard Philippe, il a disparu pendant l'Ă©tĂ©. Donc nous quand on fait de la non mais quand je parle politiquement, quand on fait de la contradiction politique, on le fait avec ceux qui mettent des propositions sur la table.
Et quand Gabriel Atal dit des bĂȘtises, comme il a pu le dire par exemple sur la question de la dette en s'attaquant Ă Jean-Luc MĂ©lenchon, alors que oui, bien sĂ»r, Jean-Luc MĂ©lenchon a raison de dire qu'on a une partie de la dette qu'on peut annuler aujourd'hui parce qu'elle est dans les coffres de la Banque centrale europĂ©enne, bah c'est normal que ça soit Ă Ădard Ă Ă Gabriel Atal corres rĂ©pondre. Mais il Ă©tait sur le terrain, il a fait des propositions. J'ai pas vu votre candidat sur le terrain.
CĂ©tait mais on a fait vous, on Ă©tait pas sur le terrain cet Ă©tĂ© monsieur le mais notre candidat il Ă©tait le 14 juillet Ă Pimpon en Bretagne oĂč il a fait un meeting plus important encore que je pense tous les autres meetings de tous les autres candidats rĂ©unis. Donc je veux dire [grognement] Ă©videmment qu'on Ă©tait en campagne, on a fait des caravanes pour l'inscription sur les listes Ă©lectorales. On a fait beaucoup de choses cette cet Ă©tĂ©.
Mais Gabriel Atel, il a et vous avez raison, il a fait campagne, il a portĂ© des propositions, c'est normal qu'on lui rĂ©ponde. Mais on a aussi des choses Ă dire sur le programme d'Ădouard Philippe qui veut amener l'Ăąge de dĂ©part Ă la retraite Ă 67 ans. Et de toute façon, que ça soit monsieur Atal, monsieur Darmanin, monsieur Philippe, ces gens veulent euh perpĂ©tuer le macronisme en France alors qu'il nous a mis aujourd'hui dans l'impasse et c'est ça en fait la grande question de l'Ă©lection prĂ©sidentielle qui vient.
Est-ce qu'on continue avec le macronisme ? Est-ce qu'on laisse l'extrĂȘme droite s'emparer du pouvoir ou est-ce qu'on est liĂ© au prĂ©sident de la RĂ©publique Jean-Luc MĂ©lenchon et on met au pouvoir un programme, le programme l'avenir en commun qui rĂ©pond aux problĂ©matiques sociales, Ă©cologique, dĂ©mocratique, international de gagner la prĂ©sidentielle quand on regarde les sondages. Alors certes, c'est le meilleur candidat Ă gauche au premier tour, mais au second tour il est largement battu dans toutes les configurations.
Mais vous savez les sondages, monsieur le boss, Ă un an de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2022, hein, c'est-Ă -dire il y a pas si longtemps que ça, lĂ , on est Ă peu prĂšs un an avant, 9 mois avant l'Ă©lection prĂ©sidentielle. Ă la mĂȘme Ă la mĂȘme pĂ©riode de en 2021 au moment de la rentrĂ©e, Julchant Ă©ta annoncĂ© entre 8 et 10 % des voix dans les sondages, il a fini Ă 22 % et madame Le Pen au dĂ©but de la campagne prĂ©sidentielle 2022, elle a Ă©tĂ© annoncĂ©e auprĂšs de 30 %, elle a fini Ă 23 %. C'est-Ă -dire qu'en gros, il y avait 20 points d'Ă©cart entre MĂ©lenchon et Le Pen.
En 2022, il y a un mois avant 1 an avant l'Ă©lection prĂ©sidentielle, Ă la fin, il y avait plus qu'un point. Ăa veut dire qu'on a remontĂ© 19 points dans la campagne. Donc en fait, c'est pas les sondages qui vont faire le rĂ©sultat de l'Ă©lection, c'est les citoyennes et les citoyens.
C'est le peuple qui va voter. Et nous, on met sur la table une proposition, un programme et comme je l'ai dit tout à l'heure, on est des centaines de milliers partout en France à la défendre. Et donc, j'en profite pour dire à toutes celles et ceux qui veulent nous aider, rejoignez-nous.
Manuel Bonpard, il y a une décision du Conseil constitutionnel la semaine derniÚre qui a fait beaucoup réagir. C'est la censure de la loi qui a interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans au motif d'une atteinte, je cite, disproportionnée, à la liberté d'expression. Vous refusez cette interdiction.
Mais en refusant cette interdiction, est-ce que vous protégez pas davantage les plateformes que les enfants ? Final ? Non, justement c'est le gouvernement qui à mon avis fait ça.
Je vais vous dire pourquoi. Ăvidemment qu'il y a un problĂšme avec l'utilisation des rĂ©seaux sociaux par les jeunes aujourd'hui qu' peut y avoir des problĂšmes, que ça peut encourager des comportements de harcĂšlement, ça peut poser un certain nombre de difficultĂ©s, mais dans la proposition du gouvernement, rien ne va. ni la mĂ©thode parce que vous devez contrĂŽler tout le monde, pas uniquement les mineurs.
Tout le monde devrait ĂȘtre contrĂŽlĂ© pour savoir si vous ĂȘtes mineur ou pas et donc si vous avez le droit d'utiliser les rĂ©seaux sociaux ou pas. Ni d'ailleurs le principe parce que si une plateforme pose des problĂšmes, si par exemple, allez on va prendre une comparaison, si un produit est dangereux pour la santĂ©, vous allez pas l'interdire que pour les mineurs, vous allez demander Ă modifier la composition de ce produit. Mais le peĂȘre modifiĂ©, ça peut ça peut le conseil constitutionnel ne critique pas l'objectif poursuivi.
D'ailleurs, c'est la mĂȘme chose pour les rĂ©seaux sociaux. Si il y a des problĂšmes dans les algorithmes des rĂ©seaux sociaux, vous imposez aux plateformes de modifier leurs algorithmes. Vous interdisez pas seulement pour les mineurs parce que sinon ou pour les moins de 15 ans, ça veut dire quoi ?
à 16 ans, c'est plus grave. Si c'est grave aussi. Donc voilà ce qu'il faut faire et certainement pas remettre en cause nos libertés fondamentales.
Manuel Bompard