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Podcast / conversationyoutube.com· 29 mars 2022 22 minComplaisantFond programmatiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

#Education2022 : Grand oral (Paul Vannier, LFI)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:07OuverteRéponse directe

    Comment concevez-vous la mixité sociale dans les établissements scolaires ?

  • 15:55RelanceRéponse directe

    Qu'en est-il du recrutement des enseignants à bac+5 ?

  • 17:53FerméeRéponse directe

    Que proposez-vous pour remplacer la réforme du lycée ?

  • 18:38FerméeRéponse directe

    Par quoi remplacer Parcoursup ?

  • 20:34OuverteRéponse directe

    Quelle est la position de la France insoumise sur l'apprentissage ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:47Invité politiqueFait
    « la disparition de la fonction publique enseignante et je ne cherche pas à dramatiser c'est ce qu'on lit dans la presse fin des concours fin du capes notamment fin du statut à vis de la fonction publique »
  • 7:36Invité politiqueChiffre
    « en 1981 prof commence sa carrière en moyenne à 2,2 smic aujourd'hui c'est 1,2 smic »
  • 8:15Invité politiquePromesse
    « nous proposons une augmentation de 30% de la rémunération des enseignants 15% tout de suite pour revenir sur les conséquences des dernières années du gel du point d'indicé »
  • 12:03Invité politiquePromesse
    « nous abrogerons la loi carle ce à plusieurs centaines de millions d'euros qui reviendront dans le giron de l'école publique »

Temps de parole

  • Paul Vannier100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Paul Vannier

et ça va être le tour de paul vannier pour la france insoumise il est orateurs nationale de la france insoumise rédacteur du programme éducation de jean-luc mélenchon et co-animateur du livret éducation de la france insoumise bienvenue paul vannier si c'est à vous pour dix minutes bonsoir à toutes et à tous merci pour votre invitation elle intervient dans un moment je crois très particulier pour le service public d'éducation je crois qu'elle arrive à un tournant on sent que l'école publique et en son sein le collège public le lycée public sont face à un point de bascule que c'est après quinze années de contre réformes néolibérales celle du quinquennat sarkozy puis hollande puis macron c'est presque la question du service public d'éducation qui se présente face à des cas c'est la façon dont nous nous lisons le moment très particulier très politique dans lequel est placé le pays puisque tous les signaux d'alert sont pour nous déjà là je voudrais les rappeler crise des recrutements de plus en plus prononcées crise des vocations puisque une part croissante des enseignants cela reste quantitativement marginal mais en proportion cela augmente démissionne kit l'éducation nationale crise structurelle puisqu'on voit le privé lucratif qui se développe qui prospère et il le fait bien sûr dans une concurrence avec le service public en jouant finalement contre lui et en sa défaveur cette situation elle est de notre point de vue est l'aboutissement je le disais de 15 années marquées par une forme de continuité non seulement du point de vue du contenu des politiques éducatives mais de leur mise en oeuvre quinze années de mépris quinze années de brutalités à quand faut-il remonter pour voir une réforme éducative fait avec les professeurs avec leurs organisations syndicales concertée discuter à quand faut-il remonter pour voir une réforme éducative démocratiquement discuter juste rappeler que la dernière réforme du lycée n'a jamais été débattue à l'assemblée nationale elle a été comme bien d'autres imposées par la toute puissance d'un ministre mépris brutalité qui ont culminé pendant cette crise sanitaire ou les personnels de l'éducation nationale les enseignants et tous les autres ont été littéralement à en donnés en première ligne face à ce virus qu'on ne connaissait pas sans masque ou alors avec des masques qui avait plutôt l'alluré d'un slip sans capteur de co2 sans purificateurs d'air sans dédoublement bref sans tous les moyens que d'autres pays ont mises en oeuvre je pense par exemple à l'italie avec les budgets nécessaires pour le faire nous n'avons rien vu de tout ça en france juste un ministre qui était dans une attitude de déni de déni du savoir scientifique ce qui est un comble quand même pour un ministre de l'éducation nationale nous sommes aujourd'hui face à une hypothèse si le président de la république actuel candidat à sa réélection est à nouveau au pouvoir pour cinq ans de plus c'est celle de la disparition de la fonction publique enseignante et je ne cherche pas à dramatiser c'est ce qu'on lit dans la presse fin des concours fin du capes notamment fin du statut à vis de la fonction publique et création peut-être un peu comme cela a été fait je crois à la sncf de deux statues qui serait concurrents avec de nouveaux entrants qui il serait automatiquement rattachés et et des enseignants déjà dans la carrière qui devrait choisir entre la et autres l'autre c'est un morcellement des statuts une exacerbation de la mise en concurrence à tous les niveaux voilà le choix auquel vous êtes nous sommes les français sont confrontés celui de l'école marché c'est le projet d'e mails macron est un projet que je pourrai rapidement décrire comme son exact inverse celui de jean luc mélenchon là où macron veut tout détruire nous proposons de re construire un service public de l'éducation reconstruire le service public de l'éducation c'est d'abord garantir deux mêmes conditions les mêmes pardon conditions d'accès et de traitement à tous les élèves et il faut le rappeler a après une réforme des temps périscolaires qui conduisent à ce qu'aujourd'hui des élèves des familles doivent enfin puissent y accéder par fois alors que c'est payant ailleurs c'est gratuit parfois en bénéficiant d'un encadrement de qualité parce qu'il ya des personnels qualifiés pour le faire parfois ce sont des parents d'élèves dévoué mais bénévole et sans formation parce que au collège ou au lycée vous avez aujourd'hui une logique de l'offre éducative qui s'est imposé avec des contenus d'enseignement qui tendent à varier dans des proportions toujours plus grande d'un établissement à un autre dans le cadre de ce qui ressemble de plus en plus à hofu un marché logique de marchandisation qui culmine avec la suppression du baccalauréat le baccalauréat était jusqu'à sa suppression comme diplôme national l'une des clés de voûte du système éducatif il garantissait avec lui des programmes nationaux des statuts nationaux et on voit qu'en frappant l'un des piliers de nos systèmes éducatifs on voit que derrière c'est toute une logique marchande qui se meut se met en place mails macron annonce d'ailleurs vouloir classer les établissements évidemment avec la possibilité pour les parents d'élèves sans doute de choisir entre ceux qui seraient les mieux notés et les autres le message le projet était extrêmement claire vouloir cette égalité républicaine ça n'est pas vouloir uniformiser m sous la toise notre service public d'éducation nous sommes-nous très attaché à la liberté pédagogique des enseignants les enseignants sont des experts dans la transmission des savoirs ils font face chacun chacune à des situations éducatives particulière les élèves changent il évolue au cours même de l'année scolaire et c'est cette liberté pédagogique qu'il s'agit de défendre elle est remise en cause à l'heure de la multiplication des pressions administratives des hiérarchies qui sont de plus en plus nombreuses et nous voulons nous absolument la garantir cette école républicaine cette école de l'égalité et de l'iman et de l'émancipation individuelle collective des élèves puisque évidemment l'école elle a d'abord ses finalités la développer l'esprit critique créatif pour ceux qui la fréquentent elle doit être pensée pour ceux qui n'on qu'elle pourra prendre cette école de l'égalité de l'émancipation c'est une école nous le disons qui doit être une école véritablement gratuite nous proposons la gratuité réelle de l'éducation on sait que les sorties scolaires et leur coût des fournitures scolaires sont parfois des obstacles pour certaines familles et nous proposons une mesure très forte une autre qui va au delà de sa dimension éducative ya bien sûr un enjeu éducatif puisque des enfants bien nourris ce sont des enfants qui sont disponibles au savoir nous proposons nous la gratuité des cantines dans tous les établissements scolaires de ce pays proposant des menus issus d'une agriculture biologique locale paysanne avec évidemment des enjeux de bifurcation écologique notre programme éducatif n'est pas séparée notre programme politique il s'y encastrer et il répond à l'ensemble des objectifs politiques que nous nous fixons rien de tout ça bien sûr des possibles et je terminerai là dessus sans les enseignants les enseignants sont des experts la transmission des savoirs ils doivent être reconnus à cette aune est d'abord nous disons qu'il en veut plus et nous proposons sur les cinq ans qui viennent d'en recruter 160 milles pour cela nous c'est un défi c'est un défi que de vouloir recruter en cinq ans 160 mille enseignants pour cela nous proposons notamment pas seulement mais notamment des prérecrutements dès le niveau bac dès le niveau licence pour permettre à ses futurs enseignants ceux qui ont cette vocation très tôt dans leur parcours universitaire de financer leurs études d'aller jusqu'à ce bac + 5 à ce niveau de qualification qui est nécessaire aujourd'hui qui est la preuve d'une maîtrise scientifique d'une maîtrise pédagogique mais il ya une question aussi de permettre à tous ce quel que soit leur milieu social d'origine qui le souhaitent de pouvoir devenir professeur plus d'enseignants donc 160 milles plus plus d'humain dans les établissements scolaires par exemple nous proposons de recruter six mille médecins scolaires infirmiers infirmières scolaires psychologues de l'éducation nationale 8000 cpe également au total ces 190 milles personnels supplémentaires sur cinq ans que nous voulons faire entrer dans les établissements scolaires pour avoir plus de profs qu'il fait de les payer c'est absolument évident les enseignants ont connu un déplacement symbolique mais aussi une paupérisation très très prononcé je redis ces chiffres vous les connaissez mais en 1981 prof commence sa carrière en moyenne à 2,2 smic aujourd'hui c'est 1,2 smic c'est insupportable c'est inacceptable c'est la question ce n'est pas une question uniquement corporatistes et la question de la qualité du service public d'éducation qui est posée nous proposons une augmentation de 30% de la rémunération des enseignants 15% tout de suite pour revenir sur les conséquences des dernières années du gel du point d'indicé et 15% à mettre en discussion avec les organisations syndicales enseignantes pour savoir si c'est en début de carrière en fin de carrière en milieu de carrière sur sur telle catégorie qu'il faut peut-être mettre davantage pour rattraper tout ce temps perdu et répondre à la nécessité jeu un enseignant en début de carrière aujourd'hui ne peut pas se loger à paris ne peut pas se loger dans les grandes villes du pays c'est inacceptable c'est insupportable il en faut plus il faut mieux les payer je termine faut bien les traiter et nous avons ou s'il a une proposition simple la titularisation immédiate de tous les personnels contractuels de l'éducation nationale si nous leur faisons confiance si l'institution leur fais confiance pour être en classe pour être dans l'établissement scolaire alors ils ne doivent plus être pris par la peur du lendemain par l'incertitude de pouvoir s'engager pleinement dans la carrière nous les titularise leur ont donc je termine le pire n'est pas écrit je vous ai décrit ce qui était possible cette école du marché c'est une des propositions qui est sur la table elle n'est pas pour l'instant même macron il n'a pas gagné cette élection présidentielle il ya un candidat je le pense jean luc mélenchon qui présente une alternative une autre issue je crois qu'il est capable d'être qualifiés au second tour je crois qu'il peut gagner cette élection présidentielle parce que les idées qu'il porte sont majoritaires dans le pays je crois que ceux qui ont intérêt à l'école marchés sont une poignée ceux qui ont les moyens de se la payer et que tous les autres eux auraient finalement bien bien plus à gagner dans la sauvegarde et le renforcement du service public de l'éducation cette alternative elle est devant vous chacun chacune en confiance en liberté évidemment à maintenant à se prononcer je vous remercie merci pour ces quelques éléments de présentation vous l'avais dit à notre système éducatif est traversé par de très nombreuses inégalités qui se sont même aggravées pendant pendant ce quinquennat et il ya un mot clé qui sur lequel il faudrait peut-être préciser un peu ou alors qu'on n'a peut-être pas trop entendu dans ce que vous avez dit c'est le mot de mixité sociale comment comment vous concevez finalement cette mixité sociale comment est ce qu'on arrive à finalement à revenir à de la mixité sociale dans nos établissements scolaires parce qu'aujourd'hui il faut pas il faut il faut pas se cacher derrière son petit doigt la la mixité sociale à dans bon nombre d'établissements disparu en tout cas a diminué et c'est quand même un élément clé quand on parle de l'école comme lieu de vivre ensemble comme apprentissage de vivre ensemble et finalement de citoyenneté donc comment comment concevez-vous finalement cette réparation et cette amélioration de la mixité sociale dans les collèges et des lycées c'est une question fondamentale merci de me la poser puisque en effet je n'ai pas abordé ce point dans mon exposé d'abord je vous dirais que il ya les réponses et j'y reviendrai du périmètre de l'éducation donald mais il ya toutes les autres et je suis là en responsable politique la politique du logement la politique des transports et répond en partie à cette question il faut brive et la ségrégation sociale qui de façon structurelle organise peuplement dans notre pays et que l'on retrouve à l'échelle des établissements scolaires et si maintenant je viens à cette question de ce que un ministre de l'éducation nationale demain pourrait faire il ya évidemment la garantie d'égalité d'accès et de traitement des élèves quel que soit l'établissement qu'il ferait qu il fréquente pour limiter les tentatives les volonté et les aspirations à contourner est allé dans l'établissement qui paraît le plus favorable mais je ne peux pas me limiter à cette lecture de ce qu est la situation aujourd'hui dans le cadre du service public d'éducation sans évoquer la question des écoles privées les écoles privées jouent un rôle déterminant structurelles fondamentales dans les logiques de contournement scolaire dans l'aggravation des inégalités entre établissements et il faut évidemment interrogé cette responsabilité nous sommes-nous partisans du principe général fonds publics à l'école publique d'abord nous abrogerons la loi carle ce à plusieurs centaines de millions d'euros qui reviendront dans le giron de l'école publique et puis nous dirons aux écoles privées sous contrat que désormais nous modules auront leur financement au respect de la carte scolaire n'a pas les obliger à entrer dans la carte scolaire mais on va dire par exemple que si l on 100% de leurs élèves qui sont issus de leur secteur de carte scolaire by toucheront 100 % du financement public jusqu'ici prévue mais si elles recrutent 50% de leurs élèves dans le secteur de cas de leur carte scolaire mais 50% ailleurs et de ce fait elles exacerbent partout ailleurs les logiques de contournement et elle aggrave la situation dans les établissements publics pardon environnants alors là nous pourrions beiténou baisseront leurs financements publics pour leur dire que l'argent de tous les français elle doit aussi participer d'une forme d'intérêt général voilà ce que je peux vous dire cette question du privé me paraît être un aspect fondamental de la réponse à cette question comment atteindre une plus grande mixité scolaire sociale dans l'établissement et quand on parle de mixité sociale il ya aussi forcément la question de l'offre de formation des établissements des collèges des lycées publics aussi on sait aujourd'hui que c'est un élément clé dans la concurrence entre les établissements donc cette question de l'offre de formation dans les établissements scolaires et finalement de la capacité des établissements à à offrir certaines options en fonction des moyens qu'ils ont comment éviter selon vous cette concurrence entre les établissements sur la base de l'offre de formation l'offre doit être la plus identique au sens où les contenus des disciplines les volumes horaires affecté à chaque sprint doivent être les mêmes tendanciellement dans le plus grand nombre d'établissements restera toujours des enseignements particulier on peut penser à certaines langues étrangères il faudra interroger la leur localisation ce type d'enseignement ne peut pas toujours se retrouver dans les mêmes établissements ceux des centres villes ce qui concentre déjà beaucoup de moyens et qui écarte les publics les plus favorisés les plus privilégiés on peut penser l'ouverture d'options d'enseignement de classes préparatoires par exemple dans des établissements périphériques des périphéries urbaines rurales du pays pour aussi de démocratiser ces échelons du système éducatif secours sur place prépare notamment vous avez beaucoup insisté sur la notion de service public d'éducation il ya un pan du service public d'éducation qui a été particulièrement malmenées après tous l'ont été notamment pendant ce quinquennat mais c'est vrai qu'on porte aussi une attention particulière à la question du service public de l'orientation et du rôle que jouent nos collègues psychologues de l'éducation nationale dans service public d'orientation on voit le l'intrusion notamment des officines privées comment selon vous conforter le service public d'orientation quel rôle jouent les psychologues de l'éducation nationale dans ce service public d'orientation alors même qu'on sait la question de l'orientation est crucial est crucial pour nos élèves pour réussir finalement à ce que les élèves trouvent leur place trouvent leur parcours et surtout puisse puisse avoir le meilleur avenir possible en nationalisant le service public de l'orientation qui est tendanciellement en train de passer aux régions et vous avez raison c'est une mission fondamentale elle est elle aussi émancipatrice que celle d'une orientation choisie mûri réfléchi avec l'élève avec sa famille pour que cette orientation puisse se concrétiser il faut qu'il y est la post it et d'accéder à toutes les filières à toutes les voix que le service plus d'éducation proposé il ya des territoires dans lesquels il manque d'accès par exemple dans la voie professionnelle à certaines filières à certaines sections qui sont qui sont absentes et je crois qu'il faut surtout rompre avec une logique qui est en train de s'installer c'est la logique adéquat sioniste elle est terrible puisque elle vise au fond à soumettre les finalités du service public d'éducation aux besoins des entreprises des plus grandes d'entre elles c'est le cas par exemple dans les campus des métiers et des qualifications créée sous ce quinquennat de françois hollande et que jean michel blanquer a remis au goût du jour et et développe aujourd'hui vous avez des entreprises du cac 40 qui sont associés à des lycées à des bts a dit me de lâcheté qui discutent entre elles de l'offre de formation à l'échelle d'un bassin de vie et les enfants de ces territoires n'ont pas d'autres destinées social au fond que de s'engager dans des formations qui viserait à répondre aux besoins particuliers locaux momentanée de ses entreprises avec ça il faut absolument rompre et est au contraire être dans une approche jeu j'utilise à nouveau ce mot émancipatrice avant de passer la parole à marie laure on a eu l'occasion de revenir parfois sur des déclarations de candidats ces derniers jours qu'ils ont pu faire parler là je pense notamment à la déclaration de jean luc mélenchon sur le recrutement la formation des enseignants qu'en est-il concrètement sur le recrutement et la formation des enseignants du second degré hier on a cru lire dans un journal des propos qui laisserait d'une manière ou d'une autre sous entendre que vous seriez favorable à un recrutement et qui ne serait pas à bac +5 donc là où on a quand même besoin d'y voir d'y voir un peu plus clair parce que c'est des propos qui ont aussi peu pu semer le trouble parmi bon nombre de collègues donc il faudrait là aussi à nous préciser un certain nombre de choses je le comprends c'est l'occasion de faire un peu d'éducation aux médias je plaisante mais c'est toujours difficile de voir des journalistes parfois s'arrêter sur un passage et en tordre finalement le la volonté de sens qu'est ce qu'a voulu dire jean luc mélenchon on ne remettra pas en cause ce niveau de recrutement à bac + 5 des enseignants je lui ai dit tout à l'heure il est la traduction d'un niveau de qualification scientifique pédagogique est indispensable mais nous voulons que le plus d'étudiants possible deviennent des enseignants à bac + 5 après avoir passé un concours de la fonction publique et pour cela nous ouvrirons système de prérecrutement dès le niveau bac dès le niveau licence pour arriver à avoir le plus grand nombre possible des lèvres de pardon d'étudiants est aussi issue plus grand nombre possible de milieux sociaux parce qu'il ya cette question-là la masterisation elle a produit cet effet de réduire le vivier socialement parlant puisque il faut jusqu'ici sans financement de ses études il faut avoir les moyens de se financer ces cinq années d'études c'est long c'est long c'est nécessaire sur le plan scientifique sur le plan pédagogique mais ça ne devrait pas être un obstacle qui empêche certains de devenir enseignant voilà ce qu'il a voulu dire donc je j'espère avoir été là clair précis parce qu'ils nous écoutent marie-laure s'il ya quelques commentaires quelques questions oui il y à quelques questions dans le chat alors notamment sur facebook notamment à propos des réformes des dispositifs que vous revendiquez vouloir supprimer notamment la réforme du lycée blanquet blanc caire clotilde de demandes que propose la france insoumise quant à la réforme bancaire du lycée dont vous avez répondu la suppression on remplace par quoi et la suite aussi même question finalement de magali par rapport à parcours sup que fait la france insoumise de parcours sud est si on supprime par quoi on remplace alors la réforme bloqué on supprimera tout de suite la réforme du bac le bac locale le bac en contrôle continu et on reviendra tout de suite dès la première année à un bac qui redeviendra un examen anonyme ponctuelles terminal tout de suite pour lui redonner sa valeur est d'ailleurs en refaire le premier grade universitaire qui garantit un droit le droit d'accéder à l'enseignement supérieur réponse tout de suite sur parcours super parcours sud par quoi on remplace jean-luc mélenchon dans l'interview vous évoquez a dit pas rien au sens où ce qui compte c'est un instrument de gestion d'une forme de pénurie la pénurie des places qu'il est qui qui sont disponibles dans le supérieur on a un déficit considérable on a arrêté pour ceux des universités dans ce pays alors qu'on savait que de plus en plus de jeunes poursuivront leurs études par ailleurs c'est nécessaire pour répondre à tous les enjeux notamment de bifurcation écologique que d'élever le niveau de qualification de tous les jeunes français donc nous ouvrirons ou des places dans les universités dans les bts dans les iut par dizaines de il y est pour chacun chacune puisse poursuivre puisse avoir aussi le droit à l'erreur on a le droit quand on a 18 ans de se tromper d'essayer de faire de la philo et de se rendre compte que c'est pas ce qui peut-être ce qui correspond en premier à ce qu'on est capable ou ce qu'on a finalement envie de faire on a le droit de se tromper donc tout ça ne garantiront en ouvrant des places à l'université pour revenir sur ce qu'on fera donc de ce lycée d'abord on mettra le une petite pause si on arrive nous en responsabilité on fera pas le grand il ya des choses très fort qu'on changera tout de suite et je les ai décrites mais on repartira pas immédiatement dans une dans un grand chamboulement qui perturbe l'exercice du métier d'enseignant une transformation immédiate de tous les programmes de toutes les architectures on en discutera on en discutera avec les organisations syndicales avec les fédérations de parents d'élèves avec des scientifiques avec des pédagogues avec tout ce qui est avec les parlementaires puisque pardon c'est aussi des sujets démocratiques que cette question de qu'est-ce qu'on fait de nos systèmes éducatifs et je les ai dit tout à l'heure la représentation nationale elle est souvent mise de côté on prendra le temps d'en discuter il ya des choses qu'on abrogera tout de suite notamment ce bac qui n'a plus de valeur ce bac blanc qu'est on débloque érigera l'éducation nationale voilà je peux vous le dire les principales caractéristiques de ce quinquennat de façon immédiate elles seront effacés jean marie daures je passe il yad'autres une autre question oui la leyre dernière question une dernière question maeva demande quelle est la position de la france insoumise concernant l'apprentissage à partir de quel âge quel dispositif l'apprentissage c'est utile dans certains cas ne sommes pas idéologiquement hostile où a priori hostile simplement l'apprentissage tend aujourd'hui à se substituer à remplacer la voie professionnelle l'enseignement professionnel sous statut scolaire et nous nous pensons que c'est là qu'il faut concentrer tous les moyens il faut revenir au bac pro en quatre ans il faut créer des sections professionnelles il faut donner aux lycéens de la voie professionnelle une allocation d'autonomie 2080 3 euros par mois qui leur permet de financer leurs études parce que les lycéens de la voie professionnelle souvent ils vont travailler à 16 ans parce que ils viennent des milieux les plus défavorisés ce pays c'est un tiers des lycéens de ce pays il faut quand même se rappeler et ils doivent bosser pour pouvoir aller au bout de leurs études donc nous leur apportera ça et parce que le pays en a besoin d'abord il a besoin de jeunes formés avec aussi des enseignements généraux que jean michel blanquer a supprimé en 2019 avec sa contre-réforme mais d'aider des jeunes qui se spécialise dans des métiers qui sont les métiers de la bifurcation écologique la france ne pas répondre aux grands défis climatiques à ses obligations celle des traités internationaux qu'elle a passés de réduction des émissions de gaz à effet de serre si y'a pas des dizaines de milliers de techniciens d'ingénieurs parce que on voit profiter après il ya des bts après il ya des passerelles encore pour aller plus loin pour ceux qui sont disponibles pour cela mais il faut faire la rénovation thermique du bâti il faut changer les pratiques agricoles d'ailleurs nous les lycées agricoles nous les intégrerons au périmètre dans le giron de l'éducation nationale parce que ça suffit les lobbys la fnsea qui dit que les programmes bar bref voilà il faut les lycées maritimes il faudra aller développer donc nous pour nous la voie professionnelle c'est le coeur c'est un des coeurs un des coeurs de notre projet éducatif est un des coeurs de nos projets pour le pays bien merci merci à vous merci beaucoup