Colère des pompiers: un texte sera présenté le 8 septembre, indique Laurent Nuñez
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Laurent Nunez est en train de prendre la parole pour évoquer la colère des pompiers voilà donc bonjour donc une petite déclaration suite à l'entrevue que j'ai eu donc Donc en milieu de journée avec les neuf organisations syndicales, donc en constituant un intersyndical de sapeurs pompiers professionnels à leur demande. Je les ai reçus aujourd'hui avec les représentants, avec Madame la directrice adjointe de la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises et des collaborateurs. Donc nous avons reçu les neuf organisations syndicales dans le cadre d'un dialogue qui a été courtois, franc.
Voilà donc on s'est dit beaucoup de choses ça a duré près de deux heures et ils ont eu l'occasion de m'exprimer un certain nombre de demandes portant notamment sur l'augmentation des moyens, notamment humains, des moyens des services départementaux d'incendie et de secours. Puis on a parlé aussi, d'une manière très générale, de notre modèle de sécurité civile. Et nous avons échangé sur les étapes à venir.
C'est surtout ça qui est important, ce que je voulais dire que d'ailleurs les syndicats se sont exprimés là dessus donc je leur ai annoncé que le projet de loi de modernisation de la sécurité civile qui fait suite au beau veau de la sécurité civile que ce projet de loi Donc l'heure serait présentée, puisqu'il a été définitivement arbitré par le Premier ministre, il leur sera présenté le 8 septembre prochain. Et donc ils auront l'occasion de voir quel en est le contenu. C'est-à-dire qu'en gros, il ne s'agit pas de lancer une nouvelle phase de concertation.
Elle a eu lieu dans le cadre du Beauvau de la Sécurité civile, cette concertation. Il s'agit de montrer ce que nous avons retenu et qui relève du niveau de la loi, ce que nous avons retenu du Beauvau de la Sécurité civile. Voilà un certain nombre de des dispositions que je ne vais pas dévoiler ici.
Nous avons l'occasion d'en discuter avec eux, encore une fois, le 8 septembre, aussi avec d'autres acteurs, mais ce sont des dispositions...
Il n'y a pas eu de loi de modernisation de la sécurité civile depuis 2004. Donc c'est un texte qui clarifie notamment les missions des services départementaux d'incendie et de secours, les missions, les leurs celles d'autres acteurs pour avoir une meilleure répartition, une répartition plus équilibrée. Et puis il y a évidemment d'autres dispositions comme celle qui concerne la protection juridique des sapeurs-pompiers.
Ce texte leur sera présenté le 8 septembre. Nous avons beaucoup abordé la question des moyens et notamment des moyens humains, des moyens en équipement, des moyens de protection également pour les sapeurs-pompiers, notamment dans leur mission de lutte contre entre les feux de végétation et singulièrement des feux de forêt. Ce qui nous a évidemment conduit, puisqu'il faut bien comprendre les choses, le budget des services départementaux d'incendie et de secours, il est financé par les départements et par ce qu'on appelle le le bloc communal, c'est-à-dire les communes et les établissements publics intercommunaux.
Ce qu'on appelle les EPCI. Nous avons évidemment discuté de ces sujets et je leur ai annoncé qu'avec le premier ministre nous présenterions au projet de loi de finances donc de pour 2027 qui sera discuté à l'automne nous présenterions en lien et en liaison très étroite avec les associations d'élus Et notamment l'association des départements de France, l'association des maires de France que nous présenterions évidemment des projets d'évolution des ressources des services départementaux d'incendie et de secours qui conditionnent évidemment l'évolution et l'augmentation d'un certain nombre de moyens. Donc voilà ce que j'ai dit ce matin aux organisations syndicales.
Nous avons évidemment évoqué, nous sommes revenus évidemment sur les dispositifs opérationnels qui ont été mis en place pour lutter contre les feux de forêt, notamment en Gironde, nous avons évoqué de manière très directe et encore une fois très franche de ces questions. Voilà ce que je voulais vous dire en quelques mots. Ce que j'ai donné ce matin Ce sont des échéances, c'est des engagements aussi.
C'est des engagements d'abord de présenter un projet de loi de modernisation de la sécurité civile. C'est une étape importante. J'aurais rappelé aussi le contexte politique.
Ça n'est pas rien que le gouvernement, reprennent le flambeau du Beauvau de la sécurité civile et déposent effectivement un projet de loi. Ça n'est pas rien dans le contexte politique que nous connaissons et ça n'est pas rien que nous ayons acté le fait de travailler sur les ressources des services départementaux d'incendie et de secours. Pour vous donner quand même quelques chiffres puisque la question m'a été posée, on m'a demandé qu'elle était de m'engager sur des chiffres, évidemment je ne le peux pas, je ne peux pas m'engager sur des chiffres, il y a des discussions qui doivent être, c'est ça le principe de libre administration des collectivités locales qui doivent être engagées évidemment avec l'association des départements de France, l'association des maires de France.
Ces discussions elles ont déjà commencé, elles vont se poursuivre tout au long de l'automne bien évidemment et donc je n'ai pas donné de chiffre de ce que serait je ne peux pas m'engager ça aurait été totalement irresponsable de ma part d'une part irrespectueux vis-à-vis par ailleurs des associations d'élus même si comme ministre de l'intérieur je suis leur patron opérationnel je le rappelle, mais pour les moyens nous devons aussi composer et c'est normal c'est la libre administration des collectivités locales avec les élus. En revanche il y a une partie du budget qui m'est propre, c'est le budget de l'Etat consacré à la sécurité civile. La question m'a été posée, j'ai pu rappeler que ce budget depuis 2017.
Il a augmenté de 93%. Il s'établira l'année prochaine à 879 millions d'euros, c'était 800 en 2026, essentiellement consacré évidemment au moyen de la sécurité civile et évidemment à la lutte contre les feux de forêt. Pas seulement, mais tout l'entretien de nos moyens aériens, tous les coûts de location de nos moyens aériens pour lutter contre les feux de forêt figurent évidemment sur le budget, au même titre d'ailleurs que le pacte capacitaire.
Vous savez que l'État s'est engagé en 2022 à investir auprès des SDIS, une aide de 150 millions d'euros, les SDIS contribuant au même Donc évidemment, nous avons aussi dans le budget du ministère de l'Intérieur consacré à la sécurité civile ces engagements-là. Et donc encore une fois, je le redis, ce budget s'établira à 879 millions d'euros. C'était 450, 450 en loi de finances 2017, et donc il a presque doublé.
Voilà où nous en sommes. Moi personnellement je me félicite de cet entretien, c'est important qu'on se parle. J'avais rencontré précédemment chaque organisation syndicale en réunion bilatérale, modulo deux d'entre eux puisque malheureusement j'avais dû me rendre à Bordeaux suite au décès des deux sapeurs-pompiers qui sont décédés à Mérignac et voilà donc le Le dialogue continue, il a été franc et constructif et moi personnellement je m'en félicite.
J'ai donné des échéances, un calendrier et j'ai pris un certain nombre d'engagement, de mener à bien cette réflexion. Et je leur ai dit, le temps n'est plus au constat. Le constat nous l'avons eu, j'ai entendu ce qu'ils m'ont dit, je ne découvrais rien, ni moi d'ailleurs, ni le Premier Ministre ne découvrons ce qui nous a été dit.
Le temps il est à l'action. Et voilà, nous sommes dans un pays, dans un état de droit, il y a un projet de loi, il y a un Parlement, il y a des associations d et c'est normal que nous engagions ces discussions avec elle, mais nous sommes bien dans le temps de l'action que personne ne se trompe là-dessus. Voilà ce que je voulais vous dire en quelques mots pour résumer un petit peu ce qu'on s'est dit ce matin.
Voilà, je prends éventuellement quelques questions mais pas plus. Est-ce que vous comprenez que les organisations syndicales soient ressorties de cette réunie déçues, voire énervées ? Une impression que les choses n'avancent pas et c'est pour ça d'ailleurs qu'elles vont se mobiliser à nouveau en septembre Non, je comprends parfaitement, mais je pense qu'ils ont compris que la position qui est la mienne, je ne peux pas prendre des engagements à la hauteur de ce qu'ils attendaient, c'est-à-dire des engagements chiffrés.
Je ne peux pas, ça n'est pas dans mes compétences, ça n'est pas dans mes responsabilités, moi je Je suis le patron opérationnel des sapeurs-pompiers, pour les moyens je dépends aussi d'autres acteurs, qui ont la même volonté que nous de soutenir les sapeurs-pompiers professionnels, volontaires, qui ont la même volonté de protéger notre système de sécurité Tout le monde tire dans la même direction sur ces affaires. Mais voilà, il faut que chacun soit consulté et prenne les décisions qui lui incombent. Nous, pour la partie qui nous concerne, je le redis, nous avons augmenté le budget de l'État de 10 % cette année, de 93 % si on prend la séquence des dix dernières années.
Pour la partie qui est la nôtre, on fait évidemment le job et on a aussi su aider les SDIS avec le pacte capacitaire. Et encore une fois, j'ai entendu ce qui m'a été dit ce matin, notamment sur les moyens de protection, sur les moyens mobiles. Voilà donc tout ça je l'ai entendu et nous allons maintenant poursuivre la réflexion.
Je comprends évidemment leur colère en ce sens où ils voulaient des engagements chiffrés mais le ministre de l'Intérieur ne peut pas imposer des recrutement de sapeurs-pompiers professionnels ne peut pas imposer les investissements. Tout ça, ça se discute et ça se fait dans la plus grande concertation comme on l'a toujours fait en France avec notre modèle de sécurité civile. Une question sur les moyens humains.
Les pompiers n'ont parlé aussi de 3000 pompiers lauréats du concours et qui n'étaient pas embauchés, qui étaient prêts à l'emploi, mais pas embauchés par un manque de moyens. Oui, effectivement, on est dans la fonction publique territoriale, il y a un certain nombre de fonctionnaires, de sapeurs-pompiers qui passent un certain nombre de concours, qui ne sont pas recrutés par manque de moyens. Ils nous ont donné un certain nombre de chiffres.
Je ne pourrais pas le confirmer, je ne l'ai plus en tête, mais l'ordre de grandeur qu'ils ont donné correspond effectivement à la réalité ils ont mais c'est un problème que l'on pallie quand on rationalise les ressources quand on augmente les ressources jeudi une partie il ya deux étapes importants il ya le projet de loi de modernisation la sécurité civile qui était attendue, qui est attendu par les milieux professionnels des sapeurs-pompiers. Il y a la protection juridique, il y a la rationalisation des missions, on ne sait pas rien que les sapeurs-pompiers puissent se consacrer sur ce que sont leurs vraies missions et pas de mission périphérique où parfois ils se dispersent et perdent du temps et c'est pas Alors, c'est pas leur job. Ça, c'est extrêmement important.
Et puis, il y a un deuxième temps. Donc, il y a ce projet de loi de modernisation de la sécurité civile. Puis, il y a un deuxième temps.
C'est le projet de loi de finances pour 2027 où il faudra effectivement qu'on discute des ressources et des moyens non ils attendront pas ce projet de loi non non le pour les moyens de protection Les moyens de protection, c'est à chaque SDIS de les acquérir. C'est un problème de moyens. Ce qu'ils m'ont expliqué ce matin, mais je le sais, je suis au courant, c'est qu'il y a des cagoules qui sont beaucoup plus protectrices, et notamment en termes d'inhalation de fumée et qui sont en cours d'acquisition par les SDI c'est évidemment que les choses doivent aller beaucoup plus vite.
Moi je ne peux pas l'imposer juridiquement, je ne peux pas l'imposer mais en tout cas oui je vous confirme que les choses doivent aller un peu plus vite et on en a discuté on en discute très régulièrement avec les sapeurs-pompiers professionnels d'ailleurs comme volontaire concernant les moyens que répondez vous à la lettre de Gérald Darmanin est ce que vous pensez que la police judiciaire aussi manque justement de moyens ou alors là c'est vraiment tout un c'est un tout autre sujet non je j'ai effectivement reçu une lettre de gérald armanin à laquelle je répondrai d'ailleurs j'ai une réunion tout à l'heure avec l'ensemble des services de police, de gendarmerie pour répondre point par point aux observations qui ont été faites par les parquets généraux. Je vais répondre de manière constructive, sans aucune polémique. Il est important, très important, que les services de police, les services de gendarmerie continuent à travailler en très bonne entente avec les parquets.
J'ai beaucoup de respect pour les personnels des parquets et j'ai surtout aussi beaucoup de respect pour les personnels de police et de gendarmerie qui font un travail formidable en matière de judiciaire, c'est compliqué. Tous domaines confondus, c'est compliqué, c'est compliqué. La filière investigation, elle est en souffrance.
C'est pour ça que j'ai lancé un plan de revalorisation de cette filière avec des indemnités qui ont été votées au PLF 2026, qui vont être évidemment reconduites en 2027. J'ai créé 700 emplois nouveaux dans la filière. Il y en aura 700 de nouveaux avec le projet de loi de finances 2027.
Voilà. Je vais répondre point par point. Il y a un Il y a un certain nombre de choses qui sont dites dans ce document que je vais contester.
Il n'y a pas forcément le nombre de dossiers perdus qui est annoncé, tout ça, je vais y répondre point par point, je réunis mes services, je répondrai point par point à ces Mais comme Gérald Darmanin, je partage la même volonté d'améliorer les choses. On a fait beaucoup de choses sur ces sujets, notamment sur les violences sexuelles aux mineurs. On est à presque près de 400 salles On a formé 20 000 policiers, 20 000 gendarmes et on va poursuivre ces formations.
On va les poursuivre, on va poursuivre l'implantation de Salle Mélanie, on va poursuivre le travail que nous faisons mais singulièrement pour ce qui est de cette lettre, j'y répondrai évidemment, point par point, en total, dans une relation de travail très confiante avec Gérald Darmanin, le garde des Sceaux sur ces sujets. Voilà. – S'il n'y a pas d'autres questions, merci beaucoup. – Merci.
Merci. – Voilà pour cette intervention du ministre de l'Intérieur que vous avez
Laurent Nuñez