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interviewEurope 1· 7 juin 2026 2 min

Bruno Retailleau propose de créer une Cour disciplinaire de la magistrature

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le ministre de la justice au sommet de la chaîne des responsabilités se dit furieux du traitement par la justice du suspect Jérôme B visé par quatre plaintes pour viol et deux signalements. Et puis Caroline Baudri après donc ce fiasco, l'ancien ministre de l'intérieur Bruno Retaillot candidat à l'élection présidentielle également propose quant à lui de créer une cour disciplinaire de la magistrature. Oui. la place du Conseil supérieur de la magistrature, ce CSM chargé de participer à la nomination des magistrats, de les sanctionner éventuellement et de veiller à leur indépendance.

Cette assemblée est trop corporatiste selon Bruno Rotaillot dans la cour, je cite disciplinaire de la magistrature que le candidat souhaite créer. Des citoyens siègeraiit au côté des professionnels de la justice et un membre non magistrat serait président car les mécanismes de sanction dans la profession ne fonctionnent pas aujourd'hui. Ce sont les mots du ministre qui font réagir Ludovic Fria, président de l'Union syndicale des magistrats. que je trouve dommage, c'est que quelqu'un de l'envergure de monsieur Retaillot part d'une proposition qui est qui est fausse.

Les magistrats ne sont pas majoritaires dans la composition du conseil sur la magistrature hein. Et puis d'autre part surtout le conseil sur la magistrature a rendu à ma connaissance depuis 2019 entre 5 et 15 décision par an des sanctions indisciplinaires contre des magistrats et depuis début 2026 il a déjà rendu six décisions de sanction. Il se dit aussi surpris de l'idée d'introduire un jury populaire.

Cela n'existe dans aucun conseil de discipline ordinale médecin ou avocat par exemple poursuit-il. Enfin, sans davantage de moyens, aucune réforme ne serait efficace. Selon Ludovic Fria qui avance ce chiffre, il y a entre 3 et quatre fois moins de procureur en France que dans les pays européens comparables.

Impossible donc de traiter dans des délais suffisants les 12000 plaintes déposées chaque mois dans les commissariats français. L'inspection générale de la justice doit rendre sous 15 jours les premières conclusions de son enquête sur les défaillances qui auraient mené à la mort de Liana. Caroline Bauder pour Europe