Philippe de Villiers : "La classe dirigeante a tout lâché"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Philippe de VilliersFait
« l'école c'est le laboratoire qu' estidoscopique de la société. On ne peut pas imaginer une société qui décivilise et une école qui reciivilise. »
- 1:00Philippe de VilliersFait
« Chaque génération nouvelle euh est euh une invasion barbare qu'il faut civiliser. »
- 2:30Philippe de VilliersFait
« En 1970 et oui les années Pompidou poste 68 ardes c'était l'époque où Jacques Lang Michel Fouca Jean-Paul Sart et tant d'autres signaient des pétitions pour légaliser la pédophilie. »
- 3:30Philippe de VilliersFait
« On a fait l'autorité parentale. Alors au nom du principe de l'égalité, bon l'autorité parentale, c'est le la collégialité. »
- 4:30Philippe de VilliersFait
« Le cours magistral ne se justifie que s'il est magistral. Plus de cours magistral et il y a plus de magistère. »
- 5:30Philippe de VilliersFait
« L'éducation ? C'est l'imitation. Bon, qu'est-ce que c'est ? Oui, c'est en fait c'est l'identification. C'est l'édification par l'identification. »
- 7:30Philippe de VilliersChiffre
« Quand on entre aujourd'hui dans une maternité où c'est fléché la mort, la vie et qu'on retire 240000 vies à être par an. La vie n'a plus de prix. »
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En fait, l'école c'est le laboratoire qu' estidoscopique de la société. On ne peut pas imaginer une société qui décivilise et une école qui reciivilise. [raclement de gorge] On peut pas imaginer une société qui perd les repères et une école qui redonne les repères. Une société violente, elle produit une école violente. Une société déculturée, elle produit une école déculturée. Une société de la honte et de la peur, elle produit une école de la honte et de la peur.
Et en fait, moi je je je pense souvent quand je vois ces drames de l'école française au mot remarquable de Anna Aren qui disait "Chaque génération nouvelle euh est euh une invasion barbare qu'il faut civiliser." une invasion barbare qu'il faut civiliser. Or, on ne civilise plus. Il est là le problème, il est pas ailleurs. Et on n'ose pas le dire. Pourquoi ? Parce que les hommes politiques, [raclement de gorge] enfin toute la classe dirigeante, elle est coupable d'avoir tout lâché. Je m'explique. En fait, il y a trois cercles de civilisation qui correspondent aux trois autorités. D'abord, l'autorité paternelle. Ce mot-là, vous n'entendez plus. Il a disparu.
Il a disparu du droit civil français. Quand en 1970 et oui les années Pompidou poste 68 ardes c'était l'époque où Jacques Lang Michel Fouca Jean-Paul Sart et tant d'autres signaient des pétitions pour légaliser la pédophilie. Et donc en fait, c'était une époque de laxisme où déjà on commençait à dire Simone de Beauauvoir il faut détruire le patriarcat. Et donc en fait il y avait l'autorité paternelle, le chef de famille, ce qu'on appelait la puissance paternelle disparu. Et qu'est-ce qu'on a fait ? On a fait l'autorité parentale. Alors au nom du principe de l'égalité, bon l'autorité parentale, c'est le la collégialité.
C'est marrant parce que au même moment que le concile Vatican de en fait la collégialité c'est la décision à laquelle on se rend de ne pas décider à plusieurs ce qu'on se ça va être incapable de décider tout seul. Donc l'autorité parentale. Bon, ça y est, ça c'est filoche. Et maintenant, c'est pire. On a la société sans père, on a la société sans mère et avec la proposition de Atal sur la GPA, pour légaliser la GPA, on aura la société sans filiation par en un, par en deux. Voilà. Donc la première chose à faire, si on veut euh arrêter tout ça, si on veut rétablir l'école, il faut rétablir l'autorité paternelle, le chef de famille.
Voilà ce que je dis évidemment contre courant, ça doit faire hurler dans certaines chaumières. C'est fait pour ça. D'ailleurs, je suis pas là [raclement de gorge] pour distribuer les biscottes ou les langues de chat dans les tasses de thé. Je suis là pour dire la vérité. La deuxième autorité, c'est l'autorité magistrale. Vous savez, il y a un homme politique s'appelait George Bidau. Un jour, je parlais avec lui, il était très cultivé, était un normalien et cetera agrégé de lettre qui me dit "Le cours magistral ne se justifie que s'il est magistral. Plus de cours magistral et il y a plus de magistère. Et vous savez, je moi j'ai j'ai eu un instituteur qui s'appelait Alphonse Tibau.
Extraordinaire, je lui dois tout. Un jour, il m'a dit il était succulent, il était cultivé. Et un jour, il m'a dit en fait c'était un instituteur qui qui euh appartenait à la race de ces instituteurs qui tentaient d'instituer dans une société déjà gagnée par l'esprit de des institutions. Et un jour, il m'a dit euh tu sais ce que c'est l'éducation ? C'est l'imitation. Bon, qu'est-ce que c'est ? Oui, c'est en fait c'est l'identification. C'est l'édification par l'identification. Ah bon ? Et il me prend l'exemple euh il me cite une phrase de The Gaulle à propos de d'Alexandre. Euh sous les victoires d'Alexandre, on retrouve la pensée d'Aristote.
J'ai dit "Alors, qu'est-ce que ça veut dire ?" Il me dit "Ah bah c'est la sédimentation. Et si on donne euh à chaque élève, et ça c'est mon projet pour toi mon petit Philippe, si on donne à chaque élève la perspective, la sédimentation entre l'instant et l'éternité, euh entre l'instant et le temps long, alors l'élève va grandir et se civiliser. Je me souviens un jour et l'inspecteur inspecteur général de l'enseignement secondaire tout le monde tremblait et lui aussi il arrive dans la classe et il dit euh il nous prend de haut il dit quelle était la couleur des cheveux d'Alexandre ?
Et il y a un élève qui s'appelle Robert Bisseau qui a fait une belle carrière depuis et qui dit "Ils étaient verts". Alors l'inspecteur se moque de lui. Il dit "Ne vous moquez pas de moi" il dit "Si étaient verts." Et il dit "Pourquoi ils étaient verts ?" Parce que c'était des lauriers. Et en fait après notre instituteur a dit "Ben voilà c'est c'est ce que je veux en fait. Je veux je veux des des élèves qui la réplique parce qu'ils ont la culture, ils ont le fond culturel et le fond de la culturelle c'est la perspective. Et puis la troisème alors aujourd'hui évidemment le chrétinisme numérique enfin regardez l'école bon classement PISA et cetera je vais pas refaire.
Bon troisièmement c'est l'autorité égalienne et là je voudrais dire ceci. En fait, ce qu'on attend de l'autorité régalienne, c'est qu'elle fixe le prix de la vie. C'est sa première responsabilité. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que quand on entre aujourd'hui dans une maternité où c'est fléché la mort, la vie et qu'on retire 240000 vies à être par an. La vie n'a plus de prix. La vie devient contingente, relative, précaire. Et quand demain dans les hôpitaux, dans les établissements pour handicapés, dans les épades, on pourra euh retirer des vies vieillissantes, douloureuses, coûteuses, inutile selon la doxa.
Alors, il faudra pas s'étonner et il faut pas s'étonner que dans la rue, dans les quartiers, à l'école, la vie n'a plus de prix. Et quand la vie n'a plus de pri tuas point et qu'on peut tuer son prochain, qu'on peut on peut le tuer à la maternité, à l'hôpital et en famille demain, le petit, le tout petit et le très vieux, alors on glisse dans la barbarie. [raclement de gorge] Et voilà, nous y sommes. Et moi, je voudrais entendre les hommes politiques dire ça parce que de quoi il parlent les hommes politiques ? Et même les commentateurs et même les journalistes, ils disent faut multiplier les portiques.
Alors à ce moment-là, il y a un mec qui dit "Ah ouais, mais alors les couteaux en céramique, ah ouais, ça c'est vrai. Et faut multiplier." Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'un bon maire au regard de la doxa de la société de connivance comme je l'appelle d'ailleurs le mot, on y reviendra la société de connivance parce que c'est un mot qui a qui devrait connaître une grande fortune. Quand j'ai dit la société de convenance m'a dit complotiste, on reviendra à propos de la Fenstein. Mais là euh un bon maire, c'est un maire qui met des caméras. Formidable. Alors lui, il a il est pas bon parce qu'il a pas mis assez de caméras. Maire de Lyon, il va enfin mettre des caméras, il a compris et cetera.
Donc en fait, on soigne les effets dont on chérit les causes. Voilà. Donc faut aller au fond des choses la recivilisation française qui passera par la refrancisation française quand on aura redonné à tous les petits français un imaginaire qui est le nôtre. M.
Philippe de Villiers