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interviewSud Radio (sur YouTube)· 24 juillet 2025 23 min

“Il y a un manque de respect dans les déclarations de Bruno Retailleau” Marc Ferracci

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio l'invité politique Benjamin Glaise 8h30 Sud Radio Parlons vrai avec mon invité politique ce matin Marc Ferat ministre de l'industrie et de l'énergie Marc Ferat bonjour bonjour un grand merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Plus qu'une semaine une semaine avant la date coup près. Si au 1er août les négociations entre l'Europe et les États-Unis n'ont pas abouti, Donald Trump imposera 30 % de droits douan sur l'ensemble des produits européens.

Alors, vous vous tirez la sonnette d'alarme, vous prenez un changement de méthode, une posture de négociation plus ferme. Vous avez des bonnes raison ce matin d'être inquiet ? Bah, j'ai des inquiétudes comme toute l'industrie française parce que nous sommes dans un contexte de guerre commerciale, une guerre commerciale que nous n'avons pas voulu, il faut quand même le dire, c'est de l'administration américaine qui est à l'origine des augmentations de tarifs.

Et euh dans ce contexte et bien tout doit être fait pour obtenir une désescalade, c'est-à-dire une baisse des tarifs qui, je veux quand même le dire, s'applique au moment où nous nous parlons puisque il y a des tarifs qui s'appliquent de la part de l'administration américaine, 10 % de plus et sur certaines filières comme l'aluminium ou l'acier, c'est 50 %. H et donc dans cette situation, qu'est-ce qui est en jeu ? C'est l'emploi dans nos territoires, c'est la compétitivité de nos entreprises industrielles et c'est de manière plus générale et de maintenir les entreprises aussi en France.

Tout à fait. notre capacité à continuer à réindustrialiser le pays en tant que ministre de l'industrie. Évidemment que je suis en première ligne.

Il y a de jours, j'ai fait adopter par le Conseil national de l'industrie un avis qui exprime la position consensuelle de l'industrie française. Et cette position, vous l'avez dit, et bien c'est que ce qui s'est fait depuis 3 mois, c'est-à-dire une négociation entre la Commission européenne et les États-Unis n'a pas abouti au résultat escomptés. Ça n'a pas infléchi la position des États-Unis. s'est même durci puisque Donald Trump propose au 1er août, vous l'avez dit, de taxer à 30 % la majorité des biens et ça évidemment c'est inacceptable, ça créerait des des dommages absolument considérables et de ce point de vue effectivement je pense que il faut mettre sur la table toutes les options. en cela que j'appelle et que nous appelons à un changement de méthode et y compris des options qui sont aujourd'hui dans l'arsenal juridique de la Commission européenne et de l'Union européenne afin d'établir et bien un rapport de négociation qui soit plus favorable.

Le but ça n'est pas l'escalade évidemment et encore une fois la Commission européenne est en première ligne pour cela. Ça n'est pas la France. Le but c'est bien d'obtenir un retour à une situation qui soit acceptable pour nos industries, pour nos emplois et pour notre territoire.

Ça veut dire que si au premier août Donald Trump impose 30 % de droits douan à l'Europe, vous mettez en place l'instrument anticoerci surnommé bazooka commercial. Ça c'est la discussion qui a lieu aujourd'hui et c'est les débats qui ont eu lieu à l'intérieur de l'Union européenne entre la Commission, les Étatsmembres. Quelle est la nature de la réponse que nous devons mettre sur la table si d'aventure ces 30 % s'appliquaient ?

Moi ce que je veux dire, je je vous relaais quand même un mot d'une des filières qui s'est exprimée lors du Conseil national de l'industrie. 30 % de droits de douane, ce serait un risque mortel. Ça veut dire que les chaînes de valeur, les chaînes de valeur, c'est l'ensemble du processus de production qui sont aujourd'hui très intégrés entre l'Europe et les États-Unis.

Elles disparaîtrait. Ça signifie des fermetures de site, ça signifie des destructions d'emploi. C'est de ça dont on parle et moi je pense que la préoccupation de nous amener aujourd'hui effectivement à changer de méthode et à faire de l'Europe une Europe puissance.

C'est ça au fond l'enjeu. C'est la crédibilité du projet européen qui est aussi en jeu parce que l'Europe elle s'est construite sur le marché unique sur l'idée que nous avons 450 millions de consommateurs et nous avons besoin et bien de faire valoir cet atout qui est important. Ça veut dire que vous mettez la pression menace si ces 30 % sont appliqués taxation grosse taxation sur les gars femmes notamment.

Moi je ne menace pas euh ici. Euh il faut pas parler de menace, il faut pas parler il faut parler de rapport de négociation. Il faut que la négociation soit rapport de force.

Mais toute négociation est un rapport de force. Mais ici, il faut que il faut que à la fin nous visions un accord qui soit équilibré, c'est-à-dire qui taxe de manière similaire les produits américains et les produits européens. Je veux rappeler que avant cet épisode de guerre commerciale, les niveaux de droite douan étaient très faibles et ça c'est créateurs d'emploi.

C'est des débouchés pour nos entreprises industrielles, des débouchés pour nos agriculteurs, des débouchés pour nos filières agroalimentaires, nos grandes filières et en particulier celles qui exportent l'aéronautique, le luxe, la cosmétique. C'est ça que nous voulons préserver et pour ça et bien il faut revenir à une situation qui soit acceptable. Gle de l'accès au marchés publics européens pour les entreprises américaines.

C'est envisageable réellement dans ce fameux outil anticoercition dont vous avez parlé qui n'a jamais été utilisé par l'Union européenne, il y a effectivement la restriction dans l'accès au marché public. Il y a la possibilité de taxer la publicité euh sur les plateformes numériques. Il y a la possibilité euh et bien de faire des contrôles aux exportations.

Il y a beaucoup d'outils. Euh la question évidemment c'est d'être crédible dans la réponse. Et moi je pense que dans une négociation, il faut avant tout se placer dans une situation de crédibilité sans quoi on obtient rien.

Donald Trump qui a décidé de taxer, vous l'avez vu, à 15 % les exportations du Japon au lieu des 25 % annoncés. Le Japon qui se dit satisfait. Ce serait satisfaisant également pour euh l'Europe si on obtenait un tel accord, 15 % au lieu de 30.

Vous savez d'abord, ça dépend de toutes les des filières que l'on considère. Dans l'aéronautique, c'est une filière dans laquelle tout est très intégré. Les composants traversent l'Atlantique à des dizaines de reprises dans tout le processus de production.

Il y a des usines d'assemblage en Europe, aux États-Unis, euh même 10 %, c'est ce que nous dit la filière, alors qu'aujourd'hui il n'existe pas de tarif douigné, même 10 % de tarifier, ce serait extrêmement difficile pour cette filière qui est l'aéronautique. Et donc d'autres filières ont des modèles économiques qui leur permettraient probablement d'assumer un peu plus facilement de niveau de droit de douane de ce type. Mais la réalité c'est que à la fin, il y aura quand même des dégâts.

Il y aura quand même des dégâts en terme d'emploi. Il y aura il y aura des secteurs sacrifiés. Je veux je veux tous les secteurs qui sont très exportateurs et dans lesquels les marges sont faibles, quand vous augmentez les tarifs, ça se traduit dans les prix.

Vous êtes obligé de faire payer plus cher et si vous ne pouvez pas, ce sont vos marges qui empaththissent et à la fin c'est l'emploi qui empathis. Ce que je veux dire, c'est que il y a aussi un risque, c'est que lorsque vous mettez des droits de douanes en place de manière asymétrique, c'est-à-dire que les États-Unis taxent l'Europe et pas l'inverse, bah le risque c'est quoi ? C'est que les entreprises et bien décident d'installer leur production aux États-Unis.

Et ça évidemment c'est ce que nous souhaitons éviter également. C'est ce qu'on commence à voir. D'ailleurs, il est encore trop tôt aujourd'hui.

Euh je pense que euh les entreprises sont dans une situation de très grande incertitude et c'est aussi cette incertitude qu'il nous faut lever parce que l'incertitude ça n'est pas bon pour le commerce, ça n'est pas bon pour l'investissement, ça n'est pas bon pour les embauches. Nous avons une situation difficile dans l'industrie dans certaines filières qui est lié à des problèmes structurels, la compétition, la concurrence chinoise, toutes ces choses-là. Mais nous avons aussi un moment qui est difficile du fait de cette incertitude avec plus de stabilité.

Je pense que les investissements peuvent également repartir. Pour être au clair, ça veut dire 15 % de droits douan sur l'aéronautique pour vous c'est non. C'est nietet.

Écoutez, c'est la négociation qui est en train de se passer entre la commission et les États-Unis. Ce ne sont pas les Étatsmembres, vous savez. C'est important de le rappeler parce que justement il faut rester uni et moi, j'en appelle toujours à l'unité des Européens.

Notamment avec l'Allemagne. Les intérêts sont pas les mêmes. Pas toujours mais c'est normal avec l'Italie. tout le tous les pays n'ont pas la même structure industrielle, n'ont pas les mêmes filières fortes, filières faibles et donc tout le monde n'a pas forcément les mêmes les mêmes buts dans la négociation.

Mais le but le le l'important c'est évidemment que les Européens adoptent une position commune parce que sans cette position commune et bien c'est la division. La division c'est ce que cherche l'administration américaine, il faut bien se le dire diviser. C'est obtenir et bien des accords qui sont là arriveront pas à diviser le l'Europe.

C'est votre conviction. Nous nous verrons bien, mais en tout cas moi je me bats pour que les Européens restent unis et que nous ayons une posture de négociation, pas une posture d'escalade, une posture de négociation qui utilise toutes les options qui sont à notre disposition. Encore une fois, les conséquences à long terme à la fois pour l'emploi industriel et puis pour le projet européen qui encore une fois a besoin d'affirmer sa crédibilité, sa puissance et bien serait je pense très très négative.

C'est une étape en tout cas importante. Marc Ferat, vous êtes ministre de l'industrie et de l'énergie, vous êtes également macroniste, un un tout autre sujet, un autre macroniste, Gabriel Atal qui propose de baisser la TVA sur les véhicules électriques en passant de 20 à 5,5 %. Est-ce que le gouvernement y est favorable ?

Alors, ici, ce sont des propositions qui sont d'ailleurs mises en discussion par le mouvement Renaissance de Gabriel Atal que je soutiens évidemment, c'est ma famille politique. Moi, je suis favorable à tout ce qui peut permettre d'électrifier les usages. C'est quoi l'enjeu derrière ? c'est de sortir de notre dépendance aux énergies fossiles, c'est-à-dire au gaz et au pétrole.

ça nous coûte très cher. C'est des dizaines de milliards d'euros chaque année pour notre balance commerciale. C'est des dépendances vis-à-vis de pays comme la Russie, comme l'Algérie, comme l'Iran qui sont extrêmement lourdes de ce point de vue.

Et donc nous avons besoin d'aller vers un modèle où l'électrification prend le relais des énergies fossiles. C'est toute notre stratégie énergétique. Donc je soutiens par principe.

Après il faut faire attention à une chose, c'est lorsque l'on donne une incitation fiscale comme la baisse du taux de TVA que ça profite aux industries européennes et françaises. Et ça c'est très important. Nous sommes en train de structurer une filière de véhicules électriques.

Moi j'étais encore il y a quelques semaines à Douet dans le nord où il y a où il y a l'usine Renault qui produit la R5 électrique. J'étais à Socho où Stellantis produit des I 3008, des 5008 électriques. Donc tous les composants sont produits en France.

Moi ce que je veux c'est créer les incitations à acheter français et européens. Et de ce point, vous avez vu Hyundai Hyundai va bénéficier bénéficier de de ce bonus de ce bonus mise en place notamment en en vendant une version 4 places d'un de ces modèles. Alors euh justement euh il y a un intérêt assez fort à utiliser le bonus écologique que nous avons maintenu contrairement à des pays comme l'Allemagne qui l'ont supprimé le bonus pour acheter des et qui sera pas raboté dans le budget.

Je ne fais pas les arbitrages budgétaires avant qu'ils aient eu lieu, mais en tout cas, il y aura un bonus écologique. Il y aura un bonus écologique. Et ça et ça et ça nous avons un dispositif qui s'appelle l'écoscore pour aller vite.

L'écoscore c'est quelque chose qui permet de donner le bonus aux véhicules qui ont une faible empreinte environnementale et de facto, ce sont les véhicules qui sont produits en Europe et en France. Et ça c'est quelque chose qui oriente euh l'achat et la consommation vers nos productions. C'est quelque chose de très important que nous essayons d'ailleurs de dupliquer au niveau européen.

Et euh la la Commission sur la base des propositions françaises travaille à un bonus dont j'espère qu'il aura les mêmes caractéristiques. La préférence européenne, la préférence française, c'est quelque chose d'absolument essentiel. C'est ce que font tous les autres pays. 80 % de nos partenaires commerciaux affirment une forme de préférence nationale dans les achats, dans les aides publiques.

Il faut qu'on fasse pareil et qu'on sorte d'une forme de naïveté sur le véhicule électrique, sur le véhicule tout court et sur toutes les filières industrielles. La loi énergie, elle prévoit de relancer le nucléaire tout en renforçant les énergies renouvelables. Commission mixte par terre attendue pour la mi-octobre.

Vous avez assuré qu'un décret sera publié d'ici là avant la fin de l'été. Vous n'avez pas changé d'avis à sujet. De quoi on parle ?

On parle ici de la programmation énergétique de notre pays jusqu'en 2035, c'est-à-dire quel est notre mix énergétique, quelle est la part des du nucléaire, des fossiles et des énergies renouvelables ? Comme je vous l'ai dit, il faut décarboner notre économie, il faut sortir des fossiles. Nous avons fait le choix de marcher sur deux jambes, le nucléaire et les renouvelables.

Et nous avons besoin de publier un décret qui s'appelle la programmation pluriannuelle de l'énergie. Ce décret, il est très important parce que derrière, il y a des emplois industriels dans nos territoires qui sont en jeu. Si on ne publie pas le décret, il y a des appels d'offre qu'on ne peut pas lancer.

Si on ne publie pas le décret, notre filière nucléaire est en difficulté parce qu'aujourd'hui la programmation pluriannuelle qui est en cours, elle prévoit de fermer des réacteurs alors que nous voulons en ouvrir et en construire. Nous allons en construire six et peut-être h supplémentaires, c'est-à-dire 14 en tout. Mais pour ça, on a besoin de publier cette programmation pluriannuelle sans quoi nous som ce décret vous avez prévu, vous avez Moi, je souhaite, c'est une décision du premier ministre, moi je souhaite que cette publication intervienne le plus rapidement possible.

Il y a eu des débats à l'Assemblée, des débats qui se sont tradus par des votes et à l'Assemblée nationale comme au Sénat, les articles qui portent véritablement la programmation euh de cette loi de programmation sur le nucléaire et sur les énergies renouvelables ont été voté à peu près dans les mêmes termes. C'est-à-dire que un peu chaotique nation vrai. avant que euh ça ne soit rejeté parce que on a introduit un moratoire sur les énergies renouvelables, on a introduit plein de choses qui faisaient que la loi ne pouvait pas être voté mais avant cela, en séance, l'article et les articles qui portent cette programmation ont été votés de manière satisfaisante et c'est la même chose au Sénat.

Donc moi, je considère que on a aujourd'hui fait ce travail démocratique. Maintenant, c'est la décision du premier ministre. il euh euh je n'ai pas je n'ai pas de moi je ce que j'espère c'est que ça aille vite parce que nos investisseurs euh nos énergies euh renouvelables comme l'énergie nucléaire ont besoin de visibilité et c'est la publication de ce décret qui peut leur donner cette visibilité.

Euh Marc Feratci, revenons sur les annonces de de François Beou sur le le budget euh 211 milliards d'euros de subvention aux entreprises selon la commission d'enquête au Sénat qui demande le remboursement des aides en cas de délocalisation d'un site ou de l'activité en lien avec cette aide. Vous y êtes favorable ? Bon, d'abord sur ce chiffre de 211, hein, je vais être précis parce que c'est 211 le chiffre de la commission, on mélange un petit peu tout.

On mélange des aides directes, des aides à l'investissement, des exonérations de charges sociales, des niches fiscales. Bref, il y a beaucoup de choses c'est pas facile de de s'y retrouver aussi. C'est pas facile de s'y retrouver mais il y a des aides aux entreprises.

Pourquoi est-ce qu'il y a des aides aux entreprises ? Parce que nous avons besoin d'inciter nos entreprises à investir dans un contexte de concurrence. Moi, en tant que ministre, je suis constamment confronté à des projets d'investissement d'entreprises étrangères qui me disent "Est-ce que on va s'installer en France, en Espagne, au Québec ?" Et évidemment, tous les États proposent des aides pour favoriser l'installation des entreprises industrielles sur notre territoire ou sur d'autres territoires.

Donc il faut déjà avoir conscience de ça. Le cadre fiscal et le cadre donc pas de conditionnement pour vous. Ouais.

Alors j'y viens sur cette question. La conditionnalité elle est très importante. Il faut il faut rétablir une vérité, c'est que il y a toujours des contreparties aux aides.

Quand vous bénéficiez d'une aide à l'investissement, c'est parce que vous réalisez l'investissement en question. Si vous ne le réalisez pas, vous n'avez pas 1 €. Je vous donne un exemple.

On a mis sur la table 850 millions d'euros l'État pour financer un projet d'investissement d'arceller de décarbonation à Dquerc qui est d' 1,8 milliards d'euros. Ce projet n'ayant pas été lancé par 1 € sur les 850 millions n'a été versé. Donc il y a cette contrepartie.

Quand vous bénéficiez du crédit impôt recherche, vous devez justifier de dépenses de recherche et développement. le crédit impôt recherche parce que on a beaucoup de patrons d'entreprise qui nous écoutent, vous pouvez garantir que le crédit impôt recherche sera maintenur que euh l'intégrité du CIR sera préservée. Nous avons fait quelques ajustements l'année dernière, le CIR, c'est plus de 7 milliards d'euros et euh encore une fois la grande masse de ce crédit improcher sera maintenu.

Je veux rassurer les industriels là-dessus, mais vous dire que il y a toujours des contreparties aux aides. Ensuite, la question de savoir si on retire les aides dans l'hypothèse d'une délocalisation, je veux dire que dans un certain nombre de projets d'investissement, nous écrivons noir sur blanc les engagements de l'entreprise et nous conditionnons d'ors et déjà le versement des aides à certains engagements qui peuvent toucher à l'emploi, qui peuvent toucher à la production sur le territoire national. Donc ces dispositifs existent déjà, mais j'insiste aussi sur le fait que nous sommes en concurrence pour attirer les investissements et depuis 6 ans, la France est le premier état européen pour les investissements directs étrangers.

Ça ça n'est pas le fruit du hasard. Ce sont les réformes que nous avons faites favorables aux entreprises et c'est ce cadre qui est favorable à l'investissement. En un mot rapide, la réduction d'impôt sur le messenat d'entreprise conservé en l'État ou pas ?

Je pense que ça fait partie de ce qu'on appelle les niches fiscales, c'est-à-dire les réductions d'impôts. Ces niches fiscales, elles ont besoin d'être évaluées. Est-ce que elles atteignent les objectifs qu'on se donne ?

C'est-à-dire est-ce qu'elles suscitent vraiment un comportement de la part des entreprises ou de la part des ménages d'ailleurs, il peut y avoir d'autres choses ou est-ce que il y a ce que l'on appelle des effets d'ob, c'est-à-dire que les entreprises où les ménages auraient de toute façon fait ce qu'on espère qu'il ferait sans l'aide. C'est ça qu'il faut évaluer. Moi, je suis pour qu'on évalue de manière beaucoup plus systématique euh les aides, les niches fiscales, les aides et puis de manière générale les subvens.

Ça a quand même pas mal augmenté. Et si ça a pas mal augmenté, vous avez raison. Euh et de ce point de vue, je pense qu'il y a une réflexion à avoir dans le cadre des arbitrages budgétaires.

Je pense que ça fera partie des sujets. C'est envisageable. Mais encore une fois, on doit partir de l'évaluation.

Moi quand j'étais député et encore avant quand j'étais universitaire, je faisais beaucoup d'évaluation des politiques publiques et en réalité il y a beaucoup de marges de manœuvre et de réduction de dépenses qui peuvent être faites sur la base d'une évaluation d'impact. C'est-à-dire est-ce que et bien il y a il y a un effet de l'aide sur l'embauche, sur l'investissement, sur l'accès à l'emploi ou que sais-je ? Davantage encadrer les ruptures conventionnelles, ça c'est aussi une piste envisagée par le gouvernement.

Je pense que c'est quelque chose qui doit se regarder effectivement parce que les ruptures conventionnelles sont un bon dispositif. Elles permettent de sécuriser l'employeur qui euh n'a pas à craindre de recours contre le licenciement ultérieur. Elle permet à aux salariés d'accéder à l'assurance chômage.

Mais effectivement euh il y a quand même un un troisème une tierce instance qui est la collectivité de l'assurance chômage qui débourse beaucoup d'argent pour financer les ruptures conventionnelles qui ont beaucoup progressé ces derniers temps. qui a effectivement une approche très pragmatique à avoir d'évaluation et éventuellement de correctif et d'ajustement sur les ruptures conventionnelles. Je pense que ça doit faire partie de la réflexion.

Marc Feratchier, parlons de la loi du plomb. Ce n'est pas censurée par le Conseil constitutionnel, la ministre de l'agriculture dit que le texte sera promulgué. Est-ce que vous pouvez nous nous le garantir ?

Effectivement ce matin, un texte qui a été adopté par les assemblées à vocation à être promulgué. C'est simplement l'état de notre droit. Euh une pétition a été déposée qui a reçu un grand succès.

Euh cette pétition, elle ouvre droit à un débat, je dis bien un débat, pas un vote mais un débat. Euh quels sont les enjeux autour de cette loi euh autour de laquelle beaucoup d'émotions euh se euh se se manifestent et d'inquiétude se manifestent ces derniers jours, ces dernières semaines ? Euh cet enjeu, c'est de trouver un équilibre entre les impératifs de santé publique et les impératifs de production, de compétitivité de nos agriculteurs et de souveraineté alimentaire.

J'insiste vraiment. Euh qu'est-ce qui fait débat ? la possibilité d'utiliser l'acétamy l'acetamypride l'acétamypride c'est un composant qui est autorisé par l'Union européenne et en particulier autorisé par la principale agence scientifique qui est l'Agence européenne pour la sécurité des aliments.

Lève ça et donc 26 états sur 27 autorisent la cétamipride en l'état actuel des connaissances scientifiques. cette composante au seuil d'exposition qui sont constatées, c'est-à-dire avec les quantités auxquelles sont exposées les agriculteurs et plus généralement les citoyens, ne présente pas de caractère cancérigène avéré. Il y a pas de causalité entre l'exposition au seuil que l'on constate et et le et le cancer.

Ça c'est ce que dit la science. Et moi je suis, je vous le disais à l'instant, de formation et de profession universitaire et je veux faire confiance à la science. C'est le premier point.

Je pense qu'il faut remettre la science dans ce débat. C'est le premier point. Et puis il faut aussi euh se mettre à la place de nos agriculteurs.

Nos agriculteurs, ils sont confrontés à des concurrents qui produisent avec cette ce composant-là. Et d'une manière ou d'une autre, euh l'accétamide reviendra dans nos assiettes à travers les importations puisque nous sommes dans un marché européen qui est ouvert. Donc il faut trouver le point d'équilibre.

Ça suppose et bien je pense de retrouver de la sérénité. C'est pour ça que moi je suis assez favorable à ce que le débat ait lieu sur la base de la pétition qui a été signée par un grand nombre de citoyens français. Mais à la fin le principe du respect du parlement suppose aussi la promulgation de la loi.

Marc Fat, est-ce qu'il y a un malaise au gouvernement Bruno Rotaillot qui dit que le macronisme s'achèvera avec Emmanuel Macron ? Est-ce qu'il doit assumer et et quitter le gouvernement ? Quel est votre avis personnel là-dessus ? qu'il y a pas de malais chez les macronistes.

Les macronistes, ils ont un projet, un bilan qui n'est jamais parfait, mais qui se traduit quand même par plus de 3 millions d'emplois cré à peu près 3 millions d'emplois créés depuis 2017 avec des usines qui ont rouvert, avec des réussites comme la réforme de l'apprentissage en terme net, création, ouverture moins fermeture, plus ouvert qu'on fermé depuis 2017 avec des des réussites comme la réforme de l'apprentissage, avec des réussites comme le dédoublement des classes pour réduire les une égalité scolaire. Je pourrais faire le bilan, ça ça nous emmènerait jusqu'à la fin de cette interview. Il y a aussi des choses, il y a aussi des choses qui n'ont pas été faites.

Il y a surtout un projet. Le macronisme est évidemment, comme son nom l'indique, incarné par Emmanuel Macron, mais derrière il y a beaucoup de Français qui se sont reconnus et qui se reconnaissent encore dans ce projet. Donc moi, ce que je veux dire d'abord, c'est que il faut respecter ces Français-là.

Il faut respecter ces Français-là. Et Renault Rota ne les respecte pas. Je pense que je pense que il y a eu dans les déclarations de Bruno Rotaillot effectivement quelque chose qui s'apparente à un manque de respect et j'ai eu l'occasion de le dire publiquement en m'exprimant sur les réseaux sociaux gouvernement.

Je ne suis pas à faire l'arbitre des élégances. Ça n'est pas moi qui décide de ce genre de chos. Je dis simplement que ce gouvernement est un gouvernement dans lequel des gens de sensibilité différentes travaillent ensemble mais ça suppose le respect et ça suppose le respect d'un projet politique qui ne se limite pas à la personne d'Emmanuel Macron et qui continuera après Emmanuel Macron.

Et de ça, je pense que il faut s'en convaincre. Un petit mot tout rapide parce que sinon mon réalisateur va me taper sur les doigts. La meilleure façon pour que finalement le macronisme se poursuive, c'est qu'Emmanuel Macron soit candidat en 2032.

Vous en pensez quoi ? Écoutez, ça c'est une question qu'il faut lui poser. Je pense que être président de la République, c'est quelque chose c'est quelque chose d'assez engageant et je ne sais absolument pas et je pense d'ailleurs que lui-même ne le sait pas ce que Emmanuel Macron fera en 2032.

Moi ce que je dis c'est que les idées d'Emmanuel Macron et ça nous ramène au sujet précédent, les idées d'Emmanuel Macron, elles vont continuer de prospérer. Cette idée qu'il faut créer des richesse avant de les redistribuer. Cette idée qu'il faut lutter contre l'assignation à résidence, contre les difficultés quiéprouvent nos concitoyens à s'élever dans leur vie professionnelle et dans leur vie personnelle.

Ça, ce sont et l'idée du dépassement parce que l'idée du dépassement, c'est l'idée qu'il y a des bonnes idées à gauche et des bonnes idées à droite. Et ça encore, je pense que ça survivra à Emmanuel Macron. Merci beaucoup Marc Rashi, ministre de l'industrie et de l'énergie.

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