Ce monde politique qui se regarde lui-même
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00François-Xavier BellamyFait
« Monsieur de Fournas n'est pas de mon parti politique, je n'aurais pas employé l'expression qu'il a utilisée, lorsqu'il a dit "qu'il(s) retourne(nt) en Afrique". »
- 1:00François-Xavier BellamyFait
« Sur un sujet aussi délicat que les questions migratoires, il faut, je crois, accompagner son propos d'un raisonnement étayé. »
- 2:00François-Xavier BellamyFait
« ce n'est pas dans mon tempérament d'interrompre des collègues dans un débat au Parlement. »
- 3:00François-Xavier BellamyFait
« si on dit que des migrants illégaux doivent retourner là d'où ils sont partis, ce n'est pas raciste »
- 4:00François-Xavier BellamyFait
« on ne peut pas nous faire croire que ce député parlait de son collègue. »
- 5:00François-Xavier BellamyFait
« le parlementaire en question a accepté la sanction. Il faut maintenant passer à autre chose. »
- 6:00François-Xavier BellamyFait
« le vrai sujet, c'est comment est-ce qu'on fait pour lutter contre l'immigration illégale ? »
- 7:00François-Xavier BellamyChiffre
« l'Ocean Viking, ce bateau de SOS Méditerranée, est toujours en mer avec 284 personnes à son bord. »
- 8:00François-Xavier BellamyFait
« si vous arrivez à mettre le pied illégalement sur le continent européen, vous pourrez vous y établir durablement. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Moi, je suis effaré par le fait que depuis deux jours, la totalité de notre débat public se concentre sur ce qui, manifestement, apparaît comme une accusation infondée. Monsieur de Fournas n'est pas de mon parti politique, je n'aurais pas employé l'expression qu'il a utilisée, lorsqu'il a dit "qu'il(s) retourne(nt) en Afrique". Je ne m'exprimerais pas comme ça.
Sur un sujet aussi délicat que les questions migratoires, il faut, je crois, accompagner son propos d'un raisonnement étayé ; et par ailleurs, ce n'est pas dans mon tempérament d'interrompre des collègues dans un débat au Parlement. Mais enfin, on ne peut pas nous faire croire à la lecture du compte-rendu, on ne peut pas nous faire croire que ce député parlait de son collègue. - Mais qu'il parle de son collègue ou des bateaux de migrants, pour vous, ce ne sont pas des propos racistes ? - Ça fait une énorme différence !
Parce que, comme l'a dit Bruno Retailleau dans un texte qui a été l'occasion pour lui de revenir sur ce sujet - qui est un sujet fondamental, si on dit que des migrants illégaux doivent retourner là d'où ils sont partis, ce n'est pas raciste, si on n'a plus le droit de dire ça, c'est qu'en fait, on n'a plus le droit de se doter d'une politique migratoire. Or, c'est ça le fond. Plutôt que de se concentrer sur...
Que la phrase ait été malheureuse, évidemment, on en convient. Le parlementaire en question a accepté la sanction. Il faut maintenant passer à autre chose.
Je comprends que certains aient entendu la phrase initialement comme une interpellation de son collègue, auquel cas cette formule aurait été scandaleuse. Mais de fait, la question qui nous est posée aujourd'hui, c'est que pendant qu'on se concentre sur des questions de conjugaison et de grammaire depuis deux jours, en réalité, le vrai sujet, c'est comment est-ce qu'on fait pour lutter contre l'immigration illégale ? Comment est ce qu'on fait pour lutter contre les passeurs qui instrumentalisent la misère ?
Et on voit aujourd'hui, parce que, pendant qu'on parle, l'Ocean Viking, ce bateau de SOS Méditerranée, est toujours en mer avec 284 personnes à son bord. Ces migrants, qui ont été récupérés dans les eaux, dans les eaux de la Méditerranée, ils sont aujourd'hui les victimes de l'irresponsabilité des pays européens, qui incitent littéralement les gens à partir depuis le continent africain vers l'Europe, parce qu'il est parfaitement clair pour tout le monde que si vous arrivez à mettre le pied illégalement sur le continent européen, vous pourrez vous y établir durablement. Et c'est ça qui crée les situations terribles que l'on vit en Méditerranée.
C'est ça, aussi, qui déstabilise les sociétés de nos pays, et c'est de ça qu'il faudrait s'occuper plutôt que de parler indéfiniment du spectacle, et de ce monde politique qui se regarde lui-même. - Donc pas de démission du député, comme le réclame, par exemple, Gérald Darmanin ? - Parlons du fond !
Gérald Darmanin, il est ministre de l'Intérieur. On attend qu'il nous explique comment, concrètement, il compte permettre de lutter contre l'immigration.
François-Xavier Bellamy