L'impérialisme responsable de la situation à Mayotte
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Nathalie ArthaudFait
« Bob Denard »
- 0:45Nathalie ArthaudChiffre
« il y a un milliardaire de plus tous les deux jours »
- 2:30Nathalie ArthaudChiffre
« 256000 personnes sur l'île de Mayotte »
- 2:40Nathalie ArthaudChiffre
« 1,8 milliard de plan d'urgence »
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Que faire face à la situation à Mayotte ? Je pense que la situation, effectivement, elle est... elle est terrible.
Bon, oui, l'État n'a pas assumé [finalement, son choix, il y a quelques années..] Oui, son choix, oui, de couper quand même Mayotte de l'archipel des Comores.
Parce que quand on dit c'est le peuple mahorais qui a exprimé sa volonté d'être français. Écoutez, quand même [il faut abandonner Mayotte ?] Il y a eu des manoeuvres en sous-main, vous le savez, on parlait des mer- Vous parliez tout à l'heure des mercenaires russes.
Mais la France a envoyé des mercenaires dans l'archipel, pour justement découper cette partie-là et se l'arroger pour garder une influence dans la région. Il faut quand même le savoir. [Ça c'était en 74.] Bob Denard. [Du point de vue de la légalité internationale, en effet, ça pose problème] Oui, ça pose problème.
Alors, ils ont voulu un finalement préserver leur influence dans la région, leur influence politique. Et l'État n'en assume pas les conséquences et, effectivement, ils mettent pas les moyens. Ça, je vais pas le redire, en termes d'écoles, les routes, l'accès à la santé mais à l'éducation.
Bon, mais plus largement le problème de cette région, c'est pas l'immigration, c'est le sous-développement, c'est la misère dans laquelle est plongée, effectivement, Mayotte, mais aussi les Comores mais aussi Madagascar. [Ils vous disent là-bas que l'un alimente l'autre, c'est ça le problème.] Mais le problème, c'est le sous- développement ce sont ces inégalités qui sont complètement folles.
Écoutez, il n'y a pas les moyens ? Dans le monde, il y a un milliardaire de plus tous les deux jours. Tous les 2 jours, 1%....[C'est pas ça qui va régler le problème, aujourd'hui, des situations..] mais... [Nathalie Arthaud, est-ce qu'il faut abandonner Mayotte ?] Croyez-vous une seconde qu'il est possible de vivre dans un îlot, un tout petit peu plus... privilégié, on va dire, enfin un peu moins pauvre, que les autres dans un océan de misère de plus en plus..
Est ce que c'est possible ? Ce n'est pas possible. Eh bien, il faut arrêter de faire croire qu'on peut vivre en érigeant des murs toujours plus hauts, en érigeant des barbelés, en coupant les peuples les uns des autres.
Excusez-moi, mais quand même c'est un archipel où la circulation a toujours été présente, où y compris écoutez, [mais vous ne résolvez rien là] Les Comoriens à Mayotte, ils ont mille fois plus de raisons de se sentir chez eux que les Français. Donc, ce que je veux dire [On n'est pas sorti...] Et bien moi, ce que je veux dire, c'est que voilà, oui, il faut avoir une approche, une approche internationale.
On ne peut pas raisonner à l'échelle de notre petit... notre petite nationalité, de notre petit pays. [Donc il faut laisser les autres Comoriens rentrer à Mayotte] Mais le problème, il est international et moi, c'est pour ça que je suis une militante effectivement internationaliste, je pense qu'il faut changer effectivement le monde, il faut prendre à bras le..., à bras le..., à bras le corps, à bras le corps, ces problèmes de misère, de sous-développement et qu'on ne le fera pas, eh bien, oui, on sera confrontés à ce genre de situation insoluble.
Nathalie Arthaud, sur le droit du sol vous répondez quoi à Patrick Vignal ? Vous êtes d'accord avec lui ou pas ? Mais non, [suspension ?] Mais la réflexion nouvelle [oui] ça serait de considérer l'humanité... l'humanité comme une et indivisible.
Voilà, mais si, il serait vraiment moderne C'est de se dire que, oui, il faut se battre, contre cette misère contre cette contre quand ce sous-développement. [On peut faire les choses pas à pas?] Mais on ne le fera pas pas à pas.
Je milite pour révolutionner la société, pour transformer le monde. C'est par ce bout là qu'il faut le prendre. Ne pas accepter justement qu'un continent comme l'Afrique qui a été pillé, continue de l'être malgré tous les discours qu'on a sur l'aide au développement.
Moi je suis consternée, je suis révoltée Souvenez-vous du projet de monsieur Borloo, d'électrifier l'Afrique. Il avait quand il avait estimé le coût de cette électrification à 4 milliards par an au niveau de l'investissement et en gros, globalement, 250 milliards. C'est rien !
C'est rien au regard des richesses mondiales. C'est rien, on a eu encore les chiffres, là, du CAC40...
CAC 40, c'est à dire, les 40 premières entreprises cotées en France, 93 milliards à elles seules sur une année, bon, c'est rien! Eh bien, on ne démarre même pas. La réalité c'est que qu'il n'y en a que pour le business.
Tant qu'il n'y en a que pour ses grandes entreprises qui accaparent les fruits de la croissance. J'en...
Les chiffres d'OXFAM.. [Comment vous faites pour donner de la dignité au Comoriens ?
Pour qu'ils restent chez eux ?] [Pour qu'on leur donne l'éducation, qu'on leur donne tout et qu'à la fois Mayotte redémarre. ] [Comment vous faites ?] Vous, votre solution, c'est de leur dire "restez crever chez vous", aux Comoriens, c'est ça ?
C'est ça, pour vous ? [C'est pas ma solution. Alors on peut certes condamner un certain nombre de déviances du d'une certaine frange du capitalisme, mais je voudrais simplement vous vous rappelez vous vous dire que le grand capitalisme le capitalisme a sorti de la très grande pauvreté 2 milliards de personnes dans le monde et notamment en Afrique et notamment dans l'archipel des Comores.] La preuve, ça ne suffit pas parce que sortir de la très grande pauvreté pour juste pouvoir survivre, quant, à côté vous pouvez avoir l'espoir de mener une vie une vie choisie, une vie une vie davantage prospère, plus de sécurité et bien c'est vécu comme une bouée de sauvetage.
Moi, j'entends la maman qui vient des Comores pour accoucher et on le sent bien: elle dit "mon enfant; il a peut-être un avenir comme ça, et je le fais pour que mon enfant il ait un avenir". Et tant qu'on sera dans une situation comme ça où être français ou franchir des mers, eh bien, ce sera ça sera vécu comme une question de vie ou de mort et bien cela continuera. Parce que moi, je ne suis pas qu'on arrêtera et par ailleurs je ne crois pas qu'on arrêtera tant qu'il y aura de l'énergie, deux jambes et l'énergie pour marcher.
Mais les gens ils iront vers ce qui est de mieux. Et, par ailleurs, je pense que puisque effectivement moi j'ai ce projet ne pas accepter la situation telle qu'elle est alors qu'elle est acceptée par tous les gouvernements que cette misère noire, elle est acceptée sans aucun problème. Et ils peuvent faire du business dans tous ces pays.
Et il y a des poches de très grande richesse. [Ça à Mayotte je vous rassure, il n'y en a pas ] Mais à côté à Madagascar, autour, à la Réunion y compris en Afrique...
Et la France, elle prospère la-dessus. Juste, je veux dire une chose c'est que dans l'urgence, vous me dites mais qu'est ce que vous faites dans l'urgence, mais dans l'urgence, la France, elle assume ! Il faut arrêter avec ces chiffres délirants.
Il ya 256000 personnes sur l'île de Mayotte, Ce n'est pas non plus un problème qui serait insoluble de mettre, effectivement en place des hôpitaux, des écoles, [on les met, hein on les met] de construire des logements et on ne les met sûrement pas suffisamment [Autre chiffre] 1,8 milliard de plan d'urgence, il faut évidemment qu'ils y soient. [ Alors il faut répartir ces gens sur le territoire national et là on aura l'équité, parce que les gens qui traversent les Comores pour venir à Mayotte, ils se retrouvent la situation est très compliquée. Vous partagez mon analyse?] Elle est compliquée du fait de la misère, du fait qu'il n'y a pas d'emploi, du fait qu'il n'y a pas le logement, qu'il n'y a pas d'éducation. [Comment voulez-vous créer de l'emploi sur une île qui est déjà en surpopulation ?] Et bien construisez une école par jour, il y aura de l'emploi qui sera créé !
Ce qui me consterne, c'est qu'on parle d'immigration clandestine, on parle d'étrangers ,comme s'il fallait absolument se méfier, parce que c'était vrai, le mal incarné [On a jamais dit ça] Et, on traite effectivement ces femmes et ces hommes, qui sont dans la misère mais comme..., avec quelle arrogance avec quel mépris..[ Mais où est-ce que vous avez vu de l'arrogance?] Mais dans ce que, dans cette blague de monsieur Macron.
Comme si, mais enfin voilà, encore une fois, oui il y a un aspect humain dans dans tout ça et on a pris l'habitude vous n'êtes pas français c'est les lois, clac !, vous avez pas les bons papiers. [Allez] [Nous on a un vrai projet à Mayotte; qu'il faut régler et c'est pas uniquement en étant sur de l'humain] Il ne sera pas réglé parce que justement [Est-ce que vous êtes républicaine, madame ?] Parce que la politique de ce gouvernement c'est le business d'abord, c'est le fric avant tout, on accumule et on aide les plus fortunés et on laisse les plus pauvres dans la galère...c'est vrai ici, et c'est vrai
Nathalie Arthaud