Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCP - Assemblée nationale· 12 septembre 2025 54 min

Crise politique, crise sociale : la folle semaine ! | Chaque voix compte - 12/09/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonsoir et bienvenue dans Chaque Voie Compte, votre nouveau rendez-vous quotidien sur LCP tous les soirs. une heure de décryptage et de débat autour des sujets qui vous concernent ou vous préoccupent. Je continue de vous présenter l'équipe h ce soir et désormais chaque vendredi, c'est Anna Cabana qui sera à mes côtés.

Bonsoir Anna, bonsoir cher Adeline et bienvenue dans l'aventure Chaque Voix compte. Tout de suite, c'est le sommaire de ce vendredi avec à la une ce soir crise politique et crise sociale, la folle semaine. Ça a commencé lundi avec la chute de François Baou, mardi la nomination de Sébastien Lecnu, le mouvement bloqu et cette semaine va se finir avec peut-être une dégradation de la note de la France par l'agence FIT.

Comment sortir de toutes ces crises ? On en parle avec nos trois invités. Annesophie Alsif, chef économiste chez BDO France.

Antoine Oberdorf, journaliste au service politique de l'opinion et François Boulot, ex-avocat et ex-figure des gilets jaunes. Bonsoir à tous les trois et merci d'être là. Anna, vous avez suivi évidemment cette folle semaine et vous nous raconterez ce soir la petite histoire qui éclaire la grande, la visite que Sébastien Lecornu, le nouveau premier ministre a rendu au parin Nicolas Sarkozy.

C'est l'ancien président. Dans la deuxième partie de chaque va componte place à la question qui fâche "Faut-il avoir peur des agences de notation alors que FIT va donc peut-être ce soir la première à abaisser la note souveraine de la France ?" Et alors, nous attendons vos questions en flashant le QR code qui s'affiche ici.

On va en débattre avec Constance Legripe, député ensemble pour la République des Hautes Scèes. Christine Lavarde sénatrice LR des Hautes Scènes et Léon des Fontaine porte-parole du PC. Voilà pour le menu du soir.

Installez-vous confortablement, chaque voix compte. C'est parti. [Musique] On est vendredi et on ne sait dire si cette semaine a été très longue ou si elle est passée à la vitesse de l'éclair entre la chute de François Bairou, la nomination de Sébastien Lecornu et les manifestations du mouvement Blau Contou.

D'abord le film de la semaine donc avec Thbo Enoc. [Musique] Mercredi, le nouveau premier ministre Sébastien Lecornule raccompagne son prédécesseur François Baou de Matinou. L'un semble libéré d'un poids, l'autre l'endossé.

C'est le point d'ordre d'une folle semaine politique contre 364. Lundi 19h, François Baou vient de perdre son paris. Le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement, celui d'obtenir la confiance de l'Assemblée sur un discours dit de courage et de vérité.

Notre pronostic vital est engagé. Une chute attendue mais une crise politique ouverte. Le RN appelle à la dissolution.

Le seul moyen, c'est de reconsulter les Français pour qu'ils arbitrent. La gauche à la cohabitation. Emmanuel Macron n'a pas de choix que de nommer quelqu'un issu des rangs du nouveau Front populaire.

Désespoir vite douché. Mardi, la nouvelle tombe. Sébastien Lecornu est nommé premier ministre.

Cette fois, le président a fait vite. Le temps presse à la veille de la journée de mobilisation du mouvement bloc tout. Mercredi, la France est en effervescence.

Dans la rue, la colère sociale s'exprime. Au même moment, Sébastien Lecnu prend ses fonctions. Il va falloir des ruptures.

Un discours d'ouverture pour un premier ministre qui sait qu'il va marcher sur un fil tendu entre les extrêmes. Soit il y a rupture, soit il y aura censure. On va exiger de monsieur Lecorn un vote de confiance et s'il ne le fait pas et bien il y aura une censure.

Jeudi, la mission impossible commence. Pour trouver une majorité, Sébastien Lecornu consulte les dirigeants du socle commun. D'abord pour lui, la tâche va être rude.

Puis les syndicats, ce vendredi, on lui a réaffirmé qu'on était plus que jamais motivé pour aller dans la rue. Voilà le nouveau premier ministre prévenu. Son optimisme, on va y arriver, n'est pas encore totalement partagé dans le pays.

Alors, premier tour de table. Tiens, quelle image retenez-vous dans dans ce film de la semaine ? Anne Sophie Alf pour commencer.

Alors le l'instabilité qui continue, la bonne nouvelle c'est que c'était anticipé. On savait depuis l'annonce de François Bairou et donc du vote de confiance pour le 8 qu'il allait sûrement avoir une chupe du gouvernement. Donc c'est vrai que concernant l'économie, on n'est pas dans une situation on a eu un effondrement où en tout cas on a vraiment eu une crise suite à l'annonce de la chute du gouvernement.

Tout ça a été anticipé en effet depuis 1 an depuis qu'Emmanuel Macron a annoncé la dissolution. C'est vraiment à ce à partir de ce moment-là qu'on a vraiment une croissance qui a ralenti et où le pays est vraiment à l'arrêt que ce soit pour la consommation des ménage ou l'investissement. Donc on continue on va dire dans cette situation d'instabilité.

Antoine Bordorov, moi ce qui me frappe c'est effectivement la quelque part la fête de l'insignifiance un petit peu des Français qui effectivement continue l'instabilité est devenue la norme et donc l'image c'est celle de cette passation d'impuissance entre Sébastien Lecornu et François Baerou. un François Baou qui a voulu être le lanceur d'alerte magnifique. Euh l'éveil des conscients sur la dette, c'était son sacerdoce et qui part vraiment piteusement.

Un Sébastien le cornu qui ne pouvait pas finalement faire autre chose qu'un discours extrêmement court d'humilité en promettant des ruptures, mais lesquelles on voit pas bien. On sait en tout cas que ça se passe à l'étage d'essus chez Emmanuel Macron. Et vous François Boulot, quelle est l'image que vous retenez de cette semaine ?

Moi, je retiens évidemment la mobilisation du 10 septembre, mais peut-être plus encore pour cette semaine euh le fait que le gouvernement Baou soit tombé. C'estàd que c'est quand même extraordinaire, c'est que euh François Baou, il a sollicité le vote de confiance et il en connaissait l'issue, tout le monde en connaissait l'issue à l'avance parce que il y avait le mouvant de septembre et à mon avis parce que derrière le mouvant 10 septembre, il y avait le spectre des gilets jaunes qui planaient et les gilets jaunes évidemment il y a 7 ans avaient fait peur au pouvoir. Et donc je pense que ça a joué ce qui fait qu'on entre dans une nouvelle ère vraiment où les dirigeants ont vraiment peur maintenant de la foule qui peut s'organiser et ça signe encore plus encore je dirais la rupture entre d'un côté les dirigeants politiques et de l'autre les citoyens qui n'arrivent pas à se faire entendre.

Ah non mais il y a quand même l'orgueil. Vous parliez tout à l'heure enfin Antoine vous dites que François Bairou a été piteux mais alors il le vit pas du tout comme ça François Bairou. que lui il considère qu'il a fait ah non mais que pour lui c'est l'orgueil suprême.

Son orgueil était à son paroxisme au raison de l'Assemblée nationale il considère que il a fait un discours de courage de vérité que lui seul incarne le courage et la vérité ce qui est intéressant même c'est les histoires que les hommes politiques et les femmes politiques arrivent à se raconter à eux-mêmes et à y croire vraiment et sincèrement et François Baï il se trouve remarquable dans cette séquence. Alors, on va parler de Sébastien Lecornu parce que vous aurez remarqué que la rupture promise par le nouveau premier ministre, c'est d'abord une rupture médiatique. Il y a plus de son, il y a plus d'images ou très peu en tout cas depuis mardi.

Le nouveau premier ministre consulte est-ce que la discrétion c'est déjà un marqueur de ce que sera son exercice du pouvoir ? Antoine ou Sébastien Lecornu, c'est son tempérament est un homme économe de ses mots. Ça tombe bien, il on l'a connu jusqu'à présent dans le registre de ministre des armées.

Il était à la tête de la grande muette et précisément quand on est ministre des on parle de plus. Généralement, ça file droit. Euh c'est un homme aussi dont on vente les qualités de négociateur, sa faculté à trouver du consensus.

Mais soyons honnête, euh lorsqu'il s'agit de faire passer une loi de programmation militaire, il est infiniment plus simple d'aller chercher du consensus que lorsque vous devez aller faire passer un budget dans les circonstances actuelles à l'Assemblée nationale. Et enfin, Sébastien Lecornu, c'est un homme qui est, je dirais, dénué de toute forme de sectarisme. Il y a pas de de question d'arc républicain ou d'excommunication avec Sébastien Lecornu. est un homme capable dans le même mouvement de dîner avec Marine Le Pen et d'appeler un socialiste.

Donc c'est la raison pour laquelle il a été nommé mais la première de ses caractéristiques, c'est le fait d'être un fidèle, le dernier fidèle peut-être d'Emmanuel Macron, le dernier grenadier de la garde. C'est la raison pour laquelle il a été nommé. Une anecdote simplement en en décembre dernier lorsque Sébastien Lecnu était pressenti pour Matignon mais que finalement François Baou s'était imposé au président de la République à ce moment-là faisant mine de dissuader le président de la République de le nommer lors d'un déplacement à Riad en Arabie Saoudite, Sébastien Lecnu avait dit au président de la République "Ne me nommez pas, je vous suis trop lié, je ne serai pas un fusible, je serai conducteur d'électricité".

Et bien voilà, tout est résumé. Si demain Sébastien Lecornu venait à chuter, c'est directement sur l'Élysée que ça battrait la foudre. Oui.

Euh, on parlait des consultations, on a vu notamment aujourd'hui donc il a rencontré Marie Léon de la CFDT. Est-ce qu'on sait quelque chose de ce qui se dit dans ces consultations ? C'est quoi ?

C'est des négociations, c'est des marchandages. Chacun y va pour fixer ses lignes rouges. Négociation de marchand de tapis.

Oui, je crois que vous avez bien vous avez visé juste. Euh il y a eu un épisode un petit peu malheureux pour Sébastien le Cornu et je crois que ces équipes ont essayé tout de suite d'éteindre l'incendie, c'est que la première information qui a fuité chez nos confrères du monde, c'était le fait de reprendre un conclave sur le la réforme des retraites. Autant dire que pour incarner une rupture par France avec François Verou, pouvait pas s'y prendre plus mal.

Bon, tout ça a été Mais est-ce que justement parce que Gabriel Atal disait hier que le meilleur moyen de faire échouer les négociations, c'est de faire fuiter en tout cas un proche de Gabriel Atal disait cela. Ouais. Euh et et ce qui expliquerait le silence autour de de ces consultations.

Euh Anne-Sophie Alciif, par exemple, faire fuiter une information sur la réforme des retraites, est-ce que c'est justement le meilleur moyen de faire euh capoter ce projet et de l'enterrer ? Non, pas du tout. Là, je pense qu'on est vraiment dans une instabilité beaucoup plus globale et la volonté parce qu'on est trop près des présidentiels d'avoir un pact quand on regarde nos partenaires européens notamment l'Espagne he qui a aujourd'hui le taux de croissance le plus dynamique de la zone euro.

Ils n'ont pas de gouvernement depuis 3 ans et ça ne pose pas de problème. On parle aussi de nos amis belges he qui souvent sont dans une instabilité. Donc là, on voit qu'on est vraiment dans des coûts et dans des jeux politiques.

Il pourrait y avoir un accord en disant voilà, jusqu'en 2027, comme on n' pas de majorité claire, on fait un accord d'un d'un budget hein, vraiment à l'espagnol à minima parce qu'on ne peut pas porter de grandes réformes juste pour avoir un budget et pour sortir de cette instabilité qui bloque le pays. Ce qui est assez intéressant, c'est que ce soit les parties de droite ou de gauche disent on refuse de faire un budget qu'il soit économie ou autre parce que ça va coûter aux français. Il faut quand même être très clair et là on est d'accord ou pas avec monsieur Baou là où il a été bon à mon à mon sens c'est qu'il a quand même remis la question de la dette au milieu du débat.

Alors après on est d'accord, on a nos opinions et cetera, mais au débat et il faut juste le voir économiquement les premières personnes qui sont les premières victimes d'une hausse de la charge de la dette ça reste toujours les foyers les ménages les plus bas. Là déjà depuis 1 an augmentation de la charge de la dette, vous avez une augmentation des taux des prêts immobiliers. les prêt immobiliers, ça touche absolument tout le monde.

Donc même si on est d'accord ou pas d'accord, ce qui est assez intéressant, c'est qu'on a eu dans ce débat vraiment la question de la dette qui a été mise au centre et on voit que tout ce qui est à côté, réforme des retraites et cetera, voilà, on est vraiment dans des jeux politiciens mais c'est pas du tout ça qui va faire qu'on va avoir un budget. Et encore une fois, il faut être très clair que soit les marchés financiers ou nos partenires européens, ce qu'ils veulent, c'est un budget. Le reste, ça leur est complètement égal.

Anto, c'est d'ailleurs peut-être le seul héritage hein dans l'immédiat de François Baerou, c'est le fait d'avoir mis ce chiffre de 44 milliards d'euros bien dans les consciences la conscience des Français. Il voulait véritablement que chacun prenne conscience de la gravité de cette dette et précisément de la charge des intérêts de la dette qui s'apparente désormais à un budget équivalent à celui de l'éducation nationale. Donc c'est c'est ce péril là sur lequel il a voulu alerter.

Et ce faisant, il a à mon avis à mon sens mis au jour deux hypocrisies fondamentales. Celle d'une opposition de droite qui passe son temps à donner des leçons de bonnes gestions budgétaires mais qui en réalité dès lors qu'il se prend qu' s'apprête à prendre des mesures impopulaires, typiquement la suppression de jours férier est incapable d'en assumer le coût politique alors qu'il y avait un débat de fond sur l'augmentation du temps de travail de la quantité de travail fournie par les Français. Et de l'autre côté à gauche, une gauche qui lorsqu'elle nous présente un contrebudget comme l'ont fait les socialistes est en réalité capable d'une seule chose, des recettes fiscales.

Fiscaliser, fiscaliser toujours plus 26 milliards de nouvelles recettes fiscales dans le compte du budget des socialistes. François Boulot. Oui, en fait sur la question de la dette quand même on dit que François Verou l'a mis au centre mais en fait je crois que tout le monde est d'accord sur le fait qu'il y a la dette que c'est un problème que le déficit qui est à plus de 5 % c'est un problème que ça augmente la charge de la dette et qu'effectivement ça grève le budget et que ça c'est autant d'argent qui servent pas les services publics et qui servent pas les citoyens.

Tout le monde est d'accord. La question c'est comment on réduit l'endettement, comment on réduit le déficit, qui on fait payer. Et là est le blocage parce que l'année dernière il y a eu des élections de tiers des Français ont dit on ne veut plus de la politique d'Emmanuel Macron.

On ne veut plus de cette politique notamment qui a donné des aides publiques massives aux entreprises, qui a fait des des des cadeaux fiscaux au aux plus grandes fortunes. On ne veut plus de cette politique là. Alors on a un blocage parce qu'effectivement les de tiers des Français donc une très grande majorité a dit on ne veut plus cette politique mais il y a pas d'accord majoritaire sur la politique alternative à conduire.

Mais là où où je voudrais prendre un tout petit peu de recul par rapport aux discussions qu'on a pour qu'on comprenne bien à quel point le malaise est profond. c'est qu'en réalité on vit l'effondrement d'une politique qui est connue depuis 40 ans. C'est même pas Emmanuel Macron tout seul avant lui, François Hollande avant lui, SarkoZi avant lui, Chirac en fait depuis 83 le fameux tournant de la rigueur, on est rentré dans une politique qui a été néolibérale, qui est est allée dans la construction européenne avec le libre échange et on a petit à petit accentué ce qu'on appelle la politique de l'offre, c'està-dire la politique d'aide massive aux entreprises.

On voit le résultat aujourd'hui. R attendez attendez attendez oui mais attendez attendez le résultat le résultat économique de ça c'est que on n' pas de réindustrialisation on a un chômage qui a pas baissé ou s'il a baissé c'est par des la création d'emploi précaire mal payé et on a un effondrement du taux de productivité on a une croissance qui est très faible et on a des comptes publics qui sont dans le rouge en fait le seul indicateur économique qui se soit vraiment amélioré c'est l'explosion des patrimoines des grandes fortunes et donc face à ce bilan qui est un échec ce que devrait avoir au moins du personnel politique et de la classe dirigeante en général, c'est de se dire "Mais comment on fait ? Il faut qu'on fasse une autre politique." Manifestement, ça ne fonctionne ça ne fonctionne pas.

C'est que non seulement c'est injuste si vous voulez parce que c'est inégalitaire mais en plus c'est inefficace sur le plan économique. Et je crois que bah là on vit l'effondrement du bloc central, c'est-à-dire la fin de la fausse alternance droite gauche. Macron a créé le bloc central et le bloc central maintenant est tellement effrité qu'il a perdu la majorité aux dernières élections législatives.

Et donc on se retrouve quand même dans un système démocratique soi-disant qui nous dit c'est la République, le bloc central et sinon c'est le chaos, c'est-à-dire les extrêmes, l'extrême droite et l'extrême gauche. Donc on est dans un régime un peu à partie unique où on nous explique qu'il y a la voix de la raison et puis sinon ce serait que des des voix si vous voulez de l'aventure et de la dictature ou de je ne sais quoi. Je dis juste que ça veut dire qu'on a plus de débat, on a plus de choix possible et ça c'est un énorme problème.

On fait comment pour en sortir ? Anoufiel ? Juste pour revenir par rapport aux chiffres he je vous permets parce que il faut quand même être très clair.

On a un dérapage du déficit public notamment important depuis 2022. Quand on regarde les chiffres du quoi qu'il en coûte en raison des chiffres qui ont été redistribués, vous pouvez regarder le rapport de la Cour des comptes ou de l'INC. 2/3 ce sont les ménages, 1/3 ce sont les entreprises.

Je vous invite à regarder les chiffres dans ces 23/3 sur les des ménages et c'est pour ça que c'est une situation aberrente. Ça s'est traduit par une explosion du taux d'épargne. On a 3300 milliards de dettes mais 6000 milliards de taux d'épargne. 19 % le taux le plus haut de la zone euro.

En comparaison, on est à 4 % par exemple aux États-Unis. Donc en fait cette redistribution du quoi qu'il en coûte vers les ménages qui a été massive au lieu que ce soit la consommation, ça a été juste de l'épargne en plus. Quand vous dites il y a eu euh une rigueur budgétaire depuis des euh décennies, on n' pas de budget qui est voté à l'équilibre, on est en déficit depuis 1974.

Donc quand on est en déficit et là par exemple, on parlait des 40 milliards et qu'on a un déficit de plus de 5 %, on peut pas dire qu'on soit dans une rigueur budgétaire. On peut parler de cette rigueur budgétaire et là aussi il faut regarder ce qui s'est passé en 2010 quand en effet la Grèce, l'Espagne, le Portugal là quand ils ont eu une rigueur budgétaire, je peux vous dire que ça n'avait strictement rien à voir que de se battre pour avoir plus de 4,5 % de déficit. Quand on dit c'est l'Europe, il faut là aussi être très clair le fait que l'on soit dans la zone euro, c'est uniquement grâce à ça qu'on est aujourd'hui dans cette situation et qu'on est pas plus dégradé.

C'est unique. Laissez-moi finir, s'il vous plaît. Ça n'a rien à voir.

Ça n'a rien à voir. Ça n'a rien à voir. C'est juste juste à cause de la de la zone euro.

On peut donner un exemple contrefacteur. Encore que ça, je vous invite à regarder les chiffres. La Grande-Bretagne, deux fois plus d'inflation et des gouvernements qui ont sauté parce que justement il y avait pas la prime de risque de la zone euro.

Donc le problème c'est qu'on est dans une zone euro, on en profite, on est dedans et c'est grâce à ça qu'on on s'est massivement endetté à très bas coût hein dans des dépenses de fonctionnement. Mais de l'autre côté, on a des règles. Dans ces règles, il y a en effet d'avoir un certain taux d'endettement et surtout un certain taux de déficit.

Et nos partenaires européens essaient d'avoir des plans pour justement atteindre ces règles. Pourquoi ? Pour qu'il y ait pas une explosion de cette zone euro où vous avez des pays qui divergent de trop.

Donc c'est important, je pense, juste si je peux me permettre de reprendre les chiffres surtout dans ce qui était distribué ou pas. Voilà. Si si, quand vous dites toute la politique de l'offre ou tout l'argent du quoi qu'il en coûte, ça aux entreprises, c'est faux. dans la politique de l'out de ménage ce sont les réponds juste sur le quoi qu'il en coûte parce que ça c'est un mensonge qui est souvent véhiculé c'est de dire mais vous allez je pense confirmer ce que je veux dire c'est de dire qu'en gros tout le déficit là le problème c'est le covid et quoi qu'il en coûte du covid avant avant le covid en 2019 avant 2019 et 2018 on était déjà à des déficits autour de 75 milliards d'euros on éta les 3 % donc ça n'a rien à voir on respecta on est en dessous des 3 % sauf sauf qu'on était quand même en déficit et que du coup sur les 1000 milliards d'endettement supplémentaires, on a quand même à peu près 700 milliards.

C'est l'Ifrap qui le dit. Il frap c'est pas une instance communiste, vous vous me l'accorderez. Bon et donc c'est 725 milliards qui sont structurels et il y a effectivement de 300 milliards d'endettement qui sont liés au Covid.

Je voudrais si vous voulez bien qu'on revienne à la composition du nouveau gouvernement qui devrait arriver. Bon, on ne sait plus dire si si c'est demain, si c'est après-demain, si c'est la semaine prochaine. En tout cas, Sébastien Lecornu poursuit ses ses consultations.

Quel va Gérard Larchet, le le président du Sénat a commencé à dire, il a évoqué une liste de cin ou six dossiers sur lesquels ils peuvent se mettre d'accord. Mais en fait le défi de la composition de ce nouveau gouvernement, il est là où il est titanesque, c'est que dans un premier temps, il va falloir faire du neuf avec de l'ancien. Il tous les ministres veulent rester dans leur ministère.

Oui, mais il y en a beaucoup qui veulent entrer aussi. Ouais. Non, il y a beaucoup il y en a beaucoup qui frappent à la porte effectivement du gouvernement parce que précisément, je vous dire donner la raison, c'est que les députés en particul députés renaissance mais les députés du bloc central mais on le trouille au maître à zéro à l'idée d'une nouvelle dissolution et se disent que s'ils doivent avoir un quart d'heure warolien au gouvernement c'est maintenant ou jamais.

Donc c'est la raison pour laquelle ils ils sont effectivement prêts à ramper pour avoir une un gyrophare et une voiture de fonction. C'est uniquement la raison. Euh donc le défi que qu'à Sébastien Lecnu, c'est encore une fois de composer avec des ministres euh qui veulent pour la plupart se maintenir.

Bruno Rota en est plupart des dossiers chauds à gérer parce que on parle uniquement du budgétaire mais il y a le dossier de la Nouvelle-Calédonie par exemple pour Nancy Téquin que connaît très bien Sébastien Lecornu puisque c'est lui quand même qui a mis le feu au foudre ce que j'allais dire ça lui a pas forcément réussi en s'obstinant sur le trème référendo référendum contre la vie des des autorités coutumières donc vous voyez un petit peu mais est-ce qu'il va réussir à faire revenir LR dans le socle commun ? Ben le problème c'est que LR dans un premier temps euh va avoir des attentes maximalistes par rapport à ces lignes rouges. Donc LR ne va pas se contenter euh de vouloir un budget euh qui ne touche pas aux impôts.

LR va va vouloir l on a entendu sur on a même entendu ici même il y a quelques jours, on sent qu'il y a des lignes qui sont en train de bouger à droite sur bon oui, il va bien falloir accepter un un genre d'impôt planché même si c'est pas la la taxe ZMA mais on sent qu'il y a des bougés qui sont pas loin fait c'est le fait neuf vraiment le fait nouveau. On entend certaines personnalités soit dans le bloc central soit à droite. Faut dire que la gauche a décroché une victoire idéologique culturelle sur la taxe Zucman sur les patrimoines dépassant 100 milliards 100 millions d'euros pardonnez-moi de 2 %.

Donc ça vraiment entendre par exemple l'ancien rapporteur général du budget Jean-René Cazu Renaissance vous dire ça. Les bras vous entendent mais c'est vrai. Pourquoi ?

Mais il est là, elle est là peut-être la rupture ou le début de la rupture. Vous avez un un fossé euh mais croissant entre un président de la République qui est retranché dans son palais, arquebouté sur son bilan et qui ne veut rien céder à sa politique économique et un groupe central dans l'espace central de bataillons parlementaires, de députés qui voulant à tout prix conjurer la perspective d'une dissolution sont prêts à en rabattre énormément sur le fond cédant au Parti socialistes en particulier des mesures fiscales. Pourquoi pas les retraites et puis on peut aller plus loin.

On a une question d'un téléspectateur là qui voudrait savoir si s'il y aura des socialistes dans le prochain gouvernement. Olivier Fort à Dignette mais est-ce que certains sont prêts à faire ces sessions ? J'ai un scoop pour vous.

Il n'y aura aucun socialiste pour dans le prochain gouvernement. Tout simplement parce qu'on ne monte pas sur le Titanic une fois qu'il a déjà percuté l'iceberg. Une une entrée au gouvernement pour un socialiste, ça veut dire quoi ?

Exclusion immédiate de son parti. Et par ailleurs euh la possibilité dans l'hypothèse d'une future dissolution de ne pas être réinvesti par le Parti socialiste et donc de devoir défendre sa candidature en tel un auto-entrepreneur sur une circonscription. Vous voyez, c'est pas très enviable comme statut.

Bon, en tout cas, au milieu de toutes ces consultations, il y a une visite surprise. C'est la petite histoire dans la grande d'Anna Cabana. [Musique] Et cette visite surprise Anna, c'est la visite que Sébastien Lecornu a rendu à Nicolas Sarkozy hier matin.

Et oui, le tout nouveau premier ministre est allé baiser la babouche de Nicolas Sarkozi le lendemain même de son arrivée à Matignon. Mais dans cette histoire, ce qui est intéressant, c'est que c'est l'entourage de Nicolas Sarkozy qui s'est empressé de le faire savoir en précisant que le nouveau premier ministre s'était rendu dans les bureaux de Nicolas Sarkozi dans le 8e arrondissement de Paris. signe de respect à l'ancien président et que Nicolas Sarkozy lui avait apporté son soutien et ses conseils.

Alors au-delà du fait que Nicolas Sarkozi évidemment monter qu'il vous mont qu'il compte encore oui voyez c'est c'est assez amusant donc il veut montrer qu'il compte encore il veut montrer qu'il est encore le parrain. Et bien ce qui est intéressant c'est que ce Premier ministre qui est présenté partout et par tous comme un fidèle de Macron est allé voir celui qui s'en est pris vertement et ouvertement à Emmanuel Macron une semaine plus tôt. On n pas oublié les mots de Nicolas Sarkozy sur le président de la République coup sur coup dans une interview au Figaro et puis dans une conférence de presse donnée à Bruxelles.

C'était le 2 septembre. C'est des mots qui actent la rupture hein. Il a dit la politique c'est un truc de professionnel.

Il a dit n'avoir jamais compris les choix de premier ministre d'Emmanuel Macron, n'avoir jamais vu l'intérêt de la dissolution. Il a épinglé sa propension à demander un avis puis à faire systématiquement le contraire. Sa propension à vouloir, je cite, faire rentrer le pied droit dans la chaussure gauche.

Bref, il a désingué Emmanuel Macron. Aline et bien qu'a fait le corps nu ? Et bien, il est allé lui, fidèle de Macron, se faire donner l'onction chez le parrain Nicolas Sarkozi.

Sachant que l'entourage de Nicolas SarkoZi a fait savoir aussi que Sébastien Lecnu avait eu l'extrême diligence et l'extrême délicatesse d'appeler l'ancien président quelques heures avant sa nomination pour le prévenir. Qu'est-ce que ça veut dire Anna ? Alors ça veut dire que Nicolas Sarkozi ça l'amuse beaucoup de mettre au fond au jour la double allégance de Sébastien Lecnu à la fois à lui-même Nicolas Sarkozy et à Emmanuel Macron.

Ce qui veut dire Aline à personne, mais on va y revenir. Ça amuse beaucoup Nicolas Sarkozi de laisser entendre se faisant qu'il pourrait y avoir un jeu entre Nico entre Emmanuel Macron et Sébastien Lecnu. Et il a bien l'intention d'en jouer parce que il en veut terriblement à Emmanuel Macron mais pas uniquement pour les raisons politiques qu'il a évoqué dans les interviews.

Le nœud du problème c'est la Légion d'honneur. Il ne pardonne pas Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron son exclusion de l'ordre national de la Légion d'honneur et de celui du mérite, exclusion qui a été, comme vous le savez, publié en juin au Jo. Une sanction que Nicolas Sarkozy considère comme infamante et il est le deuxième chef d'état à perdre sa décoration et le premier c'était Philippe Pétin.

Donc il y a il y a vraiment pour Nicolas Sarkozy quelque chose d'insupportable. Les proches d'Emmanuel Macron assurent qu'il a été mis le président devant le fait accompli d'une décision qu'il avait publiquement désapprouvée à la fin du mois d'avril en annonçant qu'en tant que grand maître de l'ordre et bien il ne signerait pas le décret de retrait. Mais Nicolas Sarkozi, il voit un manque de courage et d'hypocrisie parce qu'il lui a il ne lui a pas échappé à Nicolas Sarkozy qui a eu un décret du 22 janvier, c'est-à-dire un décret postérieur à sa condamnation définitive qui est très opportunément venu modifier le code de la Légion d'honneur afin d'exclure toute intervention du président de la République dans la procédure de retrait.

Ce qui permet à Emmanuel Macron un de réprouver publiquement et de n'avoir rien fait pour l'empêcher parce qu'il ne pouvait rien. Bilan Nicolas SarkoZi lui en veut deux fois plus. Et donc du coup à quoi joue Sébastien Lecnu ?

Et bien il joue sur tous les terrains parce qu'il a expliqué à à l'Élysée donc à Emmanuel Macron qu'il fallait neutraliser la capacité de nuisance de Nicolas Sarkozi. Il a expliqué que ça pouvait être utile Nicolas Sarkozy parce qu'il aurait besoin évidemment et on l'a dit du soutien des LR et de pouvoir essayer de jouer sur les divisions à l'intérieur des LR et puis il pourrait y avoir aussi besoin d'un coup de main du rassemblement national et désormais Nicolas Sarkozy sur ce terrainlà il peut aider. Vous vous souvenez que le RN a soutenu Nicolas Sarkozi sur cette fameuse affaire de légion d'honneur.

Mais la vérité, la vérité c'est que Sébastien Lecnu en fait, il est ni sarcosiste ni vraiment macroniste. Il est présenté évidemment comme un proche de Macron et lui-même le le le joue et le surjoue, mais en fait il ne l'est que depuis le grand débat hein, on s'en souvient le grand débat poste gilets jaune. Avant il était philippiste, avant il était dharmaiste.

Et je sais pas si vous vous souvenez mais celui qui parle le mieux plutôt le moins bien de Sébastien Lecornu, c'est François Baou. Il avait raconté, il avait laissé une petite phrase sur Sébastien Lecornu. C'est une petite phrase que lui François Baïou a prononcé le 13 décembre jour où Emmanuel Macron l'a finalement nommé lui Baou.

Mais au départ Emmanuel Macron annonce quoi à François Bairrou ? Qu'il va nommer Sébastien le cornu ? Que lui répond François Bairou ?

Il a dit "Moi, je vous ai suivi parce que vous vouliez faire de grandes choses. Là, c'est une toute petite chose. C'est un courtisan.

Sébastien le Cornu, un courtisan et un apparatique dont il faut vous méfier. Fin de citation, c'est pas de moi, c'est de François Baou. Merci Anna.

Antoine overd très intéressant parce que alors au-delà effectivement de la dimension courtisane peut-être que l'on décrit parfois de Sébastien Lecnu, il y a aussi un ancien un premier ministre, un certain Dominique de Villepin qui a eu des mots mais alors extrêmement dur à son gars, le décrivant comme le toutou du président qui amuse le roi autour d'un bon verre de whisky en faisant des imitations. C'était pas particulièrement à son avantage. Mais il y a des interviews plus plus importantes que d'autres dans la vie politique, celle de Nicolas Sarcovi dans le Figaro l' éminemment.

Je dirais même qu'elle est peut-être prophétique parce que que nous dit l'homme de la triangulation, l'homme qui a chassé sur les terres du Rassem du Front National à l'époque pour faire reculer le Front National en 2007, il nous dit "Le vent de l'histoire aujourd'hui, c'est l'Union des droites." C'est l'Union des droites. Le Rassemblement national, il l'inclut dans l'arc républicain.

Vous imaginez quand même la révolution qui s'opère ? Donc qu'est-ce que ça veut dire ? Que nous dit Nicolas Sarkozi ?

En cas de nouvelles dissolution, il n'y aura pas simplement un écotier égaré dans la nature. Non non, il y aura une véritable OPA de Marine Le Pen et du Rassembl national sur la droite ou ce qu'il restera de droite et tous ces débris viendront s'agréger à la grosse machine du RN. On dit de Sébastien Lecnu d'ailleurs qu'il parle au RN.

Marine Le Pen a fait savoir qu'elle se rendrait au rendez-vous mais elle a pas encore reçu d'invitation. Quelle va être la stratégie du RN avec Sébastien Lecorn ? Le RN de mon point de vue et les dernières prises de parole de Jordan Bardella et de Marine Le Pen l'ont bien démontré est dans une stratégie de la terre brûlée.

Ils vont pratiquer la politique de la Terre brûlée. Alors toutes les spéculations sont possibles. La piste la plus crédible est qu'il fasse cela, qu'il soit dans une forme de niilisme parce que compte tenu de l'éligibilité de Marine Le Pen, elle a besoin de disposer d'une loi d'amnistie.

Ça c'était les dernières informations qui nous étaient révélées par nos confrères euh du monde. Il y a d'autres voies, d'autres possibilités pour elles de tester cette inégligibilité, notamment une question prioritaire de constitutionnalité. En clair, en cas de dissolution, si elle était candidate chez elle sur sa circonscription et qu'on lui refusait la possibilité de se présenter au suffrage des électeurs, alors cette question prioritaire de constitutionnalité trancherait si oui ou non il y a une atteinte disproportionnée à la liberté des électeurs.

Voilà ce que Marine Le Pen a en tête et que dans un parti où comment vous dire s'affroit, elle obtiendra de ses députés godillot ce qu'elle veut. Il y a la crise politique dont on vient de beaucoup parler. Il y a la crise sociale évidemment avec le mouvement blocou et la journée de grève du du 10 septembre avant celle du du 18 la semaine prochaine.

Dans les cortèges, mercredi dernier, on percevait une convergence des colères mais aussi quand même une grande lassitude. Je vous propose de regarder un court extrait du documentaire que LCP va consacrer dimanche soir à ce mouvement blo contour. regarder euh la politique, elle continue à être de plus en plus difficile, de plus en plus compliqué pour les citoyens et du coup à un moment bah voilà, nous on a dit on est là, on montre qu'on est là, qu'on ne lâche rien du tout mais c'est la c'est la braise qui permet que bah il y a le le feu de la contestation qui reprenne.

La pancarte est déjà prête. La pancarte est prête. Demain aller sur le rondpoint.

Voilà. de mal sur le rond. Emmanuel Macron était beaucoup visé dans les manifestations sur les pancartes des manifestations du du 10 septembre dans ce mouvement Blau Contou François Boulot.

Le mouvement promettait d'ailleurs de de paralyser le pays pendant une journée. Ça a pas exactement été le cas. Avec 48 heures de recul, comment vous l'expliquez ?

Qu' réussi à bloquer ? Oui. Bah parce que c'est difficile de bloquer un pays.

C'est un peu compliqué. Il faut être nombreux. Moi ce que je vois surtout c'est que les gens les Français je trouve qu'ils sont très raisonnables.

C'estàd qu'ils ont essayé les pétitions, ça marche pas. Ils ont essayé les manifestations gentilles notamment il y a 2 ans au moment de la réforme de retraite. C'était organisé par les syndicats.

Ça n'a pas marché. La réforme de retraite est passée alors qu'il y avait 90 % de la population active qui ne voulaient pas de cette réforme. Ils essayent les élections, ça marche pas non plus parce que l'année dernière ils se sont exprimés et on leur dit non non on va continuer comme avant.

Donc pétition, manifestation, élection, il y a rien qui marche. C'est ça qui explique que vous ayez des mouvements sociaux après qui émergent parce que les gens se disent "Bah de toute façon, les voix traditionnelle ne marche pas. Donc il faut bien qu'on on essaie de se faire entendre.

Et il y a euh j'attire votre attention sur un point qui peut être inquiétant, c'est que la violence devient de plus en plus légitime aux yeux des Français, aux yeux des gens." Si si et pour une raison très simple, c'est qu'en fait comme le pouvoir depuis 8 ans exercé par Emmanuel Macron n'a jamais écouté, n'a jamais reculé sauf une fois au moment des gilets jaunes. La seule fois Emmanuel Macron a fait une petite reculade et où il a donné 17 milliards, vous vous en souvenez ?

C'était à la suite du mouvement des gilets jaunes et des énormes manifestations extrêmement violentes qu'il y avait eu au mois de décembre. C'est la seule fois qu'Emmanuel Macron a reculé. Donc si vous voulez, c'est pas la violence qui a fait reculer Emmanuel Macron.

Le message qui a été envoyé aux gens, moi je peux vous dire he les gens en tout cas c'est c'est ça qu'ils ont dans la tête, c'est en fait si on utilise des moyens traditionnels, il se passe rien. Pour se faire écouter des gens qui sont là-haut et ben faut faire des débordements. Moi je suis le premier à le déplorer he je suis pas en train d'inciter à ça mais je dis simplement bah c'est ça qui se passe parce que de fait on cherche pas les solutions pour améliorer concrètement la vie des gens.

Souf ce qui est assez intéressant, c'est qu'on est dans un contexte paradoxalement on parle de crise sociale, crise instabilité politique, mais en fait économiquement malgré tout ça va en tout cas on n'est pas dans une crise économique et ça va pas du tout si mal. Donc c'est ça qui est assez intéressant. On voir encore la la les derniers chiffres de l'INC he qui ont été publiés à la note de conjoncture.

On a une croissance certes qui est faible mais c'est encore une fois parce que il y a pas de budget et donc les entreprises n'investissent pas et les consommateurs ne consomment pas. Mais quand on regarde les différents indicateurs un par un, un sur le fameux pouvoir d'achat dont on a parlé pendant des années, depuis 2024, on a une progression du pouvoir d'achat. Cette année, c'était le cas l'année dernière et encore cette année, comme on a une inflation très basse 1 % pourtant on en a parlé des années de l'inflation, de l'inflation de l'inflation, là elle est jugilé, elle est derrière nous et les salaires augmentent plus notamment dans les services.

Donc en fait, on a un pouvoir d'achat qui revient et on le voit d'autant plus parce que on n' jamais eu encore une fois autant d'épargnes. Donc il y a énormément d'épargnees sur les comptes notamment concernant l'investissement des entreprises. Paris, on a des taux d'intérêt qui ont commencé à baisser de la Banque centrale européenne pour améliorer le financement des entreprises pour que justement elles investissent plus.

Et on a une consommation hein donc potentielle si on était on avait pas cette crise politique qui pourrait augmenter de plus d'un point. Donc on pourra avoir si demain on a un budget et bien une croissance qui repart beaucoup plus rapidement parce qu'on sait la consommation c'est plus de 50 % de la contribution à la croissance. Donc quand on regarde tout ça, si je peux finir, quand on regarde tout ça qui sont encore une fois les chiffres de l'INC publiés d'un conjoncture, et bien c'est vrai qu'on n'est pas du tout dans une situation de crise économique.

Et ce qui est assez intéressant historiquement, c'est quand on voit les grands mouvements sociaux, c'est jamais ils ont jamais eu lieu quand on est vraiment dans une situation de chômage de masse, de faillite. On se souvient de la crise de 2008 he là qui a été une des crises financières les plus importantes. Et bien en effet, c'est pas quand vous êtes vraiment dans une crise de désespoir économique important, vous avez les mouvements sociaux.

C'est plutôt quand vous avez un environnement économique qui ne va pas trop mal que vous avez. Oui, on a l'impression que c'est comme la température réelle et la température ressenti. Toujours la différence entre les chiffres et ce que l'on voit dans les chiffres qui est vrai hein.

Les chiffres de l'INC euh c'est quand on voit l'inflation et cetera, c'est votre carte bleu au supermarché. Donc c'est justement regardez on est allé demander justement au français leur ressenti parce que le gros point noir c'est la consommation. Si la consommation repartait, la croissance repartirait sans doute beaucoup plus fort.

Parole de français ce matin sur un marché de Malakov dans les hautes scènes. C'est signé Marco Pomier et Soraya Lawisi. La question du jour c'est est-ce que vous avez le moral en ce moment ?

Non, comme j'ai pas le moral, j'ai pas envie de partir. J'ai pas envie de festoyer. J'ai personnellement je consomme plus.

Quasiment pas. Sauf pour nous nourrir mais sinon je consomme plus. Et bonne journée.

Bah on a peur quoi. Enfin on a peur. Oui on a peur.

Avec ça je peux vous mettre un petit melon pour madame. J'ai fait deux belles années de 2020 2021 à 2023 où le marché était vivant, tout le monde était content, on avait une bonne clientèle et là depuis 2 ans, on a remarqué et pas que moi à tous les stands he bien sûr que il y a une chute de clients, il y a moins d'animation. Vous avez le sourire donc vous avez le moral tout le temps.

Bah oui, moi je suis heureux quand je vois ma petite cliente. Pourquoi ? Bon parce que ça fait plaisir.

On voit au moins des clients qui sortent après voilà en période de manifestation comme ça les gens sortent moins. Ils font du télétravail. C'est vrai que c'est un peu c'est un peu le bazar.

Les gens ils savent pas trop. Ils ont des questions. Il y a espère que ça va ça va se calmer avec le temps.

Je vous ai payé. Oui, vous m'avez perturbé. Vous vous avez le moral ou pas madame ?

Comme tout le monde, il est pas très haut parce que je trouve, je suis en colère, je suis révoltée. Ça m'amuse un peu que nos politiciens, ils se bouffent le nez, même si le terme n'est pas très joli, alors que beaucoup de gens sont dans la panade, quoi. Beaucoup de gens ont des difficultés et je trouve que c'est pas admissible.

Ça va suffire ou un peu plus ? On peut plus embaucher, il y en a plein qui ferment, il y a trop de charge. Même les gens, ils regardent les prix, ils font tous attention.

Avant ils achetaient 3 qu produits pour la semaine, maintenant ils en achètent qu'un. Et eux, ils voient pas, ils sont là-haut al leur disent "Ah non, je veux pas faire cette toi. Ah non, l'autre il est contre." Non, trouver un dialogue, trouver une solution sinon ça va exploser.

Bonne journée, bon weekend. N'oubliez pas d'aller voter. Je vais vous dire chaque voix compte mais les français c'est quand même les meilleurs éditorialistes du pays.

Non, complètement. Les voxpop, ça va vous ça vaut tout l'ors du monde à condition de savoir les décrypter. Et à mon sens, ce qui est toujours très intéressant, c'est euh le yatus qu'il y a entre deux injonctions de demande contradictoire de la part des Français.

D'une part, vous avez un certain nombre de Français, y compris euh dans ce reportage, euh qui euh demandent au à la classe politique de s'entendre coûte que coûte. Entendez-vous ? Euh mais l'entente, ça peut être la tambouille.

Exactement. Donc si vous voulez d'un côté, on a des Français qui effectivement ont envie que le pays avance, on envie qu'on trouve des solutions à leurs problèmes très concrets de pouvoir d'achat. ce petit patron sur le marché qui lui se sent accablé par les charges.

Voilà. Et d'autre part, qu'est-ce qu'on observe ? C'est que dès lors que les Français ont le sentiment de quelque chose qui s'apparente à la tambouille avec des gens qui se serrent l'écoute pour en réalité se maintenir à des postes de pouvoir, qui sont noyés dans un grand espace central comme ce qu'on appelait fut un temps l'UMPS, qu'est-ce que qu'est-ce qui se passe ? c'est que les deux les deux seules alternatives qui restent sont à l'extrême gauche et à l'extrême droite.

C'est les deux seules alternances possibles une fois que tout s'est confondu. Donc il faut pas à mon avis lorsqu'on entend des Français on veut qu'ils s'entendent en déduire que les Français voudraient une grande coalition à l'allemande ou de la combination à l'italienne. Non, c'est pas notre culture.

Nous en en France à mon sens en tout cas il y a besoin d'options claires et tranchées. C'est ce qui nous fait défaut aujourd'hui parce qu'il n'y a pas eu de campagne notamment en 2022 lors de la réélection d'Emmanuel Macron. Et bien il est là aussi les Mayala de Sébastien Lecnus et les colères et les lassitudes de de tous les Français.

En attendant donc la la composition du gouvernement. Merci à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voix compte. tout de suite, c'est la question qui fâche. [Musique] Ah, souvenez-vous, c'était il y a pas si longtemps.

Vous attendiez fébrilement votre bulletin scolaire. Vous saviez que vous aviez fait un mauvais trimestre, mais vous promettiez de vous appliquer pour le suivant. Ces promesses allaient-elles suffir à sauver votre bulletin ?

Et bien la France est ce soir dans cette position du mauvais élève qui attend sa mauvaise note. L'agence Fit doit rendre à 22h son verdict. C'est la question qui fâche préparée ce soir par Baptiste Gargich Chartier.

La France en zone de turbulence économique. À défaut d'un budget pour 2026, l'agence de notation FIT pourrait abaisser la note de l'hexagone. Le pays est aujourd'hui doté d'un double A 10 bonnes qualités.

Mais le risque ce soir est de voir basculer cette notation en qualité moyenne. Une France en surcis et les interrogations fuse. Peut-être la dégradation à nouveau.

Alors ça vous inquiète où on joue à se faire peur avec ces agences ? Parce qu'il faut se dire "Oui oui, c'est terrible. Il va peut-être ce soir on va être dégradé." Pour leur notation, les agences s'appuient sur la santé économique du pays mais aussi sa capacité à rembourser sa dette.

Le sujet divise entre droite et gauche a chacun sa méthode. Hier soir, la ministre sortante des comptes publics tire la sonnette d'alarme. Ça me rend malade de penser que au fond on ne soit pas capable là dans les 2 ans qui viennent de se dire "Oui, il y a manifestement des enjeux de dettes et de déficit mais on va pas les contourner." Une rhtorique dénonça prise à gauche.

Sujet dit-elle non préoccupant. Quand on essaie de faire peur en disant "Regardez vos pauvres enfants, ils vont recevoir que des dettes mais pas du tout. Certains vont recevoir beaucoup d'héritage et en fait au total ce qu'on va laisser à nos enfants, patrimoine privé et patrimoine public confondu n'a jamais été aussi élevé que la dette fait l'objet de toutes les attentions.

Côté patron, certains relativisent à l'image de Mathieu Pigas. Est-ce que il faut maîtriser la dette et la garder sous contrôle ? La réponse est oui.

Évidemment. Est-ce que je je reprends la formule de François Bairou, le pronostic vital de la France est engagé ? À l'évidence, non.

La France, elle n'a aucun problème de liquidité. La France plongée dans une incertitude économique. Le verdict des autres agences américaines est également attendu d'ici fin novembre.

Alors, la question qui fâche ce soir, la voici. Faut-il avoir peur des agences de notation ? Faut-il avoir peur des agences de notation ?

Bien, cette question qui fâche, on la pose ce soir à nos trois invités. Bonsoir Constance Legripe, merci d'être là. Député ensemble pour la République.

À vos côtés Christine Lavarde, sénatrice des Hautes Scèes. Bonsoir et merci d'être là. Et Léon des Fontaines, porte-parole du Parti communiste français, est également avec nous depuis Brettini sur Orge où vient de débuter la fête de l'humanité.

Merci d'être avec nous, Léo des Fontaines. Est-ce que le le sujet de la dégradation de la note souveraine de la France occupe les esprits de la fête de l'humain ce soir ? D'abord.

Alors, je pense que ce soir, on va lancer la fête de l'humanité. Déjà, vous l'entendez peut-être derrière moi, les concerts ont débuté. La fête a bel et bien débuté.

Il y a beaucoup de débats débats politiques surtout sur l'avenir de la France, l'avenir du gouvernement et bien évidemment la question et la situation économique bien sûr de la France mais aussi l'état de son industrie va animer nombreux débats dans cette fête, mais toujours avec un esprit de fraternité, d'enthousiasme en tout cas vis-à-vis de l'avenir et d'optimisme en tout cas, on l'espère. Et c'est bien l'objectif de cette fête de l'humanité. Et quel regard vous portez sur ces agences de notation qui menacent donc ce soir en tout cas pour la première pour Fitch de dégrader la la note souveraine de la France ?

Ben je pense qu'z symptomatique de la situation économique dans laquelle se trouve la France depuis de nombreuses années. La première chose c'est qu'on est devenu dépendant des marchés financiers. Nous empruntons aujourd'hui sur les marchés financiers et donc l'endettement de la France augmente parce que tout simplement on va emprunter à des taux plus élevés parce que il va y avoir un déclassement de la France.

Mais la question fondamentale n'est jamais posée, c'est la question de la production en France. Est-ce queon sera en capacité un jour ou l'autre d'avoir un gouvernement qui mène une réelle politique en faveur de la réindustrialisation de notre pays ? Si on ne pose pas ce sujet à l'ordre du jour des débats parlementaires, des débats sur la nomination du futur gouvernement, alors nous ne répondrons jamais au défi économique qui nous fait face.

Le sujet fondamental, c'est quel sera l'avenir de la production, par exemple d'acier, l'avenir de la sidérurgie en France, l'avenir de la filière automobile, est-ce qu'on sera en capacité de réindustrialiser, de rapprocher des productions et de pouvoir produire plus de richesses sur le territoire national ? C'est ça en réalité la question fondamentale et je crois que les réponses qui sont proposées par le bloc dit central rassemblant les républicains et les macronismes ne permet pas d'y répondre. Ça fait des années qu'on fait une politique qui vise à baisser le taux d'endettement.

La réité c'est que on n' jamais eu autant d'endettement premièrement et surtout ce deuxièmement on n' jamais eu autant de plans sociaux d'entreprise, on n jamais eu autant de suppression d'emploi dans notre territoire et donc il faut à tout prix sonner l'alarme et dire qu'il faut un choc d'investissement pour permettre de réindustrialiser le pays, développer des services publics nous permettant d'accroître les productions de richesses sur le territoire national. E bien, on va poser la question aussi à Constance le grippe et à Christine Lavarde. Euh d'abord cette notation de FIT qui doit intervenir ce soir, cette possible dégradation de la note de de la France.

Est-ce que vous la redoutez ? Est-ce que ça vous fait peur ? On peut voir que les marchés financiers sont assez sensibles au contexte politique et il y a qu'à voir comment le le spread, c'est-à-dire la différence des taux d'emprunt entre la France et l'Allemagne a évolué jusqu'à atteindre un paroxisme au moment du premier tour des élections législatives au mois de juin dernier pour ensuite voilà juste après la dissolution pour se resserrer quand on a eu la photographie de la nouvelle chambre élue et que finalement on a constaté que aucun des extrêmes n'était arrivé arrivé au pouvoir.

Après, c'est pas la première fois que la France est dans une situation économique et politique surtout compliquée au moment où les agences de notation vont rendre leur verdict. C'était le cas hein au moment où Standard Zenp il y a 6 mois justement a décidé de maintenir la note de la France et de ne pas la dégrader. Et dans l'avis de l'agence, il était indiqué qu'elleattendait de voir quel serait le contenu du projet de loi de finance pour 2026 et les résultats du conclave sur les retraites.

Mais je trouve très intéressant ce que disait Léon des Fontaines à l'instant et ça va vous paraître surprenant. Je suis d'accord avec lui sur le constat. On a un accord ce soir entre le Parti communiste français et les Républicains.

Mais je voudrais poursuivre. Je suis complètement d'accord avec lui sur le constat. Notre vrai problème aujourd'hui est un problème de production.

C'est un problème de PIB et de PIB par habitant. Notre PIB par habitant décroit d'année en année et c'est ce qui est notre vrai sujet. Après sur les solutions, quand j'entends dire qu'on a rien fait, il me semble qu'on a plutôt eu quand même une politique de l'offre d'une qu'une politique qui est allé soutenir les entreprises, parfois peut-être trop loin à la politique du quoi qu'il en coûte pendant la crise de la COVID.

On en paye les conséquences aujourd'hui en matière d'endettement. Mais en tout cas, on a maintenu à flot nos entreprises. Aujourd'hui, le vrai problème, il est là. nous devons produire plus et c'est là où on va certainement avoir des désaccords sur les solutions puisque par exemple produire plus c'est aussi devoir travailler plus longtemps et ça je suis pas certaine que Léon des Fontaines soit d'accord soit d'accord avec moi.

On a des vrais problèmes de rigidité sur le marché du travail. Voilà, on a tout un tas de sujets. Je pense que nos réponses seront différentes.

Par contre, là où il a raison, c'est qu'il est il est urgent que notre pays crée plus de richesse et il faut lever tout un tas de freins justement qui empêchent nos entreprises d'y arriver. Constance le grippe, est-ce que vous diriez que tous les ingrédients sont réunis pour que la note soit dégradée et qu'il faut ce soir préparer les esprits à ce que Fitch passe la France d'un triple A à un à une simple A ? Je suis pas sûr que tous les ingrédients soient réunis.

Moi, je me garderai quand même euh d'exagérément affoler nos compatriotes et d'exagérément mettre l'accent sur le travail des agences de dotation qui qui est tout à fait important et intéressant hein bien évidemment, mais euh on ne peut pas résumer euh le diagnostic et la situation économique, budgétaire, sociale, fiscale, politique d'un pays à euh des notations. On parle d'un risque de dégradation. Nous verrons bien euh il y a en réalité en réalité depuis euh l'instabilité politique qui est vu partout dans dans le monde et aussi par les agences de notation euh depuis la désolution de l'été dernier, il y a en réalité déjà euh une intégration des facto par les agences de dotation, par les marchés du fait que il y avait un petit facteur risque et en réalité on l'a bien vu, le coût de de de l'emprte, nos taux d'intérêt ont augmenté assez récemment.

Donc on va pas avoir à connaître. Voilà, c'est c'est la réalité de l'Italie qui a une question déjà intégré que nous connaissions effectivement une phase d'instabilité politique et que manifestement il y avait un de facteurs qui montraient que nous avions des difficultés collectivement à travailler au sein du Parlement pour mettre en place un budget et boucler un budget dans les temps. Mais vous êtes pas d'accord sur le fait que ce soit tragique et dramatique de ce qui sortira d'autant qu'on est vendredi donc a priori il faudra attendre la la la réaction des marchés lundi mais forcément ça fait mauvais genre c'estàd que on a déjà perdu le triple A il y a un moment hein la notation à plus si c'est vers celle-ci que l'agence de notation FIT s'oriente c'est une notation moyenne he ça correspond à une qualité moyenne supérieur c'est pas non plus la la fin du monde sur très franchement voilà écoutez un petit peu les spécialistes rapport je ne dis pas que c'est glorieux je ne dis pas que c'est glorieux mais en réalité on voit bien que un seul nombre et ça mettra la pression sur à la fois le gouvernement et je l'espère les parlementaires pour effectivement se montrer responsable boucler un budget et engager quand même résolument un chemin de réduction de la dé fait d'électrochoc une dégradation de la Gardons-nous, pensons pensons au français et et gardons-nous d'expressions, je le dis comme je le pense, hein, aussi choc et et un peu anxiogène.

Moi, j'espère que indépendamment de l'agence de notation FIT ou d'autres agences de notation, il y a quand même une prise de conscience qui va s'opérer dans notre pays et qui va également s'opérer au sein de l'Assemblée nationale, qu'il faut quand même qu'on s'engage sur un chemin de responsabilité et un chemin de réduction de la dépense publique. Tout en écoutant les Français, on entend parfaitement les différents messages qui sont lancés. Il y a une demande de justice fiscale.

Pourquoi ne pas le dire ? Michel Barnier déjà l'avait dit en son temps. François Baïou l'a redit.

L'actuel premier ministre en est parfaitement conscient mais nous devons construire ensemble un chemin résolu vers l'assainissement de nos finances publiques. Ça c'est incontestable. agence de notation ou pas, c'est clairement pour préparer l'avenir, pour retrouver euh des marges de souveraineté et puis pour pouvoir effectivement, là je rejoins ce que disait la sénatrice Lavarde, redevenir pleinement une terre de production.

Nous ne travaillons pas assez, c'estàdire qu'il nous faut mettre plus de gens au travail. Nous devons produire plus de richesse. Plus de gens au travail, c'est peut-être travailler plus effectivement travailler plus longtemps, mais aussi mettre beaucoup plus de gens au travail.

La la question de l'emploi des seniors, elle commence à être bien appréhendée. Continuons à faire preuve de créativité et et d'inventivité pour ramener les les seiors que certaines entreprises ont peut-être un peu trop rapidement éloigné dans le travail et continuons vraiment d'arrache-pied à lutter contre le chômage des jeunes et à mettre plus de jeunes sur le marché du travail dans dans les forces actives. C'est c'est l'un de des enjeux essentiels que nous avons.

Mettre plus de gens au travail, produire plus de richesse. Bon, Léon des Fontaines, vous étiez d'accord sur le diagnostic là tous ensemble. Vous n'êtes pas d'accord sur les remèdes, hein.

Je vous voyais euh au cé de la tête. Non, non, ben je suis pas du tout d'accord sur les propositions. Déjà premièrement, ce serait trop simple de dire que si nous sommes dégradés au niveau de la notation, ce serait de la responsabilité de l'instabilité gouvernementale lorsque nous avons perdu le triple A pour un double A.

Ce n'était point lié à un contexte Tout à fait. C'était pas lié à un contexte d'instabilité gouvernementale. Il y avait une majorité.

La réalité c'est que aujourd'hui il faut qu'on parle très concrètement. Pourquoi nous ne produisons plus suffisamment sur notre dans notre pays ? C'est parce que nous avons tout simplement délaisser notre industrie la production industrielle à d'autres pays.

Là je vais poser des sujets très concrets. Arceloral. Si nous perdons la production d'acier sur le territoire national ce n'est pas vrai que nous allons réussir à sauver toute l'industrie de la métallurgie.

Nous ne produirons plus de voiture sur le territoire national. Si nous n'avons plus d'acier, nous ne pourrons plus réindustriiser le pays. Et donc la question fondamentale qui se pose sur Arcelor Mital par exemple, c'est est-ce que vous seriez favorable par exemple à la nationalisation d'Arcelor Mital pour permettre de de produire la l'acier sur le territoire national ?

C'est une question concrète sauf que pour ça, on a besoin de d'allonger des très vite. Non, pas favorable. Honnêtement, ce sont des recettes du passé.

La nationalisation ça coûte très très cher d'une part et je ne pense pas du tout que ce soit cela la nationalisation d'arlor métal qui permettrait d'être compétitif sur les marchés mondiaux. Mais si on perd la production d'acier, comment on fait pour réindustrialiser concrètement le pays ? Parce que le sujet c'est celui-ci.

D'ici 5 10 15 ans, on ne produira plus d'acier si on laisse faireal. Et le deuxième sujet, c'est qu'on déverse des milliards d'argent publics tous les ans à des entreprises qui suppriment des emplois. Mital a reçu de l'argent public, de l'argent de nos impôts, de l'argent des françaises et des Français et pourtant il annonce systématiquement année après année des suppressions d'emploi.

Je suis oublié. Merci. Merci à tous les trois d'avoir été euh ce soir dans chaque voie compte.

Euh merci à vous de nous avoir suivi euh pour cette première semaine de chaque voix compte. Dans un instant, c'est débadoc avec Jean-Pierre Gracien. Lundi à 19h30, vous retrouvez lundi c'est politique.

C'est la rentrée aussi pour Francis le Telllier qui reçoit Yel Brun Pivé. Et nous et bien on vous donne rendez-vous mardi à 19h30 pour chaque voix compte. D'ici là, je vous souhaite une très belle fin de semaine à mardi.

Je suis pas prêt de revenir. [Musique]